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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L'activité se poursuit au Tungurahua, avec l'émission pulsatille constante de panaches de cendres.


Dans la nuit du 7 au 8 décembre, de gros bruits semblables à des tirs d'artillerie ont fait vibrer les vitres aux alentours, y compris celles de l'observatoire de Guadalupe, situé à 14 km. du Tungurahua. L'activité strombolienne a été accompagnée d'éjections de blocs à 1.000 mètres au dessus du sommet, retombant sur 2 km. sur les flancs du volcan. Un panache de 2.000 m. a été vu, dérivant ensuite vers l'ouest.

Une nouvelle explosion s'est produite à 16h.29 locale, le 08.12, entendue jusqu'à Banos, Pillate, San Juan, Bilbao et Guadalupe. Des panaches modérément chargés de cendres sont monté de façon pulsive à 1.500-2.000 m.
Quelques photos récentes de mon ami équatorien José Luis Espinosa Naranjo qui habite à proximité du volcan :

tungu-12.2010-JLEN---2.jpg                 © José Luis Espinosa Naranjo
tungu-12.2010-JLEN.jpg                  © José Luis Espinosa Naranjo
Tungu-04.12.2010--JLEN.jpg              La dernière photo datée du 04.12.2010 - © José Luis Espinosa Naranjo
Un récital pyrotechnique par Benjamin Bernard, qui nous présente une nuit de novembre ... en deux minutes.

                      


                     Vidéo image par image de l'activité éruptive de nuit du volcan Tungurahua.

                           © Benjamin Bernard - http://bigbenber.over-blog.com/

 

Sources :

- IGEPN - Instituto Geofisico Escuola Politecnica Nacional

- Le blog de Benjamin Bernard : http://bigbenber.over-blog.com/

              

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Alors que les volcans indonésiens (Merapi et Bromo) se calment, le Piton de La Fournaise pourrait nous gratifier de sa troisième éruption en 2010.

L'Enclos Fouqué vient de fermer ce 9 décembre à 9h.25 selon un communiqué de la Préfecture - le volcan vient d'être mis en "alerte 1 : éruption probable ou imminente", suite à une augmentation du nombre de séismes et des déformations au sommet du Dolomieu.

 

Ci-dessous, copie des rapports du jour de l'OVPF/IPGP.

 

JEUDI 9 DECEMBRE 2010, 9h11 (GMT+4)

BILAN :

- Augmentation activité sismique sous le Piton de la Fournaise; site : sommet du Piton de la Fournaise ;
- Phénomènes : pas d’activité éruptive en cours
- Sismicité
a) séismes volcano-tectoniques : Augmentation du nombre et des séismes volcano-tectoniques ; essaim sismique enregistré entre 07h48 et 08h01. Les séismes sont localisés à l’intérieur de l’édifice volcanique entre le niveau de la mer et la surface.
- Déformations :
La dilatation de l’édifice volcanique détectée depuis octobre 2010 persiste, notamment dans sa moitié orientale.
Gaz
Valeurs dans la norme
TENDANCE POUR LA JOURNEE DU 09 DECEMBRE : La présence de déformations significatives de l’édifice volcanique ainsi que d’une sismicité significativement au dessus de la norme indique que la réactivation du volcan, débutée en août 2010, se poursuit.

JEUDI 9 DECEMBRE 2010, 8h35 (GMT+4)

BILAN :
- Crise sismique en cours localisée sous le sommet du Piton de la Fournaise ; la crise sismique est associée maintenant à un gonflement significatif de la portion sommitale de l’édifice. Le gonflement affecte l’ensemble du sommet du volcan.
TENDANCE A COURT TERME (minutes- heures) : Remontée de magma en cours à l’aplomb de l’édifice du Piton de la Fournaise.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 Smith Rock :

Situé au nord de Bend, Smith Rock est le fruit d’une éruption volcanique et de l’érosion par la rivière.

Il y a des millions d’années, le paysage fut modelé par des éruptions qui ont produit des tufs rhyolitiques aux dépens des poussières volcaniques accumulées sur plus de 800 mètres d’épaisseur. Des coulées basaltiques émises beaucoup plus tard par le Newberry – 1,2Ma – ont  déplacé le lit de la Crooked river contre les flancs de Smith rock. L’érosion au sein de la caldeira de Smith Rock a ensuite créé le paysage actuel, dégageant le « welded tuff » , la coulée basaltique et un dyke rhyolitique.

 

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La Crooked river serpente entre les formations les plus dures : à gauche, le basalte de Newberry, à droite, le dyke de rhyolite. - ©JM. Mestdagh

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Au centre de la photo, la coulée basaltique dégagée par l'érosion - à l'arrière-plan, les tufs de Smith Rock. - ©JM. Mestdagh

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                              Le dyke rhyolitique de face - ©JM. Mestdagh

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Le miroir d'eau et les cervidés tempère la rudesse du paysage de Smith Rock - ©JM. Mestdagh

 

La caldeira "Crooked River":

Les volumes immenses de cendres à la base de la formation des tufs de Smith Rock, et du John Day Fossil Beds, n'ont trouvé que tout récemment une explication plausible, grâce à la mise en évidence d'une grande caldeira : la caldeira "Crooked River".

 

Deux géologues travaillant pour l'Oregon department of Geology and Mining industries ont fait cette intéressante découverte :

Crooked River Caldera, Oregon




Bien que la Crooked river caldera forme une grande dépression volcano-tectonique à la topographie semi-elliptique, elle ne fut identifiée qu'en 2006-2007 par Mc Claughry & Ferns.
Située dans la partie nord du Lower crooked basin, c'est un complexe d'évents qui s'est effondré pour former une caldeira gigantesque de ~ 41 km. sur 27 . Elle fut remplie par plus de 580 km³ de poussières rhyolitiques durant l'Oligocène.
L'aire principale de subsidence s'étend de Gray Butte au nord-ouest, le long du front ouest des Ochoco Mountains, et du côté sud-est près du réservoir de Prineville.
Elle interagit dans les diverses formations qui l'entourent :
Le "Lower Crooked Basin" fut le lieu d'épisodes volcaniques au cours des derniers 45 Ma, avec la formation durant le Paléogène de deux grandes caldeiras rhyolitiques, et au Néogène, de nombreuses éruptions génératrices de laves au départ de petits évents.
Plusieurs domaines géologiques distincts, composés de roches volcaniques et sédimentaires, sont bien préservés dans la moitié nord du Lower Crooked basin :
- les Ochoco mountains sont composées de coulées et dômes andésitiques à dacitiques et de roches intrusives faisant partie de la "Clarno formation". Elles appartiennent au champ volcanique Ochoco, dont l'activité a culminé avec l'éruption du tuf de Steins Pillar et la formation de la caldeira des Wildcat Mountain, il y a 40 Ma.
- La topographie de la basse partie ouest du bassin est marquée par des laves basaltiques datant de l'Oligocène, de dômes et de tufs rhyolitiques constituant le champ volcanique Lower Crooked, et qui est à mettre en corrélation avec la formation John Day.
La principale structure du Lower Crooked Volcanic Field est la grande caldeira Crooked River, responsable de l'émission massive des tufs de Smith Rock, il y a 29-30 Ma.
- Les roches datant du Paléogène de la partie ouest du bassin sont recouvertes de laves basaltiques de diverses périodes (Milieu du Miocène, Pliocène et ère Quaternaire) alternant avec des roches sédimentaires. On y retrouve des unités appartenant à le formation Simtustus, aux basaltes de Prineville, à la formation Deschutes et aux basaltes émis par le volcan Newberry.

 

 

 

usa-1345-copie.jpg

 

 

 

 

Smith Rock et les autres structures volcaniques de Newberry (à suivre dès demain) ... toutes des adresses intéressantes pour qui veut prendre une leçon de volcanologie !

 

 

 

©JM. Mestdagh

 

 

 

 

Sources : 

- Field trip guide to the Oligocene Crooked River caldera: Central Oregon’s Supervolcano, Crook, Deschutes, and Jefferson Counties, Oregon
by Jason D. McClaughry, Mark L. Ferns, Caroline L. Gordon, and Karyn A. Patridge.

- GSA - Geological Society of America - The Crooked River Caldera

- Morris-Bishop, E., 1989, Smith Rock and Gray Butte complex: Oregon Geology.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

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De gauche à droite, la Charité, l'Espoir et la Foi ... les trois soeurs. - ©JM. Mestdagh

 

hazfig1a.gifCarte de situation - Les Three Sisters et Broken top au centre, proche de Newberry que nous verrons demain.


Faith, Hope and Charity, connues aussi sous la dénomination commune de Three Sisters, furent ainsi nommée  par les membres d'une mission Méthodiste en 1840.
La région des Three Sisters est potentiellement active. Deux types de volcans y coexistent, chacun avec leur lot de dangers pour les populations environnantes et leurs biens.

Sisters85_aerial_three_sisters_oregon_09-85.jpg                 De gauche à droite, South, Middle et North Sister - USGS/CVO.

South sister, Middle sister et Broken top sont des volcans composites qui sont entrés en éruptions à plusieurs reprises au cours des dizaines de milliers d'années passées et pourraient encore être actifs dans le futur.
North sister et Belknap crater sont des édifices ayant eu une vie courte et une activité moindre.

North Sister (Faith) est un volcan-bouclier de 3.075 m de hauteur pour une largeur de 8 km., composé d'andésite, qui s'est construit sur un ancien édifice basaltique de même taille, appelé Little Brother, il y a 200.000 ans. sa dernière éruption remonte à 100.000 ans et il est considéré comme éteint.
Comme particularité, on y retrouve de nombreux dykes d'andésite et des tuffs palagonitisés, témoins d'une couverture de glace durant les éruptions.
La palagonite est le produit de l'altération provoquée par l'interaction entre l'eau et le verre volcanique à la composition proche du basalte.

usa-1698-copie-M---N-sisters.jpgMiddle Sister (Hope) à gauche et North Sister (Faith) au centre - ©JM. Mestdagh
                       
Middle Sister (Hope), haut de 3.063 m., est un stratovolcan primitivement basaltique, mais qui a eu des éruptions d'autre nature : andésite, dacite et rhyodacite. Considéré comme éteint, sa dernière éruption remonte à 50.000 ans.

South Sister (Charity) est le plus jeune et le plus grand
- 3.158 m. - des trois volcans. C'est un stratovolcan dont les produits varient de l'andésite à la rhyolite et la rhyodacite. Il surplombe une ancienne structure en bouclier,âgé de 50.000 ans environ et dont la dernière éruption ne remonte qu'à 2.000 ans.

Le volcan possède un cratère sommital de 400 m. de diamètre qui abrite un petit lac de cratère, Teardrop pool.

 

usa-1699-copie-S-sister.jpg                          South Sister (Charity) - ©JM. Mestdagh
       
La surveillance satellite en 2001 montre une inflation à l'ouest des Sisters. En 2004, un essaim de séismes eu lieu avec comme épicentre la région sujette au soulèvement. L'inflation a diminué en 2007.

ssis_InSAR_may2001.jpg                               Interférogramme InSAR - C.Wicks - USGS.

Broken Top est un stratovolcan éteint, situé dans la Three Sisters Wilderness area. Son activité éruptive a cessé il y a environ 100.000 ans et l'érosion glaciaire a ensuite réduit la structure volcanique jusqu'à exposer le contenu du cône.
Les éruptions initiales furent basalto-andésitiques; le centre de l'édifice est parcouru de dykes et de sills (*).
L'aire n'est pas accessible en voiture et un permis est requis pour les hikes.

800px-Broken_Top.JPG              Broken Top - Three Sisters wilderness area - photo M.Gyorgyfalvy.


-1--Photos-voyage--jmm--4-images--usa-1725---usa-1728---241.jpg                  The Sea of lava et le Mt Washington -
©JM. Mestdagh

 

The Sea of lava (la mer de lave) est un immense champ de lave qui regroupe trois coulées : Le Belknap crater flow, le Little Belknap crater flow et le Yapoah crater flow.

 
Broken-top-lava-flow---McKenziz-pass.jpg                                      Broken Top - McKenzie pass.
        Cette coulée en blocs est originaire du cinder cone "Yapoah", sur le flanc nord
                          de North Sister et datée de 2600-2900 ans.

usa-1748-copie.jpg                                  ©JM. Mestdagh

usa-1731-copie.jpg                     Détails sur les coulées en blocs - ©JM. Mestdagh

 

(*) - Lexique :
Intrusions mises à l'affleurement par l'érosion :
- Dyke : intrusion de remplissage de fractures verticales, radiaires ou concentriques à l'édifice volcanique. Dégagés, ils apparaissent sous forme de petits murs, à prismation horizontale.
- Sill : "filons-couches" plus ou moins horizontaux , respectant le stratigraphie générale du volcan

Sources :
- Global Volcanism Program - North Sister field
- Global Volcanism Program - South Sister
- CVO - Three Sisters
            Broken Top
- US Forest service - Broken Top volcano

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


usa-836-copie-JMM.jpgL'énorme masse du Mont Hood se découvre au détour de la route vers le sud -
©JM. Mestdagh

 
Le Mount Hood, situé à proximité de Portland, doit son nom à un amiral britannique (expédition Vancouver - 1792); son nom indien, Wy'east est lié à la légende englobant ses voisins, le Mont Adams et le St Helens.

C'est un stratovolcan composite: son sommet est constitué de plusieurs dômes andésitique ou dacitique, produits lors d'éruptions dans les 730.000 dernières années et sur base d'un volcan ancestral présent depuis des millions d'années.


usa-920-copie.jpg          Le Mount Hood, 3.426 m. vu de Trillium lake  -
©JM. Mestdagh


Le volcan a connu des périodes d'activités de dizaines ou des centaines d'années, séparées par des périodes calmes ayant duré entre des centaines d'années et 10 000 ans.

Des effondrements au Pléistocène produisirent des avalanches et des lahars qui se propagèrent le long de la Columbia river vers le nord.

Le volcan a connu au moins quatre périodes éruptives majeures depuis 15 000 ans, dont trois depuis 1 800 ans :

  • Polallie (entre 15 000 et 12 000 ans)
  • Timberline (entre 1 800 et 1 400 ans)
  • Zigzag (entre 600 et 400 ans)
  • Oldmaid (entre 250 et 180 ans)

Les trois dernières produisirent des dépôts qui furent distribués principalement au sud et à l’ouest le long des rivières Sandy et Zigzag. La dernière période éruptive eut lieu entre environ 1780 et 1830, quand des dômes de lave dacitique, des coulées pyroclastiques et des coulées de boue furent produits sans éruption explosive majeure.

Les éruptions du 19°siècle furent mineures à l'exception de celle de 1859 qui fut de VEI 2.
Couvert de onze glaciers, le volcan a produit nombre de lahars; les derniers ont atteint la Columbia river en 2006.

 

A proximité du Timberline Lodge, Crater Rock est un vestige du dôme dacitique (hypersthene-hornblende) formé il y a 2 à 300 ans. Ses mensurations : 300 à 400 m. à sa base et haut de 170 m. sur son côté sud.; il est entouré d'une zone de brèches de même composition. Une forte activité fumerollienne persiste aujourd'hui dans ses environs. La température maximale des fumerolles fut mesurée à 92°C, un peu supérieure au point d'ébullition de l'eau à cette altitude, au niveau de la principale zone géothermale du volcan s'appelle "Devil's kitchen" ... cela ne s'invente pas ! 

 

usa 878 copie JMM   Le sommet du Mont Hood - Crater Rock est visible, à gauche. - ©JM. Mestdagh

hazmap-small.jpg                                   Carte des risques volcaniques établie par l'USGS .

Le volcan présente divers types de risques:
- lahars et avalanches de débris pouvant atteindre les   rivières proches : Sandy, White & Hood rivers.
- Avalanches de débris atteignant la Columbia river et le barrage Bonneville, compromettant son potentiel de génération électrique.
- les émissions de cendres peuvent perturber le trafic aérien des aéroports de Portland et de Seattle.
- Les installations proches - Timberline lodge, et les ski lodges - sont susceptibles d'être touchées par des bombes ou des coulées pyroclastiques.

 

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Le Mont Hood est surtout apprécié pour ses pistes de ski. C'est la seule station américaine ouverte toute l'année. - ©JM. Mestdagh

 

Le Mount Jefferson est un stratovolcan largement érodé et qui n'a plus présenté d'activité volcanique depuis la fin du Pleistocène.
Il doit son nom au président des Etats-Unis, Jefferson, qui a sponsorisé "l'expédition Lewis & Clark".


Mount-Jefferson---Peter-Tiegs.jpg                 Le Mount Jefferson, vu du Russel Lake - photo Peter Tiegs / Flickr.

Le Mount Jefferson s'est construit en deux grands épisodes, séparés par une période d'érosion glaciaire. Le premièr, qui a débuté il y a 290.000 ans, a produit un volcan andésitique à dacitique; le second a débuté il y a 70.000 ans et est responsable de la formation de dômes dacitiques.
Différents cinder cones, datés de l'Holocène, dont Forked butte et North cinder peak, ont donné des coulées de lave qui ont empruntés les vallées glaciaires.
La plus récente est liée à un cinder cone situé sur les flancs de South cinder peak, qui a produit une coulée le coupant en deux, et qui a atteint Marion Lake, il y a 1.000 ans.

Jefferson-cinder-cone-a-g-South-cinder-Peak.jpg
La dernière éruption dans la zone du Mount Jefferson a eu lieu au niveau du cinder cone
(à gauche et en bas, sur la photo) situé sur les flancs du South cinder peak (au centre).
L'éruption date de 1.000 ans environ et a produit une coulée de lave qui a partagé le cône
en deux parties.

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Indian paintbrush et Aconit

© B.Duyck



Le Mount Jefferson est situé au sein de la réserve indienne "Warm Springs ", la bien nommée et son aire "de vie sauvage" (wilderness) inclue dans la Deschutes National forest et la Willamette National forest.
Cette région couverte de forêts et de lacs (plus de 150) présente une flore typique des montagnes nord-américaines.

Sources :
- USGS - Mount Hood, history and hazards of Oregon's most recently active volcano - link
- USGS - Mount Hood

- USGS - Key geologic eventsin the Mt Hood region during the past 30.000 ans - lien
- Global Volcanism Program - Hood
-USGS - Mount Jefferson
- Global Volcanism Program - Jefferson

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Dossiers

Le produit des retombées volcaniques peuvent se qualifier génériquement parlant de "téphra" et "pyroclastite".

Ces termes proviennent tous deux du grec:

- téphra : signifiant cendres, et étendu aux matériaux fragmentés d'origine volcanique.

- pyroclaste : de Pur - feu et Klastos - brisé, soit littéralement : brisé, morcelé par le feu, les éruptions - fragments de feu.

 

Ces matériaux se classifient par leur granulométrie, leur composition, leur mode d'extraction.

Les cendres (ash) sont constituées de débris solides de taille inférieure à 2 mm. Les lapilli - du latin petite pierre - sont des débris de taille intermédiaire : entre 2 et 64 mm. Les termes blocs et bombes (blocs and bombs) caractérisent des débris de taille supérieure à 64 mm. , émis respectivement à l'état solide ou liquide à plastique.

 

F15_1.gif

 

Les bombes sont classifiées selon leur forme, liée à la fluidité du magma à l'émission.

C'est ainsi qu'on parle de:

Bombe-en-fuseau---Capelinhos--Faial-Acores---M.Hollunder.jpg- bombes en fuseau, ou fusiformes, typique de magma basique peu fluide. Elles traduisent un paquet de lave plastique ayant subie une trajectoire hélicoïdale et retombées froides pour ne plus se déformer. Bombe en fuseau - volcan Capelinhos, Faial, Açores - photo M.Hollunder.

- bombes en ruban : typique de magma basique de moyenne fluidité

Bombe "en bouse de vache" - photo Mehdi/Forum du naturaliste.

bombe-en-bouse-de-vache---forum-naturaliste.jpg- bombe en bouse de vache, caractéristiques d'un magma très fluide émis à haute température par un souffle continu. Elles représentent des paquets liquides encore plastiques qui s'aplatissent en tombant à proximité du point d'émission; en se soudant entre elles, elles s'amoncellent pour former des cônes de scories (spatter cone) .

z-IMG_7498-copie.jpg- bombe "en croûte de pain" : elles montrent une forme polyédrique à surface profondément craquelées. Elles manifestent aussi une "trempe" mais à partir d'une lave visqueuse riches en gaz (laves acides) dont l'échappement crée la texture.

Bombe "en croûte de pain" - Crater of The Moon", USA -

- bombe "en chou fleur", typique des éruptions phréato-magmatiques (maar), à surface mamelonnée et de forme sphéroïdale.


 

Selon le volume de débris émis, la fragmentation de ceux-ci et leur dispersion, l'étendue des zones touchées par les retombées sera plus ou moins importante.

La branche de la science qui s'occupe d'étudier et de quantifier ces phénomènes s'appelle "tephrochronologie".

Les isopaques ( ligne stratigraphique correspondant au lieu de tous les points d'épaisseur égale) définis après une éruption traduisent les faits et peuvent servir de scénario pour un évènement futur.

 

tephra_diagram.gif

 

Pinatubo_ash_plume_910612.jpg

                 Le panache de cendres du Pinatubo - doc. USAF 1991.

 

Les particules de taille et masse volumétrique grandes se retrouvent proches du point d'éruption; ces débris balistiques sont extrêmement dangereux aux abords d'un volcan : un exemple avec l'Arenal, au Costa-Rica, où on relève un taux de recouvrement des impacts de bombes de 130% à 4 km du cratère, lors de l'éruption de 1968.

Les particules moyenne, les lapilli, peuvent recouvrir de grandes étendues sous une épaisseur de plusieurs mètres.

Les cendres, formées de fines particules vacuolaires peuvent atteindre de grandes hauteurs au sein du panache éruptif avant d'être dispersées par les vents sur des centaines, voir des milliers de km². Le type et l'ampleur de l'éruption vont conditionner la hauteur du panache émis et sa dispersion; des cendres, ainsi émises jusque dans la stratosphère, peuvent faire plusieurs fois le tour de la planète et interférer avec le climat mondial.

 

ashfalls2.jpgExemples d'aires de retombées pour les éruptions du St Helens (1980), du Mazama (7.600 ans), du Yellowstone (665.000 ans) et de Long valley (760.000 ans) -Doc. USGS

 

Les périls dus aux chutes de cendres sont nombreux : obscurité, routes rendues dangereuses, risques de suffocation et/ou d'enfouissement, contamination des eaux et cultures, atteinte à la santé des hommes et animaux, et depuis l'ère moderne, , des systèmes mécaniques, électriques, de drainage et de climatisation, et d'énormes perturbations du trafic aérien.

 

cendres-Rabaul---USGS.jpgEnorme couche de cendres sur le toit déformé et en partie effondré de cette habitation après l'éruption dans la caldeira du Rabaul - le cône du Vulcan à gauche - doc. USGS.


Dans les pays pauvres, les toits en tôle et leur charpente ne supportent pas le poids supplémentaire des cendres : pour une couche sèche de cendres d'environ 10 cm d'épaisseur, la charge supplémentaire sur un bâtiment peut varier de 40 à 70 kg /m² , une couche humide pourrait atteindre 100-125 kg /m² . Un travail incessant de déblaiement est donc nécessaire, rendu dangereux en cas de pluies ou d'orage volcanique, et très pénible, car les cendres dégagées s'accumulent au pied des immeubles.

 

A-huge-ash-cloud-looms-ov-011.jpg        "La nuit en plein jour" - éruption de l'Eyjafjallajökull au printemps 2010.

 

Les dommages causés par l'inhalation de cendres fines et l'irritation oculaire se cumulent avec l'effet abrasif de la cendre laissée sur les fourrages destinés au bétail (usure prématurée image-78778-galleryV9-rbcude leurs dents, blessures des voies digestives et mort d'inanition) et nécessitent des mesures de protection (masque et lunettes) et de confinement.

Les pyroclastites très abrasives peuvent aggraver les problèmes respiratoires présents, dont l'asthme, et créer de la suffocation : une concentration de poussières de 100 gr./m³ est suffisante.

 

T.Kircher-AVO-microsc.-Univ.Alaska-Fairbanks.jpg

On comprend mieux le phénomène abrasif de la poussière volcanique en examinant celle-ci au microscope - doc. AVO / T.Kircher Univ. Alaska Fairbanks.

 

La pollution des eaux par les cendres et les minéraux qui les caractérisent - je pense ici au fluor contenu dans les cendres de la dernière éruption de l'Eyjafjallajökull - oblige à prendre des mesures drastiques de protection des réserves et de nettoyage après la fin de l'épisode éruptif.

 

Les poussières volcaniques sont aussi responsables de "pluies acides" et d'irritation cutanée.

 

En cas d'éruptions cataclysmiques, les cendres projetées dans la haute atmosphère, ainsi que les aérosols et les gaz, réagissent avec celle-ci pour créer des aérosols d'acide sulfurique, réfléchissant le rayonnement solaire... ce qui aboutit à un refroidissement climatique sur plusieurs années. (détails ultérieurement).

 

Sources :

- IVHHN - International volcanic Health Hazard Network

- Volcanic Hazards Program - USGS - photoglossary/ Tephra  

- Volcanis ash - effects and mitigation strategies : agriculture, health, buildings, communication and power supply - lien site USGS

- Volcanologie - de JM.Bardintzeff

- Volcans et Eruptions - de Maurice Krafft.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

tungu-29.11.2010-Carlos-Campana-Reuters.jpg

             Le tungurahua le 29.11.2010 - photo Carlos Campana / Reuters.

 

Selon l'institut Equatorien de Géophysique, le nombre d'explosions a augmenté au Tungurahua et un panache de cendres a été émis atteignant 3.000 m. Des coulées pyroclastiques sont signalées sur ses flancs, et des chutes de cendres signalées sur les villages de pandoa et Patate ... ce qui a entrainé l'évacuation des villages dans un rayon de 8 km. autour du cratère. La ville de Banos est partiellement concernée par ces évacuations. Aucun blessé, ni dégats à signaler pour l'instant.

 

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Le panache chargé de cendres du Tungurahua, vu du Canton de Patate le 04.12.2010 - superbe photo de mon ami José Luis Espinosa Naranjo.

 

Sources :

- BBC News latin america - 04.12.2010 22h.20

- AFP

- IGEPN

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Clarno unit et Sheep Rock unit constituent deux autres centres d'intérêt du "John Day Fossil Beds National Monument", situé au nord de l'Oregon.

JohnDay

 

The Clarno Unit : une falaise dominant le paysage, et formée de tuf volcanique et de coulées de basalte.

 

Les "Palisades" furent formées il y a 44 millions d'années par une série de lahars, coulées de boue charriant des matériaux volcaniques. Les dépôts ont préservé une grande variété de fossiles caractérisant un environnement complètement différent de celui d'aujourd'hui : à l'époque, la région était couverte d'une forêt humide, où vivaient de petits proto-chevaux à quatre doigts, des bronthothères - genre de gros rhinocéros - , des crocodiliens, des créodontes - mammifères carnivores éteints à présent.

 

Brontotherium_hatcheri.jpg Brontotherium hatcheri fossil at the National Museum of Natural History, Washington, D.C.

 

Les colonnes basaltiques témoignent de la couverture de la zone par des coulées de lave fluide.

Columnar-Basalt-Pillars-of-the-Clarno-Palisades--USGS-.jpg               Piliers basaltiques de Clarno Palisades - USGS.

Palisades-Revealed-by-an-Eroding-Stream--USGS-.jpg              Orgues basaltiques dégagés par l'érosion - Clarno Palisades - USGS.

 

Sheep Rock unit, outre ses trails, est aussi le haut-lieu pour la paléontologie : au centre Thomas Condon, on peut voir un tas de spécimens et le laboratoire de paléontologie en action.

 

146d1295e9cc2f13c9890a5748de8620.JPG                             Sheep rock unit - the Blue basin trail - doc. nps.gov

 

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Sur ces "vues d'artistes" : à gauche, une représentation des paysages de l'Oregon, il y a 40 millions d'années - à droite, une éruption dans le paysage de l'époque.

 

 

Sources :

- John Day Fossil beds - National Park service - lien

- Thomas Condon paleontology center - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Les six éléments indispensables à la vie sur terre ont toujours été : carbone, hydrogène, azote, oxygène, soufre et phosphore.

Ce dernier élément fait partie du "squelette chimique" de l'ADN et de l'ARN, autrement dit du code génétique. Le phosphore fait aussi partie de la molécule responsable du transport énergétique cellulaire, l'ATP, et entre dans la composition des phospholipides, qui forment les membranes des cellules vivantes.

 

800px-ATP_structure.svg.png800px-ATP-3D-sticks

 

 

 

   

 

L'adénosine tri-phosphate - formule chimique et configuration spatiale.

Cette façon d'envisager le vivant vient d'être battu en brèche par Felisa Wolfe-Simon, une astrobiologiste de la Nasa, travaillant actuellement à l'USGS-Californie.

L'équipe, composée de scientifiques del'U.S. Geological Survey, Arizona State University in Tempe, Ariz., Lawrence Livermore National Laboratory in Livermore, Calif., Duquesne University in Pittsburgh, Penn., and the Stanford Synchroton Radiation Lightsource in Menlo Park, Calif., au sein de laquelle elle travaille, a découvert le premier micro-organisme terrestre capable, non seulement de se nourrir d'arsenic, mais aussi de se développer et de se reproduire en utilisant ce composant et en le substituant au phosphore dans les composants de sa cellule.

 

503354main_Wolfe_Simon.jpg

Echantillonnage sur carotte de boue prélevée au Mono Lake par Felisa Wolfe-Simon.

Felisa Wolfe-Simon processing mud from Mono Lake to inoculate media to grow microbes on arsenic.  Image Credit: Henry Bortman / Nasa.


503457main_arsenic_full.jpg                    Photo d'identité de la souche GFAJ-1 / doc. Nasa

 

Le micro-organisme , appelé souche GFAJ-1, est membre des Gammaproteobactéries; son étude in vivo s'est passée sur le Mono Lake en Californie, choisi pour sa haute salinité, sa forte alcalinité et ses taux élevés d'arsenic ... cette chimie résulte d'une isolation de Mono Lake par rapport aux sources d'eau fraîche depuis 50 ans.

 

Le directeur de l'institut d'astrobiologie de la Nasa conclut : "l'idée de biochimies alternatives est commune dans la science-fiction ... alors que nous poursuivons nos efforts pour rechercher des signes de vie dans le système solaire, nous devrons penser de façon plus large, plus diversifiée et considérer d'autres formes de vie ".

 

_Mono_LAKE-reaseacharea.jpg                 La zone de recherche au Mono Lake - doc. Nasa


Le Mono Lake a fait l'objet d'un article en avril, sur ce blog.

 

Vidéo de présentation du centre de Mono Lake :

 

Sources :
- Nasa.gov
- NASA-Funded Research Discovers Life Built With Toxic Chemical
- Le site de Mono Lake baptisé Mono-logue

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le site de Painted Hills se trouve à l'écart des circuits touristiques, à 112 km. au nord-ouest de Bent. C' est une des trois unités du "John Day Fossil Beds National Monument": la Clarno unit (40Ma), la Painted hills unit (~33Ma) et la Sheep Rock unit.

 

usa-1253-copie.jpg            Vue générale du site de "Painted Hills" - ©JM. Mestdagh

John-Day--region---geologie.jpgCarte géologique régionale montrant de nombreuses failles (lignes noires) - la chronologie des formations se trouve dans un tableau, en haut à droite. - USGS.

 

Ces formations ne ressemblent pas à première vue à un site volcanique. Pourtant, elles proviennent bien de cendres volcaniques, émises il y a 33 millions d'années, et qui se sont déposées en domaine lacustre peu profond. Ces cendres et ponces ont formé de grandes strates altérées naturellement en bentonite, une argile très hygroscopique qui peut s'expanser ou se rétracter selon qu'elle absorbe ou relâche de l'eau.  . La bentonite est une smectite, essentiellement constituée de montmorillonite - (Na,Ca)0.33(Al,Mg)2Si4O10(OH)2·(H2O)n.(80%)  - et d'argile.

En séchant, elle se rétracte laissant apparître des cassures, ce qui lui donne selon les américains, une apparence de pop corn (popcorn textured claystone)... des esprits plus terre à terre qualifie cette texture de "gravier de bac à chat".

 

usa-1167.jpgLa bentonite "pop corn"  -  ©JM. Mestdagh

usa-1210-copie-2.jpgVue de plus loin, elle peut présenter une texture "peau de pêche" plus "sensuelle" - ©JM. Mestdagh

Les Painted Hills montrent dans ces couches diversement colorées la succession des aires géologiques différentes : les coloris noirs sont du à la présence de manganèse; les jaunes reflètent la présence d'oxydes de fer et magnésium; les gris sont des roches sédimentaires sur base de grès, d'argiles et de schistes; la couleur rouge est due aux sels de fer.

 

usa-1116-copie.jpg

                          ©JM. Mestdagh

usa-1134-copie.jpg            ©JM. Mestdagh

Ces teintes sont aussi dépendantes du taux d'humidité et de l'exposition solaire: en période humide, l'expansion des argiles est responsable d'une meilleure réflexion de la lumière, c'esi ainsi que les rouges peuvent devenir roses, et les jaunes se transformer en teinte dorée ... la meilleure configuration est donc une fin d'après-midi ensoleillée succédant à quelques averses dans les jours précédants.

 

usa-1105-copie.jpgSuperbes strates colorées différemment, où l'ocre minéral répond aux tons de pailles des champs après la récolte de juillet - ©JM. Mestdagh

usa 1158Camaïeu minéral, pouvant servir de palette à un décorateur - ©JM. Mestdagh

usa-1113-copie-2-.jpgL'érosion par la pluie et les vents a arrondi les formes, tout en gardant la stratification - ©JM. Mestdagh

 

Attention ! ces formations sont ultra-fragiles ... il est nécessaire de rester cantonné aux bordwalks, un pied posé sur ces surfaces resterait marqué pour des années.

 

usa-1163---painted-coce-nature-trail.jpg              Painted Cove Nature trail bordwalk - ©JM. Mestdagh 

 

usa-1261-copie-copie-1.jpgDes panneaux didactiques renseignent bien sur la géologie et la datation des différentes formations.

 

Détail du panneau ci-dessous.

photo ©JM. Mestdagh

 

usa-1261-copie.jpgExtrait du panneau didactique - la datation des structures en millions d'années (Ma)

Des tons lavande viennent compléter la palette ;ils correspondent à une zone de rhyolite oxydée datée d'environ 40 Ma. (en relation avec la Clarno unit.)

usa-1193-copie.jpg

                                                                                  ©JM. Mestdagh

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           La rhyolite lavande côtoye la bentonite ocre rouge - ©JM. Mestdagh

Dans ce paysage de collines colorées, Carroll rim,  coiffé par un dépôt massif de tuf volcanique - une "cuesta" - contient tout un tas de fossiles - 28 Ma -. Un chemin montant au point de vue sur les Painted Hills passe entre des falaises d'ignimbrites.

 

usa-1132-copie.jpgA l'avant-plan, les Painted Hills et au fond, Caroll rim et ses fossiles - ©JM. Mestdagh

Le saviez-vous ? les premiers chevaux ont évolué ici il y a 50 millions d'années, et au moins 14 genres différents d'équidés ont été retrouvés au John Day Fossil Beds - Oregon.

 
   

usa-1265-copie.jpgLes Sagebrushs, arbrisseaux prisés par les indiens, viennent compléter cette pallette minérale - ©JM. Mestdagh

 

Une surprenante vue aérienne du site, sur la page Flickr deOregon Natural Desert association.

 

L'argile est tellement hygroscopique qu'elle monopolise toute l'eau ne laissant aucune chance à la végétation de se développer; celle-ci se cantonne ainsi en périphérie et n'est composée que de plantes résistantes à la sécheresse.

 

usa-1231-copie.jpgLa vie explose dès qu'il reste un peu d'eau. Des asters nourissent six papillons - ©JM. Mestdagh

 

wildflowerpage--Petalostemon-ornatum.jpg                                 Petalostemon ornatum dougl.

 

Merci à mon ami et complice Jean-Michel Mestdagh pour son partage de photos (juillet 2010).


Sources :
- National Park Service - John Day fossil beds
- Geologic history of the John Day country - USGS
- "Digging ancien dirt ; the John Day fossil beds"

- Wild flowers at John Day Fossil Beds National Monument - doc. National Park service/ Dept.of interior.

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