Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le village de Kinahrejo affecté par l'éruption du Merapi ... désolation, la végétation est brûlée, tout est recouvert de poussière volcanique.

 

w-volcano-ash-Kinahrejo-27.10.10---AP-Gembong-Nusantara.jpg

 

 

 

Des images frappantes des premiers secours et des journalistes arrivant dans les villages touchés par les nuées ardentes du Merapi.

Le Merapi, "montagne de feu" en indonésien, mérite bien son nom !


Le Docteur Dwi Santosa, de l'hôpital local, a décléré que le nombre de mort était de 30 personnes mercredi,  et 17 blessés, souffrant de brûlures, de problèmes respiratoires et autres blessures.

Des recherches continuent sur le versant sud du Mérapi, pilloné par des blocs de roches et des débris, à la recherche de survivants.

 

Mbah MarijanConcernant la mort du "gardien du volcan", des sources le déclare mort avec certitude, d'autres attendent des analyses ADN pour se prononcer ... Mbah Marijan, responsable des cérémonies d'offrandes destinées à apaiser les esprits, a souvent irrité les autorités par son refus de quitter le volcan durant les éruptions; ces autorités l'accusent de donner un mauvais exemple et de freiner les évacuations ... Maridjan leur a toujours répondu qu'il attendait un signe du roi qui l'a nommé, mais celui-ci est mort depuis longtemps.

 

Sources :

- CBC News - lien

- RT - Russia Today - vidéo

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Pendant la nuit, entre 18 et 19 Octobre, le Hornito situé dans la partie sud (du côté de la Sciara) de la terrasse du cratère, a commencé à produire des éclaboussures vigoureuse suivie par l'ouverture d'un nouvel évent à sa base, à partir de laquelle a émis un petite coulée de lave. Cette coulée de lave a transité vers le nord sur la terrasse du cratère, courant contre la base du cône intracratérique du Nord, après quoi elle est passé entre ce cône et le cône de scories du sud. Elle est ensuite descendue dans une dépression à l'est, où il a formé de petits deltas en forme d'éventail. L'activité effusive s'est poursuivie à un rythme doux jusqu'à ce que la soirée du 23 Octobre.


Stromboli_20101024_Ciancitto_500.jpg  Photo de la terrasse cratère du Stromboli prises par F. Ciancitto du Pizzo sopra la Fossa le 24 Octobre 2010. Le Hornito qui a été le site de projection intense à partir du 18 Octobre partir est indiquée par un cercle rouge et une flèche;


Dès le soir du 23 Octobre, avec l'arrêt de l'émission de lave intracratérique, l'activité explosive  de l'évent le plus au nord a augmenté en intensité. Pendant la nuit, et avec encore plus de vigueur au cours de la matinée du 24 Octobre, une série d'explosions s'est produite, qui a produit un matériau grossier (bombes et fragments de lave incandescente) tombant hors du cratère, et glissant vers le Sciara del Fuoco. Cette phase de l'activité a pris fin abruptement en fin de matinée, et a été suivie par l'activité explosive normale qui avait existé les jours précédents.

Les deux orifices sur le côté Pizzo, zone sud de l'aire des évents, ont produit des explosions d'intensité moyenne avec l'éjection de matière à grains fins, et des panaches de cendres qui sont montés à moins de 150 m de haut. Les explosions se sont produites avec une fréquence moyenne de 2-4 événements par heure.

En date du 27 Octobre, l'activité explosive du Stromboli se poursuit à la normale, à un niveau faible à moyen.

 

Sources :

INGV Catania - via Boris Behncke

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Les dernières nouvelles du Merapi relatent 26 morts et une quinzaine de blessés ; parmi les morts, un bébé mort de complications respiratoires, et 15 corps retrouvés dans des habitations à quelques kilomètres du cratère, dont le corps de Mbah Marijan, le gardien du Merapi, qui n’avait pas voulu quitter le volcan pour ne pas en rajouter à la panique … il a été retrouvé en train de prier, face contre terre et recouvert de gravats.

"Bien qu’aucune éruption n’ait été enregistrée depuis hier soir, les personnes doivent rester dans les abris", a indiqué dans la matinée Surono, chargé de la surveillance des volcans en Indonésie.

De nombreux hommes ont refusé de quitter la zone dangereuse, prétextant la garde et les soins à donner au bétail.

 

indonesia-volcano_Kaliurang---Reuters.jpg      Scène de panique au village de Kaliurang / Merapi - doc. agence Reuters.

 

 

L'archipel de Mentawai, très prisé des surfeurs, a été frappé lundi soir par un séisme de magnitude 7,7. Le tsunami qui l'a suivi a déferlé sur les côtes de l'archipel, emportant une centaine de villageois, ont annoncé mardi les autorités indonésiennes. Plusieurs centaines d'autres manquent toujours à l'appel.

Le bilan provisoire s'élevait mardi soir "à 108 morts et 502 disparus", a déclaré Hendri Dori Satoko, député des îles Mentawai. Parmi les disparus figurent neuf Australiens, à bord d'un bateau de tourisme qui se dirigeait vers l'une des îles et qui n'a donné aucune nouvelle depuis lundi.

Un autre groupe de touristes australiens a témoigné avoir vu "un mur d'eau blanche d'écume" s'abattre sur leur bateau et le détruire. Ils ont juste eu le temps de se jeter à l'eau. Tous les passagers ont survécu, certains regagnant la terre ferme en s'accrochant à des branches malgré l'obscurité.

Le séisme s'est produit lundi à 21h42 à une profondeur de seulement 14,2 km, provoquant "un tsunami significatif", selon l'observatoire géologique américain (USGS). On compte une dizaine de villages détruits.

 

521px-Mentawai_Islands_Map---Michael-J-Lowe.png                                              Les îles Mentawai, au large de Sumatra.

 

Sur l'île de Pagai du sud, l'une des plus touchées, des vagues de trois mètres ont pénétré jusqu'à 600 mètres à l'intérieur des terres, selon le chef du centre de crise du ministère de la santé, Mudjiharto : «Dans le village de Muntei, 80% des constructions ont été endommagées par les vagues et de nombreux habitants sont portés disparus».

 

Conséquence du tsunami indonésien, un raz-de-marée a frappé mardi 26 octobre le port de Sainte-Marie au nord de l'île de la Réunion vers 3h. du matin heure locale, coulant au passage quatre bateaux de plaisance. Les vagues ont également occasionné des dégâts matériels dans les ports de Sainte-Marie et Saint-Pierre, ce dernier situé au sud de l'île.

 

Le séisme est à mettre en relation avec la tectonique des plaques, impliquant la subduction de la plaque australienne sous la plaque eurasienne, plus précisément la micro-plaque de la Sonde qui en fait partie.

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le piton de La Fournaise est l'un des volcans les plus régulièrement actifs au monde.

Ses éruptions sont relatées depuis 1644, dans les archives.  Jusqu'au début du XX° siècle, elles furent notées par les explorateurs de passage : Commerson, Bory Saint-Vincent, Maillard, Vélain ...et les observateurs locaux dont les gendarmes.

Depuis 60 ans, ce sont les volcanologues qui décrivent avec précision les éruptions : pour n'en citer que quelques uns, Bachélery, Chevalier, Ducrot, Gérente, Lacroix, Kieffer, Krafft, Vincent.

Les équipes de l'observatoire du Piton de La Fournaise ont pris le relais depuis 1980, avec une surveillance journalière.

 

equipe-OVPF-a-D.T.S.---P.B-jpg     L'actuelle équipe de l'OVPF sous la direction d'Andréa Di Muro. - Doc. OVPF

 

Les éruptions :

Elles sont en grande majorité  de type "hawaïen", devenant "strombolien en fin d'activité". Les explosions, phréatiques ou phréatomagmatiques, sont rares.

 

800px-Cendres_de_Bellecombe---Dunog.JPGLes dépôts argilisés des “cendres de Bellecombe”, particulièrement bien visibles au pied du Demi-Piton, un kilomètre environ avant le terminus de la route forestière du volcan, sont caractéristiques d'un épisode phréatomagmatique violent - photo Dunog.

 

Les coulées sont de deux types : "Pahoehoe" ("satiné" en hawaïen), lisses, souvent plissées en draperies ou cordages, ou encore "aa " à l"aspect morcelé, scoriacé, hérissé d'aspérité; ces dernières sont qualifiées ici de "gratons", à cause de leur ressemblance avec l'aspect que prend la graisse de porc bouillante lorsqu'on la jette dans l'eau froide.

 

autravail3.jpg       Echantillonnage sur une coulée pahoehoe par un volcanologue de l'OVPF.

 

colonisation-laves-coulee-2004.jpg         Coulée de lave pahoehoe de 2004, colonisée par de petites fougères.

 

coulee-aa.jpg           Coupe d'une coulée en gratons - BRGM 2005 d'après P.Lavina.


Les cônes de scories dépassent rarement les 100 mètres de haut.

 

Formica-Leo-Reunion-copie-1.JPG

Vu depuis le Pas de Bellecombe, point d'accès à l'enclos Fouqué, le cône de scories Formica Leo (éruption de 1753) présente un double cratère. photo Bouba/Th.Caro.

Sa forme en entonnoir rappelle le piège de la larve du fourmillon.


Les coulées émises atteignent jusqu'à 10 km. de longueur, véhiculée parfois au sein de tunnels de lave, liés à l'émission d'une lave fluide, de type pahoehoe, fréquemment rencontrée sur les volcans de point chaud.

La chapelle de Rosemont est située à une bifurcation des sentiers menant au Dolomieu; c'est un tunnel de lave éventré suite à une surpression qui a créé une structure creuse en piston. Elle doit son nom à Patu de Rosemont, qui s'y est abrité en 1791, mais existe au moins depuis 1768 (mention dans les écrits d'Honoré de Crémont, ordonnateur de Bourbon - ancienne dénomination de La Réunion).

 

Chapelle_Rosemont---Dunog.JPGA la croisée des sentiers, la chapelle de Rosemont dans l'enclos Fouqué - photo Dunog.


La fréquence des éruptions  sur les cinquante dernières années est d'une éruption tous les 14 mois, en moyenne.

Elles durent de quelques heures à plusieurs mois; 75% d'entre elles se déroulent en 3-4 semaines.

Les débits de lave sont de 100.000 à 200.000 m³ par jour, avec un ratio de production de 0,26 à 0,32 m³/sec.  Sur l'année, la production moyenne de lave est de 10 millions de m³.

L'activité fumerollienne est quasi inexistante, et réservée à la zone de La Soufrière et à un évent de 1977 situé au bord de la Plaine des Osmondes.

 

Les laves:

Le Piton de la Fournaise est essentiellement constitué de basalte, basalte transitionnel et tholéite.

Les plagioclases, silicates de magnésium, aluminium et sodium se présentant en plaquettes blaches millimétriques, côtoient les pyroxènes, silicates prismés de fer et magnésium, et les magnétites, grains noirs de 2-3 mm d'oxydes de fer.

Les océanites, des basaltes riches en olivine (>50% en vol.) typiques des points chauds intraocéaniques, sont abondantes... elles sont libérées lors de grosses éruptions qui drainent le réservoir magmatique superficiel, au fond duquel les lourds cristaux d'olivine se sont accumulés. Les coulées d'océanites des éruptions de 1931, 1961 et 1977 composent environ 50% du volume des laves émises entre 1930 et 1985.

 

Basalte-a-olivine.jpg                       Basalte à olivine - photo Th.Caro

 

Basanite-Dunite_bomb---B.Navez.JPG

 

Inclusion de dunite, aggrégat de cristaux d'olivine, dans un éjecta (4 cm.) provenant du piton Chisny, arraché par une remontée magmatique profonde. - Photo B.Navez.

 

Des dunites, nodules riches en gros cristaux d'olivine, ont été émises par des remontées magmatiques profondes, une dizaine de km., au niveau de cônes dans l'axe N.120° , comme le Piton Chisny dans la Plaine des Sables.

 

Piton chisny - CratèresAubertDeLaRüe - B.NavezL'un des cratères Aubert de la Rüe, qui sont les dernières bouches éruptives du piton Chisny - photo B.Navez

 

Sources :

- Au coeur de La Fournaise - par Roland Bénard et Maurice Krafft - éd. Nourault/Bénard.

- BRGM - Connaissance géologique de La Réunion.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Merapi-2006---nuee-ardente.jpg

                Nuée ardente de l'éruption du Mérapi en 2006. - archives GVP.

 

D'après Breaking News, et le Jakarta Globe, le volcan Mérapi est entré en éruption ce 26 octobre à 17 h 02 locale.

L'éruption est marquée par l'émission de nuées pyroclastiques à  17 h.02 et 17 h.23, d'après le PVMBG et Mr. Surono, son directeur. Cette éruption est plus importante que celle de 2006, qui avait émis des nuées durant 7 minutes après l'éruption; les épisodes d'aujourd'hui ont émis gaz et cendres qui ont dévalés les pentes durant deux heures ...la nuit n'a pas permis une observation circonstanciée.

Un reporter d'Associeted Press atteste de l'évacuation d'une vingtaine de personnes blessées, et la télévision locale montre des centaines de personnes quittant la zone, en proie à la panique, et couverts de cendres.

 

Des photos et d'autres nouvelles dès que possible.

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck

Des nouvelles d'Indonésie, où des évènements dramatiques se passent ou se passeront :

 

- Un séisme de magnitude 7,7 - profondeur 20,6 km. - a touché la région des îles Mentawai, au large de Sumatra, le 25 octobre à 14 h.22, suivi de nombreuses répliques.

 

Seisme-25.10.10-Mentawai.gif                             Localisation des séismes du 25.10.10 - doc.USGS.

 

                

Magnitude
7.7
Date-Time
Location
3.484°S, 100.114°E
Depth
20.6 km (12.8 miles)
Region
KEPULAUAN MENTAWAI REGION, INDONESIA
Distances
240 km (150 miles) W of Bengkulu, Sumatra, Indonesia
280 km (175 miles) S of Padang, Sumatra, Indonesia
305 km (190 miles) W of Lubuklinggau, Sumatra, Indonesia
795 km (500 miles) WNW of JAKARTA, Java, Indonesia
Location Uncertainty
horizontal +/- 5.3 km (3.3 miles); depth +/- 3.4 km (2.1 miles)
Parameters
NST=297, Nph=297, Dmin=330.2 km, Rmss=1.16 sec, Gp= 22°,
M-type=teleseismic moment magnitude (Mw), Version=8
Source
  • USGS NEIC (WDCS-D)

 

 

A noter que l'Indonésie donne d'autres valeurs, toujours fortes : Magnitude 7,2 - profondeur 10 km.

 

Malgré une annonce du NOAA, concernant un risque faible de tsunami consécutif au séisme, un bateau et leurs occupants, neuf australiens, un américain et leurs quatre accompagnateurs indonésiens auraient été touchés par une vague de 2 à 3 mètres, et n'auraient survécus qu'en s'accrochant à ce qui flottait; ils ont été emportés 200 m. à l'intérieur des terres, puis ont grimpés aux arbres, où ils sont restés durant 90 minutes.

Selon Indahnesia.com, de petits tsunami auraient été enregistré à Tanahbalah, Padang et Enggano en Indonésie, et une vague de 11 cm. en Australie, aux îles Cocos, indiquant que ce tsunami à parcouru des centaines de kilomètres.


Des dommages au villages sont à craindre, cette vague ayant balayé Macaroni bay.

 

Sources :

- USGS Heartquake Hazards Program 25 & 26.10.10

- Heraldsun.com.au - 2 articles

- Indahnesia.com

 

- Merapi sur l'île de Java :

Indépendamment du séisme, le volcan Mérapi est toujours menaçant : La lave a atteint la zone sommitale, et descendu les pentes sud et sud-est du cratère. La couverture nuageuse a jusqu'ici empêcher les observations directes, mais au moins trois explosions ont été répertoriées en complément des coulées de lave. Il est également fait mention de chute de blocs incandescents.

 

merapi-jakarta-post.jpg                      Photo non datée accompagnant l'article du Jakarta Post.


Plusieurs vagues d'évacuations  concerneraient pour l'instant 40 à 50.000 habitants; une forte éruption est toujours suspectée par les autorités qui ne veulent prendre aucuns risques.

 

Sources :

- Jakarta Post, Jakarta Globe, Indahnesia

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Au cours des articles précédents, les noms Bory, Dolomieu, Fouqué ont été plusieurs fois cités. A qui correspondent-ils ?


 

carte-de-Bory-de-StVincent---libr.-Congres-americain.jpgCarte de l'île de La Réunion établie par Bory de Saint-Vincent datée du début 19° siècle  - conservée à la Librairie du Congrès Américain.

 

Déodat Dieudonné Sylvain Guy Tancrède Gratet de Dolomieu : pour la facilité, nous le nommerons simplement Dolomieu - est un géologue et minéralogiste français, né le 23 juin 1750 au château des Gratet de Dolomieu en Isère et décédé le 28 novembre 1801  en Saône-et-Loire.

dolomieu.jpgSon père, marquis de Dolomieu, aura sept enfants. Il l’inscrit très tôt, vers l’âge de trois ans, à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ce qui le marquera toute sa vie, puisque son engagement militaire lui permettra de voyager et d’assouvir sa passion scientifique. Il réussira, malgré son titre de noblesse paternel et sa particule, à traverser sans trop de dommages la Révolution Française grâce à des compétences scientifiques reconnues. Après avoir suivi une formation classique, il se tourne vers la chimie et les sciences naturelles ; aidé par une intelligence vive et un sens aigu de l’observation, il se consacre bientôt aux sciences de la terre.

À 25 ans, après avoir étudié à Metz où il est en garnison, il commence à travailler sur la pesanteur dans les mines de Bretagne. En 1791, Dolomieu publie dans le Journal de Physique un article intitulé « Sur un genre de pierres calcaires très peu effervescente avec les acides et phosphorescentes par la collision ». Il a découvert cette roche dans les Alpes et en envoie quelques échantillons à de Saussure à Genève pour analyse. C’est ce savant suisse qui tranchera en faveur du nom « dolomie », en hommage à son inventeur en mars 1792, dans un courrier qu’il adresse à Dolomieu. Le nom de « Dolomites» sera ensuite donné vers 1876 à la région des Alpes italiennes. En 1795, il est élu membre de l'Académie des Sciences.Dolomieu aura une fin de vie agitée. Il participe à la campagne d'Egypte. Après quelques travaux scientifiques sur le Nil, il demande sonretour en France pour mésentente avec Bonaparte. Mais il est capturé en Calabre et emprisonné en Sicile pendant 21 mois pour d’obscures raisons de conflits politiques avec l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il ne recouvre la liberté que le 14 juin 1800 après la victoire des armées françaises à Marengo. Très affecté par cette incarcération, il meurt en 1801. L'annonce de ce décès à celui qui fut son élève à l'Ecole des Mines de Paris incita Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent  à nommer en son hommage «cratère Dolomieu  » le principal cratère du Piton de La Fournaise, volcan qu'il était en train d'explorer et où, il faut le souligner, Déodat Gratet de Dolomieu n'avait jamais mis les pieds. (Wikipédia).

 

PitonFournaise_DessinBory.jpgCroquis du Piton de La Fournaise et de l'Enclos Fouqué, de la main de Bory Saint-Vincent - c'est la première carte des coulées de La Fournaise.

 

Jean-Baptiste Geneviève Marcellin Bory de Saint-Vincent est un naturaliste et géographe français, né à Agen en 1778 et mort à Paris en 1846.

Bory Saint-Vincent 1778-1846Il aurait suivi deux années de médecine et chirurgie; il s'intéresse ensuite à la botanique, la systématique et la volcanologie et est l'élève à l'école des Mines de Paris, du géologue et minéralogiste Dolomieu.

En 1800, il apprend le départ d'une expédition scientifique et obtient un poste de zoologiste en chef. Il voyagera de 1800 à 1804, à bord du navire "Le Naturaliste". Il fera escale à l'île Maurice, puis à La Réunion : il y fera l'ascencion et le première description scientifique du Piton de La Fournaise.

De retour en France, il poursuit sa carrière "savante" et est élu correspondant du Muséum de Paris. En 1804, il publie ses "Essais sur les îles fortunées" et "Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique".

En 1805, il participe à la Campagne d'Autriche et à la bataille d'Austerlitz, puis il suit les armées Napoléoniennes en Pologne , en Prusse. Après la chute de Napoléon, il vivra en exil, avant de revenir en France en 1820.Il va diriger en 1829-1830 la commission scientifique d'exploration de Morée, en Grèce; il se chargea plus particulièrement dse études de botanique.

 

  piton-de-la-fournaise-1865.jpg

              Piton de La Fournaise - Dessin de 1865 révélant un dôme symétrique

 

Ferdinand André Fouqué est un géologue français né en 1828 et décédé en 1904.

Entré à l'Ecole Normale Supérieure à l’âge de 21 ans, il occupe le poste de conservateur des collections scientifiques. En 1877, il devient titulaire de la chaire de professeur d’histoire naturelle des corps inorganiques au Collège de France.  En 1881, il est élu membre de l’académie des sciences.

Il s’est particulièrement intéressé aux phénomènes volcaniques et aux séismes, aux minéraux et aux roches. Il a été le premier à introduire les méthodes pétrographiques modernes en France. Il a étudié les roches éruptives de Corse et de Santorin.

A La Réunion, c'est en son honneur que la caldeira la plus récente formée par le Piton de La Fournaise a été baptisée l'Enclos Fouqué.

 

 

Sources :

- Dolomieu, gentilhomme géologue - par Fr.G.Bourrouilh-Le Jan

- Déodat de Dolomieu - dans les Annales

- Extrait des leçons orales de Dolomieu .... - notes prises par L.Cordier -  lien

- Sur le site de Dominique Decobecq, l'intéressante "Lettre de M. Hubert l'Ainé à M. Bory de Saint-Vincent à Paris, sur une éruption qui a eu lieu depuis le voyage de ce dernier au volcan de La Réunion".

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’historique de La Fournaise, en partie sous-marine, a pu être reconstituée par les volcanologues à partir des laves affleurant en surface et leur datation au C14 et K/Ar.

 

Le bouclier primitif : il y a environ 380.000 ans, un vaste volcan-bouclier s’édifie sur le flanc sud-est du Piton des Neiges, encore en activité. Il mettra 200.000 ans pour atteindre sa maturité. Les pentes du Tampon et de la Commune sont les témoins de ce bouclier primitif enfouis sous de coulées plus récentes.

 

La caldeira des Remparts ou la première Fournaise : la construction du premier volcan-bouclier se termine par l’effondrement d’une caldeira d’une quinzaine de km. de diamètre ; elle est datée de 180.000 ans. Seul une partie de la caldeira reste visible : le bord ouest de la rivière des Remparts, du Nez de bœuf au Piton de la ravine des Grègues, en témoigne.

 

Fournaise---carte-geologique.jpg

 

Fournaise---coupe-geologique.jpg                   Carte et coupe géologique du Piton de La Fournaise - doc. IPGP.


 

La deuxième Fournaise : entre moins 180.000 ans et moins 40.000 ans, la caldeira des Remparts se rempli de coulées basaltiques, construisant un nouveau volcan-bouclier , alimenté par deux systèmes de fissures.

L’axe 120°nord permet l’édification de grands cônes de scories, tel que le Piton rouge (150 m.de haut et 1.000 m. de large).

Un dense réseau d’intrusions, orienté nord-sud, va former les cônes de Petit île-Saint Joseph ; il préfigure les zones de faiblesse qui apparaîtront au nord et au sud des caldeiras ultérieures.

Vers moins 70.000 ans, naît la Plaine des Palmistes.

Il y a 40.000 ans, une nouvelle caldeira se creuse au sommet de la deuxième Fournaise. Plus petite que la première, son bord ouest, haut de parfois 350 m., est encore visible : c’est le rempart des Sables. Le fond de la caldeira, matérialisé par le Plaine des Sables, subit un deuxième affaissement.

 

La troisième Fournaise :  Constituée d’épanchements basaltiques, elle commence à grandir dans la caldeira des Sables, entre 30.000 et 5.000 ans.

Des intrusions magmatiques et des éruptions de surface se font suivant quatre axes de faiblesse, individualisant une zone de faiblesse en forme d’arc de cercle, concave vers l’est et passant par le sommet du volcan. Ces quatre axes préfigurent le système d’alimentation des éruptions actuelles.

Plusieurs affaissement se marquent : une fracture dans la plaine des Sables voit s’installer deux cônes : le Demi Piton et le Piton du Rond Langevin. Au sud, le Rempart de la ravine Basse Vallée naît par glissement. Il y a 4.700 ans, un effondrement affecte la partie sommitale de la 3° Fournaise, mettant fin à son édification ; il correspond au rebord ouest de l’enclos Fouqué, entre le Piton de Partage et le Piton de Bois Vert.

 

L’Enclos Fouqué actuel : quatre compartiments affaissés sont à l’origine de la caldeira polylobée de l’Enclos Fouqué, de diamètre approximatif de 8.000 m. Des injections de magma provoquent le glissement qui donnera à la caldeira sa forme ouverte en U vers la mer.

Les remparts de Bois Blanc et du Tremblet représentent les bords de ce glissement et  délimitent le Grand Brûlé, zone ainsi nommée parce que de nombreuses coulées le dévalent en brûlant la végétation sur leur passage. Vers 1500 m. d’altitude, une brusque rupture de pente datant de la construction de la 3°Fournaise ; en dessous de cette rupture et jusqu’à 500 m. d’altitude, la déclivité du Grand Brûlé devient plus forte, atteignent 40° : c’est le domaine des Grandes Pentes.

Les campagnes océanographiques ont montré que les Remparts du Bois Blanc et du Tremblet se prolongent sous le niveau marin jusqu’à la cote moins 1.000 et le glissement du Grand Brûlé se poursuit jusqu’à 20 km. des côtes et se termine par un talus constitué des matériaux de glissement, d’un volume supérieur à 24 km³.

 

eruption-la-reunion-av-2007-17.jpg     Zone sommitale du Piton de La Fournaise - Photo et annotations de L.Ferlicot

 

Avant-2006---Jennifer-greatoutdoors.jpgPiton de La Fournaise avant 2006 : vue sur les cratères Bory (à droite) et Dolomieu (au centre) avant son dernier effondrement, l'enclos Fouqué, les Grandes Pentes et l'Océan Indien - photo Jennifer_greatoutdoor.

 

L’actuel Piton de La Fournaise :

Il a commencé à s’édifier il y a moins de 4700 ans au centre de l’Enclos Fouqué, édifiant un cône de 3.000 m de diamètre basal, haut de 400 m. avec des pentes à 25°. Ponctué de cônes de scories, il est couronné par deux cratères :

À l’ouest, le cratère Bory : 375 m. sur 250m. et une vingtaine de mètres de profondeur.

À l’est, le cratère Dolomieu, de 750 m. sur 1.100 m. où s’alternent débouchages explosifs, effondrements et remplissage par le lave. Cinquante mètres au nord du Dolomieu, un évent de 10 m. de long sur 5 de large, situé sur une fissure parallèle au bord, est entouré d’une zone hydrothermalisée : La Soufrière. Cette cheminée volcanique creuse s’est créée en décembre 1964 ; le magma,qui y a séjourné en dégazant, a été drainé lorsqu’un évent s’est ouvert à altitude plus basse en donnant naissance à une cavité souterraine complexe(200m. de profondeur et 40 m. de largeur maximum).

 

Plus tard, l'analyse des éruptions et de la structure du Piton de La Fournaise.

 

Sources :

- Au coeur de La Fournaise - par Roland Bénard et Maurice Krafft - éd. Nourault/Bénard.

- Planète-Terre Lyon : photo de L.Ferlicot

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 

Une double information laisse supposer uen montée en puissance du Mérapi, dont le niveau d'alerte a été relevé le 22.10.2010.

 

De la lave a commencé à couler ce week-end dans le drainage constitué par la rivière Gendol, signe de l'imminence d'une éruption. Ce couloir a été emprunté par des coulées pyroclastiques lors de l'éruption de 2006 qui avait tué 2 personnes.

 

drainages-Merapi-copie.jpgLes drainages du volcan Mérapi - la rivière Gendol est marquée par une étoile jaune - Image satellite Ikonos - John Pallister / USGS - in GVP


D'autre part, la "Magelang search and rescue agency" a préparé des tentes pouvant accueillir 5.000 personnes, en prévision d'une éruption massive.

 

D'après le directeur du PVMBG, Mr Surono, la distension des flancs du volcan sont cette fois plus rapide qu'à accoutumée, indiquant une augmentation de la pression gazeuse et la probabilité d'une éruption explosive du type de celle de 1930.

Selon le GVP, celle-ci fut de VEI 3 !

 

upper Gendol river 2006 - Sylvain CharbonnierLe cours supérieur de la Gendol river, après l'éruption de 2006 ... c'est ce couloir qui serait emprunté par la lave ce week-end - photo Sylvain Charbonnier.

 

Update  25.10.2010 : Selon l'AFP, le niveau d'alerte a ét porté à son maximum à 6h00 lundi matin (23h00 GMT), indiquant qu'une éruption était imminente.

"Le magma est poussé vers le haut en raison de l'énergie sismique et il se trouve à environ 1 km sous le cratère", a indiqué le vulcanologue Surono.

L'évacuation a été décrétée pour les habitants vivant dans un rayon de 10 km autour du cratère;  cet avis concerne plus de 11.000 personnes.

 

Sources :

- Jakarta Globe - 24.10.2010

- The Jakarta Post - 24.10.2010

- AFP - 25.10.2010

- Global Volcanism Program - Merapi

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Située 700 km. à l'est de Madagascar, l'île de la Réunion est entièrement d'origine volcanique. Elle est constituée d'un massif intraplaque, du à une remontée de magma profonde perçant la plaque Africaine : "un point chaud". L'accumulation de produits éruptifs sur le fond océanique, à moins 4.000 mètres, a fini par créer une île de forme elliptique, de 70 km. sur 50, allongée NO-SE., d'une superficie de 2.512 km².

 

La_Reunion_department_relief_location_map-copie.jpgCarte topographique annotée d'après une carte de la Nasa shuttle radar topography mission SRTM3 v2.

 

Elle se compose de deux volcans, se répartissant la surface 2/3 -1/3.

- Le Piton des Neiges, au nord-ouest, aujourd'hui endormi pour les 2/3, et

- Le Piton de La Fournaise, au sud-ouest, en activité.

Des campagnes océanographiques ont montré l'existence d'une vaste structure sous-marine au sud-est de l'île; elle s'étire sur 45 km. et est ponctuée ed nombreux cônes et coulées de lave, témoins d'éruptions récentes et de l'actualité du point chaud.

 

705.jpg  Doc. Campagne bathymétrique Forever / CNRS- cônes sous-marins au sud de l'île.

 

Le Piton des Neiges - 3.070 m. :

 

Reunion_Piton_des_Neiges---B.Navez-0ct.2008.JPG                          Le Piton des Neiges - photo B.Navez 10.2008

 

Ce vaste cône volcanique de 50 km. de diamètre voit sa zone sommitale fortement érodée et entaillée par trois cirques disposés en feuille de trèfle : les cirques de Mafate, Cilaos et Salazie; ils enserrent le Piton des Neiges strictu senso, point culminant de l'île et des Mascareignes.

 

Sommet-Piton-des-Neiges.JPG                    Arrivée au sommet du piton des Neiges - photo Bouba 2004.

 

Des découpes de plus de 1.000 mètres de haut dans les empilements de niveaux de cendres et de coulées de lave sont recoupés par d'innombrables dykes.

L'histoire sous-marine du Piton des Neiges n'est pas connue; elle doit avoir débutée, il y a 6 à 10 millions d'années, sur une dorsale fossile ayant cessé de fonctionner il y a 60 Ma.

Le volcan n'est sorti des eaux qu'il y a un peu plus de 2 Ma. Ce grand bouclier, formé d'un empilement de coulées basaltiques, s'est affaissé, il y a 430.000 ans, avec la formation d'une caldeira de 30 km. de diamètre.

Cent mille ans plus tard, un appareil volcanique aux pentes plus fortes s'installe sur le précédent : cette phase correspond à l'émission de laves trachytiques et à l'apparition de phénomènes plus explosifs, avec coulées pyroclastiques et ignimbrites recouvrant l'ensemble du volcan. Il y a 190.000 ans, le réservoir magmatique étant partiellement vidé, on assiste à un collapsus générant une nouvelle caldeira elliptique de 15 km. de long... qui sera comblée par le produit de nouvelles éruptions.

Il y a 70.000 ans, un nouvel affaissement de la caldeira joint à une érosion, guidée par la tectonique, sont à la base du creusement des cirques. Les dernières nuées ardentes trachytiques sont datées de 20.000 ans.

Une activité plus paisible clôture l'histoire volcanique du Piton des Neiges avec la construction du cône strombolien sommital.

 

2682066myxcbUne érosion importante est la cause des reliefs tourmentés qui caractérisent les cirques.

 

GEOLOGIE_WEB.jpg        Raccourci de l'évolution volcanique de La Réunion - doc. Géologie.web

 

Le Piton de La Fournaise - 2.632 m.:

Suite au déplacement de la plaque Somalienne au dessus du point chaud, s'est créé un second volcan, qui repose sur le flanc sud-est de son encombrant voisin; il en est séparé par la Plaine des Cafres - 1.600 m. d'altitude -  et la Plaine des Palmistes - 1.100 m. d'altitude.

Ce volcan-bouclier aux pentes faibles est marqué dans sa partie sommitale par deux grands effondrements volcano-tectoniques plus ou moins concentriques ; le plus grand, est souligné par le rempart de la Plaine des sables.

Le second est l'enclos Fouqué, une dépression en U, ouverte vers la mer et bordée par les Rempart du Bois Blanc et du Tremblet. La dépression enserre un cône central couronné par un double cratère, siège de la plupart des éruptions historiques : le fameux Piton de La Fournaise.

 

Maquette-Piton-Fournaise.jpg                          Maquette topographique du Piton de La Fournaise .

 

Le massif de La Fournaise est entaillé par trois vallées ayant souvent plus de mille mètres de profondeur : au sud, les rivières de Remparts et Langevin, au nord, la rivière de l'est.

Les ravines Constantini et basse vallée complètent les entailles.

 

ReunionFournaise_GPSMonitoringStation.JPG            Le Piton de La Fournaise vu d'une station de mesure GPS - doc. OVPF

 

16.03.2009Vue aérienne sur les cratères sommitaux, Dolomieu à l'avant-plan, Bory, au centre gauche, situés dans l'Enclos Fouqué; la seconde muraille est le rempart de la Plaine des Sables.

Tout au fond, le massif du Piton des Neiges. - photo mars 2009 OVPF.

 

 

 

Évolution des produits volcaniques lors de leur ascension vers la surface : les chambres magmatiques
Les produits volcaniques de La Réunion recouvrent une grande diversité pétrologique : des basaltes, des hawaiites, des mugéarites, des benmoréites, des trachytes à néphéline
normative, des trachytes quartzifères et des comendites. Seuls les basaltes sont produits par fusion partielle du manteau. Les autres sont les produits de la cristallisation fractionnée dans des chambres magmatiques sous l'édifice volcanique. Les nombreuses études pétrologiques couplées à des datations et à des analyses géochimiques ont permis d'aboutir à un modèle magmatique rendant compte des produits au stade différencié en dépit de leur apparente complexité.

Ce modèle propose deux réservoirs magmatiques superposés à évolution indépendante : un réservoir profond (vers 15 km de
profondeur) et des réservoirs superficiels plus petits. Dans le premier, se serait différencié lentement un magma tandis que dans les seconds se serait différencié plus vite un magma
issu du réservoir profond. Les roches « pintades » (*) seraient issues directement du réservoir profond alors que les roches plus différenciées auraient évolué dans les réservoirs
superficiels. Des temps de résidence suffisamment importants du magma dans ces réservoirs superficiels ont constitué des conditions favorables à la cristallisation fractionnée, ce qui a permis d'aboutir à l'élaboration d'une gamme de produits très
différenciés allant jusqu'aux comendites (**).

 

roches-de-La-Reunion-6.jpg

 

(*) Les “roches pintades” de La Réunion sont des hawaiites, et donc des trachy-basaltes  , qui présentent des gros cristaux blancs de feldspath dans une matrice sombre, d'où leur nom qui rappelle le plumage des pintades.

 

Roche-pintade---riviere-des-remparts.jpg  Massif de La Fournaise - Rivière des remparts - "Roche pintade" - doc. JF.Moyen.

 

 (**) : Les comendites : roches ignées peralkalines très dures; forme gris-bleuté de rhyolite.

 

800px-Comendite---Robertwhyteus.jpg

                                 Comendite - photo Robertwhyteus.


Sources :

- Au coeur de La Fournaise - par Roland Bénard et Maurice Krafft - éd. JC.Nourault/Bénard.

- BRGM : Connaissance géologique de La Réunion - la genèse des paysages, le résultat d'une longue histoire géologique

- BRGM : Connaissance géologique de La Réunion - les roches.

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog