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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Les îles Crozet sont situées entre les latitudes 45° 95’ et 46° 50’ Sud et les longitudes 50° 33’ et 52° 58’ Est, entre Madagascar et l'Antarctique. Le climat est sub-antarctique, très venteux - incorporé à la laimite des 40°rugissants et les 50° hurlants, les vents y dépassent les 100 km/heure  cent jours par an - , pluvieux et froid, avec une température moyenne de 5°C.

 

Structurellement, on distingue un plateau sous-marin localisé sur le flanc Est de la dorsale sud-ouest indienne, au niveau des anomalies magnétiques 30 et 31. Ce plateau, que matérialise l'isobathe des 2000 mètres, est recouvert par des dépôts de sédiments bien stratifiés identifiés grâce aux anomalies magnétiques 29 au Nord et 31-33 sur le Banc de Crozet, ce qui conférerait au plateau un âge de 54 millions d'années environ.

 

800px-Crozet Map                                  Carte de situation des îles Crozet - doc. Varp


L'archipel est divisé en deux groupes distants de 110 km. environ.

Le groupe oriental est représenté - d'Est en Ouest - par l'île de l'Est, la plus ancienne, puis l'île de la Possession.

Le plateau occidental comprend le volcan de l'île aux Cochons, le plus récent, et aussi au Nord-Est, l'alignement des récifs des Apôtres et au Sud-Est les Pingouins qui sont les deux reliques d'appareils probablement les plus anciens qui ont été démantelés dans leur quasi-totalité par l'érosion marine. Les Apôtres ont été datés entre 5,5 et 2,6 millions d'années soit le Mio-Pliocène.

 

Île ou groupe Superficie
(km²)
Point
culminant (m)
Coordonnées
Groupe occidental
Île aux Cochons 67 Mont Richard-Foy (770) 46°06′S 50°14′E
Île des Pingouins 3 Mont des Manchots (340) 46°27′S 50°23′E
Îlots des Apôtres (1) 2 Mont Pierre (289) 45°58′S 50°27′E
Groupe oriental
Île de la Possession 150 Pic du Mascarin (934) 46°24′S 51°46′E
Île de l'Est 130 Mont Marion-Dufresne (1050) 46°26′S 52°18′E
Îles Crozet 352 Mont Marion-Dufresne (1050) 45°57' à 46°29'S
50°10' à 52°19'E

(1) groupe de deux îles principales (Grande Île et Petite Île) et 20 roches de pinacle

 

 

ile-crozet- Laurent besnard TAAF                         Paysage des îles Crozet - photo Laurent Besnard / TAAF

 

La volcanologie des trois volcans principaux, l’île de l’Est, l’île de La Possession et l’île aux cochons, a été comparée tant sur le plan chronologique que sur celui de leur composition des laves. On distingue trois cycles volcaniques principaux :  

-  le premier cycle correspondrait aux phases 1 et 2 du volcanisme. Il a été identifié dans le soubassement de l'île de l'Est et dans l'Ouest de l'île de la Possession datée du Miocène (8,7 millions d'années). La phase 2 représentée par des épanchements variés de laves sub-aériennes, surmonte en discordance la phase 1 et s'est mise en place entre 5 et 2 millions d'années, soit le Pliocène.

-  le second cycle correspondrait aux phases 3 et 4 du volcanisme et est présent sur les trois îles. Ses épanchements de laves basaltiques et pyroclastites ont été évalués entre 1 et 0,5 million d'années, soit le Pléistocène.  

 

-  le troisième cycle ou phase 5, a produit les nombreux petits cones scoriacés de l'île de la Possession et des Cochons, ainsi que ceux, en nombre plus réduit, de l'île de l'Est. Leur âge est évalué entre 200.000 ans et nos jours.

 

 

L'exploration volcanologique de l'île de la Possession a été réalisée en 1981 par Luc Chevallier.

L'île est un strato-volcan qui s'est édifié au cours d'au moins 5 phases d'activité.

 

Possession - v structure geol                     Carte géologique simplifiée de l'île de La Possession  - L. Chevalier 1982

                      Les numéros et couleurs correspondent aux phases d'activité.


Son centre éruptif est actuellement localisé à l'Ouest (cap de l'Héroïne) où des panneaux faillés et redressés, travaillés par l'érosion marine sont en discordance avec le pendage général du volcan.

Cette première phase (1), la plus ancienne, est formée de hyaloclastites palagonitisés interstratifiés avec des niveaux de fossiles marins (pecten, moule) témoins d'une activité sous-aquatique.

La deuxième phase (2) est visible dans les fonds de vallées et correspond à une activité sub-aérienne d'épaisses coulées de basaltes se terminant par une activité plus explosive de pyroclastites. Des réseaux de dykes annulaires recoupent la phase 2 dans sa totalité. Cette activité se situe entre 9 et 1,3 million d'années.  

La troisième phase (3) s'est déposée après érosion de la surface des laves de la phase 2. Elle débute par un conglomérat basal suivi de pyroclastites interstratifiées de fines coulées de lave et de sills devenant plus abondants vers la fin du cycle. Ces produits ont été amenés par des séries de dykes radiaux centrés sur l'Ouest de l'île. Cette phase s'est déroulée entre 1 et 0,5 million d'année (Pléistocène).

La quatrième phase (4) constitue les entablements d'une dizaine de mètres d'épaisseur couronnant les plateaux. La lave provient de dykes regroupés en un système de rift de direction NW-SE dont les injections rapprochées d'une dizaine de mètres traduisent une extension majeure de la croûte océanique à cette époque. Cette phase a été suivie par une période glaciaire synchrone de celle de l'île de l'Est qui a façonnée notamment la vallée des Branloires.

La phase terminale (5) est représentée par des cônes de scories (mont Branca par exemple et surtout la zone du mont des Cratères) alignés selon les dykes et fractures du volcan primitif. Elle aurait moins de 100.000 ans.

Les laves correspondent à une série de basaltes alcalins et leurs dérivés émis soit sous l'eau (phases 1 et 2 partiellement) soit à l'air libre (autres phases). On note des laves provenant de cumulats d'un réservoir magmatique (ankaramites) et quelques laves de différentiation comme la phonolite du dôme du La Pérouse (début phases 3).


L'étude volcanologique de l'île aux Cochons a été effectuée en 1981 par G. Boudon.

 L'île aux Cochons est un strato-volcan de type central (comme le sont les îles Amsterdam et Saint-Paul). L'appareil s'est édifié au cours de deux phases d'activité dont les foyers se trouvaient au centre et à la verticale de l'édifice actuel.

 

Crozet - Ile aux cochons copie-copie-1                                                        L'île aux Cochons - doc. TAAF


La phase ancienne est représentée par des dépôts de 400 m d'épaisseur de brêches phréatomagmatiques intercalées de coulées de lave d'un mètre d'épaisseur. Ces formations s'observent le long de falaises de faille orientées à l'ENE-WSW au Nord de l'île (Les Cinq Géants) et au SSE-NNW au Sud de l'île (Pointe Sud).

La phase récente s'est produite après la tectonique de faille décrite ci-dessus, de telle manière qu'elle la scelle. Il s'agit de coulées laviques issues du cratère central (mont Richard-Foy) qui est une petite caldeira axiale ouverte sur le Sud. Ultérieurement, uns soixantaine de cônes de scories se sont alignés selon des fractures radiales. Certains de ces cônes adventifs ont une structure de maar avec des dépôts de hyaloclastites. Ce volcanisme récurrent à moins de 5.500 ans. Il doit être rapproché de celui de l'île de la Possession, aussi abondant, et de celui de l'île de l'Est, beaucoup moins présent.

L'importante récurrence volcanique récente de l'île aux Cochons classe cette île parmi les volcans potentiellement actifs.

 

crozet manchotière - Univ.StEtienne                                  Manchottière des îles Crozet - photo Univ. St. Etienne

 

La première reconnaissance volcanologique de l'île de l'Est a été effectuée en décembre 1975 et janvier 1976 par Jean Lameyre et Jacques Nougier, avec un support hélico Alouette II de l'Armée de l'Air. L'île de l'Est est le reliquat d'un puissant strato-volcan fortement érodé par les glaciers quaternaires.

 

Crozet - ile de l'est - JP Langer Monaco copie                                     Ile de l'Est - carte JP. Langer / TAAF


Le centre de l'appareil coïncide avec le centre de l'île. Son cœur (région du col des Rafales) est constitué par des brêches et dykes ayant subi un léger métamorphisme (épidote) injectés de roches plutoniques de type gabbro-diorite, mis en place il y a 8,75 millions d'années (Miocène).

Dessus et en discordance, reposent d'épais niveaux d'agglomérats sur plus de 1000 mètres d'épaisseur (2° et 3° phase). Ces agglomérats sont armés par un réseau dense de filons et dykes qui constituent les reliefs déchiquetés des Monts Duclesmeur et Lesquin. La phase troiss'achève il y a environ 1 million d'années (Pléistocène) par des émissions de laves basaltiques dont la composition varie de l'hawaiite à l'océanite.

L'activité terminale (phase 4) se caractérise par des cônes stromboliens (notamment au Mont Marion). Elle est évaluée à moins de 200.000 ans (certains appareils à moins de 5.500 ans) c’est-à-dire contemporaine ou postérieure à la grande glaciation de calotte qui a recouverte l'île de l'Est, comme l'est aujourd'hui l'île Bouvet dans l'Atlantique Sud.

Cette glaciation a profité du réseau de failles et de dykes, de la nature friable des agglomérats pour modeler des vallées abruptes et courtes. Les falaises qui protègent l'île de toutes parts, sauf aux débouchés des vallées glaciaires, témoignent d'une intense érosion littorale.

En regard à son histoire volcanologique récente, on peut considérer l'île de l'Est comme potentiellement active, mais à un degré moindre que peut l'être la Possession ou les Cochons.

 Les séries de laves s'échelonnent chimiquement des océanites, ankaramites aux basaltes feldspathiques et hawaiites, c’est-à-dire qu'elles correspondent au fractionnement de laves alcalines issues d'une différentiation partielle et sous faible pression du manteau océanique.

 

                              Gorfou doré - Eudyptes chrysolophus - photo S. OuachéeEudyptes chrysolophus- Gorfou doré -Macaroni penguin - ph.

Les îles Crozet abritent quatre espèces de manchots, surtout des gorfous dorés (4 millions d’individus, également appelé gorfou macaroni) et des manchots royaux (sous-espèce patagonicus). Le gorfou sauteur et le manchot papou sont également représentés.

Parmi les autres animaux vivant sur les îles Crozet, on trouve d'autres oiseaux marins : pétrels (pétrels géants, pétrels à menton blanc, petits pétrels), albatros (albatros hurleurs, albatros à tête grise, albatros à sourcils noirs, albatros à bec jaune, albatros fuligineux), skuas, goélands dominicains, et des mammifères marins : otaries, éléphants de mer, orques.

 

Sources :

- Les auteurs des articles sur la volcanologie référencés pour chaque île.

- Géologie des îles Crozet - A. Giret & al. - link

- L'archipel des Crozet - Ile de La Possession - link

- Ornitomédias - Les oiseaux de La Possession - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Sismologie

 

 

10.10.2012 Sumatra - USGSLegend with age and magnitude scale 
Un séisme de magnitude 7,3 vient de se produire à 18h.37 UTC au large de la pointe nord-ouest de l'île de Sumatra, dans l'archipel indonésien. 
L'épicentre est situé à une profondeur de 29,1 km. et distant de 423 km. de Banda Aceh, déjà touchée en décembre 2004 par un séisme suivi d'un tsunami destructeur.
Le centre de prévention des tsunamis du Pacifique / NOAA ne signale pas de risque de tsunami généralisé, bien que l'alerte locale ait été déclenchée.

 

Magnitude 7.3
Date-Time
Location 2.396°N, 93.175°E
Depth 29.1 km (18.1 miles)
Region OFF THE WEST COAST OF NORTHERN SUMATRA
Distances 423 km (262 miles) SW of Banda Aceh, Sumatra, Indonesia
537 km (333 miles) SW of Lhokseumawe, Sumatra, Indonesia
951 km (590 miles) W of KUALA LUMPUR, Malaysia
1789 km (1111 miles) WNW of JAKARTA, Java, Indonesia
Location Uncertainty horizontal +/- 16.3 km (10.1 miles); depth +/- 8.1 km (5.0 miles)
Parameters NST= 75, Nph= 75, Dmin=504.3 km, Rmss=1.49 sec, Gp= 68°,
M-type=regional moment magnitude (Mw), Version=6
Source
  • Magnitude: USGS NEIC (WDCS-D)
    Location: USGS NEIC (WDCS-D)

 

 

Sources :

- USGS earthquake hazards program - link

- CSEM - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

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                            Paysage des Terres australes - Iles Kerguelen - photo Olivier Duriez


Le Territoire des Terres Australes et Antarctiques Françaises, communément appelé TAAF, constitue depuis la loi du 6 août 1955, un territoire d'outre-mer de la France, actuellement composé de cinq districts.

Trois d'entre eux sont subantarctiques et situés dans le sud de l'océan Indien : les Kerguelen, les îles Crozet et les îles Saint-Paul et Amsterdam. Un quatrième est composé d'îlots, pour la plupart dans le canal du Mozambique, les îles Éparses. Le cinquième est une portion du continent antarctique, la Terre Adélie.

 

TAAF-fr Aotearoa                  Les TAAF , les Terres Australes et Antarctiques Françaises - doc. Aotearoa

 

Les terres australes ont été annexées aux 18°- 19°siècles.

L'archipel des Kerguelen fut découvert en 1772 par Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, et quatre ans après par James Cook.

Nicolas Mario-Dufresne découvrit en 1772 l'archipel de Crozet, du nom de l'officier en second, Julien Crozet, qui y débarqua pour en prendre possession au nom de la France.

L'histoire des îles Saint-Paul et Amsterdam est liée, suite à leur proximité géographique sur l'ancienne route maritime des Indes. L'île amsterdam est mentionnée dans le journal de l'expédition de Magellan, aperçue en 1522 par le basque Juan Sebastian Elcano. Saint-Paul apparait en 1599 sur une carte portugaise sous le nom de Nao Sao Paulo.

En 1892, le navire "Le Bourbonnais" reprend possession des deux îles au nom de la France ; elles seront rattachées en 1924 à Madagascar, alors colonie Française.

 

DGALN carte-rnf-credit-taaf

  Les districts des Terres australes : les îles Crozet, les îles Kerguelen, l'île saint-Paul, l'île Amsterdam - Doc. site TAAF.


Les trois Districts des Terres australes (îles Crozet, îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) sont tous caractérisés par leur environnement océanique, situés entre les 40° rugissants et les 50° hurlants, et leur nature volcanique :

  • Saint-Paul et Amsterdam sont situés sur la dorsale Est-Indienne ;
  • les îles Crozet sur un plateau océanique sur le flanc Est de la dorsale Ouest Indienne ;
  • les îles Kerguelen sur un vaste plateau asismique entre les deux branches de ces dorsales.

Ces données fondamentales induisent les caractéristiques spécifiques (nature, environnement, géopolitique, économie) de ces terres.

 

lavas-from-Afanasy_Nikitin-rise-and-crozet1.jpg

 

Carte simplifiée avec les limites de plaques (Africaine - Antarctique - Australienne et Indienne) et diverses structures de l'Océan Indien (Afanasy-Nikitin Rise  - CMLR 5 Chagos-Maldive-Laccadive Ridge  - 90ER 5 Ninetyeast Ridge - 85ER 5 85°E Ridge.) - d'après Curray & Munasinghe / J.J.Mahoney

 

Dans chacun de ces districts, où il n'y a pas de population permanente, il existe une base à vocation scientifique. L'administration des TAAF est responsable de la gestion fonctionnelle de ces bases ; l'IPEV – l’Institut polaire Français Paul Emile Victor -  assure quant à lui la responsabilité des programmes scientifiques qui y sont développés.

 

 

Les îles françaises de Crozet, Kerguelen et Saint-Paul et Amsterdam abritent la diversité spécifique d’invertébrés et de plantes la plus importante des îles subantarctiques.

Les vertébrés sauvages y constituent les biomasses les plus riches de la planète. Plantes et animaux présentent des adaptations originales développées au cours de plusieurs millions d’années d’évolution dans un isolement total, au sein de l’océan austral, à des milliers de kilomètres de tout continent.

 

marion dufresne - TAAFLe navire océanographique "Marion Dufresne " , seule desserte des îles Australes - doc. site TAAF.


La desserte des bases subantarctiques est assurée par le "Marion Dufresne", navire océanographique, à partir de l’île de La Réunion. Les relèves ont lieu tout au long de l'année, mais l'activité logistique est la plus intense en été austral. D'autres navires que le Marion Dufresne fréquentent ces îles, le plus souvent en liaison avec les activités de pêche entreprises dans les zones économiques exclusives (ZEE) des Taaf.

 

Sources :

- TAAF - Territoire des Terres australes et Antarctiques Françaises - link

- IPEV - Institut polaire Français Paul Emile Victor - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Nous avons parlé en décembre de l'archipel de Tristan da Cunha, dans l'Atlantique sud, et de l'île de la Désolation, qui a dû être abandonnée en 1961 suite à la dernière éruption de son volcan.

 

112076

 

Un lecteur m'a fourni une référence bibliographique intéressante à ce H.-Bazin---les-bienheureux-de-la-desolation.jpgsujet : "Les bienheureux de la désolation" , écrit par Hervé Bazin et paru en 1970.

 

Son récit, bâti sur l'histoire véridique des 264 habitants de Tristan, relate l'éruption depuis ses prémices, jusqu'à l'évacuation des habitants qui furent rapatriés en Angleterre. Outre cette première partie, fort intéressante et qui se lit comme un policier, le roman parle aussi du choc des cultures attendant cette population restée à l'écart du monde durant plus d'un siècle, coupée des avancées scientifiques et techniques.

Elle n'a pu se faire à la société de consommation qui lui était proposée et regrettant leur mode de vie calme et communautaire, les évacués voulurent regagner leur village ravagé, sous le cratère encore fumant.

Le roman, paru peu après les évènements de mai 1968, philosophe sur les relations entre l'homme et le progrès.

Une critique du roman par un journaliste anglais, R.W. Deacon, est reprise en page de garde :

"A l'heure où partout la jeunesse conteste notre société, le refus de la communauté de Tristan, retournée à son rocher dévasté (à quinze pour cent près, tout de même), est il significatif ? L'inadaptation, la nostalgie se mêlent en cette affaire aux exigences de la liberté, au goût d'une vie proche de la nature, au rejet de nos superflus. Le plus étonnant, c'est qu'après avoir pu crier non à notre société, les insulaires aient pu, sans se trahir, dire oui à la technique et se transformer en sages de la modernité!  "

 

Intéressante description de cette île volcanique, de ses habitants et de leur relation à la civilisation moderne ... à lire !

 

Quelques timbres qui illustrent cet épisode éruptif dramatique et l'évacuation des îliens :

 

201127-Volcano-Pt1-25p.jpg201127-Volcano-Pt1-35p.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

201129-Volcano-Pt1-2.00p-sheetlet.jpgDoc. Tristan Post Office / Tristandc.com - 1961 Volcano Series - Part 1
(50th Anniversary of the eruption & evacuation) - Issue date: 10th October 2011

 

Sources :

- Site officiel de Tristan da Cunha - link

- Sur ce blog : L'archipel Tristan da Cunha, l'île Tristan - link  

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

LascarFlow.jpg

                 Le volcan Lascar et ses coulées de lave - Antony Van Eeten


Le SERNAGEOMIN fait état, dans son rapport du 5 janvier, d'une augmentation de sismicité au Lascar - nord Chili, qui vient d'être placé en alerte niveau jaune. Au cours des dernières 26 heures, l'observatoire a relèvé 326 séismes de type volcano-tectoniques (VT).

L'ONEMI (chilean Emergency Management) a de ce fait rehausser le niveau d'alerte de la commune de san Pedro de Atacama, et se prépare à de possibles évacuations de mineurs et de touristes présents dans cette Lascar-19-20.04.1993---Ricardo-de-la-Pena.jpgzone.


Lascar : colonne éruptive du 19-20 avril 1993

Photo by Ricardo de la Peña, 1993 (courtesy of Oscar González-Ferrán, University of Chile).


L'activité récente du Lascar est essentiellement caractérisée par la formation de dôme dans le cratère sommital, suivie de collapsus et d'éruptions vulcanienne à plinienne, avec la production d'une importante colonne éruptive, comme celle d'avril 1993 (in GVP : VEI 4 ). De petites explosions suivies de retombées de candres à proximité se sont aussi produites au cours de la dernière décade.

 

 Canaries - El Hierro :

Depuis le 4 janvier, le volcan sous-marin situé au large de La Restingua connait un regain d'activité avec le renforcement de la zone de turbulence, marquée par l'émission de vapeur le 6 et une tache plus brune chargée en matériaux cendreux . Dans la journée du 7et la nuit du 7-8  janvier, de nombreuses remontées de "restingolitas", fragments de lave de nature non encore précisée, ont été fimés par Involcan / Guardia civil.

Cette activité est associée à un signal de trémor stable.

L'activité sismique reste modérée pour le moment, avec un nombre total de séismes atteignant 11.976 évènements depuis le 19 juillet 2011. (Avcan)


07.01.2012---Involcan.jpgTache brune du aux remontées cendreuses - zone verte en relation avec l'acidification des eaux - 07.01.2012 - photo INVOLCAN / GUARDIA CIVIL 


07.01.2012 - webcam

                                                        07.01.2012 - image Webcam

 

07.01.2012-restingolitas.JPG               Restingolitas bien fumants - 07.01.2012 - photo INVOLCAN / GUARDIA CIVIL

 

 

              Vidéo du 07.01.2012 - images INVOLCAN / GUARDIA CIVIL

 

 

Sources :

AVCAN - INVOLCAN / Guardia Civil.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Ces photographes qui nous enchantent

Ses préférences vont "au reportage, principalement les volcans et les peuples indigènes, vivant dans des conditions extrêmes et qui ont un autre regard que nous sur la vie et la mort " , comme elle le dit dans une interview.
C’est une exception dans le monde fermé des journalistes-photographes illustrant les volcans, et rarement ouvert aux femmes : Ulla Lohmann.

 

Ulla-Lohmann.JPG

Ulla Lohmann, et son légendaire sourire - photo de Pierre-Emmanuël Rastoin / artikel in German DB mobil. - Avec l'aimable autorisation d'Ulla Lohmann / Facebook.

 

Cette jeune allemande a su, en quelques années, s’imposer dans le milieu et collabore avec des magazines prestigieux et des chaines de TV , pour n’en citer que quelques uns : National Geographic, GEO, Stern view, Science, la BBC.

Née en 1977, elle remporte dès 1996 le concours concours "Jugend Forscht" destiné aux jeunes scientifiques, en reconstruisant un fossile d'amphibien.
Diplômée en Géographie et journalisme à Mainz en 99, elle travaille en tant qu'assistante-caméra pour le National Geographic au Vanuatu.
En 2001, elle est diplômée de photo-journalisme et management de ressources naturelles à l’Université Australienne James Cook.
Elle devient membre de l’association photo FREELENS et rejoint l’agence LOOK un an plus tard.

Entretemps, elle parcourt les îles du Pacifique en voilier, et de nombreux endroits en Australie, participant à une expédition scientifique sur l’art rupestre ou plongeant sur le grande barrière.
En 2001, le Tarvurvur est en éruption, et Ulla parcourt la région en solo … " the country the most dangerous outside a war zone ”. Puis ce sera la Papouasie-Nouvelle Guinée : au cours de trois voyages successifs, elle s’intéresse aux momies et aux rites funéraires, photographie plantes et animaux nouvellement découverts.

 

ulla_lohmann.jpg  Momies de Nouvelle-Guinée -  dans GEO Germany mai 2010 - avec l'aimable autorisation d'Ulla Lohmann.

 

Son récent film, produit par National Geographic et John Rubin, «Lost Momies of New Guineas" a remporté un Emmy Award.
De janvier à juillet 2007, elle parcourt l’Afrique avec un team de Citroën – old timer. En 2008, c’est un reportage pour une expédition dans les Andes avec BMW Motorrad.

 

08_BMW_5903-Andes.jpg                    Dans les Andes en janvier 2008 - photo Olivier Rupert / Ulla Lohmann site.

 

De plus, deux fois par an, elle conduit pour VolcanoDiscovery et Terra discovery tours des expéditions à la découverte des volcans et des peuples du Pacifique … elle avoue d’ailleurs un faible pour le Vanuatu : " Vanuatu is like a large adventure playground. There is so much to do, so much to discover- and the people are incredibly peaceful and friendly ".

 

30127_409921131440_645396440_4658689_7035315_n.jpg  Vanuatu mai 2010 - sur fond d'explosion du Yasur - photographiée par mon ami Antony Van Eeten.

 

ulla---ph.jpg      Sous les cendres du Vanuatu - photo Benoit Demarle / avec l'aimable autorisation d'Ulla Lohmann / Facebook.

 

Difficile de la suivre ... elle pratique la plongée sous-marine, l'alpinisme, parle couramment six langues, en plus des dialectes des peuples isolés qu'elle apprend au fur et à mesure de ses rencontres. Comme le dit Paperblog, "son regard, franc et humain, est celui d'un ethnologue, et sa photographie, celle d'un grand reporter

 

Ses projets pour 2012 :
- Workshop Expedition-Photography: Easter 2012 (04.04.- 08.04.2012) and Summer 2012 (24.06.- 28.06.2011)
- Expedition Papua New Guinea: 06.08.- 01.09.2012 in cooperation with VolcanoDiscovery and TerraDiscovery
- Expedition Vanuatu: 3.-16.9.2012 in cooperation with VolcanoDiscovery and TerraDiscovery

 

Quelques superbes réalisations, à voir sur son site :

- " Ash City, Papua New Guinea " : 15 ans de poussières, une histoire de survie, d'espoir et d'obstination. - link

- " American gods, cargo cult in vanuatu" : les dieux doivent être américains - link

- " Mummies in Papua New Guinea " : des momies sauvées de l'oubli - link

 

 

Ulla  se raconte :


 

Sources :

- Ulla Lohmann , Expedition Photography & Film - link

- Arte reportages - "un volcan dans le viseur" 2010 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Barren-island---1991---D.Haldar-GSI.jpg                        Barren island - éruption en 1991 - photo D. Haldar / GSI.

 

Un récent reportage sur les îles Andaman, un territoire dépendant de l’Inde, a remis en lumière le seul volcan actif que possède ce sous-continent : Barren island.

 

de-Seth---al.-2009-GVP.jpgTectonique du la région avec situation de l'arc volcanique et des iles Andaman - Siebert, and others, 2010-  Taken from Sheth and others (2009) and from BGVN 36:03.

 

2911and1.jpg         Situation géographique de B - Barrenisland, N - Narcondam island, et Baratang island.

 

Barren island fait partie d’un arc volcanique s’étendant entre Sumatra et le Myanmar. Cet arc double la fosse Sunda-Banda et la fosse des Andaman, avec une zone d’expansion en mer des Andamans, reliant la faille de Sumatra à la faille de Sagaing.

 

Barren-island---Haldard---al.-GSI.pngSituée à 135 km au nord-est de Port Blair dans les îles Andaman, cette petite île , à l’aspect aplati, est en fait le sommet d’un stratovolcan de plus de 2500 m. de hauteur. Elle est inhabitée et culmine à 354 m. ; son sommet est occupé par une caldeira de 2.000 mètres de diamètre, dont les parois hautes de 250-350 m. s’ouvrent à l’ouest sur la mer. Elle fut créée au Pléistocène lors d’une éruption explosive majeure qui a produit des coulées et surges pyroclastiques.

 

Carte géologique avec les coulées de 1991-1995. from Haldar and others (1992); courtesy of the GSI.


Les éruptions historiques, répertoriées à partir de 1787, ont formé un cône de pyroclastes à l’intérieur de la caldeira, et les coulées émises en ont recouvert le fond, débordant et arrivant jusqu’au rivage , comme en 1991 et 1995.

L’activité au 20°siècle est caractérisée par 4 périodes éruptives : 2000, mai 2005 à décembre 2007, mai 2008 à avril 2010, septembre 2010 à 2011.

 

Barren-island--28.05.2005--Indian-coast-guards.jpg                     Barren island - l'éruption du 28.05.2005 - photo Indian coast guards.

 

En 2005, l’activité a été de type strombolien, tant explosive qu’effusive.

Une analyse des échantillons de lave montre un basalte moins concentré en SiO2 qu’en 1994-95  (49,8% SiO2), les laves étant riches en mégacristaux de plagioclase.

 

N_Barren-Jan-2009-Note---GSI3.jpg   Barren island - janvier 2009- on distingue deux évents éruptifs différents - doc GSI.

 

                                      Barren island - entrée de la lave en mer, en 2009.

 

 

En janvier 2011, une équipe du GSI – Geological Survey of India -  a passé une semaine d’observation sur l’île ; ils y ont constaté une activité de type strombolien, moins intense qu’entre 2005 et 2009, qui se développait sur un double évent ouvert sur le cône de l’éruption 1991-95. De fréquentes projections, à une fréquence moyenne d’une dizaine de minutes, montaient à environ 150 mètres. L’activité effusive importante a donné des coulées qui ont dépassé le mur d’enceinte de la caldeira au NNO. et ont rejoint la mer.

La taille du cône est ainsi passée de 350 m. en 2005 à plus de 500 m., avant de s’effondre partiellement, en générant une coulée pyroclastique.

 

Narcondam_island---ph.-Kalyanvarma.jpg                                                 L'île Narcodam - photo Kalanvarma.

 

L’île N arcodam est une petite île volcanique, située dans le même contexte tectonique que Barren island, à 200 km au nord-est de celle-ci. De nature andésitique, elle mesure 3 km. sur 4 et s’élève à 710 m. au dessus du niveau marin. Elle est classifiée comme volcan éteint par le GSI. Son nom dérive du sanskrit "naraka-kundam", signifiant "puit de l’enfer".

En début 2005, on rapporte que de la boue et de la fumée sont issues du volcan … il s’agit en fait d’une réactivation d’un volcan de boue, suite au fort séismes qui a touché Sumatra en décembre 2004 (voir rapport du GVP, en sources).

 

A noter qu’un autre volcan de boue fut réactivé sur Barantang island / Andaman, après le séisme de Banda Aceh. Ces extrusions de boue, de fluides et de gaz sous forme de "volcans" sont souvent associées à des failles actives et des champs pétrolifères ; la boue est émise à des températures assez élevées pouvant atteindre 800°C.


                                               Volcan de boue de Baratang island

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Barren island

- Global Volcanism Program - false report of Andaman islands eruptions / 2004.

- GSI / the Barren island volcano- Explosive Strombolian type eruption observed during January, 2009

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Sakurajima - Japon : toujours très actif, et vraisemblablement auteur de la première explosion de l'année 2012.

 

 

  Etna - 1° paroxysme 2012 : 4 & 5 janvier.

 

Toutes les phases de ce paroxysme dans cette vidéo de Klaus Dorschfeldt / Etna walk : activité strombolienne, fontaine de lave, panache chargé, épisode hydromagmatique et coulée pyroclastique ... L'Etna a sorti le grand jeu, les photographes aussi !     


 

 

Nyamuragira - RDC :

Les seules nouvelles proviennent du satellite EO-1 / ALI de la Nasa qui nous montre une coulée de lave active et un panache chargé en SO2.

Sur l'image en fausses couleurs, la coulée apparait en rouge-orange, vue en lumière IR / ondes courtes.

 

nyamuragira_ali_2012003_swir.jpg

RDC - Event et coulée du Nyamuragira - panache de SO2 bleuté en direction SO. - on aperçoit aussi le sommet du Nyiragongo et le point chaud formé par son lac de lave.

NASA Earth Observatory images by Jesse Allen and Robert Simmon, using ALI data from the EO-1 Team.- 03.01.2012 - Instrument : EO-1 - ALI

 

 

Erebus - Antarctique : le lac de lave le plus au sud de la planète est bien actif et dégaze en ce début d'année.

 

01.12.2012-Mevo---Erebus.jpg                                     Le lac de lave de l'Erebus - photo MEVO 01.01.2012

 

Poas - Costa-Rica :

Depuis la mi-décembre, le dôme du Poas, situé en bordure de la laguna Caliente, exhibe une nouvelle cavité, qui présente de petites éruptions de type geyser et une cascade d'eau, de boue et de débris mélangés.

Ces geysers continus, d'une hauteur de 5 à 6 mètres, injectent dans l'environnement une bruine acide irritante pour la peau et les yeux. Le processus d'expulsion de matériaux retravaillés par le geyser concerne des blocs énormes. Le cycle d'infiltration, le chauffage et l'expulsion de gros volumes de liquide peuvent de plus influer à la baisse le niveau du lac... avec les conséquences néfastes pour l'environnement déjà connues par le passé.

 

InfPoas-16.12.jpg                      Le geyser de boue du Poas en fin décembre - photo E.Duarte / Ovsicori

 

Source : OVSICORI-Una - Géiser y Cascada de Lodo en Nuevo Cráter del Volcán Poás. - (Informe de campo del 16 de diciembre de 2011)

 

El Hierro - Canaries :

En ce début d'année, le volcan sous-marin actif au sud de La Restingua a émis des pyroclastes fins au sein d'une zone de bouillonnement bien définie, brune en son centre. La tache verte s'est étendue vers l'est sous l'effet des courants marins.

Aucune nouvelle de la composition des "restingolitas" nouvellement recueillis, qui devrait logiquement différer de celle des premiers échantillons.


 

02.01.2012---4-Involcan.JPG

El Hierro - la zone d'éruption sous-marine au large de La Restingua - photo Involcan / Guardia Civil - 02.01.2012.

 

Zubair groupe - Mer Rouge / Yémen :

Alors qu'El Hierro ne nous gratifie que d'un changement de couleur des eaux de surface, celui-ci débouche sur une belle éruption surtseyenne, et une ébauche d'île bien visible, sur cette vidéo de fin d'année 2011. Au 1° janvier, il ne présentait plus qu'un panache de vapeur.


 

Lewotolo - Petites îles de la Sonde :

Après un relèvement de son niveau d'alerte, à 3, le 3 janvier suite à du trémor, le Lewotolo a produit un panache de cendres le 04.01, provoquant l'évacuation spontanée de quelques 400 personnes, en direction de Lewoleba.

Des témoignages indique qu'une odeur de soufre est perceptible jusqu'à 7 km. du volcan, dont la végétation est détériorée par les gaz. (Activolcans)

 

Lewotolo----11.2010-Nick-Hughes.jpg       Le Lewotolo fumant légèrement en novembre 2010 - photo Nick Hughes / Gunnung bagging.

 

Situé sur une péninsule connectée par un isthme à l'île de Lembata (Lomblen), ce stratovolcan culmine à 1.423 m.; il possède deux cratères, respectivement de 900 sur 800 m. et de 250 sur 200 m. Ses éruptions historiques ont été de type explosif au départ du cratère sommital, la dernière datant de 1951.

Les laves du Lewotolo sont intéressantes à cause de la présence de la rare zirconolite - CaZrTi2O7 (trouvé aussi dans la région du Laacher See).

 

Global Volcanism Program - Lewotolo

Des photos de ce volcan rarement évoqué sur le site de Pascal Blondé - link

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Le cratère sud-est de l'Etna a été marqué hier soir à partir de 20heures par de l'activité strombolienne, difficilement perceptible sur les webcams en raison de la couverture nuageuse. L'intensité et la fréquence des explosions a augmenté au cours de la nuit.

 

04.01.2012---webcam-Linguaglossa--22h20.jpg                        Etna - activité strombolienne du 04.01.2012 - 22h20 - webcam Linguaglossa

 

04.01.20120-tremor.jpg                                     Montée du trémor vers 23 h. - doc. INGV Catania

 

05.01.2012 00h57                                                               Etna - 05.01.2012 / 00h 57


Une coulée de lave a été émise, à 4h (UTC +1), de la fissure située sur le flanc SE du cône de scorie.

 

Entre 5h30 et 6h (UTC+1), l'activité a évolué vers l'émission de fontaines de lave atteignant leur paroxysme vers 6h45, avec la formation d'un panache chargé en pyroclastes montant à plusieurs km. de hauteur.

 

05.01.2012---6h44.jpg                 Etna - fontaine de lave vue du Pizzo - webcam Etnatrekking 05.01.2012 -  06h44

 

05.01.2012-6h46.jpg

                                 Etna -  fontaines de lave et coulée à 06h46 le 05.01.2012

 

05.01.2012-6h51-Emot0137.jpg                         Etna - image thermique du 05.01.2012 - 06h51 locale - doc. INGV Catania

 

05.01.2012-7h18.jpg                                     Etna - panache à 07h18 le 05.01.2012 - webcam etna sud.


L'émission de bombes incandescentes sur les côtés du cône et à sa base a généré, au contact de la neige recouvrant depuis quelques jours le sommet, une explosion de type hydromagmatique, responsable de lahars et de coulées pyroclastiques.

L'activité a commencé à se réduire vers 8h05, pour s'arrêter à 8h20.

 

05.01.2012---8h26-pizzo.jpg                     Etna - tout est terminé - webcam etnatrekking 05.01.2012 - 08h26.

 

05.01.2012-7h30-EBELZ.gif                         Etna - retombée du trémor à 7h30 locale (8h30) - doc. INGV Catania

 

Il faut attendre maintenant le rapport officiel de l'INGV pour "nommer" cet épisode volcanique : 1° paroxysme 2012 ... ou 19° paroxysme du nouveau cratère sud-est ?

 

Sources :

- Etna walk

- Boris Behncke

- webcam Etnatrekking, etna sud, INGV Catania

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une grande dépression causée par l’activité phréatomagmatique appelée la Hoya de Cerro Gordo , ou encore Barranco Varondillo, est parsemée de routes et de carrières ouvertes dans ce volcan.

 

Cerro-Gordo---Los-volcanes.JPG                Entaille dans le Cerro Gordo - photo uclm / Los Volcanes / E. Gonzalez Cardenas

 

Cerro-Gordo---maar-de-barranco-Varondillo.JPGLe Cerro Gordo et le maar de Barranco Varondillo - photo uclm / Los Volcanes / E. Gonzalez Cardenas


Heureusement un récent projet entre le groupe GEOVOL, dirigé par le geovol2.jpgdocteur  Elena González Cárdenas, et le groupe des ciments Lafarge, envisage pour 2013 la muséalisation du volcan Cerro Gordo. Ce projet, inclus dans le parc culturel de Calatrava,  vise à sensibiliser, éduquer et informer petits et grands au travers d’itinéraires interprétatifs, d’activités spécifiques autour de la volcanologie et de programmes sur les activités industrielles.

Le tour du Cerro Gordo permet de comprendre son histoire éruptive : les premières éruptions ont donné des coulées fluides, suivies d’explosions visibles au niveau des roches du substrat brisées et projetées ; enfin, apparaissent les coulées visqueuses terminales.

 

Cerro-Gordo---ph-Gabinete-multimedia.jpg                     Dans le Cerro Gordo - photo Gabinete multimédia


Du sommet du Cerro Gordo, on peut admirer l’alignement des structures volcaniques de la Sierra et les centres d’activité anciens, tels que les volcans Yesoza, La Estrella, La Sima et Cuevas Negras.

 

map-Choroor---surgencia---Cerro-Gordo-copie-1.jpgAlignement des volcans de la Sierra (carrés rouges) - position des sites vus hier, El Chorro et Surgencia (carrés bleus) - photo uclm / Los Volcanes / E. Gonzalez Cardenas

 

Cuevas-Negras.jpg               Volcan Cuevas Negras - photo uclm / Los Volcanes / E. Gonzalez Cardenas

 

Non loin de là, se dresse le plus jeune volcan de Campo de Calatrava : le Columba, dont l’éruption est datée de 3.600 avant JC.

C’est un édifice intéressant constitué d’un cône de pyroclastes, de coulées de lave massives et de dépôts de coulées pyroclastiques, qui s’est édifié en éruptions séparées.

 

Columba-volcano.jpg             Le volcan Columba et la retenue Jabalon - photo Rafal Becerra Ramirez / GVP


Le volcan est situé en bordure de la retenue de Vega del Jabalón . Le dynamitage nécessaire à la construction du barrage a permis de dégager de superbes coulées basaltiques superposées sur plus de 80 mètres, prismées lors de leur refroidissement.

Du sommet, le vue porte sur les bassins de Granátula,  Moral et Calzada, et les lacs et volcans qui les composent.

 

prismation-a-Columba.jpgPrismes basaltiques dans les coulées de Columba - photo uclm / Los Volcanes / E. Gonzalez Cardenas 

 

Pour ceux que la région intéresse, consultez  "Las Rutas" / Los Volcanes de Campo de Calatrava

 

Source :

UCLM - Los Volcanes - par Dra E. Gonzalez Cardenas

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