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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Après avoir traversé une zone "plate", la lave est arrivée sur une étendue plus pentue et sa vitesse augmente ... il semblerait de plus que l'éruption soit plus importante que prévue.

Keystone-01.10.jpg                              Eruption 2002 - document Keystone.

Un responsable de l'Observatoire Volcanologique de Goma - OVG - déclare dans une intervieuw sur RFI :

"La situation n'est pas très bonne. La quantité de lave rejetée est à peu près le double" des jours précédents, a déclaré Karume Katcho, directeur général de Observatoire volcanologique de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu, situé à 22 km au sud-est du volcan.

La coulée de lave s'étendait lundi dans la matinée sur 4,6 km "alors qu'on était à 1,2 km" dimanche, a-t-il ajouté, après avoir survolé la zone en hélicoptère.

Selon M. Katcho, "il y a beaucoup" de projections de particules de cendres et de cheveux de Pélé (fibres de verres volcaniques) et "la population est en train de ressentir cela, tout au long de la route de Sake", une localité située à une vingtaine de km au sud-ouest du volcan, et vers laquelle la coulée de lave se dirige.

"La lave est à 8 km de la route (Sake-Goma). Elle peut l'atteindre très rapidement. Si la situation continue comme ça, cela peut se faire dans 5 ou 7 jours", a estimé le directeur de l'OVG.

 

L'inquiétude demeure grande : si la lave touche le lac Kivu ou un petit lac à proximité, appelé "les gorges de Kabuno", elle pourrait déstabiliser ces entités qui contiennent beaucoup de CO2, ou causer des explosions.


Sources :
intervieuw sur RFI reprise par divers médias ( le Matin.ch, la Tribune de Genève)

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Fournaise---04.01.10-THS-IPGP.jpg        Situation du Dolomieu le 04.01.2010 - photo Th.Staudacher
                    - IPGP/OVPF

Une reconnaissance matinale en hélicoptère a permis une observation de la zone éruptive et du sommet.
L'éruption se poursuit à débit réduit, avec de petites fontaines de lave et une coulée active; le trémor est stable.
Une coulée "aa" recouvre 80% de la coulée 2008 au fond du Dolomieu.
Un seul séisme a été observé dans les dernières 24 heures.

Le préfet a décidé la réouverture du sentier menant au point de vue situé en face de la zone éruptive ... dommage pour les 4 randonneurs qui se sont fait verbaliser hier.

Source : OVPF - bulletin du 04.01 - 12h. locale

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 olympus-General.jpg

        Olympus Mons, vu en 1978 par la sonde Viking - photo Nasa. On y distingue bien la caldeira

                                                         et les escarpements.


Les 3 volcans géants du dôme de Tharsis battent déjà pas mal de records, mais on atteint des sommets avec OLYMPUS MONS.

 

olympus_comp.jpgGigantesque volcan-bouclier de 26.000 mètres de hauteur, d’un diamètre de 600 km., de 500.000 km² de superficie, l’édifice volcanique et ses multiples coulées pourraient recouvrir la France entière.

040211_olympus_monsb_04.jpg





La caldeira d'Olympus n'a rien à envier aux dimensions de l'édifice qui la porte. Son diamètre est de 65 x 80 km et sa profondeur de 2 à 3 km (à comparer aux 5 kilomètres de la caldeira du Kilauea).

Au fond, le plancher de la caldeira est marqué par une surface plutôt plate, marqué ci et là par des rides de compression qui se sont formés lors du refroidissement de la surface incandescente. La caldeira d'Olympus a pu accueillir, comme ses homologues terrestres, des lacs de lave qui se sont depuis refroidi, laissant poindre en surface un toit de basalte noir solidifié. La caldeira est complexe et atteste d'une histoire mouvementée. Le premier effondrement a abaissé la surface d'un kilomètre. Il a laissé des failles d'extension circulaires tout autour de la caldeira, alors que le centre a été le siége d'une intense compression, sous l'effet du tassement de la masse effondrée. Un deuxième effondrement est ensuite intervenu, suivi par quatre autres ! Encore une fois, on retrouve ces caldeiras complexes, constituées de formes circulaires emboîtées les unes dans les autres, sur les volcans terrestres tels que les volcans Hawaïens.

 

A titre de comparaison, le plus grand volcan terrestre – le Mauna Loa – ne mesure que 9.000 m de haut, depuis le plancher océanique, pour 100 km. de diamètre. On pourrait donc loger 50 Mauna Loa dans l’Olympus Mons.

 

 Olympus Mons possède une surface bosselée, caractérisée par un certain nombre de ruptures de pentes. Cet aspect bosselé se rencontre sur les volcans terrestres « similaires » : Mauna Loa, et Kilauea. Ces volcans Hawaiiens voient leur masse augmenter, coulée après coulée. A un moment donné, la masse du volcan devient trop importante et la périphérie glisse vers le bas le long de failles d’effondrement ceinturant l’édifice. La pente est alors marquée par un escarpement important et une rupture de pente visible.

Les ruptures de pentes sur Olympus ne ressemblent pas à ce schéma : il est vraisemblable que les différentes « jupes » du volcan ne soient pas entrainées vers le bas sous leur poids, mais au contraire poussées vers le haut par le bombement du volcan. Il y a ainsi compression des terrains et apparition de failles inverses (failles de chevauchement).

olympus-falaises-.jpgLa base du volcan est soulignée par un énorme escarpement ; des falaises abruptes de 2.000 à 6.000 mètres de hauteur dominent la plaine. Le volcan est entouré d’une auréole de terrain qui pourrait être le résultat d’un glissement de terrain à l’origine du piédestal  ceinturant Olympus Mons.

L’analyse des failles de compression et de distension à la surface du volcan permettent de situer une chambre magmatique de dimensions identiques à celle de la caldeira – 80 km – et située à environ 15 km. sous le sommet : une énorme chambre magmatique perchée en hauteur donc.

 

Olympus2.jpg


Les laves vomies par le volcan sont sans doute basaltiques, les seules à pouvoir cheminer sur de très longues distances au travers de tunnels, étant donné leur fluidité. Elles seraient « jeunes », à l’échelle géologique : seulement 30 millions d’années.

 

Goursac-Mars9

Sources :

- "Volcanologie martienne" : http://www.nirgal.net/volcans.html

- "Le feu et la glace d'Olympus Mons" :

   http://www.nirgal.net/chroniques/chronique_volcanos_age.html

- "Olympus vu par la sonde Mars Global Surveyor":

  http://www.nirgal.net/moc/mgs_volcans_olympus.html

- "Géologie, Minéralogie et Géochimie" : résultats de l'analyse faite

   par la sonde Pathfinder.

  http://www.nirgal.net/mars_science_path.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Le 2 janvier est décidément un jour faste : à 19 h.43, le Galeras a présenté une éruption de type explosif avec un bruit et des vibrations perçus par les habitants proches du volcan.
La projection de blocs et cendres incandescentes a généré des incendies dans la partie sommitale de l'édifice, avivés par l'action des vents. Des retombées de cendres se font dans la partie NO du volcan et ont touché des villes situées à 37 km. du volcan.
La hauteur de la colonne éruptive est estimée à 12 km. et a conduit à une alerte maximale : "rouge".
La quantité d'énergie libérée par l'explosion est similaire à celle observée en janvier 2008.
Suite à l'éruption, le nombre et l'intensité des signaux sismiques a diminué ... Ingeominas maintient le niveau de vigilance.

Galeras-2008-01-17_20.15.01.jpg                  Galeras - éruption de janvier 2008 - Ingeominas Pasto.

Source : INGEOMINAS - Pasto
               http://intranet.ingeominas.gov.co/pasto/P%C3%A1gina_Principal

La Fournaise :

Dimanche 3 janvier 2010 à 7h10 (GMT+4)

L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) enregistre depuis 22h00 (heure locale) du 2 janvier une stabilisation du trémor éruptif.
Depuis 20h36, le nombre et l’intensité des éboulements détectés dans le cratère sommitale Dolomieu ont baissé.
Le dégazage du magma qui est émis à l’intérieur du cratère Dolomieu alimente un panache sommital de faible intensité.
L’ensemble des paramètres enregistrés indiquent une stabilisation de l’éruption sommitale à la fois dans sa localisation et dans son intensité.


Nyamuragira :

Selon un rapport de la MONUC, l'éruption progressait à 17 h. locale sans causer de pertes humaines; le flot de lave émis depuis une fissure, située sur le côté SE du volcan-bouclier, affecte les zones S et SO, zone non peuplée du Parc des Virunga.
La Monuc a aidé les autorités locales et les scientifiques de l'Observatoire de Goma dans leur mission de contrôle de l'état du volcan, en mettant à leur disposition des hommes et des hélicoptères.

Redoubt : situation inchangée, avec une "activité sismique se maintenant à un niveau élevé".

Redoubt-21.12.2008-Neal-Christina-AVO-USGS.JPG                     Photo Neal Christina prise le 31.12.2008 - AVO/USGS

Mayon :

Le bulletin du 03 janv. rapporte 9 séismes volcaniques, 30 chutes de roches sur les flancs du volcan  et une pâle lueur observée de nuit au niveau du cratère.
Le sommet situé dans les nuages ne permet pas d'apercevoir une quelconque émission de gaz et/ou vapeurs.
Les émissions de SO2 mesurée le 02.01 : 2.094 tonnes/jour.
Source : Phivolcs.
       

 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 

Mars, la planète rouge, est aussi captivante par son aspect que par sa morphologie.

 

 mars-3.jpg

                         La planète rouge - MARS -  25.02.2004  photo du télescope Hubble.

 

Plusieurs traits saillants ressortent au premier coup d’œil : la distribution disparate des terres à sa surface, et la chaîne de volcans géants, situés près de son équateur, connue sous le nom de « Tharsis rise ».

Comme la planète Mars ne possède pas de tectonique des plaques, comment se sont formées ces structures uniques ?

 

Des scientifiques de la Nasa ont tracé une carte du magnétisme martien et découvert que la planète a été affectée dans son histoire par une activité tectonique .

C’est grâce aux informations de l’Orbiter de Mars global Surveyor  donnée sur 4 ans d’orbite constante autour de la planète rouge qu’une carte haute résolution du champ magnétique martien a pu être dressée : on y observe des alternances similaires inscrites dans la continuité du champ magnétique fossile terrien.

Chaque fois que la tectonique des plaques force celles-ci à se compresser, elles se redressent sous la pression des roches en fusion remontant du manteau ; après refroidissement de la nouvelle formation rocheuse, celle-ci se magnétise selon l’orientation du champ magnétique local et de l’époque. Alors que les strates se superposent progressivement, l’orientation du champ magnétique correspondant à ces épisodes spécifiques s’y inscrit.

La carte magnétique permet de voir les régions martiennes là où une nouvelle croûte a été formée à partir de matériaux amenés par le manteau remontant et se répendant en surface suite à une activité tectonique 

(Remy Decourt – Flashspace).


Une autre hypothèse osée a été émise récemment:  au lieu de plaques différentes glissant à la surface de la planète rouge, c’est l’ensemble de la croûte qui se déplace … une seule « coquille » mouvante autour de la planète.

La surface terrestre se compose de nombreuses plaques tectoniques et leur mouvement a produit une dichotomie au niveau de la croûte facilement reconnaissable : la plupart des terres émergées sont situées dans l’hémisphère nord.

 Mars, en l’absence de plaques séparées, possède sa propre dichotomie : les basses terres prédominent dans l’hémisphère nord et les hauts-plateaux sont concentrés dans l’hémisphère sud.

 

Deux théories s’affrontent au sujet de l’asymétrie existant entre les masses de terres dans les deux hémisphères : la première serait liée à un impact géant dans l’hémisphère nord, avec des éjectats dans l’hémisphère opposé. La deuxième privilégie des processus internes à la planète. Les partisans de cette théorie endogène suggèrent que la croûte de terres martiennes tourne autour d’un « noyau intérieur ».

Shijie Zhong, de l’université du Colorado, a démontré que la « rotation différentielle » d’une seule plaque est possible si deux conditions sont remplies : une convection « à un niveau », qui implique une remontée dans un seul hémisphère – l’autre hémisphère est dépourvu par conséquence de toute activité volcanique – ET un écartement latéral, facilité par la présence de matériaux en fusion.


MONTS-MARSIENS.jpg


marstypevolcan.jpg


Les volcans alignés  sont ARSIA, PAVONIS et ASCRAEUS.

Le volcan en haut à gauche : le géant OLYMPUS, la plus grande structure volcanique du système solaire.

 

Le « Tharsis rise » présente un autre mystère que la tectonique ne peut expliquer : elle contient 4 des plus grands volcans du système solaire, et trois d’entre eux sont alignés : Arsia mons, Pavonis mons et Ascraeus mons.

Leur alignements fait penser à une formation de type hawaiien, en raison d’un panache mantellique.

Ce qui serait explicable également par une remontée massive  et unique dans un hémisphère.

Bien que le « Tharsis rise » se soit formé rapidement et tôt dans l’histoire Martienne (3,8 billion d’années), Zhong pense que ce panache (cette remontée magmatique) n’est pas éteint, mais moins actif qu’au début … ce qui laisse supposer un autre épisode actif dans le futur.

 

D’autres volcans – Elysium mons - sont situés dans l’hémisphère opposé. Formés plus tardivement, ils l’auraient été à un moment où la planète avait moins d’eau à disposition. Quand la planète s’est « déshydratée », beaucoup de systèmes de remontée magmatique furent créés dans d’autres parties de la planète.

 

 

La région de THARSIS :

 

La région de Tharsis est un vaste plateau de 5.500 km. de diamètre et d'une hauteur de 6 à 10 kilomètres, qui porte sur son dos les édifices volcaniques les plus importants de la planète Mars. Cet énorme renflement de la surface martienne comprimerait la croûte sous 400 bars de pression. L'activité volcanique du dôme de Tharsis pourrait avoir commencé il y a 3 milliards d'années et s'être prolongée dans le temps pour s'achever finalement vers 800 millions d'années, très récemment donc d'un point de vue géologique.

 

Les principaux édifices du dôme de Tharsis sont des volcans boucliers. Caractérisés par une pente faiblement inclinée (moins de 5°), ils sont formés de la superposition d'un grand nombre de coulées. En cela, ils sont semblables aux volcans des îles Hawaï, au Piton de la Fournaise de l'île de la Réunion, aux volcans des îles Galápagos, ou encore ceux d'Afrique ou d'Islande. Leur sommet est également marqué par une caldeira, gigantesque affaissement circulaire formé généralement lors du retrait brutal du magma de la cheminée, à la suite d'une éruption importante ou de l'ouverture de fissures latérales qui vont provoquer la vidange de la chambre magmatique. Dans le cas de volcans caractérisés par des éruptions explosives, le sommet de l'édifice peut être proprement décapité, l'explosion laissant derrière elle une dépression que l'on peut aussi qualifier de caldeira. 

                                                          Pavonis Mons - 17.000 m. - diam 400 km.

pavonis.jpgLe dôme de Tharsis est surmonté par trois énormes volcans boucliers alignés le long d'une fracture de la croûte superficielle de direction nord-est sud-ouest et séparé de 700 km les uns des autres : Ascraeus Mons (18 200 mètres de haut), Pavonis Mons(14 120 mètres de haut) et Arsia Mons (17 400 mètres de haut).

Cette direction est essentielle pour comprendre les événements qui ont affecté la région de Tharsis. Les coulées de lave elles-mêmes se sont progressivement concentrées le long de fractures orientées dans la direction nord-est sud-ouest.

Si les boucliers martiens ressemblent fortement aux volcans terrestres, ils s'en distinguent toutefois par une caractéristique majeure : leur taille ! 

Arsia, Pavonis ou Ascraeus Mons sont en effet des édifices gigantesques, d'une taille démesurée ! Ils mesurent chacun 400 km de diamètre environ et s'élève à 20 km de hauteur. De la même manière, leur caldeira sont affectées du même gigantisme. La caldeira d'Arsia Mons a un diamètre de 110 km, alors que celle du volcan Mauna Loa dans les îles Hawaii ne mesure que 2,7 km de diamètre. La profondeur de ces dépressions sommitales atteint par endroit 3 à 4 kilomètres.

Les trois volcans géants du dôme de Tharsis battent déjà pas mal de record, mais avec Olympus Mons, on atteint le sommet ! Le plus célèbre des volcans martiens est situé sur la bordure nord-ouest du dôme de Tharsis, à 1600 km des trois volcans précédents.

 

Demain : Olympus Mons.

 

Sources :

- Futura Sciences : http://orbitmars.futura-sciences.com/mars7.php

- Photos Galerie martienne :

  http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_missions/index.php

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La morphologie du sommet du volcan Soufrière Hills change rapidement : deux photos du sommet, prises du même endroit à trois jours d'intervalle, montrent une croissance forte du dôme côté nord. Il doit approcher 60 m. de haut pour plus de 100 m. de large.
Il est certain qu'une telle addition constitue un volume potentiellement capable d'effondrements, qui formeront des coulées pyroclastiques sur le flanc nord du volcan.

dome_profile_rosedale-30.12-02.01-MVO.png
            Photos prises de Olveston à 7 km. du sommet - MVO 30.12.2009 & 02.01.2010.
              sur la photo du bas, le pointillé rouge indique la situation le 30.12.


Source :
MVO - Montsettar Volcano Observatory.

Ndlr : c'est un début d'année "en fanfare" ... j'ai ma boite-mail qui sonne au rythme des alertes et ma souris qui s'affole !

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

p1030374.jpg                            Première photo prise à 3 h 45 le 02.01.2010 - Gorilla.CD

A 3 h 45, ce matin, une importante éruption est signalée par le website du Virunga National Park; elle est pour le moment contenue dans les limites du parc national, mais dans une zone proche de Goma.
La dernière éruption du volcan date de 2006, avec une localisation NO, sans dommage pour les populations.

Niamurajira-02.01.2010-6.30Gorilla-cd.jpg                         Evolution - photo prise à 6 h.30 - Gorilla.CD

D'autres nouvelles dès que possible ...

Source :
Gorilla CD - the official website of Virunga National Park
DR Congo.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Le niveau d'alerte au Mayon a été revu à la baisse : "la possibilité d'une éruption dangereuse est moindre pour l'instant"

091228-06-mayon-volcano-residents AP B.Marquez                                            Photo AP  - Bullit Marquez.

L'armée repositionne ses checks-points sur la ligne des 7 km., ce qui devrait permettre à plusieurs milliers de personnes de regagner leurs habitations.
La situation est changeante sur la zone : pensez que le 31 décembre 2009, l'eau et le courant avait été coupés dans les aires devant être évacuées, afin de forcer les récalcitrants à se conformer aux injonctions des autorités.

La décision de rabaisser le niveau d'alerte fait suite aux constatations du Phivolcs:
- Depuis le 29.12, le volcan n'a plus émis de panache de cendres; seules des émissions de vapeur d'eau sont observées ... la couleur blanche indique la baisse d'énergie des émissions et l'absence de poussières au sein du panache.
- Durant la même période, les séismes sont uniquement liés aux chutes de roches, à leur dégringolade le long des flancs du volcan et à l'avancement du front de lave.
- les niveaux de SO2 sont en baisse : le dernier relevé était de 2.621 t/j contre 8.993 le 25.12.

dates

taux de SO² en tonnes par jour

Nbr. séismes

17/12/2009

1065

 

18/12/2009

2034

197

19/12/2009

7034

222

20/12/2009

6089

1942

21/12/2009

6529

1260

22/12/2009

6737

1051

23/12/2009

5737

815

24/12/2009

2738

871

25/12/2009

8993

406

26/12/2009

2304

44

27/12/2009

4329

44

28/12/2009

3416

38

29/12/2009

4397

16

30/12/2009

1158

60

31/12/2009

1255

28

     

1/01/2010

2621

13

2/01/2010

 

 

                          Tableau réalisé d'après les rapports du Phivolcs

Le niveau 3 signifie que la probabilité d'éruption explosive est moindre, et l'abaissement du niveau ne doit pas être interprété comme signe de disparition de l'instabilité du volcan.
La zone d'exclusion est fixée à 6 km - 7 km. pour la zone SE. sur le trajet d'éventuelles coulées - ; le survol du volcan est toujours déconseillé en raison d'une possible explosion et émission de poussières et fragments volcaniques.

t1larg.philippines.volcano.mayon.afp.getty.file                                                                                 Doc. AFP non daté

Source : rapports journaliers du Phivolcs.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
La fournaise en action dès le début de l'année :

cameraBasalte-02.10.2010.jpg
Après avoir été mise, sous "vigilance volcanique, le 24 décembre 2009, le volcan a présenté une augmentation de sa sismicité volcanique, accompagnée de déformations depuis le 28.12. (gonflement modéré, entre 2 et 4 cm. des secteurs sud et est de la base du cône).
Depuis la fin de la matinée, le nombre de séismes a augmenté et à 13 h., l'obserrvatoire a mis La fournaise sous "alerte 1" - éruption probable à imminente.
L'enclos, où un nouveau sentier venait d'être ouvert, a été fermé au public. Les randonneurs qui se trouvait entre le Pas de bellecombe et le cratère ont été évacués par la gendarmerie.

3175_b.jpg
                               Photo OVPF 02.01.2010 - rapport 17 h.45

Update 17 h 45 - rapport OVPF :
La fissure éruptive est située dans la falaise limitant les cratères Bory et Dolomieu; on y obsserve des fontaines de lavede quelques dizaines de mètres de hauteur et des coulées à l'intérieur du Dolomieu; des effondrements ont lieu au niveau du cratère Bory qui alimentent en cendres un panache de gaz éruptifs.

A suivre ... l'année débute bien !

Sources:
- IPGP - OVPF
  http://www.ipgp.fr/pages/03030807.php
- Redingfournaise - site du délégué Lave local
  http://redingfournaise.wifeo.com/index.php
- Presse locale - Ipreunion
  http://www.ipreunion.com/reportage.php?id_reportage=6870&id_rubrique=01#

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

En ces périodes de fêtes, nous allons prendre de la hauteur, et nous intéresser au merveilleux, à ce que nous ne pourrons jamais aller voir nous-mêmes :

 

                      Le Volcanisme planétaire.


 

Goursac-Mars9.jpg

                Le géant martien, Olympus Mons - photo Nasa in "Visions de Mars" Ed. La Martinière.

 

 

Ce volcanisme extra-terrestre, abondant et varié, existe sur différentes planètes du système solaire, maintenant prospecté par diverses sondes spatiales depuis les années 80.

 

Où trouvez du volcanisme dans notre système solaire et quelles sont les conditions qui régissent son existence ?

 

On peut faire un premier tri en éliminant les plus grandes planètes, les planètes gazeuses, qui ne sont le siège d’aucun volcanisme. On s’intéressera donc uniquement aux planètes et satellites telluriques, principalement constitués de roches et de fer : Mercure, Vénus, Mars, Terre, Lune et Io principalement.

 

Un autre critère est la relation entre tectonique et volcanisme pour les différentes planètes et satellites. Ces deux phénomènes sont liés.

Leurs intensités respectives augmentent avec le diamètre de la planète … c’est ainsi que le volcanisme est plus intense sur Vénus et sur Terre que sur Mercure et Mars.

La distance au corps central de rotation relativement au rayon de celui-ci joue un rôle primordial : une distance faible vis-à-vis d’un corps de grande taille induit un volcanisme important ! ; Pour la Terre, il s’agit de la distance par rapport au soleil ; pour Io (un satellite), de la distance par rapport à Jupiter.

 Ijen---Kendeng 0220

Volcanisme et tectonique des corps planétaires du système solaire - in Volcanologie - Bardintzeff.

Le volcanisme est indiqué par les traits horizontaux, la tectonique par les traits verticaux, selon le

principe : 0 trait = abscence, 3 traits = intense.


On constatera que les planètes présentant du volcanisme se concentrent, dans le diagramme ci-dessous, à une distance optimale relative au corps planétaire et la nécessité pour celui-ci d’avoir un certain rayon.  (Basilevsky – 1990)

 

Il y a de plus une relation entre la taille de la planète hôte et la durée du volcanisme sur celle-ci. On peut considérer, à un instant donné, que Vénus et la Terre sont des « corps chauds », que Mars est un « corps tiède », et que la Lune et Mercure sont des « corps froids ».

Pourquoi cette différence, alors que, d’après les mesures de surface, ces cinq corps célestes possèdent la même radioactivité intrinsèque, fournissant la même quantité de chaleur par unité de volume ?

Supposons ces cinq corps en équilibre thermique : la chaleur produite à l’intérieur étant égale aux pertes calorifiques dues au flux géothermique. La chaleur est produite dans un volume, et donc proportionnelle au cube du rayon. La perte de chaleur, se faisant par la surface, est elle proportionnelle au carré du rayon.

La température dépend donc du rapport volume / surface, c.à.d. du rayon du corps céleste.

En conséquence, plus une planète est grosse, plus elle est « chaude » et donc volcaniquement active.

 

D’autres facteurs interviennent encore :

D’après ce qui précède, Io, de taille, masse et densité légèrement supérieure à notre Lune, devrait être volcaniquement inactif. Les missions Voyager et Galiléo ont révélé l’inverse : Io est le corps céleste le plus actif et le plus volcanique, avec des centaines de volcans de toutes morphologies.

Plus de 10 volcans montrent en permanence leur panache s’élevant à plus de 200 km. de hauteur. Entre 1979 et 1997, dates des survols, plusieurs milliers de km² de nouvelles coulées de lave ont été émises.

Les mesures infra-rouges montrent des températures superficielles et localisées supérieures à 1.300°C.

 

Ioactiveplume                            Le satellite Io présentant des panaches (en agrandissements) - Nasa .


La cause de cette débauche d’énergie ?    Les marées.

Io est très proche de la planète géante Jupiter, ce qui engendre des marées sur ce satellite : une déformation permanente sous forme d’un bourrelet moyen permanent de 7 km.

L’orbite d’ Io est sous l’influence d’autres satellites, Europe, Ganymède et Callisto, et voit son orbite périodiquement déformée, sa vitesse de révolution modifiée et la dimension du bourrelet osciller de plus ou moins 100 mètres.

Toutes ces modifications sont sources de fortes frictions, donc sources de chaleur, qui est à l’origine du volcanisme observé.

 

Sources :

- "Volcanologie" de Jacques-Marie Bardintzeff - Ed. Dunod

- "Le volcanisme dans le système solaire" - Planète Terre.

- "Orbitmars" in Futura Sciences.

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