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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Deux nouveaux séismes de forte magnitude enregistrés par l'USGS :
- 08.10.2009 - 8h.28 UTC - magnitude 7
- 08.10.2099 - 8h.34 UTC - magnitude 6,1.

Ces séismes seraient de nature tectonique, sans relation avec l'activité volcanique au Vanuatu, sauf que tous deux sont produits par de processus liés à une zone de subduction (the volcanism blog)

source :
USGS Earthquake Hazards Program

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
http://jules.unavco.org/Voyager/Earth?e=168.12&n=-16.25&de=6.0&dn=4.5&gmt=2&geo=4&lbl=64&opt=256



De nombreux séismes ont affecté le Vanuatu ces 7 & 8 octobre; de magnitude comprise entre 5,7 et 7,8, ces violents tremblements de terre se sont succédés sur une période assez courte : entre 22h03 le 7 et 2h12 le 8.
(voir tableau de l'USGS ci-dessous)

Une image satellite de la Nasa nous montre le nuage de " VOG " - volcanic fog - couvrant une partie des iles du Vanuatu ; Causé par les émanations de dioxyde de soufre venant de la caldeira d'Ambrym, ce Vog serait en outre responsable de pluies acides causant des dommages à la région.

Ce niveau élevé de SO², les forts séismes et le relèvement du niveau d'alerte sur Gaua ces derniers jours seraient des signes concommittants annoncant un regain d'activité au Vanuatu.
A suivre dans les prochains jours ...

Sources :
 - Nasa Earth Observatory
 - USGS Earthquake Hazards Program.

N.B. : un problème de traitement de texte, inhérent au serveur de ce blog m'empêche une mise en page correcte; vous trouverez cette fois les illustrations en fin d'article.



Date
(YYYY-MM-DD)  ↓
Time
(UTC)  ↓
Latitude  ↓ Longitude  ↓ Depth  ↓ Magnitude  ↓ Ref  ↓
2009-10-07 22:03:15 13.052° S 166.187° W 35 km (22 mi) 7.8 (Mw) [3]
2009-10-07 22:18:26 12.554° S 166.320° W 35 km (22 mi) 7.7 (Mw) [4]
2009-10-07 23:13:49 13.145° S 166.297° W 33 km (21 mi) 7.3 (Mw) [5]
2009-10-07 23:48:52 13.489° S 166.408° W 30 km (19 mi) 5.7 (Mw) [6]
2009-10-08 01:59:20 11.923° S 165.892° W 35 km (22 mi) 5.8 (Mw) [7]
2009-10-08 02:12:39 11.650° S 166.170° W 35 km (22 mi) 6.6 (Mw) [8]


The Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer (MODIS) aboard NASA’s Aqua satellite acquired this natural-color image on October 6, 2009.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Dans une nouvelle rubrique, "L'art sur les chemins du feu", je vous présenterai un artiste et son oeuvre en relation avec un volcan bien déterminé.

A tout seigneur, tout honneur ... la série débute par l'Etna, le volcan européen le plus turbulent.


Biographie :

Thomas Cole est né en Angleterre, en 1801, dans la ville de Bolton dans le Lancashire. En 1818, sa famille émigre aux Etats-Unis, dans l'Ohio, où Thomas Cole apprend les rudiments de son art avec un portraitiste nommé Stein; devant le peu de succès rencontrés par ses portraits, il s'oriente vers la peinture allégorique et de paysages. Il rejoint la Pennsylvania Academy of the fine arts en 1824, puis se fixe à New York.
Il est considéré comme le fondateur de "l'Hudson River School", mouvement artistique qui fleurit au milieu du 19° siècle, et qui est connu pour ses paysages réalistes et détaillés, alliant des thèmes romantiques et naturalistes.



Thomas Cole. Oil on canvas, 1843, 48 x 32 ½ in. Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, CT. Purchased from the artist by Alfred Smith, Daniel Wadsworth, and the original subscribers to the Wadsworth Atheneum, 1844.


"Mount Etna from Taormina" fut peint pour une exposition de ses oeuvres à New York.
Durant ses visites en Italie - 1830/32 et 1841/42 - il fut amené à gravir le volcan et à prendre des croquis; il écrivit dans ses notes :
" quel site magnifique ! L'Etna et ses neiges éternelles tranche sur la vallée romantique ... je n'ai jamais vu rien de tel !"

Le point de vue est conventionnel et utilisé par bien d'autres artistes; la composition l'est tout autant ... et est en relation avec la rapidité avec laquellle il réalisa ce tableau, en seulement cinqs jours, une fois rentré aux Amériques.
La scène est divisée en trois partie: l'avant-scène en ruines représente le passé, la scène pastorale à mi-distance incarne le présent et l'imposant volcan l'éternité. Ce paysage reflète une reflexion sur l'histoire de la civilisation, et sa relative insignifiance et fragilité en comparaison avec les forces éternelles d'une nature régie par l'ordre divin.


Deux versions existent; l'une dans les collections du "Wadsworth Atheneum" - Hartford (1843) et l'autre au "Lyman Allyn Art Museum - New London (1844)
Une autre oeuvre de la même veine:

                             Thomas Cole. Oil and pencil on board, 1842, 12 x 16 1/8 in. Berry-Hill Galleries, Inc., NY.

Sources et renseignements complémentaires :

http://www.explorethomascole.org/

http://hoocher.com/Thomas_Cole/Thomas_Cole.htm

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques




Le Shiveluch continue à être actif de façon intermittante.
Le 03.10, un fin panache de vapeur/cendres était capturé, en couleurs réelles, par le Modis (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) embarqué sur le satellite TERRA de la Nasa.
Ce système a détecté un "hotspot" au sommet du volcan, impliquant la continuation de la croissance du dôme dans la caldeira sommitale.
Sur la photo, les flancs sud sont recouverts de dépôts gris, constitués de cendres et rochers, résultat des fréquents effondrements du dôme.

On peut également apercevoir le sommet enneigé du Klyuchevskoy au SO., calme en ce jour.

Pour mémoire, le Shiveluch est un énorme stratovolcan (3283 m.) composé de couches alternées de lave solidifiée, de cendres et rocs provenant des éruptions antérieures. La croissance du dôme actif a débutée en 1980.
La carte ci-dessous situe ce cône parmi les innombrables volcans du Kamchatka. (niveau 57°)



sources:
 - Nasa Earth Observatory - satellite Terra - syst. Modis
 - Svert
 - AVO - Alaska Volcanologic Observatory

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques



Cette vidéo (01.10.2009) du HVO montre la remarquable fluidité d'une coulée digiforme de lave pahoehoe s'écoulant dans un ancien skylight au sommet de royal Garden . Le mouvement resssemble à celui observé lors de la confection d'une ice-cream ... tout en ayant la consistance de certains bonbons caramélisés ... Appétissant !!!


                                                                                      $  $  $  $  $  $  $


Outre cette vidéo "esthétique", quelques nouvelles de l'Halema'uma'u :

Selon le rapport de l'HVO (03.10.09 - 19.10 UTC), un phénomène de déflation suit celui d'inflation qui a marqué les 5 jours précédents.
La lueur émise par le lac de lave varie selon les niveaux atteints par celui-ci; à 2h. am , le lac disparait lorsque la lave atteint son niveau le plus bas.
lien vers une video relatant le retrait du lac - site HVO
http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/update/archive/2009/Jun/HMcam_03Oct2009_web.mov
Ces variations de niveau "up and down" correspondent à des variations de niveau du sol, enregistrées par les tiltmètres du Kilauea.
Les flux de SO² restent élevés
: 480 tonnes/jour , mesurés le 02.10, supérieurs au niveau moyen de 140 tonnes/jour en 2003-2007.
Les flots de lave entrent dans la mer à Waikupahana.

Le 04.10: le lac n'est pas réapparu et le niveau de SO² reste à un niveau élevé.

Situation le 05.10 : à 11 h pm, un lac de lave actif (avec mouvements de convection et éclaboussures) est revenu !

 Le 06.10: le lac de lave est recouvert d'un croûte épaisse et son niveau a baissé.




C'était "les tribulations d'un lac de lave" ...
site de l'HVO/USGS : http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/summary/main.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


                                                                              Niveau de danger 3 ce jour (MVO)

Le MVO signale une éruption vespérale à Soufrière Hills le 4 octobre 2009:
l'activité du volcan a augmenté dans la nuit et à 9 h. pm (locale) un essaim de tremblements VT , suivi d'une période de tremor, fut accompagné d'un dégagement vigoureux de poussières formant un panache montant entre 3.000 et 4.500 mètres (VAAC) et qui a dérivé vers le NO. Aucune activité de type pyroclastique n'a été associée.

                                          Panaches du 05.10.2009, à 1.25 pm (MVO)

Le 5.10, une émission de poussières intermittente et un panache de cendres a été émis en direction de zones non habitées, sans seismicité significative.

Ceci nous montre que l'activité peut augmenter n'importe quand sans prévenir !

Source :
  Rapports MVO (Monserrat Volcano Observatory) des 4 & 5.10.09




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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Origine du nom :

Afar, c'est ainsi que ce peuple se nomme lui-même, alors que paradoxalement, cet
te dénomination ethnique n'apparait pour la première fois qu'en 1967, avec la création du "Territoire français des Afars et des Issas" (devenu en 1997 le République de Djibouti).

Nul ne sait ce que cette appellation "Afar" signifie. On peut rapprocher cet ethnonyme de la tribu Al Afar, vivant dans l'Emirat d'Oman et dont l'ancêtre serait une femme dénommée Afra. Cette tribu Omanaise était totalement enclavée, sans accès à la mer, ce qui explique une émigration partielle et l'installation dans cette région des Afars primitifs.

Danakil est la dénomination sous laquelle les tribus arabes du Yémen connaissent les Afars; il s'agit d'une généralisation du nom de la tribu Danakil, vivant au nord d'Assab et pratiquant la navigation et la pêche..

Adal ou Oda'Ali : les Afars sont connus dans leur ensemble sous l'appellation Adal par les Somali.

Situation géographique :


Les Afars habitent aujourd'hui trois pays : Djibouti, l'Erythrée et l'Ethiopie, sur un vaste territoire couvrant 150.000 km².
Pour des raisons tant techniques que politiques, leur nombre ne peut être déterminé avec exactitude ... on le dit supérieur à deux millions.
Du fait aussi de la "batardisation" des cultures en périphérie de leur territoire, ils ont été assimilés par d'autres peuples.


Structure :

Les Afars se subdivisent en deux groupes: les Asahymara (littéralement ceux qui disent c'est Rouge) et les Adohymara (ceux qui disent c'est Blanc), sans que l'on sache exactement ce que cette différenciation recouvre.

Plusieurs hypothèses s'affrontent:

La première fait référence à la symbolique des couleurs; considérant que le blanc représente la sagesse et le droit, tandis que le rouge évoque la force et la guerre, il se pourrait que cette différenciation renvoie au renversement de l'ordre politico-religieux qu'a connu cette ethnie, avec la chute de la dynastie Ankala consécutivement à l'implantation de l'Islam.

La seconde se base sur la géologie des terres occupées par les tribus; les Rouges vivant sur les terres rouges de l'intérieur, tandis que les Blancs se retrouvent sur les plaines côtières. cette répartition est surtout valable en république de Djibouti.

La troisième interprétation serait d'ordre généalogique. Les Rouges descendraient
ncêtre commun Haral Mâhis, tandis que les Blancs se subdivisent en Suget ("ceux qui étaient là", c'est à dire le noyau originel Afar) et en Abûsamara (tribus nées d'un mariage mixte, soit entre Suget et Rouges, soit d'un apport extérieur).

Pour Chedeville, un des meilleurs connaisseurs de ce peuple, cette opposition Rouges-Blancs serait essentiellement politiquo-commerciale et consécutive à la guerre pour le contrôle des pistes caravanières qui opposa, au 18° siècle, le sultanat d'Awsa à celui de Tadjourah. Ceci semble plausible, ce conflit étant la seule guerre fratricide dont se souvient la mémoire collective de ce peuple.


Un peu d'histoire:

                                 Australopithecus afarensis (Musée archéologique d'Addis Abeba)

                                     Lucy, notre ancêtre (Musée archéologique d'Addis Abeba

Préhistoire: même si les plus vieux ossements humains (Lucy, l’Australopithécus Afarensis puis Ramidus) ont été découverts
dans des régions éthiopiennes actuellement habitées par des Afars, rien ne permet d’en inférer une telle ancienneté de ce peuple.
En fait, un bon connaisseur de la langue afar trouverait facilement, dans la définition de l’humanité et de l’animalité,une référence plus que psychanalytique aux deux tabous constitutifs de la civilisation :
celui de l ’anthropophagie et celui de l’inceste.
De même, notons pour l’anecdote que l’être humain se dit ici « celui à deux pattes » ! Tout comme le doigt se dit « celle qui grimpe ».
S’il n’est pas établi que ce peuple ait à un moment de son histoire vécu dans les arbres, le fait que le même verbe désigne à la fois monter et sortir semble indiquer (comme le prouvent d’ailleurs les grottes dans la
région de Bôri) que les Afars auraie
nt très bien pu être les « Troglodytes» (habitants des cavernes) dont parlait, dans les premières années
de l’ère chrétienne, l’Histoire Universelle de Diodore de Sicile.
Antiquité : la première parenté qui vient à l’esprit, ne serait qu’en raison de la funeste pratique de l’excision et de l’infibulation, c’est celle avec le monde pharaonique. Quoique souffrant souvent d ’une extrapolation abusive, beaucoup de recherches ont été entreprises ici dans ce domaine au niveau djiboutien, dans la lignée des travaux égyptologiques entrepris par Cheik Anta Diop et son école de IFAN (Institut Fondamental de l’Afrique Noire).
Diodore de Sicile avait déjà fait état des liens historiques et culturels ayant existé entre les Egyptiens du temps des pharaons et les habitants de Pount « Terre des Dieux ». De plus, il avait rapporté que les habitants de Pount avaient de tout temps vécu sur cette terre.
Caractère indigène que ne possèdent pas les autres peuples sémites de la région, Amhara (Habasha) et Tigré venus pour leur part de l’Arabie Heureuse.
Même si l ’Histoire contemporaine régionale, produite pour et par des idéologies d’Etat en mal de passé glorieux, a donné lieu à des récupérations de Pount, un consensus académique semble s’établir quant à sa localisation sur les rivages de la Mer Rouge.
Il convient à cet égard de lever un amalgame : lorsqu’il était question d’Ethiopiens dans l’Antiquité, il s’agissait de tous les peuples de cette région ainsi nommés en raison de la couleur de leur peau: en grec, Aetiops signifie « visage brûlé ».
Pour ce qui est de ses habitants, dont les Egyptiens eux mêmes se disaient être les descendants, de nombreux faits linguistiques et culturels semblent les rattacher aux actuels Afars.
Tout comme l ’importance du vocabulaire commun à l’afar, au latin et au grec ne peut s ’expliquer que par les échanges culturels entre ces peuples durant la haute Antiquité, ce que prouverait les récits des Grecs eux mêmes et le caractère éthiopien qu’ils reconnaissaient par exemple à Cassiopée.

Ensuite, leur histoire se mêle à celle de l'Ethiopie:

De 1000 à 500 av J-C, la civilisation sabéenne, venue d'Arabie, s'est développée à Yeha (près d'Axoum).

De 100 à 330 empire axoumite et avènement du christianisme

Le VIIe siècle voit la pénétration de l'Islam par les premiers musulmans qui, persécutés par les Arabes, ont trouvé refuge en Ethiopie.

XIIe-XIIIe siècles règne du roi Lalibela. Roha est la capitale.

En 1635, sous le règne de l'empereur Fasilidas, Gondar devient la capitale du pays, elle le restera jusqu'en 1892.

En 1889, Ménélik II se proclame empereur. Ankober devient Capitale. Ménélik signe le traité de Wichalé avec les Italiens installés en Erythrée. Mauvaise traduction ? mauvaise interprétation ? ce traité aboutit à des querelles qui se terminent par la victoire de l'Ethiopie sur les troupes italiennes. C'était à Adwa le 1er mars 1896. En 1892, Addis-Abeba devient la Capitale du pays.

En 1930, le ras Tafari, fils du ras Makonen, gouverneur d'Harar et cousin de Ménélik, est couronné Négus (empereur). Il prend le nom de Hailié Sélassié. Il restera au pouvoir jusqu'en 1974.

1936, les Italiens occupent l'Ethiopie. Ils y resteront jusqu'au 5 mai 1941.

1974 le Derg, dictature militaire conduite par Mengistu renverse le Négus. Les années noires commencent. Le pays est mis à feu et à sang. Guerres, répressions farouches, famine... De nombreux chars rouillés gisant au bord des routes, dans le Nord notamment, témoignent de cette période meurtrière qui va durer jusqu'en 1991.

Depuis 1991 l'Ethiopie est un état fédéral régi par un régime républicain. Cependant le calme n'est pas établi, des conflits éclatent encore comme avec l'Erythrée de 1998 à 2000. La paix est fragile, les tensions sont fortes avec l'Erythrée et depuis quelques mois avec la Somalie.


A suivre: rencontre avec les Afars.



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques




Le niveau de vigilance du plan de secours volcan a été enclenché par la préfecture de La Réunion, à dater du 4 octobre 2009 à 16 h., suite à l'enregistrement d'une sismicité croissante sous le cratère Dolomieu du Piton de La Fournaise.

                               Le cratère Dolomieu - photo OVPF 2007.

Est-ce le signe d'une reprise d'activité prochaine ?

Trente séismes par jour :

Andrea Di Muro, nouveau directeur de l’observatoire volcanologique, indiquait en fin de journée : "D’une moyenne de huit séismes par jour, nous sommes passés à une trentaine, avec un séisme d’une magnitude maximale de 1,7", ce qui commence à être significatif pour le Piton de la Fournaise. Après les profonds remaniements de l’édifice volcanique dus à l’éruption d’avril 2007 "nous sommes un peu plus vigilants", avoue-t-il. Le chercheur italien, qui vient de rejoindre l’observatoire en juillet dernier, rappelle comment se sont déroulées les trois éruptions qui ont émaillé l’année 2008 : "Elles n’ont pas été accompagnées de gros signaux précurseurs ; aussi, nous sommes prêts". Alors, où et quand ? Les trois éruptions de 2008 ont eu pour théâtre le cratère Dolomieu, un gouffre de 300 mètres de profondeur. Une localisation presque logique, le magma choisissant le chemin le plus facile vers la surface, à travers un système très fracturé. Dans ces conditions, il peut sortir sans guère prévenir ! L’an dernier, le Piton de la Fournaise a joué avec les nerfs de la sécurité civile. Ainsi, le 15 août 2008, la préfecture déclenche-t-elle directement l’alerte 1 d’éruption imminente sans avoir le temps de passer par la case vigilance volcanique. Mais rien. La Fournaise se calme provisoirement. Plusieurs alertes 1 suivies d’évacuations de l’enclos, de retour en vigilance volcanique, se succèdent. L’éruption survient cinq semaines après le premier coup de semonce, le 21 septembre seulement, sans crier gare, au terme d’une crise sismique décisive cette fois. Des scénarios plus ou moins similaires ont accompagné les deux autres éruptions de 2008… La vigilance volcanique déclenchée hier prend donc toute sa signification : services de l’Etat et randonneurs sont désormais prévenus. Prudence.

Le magma à deux kilomètres sous le sommet :


"La sismicité avait repris depuis quelques jours, indique Valérie Ferrazzini, sismologue à l’observatoire volcanologique. Elle est localisée à l’aplomb du sommet, dans une zone située à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer", soit à environ 2000 mètres sous le sommet (2 632 mètres, mais le fond du cratère Dolomieu se situe vers 2 350 m). Y a-t-il un rapport entre ce "réveil" aujourd’hui et une courte crise survenue il y a tout juste quatre mois ? Entre "le 5 et le 12 juin, un essaim de 76 séismes, dont 54 dans la journée du 9, avait été détecté à une profondeur de 4 km sous le niveau de la mer" mais décalés sous le sommet "à l’ouest du cratère Bory". "La magnitude de ces séismes n’avait pas dépassé 1,5. Cette sismicité profonde n’a pas eu d’incidence sur la sismicité superficielle ou sur les déformations". A l’époque, cette crise avait été interprétée comme un possible épisode de réalimentation profonde du volcan. Mais l’écart avec la sismicité actuelle (quatre mois) ne permet pas d’établir un lien formel selon la sismologue. Le réseau de surveillance de l’observatoire n’a pas détecté de déformations significatives du sommet du volcan (gonflement traduisant la mise en pression de l’édifice). La préfecture indique pour sa part dans le communiqué qu’elle a diffusé hier : "Ces signes de reprise d’activité pourraient éventuellement se traduire par une éruption dans les jours à venir".




sources :
  - "Zinfos974.com" par Melanie Roddier
  - "Clicanoo.com" par F.Martel-Asselin

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
L'observatoire volcanologique de l'Alaska a fixé le code d'alerte du volcan CLEVELAND au niveau orange suite à l'émission le 02.10.2009 d'un nuage de cendres à 4,5 - 6,1 km. dérivant vers le NE.
Une activité éruptive ultérieure est possible.

                         Situation géographique - carte AVO

              Situation du volcan par rapport aux lignes aériennes.
Carte établie par le GOES/AVO après l'éruption de février 2001 et montrant que
le nuage de cendres coupe la majorité des lignes aériennes du grand Nord.


Le volcan Cleveland forme une part de l'ile Chuginadak, située au centre de l'archipel des Aléoutiennes (Alaska). La dénomination "Chuginadak" fait référence à la déesse aléoutienne du feu, censée résider dans ce lieu.
Il ne bénéficie d'aucun réseau de contrôle sismique et par conséquent aucune prévision d'éruption éventuelle n'est possible.
La brève éruption du 02.10.09 fut remarquée par satellite.
C'est pourtant un volcan très actif; ses éruptions récentes eurent lieu en 2001, 2005, 2006 et 2007. Une activité mineure a été signalée en 2008-2009.

        Eruption du 23.05.2006 - photo prise par l'équipage de l'ISS-13
                                          Nasa E.O. web site


Données du GVP :
Country: United States
Subregion Name: Aleutian Islands
Volcano Number: 1101-24-
Volcano Type: Stratovolcano
Volcano Status: Historical
Last Known Eruption: 2009
Summit Elevation: 1730 m 5,676 feet
Latitude: 52.825°N 52°49'30"N
Longitude: 169.944°W 169°56'38"W


Source : AVO - Alaska volcanolgic observatory

Cleveland Volcano Activity NotificationsRSS Feed
ORANGE/WATCH 2009-10-03 11:16:20 - Status Report
Satellite data indicate that Cleveland volcano erupted briefly this morning at ~0730 UTC (2330 AKDT) 02 October 2009, producing a small, detached ash cloud that drifted northeast of the volcano at maximum altitudes of 15,000' to 20,000' (4.5 - 6.1 km) . AVO increased the aviation color code to Orange, and the volcano alert level to Watch at 02:29 AKDT (10:29 UTC) this morning. Satellite views until about 6:45 AKDT (14:45 UTC) show that the ash cloud drifted northeast about 600 km (373 mi) and dispersed over the Bering Sea. While no more events have been detected this morning, further eruptive activity is possible.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Après une semaine marquée par de forts séismes dans le sud-est asiatique,
et fortement médiatisé, je vous propose, en ce Dimanche, un sujet un peu plus "léger" ... quoique ?



Volcano Buono, le seul volcan à être entré en éruption sur le continent européen dans le courant de ce siècle, est situé à proximité du Vésuve.


Titre racoleur qui annonce la création d'un immense centre commercial : Imaginé par l'architecte Renzo Piano pour revitaliser le district commercial de la cité de Nola, à proximité du Vésuve, considéré déjà comme le plus important terminal de fret du centre de l'Italie, ce centre commercial épouse les formes coniques d'un cratère; celui-ci contient un théatre d'extérieur et un marché, formant ainsi une sorte d'agora antique ;

un supermarché et de nombreux commerces, un cinéma de 2.000 places, un hôtel et des restaurants occupent concentriquement l'espace autour du cratère.



Le toit est traité comme une butte engazonnée et plantée de 25.000 plants. Une série de "skylights" crible le toit pour apporter un éclairage naturel




Si les parkings avaient pu être souterrains, l'ensemble aurait pu "passer"...
Les gigantesques zones bétonnées, recouvertes de véhicules, ne me font quand même pas penser à de la lave entourant le cône... et je leur préfère l'environnement beaucoup plus naturel du Vésuve tout proche.

 

 

                La silhouette imposante du Vésuve et  l'agglomération Napolitaine sous sa menace directe.


Source:

  Inhabitat : http://www.inhabitat.com/2009/09/14/colossal-green-volcano-rises-in-italy/

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