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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Outre ses nombreux volcans, le massif de l’Eifel, en Allemagne, compte quelques cratères d’explosion appelés maars.

Ils sont pour la plupart rassemblés dans la zone ouest du massif.

Les centres éruptifs du massif de l'Eifel - les maars sont concentrés dans la partie ouest du massif - carte in Vulkane der Eifel / Hans-Ulrich Schmincke

Les centres éruptifs du massif de l'Eifel - les maars sont concentrés dans la partie ouest du massif - carte in Vulkane der Eifel / Hans-Ulrich Schmincke

On appelle “maar” un cratère d’explosion, généralement de grand diamètre, occupé par un lac ou colmaté, non situé au sommet d’un édifice éruptif, mais entaillant à l’emporte-pièce le substratum préexistant. Les fragments arrachés à ce substratum constituent toujours une part importante, souvent prédominante, des produits projetés par ce cratère.

C’est l’hydrovolcanisme qui caractérise les maars, et met en œuvre les éruptions de type phréatique sensu stricto, lorsque le magma sous-jacent, à l’origine de l’augmentation du flux de chaleur et de la vaporisation de l’eau, reste en profondeur, ou les éruptions de type phréatomagmatique, dans lesquelles le magma et l’eau interviennent en diverses proportions, avec sortie du magma en surface.

Structure de type maar - doc. Géomorphologie revues

Structure de type maar - doc. Géomorphologie revues

Dans l’Eifel, il y a entre 12.000 et 10.000 ans, la rencontre entre les eaux de l’aquifère et le magma, ont creusé des cratères dans le socle rocheux du massif, datant du Dévonien (420 à 359 Ma) … les fragments de roches refroidis des éruptions de maars qu’on retrouve en surface contiennent jusqu’à 90% de fragment du socle.

La morphologie négative du terrain après les explosions résulte de l’effondrement en surface ; au terme de l’activité, la dépression à fond plat se remplit de roches provenant d’effondrement des bords du cratère et des retombées dans la cuvette. Imperméabilisée par des argiles d’altération,  elle peut être ensuite occupée par un lac – un maar en allemand – qui se forme sous les apports d’eau de pluie et/ou d’eau souterraine.

Die Dauner maare - le Schalkenmehrener maar - photo © Bernard Duyck / 08.2015

Die Dauner maare - le Schalkenmehrener maar - photo © Bernard Duyck / 08.2015

Des lacs de l’Eifel, appelés aussi les " yeux de l’Eifel " en raison de leur eaux bleu indigo, ne restent que quelques exemplaires, les maars d’Ulmen, de Gemünd, de Weinfeld, de Schalkenmehren, d’Immerath, de Meerfeld ou encore le Pulvermaar et le Holzmaar.

A suivre : Meerfelder maar et Hinkelsmaar, les maars de Daun et le groupe Mosenberg.

 

Sources :

- Vulkane der Eifel – par H-U. Schmincke – éd. Spektrum

- Guide des volcans d’Europe et des Canaries – par M.Krafft et FD. De Larouzière – éd. Delachaux & Niestlé

- Károly Németh, Ulrike Martin et Gábor Csillag  - «  Pitfalls in erosion level calculation based on remnants of maar and diatreme volcanoes », Géomorphologie : relief, processus, environnement [En ligne], 3/2007 | 2007, mis en ligne le 01 octobre 2009, consulté le 08 août 2015. URL :http://geomorphologie.revues.org/3822 ;DOI :10.4000/geomorphologie.3822

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