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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Cleveland - AVO

         Le volcan Cleveland - Aléoutiennes - photo juillet 2004 by Steve J.Smith / AVO-USGS.

 

Le volcan Cleveland, qui montrait des signes de reprise d'activité depuis quelques mois, aurait émis un panache estimé à  7.500 m. dérivant vers l'est,  selon les rapports de l'AVO - Alaska Volcano Observatory et le VAAC.

Ce panache n'est malheureusement pas visible sur les webcam, hors circuit.

 

Le Cleveland est un superbe stratovolcan symétrique, situé dans l'île inhabitée Chuginadak, dans l'arc des Aléoutiennes. Il est coutumier d'éruptions fortes - VEI 2 ou 3 - , remarquées tous les 3-4 ans au cours de la dernière décade.

 

1139255770 57 19.gif

 

 

Sources :

- Twitt de l'AVO

- Global Volcanism Program - Cleveland

 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

En guise d'introduction à une série sur les volcans du Japon :


800px-Red_Fuji_southern_wind_clear_morning.jpg

"Mont Fuji par temps clair avec une brise du sud"  - Katsushika Hokusai - 1831 - Rijksmuseum Amsterdam - RP-P-1952-183

 

 

Cette oeuvre de l'artiste japonais Katsushika Hokusai porte le titre poétique de "Mont Fuji par temps clair avec une brise du sud" ; elle porte aussi la dénomination de "Red Fuji" en rapport avec la teinte du cône volcanique.

MtFujiRestStation.jpgCette teinte n'est pas qu'artistique; elle reflète la teinte des roches sur les pentes volcaniques, comme en témoigne cette photo d'une halte sur le chemin de pèlerinage.

 

 

Chaque épreuve est, à la base, une gravure sur bois ... et en révèle certaines imperfections ou caractéristiques structurelles, qui en font une oeuvre unique : le fil du bois est visible (flèches rouges) sur le cône ; et la transition entre la couleur brun-rouge du cône et le versant arboré de la montagne est parcouru de stries (étoile jaune) .

 

Red Fuji by Hokkusai copie

                                       Red Fuji - détail de l'oeuvre et ses particularités.


Des fac-simile ou des copies de cette oeuvre existent en grand nombre et dans différents musées ... seuls les spécialistes sont capables de discerner les originaux.

 

Elle fait partie de la série "les trente-six vues du Mont Fuji" . Hokusai fut le précurseur et un des maîtres du mouvement artistique "Ukio-e".

L'Ukiyo-e ( 浮世絵 ) , terme japonais signifiant « image du monde flottant », est un mouvement artistique japonais de l'époque Edo (1603-1868) comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes japonaises gravées sur bois.

Après des siècles de déliquescence du pouvoir central suivie de guerres civiles, le Japon connaît à cette époque, avec l'autorité désormais incontestée du shogunat Tokugawa, une ère de paix et de prospérité qui se traduit par la perte d'influence de l'aristocratie militaire, et l'émergence d'une bourgeoisie urbaine et marchande. Cette évolution sociale et économique s'accompagne d'un changement des formes artistiques, avec la naissance de l’ukiyo-e et de ses estampes peu coûteuses, bien loin de l'aristocratique école de peinture Kano.

Dream_of_the_fishermans_wife_hokusai.jpgLes thèmes de l’ukiyo-e sont également tout à fait nouveaux, car ils correspondent aux centres d'intérêt de la bourgeoisie : les femmes et les courtisanes célèbres, les scènes érotiques ( illustré par "Le rêve de la femme du pêcheur", qui mêle fantastique , onirique et érotique - image shunga : estampe japonaise érotique de style ukiyo-e , Hokusai 1830), le théâtre Kabuki et les lutteurs de sumo, le fantastique, les calendriers et les cartes de voeux, le spectacle de la nature et des lieux célèbres.

 

Alors qu'il passe au Japon pour vulgaire de par sa valorisation de sujets issus du quotidien, ce genre connaît à la fin du XIXe siècle un grand succès auprès des Occidentaux, après l'ouverture forcée du pays sur le monde extérieur à partir de 1858. Les grandes collections privées d'estampes japonaises d'Europe influencent alors fortement la peinture européenne et, en particulier, " les impressionnistes". (Wikipedia)

 

Les épreuves d’estampes ukiyo-e sont produites de la manière suivante   :

 

1. l’artiste réalise un dessin-maître à l’encre, le shita-e. Ce dessin sera détruit au cours de la seconde étape. 

Ukiyo-e dsc04680 - David Monniaux2. l’artisan graveur colle ce dessin contre une planche de bois (cerisier ou catalpa), puis évide à l'aide de gouges (marunomi) les zones où le papier est blanc, créant ainsi le dessin en relief sur la planche, mais détruisant l’œuvre originale au cours de ce processus ;  

3. la planche ainsi gravée (« planche de trait ») est encrée et imprimée de manière à produire des copies quasiment parfaites du dessin original ;  

4. ces épreuves sont à leur tour collées à de nouvelles planches de bois, et les zones du dessin à colorer d’une couleur particulière sont laissées en relief. Chacune des planches imprimera au moins une couleur dans l’image finale. Ce sont les « planches de couleurs » ;

220px-Ukiyo-e dsc04679 - D.Monniaux5. le jeu de planches de bois résultant est encré dans les différentes couleurs et appliqué successivement sur le papier. Le parfait ajustement de chaque planche par rapport au reste de l'image est obtenu par des marques de calage appelées kento. L'encrage est obtenu en frottant le papier contre la planche encrée à l'aide d'un tampon baren en corde de bambou.

Documents David Monniaux / Wikipedia.

 

Vous pouvez voir sur ce blog un autre article sur les "Trente-six vues du Mont Fuji" peintes par Hokusai.

 

Sources :

- Rijksmuseum Amsterdam

- Mouvement artistique Ukiyo-e / Wikipedia.

- Liens sur Hokusai dans "ArtCyclopedia"

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

south Kuriles

Carte des Kouriles du sud - D'après un document SVERT . - les îles sont notées en rouge - les volcans identifiables d'après leur numéros : 22. Cherny - 23. Snow - 24. Berga / groupe Kololol - 25. Kudriavy - 26. Men'dhiy Brat - 27. Chirip cluster - 28. Baranski - 29. Ivan Grozny - 30. Stokap - 31. Atsonupiri - 32. Berutaruka - 33. Ruruy - 34. Tyatya - 35. Mendeleev - 36. Golovnin.

 

Le groupe Kololol -Kololol, Berga, Borzov et Trezubetz.

 

. Stratovolcan composite avec dômes

. Kouriles du sud - Côte ouest de l'île centrale d'Urup.

. 46,03N - 150,04E  - alt. : 980 m.

. Eruptions en 1946, 1951-52, 1970, 1973, 2005 (?), 2009 (?).

 

groupe-Kololol---Alex-Rybin-inst-mar-geol-sakhalin.jpg

Le dôme du volcan Berga est niché dans une caldeira de 2 km. de diamètre - au fond, la silhouette conique du Kololol - photo Alexabder Rybin / IMGG - inst.marine géology and geophysics Sakhalin.

 

Un groupe de volcans, nés à l'holocène, et situés sur l'île d'Urup, porte le nom de la structure la plus élevée.

Trois volcans, le Kololol, le Berga et le Trezubetz, possèdent des caldeiras sommitales ébréchées, partiellement remplies par des dômes de lave.

Le Trezubetz, dont le nom signifie "trident", a le bord de son cratère érodé, avec trois pics bien visibles du bord de mer; sa dernière éruption date de 1924.

Le Kololol, un stratovolcan symétrique haut de 1.328 m., voit ses flancs décorés de coulées de lave, dont l'une s'étend jusqu'à la côte bordée par la mer d'Okhotsk.

Le Berga, le plus actif, a une forte activité fumerollienne.

 

Berga---Volc.-activity-2006---US.gifBerga - groupe Kololol - forte émission de gaz et vapeur d'eau en 2005 - photo V.Galverssen - IMGG/USGS.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Kololol group.

- USGS - 2006 Volcanic activity in Alaska, Kamchatka and the Kurile islands.

 

Le groupe Grozny - Tebenkov et Ivan Grozny.

 

. Stratovolcan composite.

. Kouriles du sud - côte est de l'île Iturup.

. 45,01 N - 147,52E  -  alt. : 1.159 m.

. Eruptions : bouffées de poussières en 1951, 1968, 1970, 1973; éruption sommitale de VEI 2 en 1989.

 

Ivan-Grozny---A.Korablev--inst-Mar.geol.jpg

Le dôme de lave de l'Ivan Grozny présente des coulées de lave descendant jusqu'au lac Lopasnoye, à l'avant-plan - photo A.Korablev - IMGG Sakhalin.


L'île d'Iturup abrite le groupe volcanique Grozny, qui se compose de deux structures: l'Ivan Grozny et le Tebenkov.


Ivan-Grozny---Sch.-G.Steinberg.pngLe dôme extrusif andésitique de l'Ivan Grozny, haut de 1.158 m., s'est formé dans la partie sud d'une caldeira de 3-3,5 km. de diamètre; celle-ci contient d'autres dômes de lave, datés de l'holocène, dans sa partie NE., qui ont restreint un lac de cratère jusqu'à ne plus former qu'une étroite coulée. Toutes les éruptions du groupe volcanique sont cantonnées, depuis 1968, à l'Ivan Grozny.


Le volcan andésitique Tebenkov, recouvert de forêt, est situé au NE. du complexe de dômes Grozny.

 

schéma G.Steinberg / GVP.

 

Source :

- Global Volcanism Program - Grozny group.

 

Le Tyatya -volcan type "somma".

 

. Stratovolcan type Vésuve-Somma.

. Kouriles du sud - partie nord de l'île Kunashir.

. 44,27N - 164,15E   -  alt. : 1.819 m.

. Eruptions en : 1812, 1973, 1978, 1981, 1982(?).

 

Tyatya---Y.Ishizuka-GVP.jpg         Le Tyatya vu côté Pacifique, large somma coiffée d'un cône - photo Y.Ishizuka / GVP.

 

Le Tyatya, appelé "Chacha Dake" par les nippons, occupe une large partie NE de l'île Kunashir; morphologiquement, il ressemble au Vésuve. Une large caldeira de type somma, mesurant 2,4 km. sur 2,1 et profondément ridée, abrite un cône symétrique formé par des éruptions stromboliennes basaltiques à basalto-andésitiques, doté d'un grand cratère (400 x 250 m.) pourvu de deux évents séparés par un septum linéaire.

 

Tyatya-cratere---A.Samoluk--G.Steinberg-IMGG.jpgLe cratère du Tyatya présente deux évents séparés par une cloison . photo A.Samoluk - G.Steinberg / GVP.


Des coulées de lave récentes ont rempli la partie SO. de la caldeira, débordant même sur les flancs jusqu'au pied de l'antique somma.

 

Source : Global Volcanism Program - Tiatia.

 

Le Mendeleev - stratovolcan composite avec dôme extrusif.

 

. Stratovolcan composite avec un dôme extrusif central.

. Kouriles du sud - partie centrale de l'île Kunashir.

. 43,59N - 145,44E  -  alt.: 887 m.

. Eruption phréatique en 1880 - intense activité fumerollienne (1901, 1946, 1977)

 

Mendeleev---GVP-2001.jpg                                Le Mendeleev - photo A.Rubyn IMGG Sakhalin.

 

Le volcan Mendeleev a une historique complexe; , un complexe de trois caldeiras imbriquées s'est formé au cours de cycles successifs de construction de cônes- destruction suivi de formation de caldeira. Elles ont respectivement 6 km. sur 9 pour le plus ancienne, 3 km. sur 3,5 pour la seconde, et 1 km. de diamètre pour la plus récente. Le décroissance dans la taille des caldeira est interprété par les volcanologues comme un indicateur possible d'une diminution graduelle de l'activité volcanique, en liaison avec la durée de la formation de cette structure.

La caldeira la plus récente présente une brèche, causée par une avalanche de débris il y a 4.200 ans. Dans cette cicatrice, s'est formé un dôme devenu le point culminant du complexe, avec 888 m.

Des dômes de lave situés dans la partie nord de l'ancienne caldeira sont considérés comme une représentation d'une activité de flanc de la caldeira plus récente.

En 1880, une éruption phréatique dénote dans cette succession d'évènements.

Les flancs du volcan abritent quatre champs de solfatares et des sources chaudes; un champ géothermal, appelé Goriachy Pliazh, est situé sur la côte est, hors des limites de la caldeira.

 

Mendeleev--Yuri-Doubik--inst.volc.petro-jpgDes dépôts bien colorés de soufre entourent les évents fumerolliens au NO. de la caldeira centrale du Mendeleev - photo yuri Doubik, inst. volcanology Petropavlosk.

 

Une espèce minérale spéciale s'y rencontre : l'Enargite, un arsénio-sulfure de cuivre, qui se présente sous forme de cristaux ou de petits agrégats à l'éclat métallique, perdant leur éclat à cause d'une oxydation.

Son nom vient du grec "enargos" signifiant "distinct, évident" par allusion à son clivage parfait.

 

Enargite.jpg                                      Enargite - échantillon centimétrique - doc. USGS 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Mendeleev

- Mendeleev volcano : history pf development and recent state - by

A.I. Abdurakhmanov, N.G Razzhigaeva, A.V. Rybin, V.B. Guryanov, R.V. Zharkov

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

L'Ingeominas - observatoire volcanologique de Popayan -  a relevé le niveau d'alerte pour le volcan Nevado del Huila , au "niveau 2 / Orange" , soit éruption possible en termes de jours ou de semaines.

Dans son rapport du 9 septembre, Ingeominas relate une augmentation de l'activité volcanique sur base double des pulsions de trémor volcanique, récurrentes et énergiques, enregistrées et sur des images des webcams de Tefxu et Maravillas, montrant des émissions pulsatilles correspondantes de gaz/cendres/ et matériaux incandescents.

L'état de vigilance est activé.

 

NevadoHuila-09.09.2010-7h47-Webc-Tafxnu.jpgWebcam_Tafxnu_Sep_09_2010_074702.jpgIngeominas - webcam de Tafxu (photo du haut) et de Maravillas (photo du bas) 09.09.2010 - 7 h.45 pour les deux.

 

Source : Ingeominas Popayan - lien

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le piton de la Fournaise, sur l'île de La Réunion, pourrait se manifester dans les jours à venir !

 

Depuis le 14 août, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) enregistre une augmentation lente mais continue du nombre de séismes ainsi que de leur énergie. Les séismes sont localisés à l’aplomb du Piton de la Fournaise, dans le secteur ouest des cratères sommitaux (entre le cratère Dolomieu et le cratère Bory). Leur profondeur est comprise entre le niveau de la mer et la surface.

Le nombre de séismes enregistrés était entre 1 et 5 par jour dans la période mars-juillet 2010. Depuis le 4 septembre, environ 20-30 événements sismiques ont été enregistrés . La magnitude de ces séismes reste inférieure à 2,  et donc non ressentis par la population. Quelques éboulements à l’intérieur du cratère Dolomieu sont détectés depuis le 4 septembre.

L’augmentation du niveau d’activité sismique s'accompagne d'une évolution de la forme de l’édifice volcanique. La déflation de l’édifice enregistrée depuis le mois de février 2010 a ralenti ou s’est arrêtée à nombreuses stations de mesure. Une inversion de tendance - inflation - est détectée sur une station sommitale localisée dans le secteur nord-est du Dolomieu.

 

D'après l'observatoire volcanologique, les tendances détectées peuvent être associées avec une ré-alimentation du système magmatique. Cette tendance, si confirmée, pourrait se traduire dans une remontée de magma vers la surface dans les jours/semaines qui suivent.

 

Andrea di Muro, le responsable de l'observatoire, estime que le nouveau mode de fonctionnement du Piton de la Fournaise, suite à l'effondrement du cratère Dolomieu en avril 2007, peut se répéter :  une crise sismique ne débouchant pas sur une éruption était suivi, au bout de deux semaines et demie en moyenne, par une reprise de la sismicité sous le sommet. Une succession de ces crises était suivie de jaillissement magmatique dans le cratère Dolomieu ou en hauteur sur ses flancs.

 

02.01.2010---Dolomieu----OVPF.jpgPiton de La Fournaise - cratère Dolomieu - fontaines et coulée de lave du 02 janvier 2010 ... le scénario va t-il se répéter ? - Document archives OVPF

 

Dans la journée du 9 septembre, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise a enregistré 55 séismes volcano-tectoniques. La magnitude du séisme principal a été de 1.4 (non ressenti par la population). Les foyers sismiques restent localisés à l’aplomb du Piton de la Fournaise.
Une faible inflation (< 2 cm) est détectée sur le cône du Piton de la Fournaise, notamment dans le secteur est/nord-est, à la base du cône ainsi que dans la zone sommitale.
Le nombre d’éboulements dans le cratère sommital du Dolomieu reste très faible (<3/jour).

 

L'accès à l'enclos Fouqué et aux sentiers balisés menant au sommet du Piton de LA Fournaise reste ouvert; l'alerte de vigilance volcanique reste en vigueur.

 

Source : Institut de Physique du Globe de Paris - OVPF - Observatoire Volcanologique du Piton de La Fournaise, rapports des 06 et 10 septembre 2010.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L'Ushishur : une caldeira ouverte sur la mer. (volcan N°17 sur carte îles centrales- 1)

 

· Central Kuriles. Yankich Island.

· 47°31'N, 152°48'E; alt. :389 m.

· activité thermale et fumerollienne intense.

 

Ushishur-1990---R.Bulgakov-inst-marine-geology-sakhalin.jpgLa caldeira de l'Ushishur - photo R.Bulgakov / inst. de géologie marine et de géophysique de Sakhalin.


La première impression est une belle caldeira de 1.600 mètres de large, ouverte vers le sud, ce qui permet son envahissement par de l'eau de mer. Elle s'est formée il y a 9.400 ans.

La portion subaérienne du volcan est composé de deux îlots ... en fait deux dômes de lave andésitique, datant de l'éruption de 1769-70. Un isthme est formé de deux dômes plus anciens reliés à la paroi SE. de la caldeira par une langue de sable.

Une zone de fumerolles et sources chaudes, située le long de la rive SE. de la caldeira a été considérée comme une "aire sacrée" par les Aïnous jusqu'au 18 - 19° siècle.

 

Ushishir---kraternaya-bight---IKIP.gif           La caldeira  avec au fond sur la gauche, la zone fumerollienne "sacrée" - Document IKIP.

 

Ushishur---T.Ishizuka-Hohhaido-univ-jpg   La zone fumerollienne datant de l'éruption de 1884 - photo T.Ishikuza / Hokkaidô university.


L'activité post-caldeira se décline en trois périodes :

- 1710 : éruption phréatique

- 1769-1770 : éruption sous-marine et extrusion des dômes de lave.

- 1884 : éruption phréatique sur la paroi SE. de la caldeira

Depuis, l'activité est fumerollienne avec des épisodes récents intenses en 1987 et 1989. Une vigoureuse activité hydrothermale sous-marine modifie la géochimie de l'eau de mer dans la baie caldérique.

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Ishishur

 

Prevo peak - le "Fuji de l'île Simushir" (volcan N° 19 sur carte des îles centrales - 1)


. Stratovolcano avec cratère sommital.
. Central Kuriles. Partie centrale de l'île Simushir.
. 47,01'N, 152,07'E;  alt. : 1360 m.
. Eruptions en 1765 et 1825  -  activité fumerollienne remarquée en 1914.

 

Prevo-peak.jpg                                             Le Prevo peak sur l'île Simushir.

                       NASA Space Shuttle image ISS005-E-6313, 2002 (http://eol.jsc.nasa.gov/).

 

Le cône parfaitement symétrique de ce stratovolcan lui a valu son surnom de "Fuji de l'île Simushir" .

Il est coiffé d'un cratère sommital de 450 sur 600 mètres. Un cône interne est lui-même balafré par un cratère large de 350 m. occupé par un lac.

Des coulées de lave d'apparence juvénile couvrent ses flancs, atteignant les côtes de l'île.

Deux petits cônes pyroclastiques, situés sur le flanc ouest, ont produit des coulées qui ont atteint la mer d'Okhotsk.

Seulement deux éruptions ont marqué les temps historiques. En 1765, la plus importante, a produit des coulées pyroclastiques qui ont détruit toute la végétation au pieds du volcan - VEI > 3. En 1825, l'activité fut fortement explosive - VEI 2.

 

Source : Global Volcanism Program - Prevo peak

 

La caldeira Zavaritzki - trois caldeiras imbriquées. (volcan N° 20)

 

. Caldeira
. Central Kuriles. Partie centralle de lîle Simushir.
. 46,55'N, 151,57'E; alt. : 625 m.
. Eruptions en : 1920 et 1957. 

 

Le volcan Zavaritzki, toujours sur l'île Simushir, contient trois caldeiras imbriquées, respectivement de 10, 8 et 3 km. de diamètres.

Des sédiments lacustres recouvrant des dépôts de ponces indiquent qu'un lac de cratère était présent à 200 mètres au dessus du niveau de la mer, ce qui est bien supérieur à l'altitude du lac actuel.

La caldeira la plus jeune, aux parois abruptes, s'est formé à l'holocène, et contient le lac Biryuzovoe; sa surface est située à 40 m. de hauteur par rapport au niveau de la mer, et le fond git à 30 m. sous le niveau marin.

 

Zavaritski---Biryuzovoe-caldera---Nasa-space-shuttle.jpg

                               Les trois caldeiras imbriquées du Zavaritzki.

                          NASA International Space Station image ISS-5-E-6512, 2002 (http://eol.jsc.nasa.gov/).


Deux éruptions ont marqué le 20° siècle :

Une éruption, datée entre 1916 et 1931, forme une petite île dans le nord du lac.

Un petit dôme de lave - 350 m. de large et 40 m. de haut -, créé durant l'éruption de 1957, a fait décroître la taille du lac, suite à des éruptions explosives ultérieures.

 

Source : Global Volcanism Program - Zavaritzki caldera

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Central KurilesCarte des Kouriles centrales - d'après un doc. du SVERT - Les îles sont signalées en rouge.

Les volcans sont répertoriés par un numéro : 14. Raikoke - 15. Sarychev - 16. Rashua - 17. Ushishur - 18. Ketoi / Pallas peak - 19. Prevo peak - 20. Zavaritski - 21. Goryachaya.

 

Bien que petites et peu nombreuses, les îles de la partie centrale de l'archipel des Kouriles sont intéressantes : quelques volcans sont photogéniques et de structure particulière ( n° 17, 19, 20), et l'un d'entre eux s'est illustré, en 2009, avec une éruption importante : le Sarychev (N°15)

 

Le Sarychev (volcan N°15) :

                                                                                                 

· Stratovolcano à cratère sommital.

 . Central Kuriles. Ile de Matua.                                                  

· 48°06'N, 153°12'E; alt. : 1 496 m.                    

· Dates des éruptions : 1760, 1878-1879, 1923, 1928, 1930, 1946, 1954, 1960, 1965, 1976, 1986, 1989, 2009.

 

Le cône andésitique central s'est édifié dans une caldeira de 3 à 3,5 km. de large; il est surmonté d'un cratère très profond et large de 250 m., qui culmine à 1.496 m. Tous les flancs du stratovolcan sont couverts de coulées de lave d'aspect récent, qui ont atteint la mer pour y former des caps. Les bas-flancs sont tapissés de dépôts pyroclastiques. Depuis 1760, date à laquelle on commença à répertorier les éruptions, l'activité se décline en effusions douces de lave et explosions violentes.

 

L'éruption de 2009 du Sarychev, situé sur l'île de Matua, est spéciale : tout d'abord parce qu'elle a mis en lumière l'intérêt des observations de volcans par des engins spatiaux, satellites de détection et station spatiale, ensuite parce qu'elle a mis le doigt sur l'importance d'une information rapide et exacte concernant les déplacements aéronautiques, le Sarychev étant en effet placé sur le trajet de lignes aériennes importantes., et enfin, parce qu'elle a permis de visualiser et de détailler sur photo les différents phénomènes se présentant au début  d'une éruption volcanique explosive.

 

ISS020-E-09048 Sarychev

Astronaut photograph ISS020-E-9048 was acquired on June 12, 2009, with a Nikon D2XS digital camera fitted with a 400 mm lens, and is provided by the ISS Crew Earth Observations experiment and Image Science & Analysis Laboratory, Johnson Space Center. The image was taken by the Expedition 20 crew.

 

L'atmosphère environnant le cratère a été "nettoyée" par l'onde de choc provoquée par l'éruption.
Au moment de l'éruption, la colonne monte toute droite : donc peu ou pas de vent, contrairement à ce que l'on peut voir sur les photos satellites des jours suivants.  
Le panache semble être une combinaison de poussière brune et de vapeur blanche.
Le nuage blanc qui surmonte le panache pourrait être de l'eau de condensation résultant de la différence de température entre la masse d'air environnant le colonne éruptive et celle-ci ... phénomène transitoire, le nuage étant dejà pénétré par le panache éruptif.
"A une heure", une zone sombre et "à cinq heures", une nuée plus blanche  témoignent de la présence de coulées pyroclastiques descendant jusqu'au niveau de la mer.

 

L'éruption dura 10 jours, du 11 au 21 juin 2009; ses caractéristiques : VEI 4 - volume de téphras émis : 400 mllions de m³.

Une visite post-éruption a été effectuée par les scientifiques du Svert, du 26 au 28 juin 2009. L'inspection révéla le présence de trois coulées pyroclastiques et d'autres matériaux émis : bombes volcaniques, scories et poussières, toutes de nature andésitique, d'après les analyses de terrain.

Les zones de fumerolles, associées à des fissures et des zones d'impact de grosses bombes, présentaient  des minéraux sublimés, e.a du soufre natif, et une température proche de 500°C. Un petit lac d'eau chaude a été observé.

 

Sarychev-pyroclast.flow-2009-SVERT.jpgUne des coulées pyroclastiques de 2009 - à noter: la taille des blocs de ponces par rapport au sac à dos. - Document SVERT / GVP.

 

Sarychev-hot-pound-SVERT.jpgMatua - Volcan sarychev - Retenue d'eau chauffée (21°C, mais bien fumante étant donné la température ambiante plus basse) et minéralisée par contact avec des produits éruptifs récents de l'éruption 2009. - Document Svert / GVP juin 2009.

 

Matua-isl---Sarychev-2009-copie.jpg

Ci dessus deux photos de la Nasa, satellite Terra et observation ASTER (Advanced Spaceborne Thermal Emisssion and Refelection Radiometer) , qui témoignent de l'augmentation de la superficie de l'île suite aux coulées pyroclastiques.
Les images sont prises en fausses couleurs, où la végétation apparaît rouge, l'eau bleu foncé , les nuages, la vapeur d'eau et la glace gardent leur couleur blanche, les roches, y inclus les coulées de lave sont colorées de gris à brun foncé.

entre les deux photos, d'importantes modifications, pour cette éruption suivie de l'espace :
   - changement de morphologie de l'île : différences au NE. et SO.

      (marquées par des *) et disparition de la végétation au NO.       
   - la couverture neigeuse a disparue.
   - la végétation printanière (rose) a fait place à une végétation plus
      estivale (rouge) mais de distribution réduite.

 

Sarychev---16-28.08.jpgSarychev 26-28.06.2009 - les coulées pyroclastiques atteignent la mer, avec libération de vapeur - le cône fumant en contre-jour en fond d'image. document SVERT / GVP.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Sarychev

- Nasa Earth Observatory - photo du Sarychev

 

Demain, d'autres volcans des Kouriles centrales : l'Ushishur, le Prevo peak et le Zavaritski.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 
Un survol du Planchon-Peteroa a pu être effectué dans la journée du 7 septembre par les équipes du Sernageomin; le rapport du 08..09 précise que l'éruption est de faible ampleur, semblable à des phases mineures enregistrées en 1991 et vraisemblablement de type phréatomagmatique.

 

planchon100902 - SernageominVue aérienne, du sud-est, du complexe Planchon (nord) - Peteroa (sud) - les émissions de cendres noircissent neige et glaceautour du site éruptif - photo Sernageomin.

L'éruption est cantonnée au cratère sud-ouest, qui présentait jusqu'à présent une activité fumerollienne persistante. Elle se traduit par des pulsions régulières de gaz et de fines cendres, à une cadence comprise entre 40 et 60 secondes, avec un panache qui se développe dans les 200 mètres au dessus du niveau du cratère, avant de se disperser vers l'est sous l'action des vents dominants. Des cendres s'accumulent dans un rayon restreint de 10 km. autour du Peteroa, sans modifications autres qu'esthétiques au niveau des glaciers et pour le moment sans danger pour les populations proches.

 

planchon0709.jpgPeteroa - zone des cratères, avec le cratère sud-ouest actif qui recouvre de cendres le sommet - Photo Sernageomin


 Sur la base de l'activité éruptive actuelle, l'alerte a été fixé au niveau "4 - jaune"; la surveillance se fait par mesures de la simicité, concentration en dioxyde de soufre, et caméras web nouvellement installées. Un échantillonnage des cendres est en cours d'analyse.

Les municipalités de Molina, Curico, Romeral et Teno, devraient conserver leurs plans d'urgence qui doit être soumis à la Direction Régionale de l'ONEMI - Officina Nacional de emergancia del Ministerio del Interior.

Source : Sernageomin - Servicio Nacional de Geologia y Mineria. rapport 08.09.2010

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Avant de commencer une revue non exhaustive des volcans des Kouriles du nord, une précision est nécessaire concernant leur monitoring, qui se fait principalement par Modis.

Les volcans des îles Atlasov et Paramushir, au nord, sont sous le contrôle du KVERT - le Kamchatka Volcanic Eruption Response Team

Les volcans situés plus au sud sont sous le contrôle du SVERT - le Sakhalin Volcanic Eruption Response Team.

Le KVERT fut établi en 1993, par l'Institute of Volcanic Geology and Geochemistry of Far East Division of the Russian Academy of Sciences (IVGG FED RAS) en collaboration e.a. avec l'Alaska Volcanic Observatory (AVO), l'United States Geological Survey (USGS) et l'institut de géophysique de l'Université d'Alaska.

 

Toutes ces structures sont importantes pour la navigation aérienne et la sécurité des nombreux passagers transportés dans environ un millier de vols journaliers au dessus de cette zone, qui relie l'Amérique du nord à l'Eurasie et au Japon.

 

Northern-Kuriles.jpgCarte des Kouriles du nord (North Kuriles)   -   d'après un document SVERT.

Le nom des îles est indiqué en rouge; la position des volcans actifs par des numéros : 1. Alaid - 2.Ebeko - 3.Chikurachki - 4.Tatarinova group - 5.Fuss peak - 6.Karpinsky group - 7.Nemo peak - 8.Krenitzyn peak - 9.Severgin - 10.Sinarka - 11.Kuntomintar - 12.Ekama - 13.Chirinkotan.

 

 

Alaid - (volcan 1) :

· Stratovolcan avec cratère sommital.

 · North Kuriles.  situé sur l'île Atlasov  , 35 km au NO. de l'île de Paramushir

· 50°52'N, 155°34'E; 2 339 m (7 674 ft)

· dates des éruptions : 1793, 1854, 1860, 1894, 1933-1934, 1972, 1981, 1986. actuellement faible activité fumerollienne.

 

Alaid----30.04.1981-Anatoli-Khrenov-inst-volcsn.Petrop-jpg   Le volcan Alaid - photo anatoli Khrenov / inst. Volcanology Petropavlosk - éruption du 30.04.1981.


Ce stratovolcan basaltique à basalto-andésitique a une morphologie symétrique, vu du nord, mais présente un cratère sommital de 1,5 km. de large, largement échancré côté sud.

Haut de 2.339 m., il domine de 3.000 m. le plancher de la mer d'Okhotosk.

De nombreux cônes pyroclastiques ponctuent ses flancs NO et SE. dont un cône "offshore" formé au cours de l'éruption 1933-34.

Une activité de type explosif caractérise le cratère sommital depuis le début du 18°siècle; l'éruption de 1981 (photo) est considérée comme l'une des plus importante des îles Kouriles au cours des temps historiques : VEI 4 - volume de téphras émis : 550 Mm³.

Depuis 1996, date de sa dernière éruption, l'activité est fumerollienne.

 

Source : GVP - Global Volcanism Program - Alaid

 

 

L' Ebeko - (volcan 2) :

· Stratovolcano composite de type "somma", avec 3 cratères sommitaux.

· North Kuriles. - Situé au nord de Paramushir. 

· 50°41'N, 156°01'E; 1 156 m (3 793 ft)

· Eruptions en : 1793, 1859, 1934-1935,1963, 1967, 1987-1990, 1998, 2005, 2009. Les dernières furent phréatiques.             

 

800px-213_1393_Ebeko_ozero_Lenya.jpg Ebeko - petit cratère d'explosion inclus dans un des trois cratères sommitaux - photo Rdfr / Wikipedia

 

Trois cratères, situés sur une ligne SSO-NNE., composent le sommet plat du cône de l'Ebeko. LE cratère sud contient des solfatares et une source chaude; le cratère central est rempli par un lac, profond de 20 mètres, aux bords soulignés de solfatares fumantes; le cratère nord possède un petit lac froid en forme de croissant.

L'activité enregistrée depuis la fin du 18° siècle est caractérisée par des éruptions explosives petites à modérées au niveau des cratères sommitaux; pour l'instant, une intense activité fumerollienne marque les cratères sommitaux et les cratères d'explosion latéraux.


ebeko-2.jpg

 

The crater zone of Ebeko volcano. 1- Map of Ebeko volcano thermal fields, after V.N. Dvigalo (1989) and supplemented by these authors - références en sources :

(1) thermal fields, (2) fumaroles, (3) pots of thermal water, (4) crater lakes, (5) rims of major craters.

Roman numerals denote thermal fields: (I) Active Funnel, (II) South Crater, (III) West Field, (IV) Northeastern Field, (V) Gremuchaya fumarole field, (VI) Florenskii fumarole field, (VII) First Eastern Field, (VIII) Second Eastern Field, (IX) Southeastern Field, (X) Lagernyi Brook field, (XI) Second Southeastern Field, (XII) Third Southeastern Field. 90 tons/day and so on – it is

the quantity of steam, allocated by fumaroles on the basic thermal fields.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Ebeko

- Gas-Hydrothermal System of the Ebeko Volcano (Paramushir Island) - Zone of Ascending Fluid Flow in the Structure of the North-Kuril Geothermal Deposit - by Rychagov S.N., Belousov V.I., Kotenko Т.A., Kotenko L.V.

 

Chikurachki - (volcan 3) :

· Stratovolcano composite avec cratère sommital

· North Kuriles. Situé sur la côte ouest de Paramushir.

· 50°19'N, 155°28'E; 1 816 m (5 956 ft)

· Eruptions en : 1853,1853-1859, 1958, 1961, 1964, 1973,

1986, 2002, 2003, 2004, 2005, 2007, 2008.

 

 

Chikurachki---Alex-Belousov-2000-inst-volc-Kliuchi.jpg

Le cône du Chikurachki, côté est, est recouvert de scories oxydées qui lui donnent sa couleur rouille distinctive - photo Alex.Belousov , inst. volcanology Kliuchi.


Le volcan Chikurachki s'est construit sur un édifice volcanique datant du Pléistocène; dirant l'holocène, il fut le siège de fréquentes éruptions pliniennes basaltiques.

Ce n'est plus actuellement qu'un petit cône recouvert de scories basaltiques à andésitiques oxydées.

 

Chikurachki-2003---L.Kotenko-KVERT_e.jpg                            Le Chikurachki est encore actif - doc. L.Kotenko / KVERT 2003

 

Tout de suite au sud du Chikurachki se trouve un groupe de six centres volcaniques : le groupe Tatarinov (volcan 4), une structure complexe aux volcans fortement érodés; la datation téphrochronologique ne met en évidence qu'une seule éruption au cours des temps historiques, bien que le cône le plus au sud présente un cratère encroûté de soufre, avec des fumerolles, qui furent actives le long des bords du lac l'occupant jusqu'en 1959.

 

 

Chikurachki-26.04.2003---Nasa-space-shuttle.jpg

L'île Paramushir et le volcan Chikurachki en éeuption le 26.04.2003  - notez la position du volcan en bordure de lamer d'Okhotsk et en fin de chaîne du groupe Tatarinov, avec le Fuss peak , à l'avant-plan.

Au centre gauche, l'île Atlasov et le volcan Alaid.

NASA Space Shuttle image ISS006-E-52695, 2003 (http://eol.jsc.nasa.gov/).

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Chikurachki

- Nasa .gov - photo aérienne du space shuttle.

- Svert - Sakhaline Volcanic Eruption Response Team.

 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
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Les îles Kouriles constitue un archipel volcanique, dont les îles forment une ligne discontinue de 1.200 km de la pointe sud du Kamchatka à la pointe nord du Japon, qui sépare géographiquement le mer d'Okhotsk de l'océan Pacifique.

 

Active-volcanoes-og-the-Kurile-islands---SVERT-1-copie-1.jpg

    Les trente six volcans aériens actifs de l'archipel des Kouriles - doc. SVERT.

 

Le nom de "kourile" est associé au peuple autochtone des Aïnous, qui y vivait autrefois : "kur" signifiant "homme" en langage aïnou.

En japonais l'archipel est appelé Chishima rettō (千島列島 ), ce qui signifie la chaîne des mille îles, ou, plus rarement, Kuriru rettō (クリル列島 ), la chaîne des Kouriles. En russe, on écrit Курильские острова (Kourilskie ostrova).

 

Brève historique :

En 1643, ces îles furent découvertes par un hollandais, Maarten Gerritszoon de Vries; à cette époque, 3.500 aïnous natifs des lieux y pratiquaient la pêche et la chasse et commerçaient avec le Kamchatka et les îles Aléoutiennes.

Les Aïnous ne subsistent aujourd'hui, largement métissée, sur l'île d'Hokkaidô, au nord de l'archipel nippon.

 

L'archipel fut revendiqué  par les Japonais, à partir de l'époque d'Edo - ~ 1.600 - à laquelle ils administraient les îles proches d'Hokkaidô, sous prétexte d'un commerce très ancien.

La Russie commence à progresser vers les Kouriles au début du 18° siècle, avec des expéditions de chasse aux otaries dans l'île Ouroup.

Depuis ce temps, les deux puissances se disputent la souveraineté des îles ; plusieurs guerres suivies de traités ont réparti différemment cette main-mise ... la carte ci-dessous schématise ces péripéties trop longues à raconter ici.

 

arton8155.jpgLes possessions Japonaises (en vert) et Russes (en chamois) selon les différents traités de paix signés au cours des 19° et 20° siècles - Doc. La Découverte.

 

L'ensemble des Kouriles fait aujourd'hui partie de la Fédération de Russie; toutefois, le Japon réclame toujours les 4 îles méridionales, soit un tiers de la surface totale, les considérant comme une extension d'Hokkaidô et arguant du caractère unilatéral de l'annexion de 1946.

 

Tectonique et formation :

L'arc insulaire des Kouriles est bordé à 200 km. côté Est par la fosse des Kouriles (Kuril trench); tous deux résultent de la subduction de la plaque Pacifique sous la micro-plaque Okhotsk, faisant partie de la plaque Eurasienne.

Le ratio de subduction est particulièrement élevé dans l'archipel des Kouriles, avec 9,5 à 10 cm. par an.


037kimura-6.jpgAu niveau des Kouriles du sud, la tectonique visant ces dernières est différente de celles qui caractérise les îles situées le long de la fosse du Japon (Japan trench). Les Kouriles du sud font partie de la plaque d'Okhotsk, en collision, sur son côté ouest, contre la partie NE. de l'arc japonais ... où une nouvelle croûte continentale est créée par le phénomène de collision arc actif-arc actif. 

Schéma Kimura - réf. en sources.

 

 

 okhotsketc.jpg

 

Okhotsk_Plate_map-fr-copie.jpg

 

La formation de l'arc insulaire Kouriles-Kamchatka concerne deux chaînes principales : la chaîne des petites Kouriles, avec la péninsule Nemuro  d'Hokkaidô-est, le groupe des îles Habomai, Shikotan et la chaîne sous-marine Vityaz et la chaîne des grandes Kouriles, avec la péninsule Shiretoko d'Hokkaidô-est, toutes les autres îles Kouriles, de Kunashir à Shumshu et la pointe sud de la péninsule du Kamchatka.

 

Les petites Kouriles furent formées au cours de la fin du Crétacé et au Paléocène; l'activité volcanique de construction cessa à l'éocène; cependant des modifications dans leur élévation sont liées à de nouvelles éruptions et à des mouvements de la croûte terrestre.

L'émergence de ces îles, au Paléocène ou l'éocène, a été suivie d'épisodes de submersion multiples.

 

Les grandes Kouriles se sont formées durant la fin de l'oligocène et le miocène, environ il y a 30 millions d'années; L'activité volcanique est toujours en cours et se cumule aux mouvements de la croûte terrestre pour modifier la morphologie de ces îles.

L'émergence de la chaîne des grandes Kouriles s'est effectuée au début du pliocène;

 

Durant les régressions du niveau de la mer à la fin du pléistocène, Kunashir, les îles de la chaîne des petites Kouriles, et peut-être Iturup, furent inter-connectées entre elles et avec Hokkaidô. Côté nord, Shumshu et Paramushir furent connectées au Kamchatka et entre elles. Durant la période de régressions, des glaciers ont recouvert les îles de l'archipel, aussi loin que l'île d'Iturup en position centrale.

 

Le Global Volcanism program recense 39 volcans actifs pour plus de 100 volcans terrestres. LE SVERT comptabilise quant à lui 98 volcans sous-marins.

 

28_kuriles-2009-1.jpg    Volcans sous-marins et subaériens actifs de l'archipel des Kouriles - Doc. Belousov & Miller.

 

La biodiversité des îles Kouriles est relativement bien conservée, étant donné son faible peuplement (29.800 habitants) et le peu de perturbations amenées par les activités humaines. La plupart des îles sont inhabitées et les colonies humaines permanentes sont localisées sur les îles Shikotan, Kunashir et Iturup au sud, Shumshu et Paramushir au nord.

La principale activité est liée à l'extraction et l'exploitation des ressources biologiques marines, un peu de sylviculture sur Kunashir et de l'agriculture sur les îles situés au sud.

La nature vierge de ces îles offre une opportunité de développement de l'écotourisme, qui reste limité du fait du manque d'infrastructures.

 

Sources :

- IKIP - International Kuril Island Project -  programme international  de protection de la biodiversité des îles Kouriles, avec des scientifiques Russes (Russian Academy of sciences), Japonais (Hokkaidô university) et Américains (The university of Washington Burke Museum) travaillant en collaboration.

- The Kuril islands - rusnature.info

- Global Volcanism Program - volcanoes of the Kuril Islands

- Kurile islands - par A.Belousov, M.Belousova (inst. volcanology Petropavlosk) et Th.Miller (USGS).

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