Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
L'examen de l'écusson qui orne la ceinture de karaté de ma petite-fille, sport qu'elle pratique depuis peu, m'a fait dévier cette fois vers le pays du soleil levant et le volcan Fujiyama.

Cette estampe, réalisée par Katsushika Hokusai, fait partie d'une célèbre série de 46 estampes éditées entre 1831 et 1833.

Elles représentent le Mont Fuji depuis différents lieux, et suivant les saisons. La série témoigne de l'intégration dans les thèmes de la tradition japonaise, la plus anciennes des représentations artistiques du Fuji datant du 11° siècle, des modes de représentations occidentaux et plus spécialement de la perspective que le peintre a découvert grâce à un artiste japonais, Shiba Kokan, qui fréquentait des hollandais, seuls autorisés à amarrer dans le port de Nagasaki.
"Les trente-six vues du Mont Fuji" est une des première série consacrée entièrement au paysage et réalisée en grand format ... ce qui révolutionna la peinture japonaise de l'époque.

Parmi les prelières parues, trois estampes se distinguent et connaissent un succès immédiat : "Le Fuji par temps clair, L'orage sous le sommet et La grande vague de Kanagawa".

Fichier:The Great Wave off Kanagawa.jpg
                           Image retouchée et détenue par le Bibliothèque du Congrès.

Kanagawa-oki nami-ura, la grande vague de Kanagawa :

Le Mont Fuji est l'élément principal, mais ne constitue pas le but essentiel de la série d'estampes  qui est l'illustration du rapport entre l'homme et la nature. Confrontation musclée où les pêcheurs, à bord de trois barques rapides utilisées pour le transport du poisson, doivent affronter d'énormes vagues dans la baie de Tokyo.

Le bleu de Prusse, pigment importé de Hollande seulement depuis 1820, est utilisé ici : cette couleur d'origine synthétique était fort appréciée des artistes japonais, parce qu'elle était plus stable dans le temps que les pigments naturels. Ils l'utilisèrent d'autant plus qu'ils étaient containts par la censure à n'utiliser qu'un nombre restreint de couleurs et qu'ils avaient réalisé les ressources qu'ils pouvaient tirer de ce seul bleu.
Toutes les estampes de la série ne sont pas fondées sur ce pigment, mais une tonalité bleue se dégage de l'ensemble ... "bleu de l'espace, bleu de l'éternité" , avec l'avantage matériel que ce bleu de Prusse gardait effectivement longtemps son intensité au contarire d'autres bleus.
(Kenneth White)

Hokusai lança une édition en "aizuri-e" , les estampes bleues, avant d'éditer une série avec les couleurs complémentaires.

Fichier:Tsunami by hokusai 19th century.jpg
                          Metropolitan Museum of Art - New York.

La composition a toujours été importante pour le peintre Hokusai : dans cette série, les formes géométriques y jouent un rôle essentiel; le triangle du Fuji est compris dans le cercle esquissé par les rouleaux de vagues.
Nelly Delay souligne cet aspect dans son ouvrage "L'estampe japonaise" :
«  Il émane d'elles tant de naturel et de spontanéité que l'on imagine mal qu'elles puissent être l'aboutissement d'un projet déterminé. Or, dès que cette idée vient à l'esprit, l'entrecroisement savant des lignes apparaît clairement. L'accent d'un point focal, d'où rayonne un éventail de directions pour le regard, la force des diagonales, qui divisent la composition en plans, prouvent que ces estampes, au-delà de leur climat poétique, s'adresse à notre sensibilité, tout autant qu'à notre esprit. Cheminer à l'intérieur de ces paysages est dès lors d'un intérêt accru. »


800px-La Grande Vague, Yin et Yang couleur origineLe travail se porte aussi sur la profondeur spatiale, avec le fort contraste entre l'arrière-plan et le premier plan : la violence de la grande vague, avec ses griffes d'écume, s'oppose à la sérénité du fond, vide. Symbôle du Yin et du Yang, l'homme se débatant entre les deux ... cette opposition se traduit au niveau des couleurs : le bleu s'oppose au jaune rosé de l'arrière-plan, qui est sa couleur complémentaire. Formes et couleurs réalisent la symétrie de l'ensemble.

                                                            Fichier:The Great Wave off Kanagawa - wave.jpg
                                                Détail des "griffes d'écume".

Les trente-six vues du Mont Fuji" ont révolutionné la peinture japonaise en imposant le paysage comme sujet à part entière, mais ont été aussi une source d'inspiration pour les peintres occidentaux japonisant du 19° siècle. L'influence d'Hokusai se sent chez Van Gogh, Manet, Degas et Monet, chez qui une huile de 1899, "Le pont sur un étang de nymphéas" s'isnpire de l'architecture orientale des ponts.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Ténérife, l'île principale de l'archipel des Canaries, offre une grande diversité de paysages et de curiosités naturelles : plages de sable blanc ou noir, végétation exubérante et bananeraies, champs de lave dominés par la silhouette du Pico del Teide, forêts de pins et laurisylve ... rien ne semble manquer à ce triangle volcanique paradisiaque, fortement attaché à ses racines Guanches.

Toponymie :

Ténérife est un toponyme d'origine berbère (Amazighe) Tin Irifi, signifiant "l'endroit de la soif".
Les romains l'appelaient Nivaria, dérivé du latin "nieve"- neige, faisant clairement référence à la couverture neigeuse du Teide. D'autres dénominations datent des 14 et 15° siècles et rappellent l'activité volcanique de l'île : Isla del Infierno - île du Diable.
Le volcan est en partie responsable du nom de l'île donné par les natifs du lieu : Tene - montagne et Ife - blanc ... ce qui rejoint la dénomination latine; plus tard l'hispanisation ajouta un "r" pour joindre les deux mots.

Quoi qu'il en soit, toutes ces dénominations illustrent bien l'endroit !

Formation de l'île :


Tenerife_LANDSAT-Canary_Islands-copie.jpg                                               Ténérife - image Landsat modifiée .
 

Les stratovolcans El Teide (prononcez "té-i-dé") et Pico Viejo sont les centres de l 'activité volcanique les plus récents sur Ténérife. Cette île de 2058 km² culmine à 3718 m. et possède une histoire volcanique complexe.
La formation de l'île et le développement du Teide peuvent se résumer en cinq grandes phases.

Teideform2.png
Phase un : sous l'action d'un point chaud intraplaque (*), le magma a percé la plaque africaine et déclenché des éruptions sous-marines à l'origine de la naissance de trois volcans à la fin du Miocène. Formés il y a 7 Ma, ces volcans boucliers forment la "série des anciens basaltes" et portent comme noms : Macizo de Teno, Macizo de Anaga et Macizo de Adeje. (aussi appelé Roque del Conde)
(*) :
La théorique la plus récente met en jeu une vaste anomalie thermique sous une zone qui s'allonge de l'archipel canarien au rif du Maroc septentrionale. L'alignement NE-SO des nombreuses failles et des épicentres sismiques, s'égrenant du Maroc à La Palma, soutiennent cette hypothèse.
Ils ont été construits en moins de 3 Ma; ces structures sont actuellement érodées et gisent sous les extrémités ouest, est et sud de l'île triangulaire.

Etapa 1 Teide Etapa 2 Teide








Situation intermédiaire stade 1 & 2                                        Période de repos.

Phase deux  et trois : Après la période juvénile, suit une ère de relatif repos et d'érosion qui dure 2-3 Ma.
Ensuite l'activité se concentre en deux zones : le massif d'Anaga et le volcan Las Canadas central
qui pourrait avoir atteint des proportions considérables : 40 km. de diamètre et une hauteur de 4.500 mètres.

Phase quatre : Il y a environ 160 à 220.000 ans, le sommet du volcan Las Canadas I s'effondre créant une vaste caldeira Las Canadas.
Deux théories coexistent quant à la formation de cette grande caldeira de 16 km. sur 9. La première, théorie classique de formation caldérienne, se réfère à un collapsus vertical du volcan après vidange de sa chambre magmatique suite à un large volume d'éruptions explosives.
La seconde fait référence aux mécanismes décrit sur Hawaii : la caldeira se serait formée suite à une série d'effondrements latéraux gravitationnels. Cette seconde hypothèse se fonde sur des observations terrestres et des études géologiques marines.
Ensuite, un stratovolcan, Las Canadas II se forme avant de subir un sort identique au premier. Son emplacement serait voisin de Guajara.
Las Canadas III et IV se forment ensuite dans le secteur Diego Hernandez de la caldeira.

Etapa_3_Teide---Societad-geologica-canaria.jpgEtapa_4_Teide.jpg









Phase 3 : Las Canadas                                                                Activité post-effondrement


Phase cinq :
- il y a 1 Ma, la Cordillera dorsal voit le jour suite à une activité fissurale; ses mensurations : 25 km. de long et une hauteur de 1.600 mètres.
- il y a 800.000 ans, deux glissements de terrain gravitationnels se produisent donnant naissance aux actuelles vallées La Orotava et Güimar
- il y a 200.000 ans, des éruptions débutent dans la zone Pico Viejo-Teide, dans la caldeira Las Canadas, au centre de l'île.


Etapa_5_Teide.jpg                         Ces images de synthèse sont fournies par la "Societad Geologica Canaria" et
                    illustrent des étapes "intermédiaires" par rapport au schéma de base.
                    Point de vue sud-ouest.

Le vieux massif d'Anaga :

Il abrite la laurisylve de Ténérife, relique florale préhistorique et les roches volcaniques les plus anciennes. Le vieux massif est constitué d'une superposition de coulées basaltiques alternant avec des pouzzolanes, recoupées d'un réseau dense de dykes de roches basiques.

Tenerife-massif-d-Anaga_2006--jens-steckert.jpg       Le massif d'Anagua - photo Jens Steckert 2006

107-rose-canarie.jpg         Orgues volcaniques "en gerbe ou en rosace" - Planet Terre - P.Thomas

Cette étrange formation nait quand la lave forme une intrusion plus ou moins cylindrique. Le refroidissement par la périphérie du cylindre entraine la formation de prismes perpendiculaires aux parois du cylindre (radiales) et dessine cette "rosace".

Pour suivre : Le Pico del Teide, après le week-end.

Sources :
- Guide des volcans d'Europe et des Canries - M.Krafft et F.D.de Larouzière.
- images de la Societad Geologica Canaria
- Planet terre - rosaces d'orgues - lien
- AVCAN - Actualidad Volcanica de CANarias

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

turrialba boletin tecnico 10marzo2010-8        Incandescence nocturne au Turrialba - photo E.Duarte 07.02.2010.
             les points rouges en haut à gauche : les antennes du volcan Irazu
             à leur droite, lueur du coucher de soleil sur le Pacifique.

Une photo nocturne du cratère ouest du Turrialba montre une incandescence ... ceci cumulé à une augmentation générale de la sismicité, avec une activité continue caractérisée par des tremblements et séismes de type LP, une inflation importante (centimétrique) au niveau de certains cratères, tous ces signes suggèrent une perturbation importante du système hydrothermal du volcan résultant d'une intrusion magmatique.
La couleur du panache indique la présence de dioxyde de soufre en quantité dans celui-ci.
En janvier2010, le Turrialba renouait avec les éruptions phréatiques pour la première fois depuis une centaine d'années ... il pourrait émettre prochainement de la lave, en plus des gaz et des cendres.

Sources :
Ovsicori-Una :
- Color de la pluma de gases y su incandescencia, V.Turrialba - lien
- Reporte sobre la actavivitad reciente en el volcan Turrialba -
   10.03.2010 - lien



http://www.ovsicori.una.ac.cr/# - rapport du 10.03.2010

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Dans un examen volcanologique des Canaries, nous débutons par l'île de Lanzarote, la plus septentrionale.

Lanzarote_Timanfaya-pano-G.Keller.jpg           Lanzarote - parc national de Timanfaya - G.Keller

La morphologie de  Lanzarote est différente de celle des îles occidentales, avec peu de relief, de nombreux cônes de cendres et de scories, et de grandes étendues de lave.
Sa faible altitude est responsable en partie de son climat désertique, les nuages ne s'accrochant pas au relief. Ni source, ni ruisseau sur l'île ...ici il peut ne pas pleuvoir pendant plusieurs années.

Rincon 0243                           Carte géologique - Mitchell-Thomé 1976 in Krafft.
                          1: sables éoliens - 2: carbonates Miocène - 3: basaltes et pyroclastites
                                   série IV - 4 : basaltes et pyroclastites série III - 5 : basaltes... série II
                                   6: Basaltes ...série I - 7: trachytes - 8 : cratères.


La géologie de Lanzarote peut se diviser en 4 périodes:

1. Il y a 12 à 5 Ma (Miocène), les premières activités aériennes consistent en la superposition de couches de basalte et l'apparition de cônes pyroclastiques. Ces "basaltes de plateaux" sont visibles au N. - Famara - et au S. de l'île - Los Ajaches et Papagayo.          Série I.
L'activité devient sporadique ensuite et les éruptions reprennent il y a moins de 2 Ma.
2. Série II : Cônes et coulées basaltiques, maintenant érodés.
3. Série III : depuis10.000 ans, poursuite de l'activité, avec des morphologies bien conservées.
4. Série IV : volcanisme préhistorique et historique.
- au nord de l'île, des appareils volcaniques sont alignés NE-SO. : Quemodo de Orzola, la montana Corola, Los Helchos et la Quemada. Le Malpais (mauvais pays) est constitué par des laves émises par ces volcans; elles couvrent 50 km².
Le volcan Corona présente un cratère égueulé profond de plus de 400 m.; il a émis de nombreuses coulées de basalte à olivine, parmi lesquelles on retrouve le plus grand tunnel de lave, le Jameos.
  • Jameos del Agua : transformation faite par César Manrique d'un Jameo de l'éruption du volcan Corona. Il a su transformer ce jameo en une grotte spectacle. Dans la grotte on peut voir: des cascades, un lac intérieur, de la végétation exotique. Le jameo est formé par 2 grottes : un auditorium, situé dans la petite, y a été aménagé grâce à l'excellente acoustique naturelle de la cavité. Dans ce lac intérieur, c'est développé un crabe endémique albinos, aveugle et brillant, que Manrique a nommé jameíto et il est devenu l'image de cet endroit. Il y a aussi une exposition des flore & faune et des volcans du pays.

  • La Cueva de los Verdes : 7 Km. au travers du tunnel de l'Atlantide. C'est un tunnel construit par une coulée de lave en provenance du Volcan de la Corona il y a 4.000 ans. Il était le refuge des guanches pendant les attaques des corsaires.
_Lanzarote_CuevaDeLosVerdes---G.Keller.jpg                     La Cueva de Los Verdes - l'eau y est limpide et permet cet effet de miroir" - G.Keller

- des éruptions récentes sur les petites îles : Graciosa, Montana Clara, roque del Infierno et Alegranza.
- Les éruptions de 1730-1736 ont dévasté les meilleures terres cultivables de l'époque, recouvertes par des coulées de lave et des dépôts pyroclastiques. un témoignage de Don Lorenzo Curbelo, curé d'Yaiza, décrit le début du cycle d'activité :
" le 1° septembre 1730, entre 9 et 10 h. du soir, le terre s'entrouvit tout à coup près de Timanfaya, à 2 lieux d'Yaiza. Dès la première nuit, une énorme montagne s'est élevée du sein de la terre et, de son sommet, s'échappaient des flammes qui continuèrent à brûler pendant dix-neuf jours {...} Les nuages de fumée étaient fréquemment traversés par de brillants éclairs d'une lueur bleue et rouge, suivis de violents coups de tonnerre comme dans les orages, et ce spectacle était aussi effrayant que nouveau pour les habitants, car on ne connait pas les orages dans ces contrées ..."
- En 1824, les éruptions reprennent à Timanfaya . Une terrible famine s'ensuit et les habitants quittent l'île en masse ... depuis, grâce à des techniques agricoles de culture sur lapillis, le paysage s'est transformé pour retenir l'humidité des alizés et permettre d y faire pousser des vignes.

La_Geria_vines---Yummifruitbat-wiki.jpg                Lanzarote - Vignoble de La Geria - Yummifruitbat / wikipedia.

Lanzarote_LaGeria---G.Keller.jpg         Lanzarote - vignoble de La Geria - autre technique - photo G.Keller.

Le parc national de Timanfaya : sur la route de Yaiza à Tinajo, prendre la route à péage, et se rendre à Islote de Hilario, où seuls des bus vous permettront de visiter la zone, en suivant "la route des volcans" ; ce circuit long de 14 km. permet de voir - de façon "trop surveillée" - un hornito d'une taille impressionnante, le Manto de la Virgen, ensuite le panorama depuis le sommet de Montana Rajada, El Mirador : on peut y observer le tracé de la principale fissure éruptive jalonnée par une succession de cônes pyroclastiques et repérer un tunnel de lave dont le toit s'est effondré. Viennent ensuite la vallée de la Tranquillité (...éternelle pour qui s'y trouvait au 18°s.) et le complexe de la Montana de Timanfaya.

Lanzarote---Phill-Cornish-copie-1.jpg      Lanzarote - Timanfaya - photo G.Keller

Lanzarote_Timanfaya_NationalPark---G.Keller.jpg      Lanzarote - Timanfaya - l'hornito "Manto de la Virgen" - G.Keller

800px-Olivine-Reunion---TH.Caro.JPGBasalte à olivine
collection Th.Caro (La Réunion)

Les roches émises lors de l'éruption de Timanfaya sont des basaltes à augite et olivine; elles sont constellées de nodules de péridotite qui ont été arrachés au manteau supérieur et remontés par la lave ... cette abondance d'enclaves du manteau est un indice en faveur d'une remontée rapide
du magma, depuis sa zone de genèse dans le manteau supérieur jusqu'à la surface (Krafft).

On peut observer l'anomalie thermique qui perdure ici : 250 ans après le cataclysme, des températures de 400°C ont été mesurées à une dizaine de mètres de profondeur et localement les scories sont encore brûlantes. Le restaurant local cuit la viande à la chaleur du volcan, méthode originale à défaut d'être véritablement d'un intérêt gastronomique.

Au Sud-ouest de Timanfaya, un cratère en bord de mer et sa "laguna verde" : El Golfo, on y rencontre des cristaux d'olivine, pierre semi-précieuse utilisée sous le nom de Péridot.

Lanzarote_crater---laguna-of-ElGolfo---G.Keller.jpg      Lanzarote - cratère et laguna El Golfo - G.Keller
Lanzarote---El-Glofo---C.Hansen-photo.net.jpg      Lanzarote - El Golfo - les bords du cratère érodés par la mer - C.Hansen / photo.net

Au nord-ouest de Lanzarote, dans une zone datant de la fin de la seconde période d'activité - 3 à 5.000 ans - de trouve un cratère parfaitement circulaire de 1, 5 km. de diamètre : La Caldera Blanca. Ascencion : 30 minutes AR.

-Lanzarote_CalderaBlanca---G.Keller-W.jpg      Lanzarote - cratère La Caldera Blanca - G.Keller

Lanzarote---Caldera-blanca-google.jpg                        La Caldera Blanca - vue satellite recadrée / Google earth.

Sources :
- Global Volcanism Program - Lanzarote
- "Guide des volcans d'Europe et des Canaries" - M.Krafft et F.D.de Larouzière
- Parques Nationales - Timanfaya
- Olivine sur "webmineral" - lien vers la fiche
             sur Geowiki - fiche

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

CHAP_27-2.jpg
L'archipel canarien est formé de sept îles principales :Lanzarote, Fuerteventura, Grande Canaria, Tenerife, Gomera, La Palma et Hierro
, d'une superficie totale de 7.500 km².

776px-Map_of_the_Canary_Islands.svg.png
Construites sur un substratum où on retrouve de bas en haut :
- une croûte basaltique d'environ 180 Ma.
- une série sédimentaire mixte correspondant à la sédimentation marine dans l'atlantique et à des produits détritiques en provenance de la côte africaine.

Toutes ces îles sont d'origine volcanique. Les premières éruptions furent sous-marines, avec une accumulation de hyaloclastites et de pillow-lavas, avant l'émersion des îles. Les dynamismes furent ensuite variés, depuis des activités effusives jusqu'aux éruptions ignimbritiques.

Géochronologie :

Les roches les plus anciennes proviennent de Fuerteventura : entre 37 et 19 Ma.
Pour Lanzarote, le trachybasalte de la pointe Papagayo est daté de 19 Ma , les coulées basaltiques du nord de 12 à 6 Ma.
Grande Canaria : 18 à 14 Ma
Tenerife :les séries d'Anaga sont datées de 13,7 Ma au N. et 4,65 Ma au S.; la série Las Canadas de 1,54 à 0,6 Ma.
Gomera date pour ses plus vieux complexes de 15Ma; par contre les basaltes qui les surmontent datent de 11,6 à 5 Ma.
Hierro date de moins de 3 Ma.

CHAP_27-22.jpg Document : Volcanic evolution of Gran Canaria de H-U. Schmincke et M.Sumita

Donc, il ressort que les Canaries ont été le siège d'activités volcaniques depuis environ 20 Ma avec deux périodes plus intenses : entre 18 et 10 Ma, et depuis 5 Ma. Plus on se déplace vers l'ouest, plus les îles sont récentes.

Modèles suggérés pour l'origine des îles Canaries :

L'origine de ces îles est un sujet débattu au sein de la communauté scientifique. A ce jour, aucune théorie ne fait l'unanimité. Il est communément admis que le volcanisme océanique intra-plaque est relié à un point chaud. Cependant, la longue période d'activité de l'archipel ne colle pas parfaitement à ce modèle.

Plusieurs hypothèses ont été développées pour expliquer leur origine :
1. La théorie de la fracture propose l'existence d'une très longue fracture connectant les îles Canaries et les montagnes de l'Atlas. Lors d'une période d'extension, le magma emprunterait ce couloir. Les objections principales à cette hypothèse sont le manque d'évidence d'une telle fracture ainsi que l'absence de volcanisme entre l'Atlas et l'archipel espagnol.
2. La théorie du soulèvement de blocs tectoniques est basée sur l'évidence du soulèvement de différentes sections des îles. Un phénomène compressif engendrant un amincissement crustal serait la principale cause du magmatisme et du soulèvement des blocs formant les îles Canaries. D'occasionnelles diminutions des contraintes tectoniques auraient permis la remontée de magma. Ce modèle a été réfuté car il ne propose pas de mécanisme probant pour la genèse des magmas et n'explique pas la répartition spatiale et temporelle du volcanisme.
3. La théorie du rift des îles Canaries propose une structure régionale d'extension active au Cénozoïque. Les objections à cette hypothèse sont que la lithosphère autour des îles est d'âge jurassique et que les directions des dykes sont différentes dans les states sous marins des différentes îles.
4. Le point chaud classique. Un des problèmes soulevés par ce modèle est que la lithosphère océanique sous les îles Canaries est froide, alors qu'elle est habituellement chaude dans une région de point chaud. Le volcanisme sub-aérien montre une progression irrégulière vers l'Ouest. Certaines îles battent des records d'activité volcanique (depuis 39 MA pour Fuerteventura, par exemple) alors que d'autres montrent un arrêt de toute activité depuis des millions d'années. Contrairement au système de point chaud traditionnel, les îles les plus vieilles (les plus occidentales) ne présentent pas de phénomène de subsidence.

5. Un modèle unifié proposé en 2000 se base sur les théories des points 1, 2 et 4. De la théorie des blocs soulevés, il retient que les îles sont dues à l'action de forces tectoniques compressives. De la théorie de la fracture, il retient le rôle de l'existence d'une fracture régionale pour la mise en place du magmatisme. Du modèle du point chaud, il retient que les îles doivent leur origine à une anomalie thermique.
(Eric Reiter - Terre & volcans)

Les études géophysiques ont montré que le Moho était situé à 16 km.sous Ténérife et à 11 km. à l'ouest des îles.
De grandes failles, à jeu vertical important ont été mises en évidence sous les Canaries.

Rincon 0240Document M.Krafft - Guide des volcans d'Europe et des Canaries.

Instabilité des îles volcaniques et risques naturels :

Les îles volcaniques sont caractérisées par un cycle construction-destruction, cette destruction étant liée à des éruptions, des glissements de terrain et autres effondrements.
Dans le cas des canaries, un risque de catastrophe naturelle pèserait sur tout le pourtour de l'océan atlantique du au fait de l'instabilité prévue de l'île de La Palma et de son volcan Cumbre Vieja.
Ce point mérite d'être développé dans un chapitre particulier.

Histoire :

Les canaries étaient sans doute habitées vers 3.000 av.JC; le peuplement se serait fait en deux vagues : des hommes de Cro-Magnon d'abord, des berbères d'afrique du nord ensuite, au cours du 1° millénaire av.JC.
Les îles urent touchées par les phéniciens puis par les égyptiens, à la recherche d'argent, d'étain et de pourpre.
Les romains connaissaient ces îles et Pline l'ancien cite "Canaria", ainsi nommée parce qu'un grand nombre de chiens y vivait.
A partir de la seconde moitié du 13° siècle, des aventuriers génois, portugais ou castillans y firent des rapines au détriment de ceux que l'histoire appellera les Guanches, de gwan chin, "les enfants du grand volcan", habitants de Tenerife.

canarie-gdc-las-palmas-museecanari-venus-guancheDéesse de la fertilité Guanches.

En 1312, les îles sont redécouvertes par le génois Lanceletto Malocello qui aborde à Lanzarote et lui lègue son nom.
En 1402, un conquistador français, Jean de Béthencourt, aborde à son tour ... dès lors, ces terres lointaines allaient lier leur destinée à celle des pays européens. S'en suivent des luttes durant des années entre guanches et Espagnols. En 1495, les guanches sont écrasés et subissent l'anéantissement de leur culture jusqu'à perdre leur langue.
Una anecdote liée à la volcanologie : Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, naturaliste et géographe, intéressé par la botanique et la volcanologie, correspondant de l'Institut de France, publie en 1804, un "Essai sur les îlles fortunées" et "Voyage dans les quatre principales îles des mers d'afrique", où il s'intéresse à Ténérife dans le deuxième chapitre
Texte complet : http://humboldt.mpiwg-berlin.mpg.de/Bory_LiSe/

Sources :
- "Volcanism" de H-U.Schmincke
- "Volcanic evolution of Gran Canaria reconstructed from apron sediment" de H-U.Schmincke & M.Sumita
- "Guide des volcans d'europe et des Canaries" de M.Krafft & F.D.de Larouzière
- "L'archipel des Canaries" par Eric Reiter - Terre & volcans
- "Canaries" - guide Evasion


Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Nouvelles brèves du Erta Ale données par Swisseduc.ch :

Rafaël Werndi signale un niveau exceptionnellement éléve du lac de lave, qui se trouve à seulement une vingtaine de mètres sous le bord du pit crater sud. (situation mi-février 2010) Son diamètre est d'environ 100-110 mètres et des débordements occasionnels observés.
Un hornito, fort actif dans le cratère nord, produit des explosions stromboliennes, avec éjection de scories et petites coulées de lave.
L'activité de ce volcan-bouclier semble être en recrudescence.

Photos sur Stromboli on line - Specials.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Bien que vous l'ayez sans doute déjà vu dans d'autres médias, je ne résiste pas au plaisir de vous transmettre cette info :
             une dizaine de villes chiliennes ont bougé vers l'ouest
suite au séisme de 8,8 qui a frappé la zone le 27 février dernier.

chile_eq_zoom1a

 

Cette analyse a été initiée par le projet de mesures GPS utilisé pour quantifier les mouvements de la croûte terrestre au Chili, depuis 1993 à l'initiative de Mike Devis, Ohio.

Des mesures comparatives faites récemment, par l'Université de Hawaii, ont montré que la ville de Concepcion a bougé vers l'ouest de 3,04 mètres, et que Buenos Aires, situé bien loin de l'épicentre, s'est trouvé déplacé de 3,9 cm.

Cette zone de subduction active intéresse particulièrement les géophysiciens, qui comptent ajouter une cinquantaine de stations GPS pour suivre dans les prochaines années les mouvements et déformations de la croûte terrestre.

 


Chile_EQ_SAM

Images: University of Hawaii


Le GFZ de Potsdam a pour sa part étudié la chronologie des évènements du 27 février : durant les 134 premières secondes suivant le séisme majeur, seule la région autour de l'épicentre fut active. Durant la seconde minute, la zone active s'est déplacée vers Santiago situé au Nord.

Ensuite ce fut au tour de la zone située au sud de Concepcion a subir des répliques pendant un court laps de temps. (mesures effectuées par le réseau de mesures GEOFON du GFZ.



Rupture Propagation After Southern Chile’s Maule Earthquake. © GFZ.

Le GFZ , qui étudie la collision entre la plaque Nazca et la plaque sud-américaine depuis 1994, a constitué une banque de données bien fournie ; les derniers séismes mesurés permettront de faire une comparaison entre la tectonique avant et après le 27 février, ce qui n'a jamais été fait jusqu'à présent. J'attend avec impatience de pouvir transmettre une "carte tectonique avant et après".

Sources :
- Université de Hawaii, via Wired Science.

Read More http://www.wired.com/wiredscience/2010/03/chile-earthquake-moved-entire-city-10-feet-to-the-west/#ixzz0hlPlkDgw

- Fire Earth : Chile earthquake, a complicated fracture

http://feww.wordpress.com/2010/03/10/chile-earthquake-broke-earths-crust/

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
280px-Selvagens-copie-1
Les îles Selvagens (en Portugais) appelées aussi Savage islands, îles sauvages portent bien leur nom.
Ces îles arides, où les périodes de sécheresse peuvent dépasser trois ans, n'abritent que des oiseaux marins et une flore endémique abondante.

Selvagens islands
Cet archipel est situé à peu près à mi-distance entre Madère et Les Canaries; il est constitué de
plusieurs îlots et trois îles principales : Selvagem grande, Selvagem Pequina et Fora.
Elles furent découvertes en 1438 par Diego Gomes, un navigateur portugais, lors d'un voyage de la Guinée vers le Portugal. Appartenant à quelques familles portugaises influentes, disputées entre l'Espagne et le Portugal, elles furent attribuée à ce dernier en 1938, qui les transforma en réserve naturelle, inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2002.

Origine :

Comme les autres îles de Macaronésie, ces îles ont une origine volcanique. Sur Selvagem grande, des cônes de volcans éteints furent retrouvés, e.a. Atalaia.
Ces îles sont fortement érodées; elles présentent des falaises et sont entourées de récifs rendant leur abord délicat.

Faune et flore :

Les îles sauvages sont un lieu de nidification de plusieurs espèces d'oiseaux pélagiques de l'ordre des Procellariiformes :

Ils sont appelé de façon générique "Cagarra" par les Portugais.

Cagarra_Selvagem_Pequena---Puffin---Coimbra-68.jpg         Cagarra sur son nid, dans une cavité rocheuse sur
              Selvagem Pequina - Coimbre68.
 

Le seul oiseau terrestre nicheur est le pipit de Berthelot.


Pipit-de-Berthelot.JPG  Pipit de Berthelot - Anthus berthelotii - Selvagen islands

Sources :

- Savage islands - wikipedia
- Selvagen faune & flore - lien

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Enorme masse rocheuse sortie de l'océan, il y a 8 millions d'années seulement, elle a été formée par la coalescence de quatre grands centres éruptifs qui en constituent l'arêt centrale. L'île se divise en deux parties séparées par cette arête, la Ribeira Brava et la Ribeira de Sao Vicente.


pico do ariero           Pico do Arieiro, masse basaltique - Madeira.com

A l'est de cet axe, se trouvent les plus hauts sommets volcaniques : le Pico Ruivo (1861 m.), le Pico das Torres ( 1851 m.) et le Pico do Arieiro (1818 m.) et un grand plateau élevé : Paul da Serra, la dernière éruption y est datée de 4500 av.JC.

madere.gif

Pico-das-Torres-de-P.de-ariero---D.Bartel.jpg   Le  Pico das Torres, photo prise du Pico do Arieiro - D.Bartel.

Le relief général est très abrupt : 65% de sa surface a une pente supérieure à 25% ... ce qui aggrave les dégats des pluies importantes, comme il y a quelques semaines.

Sur la côte sud, la falaise de Cabo Girao est l'une des plus hautes du monde, avec 589 mètres. Une vue à couper le souffle ... et on ne se rend pas compte que sous la falaise, les fonds les plus proches sont à moins 2.000 mètres.


Cabo-girao.jpg              La falaise de Cabo Girao - Madeira live

Mad-Sao-Lourenco-03.jpgLes affaissements des zones centrales ont obstrué les filons d'alimentation. Les réactivations internes ont provoqué des fractures et des fissures dans lesquelles la magma a trouvé son chemin, provoquant des éruptions fissurales, qui donneront naissance à des dykes.

Dyke à la Punta de Sao Lorenço.

2915761018_d5820eb003_o-copie.jpg

Mad-Sao-Lourenco-Pedra.jpg          Dykes et Pedra de Sao Lorenço - Madeira .com

Les Ribeiras, ces gorges profondes, ont été formées par les secousses sismiques et l'érosion éolienne et marine. Ces refuges naturels furent occupés par les populations anciennes qui n'étaient ainsi pas visibles de la mer et des attaquants potentiels. Curral das Frairas, aussi surnommé "la vallée des Nones" illustre bien ces refuges, le village est niché dans un cirque montagneux, peu accessible encore à l'heure actuelle.


Curral-das-Freiras-2.jpg          Curral das Freiras - Madeira.com

D'autres curiosités, tout autant d'origine volcanique : les piscines naturellement creusée par l'érosion marine de Porto Moniz, ou des arcs de lave.

Porto-Moniz.jpg              Porto Moniz - piscines naturelles

-Madere--arc-de-lave-copie.jpg               Arc de lave en bord de mer - Madeira.com

Des orgues basaltiques existent aussi sur l'île, mais exploitées sous forme de carrières.

Une autre spécialité de Madère, non volcanique mais humaine, est liée à une mauvaise répartition naturelle des eaux de précipitations;  pour amener l'eau nécessaire aux cultures et à la vie tout simplement,du nord-ouest arrosé vers le sud-est plus propice à l'habitat et l'agriculture, les hommes ont construit tout un réseau de petits canaux, parfois en surplomb ou en tunnels : les levadas.

  Levada-des-25-fontaines_Madeira.jpg

                 Levada des 25 fontaines - J.Schmalberger.

Les portugais commencèrent à creuser ces canaux d'irrigation au 16° siècle, grâce à la main d'oeuvre fournie par des esclaves et des forçats, puis d'ouvriers salariés. Ces levadas permettent, outre l'irrigation, la production d'électricité; ce réseau, long de 2150 km. et qui nécessite un constant entretien, est emprunté par les randonneurs, mais attention certains tronçons sont très dangeureux d'accès; les risques de chute sont réels et le franchissement de tunnels nécessite le port de frontale et de casque.

Levada.jpg             Une levada parmi les pins et les agapanthes - A.Tarazzi

Source :
Global Volcanism Program - Madeira

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


Neuf jours après le séisme du Chili, une violente secousse a été ressentie cette nuit en Turquie, à 4 h 32 en heure locale. Le séisme s'est produit dans la province d'Elazig, dans la partie est du pays, à 625 kilomètres de la capitale Ankara et 45 km. de Bingol.

La magnitude a atteint 5,9 d'après les services de l'USGS. Une vingtaine de répliques ont ensuite été ressenties. Les dégâts semblent importants. Plusieurs villages auraient été entièrement détruits et le dernier bilan fait état de 57 morts et de l'arrêt des recherches. La région est faiblement peuplée (64 habitants au kilomètre carré contre 94 pour la Turquie et 112 pour la France métropolitaine).

 

Magnitude 5.9
Date-Time
Location 38.852°N, 39.949°E
Depth 10 km (6.2 miles) set by location program
Region EASTERN TURKEY
Distances 45 km (30 miles) W of Bingol, Turkey
65 km (40 miles) ENE of Elazig, Turkey
105 km (65 miles) SSE of Erzincan, Turkey
625 km (390 miles) E of ANKARA, Turkey
Location Uncertainty horizontal +/- 6.2 km (3.9 miles); depth fixed by location program
Parameters NST=197, Nph=197, Dmin=437.2 km, Rmss=1.08 sec, Gp= 40°,
M-type=teleseismic moment magnitude (Mw), Version=9
Source
  • USGS NEIC (WDCS-D)


Géologiquement, cette région est située à proximité du croisement entre la faille nord-Anatolienne et la faille sud-Anatolienne. Cette région est le siège de fréquents séismes.

 

neic_tpac_w.jpg                     Major Tectonic Boundaries: Subduction Zones -purple, Ridges -red and Transform Faults -green

Un séisme de magnitude 6,4 a eu lieu dans la même région, à 15 km. de Bingol, en 2003.

 

http://feww.files.wordpress.com/2010/03/tectonic-map.jpg

 

   Situation du séisme de 2003 faille sud - pratiquement à la même position que celui de 2010 .

                                                                       Document Fire earth - wordpress.

 


extrusion-bloc-anatolie-Egee.gif                      Zones de subduction, grandes failles et direction des mouvements tectoniques

                                                                                 Document CNRS-IPGP

 

 

Sources:

 

- Fire Earth

- USGS Earthquake Hazards Program

- CNRS département tectonique

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog