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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Turrialba  - épisode éruptif du 01.08.2020 / 8h59 - webcam Ovsicori

Turrialba - épisode éruptif du 01.08.2020 / 8h59 - webcam Ovsicori

Turrialba - éruption du 16.07.2020 / 12h09 - webcam Ovsicori

Turrialba - éruption du 16.07.2020 / 12h09 - webcam Ovsicori

Après une activité pluriannuelle, le Turrialba n'avait plus expulsé de cendres depuis novembre 2019.

Elle a repris depuis juin 2020 avec de petites éruptions, puis les 30 et 31 juillet, différents épisodes éruptifs se sont succédés, avec des colonnes de gaz et cendres atteignant les 200 mètres au dessus du sommet. Le 1°août, le panache de gaz et cendres a atteint 500 mètres au dessus du cratère.

Source : Ovsicori

Popocatépetl - incandescence le 1°août 2020 / 21h12 et le 2 août / 02h38 - Doc. webcamsdeMexico
Popocatépetl - incandescence le 1°août 2020 / 21h12 et le 2 août / 02h38 - Doc. webcamsdeMexico

Popocatépetl - incandescence le 1°août 2020 / 21h12 et le 2 août / 02h38 - Doc. webcamsdeMexico

Au cours des dernières 24 heures, 10 exhalaisons ont été identifiées au Popocatépetl, accompagnées de gaz volcaniques et parfois de faibles quantités de cendres.

De plus, 1159 minutes de tremblements ont été enregistrées, parfois accompagnées de fragments incandescents tombés à une courte distance du cratère.

Pendant la nuit, une incandescence a pu être observée au-dessus du cratère lors de courtes périodes d'éclaircies, avec des retombées de fragments dans le cratère

En matinée du 2 aôut, il a été possible d'observer une émission constante de gaz, des cendres légères qui se dispersent vers l'ouest-sud-ouest

 

Sources: Cenapred et WebcamsdeMexico

Popocatépetl - émission de cendres le 2 août / 09h00 - WebcamsdeMexico

Popocatépetl - émission de cendres le 2 août / 09h00 - WebcamsdeMexico

Au Piton de La Fournaise, la reprise de la sismicité et de l’inflation depuis le 16 juin, ainsi que les flux élevés de CO2 dans le sol (malgré une tendance à la diminution) furent des indices d’une reprise de la pressurisation du réservoir magmatique superficiel et de sa réalimentation par des magmas profonds, qui déclencha l’intrusion du 3 juillet. Depuis l’intrusion du 3 juillet, l’activité sismique est restée faible et l’inflation a stoppé aux alentours du 13 juillet

En juillet, l’OVPF a enregistré au niveau du massif du Piton de la Fournaise un total de 224 séismes volcano-tectoniques superficiels (0 à 2,5 km de profondeur) sous les cratères sommitaux ; 2 séismes profonds (2,5 à 5 km de profondeur) ; 247 effondrements (dans le Cratère Dolomieu et au niveau des remparts de l’Enclos Fouqué et de la Rivière de l’Est).

Piton de La Founaise -  Illustration de la déformation sur les six derniers mois (les périodes éruptives et intrusives sont représentées respectivement en rouge et vert). Sont ici représentées les variations de distance entre deux récepteurs GPS traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (référence BOMG ; en haut), à la base du cône terminal (référence FJAG ; au milieu) et en champ lointain (référence PRAG ; en bas) (cf. localisation sur la Figure 6). Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan ; inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan (© OVPF-IPGP)

Piton de La Founaise - Illustration de la déformation sur les six derniers mois (les périodes éruptives et intrusives sont représentées respectivement en rouge et vert). Sont ici représentées les variations de distance entre deux récepteurs GPS traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (référence BOMG ; en haut), à la base du cône terminal (référence FJAG ; au milieu) et en champ lointain (référence PRAG ; en bas) (cf. localisation sur la Figure 6). Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan ; inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan (© OVPF-IPGP)

L’activité volcano-tectonique sous le sommet du Piton de la Fournaise en juillet 2020 aura principalement été marquée par la crise sismique du 3 juillet (197 séismes volcano-tectoniques superficiels entre 3h20 et 3h55 TU. Ces séismes étaient localisés sous la partie sud du cratère Dolomieu entre 1,7 et 2,2 km de profondeur , et ont été associés à une intrusion de magma qui est partit du réservoir magmatique superficiel et qui s’est arrêté en profondeur avant d’atteindre la surface. Suite à l’intrusion magmatique du 3 juillet, l’activité volcano-tectonique sommitale est restée faible avec en moyenne moins d’un séisme volcano-tectonique superficiel par jour . A noter que l’OVPF a enregistré de nouveau de nombreux (210) effondrements dans le secteur du cassé de la Rivière de l’est en juillet 2020.

 

L’inflation (gonflement) de l’édifice qui avait repris aux alentours du 16 juin s’est poursuivit jusqu’aux alentours du 13 juillet . Ainsi entre le 16 juin et le 13 juillet une élongation d’environ 3 cm max. de la zone sommitale et une élongation d’environ 3,75 cm max. de la base du cône terminal ont été enregistrées. Les modélisations numériques de ces déformations montrent au cours de cette période l’activation d’une source de pression aux alentours de 1-1,5 km de profondeur sous le cratère Dolomieu, correspondant à la pressurisation du réservoir magmatique superficiel. Les déformations liées à l’intrusion magmatique du 3 juillet ont été de très faibles intensités (inférieure à 0,5 cm) et n’ont été visibles que sur les données des stations inclinométriques (avec une variation pente maximale de 4 µradians .

 

Source : OVPF

Kilauea - évolution de l'étang vers un lac dans le cratère Halama'uma'u - Doc. USGS

Kilauea - évolution de l'étang vers un lac dans le cratère Halama'uma'u - Doc. USGS

Au sommet du Kilauea, un lac ... d'eau existe depuis une année.

L'analyse des isotopes a indiqué que l'eau provenait à l'origine des précipitations. La plupart proviennent des eaux souterraines (précipitations qui se sont infiltrées dans le sol) qui s'infiltrent là où la nappe phréatique croise le cratère.

Kilauea - lac de l'Halema'uma'u le 02.08.2019 et le 21.07.2020 - Doc. USGS

Kilauea - lac de l'Halema'uma'u le 02.08.2019 et le 21.07.2020 - Doc. USGS

Le 25 juillet 2019, de l'eau accumulée a été observée pour la première fois dans Halema'uma'u au sommet du volcan Kīlauea. Au cours des douze derniers mois, l'USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) a observé cette étonnante étendue d'eau passer d'un étang naissant à un véritable lac, le premier observé dans la caldeira de Kīlauea depuis au moins 200 ans.

Le HVO surveille de près le lac en utilisant une variété de méthodes. Des caméras visuelles et thermiques suivent la couleur et la température de la surface du lac. La couleur est variable et la température de surface du lac est chaude, toujours autour de 70–85 °Celsius).

Les mesures du télémètre laser suivent le niveau de la surface, qui a augmenté régulièrement d'environ 2,5 pieds (0,75 m) chaque semaine. Et deux missions dédiées d'échantillonnage de l'eau ont été effectuées à l'aide de drones.

Avec le temps, les minéraux et les gaz volcaniques se dissolvent dans l'eau et la chimie du lac change. Lorsque le lac s'est formé pour la première fois, il était de couleur bleu-vert clair, une couleur que l'on voit encore dans certaines parties du lac où l'afflux est plus élevé. L'eau de surface est principalement de nuances d'orange et de brun maintenant, probablement en raison des minéraux sulfatés dissous riches en fer. L'eau du lac n'est pas uniformément mélangée et des cellules d'eau de couleur, de chimie et de température différentes circulent.

En plus d'être rare en raison de son existence même, ce lac est unique en ce qu'il n'est que légèrement acide, avec un pH d'environ 4,0, tandis que la plupart des lacs volcaniques sont soit fortement acides, soit fortement alcalins. Pour référence, le jus d'orange est également légèrement acide avec un pH de 3,5. L'acidité de l'eau est probablement modérée à ce stade précoce de développement, et elle pourrait devenir plus acide à l'avenir.

Après une année de croissance régulière, le lac couvre désormais une superficie de plus de 2,5 hectares et atteint une profondeur de plus de 40 m. Son volume dépasse 473 millions de litres d'eau, soit près de 200 piscines olympiques !

 

Source : USGS

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