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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


L'Etna a produit son huitième épisode paroxysmal de l'année, et le troisième évènement du genre sur le mois.

pour mémoire, les précédents ont eu lieu les 12-12 janvier, le 18 février, le 10 avril, le 12 mai, les 9 et 25 juillet. L'intervalle entre les deux derniers évènements s'est raccourci par rapports aux précédents : 9,5 jours au lieu de 4 à 8 semaines.


Après une reprise de l'activité strombolienne le 30 juillet, entre 11h30 et 14h30, repérée par les webcams thermiques de l'ING.

L'activité a repris vers 18h15 pour déboucher rapidement sur la phase paroxysmale, marquée par une fontaine de lave haute d'environ 600 mètres et une coulée en direction de la Valle del Bove.

 

30-31.07.2011-EBELZ.gif                                       Trémor volcanique enregistré par l'INGV Catania .


L'activité était bifide, au départ de deux bouches, la principale étant située à l'intérieur du récent cône, la seconde ouverte à proximité de l'échancrure du cône, qui ont toutes deux alimenté les coulées de lave.

Le paroxysme a duré deux heures et demi; il a commencé à décliner vers 23h15. A 23h35, seule la seconde bouche présentait une activité strombolienne résiduelle.

Pendant et après le paroxysme, les parois internes du cône ont connus des phases d'effondrement.

 

30.07.2011-22h21-etna.jpg         Sur la webcam Radiostudio7 , on voit distinctement deux bouches éruptives (heure GMT !)

 

30-31.07.2011-Etna-8-paraoxysme.jpgLes volcanologues de l'INGV au Belvédère dans la nuit du 30 au 31 juillet 2011 - on distingue les deux bouches nourrissant les coulées en direction de la Valle del Bove - avec l'aimable autorisation de Boris Behncke (à gauche sur la photo)

 

L'état de forme de l'Etna et l'intervalle de plus en plus court entre les phases de paroxysme laissent espérer un évènement futur important.

 

Sources :

- INGV Catania

- webcams INGV, radiostudio7, Etnatrekking

- Activolcans

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Comme le Changbaishan nous y invite, nous poursuivons avec quelques "volcans chinois", malheureusement peu connus et encore moins documentés ...

wudalianchi---world-geopark.jpg

                                           La zone Wudalinchi - photo worlg geopark

 

La province volcanique de Wudalianchi, située au nord-est de la Chine,est située à la jonction entre les monts Xiaohinggan et la dépression Song-Nen.

Elle se compose de 14 cônes de cendres, répartis sur 500 km² et construits sur un plateau volcanique, dont les principaux : Gelaqiushan, Wohushan, Jiaodebushan, Bijiashan, Yaoquanshan, Longmenshan, Xiaogushan, Laoheishan, and Huoshaoshan.. Ils se sont formés le long de zones de failles régionales orientées nord-est.

 

L'activité éruptive s'étale du Pléistocène - 1,6 Ma - aux temps historiques et se décline en cinq grands cycles.

Quatre cônes sont datés de l’Holocène : Xilongmenshan et Donglongmenshan et les derniers formés en 1720-21, les cônes de Laoheishan et Huoshaoshan, au cours d'éruption de VEI 3 (volume de laves émis : 1.000 Mm³ - volume de téphras émis : 150 Mm³).

Laoheishan est un cinder cone de 166 mètres de hauteur, coiffé d’un cratère de 350 m. de large et 50 m. de profondeur.

Huoshhaoshan dépasse de 73 m. le terrain environnant ; son cratère est large de 414 m. et profond de 63 m.

 

Wudalianchi---3---W.nature-reserve.jpg                                                      photo Wudalianchi nature reserve.


 Les éruptions fissurales à la base des deux cinder cones ont émis un champ de lave qui a recouvert 65 km² et formé les cinq lacs de barrage de Wudalianchi.

 

Wudalianchi---W.nature-reserve.jpg                                               photo Wudalianchi nature reserve.

 

Wudalianchi---2---W.nature-reserve.jpg                                                  photo Wudalianchi nature reserve.


 La toute dernière manifestation remonte à 1776, et concerne le cône Lahoheishan (VEI 2 ?).


L'activité géothermale souterraine, liée au volcanisme, a produit de grandes quantités de gaz carbonique dissous dans les eaux souterraines; ces eaux ont attaqué, en conditions anaérobies et sous haute pression, la roche environnante et dissout de nombreux éléments pour créer une eau minérale particulière, reconnue pour ses propriétés potables et médicinales.

L'eau de Wudalianchi est chargée en carbonate de magnésium et contient de plus du fer, de l silice, du strontium, du bore, de l'iode, du cobalt et du zinc.

Ces sources d’eaux minérales sont réparties en cinq entités :

- Yao Quan , avec des eaux bicarbonatées

- Jiaodebu, et des eaux bicarbonatées ferro-silicatées.

Weishan,

et Huoshao, avec des eaux chargées en acide carbonique

Baolong Spring, et ses eaux chargées en radon, et acide métasilicique.


En raison de leurs ressources en eaux thermales et de l’économie locale qu’elles génèrent, la zone volcanique de Wudalianchi et le Parc des Volcans d’Auvergne ont signé une convention en janvier 2005.

 

Soucieux de faire connaître leurs merveilles naturelles, les Chinois en font une promotion grâce à leur production philatélique.

 

wudalianchi3.jpgwudalianchi2.jpg

 

 

 

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Wudalianchi

- Volcano live - John seach - Wudalianchi volcano

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

30.07.2011---Emot0245.jpg

 

Petite reprise de l'activité strombolienne au pit crater situé à la base du cratère sud-est, ce matin de 11h30 à 14h30, répéré sur la webcam de l'INGV Catania, avec émission de lapilli et cendres.

Ce court épisode n'a pas nécessité de fermeture de l'aéroport.

 

19h locale : poursuite de l'activité et coulées dans la Valle del Bove

 

30.07.2011-19h06-Emot0382.jpg

30.07.2011-21h15-etna.jpg

 

Sources :

- INGV Catania - webcam

- Radiostudio7 - webcam

- La Sicilia 30.07.2011

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 

Changbaishan.jpg

                 Vue aérienne hivernale du Changbaishan et du lac Tianchi - photo Ivren.cn


Le Changbaishan est un stratovolcan massif  de 60 km. de diamètre,  situé à la frontière Sino-Coréenne.

Diverses dénominations qualifient ce volcan : en Coréen, le mont Baekdu, en Chinois, le mont Changbai  -si l’on se réfère uniquement à la montagne – ou Baitou – si l’on parle à la fois de la montagne et du lac.

 

Ce volcan à dominante trachytique et rhyolitique s’est construit sur le volcan-bouclier Laoheidingzi. Des cinder cones alignés N-NE. habillent le massif.

 

Tephra-Changbaistan.jpgEn l’an 1.000, une éruption de VEI 7 envoya des tephras rhyolitiques et trachytiques jusqu’au nord du Japon et formé en partie la présente caldeira ; cette structure sommitale de 5 km. de diamètre et 850 mètres de profondeur, est remplie par le lac Tianchi, aussi appelé le "lac du ciel", ou "lac du Paradis".

 

D’autres petites éruptions ont été enregistrées jusqu’au 15° siècle ; les dernières explosions sont datées de 1668, 1702, 1898 et 1903 … ce qui est loin d’en faire un « volcan endormi » !

 

Changbai-mountain-nature-reserve.jpg               La réserve naturelle du mont Changbai - photo Changbai mountain natural reserve.

 

La région montagneuse de Changbai est d’une surprenante diversité biologique et paysagère ; on y trouve des animaux rares, de splendides lacs, des chutes d’eau, des sources chaudes dans un écrin forestier bien conservé.

 

changbaishan_QGaqbv.jpg                             Changbaishan - le lac Tianchi / Heaven lake - lac du Paradis.

 

La perle du mont Changbai est sans conteste le lac Tianchi, "le lac du ciel" ; il est la source de trois rivières, la Songhua, la Tumen et la Yalu.

Son altitude est de 2.189 mètres, sa profondeur de 380 mètres et ses eaux ont une température moyenne de 7,3°C. Entouré bien souvent de nuages, il est courant d’y rencontrer soleil et pluie, en même temps ou se succédant en un court intervalle. Parfois, il pleut d’un côté tandis que le soleil luit de l’autre.

Ce paysage grandiose et ce climat surprenant ont inspire des légendes : un monstre habiterait le lac … certains visiteurs l’aurait même photographié, comme celui du Loch Ness.

 

Le pic Baiyun constitue le point le plus haut du massif Changbai avec ses 2.745 m ; 15 autres sommets entourent le lac du ciel, constituant un des panoramas Chinois d’exception.

 

changbaishan-changbai_falls.jpg                                     La chute changbai - Changbai falls - photo Bartellonline

 

Au nord du lac du ciel, la rivière Chencha  se transforme en rapides avant de chuter de 68 mètres : c’est la chute Changbai, la plus haute « chute volcanique » au monde. Elle se laisse approcher par le bas, mais on peut aussi l’apercevoir en grimpant sur les hauteurs à Heifengkou.  Des dizaines d’autres chutes d’eau décorent le nord du massif.

 

Les sources chaudes de Changbai se trouvent à moins de deux km. de la chute. Leur température s’échelonne entre 60 et 82°C, ce qui leur confère des vertus médicinales pour soigner l’arthrose, les dermatoses et les états de fatigue.

 

800px-Changbai_hotspring---Shizhao.JPG                                      Les sources chaudes de Changbai - photo Shizhao.

 

A une altitude plus basse, une forêt vierge tapisse les flancs du massif volcanique et abrite  des lacs jumeaux, la chute Jinjiang, le lac du roi, …Il faut bien choisir sa saison pour visiter l’endroit : Juillet et août sont très pluvieux et le lac du ciel ne se découvre pas. En Octobre, il neige déjà.  Juin et septembre sont des mois idéaux pour y observer une flore alpine sur les flancs sud et ouest.

 

La réserve de la biosphère de Changbaishan borde le Paekdusan National Park en Corée du nord ; cette vaste zone de protection compte 50 espèces de mammifères différents , dont la panthère de Chine, aussi appelée panthère de l’Amour ( comme le fleuve), le lynx, l’ours brun les cerfs Sika et rouge, la loutre et la zibeline. Trois cents espèces d’oiseaux complètent le tableau dont la cigogne noire, le canard mandarin et le harle de chine.

 

solkin leopard                            Panthère de chine, ou panthère de l'Amour - photo Solkin

 

Changbaishan---Matapekin-papetblog.jpg                La couleur du "lac du ciel" dépend de l'ensoleillement - photo Matapekin /Paperblog


 L’explication du volcanisme intraplaque de Changbai n’est pas simple … diverses hypothèses le relie soit aux processus d’accrétion en marges du craton, soit aux processus de subduction de la plaque Pacifique avant l’ouverture de la mer du Japon.

 

ChangbaiFig2_500.jpg

  Doc. in P-wave tomography and origin of the Changbai intraplate volcano in Northeast Asia,

(a) North-south, and (b)  east-west vertical cross sections of P-wave velocity images. Red and blue colors denote low and high velocity anomalies, respectively. The velocity perturbation scale is shown below the cross sections. Black triangles in (a) and (b) denote volcanoes. White dots show earthquakes within 100 km of the profiles. The two dashed lines denote the 410- and 660-km discontinuities. The locations of the cross sections are shown in the insert map (c).


Une analyse par tomographie sismique, faite par Zhao et Jianshe (1994), indique que le volcanisme intraplaque  du nord-est asiatique n’est pas du à un point chaud, mais à un volcanisme d’arrière-arc en relation avec la subduction de la plaque Pacifique.

 

ChangbaiFig3_450.gif(a) Tectonic features on the surface in the NW Pacific and NE Asia. Black patches denote Cenozoic basalts. A, Baikal rift; B, Shanxi graben; C, Tancheng-Lujiang fault zone; D, Okinawa trough. (b) Schematic east-west vertical section showing upper mantle structure beneath NE Asia. The subducting Pacific slab becomes flat in the mantle transition zone. The deep dehydration process of the slab and convective circulation process in the mantle wedge cause upwellings of high-temperature asthenospheric materials, leading to the formation of the continental rift system as well as intraplate volcanoes in NE Asia (modified from Tatsumi et al., 1990).


Les anomalies de vitesse des ondes P dans les régions d’arrière-arc sont généralement associées avec un volcanisme causé par les processus de déshydratation en profondeur de la plaque en subduction et les mouvements de convection dans le manteau. Ces mécanismes pourraient être la cause d’une remontée à grande échelle de l’asthénosphère sous le nord-est asiatique et du volcanisme intraplaque, ainsi que du rifting continental dans cette région.


Bien que potentiellement actif et dangereux, ce volcan doit son actuelle notoriété surtout aux tensions Sinno-Coréennes, qui ne datent pas d’hier.

Les Coréens considèrent le mont Baekdu comme leur lieu ancestral d’origine ; il fait partis des trois montagnes sacrées et les légendes la concernant remontent au premier royame de Corée en 2.333 avant JC.

Le texte Chinois Shan Hai Jing, vieux de 2.200 ans,le mentionnent sous le nom de Buxian Shan, la montagne de dieu. Il est appelé Shanshan Daling, la super grande montagne, ou encore Taibai Shan, la grande vieille montagne blanche, dans d’autres écrits.

Dans les annales de la dynastie Joseon (ou dynastie Yi) , il est fait état d’une région bordée par les rivières Yalu et Tumen, lieu de toutes les convoitises, et de tractations entre les Mandchous et les Coréens pour négocier une frontière, en 1712. Ce traité fut maintes fois remis en question, et en 1962, renégocié avec un partage à 54,5 % en faveur de la Corée qui gagnait ainsi 230 km². Un dernier incident eu lieu au cours des Jeux asiatiques d’hiver en 2007, où un groupe d’athlètes Coréens brandirent une pancarte  "Le mont Baekdu est notre territoire " pendant la remise des médailles.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Changbaishan

- Beijing travels - link

 - Physics of the Earth and planetary sciences - Seismic image and origin of the Changbai intraplate volcano in East Asia : Role of a big mantle wedge above the stagnant Pacific slab. - link

- Birds Korea - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Lokon-Empung :

 

L'éruption du cratère Tompaluan, situé dans l'ensellement entre les volcans Lokon et Empung, semble se tasser;

Le 20 juillet, un panache était émis entre 100 et 500 m. au dessus du cratère;  entre les 21 et 24 juillet,ce même panache était émis entre 100 et 300 m. de hauteur. Un faisceau de mesures indiquant une diminution de l'activité a permis au PVMBG de diminuer le niveau d'alerte d'un cran, et de la ramener à niveau 3 (sur une échelle de 4). Bien que du trémor soit encore enregistré, la tendance est à la déflation depuis le 21.

Une zone d'exclusion de 3 km. est toujours maintenue ... ce qui n'empêche quelques intrusions permettant de voir un net recul de l'activité.

Photo aimablement transmises par mon ami Judhie, sur le Lokon en compagnie de membres de la German Society of Volcanology.

 

Lokon--07.2011----2-Judhie.jpg

                             Notre ami Judhie sur le Lokon - image transmise le 28.07.2011


Cordon-Caulle :


L'activité éruptive du volcan chilien s'est stabilisée depuis quelques jours à un niveau modéré. L'effusion n'est plus alimentée , mais un panache continue à être émis, sa hauteur ne dépassant pas 3 kilomètres ... mais son extension reste importante, sa dérive atteignant 200 km. Les cendres émises par le volcan continuent à perturber le trafic aérien en Amérique du sud : le 26 après-midi, tous les vols au départ de Buenos-Aires ont été annulés, sans fermeture toutefois des aéroports ... chaque compagnie aérienne reste libre de décider de la possibilité des vols.


Cordon-Caulle-25.06.2011-Astrium-Spot-4.jpg  Le cratère du Puyehue et la fissure fumante du Cordon-Caulle en juin © CNES 2011 – Distribution Astrium Services / Spot 4  Image.

 

Le niveau d'alerte est maintenu au "rouge - éruption mineure" par le Sernageomin.

Les risques volcaniques sont limités aux chutes de cendres et aux lahars secondaires.

 

Nabro - Erythrée :


D'après Activolcans, Modis relève toujours des anomalies thermiques, au sein de la caldeira.

Les émissions de SO2 vues par satellite n'étaient plus enregistrées par la Nasa depuis le 15 juillet, mais une anomalie a été détectée le 26.07 par l'OMI.

L'OGA détecte des secousses sismiques dans la zone du Nabro, mais de façon espacées et irrégulières.

 

Cleveland - Alaska :


L'AVO a relevé le niveau d'alerte du volcan Cleveland, situé sur l'île Chuginadak, ce 20 juillet, suite à la détection par satellite d'anomalies thermiques le 19-20 et le 22 juillet.

La couverture nuageuse empêche l'observation directe du volcan, par ailleurs non équipé de réseau sismique en temps réel.

 

Cleveland---AVO.JPGUne photo de juillet 2004 du Cleveland, au sommet rarement dégagé - photo Steve J.Smith / AVO

 

El Hierro - Iles Canaries :

Un essaim sismique a marqué l'île Canarien d'El Hierro depuis le 19 juillet; le nombre de séismes atteignait plus de 700 le 26.07.

2011071921elhierro---19.07--21.07-IGN-AVCAN.jpgLa plupart d'entre eux étaient caractérisés par une magnitude de 2 (+/-0.5), et localisé sous l'île à des profondeurs oscillant entre 9 et 16 km., le plus superficiel d'entre eux étant à 4 km.

Localisation des séismes entre le 19 et le 21.07.2011 sous El Hierro - doc. IGN / AVCAN


Il est possible que cet essaim sismique reflète des mouvements de magma en profondeur, peut-être au sein de la chambre magmatique. Mais en absence de déformation du sol et d'émissions de gaz, on ne peut que surveiller et attendre ... toutes les intrusions magmatiques ne débouchent pas sur une éruption !

 

 

La crise sismique sur El Hierro -  d'après les chiffres de l'AVCAN :

 

19,07

3

 

20,07

12

 

21,07

108

 

22,07

195

 

23,07

139

 

24,07

67

 

25,07

71

 

26,07

123

 

27,07

141

 

28,07

25

 

 

Kamchatka :

 

Le KVERT communique les codes d'alerte aviation pour la péninsule :

 

KIZIMEN, SHEVELUCH and KARYMSKY: ORANGE
BEZYMIANNY and GORELY: YELLOW

 

Pour le Kizimen, l'activité sismique a été toute la semaine supérieure à la normale, avec un trémor continu.

Selon les données sismiques, un panache a été émis à 3.500 m. le 19-20 ; des observations visuelles témoignent, pour le 20 juillet, d'un panache montant à 3.000 mètres avant de s'étendre sur 15 km. vers l'est, et d'une coulée de lave progressant sur le flanc est du volcan.

 

Kizimen-20.07.2011--nN.Ushakov-KVERT.JPG

Observation visuelle du KIZIMEN le 20.07.2011 : activité sommitale et coulée de lave sur le flanc est du volcan - photo Nikolay Ushakov / KVERT.

 

Etna :


Comme annoncé précédemment, le septième paroxysme, qui a frappé le cratère actif situé sur le flanc est du cône sud-est à partir du 24 pour culminer le 25 par des fontaines pulsatilles de lave, a été accompagné d'un panache de cendres et de retombées sur l'est du volcan, près de Fornazzo et Milo. La lave a formé un coulée s'échappant par une brèche côté est, qui s'est divisée en de multiples bras parallèles dans la Valle del Bove pour atteindre une zone proche du Monte Centenari.

La phase finale de l'éruption a été caractérisée par une série d'explosions fortes et de violentes détonations perçues à l'est et au sud-est de l'Etna.

 

La préfécture de Catania a prolongé le décret d'interdiction d'accès au sommet au dessus de 2920 mètres d'altitude (niveau de la Torre del Filosofo) du 28 juillet au 22 août 2011, que ce soit par le versant sud ou nord.

 

Une belle photo du panache et du sommet coiffé d'un nuage lenticulaire sur le site de l'INGV Catania par Agatino Reitano

 

Sources :

- Global Volcanism Program - weekly reports

- Activolcans - diverses dépêches

- Les observatoires volcanologiques : INGV - Sernageomin - PVMBG - AVO - AVCAN - KVERT.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Toujours dans la série des grandes éruptions et des méga-caldeiras, la caldeira Valles au Nouveau-Mexique.


Situation générale :

 Les caldeiras Valles et Toledo, ainsi que les diverses structures volcaniques associées constituent le champ volcanique Jemez, qui se situe à l’intersection entre le rift du Rio Grande, qui court nord-sud au travers du Nouveau-Mexique, et l’alignement Jemez, qui s’étend du sud-est de l’Arizona jusqu’à l’Oklahoma.

 

colorado_plateau_four_corne-copie-1.gif Situation de l'alignement Jemez et du rift du Rio Grande par rapport au plateau du Colorado

 

main.jpgSituation de l'alignement Jemez /Jemez lineament et des champs volcaniques (VF) qui le composent

 

800px-Riogranderift_deepXsection.png                                  doc. crédit utdlabrador, after W. Baldrige, K. Olsen & J. Callender

 

 

valles1.gif

Au centre de cet image Landsat en fausses couleurs, la caldeira Valles-Toledo - crédit LANL/ Nasa

Les zones sèches sont en gris-brun, les zones boisées en rouge.

 

 

Le complexe de caldeira Valles-Toledo :

La caldeira Valles, large de 20-24 km., a été formée suite à deux grandes éruptions qui ont créé le plateau ignimbritique  : " Bandelier tuff ".

 

La formation débute il y a 1,2 millions d’années, lorsqu’une masse de magma granitique riche en eau d’environ 1 million de km³ remonte vers la surface. En arrivant près de la surface, elle brise les roches qui le surmontent créant des fractures en cercle. Lorsque l’éruption se produit, l’eau présente dans le magma se vaporise et pulvérise le magma en épais nuages de cendres et vapeur. Ces ignimbrites se déposent en tous sens pour former le Bandelier tuff, d’un volume de 300 km³. L'émission de ce gigantesque volume vide la chambre magmatique, causant ainsi l’effondrement de la caldeira : 20-24 km. de large et 300 mètres de profondeur.

Les eaux de pluie et de fonte emplissent la caldeira, pour donner un lac fumant et sulfureux, étant donné que les éruptions sont encore en cours.

 

Bandelier-tuff-Jemez-canyon---the-great-desert.jpg                     Le Bandelier tuff exposé dans Jemez canyon - photo The great desert


Le volcanisme post-caldeira se poursuit avec

sts040-614-063c4.jpg

 

 

- la mise en place de dômes de lave situés sur les fractures circulaires, il y a 1Ma (en violet), 900.000 ans (en bleu) 800.000 ans (en rouge) et 530.000 ans (en orange) 

 


Valles caldera - oregonstate un.-copie-1- et un soulèvement du plancher de la caldeira, avec la formation de Redondo peak, un dôme de résurgence. En croissant, le dôme de résurgence se brise et se divise, formant des failles.

 

 

Schéma du dessus : Valles grande caldeara - geologic history (The great desert)

schéma du dessous : limites de caldeira en rouge- limites du dôme de résurgence en vert (Oregonstate university)

 

redondopanorama2as---the-great-desert.jpg                       Panorama sur Redondo peak - photo et légendes The great desert.

 

 

mapshadedgeologic.jpgLes différents dômes, le dôme de résurgence, Redondo peak et la dépression Valle Grande

 

 Il y a environ 500.000 ans, le lac de caldeira se vide de façon brutale au travers du canyon de San diego, vers le sud, suite vraisemblablement à l’érosion de l’ancestrale rivière Jemez combinée à la sape due aux phénomènes hydrothermaux. La rupture du barrage diminue la quantité d’eau disponible et les manifestations hydrothermales diminuent d’intensité, d’autant que la chambre magmatique commence à se refroidir.

 

Valles---Soda-dam-Jemez-river---L.Siebert.jpgValles caldera - Soda dam et la rivière Jemez - photo Lee Siebert / Smithsonian institution.


Les ponces El Cajete, l’ignimbrite Battleship Rock, la rhyolite Banco Bonito et la rhyolite VC-1 furent mises en place au cours de la plus récente éruption 800px-RioGrande_Rift_RISTRA_Seismic_Image.jpg, il y a 50 à 60.000 ans.


L’activité actuelle se concrétise en sources chaudes et fumerolles, confirmée aussi par la tomographie sismique, qui indique une zone de faible vélocité sous la caldeira .

 

betterbattleship_m---photo-ronda.jpg 

Battleship rock dans San Diego canyon - ignimbrite post-caldeira datée de 50-60.000 ans - photo Rhonda Spidell / in The great desert

 

MapTMDLGeology.jpg

                                              Carte géologique de Valles caldera - TMDL Geology.

Extension du Bandelier tuff, en ivoire - Rhyolite, en rose - Roches volcaniques siliciques, en vert

 

Le Bandelier tuff :

Cette formation rhyolitique dans les Jemez mountain est constituée des dépôts de deux éruptions : l'unité inférieure correspond à la formation de la caldeira Toledo, il y a  1,45 Ma - volume 400 km³; l'unité supérieure à celle de la caldeira Valles, il y a 1,1 Ma - volume 250 km³.

 

valles---mesas-dans-Bandelier-tuff.jpg Les "mesas", longues formations tabulaires, dans le Bandeleir tuff (à l'avant-plan) produit par l'éruption de la caldeira Valles, visible au fond de la photo.

Le dôme de résurgence,  Redondo peak, est au centre gauche en arrière-plan. - photo The great desert.

 

"La mesa " est un relief tabulaire caractéristique des paysages arides, en particulier dans le sud des Etats-Unis, générallement formé par l'érosion différentielle et des mouvements tectoniques. En contexte volcanique, une mesa correspond à une inversion de relief , mettant en élévation des coulées de lave initiallement épanchées dans des vallées dont les matériaux sont moins résistants et facilement dégagés par l'érosion..

 

 

Colonisation de la région par les humains :

La sédentarisation des paléoindiens chasseurs et cueilleurs a commencé dans le sud-ouest de l'amérique du nord, il y a environ 12.000 ans.

Les Anasazis ont succédé au 8° siècle aux "Basketmakers", les vanniers, implantés dans ces territoires avant l'ère chrétienne. La sédentarisation a abouti à la création d'une nouvelle culture, dite de Pueblo, en référence aux villages constitués de maisons en briques de terre construites par les Anasazis du Mesa Verde, au coeur du désert du Colorado.

Ce qui nous intéresse ici, c'est l'habitat troglodyte en rapport avec le Bandelier tuff.

En plus des maisons construites avec des blocs de tuff, d'autres habitations ont été creusées dans la couche elle-même ; le tuff altéré était un peu dur en surface, mais la combinaison de cet "extérieur dur" et d'un "intérieur plus maléable" en a fait un endroit idéal pour y creuser des cavités : ces habitations troglodytes conservaient la fraicheur en été et la chaleur en hiver, et étaient accessible par une succession d'échelles et de plate-formes. Les "trois soeurs", céréales, haricots et courges, étaient cultivées sur le sommet des mesas, arrosé par les orages de fin de journée. La teneur en ponce du tuff permettait de retenir l'eau comme le ferait une éponge.

Le dindon était domestiqué, à la fois comme source de nourriture et de plumes.


NPS-copie.jpg

Bandelier tuff - habitations troglodytes et les échelles d'accès - remarquez le personnage à gauche qui permet de se rendre compte de la taille du site - photo NPS.

 

Bandelier-NM.---NPS---interieur.jpgBandelier tuff - habitations troglodytes - les plafonds noircis montrent qu'on y faisait du feu - photo NPS.

 

Les kivas étaient des chambres rituelles circulaires creusées dans le sol et recouvertes d'un toit : édifice en partie souterrain, on y descendait par une petite échelle pour pratiquer le culte ou réunir le conseil du village. Un foyer était aménagé au centre et la fumée s'échappait par un conduit de ventilation, doté d'un,déflecteur. Les plus grandes pouvaient accueillir plusieurs centaines de personnes qui pouvaient s'asseoir sur des banquettes en pierre. Les grandes kivas de Chaco Canyon avaient un diamètre de dix-huit mètres. Des fêtes religieuses liées aux cycles agricoles devaient être célébrées dans ces kivas, exclusivement par les hommes.

 

Bandelier_Kiva---Ishwar.jpg                     Une kiva, creusée en hauteur dsns le Bandelier tuff - photo Ishwar.

 

Kiva-copie.jpgIntérieur d'une autre kiva, semi-enterrée, avec un plafond bombé reconstitué - photo auteur non référencé.

 

Les Anasazis ont laissé de nombreux pétroglyphes sur les parois des canyons. Ces gravures, et autres graffitis peints, pouvaient couvrir plusieurs mètres carrés et figuraient des animaux, des céréales, des cartes, un calendrier, etc.

 

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A gauche, "Newspaper rock" (Utah) - photo ethernectar

A droite, des mains peintes à Salt Wash - photo Ray Ramussen - http://raysweb.net/anasazi-images/

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Valles caldera

- The great desert - Valles caldera - link

- Bandelier National Monument - NPS - 

- Bandelier N.M. - People - NPS

- The Bandelier tuff , the study of te formation and composition of a pumice,  by A. Costakis & al.

- Anasazi places : ruins and rock art - a photography journey through some Anasazi sites - by Ray Rasmussen

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Après la longue série sur Long Valley, pour décompresser un peu, je vous propose une nouvell théorie sur la tectonique des plaques ...

à prendre au second degré !


 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Death Valley National Park abrite des écosystèmes variés, allant de dépressions arides aux sommets enneigés, et une faune (400 espèces différentes) et une flore (1000 espèces différentes, dont des endémiques) riches adaptée aux contraintes de l'altitude et de ce climat sec et aride.

 

Printemps-a-Death-Valley.jpg        Death Valley au printemps - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images 

 

Outre les yuccas et autres succulentes, quelques exemples non exhaustifs de fleurs :

 

desert five spotsDesert five spots - Eremalche rotundifolia - une malvacée de quelques cm. de diamètre - photo blackturtle.us

 

 

-Eucnide_urens---Stan-Shebs.jpg                              Eucnide urens - un buisson épineux - photo Stan Shebs.

 

La meilleure période pour visiter Death valley se situe en mars-avril, tant pour les températures plus supportables que pour la floraison.

 

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Un oiseau inféodé au milieux désertiques : le Road runner - Geococcyx californianus - le grand Géocoucou, alias "Beep-Beep" immortalisé dans une série de cartoons américains de la Warner Bros, de la famille des Cuculidae, grand mangeur de lézard, scorpions ...

 

Coyote et Beep-Beep / Warner Bros Production - Chuck Jones.

 

Le Grand Géocoucou peut maintenir une vitesse à la course d'au moins 30 km à l'heure sur de longues distances. Lorsqu'il court rapidement, il place sa tête et sa queue parallèlement au sol, et utilise sa queue comme gouvernail pour l'aider à changer de direction. Il préfère courir dans les endroits dégagés, comme les routes, les sentiers bien tassés et les lits de rivières asséchées plutôt que dans la végétation dense.


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            Road runner - Geococcyx californianus - photo Don Miller / Miller's fossils blog.

 

Death Valley et la présence humaine :


Les amérindiens occupent la région depuis 9.000 ans . A cette époque, la vallée était occupée par un lac, le milieu tempéré et le peuple Nevares springs y vivait de chasse et de cueillette.

Ils furent  remplacés par les Mesquite flat people vers 3.000 avant JC puis par les Saratoga spring people au début de l'ère chrétienne, alors que la région était devenue aride ... ils ont laissé des témoignages de leur artisanat et des pétroglyphes.

Les Shoshones (ou Timbisha) étaient sur zone à l'arrivée des blancs; ils nomadisaient selon les saisons, passant l'hiver près des sources chaudes de la vallée, et l'été à chasser dans les montagnes. Ils appelaient la région "Tomesha", ce qui veut dire "terre de  feu".


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                Death Valley abrite des pétroglyphes amérindiens - photo Daniel Mayer.

 

Les premiers européens qui traversèrent la Vallée de la Mort furent des chercheurs d'or, en 1849. Piégés plusieurs mois dans cette vallée sèche, ils survécurent en brûlant leurs chariots et en mangeant leurs boeufs ... ils ont donné son nom à la vallée en la quittant : " Goodbye Death Valley ".

Par la  suite, la découverte de minerais et minéraux - sel, borax, cuivre, or, plomb - permit une exploitation de courte durée en divers points de la vallée.

 

Zabriskie point :

Le borax fut exploité ici entre 1883 et 1888; l'endroit doit son nom au vice-président de la Pacific Coast Borax Company, Christain Brevoort Zabriskie.

Le site est formé de sédiments qui se sont déposés, dans le Furnace Creek lake, asséché il y a 5 millions d'années.

 

Death-valley---from-Zabriskie-point---Doug-Dolde.jpg                           Death Valley -  vue depuis Zabriskie point - photo Doug dolde

 

Rhyolite ... a ghost town :

Fondée en 1904, en pleine "ruée vers l'or", et bâtie en dur, contrairement à la plupart des villes fantômes issues de cette folie passagère, elle a connue son apogée en 1907-1908 : en trois ans, hôtels, restaurants, 50 saloons, des salles de spectacle, des magasins, une école, une piscine , et trois lignes de chemin de fer connectaient cette ville de 10.000 habitants, possédant l'alimentation en eau et électricité, à la civilisation.

L'essor fulgurant, de cette ville au nom "volcanique", fut suivi en 1908 par un abandon aussi brutal, suite à "la panique bancaire " de 1907.

 

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                                  Death Valley - la banque de Rhyolite Town - photo Yeliyop.

 

Un mystère non élucidé : les pierres qui glissent de Racetrack playa.

 

Plusieurs dizaines de roches de Racetrack Playa (la plage du circuit de course) se déplacent de manière mystérieuse sur le sable en laissant des traces derrière elles. Leur point de départ est un flanc de colline à l'extrémité de la playa. Elles roulent vers son fond puis commencent leur mystérieuse promenade.

On ne les a jamais filmées, ni photographiées, ni surprises dans leur mouvement. Toutefois, une hypothèse plausible reste que certaines nuits pluvieuses rendent le sable glissant et les vents violents déplacent alors les rochers. L'hypothèse émise par des physiciens lors d'une étude sur site en 1995 serait que ces rochers sont poussés par le vent (des pointes à 145 km/h ont été enregistrées en hiver) associé à la quasi absence de couches limites (inférieures à 5 cm) du fait de l'absence de végétation et de relief ... mais certaines de ces roches pèsent jusqu'à 320 kg. ??

Une autre hypothèse serait que ces pierres glissent en fait grâce à des algues microscopiques situées en dessous. À chaque pluie, le vent les pousserait tandis que les algues « lubrifieraient » la zone de contact, les pierres glissant mieux.

 

death valley - racetrack playa - MBMDeath Valley - Racetrack playa - hors périodes de pluies, le sol se craquèle en polygones ... aucune traces aux alentours - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

 

Sources :

- USGS - Death Valley - link

- NPS - Death Valley - link

- Geology of the National Park - Field trip guide to Death Valley N.P. - link

- Geology photos - Marli Bryant Miller - link

- Geology of Death Valley through photos - link 

- Death Valley N.P. - Endemic plants and animals -  link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

L'activité strombolienne a repris à la bouche située sur le flanc oriental du cratère sud-est.

Les explosions ont propulsé des lambeaux de lave à plusieurs mètres au dessus du bord du cratère du cinder cone qui s'est formé ces derniers mois.

Une fontaine de lave était en cours ce matin, avec production d'un panache chargé en cendres ... masqué à sa base par un chapeau de nuages.


L'amplitude du trémor volcanque n'a pas subi de changements substantiels et est demeuré "stable" depuis les fontaines de lave du 19 juillet (Etna walk).

 

24.07.2011-21h23---radio-7.gif

Activité strombolienne au cratère sud-est -  webcam radiostudio7 24.07.2011 / 21h23 UTC+2 - via Etna walk.

25.07.2011-05h-cam-therm.jpg"Champignon thermique" - webcam thermique INGV Catania 25.07.2011 / 05h00 - via Boris Behncke

 

Update :le temps de découvre un peu et laisse admirer les fontaines de lave de ce matin 25.07 / 7 h.

 

 

 

 

 

Sources :

- Etna walk

- Boris Behncke      Merci à tous deux pour le partage d'informations.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Encore un peu plus au sud-est, Death Valley constitue une étape intéressante géologiquement et volcanologiquement parlant.

 

Death-valley---Salt-s-bed-from-Dante-s-view---NPS.jpg               Death Valley - Salt's beds from Dante's view - photo NPS / National Park Service

 

Avec ses 13.600 km², la Vallée de la Mort constitue l'un des plus grand parc nationaux américains. C'est aussi le lieu de tous les superlatifs : c'est l'endroit le plus chaud, le plus sec et le plus bas d'Amérique du nord... le fond de la vallée, mesuré à Badwater, est situé à 85,5 mètres sous le niveau de la mer, alors que le Telescope peak s'élève à 3.368 mètres.

 

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Ce parc national est constitué de deux grandes vallées : Death Valley et Panamint valley; Cinq chaînes de montagnes le séparent du Pacifique, et assèchent complètement les entrées d'air océaniques : de ce fait, les températures y battent des records en été, et ont atteint 56,7°C à Fumace Creek, record absolu de chaleur aux Etats-Unis.

 

Sa formation est liée elle aussi à celle de la Sierra Nevada proche.

Les roches les plus vieilles exposées à Death Valley ont à peu près la moitié de l'âge de notre planète, environ 1,8 milliards d'années. Elles sont les vestiges d'une montagne volcanique et des dépôts de boues et de sables qui la flanquent. Ces roches se sont métamorphosées pour former des schistes et des gneiss. Il y a 1,4 milliards d'années, le complexe métamorphique fut injecté de dykes et d'intrusions magmatiques.

 

death-valley---Mafic-sill---dike-cutting-marble---Marli-Bry.jpg Death Valley - Sills et dykes coupent le marbre - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

 

Death-valley---Badwater-springs---MBM.jpgDeath Valley - Badwater spring - c'est dans cette zone que se rencontrent les plus vieilles roches de la vallée - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

Au cours de la fin du Paléozoïque et au mésozoïque - entre 225 et 65 Ma - le paysage a subit des changements dramatiques. La marge continentale immergée subit les effets de la subduction de la plaque Farallon sous l'ancêtre de la plaque nord-américaine (voir la formation de la Sierra Nevada évoquée hier) , et du volcanisme associé.

La majeure partie de l'activité volcanique s'est concentrée à l'ouest de Death valley. Un des plutons granitique, mis en place aux environs de 67-87 Ma, a généré les dépôts de métaux précieux, qui seront exploités dans le mines de Skidoo.

Entre 65 et 30 millions d'années, les activités volcaniques, plutoniques, métamorphiques et tectoniques cessent et Death Valley connait une "période de repos", marquée seulement par l'altération des roches et la formation de ce paysage à bas relief.

Le volcanisme et les mouvements tectoniques ont repris au début du Miocène (23 Ma), marqués par des phénomènes d'extension et la naissance de l'actuel paysage de La Vallée de la Mort.

 

Détails de quelques spots géologiques ou volcaniques :

 

Badwater salt flat :

Badwater est une étendue plate de sel située à moins 85,5 mètres , face aux Black Mountains; elle fut créée par assèchement d'un lac de 10 m. de profondeur, il y a 2 à 3.000 ans. Inondée quelque fois par des tempêtes qui recouvrent l'étendue de plusieurs dizaines de millimètres d'eau, l'étendue est vite asséchée par l'intense évaporation qui dépose des cristaux de sels étincelant à la surface.

 

Daeth-valley---badwater-basin---NPS.jpg                                          Death Valley - Badwater basin - photo NPS

L'évaporation crée des formations hexagonales similaires à celles rencontrées en Ethiopie, dans le désert de sel du Danakil.

 

Death-valley---Salt-s-bed---NPS.jpg                   Death Valley - Badwater basin -  soulèvement de la croûte de sel - photo NPS

 

Mosaic Canyon :

Les parois de marbre poli de Mosaic canyon ont été sculptée dans la Dolomite "Noonday" et autres roches du pré- Cambrien; leur formation commence par des dépôts de calcaire, il y a 850 à 700 Ma, à une période où la région était couverte par une mer chaude. Des apports ultérieurs de magnésium ont changé le calcaire en dolomite, un carbonate de calcium et magnésium, transformée en marbre sous l'effet conjugué de hautes pression et température.

 

Death-valley---Mosaic_Canyon_narrows---Howcheng.jpg                     Death Valley - promenade dans Mosaic Canyon narrows - photo Howcheng

 

Ubehebe crater volcanic field :

Les treize cratères d'Ubehebe sont situés à la pointe nord des Cottonwood Mountains; "Ubehebe" (prononcez YOU-bee-HEE-bee) est un mot indien Timbisha signifiant "la grand panier dans la roche".


Ubehebe crater est daté de 2.000 à 7.000 ans, d'après les artefacts indiens retrouvés. Ce maar résulte d'une explosion phréatique, qui a eu lieu lors de remontées magmatiques le long d'une faille située à la base de Tin Mountain, dont les mouvements ont soulevé la chaîne des Cottonwood Mountains.

Le bord du cratère Ubehebe fait apparaître une série de couches géologiques plus grises alors que le fond du cratère laisse voir des sédiments plus clairs. Les couches grises proviennent d'autres éruptions phréatiques plus récentes dans la région et les roches plus claires proviennent de sédiments océaniques (on en trouve de deux couleurs – jaune et orange – selon leur origine exacte).

 

Death-valley---Ubehebe-crater---Marli-Bryant-Miller.jpg

Death Valley - Ubehebe crater - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

Little Hebe, le seul dépôt significatif de lave dans ce champ volcanique, est un spatter cone qui s'est installé dans un maar.

 

death-valley---Ubehebe-crater-aerial---Marli-bryant-Miller.jpgDeath Valley  - Ubehebe volcanic field, un ensemble de maars -- Ubehebe crater à gauche en haut de la photo - Little Hebe, un spatter cone dans un maar, au centre de la photo. - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

Split cinder cones : 

Il y a moins de 300.000 ans, une chambre magmatique mijotait sous Death Valley. Lorsque le magma remonta vers la surface, il suivit des zones de faiblesse dans la croûte et rencontra, près de la surface, la zone de faille de Death Valley. L'éruption fissurale forma alors en un court laps de temps un cinder cone. Mais après l'arrêt de l'éruption, la zone de faille continua à être active, poussant deux parties du petit volcan en directions opposées et finissant par les séparer.

 

death-valley---offser-cinder-cones---MBM.jpgSouthern Death Valley fault zone - Split cinder cones - photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

 Ventifact ridge :

Cette crête marque la topographie de la Vallée de la Mort.

Il s'agit d'une coulée de lave basaltique fortement érodée, "sablée" en surface par les vents forts concentrés au sommet de la colline ... les vents les plus forts soufflant du nord et du sud, ils forment alors des volumes en coin... ou parfois des structures en champignon.


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Ventifact ridge - les blocs "faits par le vent" -  photo Marli Bryant Miller / Geology and Earth science images

 

Death-valley---Mushroom_rock---ph.-Roger-469.jpg                                     Death Valley - Mushroom rock - photo roger 469

 

Demain, Death Valley et la vie ... sous toutes se formes.

 

Sources :

- USGS - Death Valley - link

- NPS - Death Valley - link

- Geology of the National Park - Field trip guide to Death Valley N.P. - link

- Geology photos - Marli Bryant Miller - link

- Geology of Death Valley through photos - link

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