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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

L'art sur les chemins du feu 8675 copie

Nous feuilletons cette semaine une autre page du carnet de croquis de mon ami Pierre, dédiée à l'Etna et une brève excursion à la Torre del Filosofo.


L'art sur les chemins du feu 8675 copie bis     Le Mongibello - silhouette générale - Croquis Pierre GEORGES septembre 2008.

En deux traits, la silhouette du volcan est fixée ! Quelques traits annexes pour le relief et un avant-plan ... et voilà le Mongibello immortalisé, empreinte massive qui emplit le paysage.

Bien que la photo hivernale ne soit pas prise exactement du même endroit, on retrouve la silhouette familière du volcan.

Monte Etna San Gregorio di Catania 2001 copie                 L'Etna de San Gregorio di Catania - 2001. Boris Behncke.


L'art sur les chemins du feu 8675 copie ter       Etna - les cratères sommitaux - croquis Pierre Georges - septembre 2008.

Par rapport à une photo, le croquis permet d'extraire une partie choisie du paysage ... on assiste ici à un "recadrage intellectuel" du paysage perçu (dans son intégralité par l'appareil photo).
Le panache de fumées et son origine sont bien renseignés.

Sicile 08 735 copie

       Les cratères sommitaux en arrière-plan, les cratères 2002-2003 en avant-plan

                                                  © B.Duyck septembre 2008.

 

Je ne résiste pas à la tentation de joindre une vie rapprochée des cratères 2002-2003, toujours bien fumants cinq ans après l'éruption.


Sicile 08 726 copie

       Cratère 2003 - © B.Duyck sepembre 2008.


carte Etna sud copie

       Carte de situation , d'après  carte des Guides de l'Etna  - © B.Duyck

  en rouge, la piste empruntée par les véhicules depuis le terminus du téléphérique

          vers Torre del Filosofo, entre les cratères 2003 et les cratères sommitaux.

 

Merci à Pierre Georges pour son partage de croquis.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La dernière décennie, 2000 à 2009, fut la plus chaude depuis l’enregistrement régulier des températures, en 1880.

Et 2009 détient le triste record de la seconde année la plus chaude, malgré les basses températures de décembre. Il peut y avoir une « contradiction » entre la perception humaine et les résultats engrangés par les scientifiques : pour la plupart des gens, on n’a pas eu un tel hiver depuis longtemps … et pourtant le réchauffement global n’a pas cessé lors de la dernière décade.


Depuis 1880, l’augmentation globale des températures est de 0,8°C (1,5°F) selon le GISS – the Goddard Institute for Space Studies.

 

Fig2a s

 

Hormis les taux d’émissions gazeuses liés aux activités humaines, diverses influences naturelles ont été relevées :

- les cycles solaires

- le cycle tropical « El Nino – La Nina »

- les périodes d’éruptions volcaniques importantes.

 

Les cycles d’activité solaire plus ou moins forte seraient responsables de variation de température, dans le sens refroidissement et réchauffement, de l’ordre de 0,1°C (0,18°F). Pour 2009, l’influence solaire à son minimum n’a eu aucune influence sur le réchauffement moyen.


 

Fig4

Le cycle tropical « El Nino-La Nina » :

Celui-ci fut particulièrement fort en 1998 et pourrait avoir aussi une influence sur les températures moyennes en 2010, avec une estimation imputée de 0,2°C (0,36°F).


 

sstanim

 

Les volcans peuvent affecter le climat par leurs émissions de fines particules et de gaz, comme le dioxyde de soufre, dans l’atmosphère. Ces aérosols sulfatés interagissent en réfléchissant les radiations solaires, qui sont renvoyées vers l’espace et sont responsables d’abaissement de la température moyenne du globe.

Dans le passé, les éruptions importantes des volcans Pinatubo, aux Philippines,et du El Chichon, au Mexique, furent responsables d’une baisse de température mesurée à 0,3°C (0,54°F) ... en 2009, aucune éruption suffisamment importante pour affecter le climat !

 

Mauna_Loa_atmospheric_transmission.png

toutes les éruptions importantes -VEI >4 - furent suivies de baisses de transmission

d'irradiation solaire plus ou moins longues.

 

03_JUN_1984_JUN_1990.jpg

    Impact de l'éruption de El Chichon sur la stratosphère et la basse troposphère.

 

 

t-Pinatubo_huge_vue_de_satellite.jpeg

  Vue satellite du panache de cendres émis par l'éruption du Pinatubo, mélangé

          aux formations du typhon Yunga - Nasa/NOAA 14.06.1991

 

Toutefois ce refroidissement n'est pas le seul effet des aérosols : si à basse altitude la température baisse, dans la stratosphère les aérosols déclenchent au contraire, par effet de serre, une élévation des températures. Les aérosols volcaniques ont donc un effet dynamique sur le climat et agissent non seulement en refroidissant la basse atmosphère mais aussi en perturbant les courants de la haute atmosphère. Ces effets sont cependant limités dans le temps : les aérosols retombent en quelques mois. Les plus puissantes éruptions peuvent cependant occasionner la présence d'aérosols sur une durée de 1 à 3 ans. Une éruption volcanique agit donc sur le climat en fonction de la violence de l'éruption, de la composition des éjectats, mais aussi de la position du volcan. Un volcan situé dans la zone équatorial disperse plus largement et plus rapidement ses aérosols dans l'atmosphère et a donc plus facilement un effet global sur l'atmosphère. Enfin l'effet de l'éruption dépend aussi de la date d'éruption dans l'année ainsi que de l'état du système climatique au moment de l'éruption.

 

Il semble donc que l'activité volcanique ne nous ait pas fort aidé dans notre action contre le réchauffement climatique cette dernière décade ... faira-t-elle mieux au cours de la suivante ? A suivre .

 

Sources :

- Life Sciences : "Past decade the warmest since 1880"

  article du 23.01.2010.

- graphiques du GISS

- GISS surface temperature analysis

      http://data.giss.nasa.gov/gistemp/

- Climate effects of volcanic eruptions

    http://www.geology.sdsu.edu/how_volcanoes_work/climate_effects.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Je reprends le titre du "Télé-Moustique" , car il qualifie bien des prévisions sur l'instabilité sismique future des Caraïbes et un futur tsunami possible.

Instabilité sismique - répliques :


Des experts ont averti que le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier pourrait être le premier d'une longue série. Selon les scientifiques de l'USGS, les répliques pourraient continuer pendant des mois, sinon des années, avec une fréquence diminuant au cours du temps; il y a aussi une petite probabilité d'avoir un tremblement de terre plus important que le séisme initial.

haiti_fault_map-660x528.jpg              Carte des répliques sismiques sur Haïti - USGS, in Wired Science.

En référence aux statistiques concernant les répliques, la probabilité d'avoir, dans le mois suivant le 21.01.2010, d'autres séismes est :
- de 3% , concernant les séismes de magnitude 7 ou plus.
- de 25% , concernant les séismes de magnitude 6 ou plus.
- de 90% , concernant les séismes de magnitude 5 ou plus.
(Données prévisionnelles de l'USGS - 21.01.2010. - susceptibles de correction en fonction d'analyses futures par photo satallite, radar et LiDar - télédétection laser aéroportée (*).

Depuis, un autre séisme a frappé les îles Caymans.

Issues-in-Risk-Science-8-5.jpg            Document from "Tectonic threats in the Caribbean " - réf. ci-dessous.
             N.B. : "Hispaniola" = Haïti + St Domingue.

Possibilité de tsunami lié à un futur séisme :

Des prises de mesures par satellite confirme un déplacement de la plaque Caraïbe par dessus la plaque Atlantique égal à 2 cm. par année. D'autres données récoltées sur plusieurs décades montrent que le déplacement le long de failles de transformation, lors de la catastrophe à Haïti, n'a pris en compte qu'environ la moitié de l'énergie associée au mouvement ... abandonnant l'autre moitié, qui reste emmagasinée dans le système.
L'énergie restante peut se dissiper par des ajustements dans la zone de failles, mais l'équipe du professeur Mc Guire, de l'UCL - University College London -  penche pour une accumulation au niveau de la faille en subduction vers l'est.
Des mesures géologiques du Professeur McGuire indiquent que le stress augmente dans la section de faille située entre l'est de la République Dominicaine et La Guadeloupe et des séismes de magnitude 8,5 à 9 pourraient rompre l'entièreté des 1.000 km de cette faille.
En cas de libération de l'énergie au niveau de cette faille sous-marine, ceci pourrait causer un tsunami catastrophique semblable à celui du 26 décembre 2004 en Indonésie/Océan Indien.

(*) - Lexique :
- Technique LiDar : Light Detection and Ranging
   télédétection par ondes lumineuses contrairement au radar,
   qui est un système de télédétection par ondes radios.

Sources :
- "Caribbean at risks of more large earthquakes"  in New Scientist / environnement - lien
- USGS issues assessement of aftershocks hazards in Haïti
  par le Dr Applegate 21.01.2010
- "Tectonic threats in the Caribbean"  par Dr S.Day, C.Kilburn and Prof. B.McGuire
- "Haiti aftershocks will continue for months" in Wired Science. - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Un communiqué du KVERT - Kamchatka Volcanic Eruption Response Team - en date du 26.01.2010 nous annonce que, faute de subsides de la part du gouvernement russe, l'arrêt de ses services et la fermeture de son site web à dater du 1°février.

Le Kvert s'occupait depuis , en relation avec l'AVO - Alaska Volcano Observatory - et différents organismes spécialisés des codes aviation concernant la région du Kamchatka et des Kuriles.
Il couvrait également l'activité volcanique et les prévisions d'éruptions sur cette zone.

1204683932_.jpg        Les volcans de cette partie du "cercle de feu" sont sous la surveillance de
        l'AVO pour la partie Alaska et le KVERT pour le Kamchatka et les Kuriles.
                                           Doc. AVO.

Cette situation était prévisible : les coupures de subsides ont commencé en 2007 ; depuis, les équipes du Kvert ont poursuivi leurs services tant bien que mal ... mais doivent maintenant "mettre la clef sous le paillasson".
Cette situation s'était déjà présentée dans le passé (1994).

En attendant que cette situation s'améliore, l'AVO assure la surveillance des volcans de la région en collaboration avec l'ICAO - International Civil Aviation Organisation ... avec une augmentation certaine des risques suite à une moindre couverture, ce dont le gouvernement Russe n'a cure !
Pour mémoire : son dernier rapport du 21.01.2010 , avec 3 volcans en code orange : Sheveluch, Klyuchevskoy et Karymsky.

logo_kvert.jpgToute notre sympathie aux scientifiques du Kvert.


Sources :
- AVO : site
- AVO : Kvert latest release
- KVERT : lien pour autant qu'il fonctionne encore .

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Durant la période du 20 au 26 janvier, étant donné la couverture nuageuse, les explosions du Tungurahua ne furent détéctées que par le réseau de sismomètres.
Une éclaircie , le 23, a permis une vue satellite.

tungurahua_tmo_2010023.jpg

       NASA image by Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team.Captuon by Robert Simmon.

                    Le panache était noté à 8.200 m.-  Instrument: Terra - MODIS - 23.01.10
Occasionnellement, des panaches de cendres ont pu être observés montant entre 5 et 8 km. Des chutes de cendres, des bruits, parfois semblables à des coups de canon, et des vibrations ont été reportés. Le 26 janvier, une explosion a engendré un panache de cendres atteignant 9 km. avec des retombées sur l'ouest du volcan.

Tungurahua-26.01.10-M.Wering-martinair.jpg             Photo prise le 26.01.10 par M.Wering - Martinair (on IGEPN)

Entre le 20 et le 23, le Tungurahua a produit des fontaines de lave et ejecté des blocs incandescents qui ont dévalé ses pentes.

tung.-14.01.10-P.Ramon-IG.jpg                           Activité nocturne le 14.01.10 - P.Ramon - IGEPN

Tung.-14.01.10--500---P.Ramon-IG.jpg            Image thermique IGEPN 14.01.10 - les températures données : 500°C.


Sources :
- Nasa Earth Observatory
- Global Volcanism Program - weekly reports
- IGEPN - Tungurahua.
.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le premier danger auquel on pense sur une île volcanique est l’activité volcanique, quelque soit le contexte géodynamique dans lequel elles se trouvent, point chaud ou arc insulaire.

Bien que moins fréquents et dangereux par rapport à l’activité volcanique, les tsunamis peuvent être catastrophiques sur des îles habitées principalement sur leurs côtes.

 

Qu’est-ce qui peut générer ces tsunamis ?

 

Des séismes sous-marins, accompagnés ou non de glissements de terrains.

Des éruptions sous-marines à faible profondeur, avec un effondrement partiel de l’édifice volcanique.

Des glissements de terrain non-volcaniques.

Une entrée en mer, soudaine et massive, de matériaux causée par des coulées pyroclastiques associées à l’activité volcanique ou des avalanches résultant de la déstabilisation des flancs du volcan.

 

Dans les petites Antilles, on a relevé plusieurs tsunamis dépendant de séismes. Le plus important s’est produit au large de la Guadeloupe en  novembre 2004, lié à un séisme de magnitude 6,3 et dont l’épicentre était situé entre La Dominique et le sud de la Guadeloupe.

 

Les tsunamis liés à une déstabilisation de flancs  sont souvent dévastateurs ; malgré une faible probabilité d’occurrence, ils sont à l’origine de catastrophes importantes. Les plus récents sont ceux liés à l’éruption du Krakatau, en 1883, qui fit 36.000 victimes en Indonésie, ou celui du volcan Unzen au Japon, avec 15.000 victimes en 1792.

tsunami30.12.2002 estimation gEn fin décembre 2002, un petit glissement de terrain (20 M m³) au niveau de la Sciara del fuoco sur l’île de Stromboli a généré un tsunami localisé qui a détruit des maisons, heureusement évacuées et situées jusqu’à 2 m. au dessus du niveau de la mer.

 

Dans l’arc antillais, divers exemples de petits tsunamis liés à l’entrée brutale de produits volcaniques dans la mer ont été observés :

à la Montagne Pelée (Martinique) en 1902 , à Montserrat, en 1997, 2003 & 2006, où l’écroulement d’une partie du dôme en croissance de Soufrière Hills est impliqué.

Des investigations ont déterminé une quarantaines d’évènements de déstabilisations de flancs, impliquant des volumes allant de 0,1 à plusieurs dizaines de km³ ( Campagne Aguadomar - Le Friant 2002-2004, Boudon 2003)

 

Quelles en sont les causes ?

                      Pour les îles bordant le bassin de Grenade, les déstabilisations de flanc des édifices volcaniques sont de grande ampleur et toutes dirigées vers l'ouest, les avalanches de débris s'épanchant dans le bassin de Grenade.


Destabilisation-CNRS.jpg                             Document CNRS - Dépôts d'avalanches de débris.


il exist   Il existe en effet une importante dissymétrie est-ouest de l’arc. Les flancs ouest, aériens et sous-marins, des édifices volcaniques ont des pentes beaucoup plus fortes que les flancs est. C’est à la fois une conséquence puis une cause de l'instabilité de ces édifices volcaniques.

             Sur les îles du nord de l’arc, pour lesquelles les déstabilisations sont de plus faible volume et affectent principalement la zone sommitale de d’édifice, l’importante hydrothermalisation et fracturation de l’édifice semble être la cause principale de l’instabilité.

             D’autres facteurs ont été relevés : variation de niveau de la mer, facteurs tectoniques …


volcTsuCaribMontserrat-2003-MVO.jpg

Ee                                  Entrée en mer de coulée pyroclastique - MVO 2003.

 e

             Les déstabilisations de flanc jouent un rôle majeur dans l'évolution des édifices volcaniques.

             C’est dans une nouvelle structure que se formera le cône suivant … il y a déplacement de la zone d’émission et une orientation parfois différente des coulées pyroclatiques qui seront générées par un effondrement du dôme.

             Des différences de pressions exercées sur le réservoir magmatique peut modifier en quantité cette production magmatique et permettre une remontée de magmas différents vers la surface.

Sources

              Sources :

 

- « Tsunami en contexte volcanique insulaire » par Anne Le Friant – IPGP/CNRS.
- "Instabilité des volcans des petites antilles - les déstabilisations de flanc : causes et conséquences par A.Le Friant & al. - IPGP.
- " L'île de La Dominique, à l'origine des avalanches de débris les plus volumineuses dse petites antilles " par A.Le Friant et al., C.R.Geoscience 334 (202) 235-2-43
- "Tsunami of volcanic origin in the lesser antilles islands of the Caribbean" par G.Pararas-Carayannis
  http://www.drgeorgepc.com/TsunamiVolcanicOrigin.html
- "Tsunami generation mechanisms from volcanic sources" du même auteur :
http://www.drgeorgepc.com/TsunamiVolcanicMechanisms.html

Demain : prévisions sur Haïti et sa région.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

St-Lucie-s-soufriere-bay---Pt---gros-Pitons----L.Siebert-9.jpg     St Lucie's Soufriere Bay - photo Lee Siebert 1991 - Smithsonian inst.

Géologie de l'île :

St Lucie est entièrement constituée de roches volcaniques. Elle a commencée sa vie par une série de volcans sous-marins; suite à une série d'éruptions réparties sur des millions d'années, ces volcans ont bati une structure qui a fini par sortir de l'eau.
Newman divise les centres volcaniques en 3 grands groupes basés sur leur âge et distribution géographique :
1. Basaltes érrodés et centres andésitiques. (série nord de Newman ) Ces roches, les plus anciennes de St Lucie, sont situées dans la plupart des zones N & S. de l'île, ce qui peut prêter à confusion; datés de 18 à 5 millions d'années dans le nord, de 10,1 à 5,2 Ma dans le sud, ces centres volcaniques sont considérés comme éteints.
2. Série centrale andésitique - Dissected andesitic centre - datée de 10,4 Ma (Dennery) à 2,8 Ma (Derriere Dos)
3. Le centre volcanique de la Soufrière (série sud de
Newman)

stlucia_2.gif
Le centre volcanique Soufrière - Caldeira qualibou :

Siège le plus récent de l'activité volcanique sur St Lucie,  il comprend différents évents volcaniques et un vaste champ géothermal, localisés dans la dépression Qualibou, formée il y a 300.000 ans suite à un glissement catastrophique.
Les roches les plus vieilles, basaltiques, sont datées de 5 à 6 Ma; il y a 2 Ma, une phase volcanique est à l'origine de la formation du Mont Gimie et des montagnes voisines.
Les pitons sont des restes de deux dômes de lave dacitique formés depuis 200 à 300.000 ans.

stlucia---Soufriere-volcan-center-UWI.gif                   Schéma de l'University of the West Indies - UWI.

St-Lucie---Gros-et-petit-pitons---Qualibou-cald.---L.Sieber.jpg  La caldeira Qualidou, les Gros et Petit pitons - Photo Lee Siebert 1991
                    prise à 180° de la précédente - Smithsonian inst.

Terre-blanche-lava-dome-in-Qualibou-caldera---L.Siebert-199.jpg       Le dôme de lave Terre Blanche dans la Caldeira Qualibou.
                                photo Lee Siebert  - Smithsonian inst.

Entre 40 et 20.000 ans, une violente phase d'activité volcanique a secoué le centre de la Soufrière, produisant de nombreuses coulées pyroclastiques dacitiqueset des surges.
Les dépôts générés par ces éruptions sont divisés en 2 groupes : Les dépôts ponceux Choiseul et Belfond.
Après cette phase explosive, ce sont formés une série de petits dômes de lave (Terre Blanche, Belfond) et de cratères d'explosion (La Dauphine).
La présence de cratères et dômes de lave relativement jeunes - moins de 20.000 ans -, d'essaims de tremblements de terre superficiels et d'un champ géothermal actif - Sulphur Springs - indique que ce "centre Soufrière" est potentiellement actif et susceptible d'éruption future; l'hypothèse privilégiée est celle d'une éruption de type phréatique plus ou moins importante au niveau de Sulphur Springs.

St-Lucie--3-Sulphur-Springs.jpg                   La température des eaux est de 70-90°C,
                                 celle des fumerolles supérieure à 170°C.               
                Les fortes émanations d' H2S éloignent moustiques et serpents
                          à Sulphur Springs - photo sfvincent.free.fr.

Les premiers amérindiens présents sur Sulphur Springs ont contribué à sa mythologie : les Arawaks croyaient que, Yokaku, leur dieu du feu, était assoupi dans les sources bouillonnantes; les Caraïbes, qui les ont suivi dans l'occupation de l'île, faisaient des sacrifices de jeunes vierges pour apaiser la colère des dieux, durant les périodes de forte activité géothermale.

On y trouve une pierre particulière : la Jarosite, un sulfate basique hydraté de fer et potasse.
Pour mémoire : basalte - dacite.

RockClassif-A.gif


Sources :
- Global Volcanism Program - Qualibou
- The University of the West Indies, seismic
   research center - islands profiles : St Lucia


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L'essaim de petits séismes, qui a débuté le 17 janvier 2010, à environ 16 km. au nord-ouest de l'aire où est localisé "Old Faithfull", continue de plus belle : à ce jour, on dénombre 1.271 séismes
dont le plus important était de magnitude 3,8.
Pour mémoire, la moyenne annuelle de séismes enregistrés au Yellowstone est de 1.600 - contre 1271 en moins de 10 jours cette fois !
Selon le YVO, les séismes sont considérés comme résultants de glissements sur une faille pré-existante et qualifiés de tremblements tectoniques. Ils ne sont PAS causés par des mouvements sous-terrains de magma; il n'y a pas d'indication de future activité hydrothermale, ni volcanique.

Yellowstone-earthqu.26.10.2010.gif

Ci-dessous, la liste des 30 séismes les plus récents, ainsi que des séismes de magnitude supérieure à 3., avec localisation et horaires.


Update time = Tue Jan 26 0:00:04 MST 2010
Here are the 30 most recent earthquakes and all M>3 earthquakes on this map...

 MAG    DATE    LOCAL-TIME  LAT     LON    DEPTH    LOCATION
y/m/d h:m:s deg deg km
 1.3  2010/01/25 15:44:13 44.553N 110.931W  9.3   18 km (11 mi) SE  of  West Yellowstone, MT
2.3 2010/01/25 15:43:32 44.566N 110.933W 7.1 17 km (11 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.3 2010/01/25 14:29:25 44.569N 110.963W 10.2 15 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.6 2010/01/25 05:34:10 44.563N 110.958W 10.2 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.9 2010/01/25 04:32:10 44.566N 110.956W 10.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.3 2010/01/25 04:31:07 44.567N 110.957W 11.1 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.5 2010/01/25 04:30:42 44.566N 110.954W 11.1 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.9 2010/01/25 04:12:48 44.566N 110.959W 9.8 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.8 2010/01/25 04:11:30 44.567N 110.959W 10.4 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.1 2010/01/25 03:27:36 44.564N 110.960W 10.3 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.3 2010/01/25 00:58:02 44.566N 110.950W 11.2 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.4 2010/01/25 00:56:09 44.567N 110.957W 10.1 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.1 2010/01/24 23:22:42 44.566N 110.960W 11.1 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.1 2010/01/24 23:21:34 44.564N 110.960W 11.0 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.0 2010/01/24 23:09:46 44.567N 110.961W 10.0 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.5 2010/01/24 21:44:49 44.566N 110.959W 10.3 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.6 2010/01/24 21:29:52 44.577N 110.963W 9.9 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.2 2010/01/24 20:47:10 44.559N 110.966W 9.6 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.6 2010/01/24 10:21:24 44.565N 110.960W 10.6 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.5 2010/01/24 07:32:21 44.565N 110.960W 10.0 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.4 2010/01/24 04:09:13 44.550N 110.965W 7.0 17 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.9 2010/01/24 04:08:34 44.552N 110.962W 10.3 17 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.5 2010/01/24 04:02:22 44.555N 110.951W 11.8 17 km (11 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.6 2010/01/24 03:02:45 44.565N 110.962W 9.8 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.6 2010/01/24 03:01:46 44.564N 110.962W 9.7 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.3 2010/01/24 02:59:46 44.591N 110.930W 9.7 16 km (10 mi) ESE of West Yellowstone, MT
0.1 2010/01/24 02:59:29 44.565N 110.948W 11.3 17 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.4 2010/01/24 02:55:46 44.563N 110.958W 9.6 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.3 2010/01/24 02:36:07 44.557N 110.949W 11.6 17 km (11 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.9 2010/01/24 00:56:43 44.565N 110.960W 10.4 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.0 2010/01/21 22:38:40 44.550N 110.972W 8.4 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.8 2010/01/20 23:16:19 44.567N 110.968W 9.6 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.7 2010/01/20 23:01:50 44.565N 110.977W 9.0 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.3 2010/01/19 21:41:03 44.569N 110.966W 9.2 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.2 2010/01/19 18:35:37 44.561N 110.968W 9.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.5 2010/01/19 14:32:31 44.562N 110.974W 9.3 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.3 2010/01/19 09:48:32 44.566N 110.965W 6.7 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT


Sources :
- ANSS - Advanced National Seismic System
sur : http://www.seis.utah.edu/req2webdir/recenteqs/Maps/Yellowstone.html
- YVO - Yellowstone Volcano Observatory.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

turrialba_ali_2010.01.21.jpgNASA Earth Observatory image by Robert Simmon, using EO-1 ALI data provided by the NASA EO-1 team. Caption by Robert Simmon.

La Nasa nous offre une fois de plus une superbe photo, prise le 21 janvier 2010 : Le Turrialba dans son contexte montagneux.

Selon le RSN - réseau national de sismologie, l'activité du volcan s'était accrue à partir du 4 janvier avec des émissions de panaches gazeux et du trémor volcanique, puis émission de cendres à partir du 5 janvier. Le bruit du gaz et des cendres émis était perceptible, comme un bruit de "jet", à des kilomètres.

Turrialba-volcano-informe07012010-6.jpg             Ejection de gaz et cendres - photo GJSoto - RSN - le 06.01.2010.

Sur la photo, la région sommitale apparait en teintes grise et brune, avec un panache de gaz bleuté. Les champs et prés sont vert clair et tranchent sur le vert foncé des zones forestières.
Depuis 2007, les pluies acides causées par l'activité croissante du volcan ont brûlé la végétation dans la zone sud-ouest du massif volcanique (zone brun-orangé)


Turrialba volcano-informe07012010-3
Carte des zones affectées par les pluies acides entre 2007 et 2009 et situées
au SO. du volcan (petit rond jaune décentré)
 document rapport RSN 04-10.01.2010.

Sources :
- Nasa Earth Observatory
- RSN rapport du 04 au 10 janvier
- Ovsicori - A noter l'installation d'une webcam au Turrialba
  accessible par : http://www.ovsicori.una.ac.cr/videoturri.html

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Publié le par Bernard Duyck
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St Kitts & Nevis ou St Christophe et Niévès - : ces deux îles furent découvertes en 1493 par Christophe Colomb lors de son deuxième voyage. Les anglais la nommèrent "St Christopher" et plus récemment sous le diminutif de "St Kitts".
En 1967, St Kitts & Nevis devint un état associé à la couronne britannique, avec une totale autonomie interne; et parvint à l'indépendance en 1983.

St Kitts est composée presqu'exclusivement de roches volcaniques : Andésite et Dacite.
L'archipel est géologiquement jeune, sa formation ayant commencée il y a moins de 50 millions d'années, durant le Miocène.
Le plus haut sommet de cette île montagneuse est le volcan Liamuiga, aussi connu sous le nom de Mont Misery; celui-ci est coiffé d'un cratère d'un km. de large, qui a contenu un lac peu profond jusqu'en 1959. Deux dômes de lave sont situés sur le flanc ouest, et un troisième, Brimstone Hill, sur le bas du flanc SO. Son éruption la plus récente date de moins de 2.000 ans, avec production de coulées pyroclastiques et de lahars.
Seules subsistent quelques fumerolles actives au niveau du cratère sommital.

Liamuiga---St-kitts.jpg                                     Le volcan Liamuiga - Photo Kristie Simpson (UWI)

Geologie StKitts
                      Carte géologique avec position des dômes - UWI.

Nevis a débuté sa formation au milieu du Pliocène, il y a 3,45 millions d'années.
L'île conique de Nevis est un cône composite avec des cratères sommitaux chevauchant. Plusieurs dômes de lave sont présents sur les flancs du volcan : Madden's mount, Butlers mountain, Mount Lily et Saddle mountain.
Son histoire éruptive est mal connue; la dernière éruption daterait de moins de 100.000 ans.
On trouve sur l'île des zones de fumerolles actives et de sources chaudes.


Nevis-peak--Kirstie-Simpson-UWI.jpg                          Le pic Nevis - Photo Kirstie Simpson - UWI.

Sources :
- The UWI seismic research center : St Kitts
- The University of the West Indies : St Kitts volcanic hazard
   assessment.

- Caribbean volcanoes : St Kitts
- Global Volcanism Program : Liamuiga
- Global Volcanism Program : Nevis Peak.

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