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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 

Durant l'après-midi du 4 janvier, l'activité du cratère-puit situé sur le fanc est du cratère sud-est (ouf !) a cessé complètement ...pour renaître tôt ce matin, avec l'émission de gaz accompagné de matériaux incandescents.

Cette activité s'est poursuivie jusque tard dans la matinée à la fréquence de 4 à 6 épisodes par heure, et émission de petits panaches apparaissant à la caméra thermique de La Montagnola et des pulsions de vapeur parfois chargées en cendres.

 

Emov0231.jpg                        Webcam de La Montagnola - EMOV - doc. INGV Catania.

 

INGV-Catania-control-room---B.Behncke.jpg

La salle de contrôle de l'INGV Catania - où Boris Behncke était de garde ces jours ci.

- Photo B.Behncke / Facebook.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

L'île Darwin est la plus septentrionale de l'archipel et ne doit pas être confondue avec le volcan du même nom, situé sur Isabela.  Elle est inhabitée, car son littoral bordé de falaises la rend difficile d'accès, ce qui en fait un paradis environnemental : elle est peuplée de diverses espèces d'oiseaux, dont des colonies de frégates, de fous à pieds rouges. Les fonds marins regorgent de poissons tropicaux, et d'iguanes marins, de tortues marines, de lions de mer, de baleines, de requins de toutes sortes, de dauphins.

 

Deux îlots rocheux sont situés au sud-est de l'île Darwin, dont l'un forme une arche naturelle, blanchie par le guano, "l'arche de Darwin".

 

Darwins_Arch-_Galapagos---refractor.jpg                                   Darwins arch - photos refarctor/ wikipedia.


23puntaespinosa.jpg

                      Iguane marin - Amblyrhynchus cristatus - photo Galapagos N.P.

 

Ce reptile semble sortir tout droit de la préhistoire ... c'est presque le cas, puisque cette espèce a environ 9 millions d'années. Ses ancêtres étaient terrestres et habitants de l'Amérique du sud; cette espèce d'iguane des Galapagos est devenue "marine" un peu forcée par son implantation sur l'archipel. Sa couleur sombre lui permet un réchauffement rapide; la queue, qui lui fait la moitié de sa longueur, est un organe puissant de propulsion; il élimine le sel ingurgité à l'aide de sa glande à sel nasale.

L'espèce est classée en annexe 2 de la CITES et pourrait être en danger d'extinction, car il se nourrit d'algues, touchées par les épisodes d' El Niño.

 

   

L'île Darwin fut nommée en l'honneur de Charles Darwin.

Darwin fut le premier à effectuer une étude scientifique de l'archipel en 1835, lors de son voyage de cinq ans autour du monde à bord de l'HMS Beagle, commandé par le capitaine FitzRoy. Bien qu'il ait passé beaucoup de temps en d'autres endroits, Darwin a toujours maintenu que ce sont les Galapagos qui furent la source de ses idées et de ses recherches.

 

darwin-map1-281x300Le parcours de Darwin aux Galapagos en 1835. - les îles sont répertoriées selon leur nom anglais.

 

Charles_Darwin_by_G._Richmond-1809-1896-wiki.jpgCharles Robert Darwin (12 février 1809 - 19 avril 1882) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l'évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie.

Portrait de Darwin jeune par Georges Richmond (1809-1896)

 

Célèbre au sein de la communauté scientifique de son époque pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a formulé l'hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un seul ou quelques ancêtres communs grâce au processus connu sous le nom de « sélection naturelle ».

Darwin a vu de son vivant la théorie de l'évolution acceptée par la communauté scientifique et le grand public, alors que sa théorie sur la sélection naturelle a dû attendre les années 1930 pour être généralement considérée comme l'explication essentielle du processus d'évolution. Au 21° siècle, elle constitue en effet la base de la théorie moderne de l'évolution. Sous une forme modifiée, la découverte scientifique de Darwin reste le fondement de la biologie, car elle explique de façon logique et unifiée la diversité de la vie. (Wikipédia)

 

L’un des exemples les plus célèbres de Darwin est un groupe d’oiseaux propres à l’archipel des Galápagos, les fameux « pinsons de Darwin ». Il en existe une douzaine d’espèces différentes, qui diffèrent par leur taille, par la forme de leur bec et par leur alimentation.

 

pinsons_galapagos-545x427.jpg                                Merci à A. Gallien - extrait de la Banque de schémas SVT

 

A son retour de voyage, Darwin, présente les pinsons capturés à la Société Géologique de Londres. N'étant pas un spécialiste, c'est John Gould, célèbre ornithologue, qui se charge de l'identification des spécimens. Il conclut qu'il s'agit d'un cas rare d'espèces appartenant toutes à un même groupe malgré des différences morphologiques. En comparant l'origine géographique des spécimens, Darwin prend conscience que l'origine diffère et conclut que l'isolement géographique a pu mener à la formation d'espèces distinctes à partir d'ancêtres communs, en provenance du continent sud-américain. Les descendants des premiers arrivants s’étaient dispersés dans les îles et avaient évolué en fonction de leur environnement, se partageant les ressources disponibles. C'est ainsi que certains sont devenus mangeurs de graines, d'autres ont trouvé leur pitance en chassant des insectes; le bec, outil de prédation, a évolué en fonction du besoin.

 

abd.jpg Adaptation de la forme du bec au type de nourriture et à l'environnement - doc. Encyclopedia Britannica.


Après Darwin, les zoologistes ont utilisé les caractéristiques anatomiques des différents pinsons pour reconstituer leur arbre « phylogénétique ». Les progrès de la biologie moléculaire, dans les cinquante dernières années, ont permis de comparer les gènes de ces oiseaux et de construire un «  arbre génétique » qui a pleinement confirmé l’arbre anatomique.  

Poussant plus loin leurs recherches, les zoologistes ont mesuré les individus d’une des espèces pendant plusieurs dizaines d’années et ont observé des variations liées au climat. En effet, en période de sécheresse, les plantes à grosses graines survivent mieux que les autres. Les oiseaux à gros bec, capables de consommer ces graines, ont alors été avantagés par rapport à leurs congénères à bec plus petit. L’espèce entière a alors évolué vers des formes à bec plus gros.  

 Le gène mis en cause dans cette différenciation a été repéré par les scientifiques : il s’agit d’un gène qui agit sur le développement de la mâchoire de l’oiseau, au cours de sa vie embryonnaire.

 

Autre oiseau sympathique des Galapagos, le fou à pieds bleus - Sula nebouxii.

 D'après Buffon, on les appelle "fous" parce qu'il se laissent prendre à la main lors de leur repos nocturne.

L'archipel concentre plus de la moitié de la population nicheuse mondiale. La parade qui précède la reproduction est intéressante : le mâle entreprend un tour de son territoire   suivi d'un atterrissage enlevé où il exhibe de façon exagérée ses belles palmures bleues. A terre, le mâle continue sa démonstration, montre ses pieds bleus dans un pas de l'oie appuyé et offre à la femelle des fragments de matériaux. L'accouplement ne peut avoir lieu sans que ne soit achevée la troisième phase de la parade appelée "parade en vis a vis" , où les deux partenaires se tiennent face à face, chaque oiseau pointant le bec vers le ciel et tournant les ailes de façon à en présenter le dessus, poignet pointé vers l'avant. Le mâle pousse alors un sifflement strident auquel la femelle répond en émettant des grognements.

 

galapagos-439.jpgIl a " la Rock'n roll attitude ", mais chante "my blue suede shoes" moins bien qu'Elvis - seconde phase de la parade chez les fous à pattes bleues - © Tiffany Mestdagh 

 

vidéo sur la vie des "pirates des mers" ... les frégates.

 

-
Sources :
- Futura-sciences / Le Darwinisme : une théorie bien vivante - par JB. De Panafieu - lien
- Blue-footed booby - Birdlife international

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

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                         Les volcans de la Colombie - doc. Ingeominas.

 

Quatre volcans colombiens, dont trois sont chapeautés de glaciers, sont en alerte niveau 3 (sur 5) - amarillo : le Cerro Machin, le Nevado del Ruiz, le Nevadi del Huila, et le Galeras.

Le Cerro Machin vient de voir son niveau relevé, après nombre de séismes volcano-tectoniques (367), dont un de magnitude 2,3 localisé au sud du dômeà une profondeur de 3,1 km., le 1 janvier à 17h.22, et ressenti à Cajamarca. Ce volcan est considéré comme dangereux.

 

MACHIN 202 resize-vm            L'imposant dôme du Cerro Machin en 2008 - photo Ingeominas.

 

 

Sources :

- Columbia reports

- Ingeominas : derniers rapports d'activité

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Santiago---Lee-Siebert.jpg

                              L'île-volcan Santiago - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

La vue de James Bay découvre la crête ourlée de cônes pyroclastiques qui ont donné des coulées qui couvrent les flancs du volcan.

 

L'île Santiago, aussi appelée île San Salvador ou île James, est un volcan-bouclier allongé. Haut de 920 mètres, ce volcan comporte, côté nord-ouest, une crête sommitale, avec une chaîne de spatter et cinder cones. Les côtes est et ouest sont flanquées de cônes de tuf proéminents.

L'activité récente est matérialisée par des coulées de lave pahoehoe aux extrémités de l'île, à James et Sullivan Bay. Les coulées de James Bay furent datées par des fragments de pots de marmelade abandonnés par des boucaniers en 1684 et recouvert par la lave.

 

Santiago-lave-pahoehoe---Lee-Soebert.jpg                       Coulée lobée de lave pahoehoe - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

Santiago Cabo Cowan tuff cone - Lee Siebert smithso.

A la pointe nord-ouest de Santiago, Cabo Cowan est un cône de tuff produit par une éruption sous-marine, haut de 284 m. et érodé par la mer, qui a tronqué ses flancs, pour former une falaise qui en expose l'intérieur.  - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

Une petite île désolée et garnie seulement de quelques plantes, située en face de Sullivan Bay, est pourtant une des plus visitée et photographiée : l'île Bartolomé.

Ce volcan éteint présente une palette de couleur allant du rouge à l'orange, avec du noir brillant et quelques taches vertes.

 

Bartoleme_Island---Pete-USA-wiki.jpgBartolomé et Pinnacle rock, à droite - en arrière-plan, Santiago et Sullivan Bay - photo PeteUSA / wiki.


La structure la plus connue est Pinnacle Rock : cette aiguille dressée à la verticale est le vestige d'un ancien cône de tuf, formé lors de la rencontre du magma et de la mer lors d'une éruption phréatomagmatique. Pour l'anecdote, cette figure de proue fut la cible d'entraînement des navires de guerre de la marine américaine durant la seconde guerre mondiale.

Pinnacle Rock est situé en bordure d'une des deux baies, ourlées par des plages de sable organique clair qui contrastent avec la couleur sombre des laves; elles sont séparées par un cordon de dunes végétalisées.

 

www-mountainsoftravelphotos-com Galapagos Islands Day 6 sli                        Pinnacle Rock - mountainsofttravelphotos.com


galapagos_bartolome_23.jpg

 

Spatter cones et tunnels de lave composent un paysage lunaire sur le dessus de l'île. Une curiosité : un spatter cone, érodé par le Pacifique, ne présente plus qu'un cratère à peine affleurant au niveau de la mer.


 

bartholomewislandislabartolome26.jpg              Bartolomé , Spatter cones en série - photo Bartholomeuw island.

 

Quand ces îles volcaniques sont sorties de la mer, elles ne possédaient aucune vie ni animale, ni végétale. Etant donné l'éloignement par rapport au continent, la colonisation végétale s'est faite très lentement et difficilement ... peu d'espèces sont capables de s'adapter à un tel environnement. On a dénombré 412 espèces natives, dont 170 endémiques.

Parmi des dernières, on rencontre sur Bartolomé la Tiquilla nesiotica, une borraginacée, et le cactus de lave, Brachycereus nesioticus, tous deux capables de résister à la sécheresse. Le cactus de lave, aux jeunes pousses rousses devenant brunes puis grises avec l'âge, est souvent la première plante à coloniser une coulée de lave récente.

 

 

plantes-pionnieres-Bartolome.jpg              Bartolomé - pentes colonisées par Tiquilla nesiotica - Photo Bartholomew island.

Brachycereus_nesioticus---lava-cactus---ph.Haplochromis.jpg

        Bartolomé  - Brachycereus nesioticus, le cactus de lave pionnier - photo Haplochromis.

   

Santa Cruz est une île ovale, large de 32 km. sur 40, couronnée de jeunes cratères-puits : Los Gemelos (les jumeaux) et Media Luna, plus difficile d'accès , et de cinder cones.

 

Cerro dragon - putneymark                           Santa Cruz - le Cerro Dragon - photo Putneymark.

 

Santa-Cruz---pit-crater----Lee-Siebert.jpgSanta Cruz - pit crater - l'échelle est donnée par le personnage à droite - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

Des cônes de scories sont groupés le long d'une ceinture parallèle aux failles bordant Academy Bay.

D'anciennes coulées de lave sous-marines soulevées hors des eaux sont visibles au nord-est de l'île, tandis que de jeunes coulées provenant d'évents situés sur une fissure sommitale et sur les flancs nord, présentent une morphologie récente et faiblement végétalisée.

 

el_mirador_de_los_tuneles_foto_03.jpg                Santa Cruz, tunnel de lave - photo Direccion del P.N.Galapagos

Santa Cruz compte aussi trente cinq tunnels de lave, sur la cinquantaine répertoriée dans l'archipel; localisés sur la propriété foncière de Steve Devine, dans la zone agricole de Santa Rosa, les plus grands tunnels de lave ont été explorés par les vulcano-spéléologues.

La Cueva del Cascajo, le tunnel le plus long atteint un peu plus de 3.000 mètres, le Cueva de Elena mesure 677 m. avec un plafond à 10 m. dans ses parties hautes.

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Santa Cruz

- Contribution to the vulcanospeleology of the Galapagos islands - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Une faible activité strombolienne marque en ce moment la dépression d'effondrement située sur le bas flanc est du cône sud-est de l'Etna : observée le 2 janvier à la tombée de la nuit, elle se poursuit aux premières heures ce 3 janvier.

De plus amples détails dès que possible .

 

Sources :

- INGV Catania

- Boris Behncke - une photo de ce matin sur sa page Flickr.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Cerro-azul---2003-P.Ramon-IGEPN.jpg

              Le sommet et la caldeira du Cerro Azul - photo 2003 de Patricio Ramon / IGEPN.

 

Situé à l’extrême sud d'Isabela, l’île en forme d’hippocampe, ce volcan-bouclier est un des plus actifs de l’archipel. Haut de 1.640 m., il en est aussi le deuxième plus haut sommet.

Une caldeira aux parois escarpées surmonte la structure ; de petit diamètre, 4 km. sur 5, elle est la plus profonde avec 650 m. Une terrasse bien en évidence occupe le côté ouest et sud-ouest de la caldeira et témoigne de plusieurs effondrements différents. De jeunes coulées de lave couvrent une partie du plancher caldérique, qui abrite aussi de petits lacs temporaires. Côté est, un cône de tuf proéminent met en évidence l’existence d’hydrovolcanisme épisodique.

 

Cerro-Azul-caldera---Tom-Simkin-copie.jpg

La caldeira du Cerro Azul - la terrasse et le tuff cone, temporairement à sec - Photo Tom Simkin.

 

De nombreux spatter cones ponctuent les flancs ouest du Cerro Azul et des coulées de lave, issues de fissures en circonférence descendent les flancs orientés au nord.

 

Cerro-azul---1998-M.Lang-Smithsonian.jpgCerro Azul, la caldeira avec sa terrasse, ses lacs et les coulées de lave.- photo M.Lang /Smithsonian 1998.

CerroCaldera Gla Geology on web                            Cerro Azul - la vue opposée - photo Galapagos Geology on web.


Bien que les éruptions historiques ne soient enregistrées que depuis 1932,  de nombreuses éruptions ont marqué le volcan : une dizaine entre 932 et 1998, une moyenne d’une tous les 6,6 années.


L’éruption de 1998 concerne deux évents intra-caldeira et un évent du flanc sud-est entre 630 et 680 m. ; de VEI =1 , elle a cependant produit un volume de laves important, estimé à 110 millions de mètres-cube.

Durant les cinq semaines qu’a duré l’éruption, la composition des laves a changé notablement ; le taux de MgO des laves émises sur les flancs varie entre 6,3 et 14,1 %. La composition cristalline et isotopique des laves émises initialement montrent qu’elles proviennent du mélange entre un magma récent et des restes de magma de l’éruption de 1979. Les laves émises ultérieurement et les laves intra-caldériques furent produites par un magma récent incorporant des xénocristaux d’olivine et de clinopyroxène.           

 

El volcán Cerro Azul, de Galápagos, en erupción

 

L’éruption de 1998 a été observé en temps réel grâce au satellite géostationnaire environnemental GOES-8 du NOAA.  Elle a débutée le 15 septembre après-midi ; des fontaines de lave et des coulées concernent au moins deux endroits d’émission : le premier situé sur une fissure radiale située à 630 m. de hauteur sur le flanc sud-est du Cerro Azul. Les fontaines de lave montant à 120 mètres de hauteur ont construit un cône de 50 m. de haut et 500 m. de diamètre, qui a émis deux coulées de lave majeures, la plus longue estimée à 10-12 km. le 30 septembre, avançant assez rapidement : 100 m./heure.

_44723591_cerroaxul---1998-AP.jpg
                                   Cerro Azul , Coulées de lave 1998 - doc. Associeted Press.
Le second site est situé dans la caldeira et sur son rebord, avec émission en direction de la terrasse interne et construction d’un cône de 25 m. de haut. Début octobre, l’activité cesse dans la caldeira mais se poursuit  vigoureusement sur le flanc sud jusqu’à mi-octobre.

interferometrie--InSar---GVP.jpgSatellite radar interferometry (InSAR) maps showing line-of-sight (LOS) ground displacements in centimeters for Fernandina and Isabela islands. For Cerro Azul (and the volcanoes Darwin, Alcedo, and Sierra Negra) the InSAR data covered 6.4 years, 1992-1998.
CerroAzulEruption - Galapagos Geology on web
                  Cerro Azul, éruption 2008 : les cônes de scories - photo Galapagos Geology on web.

Dernière éruption en mai-juin 2008 :
Cerro Azul - 01.06.2008 IGEPNLa première phase éruptive, du 29 mai au 1 juin, concerne le flanc sud-est et la caldeira sommitale; les fissures sont orientées tant tangentiellement que radialement  et émettent des coulées larges de 2 à 3 km. qui descendent sur de longues distances, jusqu'à 10 km.
Photo IGEPN 01.06.2008

Le seconde phase dure 9 jours, du 3 au 11 juin. Les laves proviennent cette fois d'une fissure située à une altitude plus basse orientée radialement; elles s'étalent pour former un champ de lave, étant donné le terrain plus plat.
Cerro-azul-2008-.06.02.jpg      Cerro Azul - photo des coulées de la première phase éruptive le 2 juin 2008. - photo IGEPN
Sources :
- Global Volcanism Program - Cerro Azul
- Petrology and geochemistry of volcan Cerro Azul - by T.Naumann, D.Geist et M.Kurz. - lien
- GOES satellite and field observations of the 1998 eruption of Cerro Azul - by P.J.Mouginis & al. - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Bien qu’étant la plus grande structure d’Isabela, le Sierra Negra, haut de 1.124 mètres et allongé selon un axe nord-est, a des pentes faibles, atteignant à peine 5° et diminuant à 2° à proximité de la côte.

 

Volcan_sierra_negra---ofbarea.jpgPanorama sur la caldeira de Sierra Negra ... on comprend mieux son nom : "la montagne noire" - photo Ofbeara / wikipedia.


Ce volcan-bouclier est surmonté de la plus grande caldeira des Galapagos : 7 km. sur 10,5, peu profonde. Une dorsale sinueuse longue de 14 km. axée N-S occupe la partie ouest du plancher caldérique. Le volcàn de Azufre, la plus grande zone de fumerolles des Galapagos, est située dans un graben, compris entre cette dorsale et les parois de la caldeira.

 

S-Negr-Azufre6.jpg                         Sierra Negra - Volcan de Azufre - photo auteur non référencé.

 

Azufre--fumerolles---GabeD.jpg                  Volcan de Azufre -  Events fumerolliens soufrés  -  Photo GabeD/flickr


Des spatter et cinder cones sont situés sur ses flancs, le long d’un système de rift disposé ENE ; des cônes de tuf bordent la côte, formant des îlots.

Des coulées de lave de l’éruption de 1979 se sont répandues au départ d’évents, situés sur une fissure en arc parallèle à la paroi de la caldeira, sur les flancs supérieurs nord.

En 2005, une éruption débuta le 22 octobre vers 17 h. développant des fontaines de lave hautes de 200-300 m. et un panache qui est monté à 15.000 mètres. Cette éruption fissurale marquait la fracture est-ouest et développa de nombreuses coulées qui finirent par se rejoindre en une seule coulée « aa » de 1.000 mètres de large et 7.000 m. de long qui a rejoint la paroi opposée de la caldeira avant d’être dérivée vers l’ouest.. Quelques coulées de moindre importance furent externe à la caldeira, descendant le flanc nord.

L'éruption ne dura que 8 jours, mais produisit une grande quantité de laves : 150 millions de m³, et fut catégorisée de VEI 3.

En dépit d'une surveillance par interférométrie radar et GPS, et une gonflement du plancher de la caldeira depuis 1992 d'environ 5 mètres, aucun signal de déformation préalable à cette éruption ne fut détécté. Une déflation fut remarquée durant l'éruption, avec une baisse du niveau central de la caldeira de 2,4 m. ; le taux de déflation, rapide les deux premiers jours dé l'éruption , a ensuite diminué jusqu'au 30 octobre, date à laquelle l'inflation a repris.

 

InSAR-Galapagos-18.jpg

Reconstitution d'interférogrammes pour expliquer les déformations et les phases de l'éruption de 2005 - doc. Nasa.2007/2009


Le déroulement de l'éruption peut se faire schématiquement comme suit - selon les interférogrammes et l'analyse des laves - : l'absence de signaux de déformation avant-coureurs indique que le dyke nourricier qui a nourri la fissure éruptive ne s'est propagé que dans les derniers moments avant l'éruption (image interférogramme 6)

Des flots de lave clastigéniques furent émis plus vers l'extérieur  de la caldeira; après trois jours, ils furent suivis de coulées de lave, d'abord sur la banquette, puis dans la caldeira,  qui alimentèrent un lac de lave temporaire s'écoulant par des canaux, ce qui permis une progression lointaine des coulées (images interférogrammes 8-9-10 et schémas ci-dessous).

SNEruption-D.jpg    SNEruption D 2                  

 

                                      Schémas de Dennis Geist - 2005 eruption of Sierra Negra

 

 

Le "Volcan Chico", ainsi baptisé par la population locale, n'est pourtant qu'une simple fissure du volcan Sierra Negra, située sur la partie extérieure de son flanc nord. Ici se sont produites trois éruptions depuis le début du 20° siècle : 1953-54, 1963 et 1979-80.

 

Sierra_Negra_Volcano---M.R.Perry.jpg                        Sierra Negra - la fissure éruptive Volcan Chico - photo M.R.Perry


Les flancs sud et sud-est du volcan constituent un habitat favorable pour la tortue géante Geochelone nigra, qui possède une carapace ensellée.

Treize sous-espèces de tortues terrestres endémiques aux Galapagos ont été répertoriées; la sous-espèce caractéristique de Sierra Negra est "guntheri". De poids moyen de 220 kg. pour une longueur de 1,2 m., la Geochelone nigra a une espérance de vie de 150 à 200 ans.

 

Tortue_geante---cereales-killer-wiki.jpg

                                             Geochelone nigra - photo ©éréales Kille®

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Sierra Negra

- The 2005 eruption of Sierra Negra volcano, Galápagos, Ecuador - by Dennis J. Geist & al. - lien

- Rapport de l'IGEPN sur l'éruption 2005 - lien

- Galapagos Travel / Isabela - lien

- Geochelone nigra gallery - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

                         Meilleurs Voeux 2011

 

 

DALI-Salvadore.jpg

 

 

Pour bien débuter l'année, je vous propose une allégorie de la déesse Pelée par Salvador Dali, et un petit texte signé Karina McAbee :

 

Je suis Pele Honua Mea
Je viens du coeur enflammé de la Terre

J'ai jailli de l'océan il a de ça plusieurs années
En extase, j'ai fait couler ma lave dans la mer
En des nuages rouges et noirs.

Doucement, j'ai bâti la plus haute des montages du monde,
Les îles que vous nommez Hawaii.

Je vous offre la beauté de mes terres
Honorez-moi et Kilauea, mes montagnes sacrées.
Ne prenez aucune des petites pierres de mon corps!
Ne me violentez pas! Ou alors vous ressentirez ma colère!

Vous me décrivez comme capricieuse, violente.
Mes feux sont les feux de la Création!
Ils forgent de nouvelles îles, de nouvelles terres
Au fond des mers, mes éruptions
Réveillent les grandes eaux, réveillent l'air

Moi, Pele Honua Mea réveille le chaudron de la vie!
J'émerge du noyau de la Terre,
la destruction est aussi la création

Vous possédez aussi le feu, la passion et la vision
Émergeant du noyau de votre être

Utilisez maintenant votre colère, votre frustration,
Faites disparaître vos anciennes habitudes, vos peurs,
Et les barrières qui vous empêchent de vous exprimer vraiment
Recommencez sur une terre nouvelle et fertile!

Enflammez-vous! Tranformez-vous
En ce moment de grands changements!
Émergez et dansez avec moi!

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