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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages



L'intérieur de l'île est constituée de montagnes d'origine volcanique et couvertes d'une épaisse végétation.
L'importance des précipitations explique l'humidité intense qui baigne sur l'île et son étonnant trop-plein végétal. Les précipitations, présentes toute l'année, atteignent un maximum entre juin et octobre; elles varient entre 5.000 et 9.000 mm. sur les reliefs les plus exposés.

Géologiquement, la Dominique appartient à l'arc volcanique des petites Antilles. Une dorsale montagneuse centrale coupe le pays selon un axe orienté NO-SE., avec d'importantes pentes et de profondes vallées d'altitudes variant entre 300 m. et 1.400 m. au desuus du niveau de la mer.
Les sommets les plus élevés sont le Morne Diablotins, avec ses 1447 m., suivi du Morne Trois Pitons, plus au sud et d'une hauteur de 1423m.
Les formations rocheuses sont composées principalement d'andésite et rhyolite, témoins d'un volcanisme de subduction explosif.

La-Dominique---boiling-lake-04-vallee-desolation.jpg   Image Google 3D - les zones affectées par des fumerolles sonr en beige clair,
                              La zone de boiling lake est en bleu ciel, à 10 h.

 Le volcanisme est toujours légèrement actif, comme en témoigne la présence d'un lac en ébullition et la présence d'une "Vallée de la Désolation" dominicaine.

Boiling Lake, le lac "en ébullition" (le second du monde par sa taille) se trouve au fond d'un cratère et est alimenté par une chute d'eau, l'ébullition y étant provoquée par la chaleur d'une chambre magmatique souterraine.
Le lac n'est pas vraiment en ébullition : les bulles et la fumée observées correspondent en fait aux émanations des gaz volcaniques qui s'échappent. On notera tout de même que la température de l'eau est proche de 100°C.
Son niveau peut fortement varier et le lac presque s'assécher par moment. Lien vers un article relatant ses variations de couleur et niveaux.
Les trails pour cette zone sont trouvables sur :
www.avirtualdominica.com%2Fgeology.cfm&anno=2.

boiling-lake-07-bouillonnement.jpg                                   photo N.Seprez-L.Wilhem , sur Eduscol.

"La vallée de la Désolation" est une vallée où les vapeurs sulfureuses empestent l'atmosphère. De nombreuses sources chaudes alimentent cette vallée empêchant le développement de toute vie végétale à proximité, ce qui contraste nettement avec la végétation tropicale luxuriante environnante.

La-Dominique---boiling-lake-05-vallee-desolation.jpg
              La vallée de La Désolation, avec au fond les fumées du Boiling Lake .           
                                   photo N.Seprez-L.Wilhem , sur Eduscol.

Les fumerolles résultent de la sortie de gaz volcaniques, qui sont principalement constitués de vapeur d'eau, avec un faible pourcentage de CO2, de SO2 à l'odeur piquante et irritante et d'H2S à l'origine de l'odeur d'œuf pourri que l'on sent dans la vallée.

L'eau des fumerolles est principalement de l'eau de pluie (eau météorique) qui s'infiltre dans le sous-sol. Dans ces régions à fort gradient géothermique, cette eau se réchauffe rapidement et peut dépasser la température d‘ébullition ; un circuit convectif s'établit alors, qui fait remonter ces eaux et/ou vapeurs chaudes. Le CO2 et les gaz soufrés sont, eux, principalement issus du magma (ou directement du manteau).

 

Au sud-ouest de l'île, sur la côte, se trouvent les vestiges d'une grande caldeira sous-marine dont la partie Est forme la presqu'île de Scott.

 

Sources :

- Planet Terre - Eduscol : Vallée de la Désolation et Boiling

  lake sur l'île de La Dominique

- Boiling lake : présentation et vie

   http://www.natureisland.com/BoilingLake.html

- photos sur : flickr boiling Lake group.

 


 

 




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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
L'art de croquer : je ne parle ici que de "nourriture esthétique" !

Croquer :  ex-a. "Dessiner, peindre sur le vif, en quelques traits rapides, esquissés."
Croquis : "Dessin rapide dégageant, à grands traits, l'essentiel du sujet" ( définitions du Larousse).

Lorsque, lors d'un voyage aux îles Eoliennes, j'ai regardé mon compagnon de voyage, un carnet dans une main, le marker dans l'autre, tracer ce que je considérais alors être "quelques traits rapides et heurtés", je ne croyais nullement qu'il en obtiendrait un résultat valable.
Qu'elle ne fut pas ma surprise, lorsqu'il me confia le fruit de ses observations : j'avais devant les yeux ce que je venais de voir et de photographier, ambiance comprise !



L-art-sur-les-chemins-du-feu-8682-copie.jpg                                                                   croquis réalisé par Pierre GEORGES.

Le croquis du dessus représente La Fossa de Vulcano, le lendemain d'un gros orage; celui-ci avait emporté une partie du chemin d'accès au sommet du volcan, suite à un lahar qui avait apporté boue et pierres jusque dans le port, déplacant des voitures, inondant les rues de débris divers et en abondance telle qu'il a fallut deux jours aux ouvriers communaux pour les enlever. Le croquis est plus représentatif du phénomène que la photo, puisqu'il montre bien la double coulée dans les cendres, en esquissant les nuages de mauvais temps.

Vulcano_6209-copie.jpg

                                                                                             © B.Duyck



Le dessin du bas montre les îles de Panarea (à gauche) et Stromboli (à droite), vues de la "Caldera del Piano", volcan primordial de l'île de Vulcano.
Je n'ai pu obtenir cette photo qu'avec un objectif de 400 mm. et un double passage sur Photoshop... quelques minutes et de simples traits rendent la même chose.

Panarea-Stromboli-6201-copie.jpg

                                                                                           © B.Duyck



L'art sur les chemins du feu 8680 copie-copie-1                                                          Croquis de Pierre GEORGES.

Le dessin nous offre une vue panoramique englobant La Fossa, la Méditerranée et le jardin de notre hôtel, avec ses palmiers ... alors que la photo n'arrive qu'à prendre le sommmet d'un palmier et le volcan, heureusement bien fumant.
Le ciel est bouché, annonciateur des orages nocturnes qui déclencheront le lahar.

Vulcano-6121-copie.jpg
La Fossa et ses fumerolles, vues de Vulcanello - © B.Duyck

Félicitations au dessinateur, et merci à lui de m'avoir permis de partager avec vous tous ces croquis.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le volcan sous-marin Kick'em Jenny est situé dans la partie sud des îles Grenadines, elles-mêmes dans la partie sud de l'arc insulaire des petites
Antilles.
kej_3-copie-1.gif



kej_4.gif












Au nord de l'île de Grenade (Grenada), un groupe de rochers appelés "The Sisters" est situé 3 km. à l'ouest del'île de Ronde ... le volcan est situé 3 km. à l'ouest des "Sisters".

La présence du volcan fut revélée par une éruption, le 23-24 juillet 1939. Rapportée par un historien local, elle dura 24 heures; le colonne éruptive atteint 300 m. de hauteur et une série de vagues hautes de 2 m. fut remarquée aun nord de l'ile de Grenade et sur le sud des Grenadines. Depuis 1939, pas moins de 12 éruptions ont eu lieu, détectées par les sismographes. La dernière eu lieu en décembre 2001.

  Résumé de l'activité récente :

Date

Description

Evidence for eruption

24 July 1939

Eruption cloud up to 270m above sea level: local felt earthquakes; large sea waves generated (1m in open water); largest known historical eruption

Witnessed

5 Oct. 1943

Submarine eruption; local felt earthquakes.

T-phase recorded in Martinique.

30 Oct. 1953

Submarine eruption; earthquakes felt in north Grenada

T-phase recorded throughout Eastern Caribbean.

24 Oct. 1965

Submarine eruption; earthquakes of intensity V felt on Isle de Ronde

T-phase recorded throughout the Eastern Caribbean (and traced to KeJ)

5-7 May 1966

Submarine eruptions; earthquakes in north Grenada

T-phase recorded throughout the Eastern Caribbean (and traced to KeJ)

3-6 Aug. 1966

Submarine eruption, 168 free T-phase recorded, shocks with intensities less than or equal to IV felt in Grenada

T-phase

5 July 1972

Submarine eruption about 5 hours long

T-phase recorded throughout the Eastern Caribbean

6 Sept. 1974

Material ejected into the air; sea above the volcano bubbling turbulently and spouting steam

Witnessed; T-phase recorded throughout the Eastern Caribbean

14 Jan. 1977

Submarine eruption.

T-phase recorded throughout the Eastern Caribbean

29-30 Dec. 1988

Submarine eruption; turbulent discoloured water; earthquakes felt in north Grenada

T-phase

26 March to 5 April 1990

Earthquakes felt in north Grenada

T-phase recorded throughout Eastern Caribbean

4 Dec. 2001

Submarine eruption, earthquakes felt in north Grenada

T-phase recorded throughout Eastern Caribbean (and traced to KeJ). More than 600 volcanic earthquakes recorded on proximal stations.

 

Le volcan est en alerte "jaune" de façon courante et une zone d'exclusion de 1,5 km. autour du volcan est à respecter ! (voir la cause plus loin).

L'image du volcan a été prise par le NOAA en mars 2003; on peut observer un cratère parfaitement circulaire, d'un diamètre de 350 m., au sommet d'un cône symétrique. Le point culminant est situé à 180 m. sous le niveau de la mer. Le cratère est profond de 80 m.

Entre 1976 et 1978, un dôme a cru jusqu'à remplir le cratère, avant de disparaitre complètement. Le cratère s'est ouvert vers le NE. et contient un nouveau cratère de 30 m. de profondeur. Le sommet est compris dans une dépression en fer à cheval s'étendant 20 km. vers l'est, qui comprend des dépôts de coulées. L'interprétation totale des relévés n'est pas terminée.

 


Kick-em-Jenny----Jack-volcanoes-NOAA.jpg

 

 

SeaBeam image of Kick 'em Jenny showing new craters and domes (March, 2003). During a research cruise in March 2003 scientists discovered three craters (C1, C2 and Kick 'em Jack) and two domes (D1 and D2) near Kick 'em Jenny. Further investigations are needed to confirm whether these are separate 'live' volcanoes. - Photo NOAA.

 

Kick'em Jenny illustre bien comment les îles volcaniques de la région se sont formées : à chaque éruption sous-marine, des dépôts de matériel volcanique se sont accumulés autour du sommet faisant croitre peu à peu le volcan jusqu'à former une île. La formation de l'île de Surtsey, en Islande, confirme le mécanisme de formation.


Islearc.gif

 

 

Les risques liés au volcan :

La tragédie de l'Island Queen :

Le 5 août 1944, le navire "Island Queen", avec 60 personnes à bord, disparait entre Grenade et St Vincent. Dans un premier temps, on a cru que le navire avait été torpillé par un sous-marin allemand ... mais on n'a pu expliquer l'absence de débris après sa disparition.
En réalité, elle a été causée indirectement par le volcan sous-marin.
Le Kick'em Jenny est entré en éruption l'année précédent le drame et il est fort probable que le volcan dégazait toujours activement en 1944, bien qu'aucun signe ne soit visible en surface.

kejhazard_2-copie-1.gif
Ce dégazage peut diminuer la densité de l'eau de mer au dessus du sommet, ce qui rend la navigation dangereuse ... lorsqu'un bateau pénètre dans une telle zone de faible densité, il perd sa flotabilité et peut sombrer.


Le risque de tsunami :

Bien qu'une éruption importante ou un glissement de terrain puisse générer un tsunami, le risque de tsunami dans la région est largement exagéré : toute éruption ne génère pas un tsunami, et chaque tsunami n'est pas important.
Des vagues d'une amplitude de 10 mètres, à distance de 10 km. du l'évent, ne peuvent être engendrée  que si le volcan entre en éruption dans des hauteurs d'eau inférieures à 130 mètres.
Pour l'instant, la profondeur des évents est située à 268 m. Si le volcan continue de grandir vers cette altitude critique
- et seulement dans ce cas - , les éruptions risquent de devenir explosives avec la probabilité de provoquer un tsunami comme corollaire.


Kick-em-Jenny-volcano-2--univ.west-indies-seismic-reearch-c.jpg


 

 

Sources :


- GVP Global volcanism Program

- NOAA  - National Oceanic and Atmospheric Administration.

   diverses missions "Ocean explorer".

- The University of West Indies : Grenada - Kick'em Jenny hazards

 

  Pause dominicale - L'art sur les chemins du feu - avant de reprendre le circuit des Petites Antilles

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

10.06.2008.jpg       Soufrière Hills - Le dôme et le delta de la Tar River - 10.06.2008 - MVO

Topographie :

L'île de Montserrat est formée de trois massifs volcaniques:
- au nord, Silver Hills, 2.600.000 à 1.200.000 ans, volcan   
 
basalto-andésitique fortement érodé et éteint.
- au centre, Center Hills, 950.000 à 550.000 ans,
    
 
essentiellement de hautes collines, dont Kathy Hill,
  avec ses 741 m. est le point culminant de la zone.
- Au sud, le volcan actif, Soufrière Hills, 500.000 ans à nos
  jours, est un stratovolcan andésitique à dômes.

Montserratradar topo 2                             Carte topographique radar -  d'après carte du GVP .


De "l'émeraude des Carïbes" à "la petite Pompéï" :

Montserrat, dépendance du Royaume-Uni depuis 1632, a souffert d'un passé tumultueux avec les guerres que se livrèrent Français et Anglais
, des épidémies, l'esclavagisme et divers passages de cyclones tropicaux, dont Hugo qui détruisit en 1989 une partie des ressources de l'île.

049066.jpg                   Plymouth, en 1995, avant le réveil du volcan - photo C.Gardner - USGS.

Après le passage d'Hugo, Montserrat s'est peu à peu reconstruite et Plymouth, sa capitale, a gagné en notoriété avec la construction de somptueuses villas sur les pentes dominant la mer, la visite de la "jet-set"; elle était en passe de devenir "l'émeraude des Caraïbes".
Mais c'était sans compter sur le volcan : l'éruption de Soufrière Hills débuta en 1995 et Plymouth dû être évacuée avant d'être ensevelie sous les cendres et les lahars. En 1997, les 2/3 de l'île étaient évacués à leur tour et se sont succédés coulées pyroclastiques, surges, lahars et retombées de cendres...Plymouth était devenue "la petite Pompéï" !

plymouth-montserrat.jpg                     Plymouth ensevelie - Photo I.Browne - Paradise Islands (??)

De 12.000 habitants en 1995, Montserrat n'en compte plus que 4.700; beaucoup ont émigré vers Antigua ou St Kitts & Nevis, proches, quand ce n'est pas vers l'Angleterre ou les Etats-Unis. La zone d'exclusion reste fixée aux 2/3 de l'île, car les dômes sommitaux consécutifs sont toujours menaçants et générateurs de coulées pyroclatiques très dangeureuses.

L'éruption - 1995 à nos jours :

Celle-ci débuta au fond de English's Crater, cratère actif de l'édifice, par de puissantes manifestations phréatiques. Un peu plus tard, la lave arriva en surface et commença à édifier un nouveau dôme. De puissantes explosions donnèrent lieu à de multiples écoulements pyroclastiques. Un paroxysme particulièrement important eu lieu en août 1997 lorsque, après deux ans de croissance, le dôme devint plus haut que les remparts d'English's Crater. Le poids du dôme fit céder le rempart d'English's Crater en direction de Plymouth, la capitale, déjà partiellement évacuée depuis le début de la crise. Cet effondrement donna lieu à une puissante explosion accompagnée d'une avalanche de débris. La coulée pyroclastique qui se forma alors détruisit la ville et il y eut une vingtaine de morts. De nouvelles phases violentes se succédèrent les années suivantes.

Tar-River-val.-16.01.97-R.Head-MVO.jpg   La plus importante coulée pyroclastique (d'après le GVP) eu lieu le 16.01.1997
                                             photo R.Head
   Elle descendit la Tar River juqu'à la mer pour y former un nouveau delta,
   avec des blocs de 1-2 m. et jusqu'à 5 m. de diamètre.
   Photo aérienne du delta de la Tar River : St.O'Meara - GVP - le 02.04.1997

2204shm1.jpg
Une activité permanente et forte en 2009-2010 s'est traduite par des cycles croissance-effondrement des dômes et une série impressionnante de coulées pyroclastiques, qui empruntent maintenant toutes les directions.

drainage_map_251109.jpgLes principaux axes de drainage des coulées pyroclastiques , dont la Gages valley,
la Tar river et le Tuitt's gault. Entourés, les drainages actifs le 25/11/09.
Montage NASA Earth Observatory- MVO.

clear_dome_-16.08.2009.png                      Le dôme, rarement dégagé - photo MVO 18.08.2009.

10.2009-Paul-Cole.jpg                         Photo Paul Cole, directeur du MVO - 10.2009.

10.10.2010-MVO-2.jpg                                  Nuée ardente du 08.01.2010 - MVO.



Toute la chronologie de cette éruption toujours en cours sur le site du M.V.O., créé en 1995.

Sources :
- Global Volcanism Program - Soufrère Hills
- M.V.O. - Montserrat Volcano Observatory
- University of the West Indies - Seismic research center
- Lave-Belgique -
photos récentes de Thierry Sluys. 
    activité Novembre 2009, en grand écran



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Soufrière 09.1976 - 1 R.Fiske Smithson.              La Soufrière de Guadeloupe - photo R.Fiske      - Smithsonian inst.
643                                       Légende photographique - IPGP.

L’île volcanique de la Basse-Terre est constituée de sept complexes volcaniques principaux qui sont, du plus vieux au plus jeune, le Complexe Basal, la Chaîne du Nord, la Chaîne Axiale, la Chaîne de Bouillante, les Monts des Caraïbes, le complexe de Trois-Rivières-Madeleine, et le massif actif de la Grande Découverte-Soufrière. Chacun de ces complexes volcaniques est constitué de nombreux centres éruptifs qui forment un chaîne volcanique longue de 55 km, large de 25 km, qui est orientée nord nord-ouest et culmine à une altitude de 1467 m pour le dôme de la Soufrière. (en orange sur la carte)

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Le complexe volcanique de la Grande Découverte-Soufrière
est constitué de plusieurs édifices volcaniques: Grande Découverte, Carmichaël, Amic, Soufrière, Echelle et Citerne. L'activité magmatique la plus récente a engendré la formation du dôme de la Soufrière il y environ 465 ans (1440 AD). Le volcan de la Soufrière est le seul volcan actif de la Guadeloupe.


Topographie :

Y---F.Beauducel.jpg           Le cône sommital de La Soufrière - F.Beauducel - IPGP.

Son dôme a la forme d'un cône tronqué de 900 m. de diamètre à la base. Il n'y a pas de véritable cratère, mais plusieurs bouches éruptives, parfois profondément entaillées, d'où s'échappent des vapeurs sulfureuses.
                           vc096                    Le gouffre Tarissan, à gauche et à droite, le cratère Dupuy .
                     Photo M.Fulle - avec son aimable autorisation.
        Un clic sur la photo vous mène à une excursion virtuelle, sur "Stromboli on line".

Le gouffre Tarissan est une ouverture située au centre du plateau sommital de dôme de la Soufrière. Le gouffre apparaît comme un étroit conduit d’environ 15 mètres sur 8 dont l’entrée forme un entonnoir aux pentes très raides et d’environ 1500 mètres carrés.
Sommet_de_la_souffriere.jpgLe gouffre Tarissan joue un rôle particulier dans l’histoire de la Soufrière car il a été actif à chaque éruption phréatique connue depuis la formation du dôme de lave au milieu du XVième siècle. La dernière activité a eu lieu lors de la crise éruptive de 1976-1977 lorsque le gouffre a émis de grandes quantités de vapeur, de cendres et de rochers de taille métrique. Après cette dernière phase très active, le gouffre est redevenu inactif sans émanations visibles. Cette période a d’ailleurs permis aux spéléologues français Jean-Claude Sallot et Vincent Silve de descendre dans le gouffre en 1991. Jean-Claude Sallot, qui est descendu le plus bas, est parvenu à un petit lac situé 90 mètres sous l’entrée du gouffre. Il a estimé que la température de l’eau était alors d’environ 50°C.

L’activité du gouffre s’est à nouveau accrue à partir de 1999 avec l’apparition de faibles émanations de vapeurs qui se sont progressivement amplifiées au point d’être actuellement un chaud et dense panache continu.

Le gouffre Tarissan tient son nom d’un vétérinaire du XIXième siècle dont l’intrépide curiosité l’aurait fait chuter dans l’abîme.



Le passé éruptif du volcan se décline en trois grandes phases:
674 b
1. Phase "Grande Découverte" - 200.000 ans - 42.000 ans.
Elle correspond à la construction du strato-volcan primordial.
Celui-ci s'est effondré en formant la caldeira de la Grande Découverte, dont seul le rempart N. est encore visible.

2. Phase "Carmichaël" - 42.000 à 11.500 ans.
Une alternande de phase effusive, de formation de dôme et d'éruption avec nuée pyroclastique forme un nouveau volcan dans la caldeira.

3. Phase "Soufrière" - 8.500 ans à nos jours.
Il y a 8.500 ans,débute une phase de déstabilisation avec formation d'un cratère en fer-à-cheval où se construira le nouvel édifice. La succession de séquences construction-déstabilisation se répète plusieurs fois, avec, il y a 3.100 ans, une explosion magmatique dirigée latéralement: un blast qui a détruit environ 100 km² au S/SO. du massif. Le dôme Amic s'est formé dans le cratère.
Les cônes de scories Echelle et Citerne, édifices monogéniques, se sont construits sur les flancs du complexe volcanique, il y a 2.000 ans.

L'histoire récente du volcan:

On établit la dernière éruption magmatique explosive de la Soufrière vers 1440, plus ou moins 100 ans.

En 1797, une éruption phréatique d’importance eut lieu. Il ne peut être exclu que cette éruption-là ait été elle aussi celle d’une nappe captive et non d’une nappe phréatique, c’est-à-dire mise à la pression atmosphérique.


1976-09-22_MF_eruption-1.jpg                        L'éruption phréatique de 1976 - M.Feuillard - IPGP.


La dernière éruption de la Soufrière date de 1976. Elle a conduit à l’évacuation de la partie sud de la Basse-Terre ainsi que de la préfecture, soit environ 76 000 personnes. Aucun mort n'a été déploré.
Une polémique très médiatisée éclata entre Claude Allègre et le volcanologue Haroun Tazieff sur la nécessité de l’évacuation. Allègre préconisa l’évacuation de la population, affirmant catégoriquement que l’éruption serait grave, alors qu'Haroun Tazieff soutint que l’éruption était sans danger, toutes les analyses d’échantillons prélevés sur le volcan établissant qu’il n’y avait pas de montée de magma frais. Le préfet décida l’évacuation quand-même mais l’éruption ne fit d’autres dommages que matériels. Cet épisode médiatique a fortement ému la communauté volcanophile ... sans prendre position, étant donné que le principal interlocuteur est décédé, je joins un lien vers une analyse chronologique des évènements.

1976-07-15_FranceAntilles.jpg                         France-Antilles du 15.07.1976.

Avenir de la Soufrière :

Sur les derniers 10.000 ans d'activité, les éruptions les plus fréquentes ont été de 3 types : éruption phréatique, éruption avec édification d'un dôme de lave, et éruption avec écroulement de flanc.
En cas de réactivation, différents types d'activité pourront se succéder et il est important de définir des scénarios prenant en compte ces différents types d'activité.


Crat.sud---Y---F.Beauducel.jpg                     La Soufrière mérite bien son nom - Photo Y. & F.Beauducel

Sources :
- Global volcanism Program - Soufrière Guadeloupe
- CNRS - Numerical volcano
- IPGP - Institut de Physique du Globe de Paris - Obserrvatoire
  de la Guadeloupe - OVSG
- Polémique sur la Soufrière entre Tazieff et Allègre.
- Stromboli on line : Guadeloupe
 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Après de nombreuses répliques sur Haïti, l'épisode de séismes s'était calmé.
Hier, un séisme de magnitude 5,8 touchait les îles Caymans et il y a 1 heure, une nouvelle forte réplique a frappé de nouveau Haïti : magnitude 6,1 !

intensity.jpgSource : USGS earthquake hazards program

Magnitude 6.1
Date-Time
Location 18.428°N, 72.875°W
Depth 9.9 km (6.2 miles) (poorly constrained)
Region HAITI REGION
Distances 60 km (35 miles) WSW of PORT-AU-PRINCE, Haiti
95 km (60 miles) ENE of Les Cayes, Haiti
160 km (100 miles) SSW of Cap-Haitien, Haiti
1110 km (690 miles) SE of Miami, Florida
Location Uncertainty horizontal +/- 6.5 km (4.0 miles); depth +/- 25.7 km (16.0 miles)

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Un séisme de magnitude 5,8, à une profondeur de 10 km., a touché la région des îles Cayman, au sud de Cuba, ce 19 janvier à 14 h.23 UTC.
Ce séisme n'a causé ni tsunamis, ni gros dommages.
Cette région est située sur la microplaque Gonave impliquée dans le tremblement de terre catastrophique qui a touché Haïti, il y a une semaine.
Les prévisions évoquent la possibilité d'un fort séisme affectant la frontière sud de cette microplaque et touchant, avec une probabilité de 65% Kingston et la Jamaïque.


Gonave microplate - Univ.west india
                           Carte de l'UWI - University of the West Indies.

Petite précision concernant les séismes au Yellowstone :
Le Dr Bob Smith, de l'université de l'Utah et le spécialiste de la sismicité touchant le Yellowstone, lie cet essaim de séismes à la tectonique plutôt qu'au magmatisme. La plupart des séismes sont localisés à 8-10 km. sous la surface, soit au dessus du réservoir magmatique dans un endroit où fluides chauds ou failles lubrifiées par ces fluides peuvent causer des tremblements.
Il est à noter que l'YVO a maintenu le niveau d'alerte au "vert", ces crises étant commune pour une "caldeira du type Yellowstone".

Update time = Wed Jan 20 0:00:04 MST 2010
Here are the 30 most recent earthquakes and all M>3 earthquakes on this map...

 MAG    DATE    LOCAL-TIME  LAT     LON    DEPTH    LOCATION
y/m/d h:m:s deg deg km
 3.4  2010/01/19 21:41:03 44.569N 110.975W  8.7   15 km ( 9 mi) SE  of  West Yellowstone, MT
2.5 2010/01/19 21:12:28 44.570N 110.969W 11.3 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.1 2010/01/19 18:35:37 44.563N 110.979W 9.3 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.9 2010/01/19 14:34:23 44.558N 110.975W 9.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.5 2010/01/19 14:33:24 44.553N 110.966W 8.3 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.5 2010/01/19 14:32:31 44.562N 110.974W 9.3 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.1 2010/01/19 14:32:11 44.563N 110.970W 8.3 15 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.4 2010/01/19 14:07:05 44.552N 110.975W 9.4 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.3 2010/01/19 09:48:32 44.566N 110.965W 6.7 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.3 2010/01/19 06:39:13 44.559N 110.968W 0.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.6 2010/01/19 06:26:52 44.561N 110.966W 9.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.6 2010/01/19 03:36:14 44.567N 110.963W 9.8 15 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.0 2010/01/19 02:40:45 44.565N 110.954W 10.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.4 2010/01/19 02:39:57 44.562N 110.972W 10.0 15 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.2 2010/01/18 22:52:23 44.557N 110.963W 9.6 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.3 2010/01/18 22:39:06 44.568N 110.975W 8.3 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.1 2010/01/18 21:43:18 44.562N 110.956W 10.2 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.0 2010/01/18 21:42:14 44.569N 110.968W 9.8 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.4 2010/01/18 20:39:39 44.566N 110.969W 10.2 15 km ( 9 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.8 2010/01/18 16:56:32 44.562N 110.965W 9.7 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.4 2010/01/18 13:50:49 44.560N 110.966W 9.2 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.3 2010/01/18 13:46:03 44.562N 110.961W 10.3 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.9 2010/01/18 12:39:46 44.570N 110.954W 10.4 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.9 2010/01/18 12:38:42 44.563N 110.963W 10.0 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
3.1 2010/01/18 11:03:14 44.560N 110.969W 9.7 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.5 2010/01/18 09:00:57 44.564N 110.968W 9.9 15 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.6 2010/01/18 09:00:14 44.560N 110.969W 8.5 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
0.8 2010/01/18 03:11:25 44.558N 110.963W 9.4 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
2.5 2010/01/18 03:10:42 44.557N 110.966W 7.9 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT
1.9 2010/01/18 03:10:22 44.558N 110.962W 8.5 16 km (10 mi) SE of West Yellowstone, MT


Sources :
- USGS earthquake hazards program
- University of the west Indies
- YVO - Yellowstone Volcano Observatory

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

souf-StVincent-1980-R.Fiske.jpg             La Soufrière de St Vincent - photo R.Fiske 1980 - Smithsonian inst.

La Soufrière Saint Vincent est le plus jeune volcan de l'île St Vincent; il occupe la partie nord de l'île.

Topographie :

Trois cratères à son sommet : le plus ancien, "la Somma", a un diamètre de 2.200 m. Son rempart nord, le point culminant du massif avec 1.220 m., en est la seule trace restante.
Le "vieux cratère" de 1.600 m. de diamètre, a été actif en 1718 et 1902, 1979, et a été souvent occupé par un lac.
L'éruption de 1812 a créé, au NE du vieux cratère, un "nouveau cratère, plus petit - 450 m. de diamètre et 60 m. de profondeur -, inactif depuis.


stvincent_9.gif
Les éruptions anciennes alternent nuées ardentes et extrusions de lave:

Dans un premier temps, se forme un strato-volcan culminant à 900 m. Un second cône aurait atteint 1.500 m. avant que des explosions ne le détruise pour former "La Somma", il y a 4.000 ans. Ce cratère fut comblé par des pyroclastites, des coulées de lave et des intrusions (dykes).
Après un repos relativement long, l'activité pyroclastique reprend, il y a 1.300 ans, et se poursuit jusqu'à nos jours.
La première éruption historique aurait duré 3 jours, produisant en 1718 le "vieux cratère" ... seuls témoins, les indiens Caraïbes habitant l'île.
En 1812, l'éruption fut précédée d'une période de séismes de 11 mois; elle produisit une nuée ardente qui tua 56 personnes et déposa plus de 20 m. de matériaux dans les vallées. En résulta le "nouveau cratère", tandis que le vieux cratère était occupé par un lac.

L'éruption de 1902
, contemporaine de l'éruption de la Montagne Pelée, produisit une nuée ardente paroxysmale qui tua 1.565 personnes. De VEI égale à 4, elle émis un volume de tephras supérieur à 380 millions de m³, suite à l'effondrement d'une colonne éruptive de plus de 9 m. (sous-estimée ...)
Ces nuées ardentes caractéristiques, émises à partir d'un cratère ouvert, accompagnées d'une colonne éruptive verticale atteignant plusieurs km. de hauteur avant de s'effondrer dans plusieurs directions, ont été prises comme référence : le type soufrière de St Vincent. (Lacroix 1904).

La crise d'avril-mai 1979 : Cet épisode a été analysé en détail par Bardintzeff (Volcanologie - ch.13 - "Autopsie d'une éruption ...")

soufr.St-Vincent-04.1979-R.Fiske.jpg                  La colonne éruptive en avril 1979 - R.Fiske - Smithsonian inst.

Pour faire court, le 17 avril, une éruption paroxysmale se déclenche à 16 h.57; le panache atteint 18,7 km. de haut, pour un diamètre de 140 km. à son sommet. Le magma arrive en surface dès le début de l'éruption. Onze évènements éruptifs se succèderont en 15 jours, suivis d'une phase de surrection d'un dôme de "croissance interne" - adjonction de lave en profondeur, sans qu'elle n'arrive à la surface - qui durera 5 mois.

soufr.St-Vincent-15.05.1979-W.H.Hunt--Nasa-.jpgLe sommet, le 15 mai 1979, durant les premièrs temps de la formation du dôme -
Photo W.H.Hunt - Nasa.

Ces nuées apparaissent typiques de St Vincent. Cette éruption n'a pas fait de victimes, le préfet ayant ordonné l'évacuation de 22.000 personnes, dont la majeure partie put regagner les habitations à partir du 14 mai.
Fin octobre, l'éruption était terminée.

L'analyse de Bardintzeff met en lumière une alternance explosion/extrusion, une alternance nuée ardente /dôme sur une période de 300 ans. Le temps séparant l'émission d'une nuée ardente et l'extrusion du dôme suivant est remarquablement constant : 62 à 69 ans pour les 3 derniers cycles; il pourrait correspondre au temps nécessaire à un nouveau remplissage du réservoir magmatique, vidangé en tout ou partie par les nuées ardentes.
 Le cycle de 1979 différe des précédents car, pour la première fois, la phase extrusive suit immédiatement la phase explosive; de plus en 1979, dôme et nuée proviennent du même magma, à la différence des 3 autres cycles, où les dômes ne seraient pas constitués du même magma que les nuées. Le volume total émis - 37,5 millions de m³ de tephras et 47,3 millions de m³ de dôme - reste inférieur à celui supposé du réservoir magmatique et prouve que celui-ci ne s'est vidé qu'en partie.

Sources :
- "Volcanologie" de J-M.Bardintzeff - Ed.Dunod
- Global volcanism Program - Soufrière Saint Vincent
  avec lien vers les photos de 1979.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

18.01.2010 - 8h30
                           Nuées ardentes du 18.01.2010 - à 8 h.30 - MVO.

Des coulées pyroclastiques ont été générées par un effondrement partiel du dôme. L'évènement a débuté à 8 h. et a duré approximativement 40 minutes.
La photo illustre les coulées pyroclastiques traversant la Gages valley, avant d'atteindre le Spring Ghaut et l'Aymers Ghaut.
Un panache riche en vapeur est ciblé au dessus du point où le flot pyroclastique atteint la mer à Kinsale village (voir la flèche), où après cet évènement, on pouvait voir la fumée dégagée par des maisons en feu.  ... c'est la première fois qu'une nuée ardente causée par un effondrement du dôme atteint le niveau de la mer au niveau de Aymers Ghaut.
Les nuages de poussières ont atteint 10.000 pieds (3.000 m.) avant de dériver vers l'ouest.

Traduction du flash-info du MVO - Montserrat Volcano Observatory.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
En suivant les séismes qui affectent en ce moment le nord-ouset du parc du Yellowstone, j'ai agrandi le champ d'investigation pour m'apercevoir d'un séisme en Utah dans la même semaine.
Comme je suis passé en juillet, par Salt Lake city et la zone séparant le Yellowstone de cet aéroport, j'ai essayé de parfaire mes  notions de tectonique sur l'état d'Utah, contigu à l'Idaho et au Wyoming.

séisme Yello 19.01.2010
Magnitude 2.3 - local magnitude (Ml)
Time Tuesday, January 19, 2010 at 6:39:13 AM (MST)
Tuesday, January 19, 2010 at 13:39:13 (UTC)
Distance from West Yellowstone, MT - 16 km (10 miles) SE (136 degrees)
Island Park, ID - 30 km (19 miles) ENE (77 degrees)
Warm River, ID - 57 km (35 miles) NNE (29 degrees)
Gardiner, MT - 57 km (35 miles) SSW (201 degrees)
Salt Lake City, UT - 430 km (267 miles) N (10 degrees)
Coordinates 44 deg. 33.5 min. N (44.559N), 110 deg. 58.1 min. W (110.968W)
Depth 0.9 km (0.6 miles)


Séismes 19.01.2010 Utah
Sur la dernière carte, apparaissent de nombreuses failles orientées vaguement nord-sud.
La plupart des tremblements de terre interviennent sur des failles situées à la limite de plaques tectoniques; l'Utah n'est pas à la frontière de plaque tectonique, pourtant de nombreux failles peuvent produire d'importants séismes dans cet état d'amérique.
Entre l'Utah Wasatch range et la Sierra Nevada californienne, des forces tectoniques concernant l'ouest de la plaque nord-américaine, combinées à l'anomalie thermique en provenance du manteau sous-jacent, sont responsables du rifting affectant la structure "Basin and Range". En réponse à cet étirement, la croûte terrestre rigide se casse et bouge le long de failles; les mouvements au niveau des failles causent des séismes.

Handbook-for-erathquakes-in.gif
L'Utah est situé entre la Basin & Range Province en extension à l'ouest, et, à l'est, les zones relativement stables des Rocky mountains et du plateau du Colorado.
Ces frontières coïncident avec une zone d'activité sismique appelée ISB - Intermountain Seismic Belt -, qui comporte la faille la plus longue et la plus active du coin : la faille Wasatch...ce qui fait courir pas mal de risques aux habitants de la zone surpeuplée Provo-Salt Lake City.
Le parc dy Yellowstone est situé dans la même ISB, au Wyoming (à l'ouest du WY, sur la carte)

tecto-Utah.gif
put_roots_earthquake.png
Pour ceux qui s'intéressent au Yellowstone, à la Snake River Plain ou aux séismes en général, je conseille la lecture d'un article à la couverture marrante, mais au contenu fort bien fait : "Your handbook for earthquake in Utah".



Sources :
- UUSS - University of Utah Seismograph stations network
- USGS Earthqueke hazards program :
    http://earthquake.usgs.gov/regional/imw/imw_bnr_faults/
- "Putting down roots in earthquake country - your
   handbook for earthquake in Utah" - lien ci-dessus.

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