Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Les terrasses de "sinter" en bordure du lac Rotomahana, près de Rotorua en Nouvelle-Zélande, furent considérées comme la huitième merveille du monde, et visitées par de nombreux touristes dans les années 1880, à une période où cette destination restait un mythe encore inaccessible pour beaucoup.

Nous avons peu de témoignages visuels des Pink and White Terraces, appelées en maori  Otukapuarangi (Fontaine du ciel nuageux) et Te Tarata (la roche tatouée) … séparée de 800 mètres, elles furent formées par deux grands geysers il y a des milliers d’années, appartenant à un groupe d’une quarantaine de geysers bordant le lac Rotomahana. Elles disparurent subitement en juin 1886 lorsque le Mont Tarawera entra en éruption.

Blomfield Charles - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. Nz museums

Blomfield Charles - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. Nz museums

Les peintures de Charles Blomfield (5 January 1848–15 March 1926), un anglais émigré en Nouvelle-Zélande, et quelques photographies, restent les seuls témoignages de ces splendeurs. Les terrasses blanches descendent sur 40 mètres vers le lac … faisant face au nord, la lumière leur donne une apparence blanche. Les terrasses roses se trouvent à peu près aux deux-tiers de la route menant au lac, et font face au sud-est. Le soleil les atteint moins, ce qui leur a laissé un aspect rosé, proche de celui de la truite arc-en-ciel.

Blomfield Charles - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi, - doc. Nz museums

Blomfield Charles - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi, - doc. Nz museums

Blomfield Charles - Pink Terraces - doc. Pin It

Blomfield Charles - Pink Terraces - doc. Pin It

Blomfield a voyagé beaucoup en Nouvelle-Zélande, accompagné d’amis ou seul, campant dans la brousse, transportant son matériel de peinture et de camping. En décembre 1875, il atteint le lac Rotomahana et réussit à peindre quelques toiles sans se faire attraper par les maoris, peu enclins à trouver des étrangers sur les chemins menant aux terrasses. Il y revient quelques années plus tard, et paye une somme forfaitaire lui permettant de rester aussi longtemps qu’il le désire. Il a peint durant six semaines de nombreux aspects des différentes terrasses.

Lorsqu’en 1886, le Mont Tarawera explose, les villages de Te Ariki, Moura, et Te Wairoa sont détruits et les terrasses sont englouties. (demain les détails sur cette éruption) A leur place, un profond cratère redessine les contours du lac Rotomahana.

Lorsqu’il apprend l’éruption, Blomfield a le cœur brisé et décide de retourner sur place pour visualiser la destruction des terrasses …mais réalisant la valeur prise par ses peintures du site, il refuse de les vendre, et réalise beaucoup de copies destinées à la vente. Le prix des originaux auraient alors triplé.

En 2011, une partie des White Terraces est découverte par un team de scientifiques à 60 mètres de profondeur … découverte contestée par beaucoup.

Mais ceci est une autre histoire !

 

Sources :

- International Business time  - Archaeology mystery: Did the pink and white terraces of Lake Rotomahana really disappear?

- MNN - New Zealand's '8th Wonder of the World' rediscovered

Commenter cet article

Belmer 04/05/2016 11:16

Passionnant . J ignorais tout ca . Vivement la suite ! Bonne journee ensoleillee !

Articles récents

Hébergé par Overblog