Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Retour à une rubrique qui se promettait de devenir hebdomadaire, mais qui éprouve des difficultés à trouver d'une part des sujets volcaniques, d'autre part se heurte à un copyright féroce quant il s'agit de photographie d'oeuvres d'art ! Si vous avez des sujets, référence photographique à l'appui, je suis preneur ... merci d'avance.

                   ** **  **  **  **  **  **  **  ** 

Toujours sur le Vésuve, volcan bien illustré, et ici l'oeuvre de Joseph Wright of Derby : ce peintre anglais, né en 1734, est connu pour ses "clair-obscur" et sa maitrise de la lumière.
Pendant son séjour à Naples, il fut témoin d'une éruption du Vésuve, qui deviendra un sujet de plusieurs de ses oeuvres.



vesuve---eruption-vue-de-Portici---Jos.Wright.jpg

Cette toile fut réalisée entre 1774 et 1776 et est nommée "Le Vésuve vu de Portici" (Vesuvius from Portici).
Vision dramatique sublimant la puissance et la majesté du volcan en éruption... Portici est un village situé du côté ouest du volcan, sur le bord de la baie de Naples. Nous sommes donc à 8 km. du Vésuve, dont on apercoit, à gauche du tableau, les restes du Monte Somma; sur la droite, la lave descend les flancs du volcan en direction de la mer en affectant la végétation.
La peinture de Wright est d'habitude focalisée sur une seule source lumineuse : le volcan exhale ses gaz brûlants et sa lave incandescente en direction d'une masse nuageuse tourbillonnante qui ramène le regard vers le centre d'intérêt : le cratère et le volcan.
Sur la gauche, la lune éclaire d'un pâle reflet la base des nuages pour rappeler l'éternel cycle de destruction et de renaissance pour toutes choses, pour toutes les choses visibles dans cette peinture : le volcan, le paysage pastoral fertile, le ciel et ses turbulences.

Vesuve---Portici---V.Ziogas-Panoramio.jpgEn comparaison avec une photo prise du même point de vue, le peintre a exagéré les pentes du volcan, cherchant à magnifier la vision du Vésuve par rapport aux autres éléments naturels, qui eux sont rapportés avec beaucoup de réalisme et un grand soucis du détail. Photo du Vésuve de Portici - Panoramio - Vasilios Ziogas.

Wright_of_Derby-_Vesuvius_from_Posillipo.JPG
Dans cet autre tableau du même auteur, on retrouve la technique similaire de "l'emballage du volcan" effectué grâce aux nuages, mais sur un plan plus large, minimisant la taille de l'édifice volcanique tout en le mettant en évidence par la couleur. Cette zone centrale est moins exclusive que dans l'autre oeuvre: elle s'ouvre vers la lune et le ciel qu'elle éclaire d'une belle lumière. Le volcan est bien présent, mais il n'est plus tout puissant !

Source :
-http://www.artcyclopedia.com/artists/wright_of_derby_joseph.html
- http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Wright_of_Derby
- http://www.search.revolutionaryplayers.org.uk/engine
/resource/exhibition/standard/default.asp?resource=5230

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Et ca continue !
Selon l'I.G. - rapport spécial du 07 janvier 2010, le volcan Tungurahua initie un nouveau cycle d'activité.

tungurahua_taschler_big.jpg            Le Tungurahua en éruption en 2006- superbe photo de Patrick Taschler.

Après une décrue de l'activité depuis l'été, la tendance s'est inversée vers mi décembre 2009.
- le 30.12.09 : tremblements de Longue Période suivis
  d'émission d'un panache de vapeur montant à 300 m.
- 01.01.10 : grondements et émissions chargées en cendres.
- le 03.01 : une lueur est visible au niveau du cratère, des
  grondements se font entendrent et des fontaines de lave
  projètent des matériaux incandescents sur les pentes.
- 04.01 : augmentation des émissions, avec panache montant
  à plus de 2.000 m. et des retombées de cendres vers l'ouest.

L'activité sismique augmente depuis le début d'année avec de nombreuses périodes de trémor accompagnant les émissions de cendres.
Les émissions de dioxyde de soufre atteignent 3.200 tonnes/jour le 6 janvier, ce qui correspond à 10 fois la valeur enregistrée les semaines précédentes.
Les populations locales prennent les mesures nécessaires concernant les masques anti-poussières, le nécessaire médical et les plans d'évacuation, tandis que le volcan est sous surveillance étroite.

Tungurahua-IG-2006.jpg        Flux pyroclastiques - éruption des 14-15.07.2006 - documents I.G. in GVP.

Sources :
- the Volcanism blog
- I.G. - Instituto Geofisico Escuela Politecnica Nacional
  Ecuador.
- Global Volcanism Program - Tungurahua


Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


Planetes-telluriques.jpg                         Taille respective des planères telluriques - D'après un document Nasa.

La planète VENUS à un diamètre de 6.052 km., voisin de celui de la Terre ; elle présente des similitudes de structure avec un noyau interne et un manteau de 3.100 km.

Un renouvellement quasi complet de sa surface, d’origine volcanique, a eu lieu, il y a 300 Ma environ. Vénus a du avoir une histoire thermique semblable à celle de la Terre, associée à une activité tectonique, sismique et volcanique.

D’épais nuages de CO2 et des conditions extrêmes ( température avoisinant les 460°C, pression de 95 bars) ont longtemps géné l’exploration spatiale. Les observations des sondes Venera, Pioneer-Venus, puis de Magellan ont confirmé une activité volcanique importante. La sonde américaine Magellan, qui a cartographié au radar 99% de la planète Vénus (l'atmosphère étant opaque, une cartographie classique comme celle de Mars est impossible), a révélé la présence de nombreuses formations volcaniques de types variés.


Venus-photo-radar-Magellan.jpg                                  Image radar en fausses couleurs prise par Magellan - Nasa.

 

Venus-G-Sif-mons---D-Gula-mons-4400-m.jpg                              A gauche, SIF MONS (1.700 m.) et à droite, GULA MONS (4.400 m.)

                      Image de synthèse réalisée à partir des données radar de Magellan - Nasa.


Des édifices volcaniques de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, dénommés Mons comme sur Mars, associés à des chaînes linéaires de rift coexistent avec de nombreux stratovolcans plus petits et d’autres types morphologiques variés, dont certains propres à Vénus :

Couronne –Corona  (pl/ coronæ). Mot créé par les chercheurs soviétiques, pour désigner les structures elliptiques observées sur les images des sondes Venera 15 et 16. Le centre est plus ou moins irrégulier. Il est cerné par des anneaux concentriques de rides séparées par des sillons. On peut compter jusqu'à 12 rides autour d'une corona. Ce sont des structures typiquement vénusiennes, rares dans les basses terres, fréquentes dans les plaines vallonées. Cette différence de représentation pourrait n'être que le résultat de leur disparition par comblement dans les basses terres. On a recensé 176 coronæ, dont les diamètres vont de 60 à 2.000 km, le diamètre moyen étant de 250 km , et couvrant 49.000 km2. La largeur de l'anneau va de 10 à 150 km. Les coronæ sont assez bien réparties sur la planète, mais avec tout de même un regroupement entre Aphrodite Terra (Atla Regio) et le groupe Beta, Phoebe et Themis Regiones.


   Venus---formation-Corona.jpg Une corona se forme par la remontée d'un diapir (bulle de lave chaude provenant du manteau). Cette bulle n'est pas assez chaude pour percer la surface, mais suffisamment pour la soulever. Elle provoque tout d'abord un bombement (a). Ensuite, la remontée se ralentit, et le poids de la croûte au-dessus entraîne une poussée horizontale, qui aplatit le diapir et le bombement qui le recouvre (b). Enfin (c), le diapir se refroidit, et une compensation gravifique se produit, qui donne une dépression centrale et souvent un effondrement autour.


Venus---coronaChain.gif

Nova (pl. novae) . Structure circulaire, un peu semblable à une corona, mais qui ne présente pas ou peu d'anneaux de fractures autour. Par contre, on y voit un dôme central fracturé radialement. Lors de la remontée du diapir, la croûte, poussée par en-dessous, peut se fracturer. Les fractures sont alors radiales, ce qui explique les novæ. Les novæ ne se trouvent que sur Vénus, comme les coronæ.

 nova.gif

Cette image montre une nova située dans Themis Regio (au sud de Beta Regio). On distingue un bombement central, duquel partent radialemement de nombreux grabens. On note une forte disymétrie, la densité de grabens et leur longueur étant bien plus importantes du côté sud. Les grabens sont très proches les uns des autres. Le diamètre de cette nova est de 250 km.


Araignée - Arachnoïde. Ce dernier type de structures vénusienne est analogue aux deux précédents. La croûte se fracture autour d'une corona, en de nombreux grabens radiaux.

 

Galette - Pancake. Littéralement, crêpe. C'est une forme de volcanisme typique de Vénus Pancake. Sur le bord est d’Alpha Regio, voisinent sept dômes en forme de galettes, de diamètre moyen  25 km, pour une altitude maximum de 750 m. Les fractures visibles autour des dômes sont à la fois plus vieilles et plus jeunes. Les dômes pourraient avoir été produits par des éruptions de lave visqueuse, peut-être au cours de plusieurs  éruptions successives, chacune augmentant un peu l’altitude.

 

venus_pancakes.jpg             Les 7 Pancakes sur le bord est d'Alpha Regio, de diamètre moyen égal à 25 kkm.

                                          Image radar par la sonde Magellan 1991 - Nasa.


Leur forme semble indiquer une formation avec de la lave assez visqueuse, qui n'a pas pu s'écouler au loin, et s'est accumulée sur place, donnant un sommet plat et des pentes raides. Une lave andésitique pourrait donner l'explication. Mais une plus classique lave basaltique (plus fluide) dans les conditions de pression qui règnent sur Vénus, pourrait aussi produire ces empilements. En effet, une lave visqueuse sur Terre se forme par contact et mélange avec la croûte, par la subduction. Si une analyse plus précise venait à montrer une composition andésitique pour ces pancakes, l'histoire de Vénus pourrait en être changée.

Par ailleurs, les scientifiques s'interrogent sur la présence ou non d'une tectonique des plaques sur Vénus. Certains indices portent à croire que cela pourrait être possible. Cependant, la croûte vénusienne semble être composée totalement de basalte. Il n'y a pas de "continents" sur Vénus (au sens terrestre du terme). Autre interrogation: le volcanisme vénusien est t'il toujours actif? La sonde Vénus Express de l'ESA, lancée en 2005 et opérationnelle depuis fin 2006, tentera d'apporter des réponses aux questions encore inexpliquées concernant le volcanisme et la tectonique des plaques vénusiennes, notamment en essayant de détecter des traces d'activité volcanique actuelle sur Vénus.

 

venusvolcano---Sif-mons.jpg

                  Le SIF MONS , présentant sur ses flancs des coulées de lave - Nasa.


Sources :

- "Le volcanisme dans le système solaire" - P.Thomas - Planet-Terre.

- "Volcanologie" de J-M.Bardintzeff

- "Vénus - 2009 année mondiale de l'astronomie"

     http://www.dil.univmrs.fr/~gispert/enseignement/astronomie/2eme_partie/planetes/Venus.php

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Au Turrialba, le niveau d'alerte a été renforcé, passant du vert au jaune, selon la CNE - Commission Nationale des situations d'urgence.

Turrialba-W-crater-rim---M.Rietze-2009.jpg                  Ouest du cratère du Turrialba - photo M.Rietze 2009
               avec l'aimable autorisation de Thorsten Boeckel - Costa Rica 2009

Des cendres ont atteint les environs de la capitale, San José, portées par les vents. L'activité sismique se maintient à un niveau peu élevé. Une équipe de spécialistes entreprend l'analyse des matières rejetées par le volcan pour déterminer leur dangerosité; il s'agit surtout de déterminer si le volcan produit du magma, ce qui n'est pas arrivé depuis 1866.
Des champs et des maisons étaient recouverts d'une fine couche de poussières grisâtres, dans les localités de Curridabat et Tres Rios. Mélangée à de la bruine, cette cendre se trasforme en boue brun sombre.
Cinquante personnes ont été évacuées et le rayon des mesures d'évacuation porté de 3 à 6 km. Les organisations de secours ont installé un centre opérationnel à LaPastora, à 8 km du parc national, dont les voies d'accès ont été interdites à la circulation.


Piton de La Fournaise :

Selon l'OVPF, l’éruption volcanique commencée le 2 janvier dernier est toujours en cours dans le cratère Dolomieu.
Hier soir, le trémor éruptif a faiblement augmenté. Il demeure toutefois stable.

Aucun séisme volcano-tectonique n’a été enregistré et seul deux éboulements de faible intensité ont été observés.

Le petit cône éruptif qui s’est formé sur la fissure ouverte dans la falaise Sud Ouest du cratère Dolomieu, possède maintenant un cratère fermé. La coulée de lave qui émerge un peu plus bas se divise en plusieurs bras et se superpose à la coulée aa (en gratons) des premières journées. Sous la coulée aa des coulées pahoehoe (coulée lisses) apparaissent au premier plan, alimentées par des tunnels de lave (photo ci-dessous). Les coulées ont maintenant envahi la totalité du fond du Dolomieu.


L’éruption vue ce matin 7 janvier 2010. Photo Undervolc OVPF-IPGP-BRGM


Sources respectives :
- CNE - Costa Rica
- OVPF - rapport du 07.01 - 12 h.locale

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Jupiter-sat--Europe.jpg                                                Europe, satellite de Jupiter. - Nasa.


Europe est un satellite rocheux de Jupiter, mais pas entièrement rocheux, vu sa densité (0,35) plus faible que les chondrites.

Chondrite est un terme utilisé en astronomie pour désigner un certain type de météorite pierreuse (moins de 35 % de métal)  Les météorites pierreuse de type chondrite proviennent de la surface de petits astéroïdes qui ne se sont pas différenciés depuis leur formation il y a 4,65 milliards d'années, en même temps que le système solaire. Les météorites pierreuses sont assez proches des roches terrestres, en ce sens qu’elles contiennent en majorité des silicates, lesquels composent la plus grande partie des roches de notre planète.

 

Il serait constitué de matériel dense et moins dense. Des études spectrales indiquent que sa surface est constituée de glace d’eau.

Si on suppose que ce satellite est fait d’un mélange de chondrite et d’eau, et qu’il est différencié – l’eau moins dense est en surface – ce serait, compte tenu de la densité, une sphère de silicate et de fer, recouverte d’une couche de 100 km d’eau.

 

Europe---waterworld.jpg                        Schéma : G.Walker in New Scientist, 18 septembre 1999


Vu la température régnante, moins 180°C, cette eau est gelée …mais la surface de la glace montre des signes de mouvements : elle est couverte d’un réseau de fractures, faisant penser à une banquise terrestre au moment de la débâcle.

On pense donc à une « banquise » de 10 km. recouvrant un océan d’eau à l’état liquide de 90 km. L’origine de l’énergie responsable de la fusion de la base de cet « océan », malgré la très basse température extérieure, serait un volcanisme du, comme sur Io, à un mécanisme de marées gravitationnelles …

 

europegrosplan.jpg

                             NASA/JPL/University of Arizona/University of Colorado


Il y aurait donc des volcans sous-océaniques sur le satellite Europe. La confirmation doit avoir lieu avec l’envoi d’une sonde sur ce satellite de Jupiter (mission planifiée par la Nasa vers 2035).

 

D’étonnantes tâches rouges confirmeraient cette hypothèse :

 

Europe-taches-rouges-jpg


Des taches rougeâtres et des puits peu profonds pimentent l'énigmatique surface fracturée d'Europe sur cette image combinant des informations obtenues par la sonde Galileo lors de deux orbites différentes autour de Jupiter.

Les taches et les puits visibles dans cette région de l'hémisphère nord d'Europe font chacun environ 10 km de large. Les taches sombres sont appelées "lenticulae", le mot latin pour taches de rousseur. Leurs tailles et espacements similaires suggèrent que la coque de glace d'Europe puisse avoir fondu plus loin, comme sous l'effet d'un point chaud, avec de la glace plus chaude se remontant du fond de la couche de glace alors que la glace plus froide près de la surface s'enfonce. D'autres preuves ont montré qu'Europe possède probablement un océan fondu en profondeur sous sa coque de glace. De la glace rougeoyante en train de jaillir en surface pour former les lenticulae peut apporter des indices sur la composition de l'océan et si celui - ci peut contenir de la vie.

L'image combine des informations à haute résolution obtenues lorsque Galileo à survolé Europe le 31 mai 1998 durant la 15 ème orbite de la sonde autour de jupiter, avec des informations couleur obtenues le 28 juin 1996, lors de la première orbite de Galileo.

 

Vidéo intéressante sur astropolis.fr (un clic sur le lien)

 

 

Source :

- "Le volcanisme dans le système solaire"  de Pierre Thomas, Planète-Terre

- "Waterworld" : http://jmm45.free.fr/articles/docsjupi/waterwor/waterwor.htm

- "Europe" in :http://jmm45.free.fr/planetes/europe/europe.htm

- "Europe, satellite galiléen de Jupiter :

  http://www.astropolis.fr/articles/etude-du-systeme-solaire/Europe/astronomie-europe-satellite- galileen.html

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Piton de La Fournaise :

selon l'OVPF, l'intensité de l'éruption est stable dans le Dolomieu, avec deux phases de regain d'activité (pulses) mardi vers 9 h.30 et 11 h.30 locales.

05.01.10---12h45-PB-OVPF.jpg                                  Acitivité le 05.01 à 12 h.45 - PB- OVPF.
                                                      Faible fontaine et coulée alimentée.

Le Dolomieu reste le siège de l'éruption; Le trémor est constant et identique depuis dimanche 03.01.
Pas de séismes; quelques éboulements.
La lave s'écoule, depuis le point d'émission, par des tunnels pour émerger à mi-hauteur de la paroi en plusieurs bras.

06.01.10-Undervolc-OVPf--BRGM.jpg                   Photo du Dolomieu le 06.01.10 - Undervolc - OVPF-BRGM.

Source : OVPF - Observatoire Volcanologique Piton de La Fournaise.

Nyamulagira :

Au 4° jour de l'éruption, la coulée de lave avait parcouru mardi la distance d'1,46 km. brulant la forêt sur près de 11 hectares. Elle est pour le moment dans une vallée et a ralenti; elle atteint 7 km. et reprendra de la vitesse deès "que la vallée sera remplie" !
Les deux risques principaux sont : d'une part, la lave pourrait couper la route reliant Goma à Sake, d'autre part, cette lave fluide émise par les fontaines génère une grande quantité de cheveux de Pelé qui polluent les eaux, menaçant les habitants proches, et les végétaux, menace pour les animaux qui s'en nourissent.



Hier, Mr K.Katcho signalait que le Nyiragongo, proche, voyait le niveau de son lac de lave modifié.
Source :
- Radio Okapi
- 20 minutes on line

Galeras : 

Le niveau a été rabaissé depuis mardi au niveau orange.


Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Turrialba_Volcano_cone_Sept_2005_.jpg           Le Turrialba en 2005, avec ses flancs bien verts. - Academic.ru

L'Ovsicori nous signale une éruption sur le secteur SO du volcan Turrialba le 5 janvier à 14 h. 28 locale avec des retombées de cendres observées par les gardiens du parc de l'Irazu proche et différents propriétaires d'haciendas sur les flancs du géant.
Depuis milieu décembre jusqu'au 4 janvier, les sismographes avaient enregistrés une prédominance des tremblements LP - basse fréquence - et un niveau bas de trémor.
Le 4 décembre, ces caractéristiques se sont inversées.

Le volcan est à surveiller : depuis fin 2007, le niveau des émanations gazeuses au sommet et sur les flancs du Turrialba avait fortement augmenté, limitant le temps de présence des observateurs au sommet. J'en ai fait les frais lors de mon passage en décembre 2007.
Depuis, ces émanations ont brûlé la végétation des flancs du volcan.

Turri140108.jpg         Les flancs roussis par les émanations en janvier 2008 - Ovsicori-Una.

costa-Rica-222-copie.jpg            Photo d'un diagramme pris au siège de l'Ovsicori en déc.2007.
    une nette augmentation de la sismicité y était observée en juillet-août.

 La "petite" éruption du 5 janvier est la première au turrialba depuis 130 ans; la dernière fut de VEI 3 ... ce qui justifie une surveillance de ce massif actif.

Source :
Ovsicori - rapport du 05.01.2010

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Seuls les 4 satellites galiléens (Io, Europe, Ganymède, Callisto) sont susceptibles d'abriter du volcanisme. On sait, depuis le survol de Jupiter et de ses satellites par Voyager 2, que le plus proche des 4 satellites galiléens.

 

 jupitersatellite1.jpg

                                             Les satellites de Jupiter. - Montage Nasa.


Io est surtout remarquable pour son volcanisme actif (caractéristique remarquable qui autrement n'a été observée que sur la Terre, Triton et Encelade) ; c'est l'objet le plus actif du système solaire. Son noyau est très chaud et composé de fer et de dérivés, peut-être du sulfure de fer. Encore de moindre épaisseur, son manteau souple et chaud est aux prises avec les gaz qui, abondamment produits, remontent à la surface où ils font éruption et composent peu à peu son atmosphère.

 

Io---2ruption-de-Pele----Galileo.jpg

                           Io - éruption du volcan Pelé - photo sonde Galiléo - Nasa.


À la différence des volcans terrestres, les volcans sur Io rejettent des composés du soufre, dont peut-être de l'anhydride sulfureux.

On a mesuré que certains panaches des éruptions volcaniques d'Io montent à plus de 300 kilomètres au-dessus de la surface avant de retomber, la matière étant éjectée de la surface à une vitesse d'environ 1 000 m/s. Ces éruptions volcaniques sont très changeantes ; durant les quatre mois séparant l'arrivée des sondes Voyager 1 et 2, certaines d'entre elles se sont arrêtées et d'autres ont commencé. Les dépôts entourant les volcans changent aussi d'aspect.

 

Iosurface_gal.jpg

                                La surface du satellite de Jupiter, IO - photo Nasa.


La surface d'Io est presque totalement dépourvue de cratères, ce qui signifie qu'elle doit être très récente. En plus des volcans, on trouve à la surface d'Io des montagnes non-volcaniques, de nombreux lacs de soufre fondu, des caldeiras profondes de plusieurs kilomètres et des étendues d'écoulements de fluides de basse viscosité de centaines de kilomètres de long, probablement composés d'une certaine forme de soufre fondu ou de silicates. Le soufre et ses composés possèdent un éventail de couleurs (surtout jaune, rouge et noir) qui sont responsables de l'aspect varié d'Io.

L'analyse des images de Voyager a mené les scientifiques à croire que les écoulements de lave à la surface d'Io sont composés la plupart du temps de divers composés de soufre fondu. Cependant, des études infrarouges menées ultérieurement à partir du sol indiquent qu'elles sont trop chaudes pour être du soufre liquide. Certains des points les plus chauds sur Io peuvent atteindre des températures aussi élevées que 2 000 K, bien que la moyenne soit nettement inférieure, environ 130 K. Une idée courante est que les laves d'Io sont composées de roches en fusion riches en silicates. Des observations récentes du télescope spatial Hubble indiquent que cette matière est peut être riche en sodium.


D'où vient cette "débauche" d'énergie? ...

                                           Des marées "gravitanionnelles"


Io est très près de la planète géante Jupiter, ce qui engendre de fortes marées sur ce satellite (déformation permanente sous la forme d'un bourrelet moyen permanent et fixe de 7 km). A cause de la présence des trois autres gros satellites (Europe, Ganymède et Callisto), l'orbite de Io est périodiquement déformée, sa vitesse de révolution modifiée, et la dimension du bourrelet (7 km) oscille de plus ou moins 100 m.

Ces modifications sont sources de frictions considérables, donc de chaleur, à l'origine du volcanisme observé.

Io entraîne des aurores polaires sur Jupiter suite à d'importantes éruptions qui éjectent du soufre et de l'hydrogène capturés par le champ magnétique de Jupiter et qui forment, le long de l'orbite de la petite lune, un nuage du plasma, le tore de Io et un tube de flux qui relie Io à Jupiter.


IO.jpg

IO---culan-patera.jpg


La caldeira du volcan Tupan, prise en gros plan en octobre 2001, alors qu'elle ne présentait aucun signe d'activité. Large de 75 km, elle est entourée de remparts hauts de 900 mètres. Le fond de la caldeira est orné de motifs surréalistes noirs, verts, rouges et jaunes. La matière noire est récente. Il s'agit de lave encore chaude. En jaune, un mélange de composés sulfureux. La matière verte semble se former aux points de rencontre du soufre rouge et la lave noire. Le centre de la caldeira, qui n'est pas recouvert de laves noires, est probablement plus haut que le reste du plancher du cratère.

Io---volcan-Loki.jpg

Io---caldera-du-Loki---Voyager.jpg

L'éruption du volcan Loki,

vue par la sonde Voyager - Nasa.

 

 

La caldeira du Loki

sonde Voyager - Nasa.


Sources :

- "Le volcanisme sur Io"http://astrosaliege.ifrance.com/io/

- "Le volcanisme dans le système solaire" :

  http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOMvolsystsol.xml

- "Io, une lune volcanique" :

  http://www.interstars.net/index.php?article=io

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La plaine d'Elysium et Elysium Mons :

La région d'Elysium constitue la deuxième province volcanique importante de la planète Mars, après celle du dôme de Tharsis. Elle est aussi centrée sur un renflement de la croûte martienne, mais ces dimensions sont plus petites que celles de Tharsis (1700 km sur 2400 km d'envergure pour 4 à 5 km de haut).


MARS-H-B-Hecates-tholus-Elysium-mons--Albor-tholus.jpg                                 De haut en bas : Hecates Tholus, Elysium Mons et Albor Tholus.
                                                                       images Nasa.

 Le volcan le plus imposant de cette région est Elysium Mons. Il culmine à 10 km au-dessus des plaines d'Elysium, et son diamètre atteint 170 km. Sa caldeira mesure 14 km. C'est également un volcan bouclier, avec des pentes assez faibles (4 à 5 °). Mais Elysium Mons ne s'est sans doute pas construit uniquement à partir de coulées basaltiques.


Le moment est venu de parler de parler de nomenclature martienne : on y distingue Mons, Tholus et Patera.


MONS : terme latin désignant une montagne et utilisé pour décrire des reliefs entourant un cratère d’impact, ou un sommet isolé, la plupart du temps d’origine volcanique (ex. : Olympus Mons)

THOLUS : terme latin désignant un dôme, une colline aux formes arrondies . Ce terme ne laisse rien supposer sur l’origine géologique. (ex. : Uranius Tholus)

PATERA : terme latin désignant un disque aplati, une soucoupe. Utilisé pour décrire des reliefs irréguliers en forme de soucoupe, le plus souvent d’origine volcanique. (ex. : Apollinaris Patera)


 Les autres édifices volcaniques :

Le volcanisme de la planète Mars ne se résume pas aux volcans boucliers de Tharsis et d'Elysium Planitia. D'autres volcans de dimensions plus modestes (de 60 à 180 km de diamètre) ont été localisés en différents points de la planète. Les volcans les plus minuscules mesurent 5 km de diamètre. Il s'agit la plupart du temps de petits cônes volcaniques alignés sur des failles ou des fractures de la croûte martienne.

 

Ceraunius D. & Uranius tholus G. - Mars             A droite, Ceranius Tholus, diamètre 130 km. et à gauche, Uranius Tholus, diamètre 62 km.

                                                            image  Calvin J.Hamilton.


Les dômes (Tholus) sont plus petits que les volcans boucliers, avec des pentes assez fortes (quelquefois plus de 8 degrés). La lave éjectée pendant les éruptions a du être plus visqueuse que celle émise par les boucliers, et elle s'est donc bien moins étalée. Enfin les flancs de certains dômes semblent parcouru par des chenaux et des rides. Les dômes sont présents aussi bien dans la région de Tharsis (on peut citer Ceraunius Tholus, Uranius Tholus, Tharsis Tholus) que sur la plaine d'Elysium (Albor Tholus, Hecates Tholus).

 

MARS---apollinaris-patera.jpg                                               Apollinaris Patera, diamètre 296 km.- Nasa.


On trouve aussi des volcans en forme de galette ou de soucoupe renversée (Patera) comme le fameux Alba Patera. Alba Patera est un volcan unique en son genre. Sa forme rappelle celle d'une soucoupe renversée. C'est un volcan très large situé vers les hautes latitudes (50° de latitude nord). Il possède deux caldeiras enchevêtrées en guise de structure centrale, ce qui le fait ressembler à un œil entouré par deux paupières. Il mesure 1600 km de diamètre, mais il ne s'élève pas plus de 3 km au-dessus des plaines environnantes ! Ses pentes sont donc très douces. Elles n'en sont pas moins affectées par des fractures gigantesques qui courent sur plusieurs centaines de kilomètres et dont la largeur atteint par endroit 1000 à 2000 mètres.

 

 

tyrrhena

                                             Tyrrhena Patera  - Photo C.J.Hamilton


Tyrrhena Patera, l'un des volcans en forme de soucoupe. On devine la forme très aplatie du volcan et la caldeira centrale entourée radialement par toute une série de dépressions, dont deux sont parfaitement visibles. Tyrrhena ressemble tellement à la corolle d'une fleur de pissenlit qu'il a été affecté de ce surnom ! Le faible relief et la nature facilement érodable de l'édifice indique que celui ci est sans doute formé par des dépôts pyroclastiques. Le type d'éruption est donc ici explosif, bien différent des éruptions effusives répétées qui ont construit les volcans boucliers de Tharsis.

 

Sources :

- "Le volcanisme martien"

- Nomenclature Tholi : http://www.nirgal.net/cgi-bin/nomenclature.php3?type=tholus

- Nomenclature Paterae :http://www.nirgal.net/cgi-bin/nomenclature.php3?type=patera

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

volcanoaurora2_shs_big---1991-Hekla.jpg  Superbe photo de S.H.Stefnisson  de l'éruption de l'Hekla en 1991
                              concomittante à une aurore boréale .
                            "Astronomic picture of the day" - Nasa.

Freysteinn Sigmundsson, un géophysicien de l'Université d'Islande, signale que la pression dans la chambre magmatique de l'Hekla est similaire à celle qui a précédé sa dernière éruption, en 2000.
Cette information est à prendre comme un avertissement d'une future éruption et des mesures de monitoring plus poussé sont nécessaires.

hekla_8952--03.-2000-decade-volc-jpgMars 2000, quelques jours après le début de l'éruption .
La photo aérienne permet de bien détailler les coulées de lave sur la glace.
Photo Decade Volcano , avec l'aimable autorisation de Tom Pfeiffer.

L'Hekla peut entrer en éruption en ayant présenté peu de signes d'avertissement : en 2000, de petits tremblements de terre ciblés - M. 1à 2 - ont précédé l'éruption de moins d'une heure; l'alerte vers le Défense civile n'a été donnée que 40 min. avant l'éruption elle-même et la population n'a été avertie qu'un quart d'heure avant !
Cette éruption de type fissural (5 à 7 km. de long) a débuté le 26.02.2000 pour se poursuivre jusqu'au 08.03.2000.

Des photos de cette éruption sur decadevolcano.net

Sources :
- "Hekla threatends to erupt" in Wicelandic Post
- NVI - Nordic Volcanological Institute.
- Decadevolcano.net
- Global Volcanism Program - Hekla


Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog