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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Hawaii, Big island et ses volcans, le 18 février 2015 - From the International Space Station, European Space Agency by the astronaut Samantha Cristoforetti

Hawaii, Big island et ses volcans, le 18 février 2015 - From the International Space Station, European Space Agency by the astronaut Samantha Cristoforetti

Une annonce du West Hawaii Today nous rapporte que Christina Neal a été choisie  comme nouveau scientifique en charge de l’HVO / U.S.Geological Survey’s Hawaiian Volcano Observatory.  Elle a pris ses fonctions en ce dimanche, Journée Mondiale des Droits de la Femme, et succède à Jim Kauahikua, qui a occupé ce poste durant les dix années écoulées. C’est la seconde femme à diriger le HVO en 103 ans.

A gauche, Tina Neal sur le terrain en , à l'Okmok - à droite, photo officielle en tant que nouveau scientifique en charge de l’HVO en 2015 - un clic pour voir la photo entière. A gauche, Tina Neal sur le terrain en , à l'Okmok - à droite, photo officielle en tant que nouveau scientifique en charge de l’HVO en 2015 - un clic pour voir la photo entière.

A gauche, Tina Neal sur le terrain en , à l'Okmok - à droite, photo officielle en tant que nouveau scientifique en charge de l’HVO en 2015 - un clic pour voir la photo entière.

Elle connait bien l’Observatoire d’Hawaii pour y avoir travaillé entre 1983 et 1989, ainsi que le Kilauea et le Mauna Loa. Elle a participé à la surveillance du Kilauea durant les premiers temps de l’éruption sur l’East Rift zone, ainsi qu’à l’éruption du Mauna Loa en 1984.

De 1990 à 1998, Elle a travaillé à l’AVO / Alaska Volcano Observatory , où elle a étudié  et contrôlé les différents volcans en charge de l’Observatoire, et les éruptions du Redoubt (1989-1990, 2009), du Mont Spurr (1992), de l’Augustine (2005-2006) et de l’Okmok (2008).

En 1998, Elle occupe le poste de premier conseillé USGS au bureau du Foreign Disaster Assistance, responsable pour la coordination des  réponses des Etats-Unis en cas de catastrophes à l’étranger, avant de réintégrer l’AVO en 2000, où elle reprend son poste de géologue, tout en gardant des missions ponctuelles à l’HVO.

Sources :

- USGS - New Hawaiian Volcano Observatory Scientist-In-Charge Christina Neal Takes Top Spot at USGS HVO - link

- Big Island now - Christina Neal Joins HVO as Scientist-in-Charge

Sur cette photo de l’ ISS042-E-281151 / 18.02.2015, le VOG (brouillard composé de gaz et d’aérosols bde particules fines et de gouttelettes d’acides, créé par interaction entre le dioxyde de soufre et autres gaz et les rayons solaires, l’atmosphère, l’humidité et la poussière / HVO) est transporté sur plus de cent kilomètres et forme des vortex de von Kármán.

Sur cette photo de l’ ISS042-E-281151 / 18.02.2015, le VOG (brouillard composé de gaz et d’aérosols bde particules fines et de gouttelettes d’acides, créé par interaction entre le dioxyde de soufre et autres gaz et les rayons solaires, l’atmosphère, l’humidité et la poussière / HVO) est transporté sur plus de cent kilomètres et forme des vortex de von Kármán.

Une étude dans Earth and Planetary Science letters de mars 2015 apporte des précisions quant au système de plomberie du Kilauea, sur base d’analyses d’isotopes du plomb dans les laves du sommet.

En résumé,

Le réservoir de magma sommital du Kilauea comprend deux corps magmatiques, au moins depuis 1971 : le ratio Pb 206/Pb 204 des laves de l’Halama’uma’u indique que les éruptions depuis 1971 ont été alimentées par un réservoir magmatique ( chambre magmatique) situé entre 2 et 4 km sous le bord sud de la caldeira du Kilauea , et par un autre réservoir plus superficiel , situé à moins de 2 km. sous le bord est du pit cratère de l’Halema’uma’u.

Ce réservoir superficiel  n’aurait contenu que ∼0.1–0.5 km3 de magma au cours de la fin du 20° siècle… ce qui implique que les éruptions volumineuses du Kilauea, comme celle en cours (qui a émis plus de 4 km³ de magma) doivent donc être soutenues par un apport quasi continu de matière en fusion en provenance du manteau.

Le modèle proposé montre au moins quatre magmas en provenance du manteau, de compositions distinctes, ont été émis par le Kilauea depuis 1959. Ce qui implique que le comportement éruptif du Kilauea est partiellement lié à la livraison de nouveaux lots de magma depuis la région source du volcan dans le panache mantellique Hawaiien.

Coupe du système de plomberie du Kilauea / sous la caldeira sommitale du Kilauea, avec le lac de lave de l'Halema'uma'u (4)- Credit : Aaron Pietruzska - EPSL

Coupe du système de plomberie du Kilauea / sous la caldeira sommitale du Kilauea, avec le lac de lave de l'Halema'uma'u (4)- Credit : Aaron Pietruzska - EPSL

La caldeira sommitale du Kilauea - Nasa / Ali 15.07.2010

La caldeira sommitale du Kilauea - Nasa / Ali 15.07.2010

Pietruszka note cependant que des mesures géophysiques séparées suggèrent des dimensions de la chambre magmatique plus importantes … signifiant la présence d’une plus grande quantité de roches en fusion qu’indiqué par les analyses chimiques. Mais de nombreux chercheurs pensent maintenant que dans les réservoirs volcaniques, comme ceux sous le  Kilauea, la roche est plus comme une bouillie fondue (a slushy porridge), un mélange de cristaux chauds entourés par le magma. Pietruszka conclue par une boutade : " les géochimistes considèrent la partie fluide du système, tandis que les géophysiciens voient plus les mouvements du magma et les cristaux chauds et déformables ".

Source :

Earth and Planetary science letters mars 2015 - Two magma bodies beneath the summit of Kīlauea Volcano unveiled by isotopically distinct melt deliveries from the mantle - by Aaron J. Pietruszka & al.

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