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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques
White terraces - photo C. Spencer, 1880.

White terraces - photo C. Spencer, 1880.

Avant l’éruption du Tarawera :

Le centre volcanique Okataina, à dominance rhyolitique, est entouré d’ignimbrites extensives et de couches de matériaux pyroclastiques produits au cours de multiples éruptions formatrices de caldeira. De nombreux dômes de laves et cratères forment une ligne nord-est / sud-ouest appartenant aux complexes volcaniques Haroharo et Tarawera.

La caldeira Haroharo, de 16 km sur 26, s’est progressivement formée entre il y a 300.000 ans et 50.000 ans. Les dômes de lave occupent une partie de cette caldeira.

Le complexe Tarawera, au sud du centre Okataina, est constitué de 11 dômes de lave rhyolitique et des coulées associées. Leur datation s’échelonne entre il y a 15.000 et 800 ans.

Le Centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - un clic pour agrandir - doc. http://users.skynet.be/etna/NZ/Tarawera.htmLe Centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - un clic pour agrandir - doc. http://users.skynet.be/etna/NZ/Tarawera.htm
Le Centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - un clic pour agrandir - doc. http://users.skynet.be/etna/NZ/Tarawera.htm

Le Centre volcanique Okataina et la fissure éruptive du Tarawera 1886 - un clic pour agrandir - doc. http://users.skynet.be/etna/NZ/Tarawera.htm

White terraces ... avant leur destruction - photo NZ holiday homes

White terraces ... avant leur destruction - photo NZ holiday homes

L’éruption du Tarawera en 1886 :

Depuis l’an 1310, époque à laquelle s’est produite l’éruption Kaharoa de VEI 5, le Mont Tarawera était " calme " …

Le 1° juin 1886, les eaux du lac Rotomahana sont troublées d’étranges vagues. Le prêtre Maori local a interprété le phénomène comme l’apparition d’un esprit -canoë représentant le présage d’un futur horrible évènement … interprétation légendaire véhiculée par les touristes de l’époque.

A 0h30 le 10 juin, les habitants locaux sont réveillés par de violents tremblements marquant le début de l’éruption. La phase initiale  est de type phréatomagmatique, résultante de la montée d’un magma basaltique – et différent du magma rhyolitique d’autres éruptions – et de sa rencontre avec les eaux souterraines à une profondeur de 300 mètres sous la surface. A 1h30, le flanc du dôme Wahanga explose, ouvrant une fissure. L’ouverture par étapes et l’élargissement de la fissure éruptive résultent en une série de 13 cratères au travers du complexe de dômes Tarawera.

L'éruption du Tarawera du 10 juin 1886 - doc.Waimangu.co.nz

L'éruption du Tarawera du 10 juin 1886 - doc.Waimangu.co.nz

La phase principale plinienne génère une colonne éruptive d’environ 30 kilomètres de haut, d’après l’analyse des dépôts, et pourrait avoir cessé au bout de quatre heures. Une étude des dépôts proches de la fissure corrobore les témoignages faisant état de de plusieurs colonnes éruptives plus petites alimentant la colonne plinienne principale. On pense aujourd’hui  que les évents de 4 cratères , situés dans une zone comprise entre le cône de tuff Ruawahia et la portion sud-ouest du dôme Tarawera, ont contribué à l’établissement de la colonne plinienne. Au cours de cette phase plinienne, des évents plus faibles situés dans la section nord-est de la fissure ont eu une activité  strombolienne.

A la fin de la phase plinienne, une brève phase phréatomagmatique  a pris place, peut-être à la suite d’un nouvel effondrement du sommet de la colonne magmatique dans les eaux souterraines.

Cette éruption, qualifiée par le GVP de VEI 5, a ouvert un rift de 17 km de long à travers le sommet de la montagne, au travers du lac Rotomahana et jusque dans la vallée de Waimangu. Un mélange de vapeur et de roche finement fragmentée, connue sous le nom de " Boue de Roromahana ", formé par les éruptions phréatiques / phréatomagmatiques massives , s’est propagé comme un base surge sur 4 à 6 km, causant destruction et morts. Bien que certains décès soient causés directement par ce surge, la plupart fut attribué à l’effondrement des toits sous l’accumulation de cendres humides. Des villages furent détruits et à la place du site des Pink & White terraces, un cratère profond de plus de 100 mètres s’est ouvert.

Des éruptions de vapeur continuèrent durant plusieurs mois dans ce cratère, mais en quinze années, un nouveau lac Rotomahana s’est formé, plus grand que le précédent. La chaîne de cratères dans la zone de Waimangu est devenu le siège de nouvelles structures géothermales, et de la source chaude la plus importante de Nouvelle-Zélande, Frying Pan lake.

La fissure éruptive du Tarawera - photo C.Lindberg

La fissure éruptive du Tarawera - photo C.Lindberg

Le Mont Tarawera - photo Gerald Viabloga

Le Mont Tarawera - photo Gerald Viabloga

Waimangu - fumerolles actives dans la zone géothermale - photo Antony Van Eeten

Waimangu - fumerolles actives dans la zone géothermale - photo Antony Van Eeten

Sources :

- GNS - Okataina Volcanic Centre/ Mt Tarawera Volcano

- Te Ara – Historic volcanic activity – Tarawera

- Global Volcanism Program – Okataina

http://volcano.si.edu/volcano.cfm?vn=241050

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