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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Cossman en rappel le long des parois du cratère du Masaya - Doc.General Electric via The Verge

Cossman en rappel le long des parois du cratère du Masaya - Doc.General Electric via The Verge

Le Masaya, premier volcan connecté.

Un projet , un peu dingue, d'aller implanter plus de 80 capteurs sans fil dans le cratère du Masaya, est en cours.

General Electric (GE), qui porte le projet, veut certes améliorer son image en jouant sur les réseaux sociaux (Snapchat, Twitter, Facebook Live) et en envoyant sur la toile les images de l'explorateur Sam Cossman et de l'ancien astronaute Scott Parazynski au cours de la phase préliminaire de descente dans le cratère pour tester la connectivité.

L'objectif profond de cette entreprise n'est pas de fournir du wi-fi aux touristes, mais bien de connecter la volcan, et donner, en permanence et en temps réel, des données sur la température, la pression atmosphérique, la gravité et les différents gaz émis par le Masaya. C’est Predix, la plate-forme cloud de GE qui se chargera de l’analyse de données.

Le challenge est multiple : réussir à descendre au point zéro avec un lac de lave bouillonnant sous les pieds, poser le matériel censé fonctionner à des températures élevées, réussir la transmission en wi-fi.

Si ce premier essai sur le Masaya est concluant, le projet pourrait être étendu à d'autres volcans et être utilisé pour prédire les éruptions, et assurer une meilleure protection aux populations exposées à ce type de risques.

 

Sources :

- Nouvel Obs avec Rue 89 : Dans le cratère d'un volcan pour le connecter à Internet. - link

- Sur Twitter : page du General electric – link et les pages de Sam Cossman et Scott Parazinski.

Sam Cossman et son équipier avant le descente dans le cratère du Masaya , et Scott Parazynski prêt pou y aller - Doc. Twitter / GE / Sam Cossman / Scott Parazynski / 05-06.08.2016 - un clic pour agrandirSam Cossman et son équipier avant le descente dans le cratère du Masaya , et Scott Parazynski prêt pou y aller - Doc. Twitter / GE / Sam Cossman / Scott Parazynski / 05-06.08.2016 - un clic pour agrandir

Sam Cossman et son équipier avant le descente dans le cratère du Masaya , et Scott Parazynski prêt pou y aller - Doc. Twitter / GE / Sam Cossman / Scott Parazynski / 05-06.08.2016 - un clic pour agrandir

Survol du volcan Masaya en important dégazage - photo Snapchat General Electric

Survol du volcan Masaya en important dégazage - photo Snapchat General Electric

Les caldeiras "oubliées"  en Equateur :

Le stratovolcan Pululagua est coupée par une caldeira, large de 5 km, qui couvre19 km² ; elle a été formée il y a 2450 ans après une série de violentes éruptions explosives, qui ont duré 150 à 200 ans, et est partiellement remplie par quatre dômes de lave dacitiques post-caldeira, dépassant le plancher du cratère de plus de 480 mètres.

D'autres dômes de lave pré-caldeira ponctuent les flancs E, SE et S du volcan Pululagua La caldeira est ébréchée à l'ouest.

De fortes éruptions, engendrant des coulées pyroclastiques, ont eu lieu au cours de la fin du Pléistocène et à l'Holocène. La dernière activité est attribuée à un dôme post-caldeira en l'an 290.

A noter que cette caldeira est aujourd'hui habitée.

 

Caldera de Pululagua - photo Jorge Anhalzer via Th.Toulkeridis

Caldera de Pululagua - photo Jorge Anhalzer via Th.Toulkeridis

Un autre volcan, nommé Chalupas, localisé dans la partie sud / sud-est du Cotopaxi à 60 km de Quito, était un stratovolcan andésitique, avant sa phase éruptive il y a 200.000 ans, l'expulsion de 230 km³ de magma, principalement sous forme d'ignimbrites (573 km³) réparties sur 2.000 km² dans les vallées andines, ce qui correspond à une éruption de VEI 7.

Son effondrement a laissé une structure relativement plate, avec une structure typique de caldeira de 15-20 km de diamètre, occupée en son centre par le cône Quilindaña. Les bords de la caldeira sont estimés se trouver entre 3.600 et 4.200 mètres a.s.l. , et la hauteur moyenne du plancher à 3.500 mètres d'altitude.

El Chalupas caldera - le Quilindaña au centre de la caldeira, avec le Cotopaxi en arrière-plan. - doc. El Comercio

El Chalupas caldera - le Quilindaña au centre de la caldeira, avec le Cotopaxi en arrière-plan. - doc. El Comercio

Equateur - Caldeiras rhyolitiques du Champ andésitique actif ; la caldeira Chalupas en bas du document - carte from Mothes & al.

Equateur - Caldeiras rhyolitiques du Champ andésitique actif ; la caldeira Chalupas en bas du document - carte from Mothes & al.

Découvert par José Manuel Navarro, un géologue Espagnol, le 5 février 1980 : il a remarqué que le Quilindaña s'élevait au milieu d'une gigantesque esplanade.

Il trouva une réponse à cette énigme en examinant les murs de cendres et ponces haut d'une soixantaine de mètres près de Latacunga, au sud du Cotopaxi ... ils ne pouvaient que provenir de l'éruption d'un très grand volcan qui a submergé les vallées andines sous les ignimbrites.

Theofilos Toulkeridis, géologue à l'Ecole Polytechnique de l'armée, fait remarquer qu'en raison des milliers d'années d'érosion, par le vent, l'eau et les mouvements des glaciers, le volcan à l'origine de ces ignimbrites pourrait avoir émis jusqu'à 800 km³ de matériaux ... la taille de cette éruption a dû être gigantesque, de l'ordre de celle qui a produite les ignimbrites Campaniennes (750 km³ éjectés).

Equateur - localisation du Quilindaña / n°65 - D'après une carte IGEPN - un clic sur la photo pour l'agrandir.

Equateur - localisation du Quilindaña / n°65 - D'après une carte IGEPN - un clic sur la photo pour l'agrandir.

Carte de la caldeira Chalupas, du Quilindaña et du Cotopaxi - doc. in El Comercio especiales - un clic sur la photo pour l'agrandir.

Carte de la caldeira Chalupas, du Quilindaña et du Cotopaxi - doc. in El Comercio especiales - un clic sur la photo pour l'agrandir.

Dépôts d'ignimbrites, haut de 56 mètres, de la phase éruptive finale du volcan Chalupas, localisée à 31 km au SO de la caldeira – l'échelle est donnée par le personnage (fléché à la base du dépôt) - Cortesía GEO1 - Theofilos Toulkeridis

Dépôts d'ignimbrites, haut de 56 mètres, de la phase éruptive finale du volcan Chalupas, localisée à 31 km au SO de la caldeira – l'échelle est donnée par le personnage (fléché à la base du dépôt) - Cortesía GEO1 - Theofilos Toulkeridis

Sources :

- Global Volcanism Program – Pululagua – link

- Chalupas, un super-volcan Ecuatoriano que amenaza a todo el planeta - Theofilos Toulkeridis / Universidad de las Fuerzas Armadas ESPE – link

- El Comercio especiales – El Chalupas, un " supervolcan " poco conocido – Valeria Sorgato – link

- Rhyolitic calderas and centers clustered within the active andesitic belt of Ecuador's Eastern Cordillera – Patricia Mothes & Minard Hall / Instituto Geofisico, Escuela Politecnica Nacional, Quito. - link

 

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