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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
      " Des membres de L.A.V.E.-Belgique sur les cratères de la lune. "


Ce n'est pas un gag !
Nous allons en effet aux Etats-Unis et dans notre "poursuite du point chaud du Yellowstone" - les puristes diront plutôt "anomalie thermique" -, nous allons suivre la SNAKE RIVER PLAIN jusqu'au plateau volcanique du YELLOWSTONE.

                    Contexte volcanique du nord-ouest américain

                                                  Image sat. MODIS 2008 - Nasa

Dans la Snake River Plain, nous passerons successivement par les sites de :
     - Craters of the Moon ... je vous l'avais bien dit !
     - Wapi lava field, juste au sud du précédent.
     - Menan buttes.
en remontant chronologiquement de 10 millions d'années à 4,3 millions d'années...


Durant cette longue période, la plaque américaine a défilé depuis le NE. vers le SO. au dessus du point chaud, qui lui est resté "fixe".
Puis , arrivés au plateau volcanique du super-volcan Yellowstone, nous examinerons en détail les manifestaions géothermiques liées à l'activité actuelle de l'anomalie thermique : geysers, mudpots, sulphurcaldrons, les terrasses de travertins de Mammoth, etc...

Renseignements divers à consulter sur le site
  - de l'USGS / Yellowstone
  - de l'YVO : Yellowstone volcano Observatory





et pour ceux qui restent chez eux: 
une référence donnée par le Dr E.Klemetti, pour les amateurs de littérature volcanique, www.pubvolc.net, de la Durham University (UK), remis à jour mensuellement.

                                http://www.pubvolc.net/

Bonnes vacances à tous ... en espérant vous retrouver fidèles lecteurs
de EARTH  ON  FIRE, dès le début août !
Bernard. 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Le triangle Afar est une région "délicate" politiquement, humainement, climatiquement, volcanologiquement !

Sortie , il y a peu, d'une guerre avec l'Erythrée, cette région n'a jamais été vraiment contrôlée par le gouvernement Ethiopien... qui n'est pas parvenu à désarmer ce peuple de nomades-guerriers. Il n'est pas rare de rencontrer des hommes portant la kalachnikov en travers des épaules, les bras négligemment appuyés dessus.

  Joël, qui connait quelques dialectes locaux, a pu par ses palabres, détendre un peu l'atmosphère.

© JM. Mestdagh



Les Afars, qui avaient la réputation d'émasculer leurs ennemis, ont gardés un fort esprit d'indépendance et de liberté, n'acceptant pas les nouvelles frontières qui les divisent; Aux autorisations gouvernementales nécessaires pour pénétrer ce territoire, s'ajoutent des autorisations régionales , voire locales : même en plein désert, le sol est toujours le propriété de quelqu'un et la moindre incursion est soumise à la bonne volonté du propriétaire.
Inutile d'envisager un voyage au Danakil en "routard" : l s'agit d'une expédition à déléguer, pour l'organisation, à des personnes expérimentées et accréditées localement !

Plusieurs 4x4 pilotés par des chauffeurs maitrisant le terrain, des guides locaux, au moins la présence de 2 policiers armés durant tout le voyage (ceux-ci sont parfois plus utiles pour "influencer" les chefs locaux que pour défendre le groupe contre d'éventuelles bandes armées) ... toutes ces conditions doivent être remplies pour espérer réussir ce périple.



Un de nos gardes, vigilant au camp de base de l'Erta Ale

© JM. Mestdagh


Climatiquement, cette région est une des plus chaudes de la planète : les températures peuvent atteindre plus de 55°C, entre Afdera, la chaîne de l'Erta Ale et Dallol. De plus, le régime des pluies peut rendre la zone impraticable à certaines périodes : pluies diluviennes en juillet-août, petites pluies et chaleur excessive entre le 15 mars et juin. La période idéale va du 15 septembre à maximum février.
Du fait des températures élevées, il faut se driller à boire suffisamment - 5 à 6 litres par jour, et bien souvent d'eau chaude, qu'il faudra aromatiser de sachets de thé ou de pastilles type "Isostar", sous peine de risquer déshydratation et autres cystites.





 Sur le site même de Dallol, différentes causes de risques sont à prendre en considération : les gaz nocifs non identifiés avec précision, parfois inodores obligent souvent au port du masque. Guy de Saint-Cyr, pourtant habitué à ces milieux et ses expéditions répétées en Afar, en a fait l'expérience en 2004 ... où il s'est subitement écroulé, en faisant une "macro" .

Il conseille d'ailleurs " de laisser quelques mètres d'espace entre
les différents participants, chacun pouvant ainsi observer les réactions de son voisiner réagir rapidement en conséquence
" ... je crois personnellement encore plus à la formation de binômes responsables, les photographes se laissant "prendre par leur activité" et délaissant la surveillance des copains.
Equipement de base : masque, lunettes de soleil, boissons.
Ne dirait-on pas un extrait du film "La mouche" ?
  © B.Duyck


                       Un oiseau intoxiqué par les gaz.   © B.Duyck

De plus, beaucoup de zones friables et proches de saumures chaudes et acides, d'autres "mouvantes" - se méfier des zones noires - où l'on peut disparaitre rapidement imposent le même genre de surveillance.

                                                  Zone molle et dangereuse.
  © B.Duyck

Plusieurs jours après notre passage, des européens furent enlevés (février 2007) - article ci-dessous ; une tentative de prise d'otages fur relatée par J-Y Jolivel, dans la revue LAVE (février 2008).

                                      ****************

Ethiopie - Ethiopie : Londres dépêche des forces spéciales

TF1/LCI - L'une des voitures des otages européens retrouvée en Ethiopie, le 5 mars 2007
Agrandir l'image

Crédit Photo : TF1/LCI

L'une des voitures des otages européens retrouvée en Ethiopie, le 5 mars 2007

Ethiopie : Londres dépêche des forces spéciales

  • Un appel à témoins a été lancé lundi pour tenter de retrouver les cinq Européens et la dizaine d'Ethiopiens enlevés jeudi dans le Nord-Est du pays.

  • Lundi, trois voitures, dont deux portaient des impacts de balles, ont été découvertes à Hamed Ela, lieu de la disparition.

- le 05/03/2007 - 17h47
Mis à jour le 05/03/2007 - 18h32

L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Ethiopie, Robert Dewar, a lancé lundi un appel à témoin pour aider les enquêteurs à retrouver les cinq Européens et une dizaine d'Ethiopiens, enlevés jeudi dans le Nord-Est de l'Ethiopie. "Je demande instamment à tous ceux qui pensent pouvoir aider de contacter l'ambassade britannique ou les autorités éthiopiennes, qui dirigent l'enquête (...). Nous sommes prêts à écouter toute personne disposant d'informations relatives à la disparition du groupe", a déclaré l'ambassadeur au cours d'une brève déclaration à Addis-Abeba. "Si (...) le groupe est retenu contre sa volonté, il a peut-être été victime d'une erreur d'identité", a-t-il avancé.

La Grande-Bretagne a reconnu que cinq personnes, liées à son ambassade en Ethiopie, avaient été enlevées le 1er mars près de la frontière érythréenne. Lundi, trois voitures, dont deux portaient des impacts de balles, ont été découvertes à Hamed Ela, lieu de la disparition. L'une des voitures portait des plaques diplomatiques. "Evidemment, c'est très inquiétant de voir ça, et cela souligne le sérieux de la situation", a réagi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Les cinq otages européens sont trois hommes et deux femmes travaillant à l'ambassade de Grande-Bretagne ou proches du personnel de l'ambassade britannique. Les Ethiopiens enlevés sont des chauffeurs, guides, cuisiniers et policiers, ainsi que des responsables du gouvernement de la région Afar. Sur les treize enlevés, cinq ont depuis été retrouvés par les forces de sécurité éthiopiennes. A ce jour, ces rapts n'ont fait l'objet d'aucune revendication.

"Uniformes de l'armée érythréenne"

Des forces spéciales britanniques SAS (Special Air Service) sont prêtes à intervenir en Ethiopie, selon la presse britannique. Les SAS, principale unité d'élite, sont parmi les meilleurs spécialistes des opérations commando au monde.

Cet enlèvement à la frontière entre l'Ethiopie et l'Erythrée intervient dans un contexte tendu entre les deux pays. Un ex-otage éthiopien a déclaré lundi que les ravisseurs "portaient des uniformes de l'armée érythréenne". Cet ex-otage a raconté que dans la nuit du 28 février au 1er mars, il avait "entendu du bruit quand quatre Erythréens frappaient des gens" à Hamed Ela. "J'ai tenté d'intervenir mais je n'ai pas réussi, ils (les ravisseurs) m'ont immobilisé et ensuite emmené avec les autres captifs", a-t-il affirmé.

Samedi, Ismaïl Ali Sero, le président de la région éthiopienne Afar (Nord-Est), avait affirmé que des "soldats érythréens" avaient enlevé les touristes et les avaient "emmenés en Erythrée". Asmara a quasiment immédiatement démenti ces accusations. Lundi, le pays a réaffirmé que les cinq Européens et la dizaine d'Ethiopiens enlevés n'"étaient pas en Erythrée".

                                                                               ***********


J'espère vous avoir donné envie d'aller examiner de près le Dallol et ses couleurs !
Après les vacances, je vous parlerai du massif de l'Erta Ale et du peuple Afar, plus en détails.

                                       $$$$$$$$$$

      Voyage avec Aventure et Volcans / Origins Ethiopia.
      Bibliographie :
          - L'odeur du soufre - Haroun Tazieff.
          - Carnets de trek - Volcans - Guy de Saint Cyr.
            


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Mayon Volcano Bulletin PDF Print E-mail

   

Augmentation du niveau d'alerte au Mayon -  Communication du Phivolcs.

 

  RELEASED: 10 July 2009; 8:00 AM

This is a notice for the raising of Mayon Volcano’s status from Alert Level 1 (low level  unrest) to Alert Level 2 (moderate unrest). 

Beginning June 2009 monitored parameters indicated an increase in the current activity of Mayon Volcano. The number of recorded low frequency volcanic earthquakes rose to a higher level signifying possible movement of magma beneath the volcano edifice at shallow depth. The present seismic count is at the same level when a phreatic explosion occurred last August 2008. Ground uplift of about one centimeter was measured by Precise Leveling Survey conducted last June 15-22, 2009 and the uplift was sustained during a re-survey yesterday, July 9, 2009.  Glow at the summit crater has intensified and could now be observed at Lignon Hill Observatory without the aid of telescopes.  Steam emission was at moderate level.

Aerial survey conducted last July 08, 2009, showed a cone-shaped pile of hot, steaming old  rocks, possibly remnants from previous eruptions which could be the source of the glow at the crater. The low frequency volcanic earthquakes and ground uplift could indicate that fresh volcanic materials are moving upward at depth, causing the formation of the cone-shaped pile of materials at the crater. 

Because of the above observations, PHIVOLCS is now raising the Alert status of Mayon Volcano from Alert Level 1 to Alert Level 2. This alert condition signifies, a state of unrest which could lead to ash explosions or eventually to hazardous magmatic eruption. Thus, at Alert Level 2, PHIVOLCS strongly recommends that the 6-km radius Permanent Danger Zone (PDZ) around the volcano and the 7-km Extended Danger Zone (EDZ) on the southeast flank of the volcano are off-limits due to the threat from sudden explosions and rockfalls from the upper slopes. Active river channels and those areas perennially identified as lahar prone in the southeast sector should also be avoided especially during bad weather conditions or when there is heavy and prolonged rainfall.

 

 

PHIVOLCS

 

vidéo sur :

http://www.gmanews.tv/story/167071/Mayon-now-under-alert-level-2-Phivolcs-says

 

 

                                          Stratovolcan de forme parfaite - 2642 m . - 13,25N.-123,68E.

                                          photo : K.Fredrickson - Smithsonian inst.

 

                           Eruption de 1984  - flux pyroclastiques - C.G.Newhall in Wikipedia

 

L'éruption de 1984 avait fait 1.200 morts et rayé de la carte la ville de Cagsawa.

La carte ci-dessous situe le volcan dans une zone très peuplée ; le cercle rouge délimite la zone de danger permanent (PDZ)de 6 km. de diamètre.

source : Phivolcs.


 

sources : - Phivolcs:Philippines institute of Volcanology and Seismologie

              - Global volcanism program

              - GMA news tv

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Un nouveau geyser, nommé "Prikolny" ("Particulier") est apparu dans la réserve naturelle Kronotsky, dans la caldera d'Uzon (Kamchatka), à 14 km. de la fameuse "Vallée des geysers".

La caldera d'Uzon :

The Uzon and Geyzernaya calderas, containing Kamchatka's largest geothermal area, form a 7 x 18 km depression that originated during multiple eruptions during the mid-Pleistocene. Widespread ignimbrite deposits associated with caldera formation have a volume of 20-25 cu km (exclusive of airfall deposits) and cover an area of 1700 sq km. Post-caldera activity was largely Pleistocene in age and consisted of the extrusion of small silicic lava domes and flows and maar formation. The Lake Dal'ny maar in the NE part of the 9 x 12 km western caldera, Uzon, is early Holocene in age. The extensive high-temperature hydrothermal system includes the many hot springs, mudpots, and geysers of the Valley of Geysers, a 4-km-long canyon on the east margin of the depression. A phreatic explosion occurred in 1986 in the western part of the Vostochny thermal field, creating a new 14-m-wide crater.   - source : global volcanism program.



"Le geyser Prikolny serait à l'origine une source chaude; le processus de transformation d'une source chaude en geyser est scientifiquement inconnue"  - V.Droznin, senior researcher.
Ce geyser présente des éruptions toutes les 6 à 20 minutes; il est unique dans le sens où il réutillise sans arrêt la même eau. L'eau qui jaillit à 5 m. de hauteur retombe dans la cavité pour en ressortir régulièrement.



Un champ étendu de geysers fut découvert en 1941, au Kamchatka, près du volcan Kikhpinich. Cette vallée des geysers contait une centaine de geysers avant qu'un glissement de terrain n'en recouvre une partie en juin 2007, bloquant le cours de la Geysernaya river.


Carte du G.V.P. - V. & A. Leonov.



Il n'y a que quatre grands parcs de geysers au monde: en Islande, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande et au Kamchatka.






                                   photo prise après le glissement de terrain de juin 2007.

sources :
     - WWF - Russie - documents Igor Shpilenok  - 07 juillet 2009
     - article du National Geographic.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
LA MINE FANTOME :

Nous faisons un détour à la "mine fantôme",
site qui nous rappelle que Dallol-ouest fut le siège d'une activité minière dans les années 1930-1940, pour l'exploitation de la potasse. Les ruines d'un petit village, aux maisons construites en briques de sel, témoignent d'une vie organisée à cet endroit. Rabotés par le temps et les conditions météo, seuls quelques murs ont résistés, prenant d'étranges courbures.
 

                                 © JM. Mestdagh


Des dizaines de petits cônes en pleine activité enveloppent d'une gangue minérale les installations rouillées et les carcasses de voitures abandonnées. Ici, défense de stationner sous peine de disparition !

                           Phagocytose volcanique. 
© B.Duyck

Le temps s'est arrêté à la mine...seuls quelques pirates Afars viennent y faire provision de soufre, saccageant au passage quelques merveilles.

Notre guide armé n'est pas là pour les contrôler, mais pour la sécurité du groupe.





© JM. Mestdagh





L'EXPLOITATION DU SEL :

Au milieu de ce désert aveuglant, sous un soleil cuisant dès le matin, on devine un incroyable rassemblement d'hommes et de dromadaires.
C'est le sel, aliment précieux depuis toujours, qui justifie une présence humaine en ces lieux inhospitaliers.
Il règne ici une étrange ambiance : un silence - personne ne parle - chargé du bruit du vent, de cris des dromadaires et des ânes, du raclement incessant des outils qui entaillent, découpent, arasent les blocs de sel.
Après avoir cassé la croûte basale à la hache, les ouvriers la détachent, avec comme seuls leviers des batons de bois. Ces plaques sont ensuite calibrées par d'autres, avec des herminettes archaïques, utilisés il y a 3.000ans par les carriers de la reine de Saba.

© B.Duyck


                                                                                                                    © B.Duyck


Physiques de marathonien, visages émaciés, regards intenses, les mains et les pieds brûlés par la saumure, ils arrachent, chaque jour, au lac Karoum quelques tonnes de sel...économisant gestes et paroles, dans la fournaise - la température descend rarement sous les 50°C -, puis ils en chargent ânes et dromadaires. Les caravanes vont remonter ce sel de moins 80 mètres à plus de 2.000 mètres d'altitude. Sur un parcours où les puits sont rares, pas moins de 1.000 bêtes vont se croiser chaque jour.

© JM. Mestdagh


                                     Chaque pain de sel pèse environ 12 kilos. © B.Duyck

         Claudine et Joël, nos géologues, nous donnent une leçon sur la cristallisation cubique du sel.

                                                                                 © B.Duyck


Bere Ale, village et poste militaire sur la route de Mékélé, est le lieu de regroupement des caravanes de sel.

                                                                                                                    © B.Duyck

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Une petite grimpette nous mène sur le dessus du plateau; le paysage change : dans les zones exondées, des "tartelettes" nous font rêver à toutes sortes de gâteries impossibles à trouver dans cet univers minéral.

On y accède par un "chemin pavé", reste d'un ruisseau qui s'est accéché en formant ces figures régulières.





                                                © B.Duyck


L'arrivée dans une zone en eau nous fait découvrir d'autres merveilles : des terrasses délicatement sculptées et chargées de minéraux - soufre, oxydes de fer, sel pur - retiennent des nappes de saumure acide dans un camaïeu de vert irréel : vert bronze, vert olive, vert émeraude, vert pomme ... les qualificatifs manquent tant est grande la variété des teintes.

                     © B.Duyck


et ça gargouille, ça glougloute, ça crachotte dans tous les coins ; les photographes s'en donnent à coeur joie jusq'à en oublier toute prudence et à mettre un pied dans cette eau acide et chaude.
Les gaz présents ici nous oblige à porter le masque et bien souvent, il faut respirer un bon coup, avant de l'enlever, le temps de prendre une photo en apnée.
Tout est en perpétuel remaniement.... les évents éliminent la vapeur  comme ils le peuvent et de lourdes fumées grises descendent des gours oxydés.

                                 © B.Duyck


"Parfois les eaux sont si chaudes, si abondantes, que la vapeur ne peut être évacuée par les évents et qu'une violente explosion se produit. La dernière date des années 20et a laissé un impressionnant cratère de cent mètres de large." (Tazieff - L'odeur du soufre)

                                 © B.Duyck


Ces ensembles ne sont pas très haut - quelques mètres tout au plus - mais on se laisse captiver par les détails : fines dentelles de sel, margelles teintées du jaune du soufre, rouille des gours plus élevés.



                                  © B.Duyck


On tombe en arrêt sur un escalier de fées : les fines séparations de sel retiennent des marches aquatiques d'un vert délicat ! Il faut apprécier le moment... tout cela est très éphémère, trop éphémère !

Ailleurs, une solution concentrée de saumure frémit doucement, laissant passer des gaz non identifiés.

© B.Duyck


L'éloignement de ce volcan, la zone peu sûre, et un financement qui ne suis pas n'ont pas permis jusqu'à présent une étude approfondie du Dallol ... encore moins l'établissement de pontons et zones protégées, qui empêcheraient le destruction de ces délicates formations : chaque pas fait détruit ces cristallisations aussi fines que de la dentelle; et inlassablement, le volcan reconstruit différemment.

                                  © B.Duyck


                                   © B.Duyck


En examinant ces merveilles, on se laisse bercer par une vieille mélopée Afar, chantée à capella par notre guide... seule la beauté du chant, et une poignée de main cordiale nous font partager ce moment, sa langue maternelle nous étant inaccessible.









© B.Duyck


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

                                  photo Nasa Earth Observatory 28.06.2009

Le stratovolcan MANAM, situé à proximité de la côte NE. de la Papouasie-Nouvelle Guinée - 1807 m. - a émis le 28.06.2009 un panache bleu ciel (surmontant les nuages blancs)  remarqué par un satellite de la Nasa
.
Cette île circulaire présente quatre vallées radiales qui canalisent les flux pyroclastiques, émanant de deux cratères sommitaux.
Considéré comme très actif, ses dernières manifestations furent meurtrières:
  - Décembre 1996 : 13 décès dus à des coulées pyroclastiques.
  - 2004 : évacuation totale de l'île.
  - Mars 2007 : 4 décès dans des flots de boue.

                  photo W.Johnson - australian bureau of Mineral ressources , on GVP

                                     situation des villages et position des vallées radiales - GVP



Sources :    - Nasa earth observatory
                     - Global Volcanism Program

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Une image prise par un satellite de la Nasa, procédé MODIS, le 5 juillet 2009 nous montre le panache de cendres et de vapeur de l'éruption du volcan Suwanose-Jima survenue début juillet.


On peut observer la dérive du panache, vers le NE, en direction de l'île Yaku-Shiwa.

L'île volcanique de Suwanose-Jima est longue de 8 km et consiste en un stratovolcan andésitique avec deux cratères sommitaux; ce volcan est en activité strombolienne intermittente depuis 1949. Ce lieu est peu habité: 50 personnes au plus.


                     photo : Y.Hayakawa 1998 (Gunna University) in G.V.P.
                            réferences G.V.P. : 0802-03= ; 29,63N.-129,71E.


ci-dessous carte de Takato Shimano in G.V.P.


le cratère actif est noté "Oc" et s'ouvre en direction de l'est par une caldeira en fer à cheval.

sources:
  - Nasa earth observatory
  - Global Volcanism Program (G.V.P.)

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
L'étrange relief de Dallol est coloré de teintes vives, allant du rouge foncé au jaune cru, en passant par toutes les nuances de vert, de blanc  et de noir.
Les responsables de ces couleurs irréelles sont les eaux de pluie des hauts plateaux Ethiopiens, qui se précipitent dans cette dépression, ruissellent puis s'infiltrent dans les nombreuses fractures ouvertes par les tremblements de cette zone en perpétuel réaménagement !

Palette blanc à ocre-orangé.

Au cours de leur parcours souterrain, les eaux se réchauffent au contact des roches en fusion à faible profondeur, elles se chargent des différents minéraux rencontrés puis, refoulées vers le haut par la pression et l'ébullition, rejaillissent au travers des couches de sel.


Dallol roux :

Le lac de saumure bout doucement dans sa vasque rouille; de temps en temps, un mini-geyser nous surprend.

© B.Duyck



La coloration est due aux oxydes et hydroxydes de fer rencontrés lors du cheminement souterrain ... ces fluides hydrothermaux projetés en gouttelettes, ou en petits jets sporadiques se refroidissent en retombant pour former de belles évaporites colorées et baignant dans de petits lacs salés.


   © B.Duyck


          © B.Duyck


Travertins oxydés et concrétions crachotantes baignent dans une solution acide (test de la pièce oxydée plus rapide qu'avec "cillit...")

Le lac noir :

                                                                                                                                     © B.Duyck


Un étrange lac aux eaux noires et luisantes, troublées par une myriade de petites bulles argentées, nous attire; il fait faire maints détours pour éviter les zones spongieuses et apercevoir des formes à la texture caséïneuse, colorée en orange vif, flotter à sa surface.



                                 © JM. Mestdagh


Le lac noir est environné d'une zone très claire, fortement réverbérante ... nos pas crissent sur ce sel comme sur de la neige fraîche; elle est seulement parcourue d'étranges dessins oxydés et de dépressions à l'intérieur "mouvant".

                             © JM. Mestdagh


Plus loin, des vasques emplies de saumure grasse constituent un piège pour photographes à la recherche de gros plans... leurs bords sont friables et en surplomb !

                                                                                                                            © B.Duyck


La journée se termine dans cet univers irréel, uniquement minéral : nous sommes sur "la planète Dallol" à des années lumière de toute civilisation !

                                                                                                                                       © B.Duyck


Le Dallol jaune, le Dallol vert ... ce sera pour demain.
à suivre ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Malgré une petite émission de lave marginale, le 03 juillet, qui laissait espérer un retour de l'activité à la normale, aucune surface de lave n'a été visible durant la nuit du 5 au 6 dans le cratère de l'Halema.
Cette réduction d'activité est à mettre en relation avec le phénomène DI (Déflation-Inflation) commencé le 4 juillet.
Le nuage sommital est peu important et les émissions de SO² étaient égales, le 5 juillet à 200 tonnes /jour,soit le niveau le plus bas depuis début 2008. L'amplitude du trémor a doublée durant la période de déflation.
(Le réseau GPS a mesuré une contraction égale à 1 cm. au niveau de la caldeira durant les 3 derniers mois)

Les coulées sont visibles sur la carte ci-dessous ( 01.07.2009 HVO)


source : H.V.O. - rapport du 6 juillet 2009 - 18h26 UTC

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