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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


                                                                                                                © B.Duyck - 2007



Une équipe du CNRS, dirigée par Haroun Tazieff, constate la présence en 1967 de deux lacs de lave au Erta Ale.

A cette date, les lacs actifs étaient logés dans leurs deux pit craters à 160 m. de profondeur. Dès lors, le niveau et l'activité de ces deux lacs n'a cessé de fluctuer.
En 1971, leurs surfaces situées à environ 30 mètres par rapport aux lèvres des puits sont agitées de fontaines jaillissant à une quinzaine de mètres de hauteur.
Fevrier- mars 1972 : toute la surface interne du pit crater nord est occupée par un lac de lave actif, soit 300 x 200 m.
A partir de 1973, les deux lacs de lave débordent de manière épisodique et ce, pendant deux ans. Une montée synchrone des lacs laisse supposer que, bien qu'il n'y ait pas de communication directe et superficielle entre eux, il y aurait une interconnection profonde sans doute par un réservoir commun, qui aurait reçu un apport de magma frais en provenance du manteau.
En 1976, le pit crater nord ne mesure plus que 100 m. de diamètre.
Entre 1984 et 1986, les niveaux des lacs semble stable et oscille entre 70 et 110 m. de profondeur.
En février 1987, des photos-satellite attestent de la disparition du lac de lave dans le pit crater nord.
En septembre 1992, le pit crater nord a repris ses dimensions initiales : +/- 300 m. de diamètre. Il fume très fort, mais pas de présence de lave !

                                                                                                           © B.Duyck


La progression en direction du nord s'effectue sur le fond de la caldeira, recouverte des coulées de débordement des années septante.
Il faut gravir des coulées imposantes, contourner l'un ou l'autre hornito(*) fumant, eviter les trous révélant des tunnels de lave sous-jacent au plancher bien plat à cet endroit... ils témoignent d'un des mode de dispersion de cette lave très fluide lors des débordements.

                                                                                                                 © B.Duyck


                                                                                                                © B.Duyck


                                                                                                                © B.Duyck


Le pit crater nord fume abondamment, nous obligeant au port du masque, spécialement sur sa rive ouest, en contournant ses bords fissurés et instables. Les gaz soufrés jaunissent les blocs de lave et sont agressifs pour nos poumons, notre peau et nos vêtements... mes cheveux sont passés du gris argenté à une teinte vaguement jaunâtre - pas très appétissante - et le short de mon compagnon de tente, du gris souris au violet.
Pour mes cheveux, ça s'est arrangé avec un shampooing lorsque nous avons retrouvé la civilisation; le short, lui, est resté de la même teinte !

                                                                                                                          © B.Duyck

                                                                                                                 © B.Duyck

 


                                      "Smog and blocks"    -  © B.Duyck

           Des "oeufs" laissent échapper une douce odeur d'hydrogène sulfuré... et il faut respirer

           un bon coup dans le masque, avant de l'enlever, le temps de faire une macro. - © B.Duyck


(*) Hornito : petit cone de qq. mètres de haut, prenant naissance à la surface de la coulée; ils sont construits par l'émission, à travers la croûte solidifiée de la coulée, d'un peu de lave sous pression.
(J.M.Bardintzeff in Volcanologie - Dunod )

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


Le volcan GAUA , au Vanuatu, montre des signes de future éruption :
il est fait mention d' "augmentation de l'activité sismique, d'émission de gaz sulfureux et de pollution des eaux".
Officiellement, les autorités du Vanuatu n'ont fixé le statut d'alerte qu'au niveau 1 (sur 5) ... l'histoire de précédentes évacuations, non suivies d'éruptions, font que la population locale ne prend pas au sérieux les grondements du volcan.

La reprise del'activité depuis les années 1960 indique une probable remontée de magma vers la surface. Ce volcan, niché dans une caldeira occupée par un lac, présente un risque important d'interaction entre le magma et un volume d'eau considérable... ces éruptions phréatomagmatiques sont extrèmement explosives.


On peut observer une activité de dégazage permanente sur les rives du lac Letas et dans l'eau de celui-ci, qui peut atteindre à cet endroit les 50°C









photo IRD/ Michel Lardy
Cliquez sur la photo pour accéder à l'article sur le Vanuatu.





Source : The volcanism blog - http://volcanism.wordpress.com


Statut du volcan Gaua dans le Global Volcanism Program / photo du Mt Garat et du lac Letas par John Seach 1999.

Gaua Photo

Country: Vanuatu
Subregion Name: Vanuatu
Volcano Number: 0507-02=
Volcano Type: Stratovolcano
Volcano Status: Historical
Last Known Eruption: 1982 
Summit Elevation: 797 m 2,615 feet
Latitude: 14.27°S 14°16'0"S
Longitude: 167.50°E 167°30'0"E

The roughly 20-km-diameter Gaua Island, also known as Santa Maria, consists of a basaltic-to-andesitic stratovolcano with an 6 x 9 km wide summit caldera. Small parasitic vents near the caldera rim fed Pleistocene lava flows that reached the coast on several sides of the island; several littoral cones were formed where these lava flows reached the sea. Quiet collapse that formed the roughly 700-m-deep caldera was followed by extensive ash eruptions. Construction of the historically active cone of Mount Garat (Gharat) and other small cinder cones in the SW part of the caldera has left a crescent-shaped caldera lake. The symmetrical, flat-topped Mount Garat cone is topped by three pit craters. The onset of eruptive activity from a vent high on the SE flank of Mount Garat in 1962 ended a long period of dormancy.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le PIT CRATER SUD est occupé par un lac de lave, présent depuis qu'il est connu.

H.Tazieff fait une distinction entre "lac de magma" et "lac de lave" : le lac de magma est alimenté par sa base en liquide sursaturé en gaz, et est le siège de mouvements de convection,  avec dégazage partiel produisant des fontaines de lave (cas de l'Erta Ale); le lac de lave résulte de l'accumulation de coulées très fluides déversées dans un bassin de l'édifice volcanique.

 

 

                                                                                                                 © B.Duyck

Un lac de lave est un "miracle permanent", tant les facteurs de survie d'un tel appareil sont complexes : il faut, pour que le lac perdure, un équilibre parfait entre l'alimentation et la vidange de la lave d'une part, entre l'apport  et la perte de calories d'autre part.

Si l'apport calorifique est trop faible, le lac se fige...la croûte qui le recouvre s'épaissit, durcit : c'est ce qui est arrivé au niveau du pit crater nord.

Si au contraire, l'apport de chaleur dépasse les pertes, le phénomène va s'emballer ...la lave va bouilonner, monter et finir par déborder du cratère, et le volcan "entre en éruption" : c'est arrivé en 1972, avec le premier débordement observé dans le cratère de l'Erta Ale.

Le fait que le niveau du lac sud ( débordant) soit à ce moment plus élevé que celui du nord (à 30 m. de profondeur) semble indiquer qu'il n'existe pas de communication directe entre les sources d'alimentation des deux puits d'effondrement, même si la lave est de composition similaire. ( G.de Saint-Cyr - carnets de trek).


Ces conditions d'équillibre sont rarement rencontrées : hormis celui-ci, le Niyragongo (branche ouest du rift Africain), l'Erebus (Antarctique) sont actifs depuis plusieurs décénnies; d'autres endroits en présentent, avec une durée de vie plus courte : la caldeira d'Ambrym (Vanuatu), le Kilauea (Hawaï), le Masaya (Nicaragua).

 

 

                                                                                                               © B.Duyck

Une peau noire et souple recouvre le lac de lave, percé par des fontaines de lave, et agité par des mouvements convectifs, responsables des déchirures. Le ressac de la lave sape les parois de la terrasse. A noter, le dégazage bleuté de dioxyde de soufre à gauche de la photo.


Des mouvements de convection et un dégazage intensif produisant des fontaines de lave font bouger cette croûte de la même manière que les mouvements de convection de l'asthénosphère font bouger les plaques tectoniques ... Leçon de tectonique en miniature et vitesse accélérée !

(J.M.Bardintzeff, in Futura Sciences)

 

        Un mini-point chaud et une ride d'accrétion (phénomène de rifting) se côtoient ici en un
       saisissant raccourci.
- © B.Duyck

        Ci-dessous, quelques belle fontaines. Pour les photographes, ces photos ont été prises en
        argentique et rescannées ensuite ... ce qui donne des couleurs de lave plus fidèles. -
© B.Duyck





      La lave des fontaines refroidit assez vite, en passant par toutes les nuances, allant de l'orangé au
      rouge cerise, framboise puis passant au gris  et enfin au noir, teinte de cette peau épaisse qui
      recouvre le reste du lac...un camaïeu difficile à reproduire en peinture. -
© B.Duyck


La terre vit ! Nulle part ailleurs sur la planète, on ne ressent cela comme sur ce volcan : à moins de 100 mètres sous nos pieds, elle naît, se détruit, pour se refaire aussitôt au rythme des vagues qui animent la surface du lac. De fulgurants jets de gaz projettent des fontaines dorées de lave très fluide, des bulles géantes éclatent et la projète aux alentours : vision cauchemardesque sur les entrailles en fusion de notre terre.
Ailleurs, une croûte partiellement solidifiée se morcelle en plaques qui glissent, s'écartent ou se chevauchent, basculent avant de disparaitre, englouties dans un bruit de succion par l'énorme masse de magma qui les digère.
Portés par le souffle chaud qui monte en permanence du puit, et nous oblige parfois à reculer tant c'est intense, des écheveaux de longues et frêles aiguilles de lave, verre volcanique étiré jusqu'à en devenir fin comme un cheveu, s'élèvent à quelques mètres au dessus du cratère pour s'éloigner et venir s'accrocher au relief de la caldeira... les "cheveux de Pelée" sont ici particulièrement longs.



                     Cette photo, en numérique, mérite quand même une place... eu égard à son titre :
                                                "le chaudron du diable".
- © B.Duyck

La nuit, le spectacle est encore plus grandiose : la scène est éclairée par le seul embrasement du lac; tout d'abord, on se bouscule un peu, au bord du gouffre, chacun cherchant le meilleur angle de prise de vue sur ce brasier toujours changeant... puis calmé, le visage brûlé et le dos glacé, comme devant un "feu de camp", on se laisse hypnotiser par les mouvements de la lave, abasourdi par les grondements du volcan et le chuintement des gaz. Il faut se raisonner pour quitter ce spectacle et retourner sur le bivouac, où la brève nuit sera entrecoupée de rêves volcaniques.

                                                                                                                  © B.Duyck




        Petit boulot avant de dormir : nous avons établi une barrière de pierres autour de notre
            bivouac, afin d'éviter au maximum vent et poussières (bien visibles sur le photo)
       Qui dira encore que les belges n'ont pas "une brique dans le ventre" ?!
- ©JM. Mestdagh


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Un rapport spécial concernant l'activité du Galeras nous est fourni par l'INGEOMINAS .


Une éruption explosive s'est produite le 30 septembre 2009, à 9 h.14.
Elle a été accompagné d'ondes de choc, qui ont ébranlé les villages avoisinants. Le personnel du Parc National a relaté les explosions et l'émission de matériaux incandescents dans le secteur du cône actif.
Associé à l'éruption, une colonne de cendres s'est élevée à une hauteur comprise entre 8 (observations locales) et 11 km. (selon le VAAC).
Les niveaux de dioxyde de soufre, mesurés entre 9 h.30 et 10 h., étaient compris entre 1.100 et 9.300 tonnes /jour.
Des chutes de cendres ont été observées dans les municipalités environnantes : Sandona, Ancuya, Linares, La Llanada et Sotomayor.

                                   Photo Ingeominas 30.09.2009 à 9 h.15
            Le nuage de cendres est visible dans le trou de nuage, en haut.
      Un clic sur l'image vous dirige vers le site de l'observatoire volcanologique.


Malgré la diminution de la sismicité après le phénomène éruptif, et étant donné l'activité actuelle ainsi que passée du volcan, le niveau d'alerte est maintenu. Pour mémoire, le Galeras a connu des épisodes éruptifs en février et juin 2009.

Source : Texte original de l'Ingeominas :
http://intranet.ingeominas.gov.co/pasto     /Imagen:Reporte_extraordinario_de_actividad_volcan_Galeras_del_30_de_septiembre_de_2009.pdf

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Né d'un point chaud, il y a 12.000 ans (Holocène), l'ERTA ALE est un volcan-bouclier basaltique, culminant à 613 mètres sur une dorsale océanique émergée (*).
Sa caldeira elliptique mesure 700 m. sur 1.600 m. De caractère effusif, on lui connait un lac de lave quasi permanent.

                             photo aérienne de Jürg Alean 2002 , in GVP

Situé dans un massif volcanique, il a cinq collatéraux :
  - le GADA ALE .
  - l'ALU - DALAFILLA .
  - le BORALE ALE .
  - l'HAYLI GUBBI .
  - l'ALE BAGU .

Les références soulignées en rouge donnent accès, par un simple clic, aux  fiches signalétiques du Global volcanism Program.

        image infra-rouge Aster - sat. Nasa - tout ce qui est "chaud" est représenté en teintes claires .
                            on peut voir un point blanc correspondant au lac de lave du Erta Ale.

Un peu d'histoire :
en raisons des conditions climatiques extrêmes et des problèmes politiques en Afar, l'Erta Ale, qui compte parmi les volcans les plus inaccessibles de la planète, n'a été visité qu'épisodiquement et par très peu de scientifiques.

Au milieu du 19°siècle, une expédition conduite par le capitaine Julietti fut massacrée par les guerriers Afars.
En 1967, une équipe du CNRS, dirigée par Haroun Tazieff, constata la présence de deux lacs de lave dans les puits d'effondrements nord et sud.
C'est Tazieff qui conduira par après les principales expéditions scientifiques à l'Erta Ale.


En 1972, la lave a atteint les bords du pit crater et s'épanche dans la caldeira. Les coulées vont déborder de la caldeira en 1974 pour recouvrir les flancs du volcan.
(à noter les limites du cratère sud dans les années 1970)

04.1972 - J.Varet , in GVP

En 1987, le lac de lave du cratère nord a disparu ...
une croûte solide a remplacé l'habituelle incandescence.







En 2003, on constate une baisse d'activité dans le cratère sud; sa surface se fige peu à peu, un hornito abritant un étang de lave de 30 m. de diamètre.

                     Cross section de 2003 - par
                     Bardintzeff & Pothé, in GVP.


Le 21.02.2004, seuls trois hornitos rougeoient.
En octobre 2005, la lave occupe à nouveau la superficie totale du pit crater sud.




Le lendemain, les dromadaires sont arrivés et on peut heureusement poursuivre le programme initialement prévu, ayant reçu eau et vivres.

Pour accéder à LA CALDEIRA, il faut descendre le long d'une paroi raide, haute de 60 mètres, sur un chemin étroit fait de blocs instables .


Notre bivouac est en contrebas de l'avant-plan; d'ici, on voit à peine le départ du chemin de descente.  Le brouillard bleuté vient du dégazement fort de dioxyde de soufre du pit crater sud... port du masque obligatoire !


Puis progresser sur les laves émises lors des débordements des années 70, et y rencontrer toutes les formes que peut prendre une coulée de lave fluide.




              Partout, sur la caldeira, de longs filaments de verre volcanique très urticants :
                                                            les "cheveux de Pelée.
(*)

                            Près du pit crater sud, une forme antropomorphique  rend hommage
                                                     à la déesse des volcans, Pelée. (*)

Demain, le pit crater-sud, et le LAC DE LAVE :


* Liens concernant :
- "dorsale océanique émergée" : article du CNRS.
   http://www.cnrs.fr/cnrs-images/sciencesdelaterreaulycee/contenu/dyn_int2-2.htm
- Déesse Pelée : la déesse des volcans.
   http://temple-deesse.racinespaiennes.org/DeessesCultures/pele.html
- les "cheveux de Pelée" :
  http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/objets/img_sem/XML/db/planetterre/metadata/LOM-Img68-2004-01-26.xml

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Une superéruption a laissé des traces dans les alpes italiennes, plus précisémment dans le Val Sesia, selon l'équipe de J.E.Quick, professeur de géologie à la Southern Methodist University.
Son étude permettrait de mieux comprendre les "super-volcans", comme le Yellowstone, deuxième plus grand super-volcan au monde et qui a connu sa dernière éruption il y a 630.000 ans.

Un soulèvement rare de la croute terrestre dans le Val Sesia révelle pour la première fois la "tuyauterie" d'un super-volcan depuis la surface terrestre jusqu'à la source magmatique située dans les entrailles de la terre. Ce soulèvement nous expose les traces de mouvement du magma au travers de la croute terrestre ... sur une profondeur exceptionnellement atteinte de 25 km. ( jusqu'à présent, les études se sont faites sur maximum 5 km.)
La caldeira de Sesia s'est formée lors d'une éruption datée du permien
- 248 à 298 millions d'années - et mesure plus de 13 km. de diamètre.
Quick, qui fut coordinateur pour les risques volcaniques à l' USGS déclare : " Ce qui est nouveau, c'est de voir le système de tuyauterie sur toute sa longueur au sein de la croute terrestre. Nous allons pouvoir comprendre le processus fondamental qui influence les éruptions : Où sont stockés les magmas avant une superéruption ? De quelle profondeur émanent ces éruptions?"
Cette exposition permettra d'établir les "liens de causes à effets" entre le volcanisme explosif et le mouvement des roches en fusion dans la croute terrestre. Sesia est la "pierre de Rosette" qui permettra de mieux comprendre et prévoir l'éruption de ces super-volcans, dont parlent les scientifiques depuis une dizaine d'années seulement... mais qui ont eu des effets dévastateurs sur le climat de la planète et sur la vie humaine.



Sources:
  - "Magmatic plumbing of a large Permian caldera exposed to a depth
    of 25 km." in Geology juillet 2009.
  - "Metamorphism of metasediments at the scale of an orogen :
     a key to the tertiary geodynamic evolution of the Alps"
     Potsdam universität.







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