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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

J'ai le plaisir de vous annoncer la naissance d'un nouveau webzine - néologisme né de la contraction des mots web et magazine - intitulé :

 

               Le monde des volcans.


 

cover1--1-.JPG 

 

Le rédacteur en chef et éditeur de cette revue trimestrielle, uniquement accessible sur internet, est Eric Reiter, géologue, vice-président de "Terre et volcans".

 


La structure proposée va se décliner en :

- news : éruptions en cours, nouveaux livres et coups de coeur.

- un article : le premier numéro sera sur le Stromboli

- un portfolio : permettant l'approfondisssement des connaissances sur un sujet précis.

- un dossier : cette fois, La chaîne des Puys

- un volcan vu du ciel : présentation d'une photo satellite.

 

Eric Reiter est auteur de nombreux articles et études de terrain sur divers volcans, relatés sur son site ou celui de "Terre et volcans".

 

"Terre et volcans" est une association qui regroupe des passionnés de sciences de la terre, particulièrement intéressés par la volcanologie et la géologie. Elle organise des réunions, des sorties géologiques, des voyages thémathiques sur des volcans encadrés par des scientifiques.

 

Sources :

- Le monde des volcans - site web d'Eric Reiter - http://ereiter.free.fr/

- Le monde des volcans - webzine - http://ereiter.free.fr/Webzine

- Terre et Volcans - http://terreetvolcans.free.fr/index.php

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
CHIE_2011-10-10--11h-jpgLes sismographes s'affolent depuis 4h 15 ce matin ! Trémor !

 

Quatre bateaux ont informé les autorités maritimes de l'existence d'une éruption à 7 kilomètres de la côte et une profondeur de 500 mètres.

Les dernières nouvelles émanant de stations de la CSIC et de l'AFP suggèrent une éruption sous-marine dans la mer de Las Calmas, à une profondeur de 2000 mètres.

Elle aurait eu lieu vers 10h43 locale - 9h43 UTC (pic sur le sismo vers 9h50 ?)

 

Cette éruption, non confirmée par l'IGN pour l'instant, serait le meilleur scénario et le plus sûr pour les habitants de l'île.

Les autorités ont suspendu toute activité maritime vers ou en provenance d'El Hierro.

Des hélicoptères surveillent la zone, équipés de caméra de détection spéciales.

 

Le "semaforo volcanico" reste au jaune pour l'instant.

 

10.10.2011-AVCAN1296.jpg                       Localisation des hypocentres des derniers séismes - avcan 10.10.2011

 

Sources :

- Terra noticias

- Canarias 7

- La Provincia.es

- El Mundo.es

 



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Peu de choses à ajouter au rapport du jour !


L'INGV Catania précise que ce paroxysme, survenu 10 jours après le précédent évènement, fut le plus court de la série inaugurée en janvier 2011. La phase de climax du fontaining et de l'émission de cendres s'est terminée au bout de 20 minutes.

L'observatoire fait remarquer l'activité éruptive mineure du flanc NE du nouveau SEC cône... contrastant avec celle de la fracture ouverte le 28 septembre sur le côté ouest et qui recoupe le flanc du cône secondaire "Levantino" (formé en 2000-2001).

La morphologie du nouveau cône SEC s'est peu modifiée au cours du dernier paroxysme, gagnant seulement en hauteur.

 

Des photos du paroxysme sous les nuages sur Volcanodiscovery

et EtnaWalk.

 

 

 

 

 

Le nuage de cendres émis en direction E-NE a relargué des cendres et lapilli dans un secteur étroit compris entre la zone de Ripe della Naca / Puntalazzo et la ville de Mascali.

08.10.2011-Etna-incidences-sur-le-traficElio-privitera.JPGIl n'a pas bloqué l'aéroport,  mais influencé la route des avions,  comme signalé par Elio Privitera / Facebook :
tous les vols de Catane ont transité le long d'un itinéraire
inhabituel à l'ouest du volcan, évitant le côté Est.
 

 

Sources :

- INGV Catania

- Volcanodiscovery et Etna Walk

- Vidéo de Klaus Dorschfeldt / EtnaWalk

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Since July 19, 2011, small earthquakes repeatedly (seismic swarms) are reported in the island of Hierro in the volcanic archipelago of the Canaries.
Based on the PEVOLCA - the special plan of volcanic hazards in the Canary Islands - the local government has decided to change the volcanic alert level on September 23, by passing to yellow (warning or pre-emergency).

Below are a few significant figures and graphs of the IGN / AVCAN, trying to understand the situation:

20111002ElHierro es 02.10.2011
                            Synopsis of the INVOLCAN 02.10.2011 / AVCAN

- It can be seen on the bottom right graph, a significant deformation, which reached 3.5 cm. October 8.

- The number of earthquakes:

histograma HIERRO 07.10.2011
                   Histogram of the number and magnitude of earthquakes from 18.07 07.10.2011 -

Despite a decrease in the relative number of daily earthquakes in late September or early October, one can notice an increase in the number of earthquakes with magnitude greater than 2.0 (red), 83 of which were felt by residents.

- Location of earthquakes:

Eventos HIERRO 09.10.2011                            Location and depth of the hypocentres 09/10/2011 - Doc. IGN / AVCAN

After starting out in the area north of El Golfo, a shift took place beneath the island, after August 20. Then the earthquakes are concentrated in the southwest of the island (dark blue and red) since late September.
 
The presence of a fault and submarine volcanoes is to report to the south of El Hierro.

Hieero et volcans ss-marins - Google earth
The five underwater volcanic structures south of island El Hierro are indicated by asterisks - according to a Google Earth map.

- The stored energy : as the graph of the number of earthquakes than in the stored energy (below), we can see four cycles.

énergie au 09.10.2011
                histogram of the energy stored between 19.09 and 09.10.2011 - Doc. AVCAN

 
After two severe shocks of magnitudes 3.7 and 3.8 with hypocentres to 12 and 16 km. deep, the 07/10 UTC, 10:29 p.m. and 11:27 a.m. , the seismographs recorded the 8.10 at 8:34, the strongest earthquake since July: magnitude 4.3  - 12.5 km depth. at 600 m the coast.
These events are reflected in the histogram of energy accumulated in the upper right.
The alert level remains still unchanged.
(For a good understanding, see the folder
"Séismes et énergie" -
University of Provence).

- The average depth of earthquakes:

GEvoProfundidad10dias - 10.11.2011

In September, the average depth of energy release was 10-12 km. before descending on 28.09, and stabilize between 12 and 14 km.

The October 9, a new area of ​​surface activity was developed, with 13 earthquakes between 0 and 4 km. deep.
This October 9 to 21 hours, we add up to 9940 earthquakes since the beginning of this crisis !

321597 10150330899533447 163883668446 8031459 1921818887 n
 Folder containing the informational meeting points to be observed in case of evacuation.

 
Sources:
- AVCAN - Volcanic Actualidad de Canarias
- IGN, Instituto Geografico Nacional
- Gobierno de Canarias - notas de prensa 09/10/2011

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Depuis le 19 juillet 2011, des petits séismes à répétition (essaims sismiques) sont signalés sous l'île de Hierro, dans l'archipel volcanique des Canaries.

Sur base du PEVOLCA - le plan spécial des risques volcaniques aux Canaries - le gouvernement local a décidé de modifier le niveau d'alerte volcanique le 23 septembre, en le faisant passer au jaune (alerte ou pré-urgence).

 

Ci-dessous quelques chiffres significatifs et graphiques de l'IGN / AVCAN, pour essayer de comprendre la situation :

 

20111002ElHierro_es-02.10.2011.jpg                        Tableau synoptique de INVOLCAN au 02.10.2011 / AVCAN

 

- On peut remarquer sur les graphes du bas à droite, une déformation significative, qui a atteint 3,5 cm. le 8 octobre.

 

- Le nombre de séismes :

 

histograma_HIERRO_07.10.2011.jpg                  Histogramme du nombre et de la magnitude des séismes depuis le 18.07 au 07.10.2011 -

 

Malgré une diminution du nombre relatif journalier de séismes fin septembre-début octobre, on peut remarquer une élévation du nombre de séismes de magnitude supérieurs à 2,0 (en rouge), dont 83 ont été ressentis par les habitants.

 

- Localisation des séismes :

  Eventos_HIERRO_09.10.2011.jpg

                       Localisation et profondeur des hypocentres au 09.10.2011 - doc. IGN /AVCAN

 

Après des débuts dans la zone au nord d'El Golfo, un recentrage s'est effectué sous l'île, après le 20 août. Puis les séismes se sont concentrés au sud-ouest de l'île (bleu foncé et rouge) depuis fin septembre.

La présence d'une faille et de volcans sous-marins est à signaler au sud de El Hierro.

 

Hieero-et-volcans-ss-marins---Google-earth.jpgLes cinq structures volcaniques sous-marines au sud de l'île El Hierro sont signalées par des astérisques - d'après une carte Google Earth.

 

- l'énergie accumulée : tant dans le graphique du nombre de séismes que dans celui de l'énergie accumulée (ci-dessous), on peut voir quatre cycles.

 

energie-au-09.10.2011.jpg                    Histogramme de l'énergie accumulée du 19.09 au 09.10.2011 - doc. AVCAN

 

 

Après deux fortes secousses, de magnitudes 3,7 et 3,8 avec des hypocentres à 12 et 16 km. de profondeur, le 07.10 à 11h27 et 22h29 UTC, les sismographes ont enregistré, le 08.10 à 20h34, le plus fort séisme depuis juillet : M 4,3 - profondeur 12,5 km. à 600 m. de la côte.

Ces évènements sont reflétés sur l'histogramme d'énergie accumulée, en haut à droite. Le niveau d'alerte reste malgré tout inchangé.

(Pour une bonne compréhension, consultez le dossier "Séismes et énergie"

de l'Université de Provence).

 

- la profondeur moyenne des séismes :

 

GEvoProfundidad10dias----10.11.2011.jpg

 

En septembre, la profondeur moyenne de libération d'énergie était de 10-12 km. avant de descendre le 28.09, et se stabiliser entre 12 et 14 km.

 

Ce 9 octobre, une nouvelle zone d'activité superficielle s'est développée avec 13 séismes entre 0 et 4 km. de profondeur.

Ce 9 octobre à 21 heures, on totalise 9.940 séismes depuis le début de cette crise !

 

321597_10150330899533447_163883668446_8031459_1921818887_n.JPG            Folder informatif reprenant les points de réunion à respecter en cas d'évacuation.

 

Sources :

- AVCAN - Actualidad Volcanica de CANarias

- IGN -Instituto Geografico nacional

- Gobierno de canarias - notas de prensa 09.10.2011 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Richat-Mauritani---nasa.jpg

 Le Guelb er Richât, vu de l'espace - Image courtesy NASA/GSFC/MITI/ERSDAC/JAROS, and U.S./Japan ASTER Science Team

 

Richat_Structure_-_SRTM---image-Atamari.jpg                       Vue oblique du Guelb er Richât  -  SRTM - doc. Atamari

 

Cette structure en forme d'oeil est appelée structure de Richat, ou Guelb er Richât, ou encore dôme de Richat, . Elle est située en Mauritanie, dans le désert de Maur Adrar, aux confins du massif de l'Adrar et de l'erg de Majâbat Al Koubra.

Elle a été visitée par des géologues dont Théodore Monod dès les années 1950. L'Institut géographique national français la signale dans ses cartes au 1/200.000° en 1963.

Eu égards à ces impressionnantes mensurations - un diamètre de 50 km. et des dénivellés de 30 à 40 mètres - elle est devenue ensuite un point de repère pour les astronautes.

Du sol, il est difficile de saisir le côté circulaire de la structure.

 

Guelb-er-Richat.jpg                         Guelb er Richât - vue "interne" - photo norbert Brügge.

 

Le terme pluriel de Richat ou Richât (Rich au singulier), proviendrait d'un mot assanya (langue arabe parlée en Mauritanie) signifiant « les plumes » ou « les bras de plumes », faisant allusion aux formes de mini cuesta circulaires. 

Peu de personnes vivent dans le guelb, sauf à proximité d'une mine de cuivre... mais des traces d'occupation humaine ancienne s'y trouvent (aiguilles, pointes de lances).

 

 

Les diverses hypothèses :


Elle fut considérée à l'origine comme un cratère d'impact ... cette hypothèse fut abandonnée par la suite en raison de l'absence de zone plate centrale et de roches choquées.

 

Théodore Monod publia dès 1973, dans ses "Souvenirs sahariens d'un vieux géologue amateur" , des hypothèses proches de l'explication communément acceptée aujourd'hui :

" L'Adrar m'a également amené à m'intéresser aux accidents circulaires du Sahara Occidental, de types variés bien entendu et le plus beau d'entre eux (notre ami André Cailleux ne me démentira pas, il a déjà deviné de quoi il s'agit, parce que je l'ai traîné jusque-là) ce sont les Richât. Les Richât, c'est une fenêtre dans les grès de Chinguetti, ouverte dans le plateau. Elle a cinquante kilomètres de diamètre, et est à peu près complètement ronde. L'intérieur de cette immense surface est occupé par une série de cuestas aux pendages périclinaux,disposées autour d'un guelb central où l'on atteint la partie la plus ancienne. Ces Richât ont posé des quantités de problèmes et en posent encore, la question est loin d'être entièrement clarifiée, mais nous avons publié en 1973, dans le périodique Sciences de la Terre de Nancy, un volume collectif : historique, bibliographie générale, esquisse géographique, pseudo-boutonnière des Richât, caractères géomorphologiques, stratigraphie, tectonique, "gravity reconnaissance at Richât", pétrographie, paléontologie, conclusions etc. La conclusion à laquelle nous étions arrivés (la conclusion est à la fois de Pomerol et de moi), c'est qu'il s'agit essentiellement d'un dôme sectionné par l'érosion, ce qui ne veut pas dire qu'il ait existé nécessairement un relief qui ensuite a été découpé en tranches ; il est en effet possible que la vitesse de montée du dôme ait été équilibrée par la vitesse de sa destruction par l'érosion puisque les sables qui sont au Sud des Richât ont été en bonne partie nourris par la destruction de ce dôme. Mais c'est beaucoup plus compliqué que cela, parce que c'est un vrai musée pétrographique, ces Richât, on y trouve des roches basiques, bien entendu, des dolérites ce qui est banal, mais également des roches grenues, des gabbros, et même presque un granite qui est décrit dans la partie pétrographique de l'ouvrage. Il y a des analcimolites dont la genèse reste toujours discutée et discutable. Bien entendu, il existe une théorie volcanique ; la première fois que j'ai vu des analcimolites, en 1934, je ne savais pas tellement ce que c'était ; j'ai cru que c'étaient des rhyolites plus ou moins altérées, d'autres l'ont pensé aussi mais certains croient à une origine sedimentaire des analcimolites. On n'en aura le coeur net que lorsqu'on aura fait un sondage dans ce que l'on appelle la Sebkha du Guelb, actuellement colmatée par des dépôts quaternaires, bien entendu.

Richât est un pluriel qui veut dire "les plumes". Le singulier Rich signifie une plume, nom donné à chacune des cuestas concentriques.

C'est une structure complètement ronde, il y a même une bordure et l'impression, quand on fait la carte de la répartition des analcimolites, est que ces roches ont "coulé" dans les dépressions subséquentes de la topographie actuelle, à partir de cette Sebkha du Guelb. Enfin, pour l'instant on ne sait pas encore ce qu'il y a sous celle-ci.

Il y a ici bien d'autres curiosités, notamment des carbonatites qui sont très à l'ordre du jour maintenant. Beaucoup d'auteurs s'intéressent à ces roches ; elles se présentent là-bas à la fois sous forme de filons, de dykes et j'ai trouvé aussi deux necks, deux pipes verticaux entraînant des minéraux du socle. On ignore à quelle distance se trouve celui-ci, la gravimétrie n'a rien donné, les Américains sont venus faire des mesures ils n'ont pas l'impression qu'il puisse y avoir un batholithe, à proximité de la surface."

 

Depuis les années 2000, on pense que la structure de Richat est issue d'une forme rare de volcanisme géant, datée du crétacé (100 Ma) qui a créé un dôme magmatique associé à des remontées géothermales. Le terrain située au dessus du dôme, composé de sédiments déformés par la poussée, a fini par s'effondrer totalement à la suite d'une longue érosion des couches calcaires. Les quartzites composant les couches alternant avec le calcaire, ont mieux résisté et forment les anneaux résiduels concentriques de la structure.

Le Richat s'inscrit dans le contexte géodynamique du démantèlement de la Pangée, au moment de la séparation finale des plaques africaine et sud-américaine; cette période est caractérisée par une activité anormale alcaline sur les bordures continentales de l'océan Atlantique, généralement associée au développement de divers points chauds indépendants (G.Matton)

 

Quoiqu'il en soit, des sills et des dykes de dolérite (*1) affleurent à différentes places de la structure. La présence de roches riches en analcime (*2) est interprétée par certains comme le résultat d'une altération hydrothermale de sills et dykes de rhyolite.

 

(*) 1. La dolérite est une roche magmatique très peu vitreuse, de structure intermédiaire entre celle, microlitique, d’un basalte et celle, grenue, d’un gabbro. Cette roche magmatique a cristallisé plus lentement, généralement dans des filons en milieu continental ou océanique ; ses grains sont fins mais observables à la loupe.

Dans les dolérites s’observent soit de grands cristaux de pyroxène englobant de petites lattes de plagioclases, soit des lattes de plagioclases jointives ménageant des interstices occupés par de petits cristaux de pyroxène.

 

2. L' analcime est une zéolite fréquente survenant dans des cavités de roches volcaniques mafiques altérés, et est un constituant important de sédiments volcanoclastiques qui a été affectée par un métamorphisme d'enfouissement ou par altération hydrothermale.

 

Sources :

- Théodore MONOD  - Travaux du Comité français d'histoire de la géologie, deuxième série, Tome 4, 1986 - Souvenirs sahariens d'un vieux géologue amateur.

- Le complexe crétacé du Richat (Mauritanie) ... -par Guillaume Matton / Univ. du Québec - link

- Structures of probably magmatic doming origin in North Africa - Guelb er Richat - par Norbert Brügge, géologue. - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Pas de chance cette après-midi ... la météo n'était pas au rendez-vous ! Après quelques explosions vues grâce à la caméra thermique, les nuages ont couvert le sommet et le black-out a été total ... seuls les sismogrammes montraient que l'activité se poursuivait.

 

Compte-rendu du jour grâce aux webcams INGV / Etnatrekking / onetech et aux sismogrammes. - NB : les heures renseignées sont  "locales"  (selon les indications des webcams INGV):

 

Une élévation du trémor depuis deux jours laissait à comprendre que l'Etna nous mijotait quelque chose.

 

08.10.11-11h54Emot0238.jpg08.10.11-12h18Emot0246.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une première lueur est visible sur la webcam thermique dès 11h54.

On dénombre six explosions entre 12h18 et 13h24, moment où même la caméra thermique ne donne plus d'images.

Elles ont lieu à 12h18, 12h24, 12h39, 12h54, 13h06 et 13h15 ... espacées de 6 à 15 minutes, accompagnées par une hausse du niveau du trémor.

 

08.10.11-tremor-12h56-EBELZ.gif                                     Diagramme de trémor à 12h56 - INGV Catania

 

08.10.11-13h36-Emot0272.jpg

 

Vers 13h.36, la trace d'une coulée est visible durant une dizaine de minutes, avant qu'une purée de pois ne s'installe sur le sommet et cache l'éruption.

De 13h45 à 14h40, les webcams sont inopérantes.

 

08.10.11-14h-45-Env0295.jpg             Un important panache de cendres se distingue de la couverture nuageuse - webcam INGV

 

08.10.11-3h05-loclinguaglossa000M.jpg                           Webcam de Linguaglossa - 15h 05 clair obscur sur le panache.

 

Vers 14h40-45, un panache de cendres commence à se différencier des nuages qui enveloppent le sommet .... ceci correspond au paroxysme de l'éruption, visible sur le sismogramme.

 

08.10.11-sismo-total.JPG                Sismogramme récapitulatif, montrant un climax entre 14h45 et 15h15 - INGV

 


Vers 15h10, une trouée dans les nuages laisse apercevoir la coulée de lave dans la Valle del Bove.

 

08.10.1115h08-onetech.JPG                Coulée de lave dans la Valle del bove vers 15h10 - webcam Etnatrekking /onetech

 

Aux environs de 15h40, le trémor retombe ... le paroxysme se termine, et les coulées vont diminuer.

 

08.10.11-tremor--fin-EBELZ.gif                                   15h45 retombée du trémor - diagramme INGV


Suprême vexation, l'éruption se termine et le sommet se dégage, laissant apercevoir le cône du nouveau cratère sud-est et la coulée de lave.

 

08.10.11-3h45-loc-onetech.JPG              Le sommet se découvre ... il est 15h45 et le 16° paroxysme se termine - webcam onetech.

 

D'autres précisions suivront dans la mesure de leur fourniture par les observateurs sur place.

 

Sources :

- INGV Catania - webcams et sismogrammes

- Etnatrekking et Radiostdi7 : webcams.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Il y a quelques 120 millions d’années, une masse importante de granit a percé la croûte terrestre et fait intrusion dans le sous-sol du nord de l’actuelle Namibie.

Connue comme "Dâures " ou montagne brûlante par les Namibiens, elle est aussi appelée massif du Branberg, par les Afrikaners… en raison de son apparence au coucher du soleil ; ce phénomène est du au feldspath, un composant du granit, qui peut prendre une teinte rouge sang.

Le point culminant atteint 2.573 mètres au "Königstein", pour une masse d’environ 650 km², ce qui en fait la plus haute montagne du plus vieux désert de la planète.

 

  Brandberg.jpg

    Namibie - Le Brandberg, intrusion granitique mise à jour par l'érosion - photo Voyage nature Namibie

 

Brandberg---Konigstein--ph.mariusba.JPGLe Königstein, point culminant du Brandberg, arbore des teintes rosées qui passeront au rouge sang au coucher du soleil - photo Mariusba.

 

Cette intrusion a jailli par une cheminée volcanique de 25 km. de diamètre , puis a été exposée par l’érosion après la rupture du Gondwana et la séparation des continents américain et africain.

La datation à 120 Ma coïncide avec la période d’extinction massive des dinosaures ; au nord du Brandberg, dans "la forêt pétrifiée", on retrouve des exemplaires fossilisés de conifères, long de 30 mètres, signes de la couverture végétale extensive et d’un environnement humide. Dans la même zone, on retrouve des traces de tillite, laissée par un retrait d’énormes glaciers, couvrant le sud africain au début de l’ère Karoo.

Le désert du Karoo s'est formé il y a deux à trois cents millions d'années. Une brusque montée des eaux recouvrit alors ce qui était une forêt tempérée. Après avoir été un marécage à l'époque des dinosaures, le Karoo est de nos jours une région aride, presque totalement privée d'eau en surface à l'exception de brèves périodes où les orages gonflent les rivières asséchées accélérant alors l'érosion.

 

Burning-mountain---Namibie.JPG                         Le Brandberg - Burning mountain - vu de l'espace - photo Nasa


Lors d'une seconde étape, intervenue il y a 130 millions d'années, une éruption volcanique recouvrit la région de lave basaltique ; la couche de basalte atteint par endroit 800m. d’épaisseur …on en retrouve des restes qui forment les monts Goboboseb, à 35 km. au sud-ouest du Branberg.

Des couches horizontales de basalte et des dykes de dolérite sont une évidence du développement géologique complexe du Branberg.  

Un anneau de roches sombres aux parois abruptes enserre l’intrusion granitique : la chaleur générée par l’épisode volcanique a cuit et durci les roches du Karoo qui sont visibles comme une série de terrasses sombres autour du Brandberg et près du sommet.

Une inclinaison de ces roches vers l’intérieur indique que la masse granitique s’est d’abord élevée puis s’est abaissée … une subsidence a suivi l’intrusion.

 

Wei-e_Dame_Brandberg--rec.jpg   Fresque de la Dame Blanche - la partie de droite est "interprétée ci-dessous - d'après une photo Harald Süpfle


ph.Messir---wiki-ru--.jpg

                 Fresque de la Dama Blanche - dessin interprétatif - doc. Messir

 

Le peuplement humain de la région du Brandberg est très ancien : au pied de la montagne, on retrouve des zones recouvertes d’artefacts datant du milieu à la fin du Pléistocène, soit environ 500.000 ans. Les produits érosifs se sont mêlés à ceux laissés par l’occupation humaine.

La montagne elle-même ne montre que des sites pus récents, datés des derniers 10.000 ans, incluant un grand nombre d’endroits avec des peintures rupestres. La concentration des sites dans cette montagne est justifiée par des conditions climatiques plus arides à l’époque ; chaque zone de peuplement est centré sur un ou plusieurs grands sites de peintures rupestres, montrant des détails de la vie culturelle quotidienne et des célébrations.

Ces communautés de chasseurs n’étaient pas isolées … des coquillages et pierres insolites retrouvées témoignent de mouvements et d’échanges avec d’autres populations.

 

 

La "fresque de la Dame blanche", datée de 4.000 ans, a été découverte en 1918 par le géologue et explorateur allemand Reinhard Maack alors qu'il explorait le massif du Brandberg. Il fut, d'après ses dires, particulièrement impressionné par la figure centrale, qu'il décrivit comme étant un "guerrier".

Les notes écrites par Maack furent reprises par l'abbé et anthropologiste Henri breuil alors qu'il était en visite au Cap. C'est alors que l'appellation Dame blanche fut trouvée, en référence au personnage central, qui, selon Breuil lui-même, allait le hanter pendant plusieurs années.

Cette fresque est peinte sur un pan de rocher de 5,5 m x 1,5 m. et est une œuvre des bochimans, comme toutes les nombreuses autres peintures qu'on leur a attribué dans le Brandberg, mais aussi dans tout le Damaraland.

On considère généralement que cette fresque reproduit une sorte de danse rituelle, et que la Dame Blanche n'est autre qu'un chaman, peut-être celui qui a peint cette fresque. Cette dame blanche serait en fait un homme, car on peut voir un pénis dessiné. Ce serait un chaman, car couleur blanche de son corps représenterait des peintures rituelles, et il arbore également des décorations corporelles. Il tient dans ses mains un arc et un calice. À cause de la présence des animaux, notamment les oryx, et de l'arc du chaman, on a longtemps pensé que cette peinture représentait une scène de chasse. Mais comme le chaman est la seule figure humaine clairement représentée, toutes les autres étant réduites à de simples silhouettes, l'hypothèse de la danse rituelle ou du produit d'une transe chamanique est plus courante. Cette hypothèse de la transe est d'autant plus plausible qu'un des oryx a des jambes humaines.

 

 

 Sources :

- Journal of Petrology - etendeka volcanism of the Goboboseb mountains and Messum Igneous complex ... - link

- Minéraux des Goboboseb mountains - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Chili - Villarica :

 

Une annonce du POVI - Proyecto Observacion Villarica Internet, fondé en 1996, nous révèle une activité notable du Villarica.

Le 17 septembre, la paroi interne SSO. du cratère, enneigée et glacée, était couverte d'une fine couche de cendres.

Le 19 septembre, une montée rapide du niveau du lac de lave, situé dans un pit crater de 40 m. de large, cause la fonte des glaces et neiges sommitales internes.

Le 26 septembre, on observe des explosions stromboliennes et des dépôts de tephra sur le rebord est du cratère.

Le 27 et le 30 septembre, les webcams enregistrent une incandescence du lac de lave, reflétée sur les nuages le dominant.

Le 2 octobre, on peut voir sur une photo du POVI une large frange de dépôts pyroclastiques émis par les explosions de septembre et des traces laissées par des bombes d'un diamètre d'environ 50 cm.

Entre 10h.19 et 10h.22, le même jour, l'effondrement de la lave soudée au mur de la cheminée génère en quelques minutes des émissions de poussières, qui ont perturbé les émissions de gaz durant des heures.

 

vent_cross_section-Villarica---J.B.Johnson---POVI.gif                 Schéma du lac de lave du Villarica établi par J.B.Jonhson en début d'année - POVI

 

Kamchatka - Shiveluch :

 

Le KVERT rapporte l'extrusion de lave au niveau du dôme, après les fortes explosions du 3 au 5 octobre. Ces explosions sont liées à l'émission de panaches entre 6.000 et 9.000 mètres du 3 au 5.10, et entre 4.500 et 5.000 mètres les 5 et 6.10.2011.

Les satellites notent une forte anomalie thermique au niveau du dôme.

L'actuel niveau d'alerte aviation est orange, avec un risque d'élévation au rouge, niveau maximum : des explosions avec panache à 10.000 m. sont possibles, affectant dans ce cas le trafic aérien. 


 

Shiveluch-06.10.2011-Y.Demyanchuk-KVERT.jpg                           Shiveluch le 06.10.2011 - photo Y.Demyanchuk / KVERT

 

Islande - Katla :

 

Une période d'instabilité marque le volcan Katla, couvert par la chape glaciaire du Myrdalsjökull, depuis le mois de juillet, durant lequel une débâcle glaciaire brève a été associée à un accroissement de la sismicité.

Dans les premières heures du 5 octobre, un intense essaim de séismes a été enregistré dans la caldeira du Katla, le plus important étant de magnitude 3,7. ; la plupart ont un hypocentre peu profond,situé dans la zone des 5 km.

Les services de l'IMO - Icelandic Met Office - surveillent le volcan de près. La dernière éruption, à briser la surface du glacier, remonte à 1918 et a duré un mois.

 

  

                         Earthquake location   06 Oct 08:25 GMT

Map of earthquake epicentres

            Time and magnitude of earthquake   06 Oct 08:25 GMT

Graph showing earthquake timing and magnitude

 

On aperçoit bien le tir groupé de séismes en gris-bleu foncé sur le diagramme et la localisatin intra-caldeira ( doc. IMO)

 

 

Costa Rica - Rincon de la Vieja :

 

Comme signalé lors du dernier bilan hebdomadaire, l'Ovsicori a analysé l'activité phréatique du Rincon de la Vieja les 27-29 septembre.

Le volcan avait éjecté des sédiments qui ont couvert les parois du cratère ; une partie de ceux-ci a été lessivé par les eaux, et a changé la qualité des eaux dans les divers drainages jusqu'à 18 km. du cratère, entrainant la mort de poissons.

Les données de déformation et de températures n'indiquent aucun changements significatifs.

 

InfcampoRincon279114.jpg

Rincon d la Vieja - le crater activo est chargé par la convection des sédiments et bien fumant - doc. Ovsicori-Una.

 

L'actualité sur le Nabro, El Hierro, l'Anak Krakatau et l'Etna ont faits l'objet d'articles récents.

 

Sources :

les divers observatoires cités dans les articles.

 

  

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Publié le par Bernard Duyck
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06.10.2011-EBELZ.gif

 

Info Flash :

Ce diagramme devrait vous dire quelque chose !

L'Etna nous prépare une éruption dans les heures qui viennent ... surveillez les webcams.

 

Source : INGV Catania

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