Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Sur la côte sud islandaise , sous le Myrdalsjökull et entre Vik et Skógafoss, un des Sandar abrite une épave étrange dans ce décor.

L'épave du Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

L'épave du Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

Le 24 novembre 1973, un Douglas Super DC-3, appelé aussi Dakota, de l’U.S.Navy, a dû opérer un atterrissage d’urgence sur la plage de sable noir du Sólheimasandur, dans le mauvais temps et à court de fuel. L’équipage a heureusement survécu, mais l’avion fut abandonné sur place. Plus de quarante ans d’intempéries ont eu raison de l’appareil. Ses ailes et sa queue sont portées manquantes, et son fuselage criblé de trous est rempli en partie par du sable noir chassé par les vents.

Les locaux colportent qu’un fermier local a découvert lors d’une visite de l’épave que les pilotes avaient commutés vers le réservoir vide … alors qu’un second était plein. Cette découverte lui a permis d’avoir du fuel de qualité pour son tracteur et tout son matériel agricole pour une année. Quant à la queue du DC-3, elle aurait été vendue à un couple gérant un hôtel sur le thème de cet avion.

Les restes du DC-3 - photos © Bernard Duyck 2015
Les restes du DC-3 - photos © Bernard Duyck 2015

Les restes du DC-3 - photos © Bernard Duyck 2015

A gauche, le DC-3 sous sa forme de 1972 - photo Airteam - à droite, photo de1980 par Eggert NorddahlA gauche, le DC-3 sous sa forme de 1972 - photo Airteam - à droite, photo de1980 par Eggert Norddahl

A gauche, le DC-3 sous sa forme de 1972 - photo Airteam - à droite, photo de1980 par Eggert Norddahl

D'autres ailes sur le sandur : des cygnes chanteurs. - photo © Bernard Duyck 2015

D'autres ailes sur le sandur : des cygnes chanteurs. - photo © Bernard Duyck 2015

Pour y arriver :

Entre Vik et Skógafoss, après le gros rocher de Péturseyjarvegur, comptez deux petits ruisseaux et tournez en direction de la côté en passant par un passage garni d’une grille à bestiaux … déconseillé aux simples voitures, le chemin empierré, balisé par de petits potelets de bois, vous mènera à l’épave située à encore 4 bons kilomètres.

De quoi vous aérer et apprécier la texture du Sandur !

En termes géologiques, un sandur (sandar au pluriel) est une plaine de piémont formée par des alluvions glaciaires charriés et déposés par les eaux de fonte de glaciers. Généralement plus larges que longs, les sandar sont courants en Islande, où l’activité géothermale sous l’épaisseur de glace accentue l’action de l’eau de fonte sur l’entraînement des sédiments, quand ce ne sont pas les jökulhlaups (débacle glaciaire), conséquences d’une éruption sous-glaciaire qui mobilisent de grandes quantités de matériaux.

Le rocher de Péturseyjarvegur et le Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

Le rocher de Péturseyjarvegur et le Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

Skógafoss est une chute d’eau impressionnante, qui voit cascader les eaux de la rivière Skógá d’une hauteur de 62 mètres ; sa largeur est de quelques 25 mètres.

Selon la légende, le viking Þrasi Þórólfsson déposa un coffre derrière la cascade. Un enfant trouva le coffre au trésor plusieurs années après, mais ne put en emporter qu’une poignée, avant que le coffre ne disparaisse. La poignée est conservée aujourd’hui au musée de Skógar.

Skógafoss, sous la pluie - photo © Bernard Duyck 2015

Skógafoss, sous la pluie - photo © Bernard Duyck 2015

A proximité de la chute, de nombreux petits chevaux islandais se laissent admirer.

L’islandais est un cheval de selle de petite taille, vraisemblablement descendant direct des montures amenées par les vikings lors de la colonisation de l’Islande. Il n’a pas subi de croisements depuis les années 900, l’importation de chevaux restant depuis ce temps interdite sur l’île.

Sa sélection naturelle lui a conféré une grande résistance aux aléats climatiques, un bon sens de l’orientation et une frugalité reconnue. Outre ses robes variées, il est caractérisé par ses cinq allures : en plus du pas, trot et galop, allures habituelles du cheval, il pratique l’amble et le tölt, un amble rompu à quatre temps, qui lui permet de toujours conserver un pied au sol, et permet à l’avant-main de se relever et être plus libre.

 Le cheval islandais se contente d'une herbe jaunie par la longue couverture neigeuse - photo © Bernard Duyck 2015

Le cheval islandais se contente d'une herbe jaunie par la longue couverture neigeuse - photo © Bernard Duyck 2015

Chevaux islandais -  photos © Bernard Duyck 2015
Chevaux islandais -  photos © Bernard Duyck 2015

Chevaux islandais - photos © Bernard Duyck 2015

Commenter cet article

Maelys 19/11/2016 14:22

Merci pour l'article. Je suis allé dans ce coin de l'Islande en mai dernier et j'ai adoré cet endroit, notamment l'avion abandonné.

Attention, la route menant jusqu'à l'avion est désormais fermée. Vous devrez laisser votre voiture le long de la route 1. Voici quelques infos supplémentaires pour vous y rendre : http://sunnysideup.paris/travel/islande/road-trip-islande-3-lavion-abandonne-islande/

Articles récents

Hébergé par Overblog