Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Dans la partie sud-est du groupe volcanique Kirishima, on trouve un stratovolcan doté d’un énorme cratère par rapport à la taille de l’édifice, et garni d'agglutinats affleurants sur les parois du cratère : le volcan Ohachi.

 

photo_kirishima---Nat.park.jpgExtrémité sud-est du groupe Kirishima : au centre, le Takachihonomine et à droite, l'Ohachi. - photo Kirishima National Park

 

 Kirishima azalea - AVE copieA la bonne saison, il apparaît, dans un environnement bucolique d’azalées japonaises, accolé au volcan Takachihonomine, plus haut et pointu.

 

Azalea japonica - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Japan 2005 Kirishima Volcano stamp


Les azalées sont profondément liées à l'histoire et la culture du Japon; on en dénombre 15 espèces. Les azalées à feuilles persistantes sont classées en deux séries, dont l'obtusum, divisée elle-même en 8 groupes, dont le groupe de Kyushu.

 

 

kirishima-gr.---Takachihonomine-et-Ohachi---H.Seo.JPG

Le volcan Ohachi, doté d'un large cratère et accolé au Takachihonomine - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

 

Ohachi-dake -3 - AVE

                               Sur le bord du cratère de l'Ohachi - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

On lui reconnaît deux types d’éruptions magmatiques : sub-plinienne et vulcanienne. Des émissions de lave ont pris place quatre fois au moins associées à des éruptions sub-plinienne. La plus volumineuse d’entre elles, nommée Takaharu tephra (ThT) en l’an 1235, a été accompagnée de coulées pyroclastiques .


Le volume total de magma érupté (y inclus l’édifice volcanique) est estimé à 250 millions de m³. Le ratio éruptif ne fut pas constant durant l’histoire du volcan, et l’on distingue ainsi trois période différentes qualifiées par des ratios différents.

- de 700 à 1235, avec production de plus de 80% du magma

- de 1236 à 1717, avec environ les 20% restants

- de 1718 à aujourd’hui, avec des éruptions de taille réduite et une difficulté de retrouver les tephra correspondants.

 

Ohachi-dake--4---AVE.jpg

 

Ohachi-dake--5----AVE.jpg

          Ohachi - un grand et profond cratère bien coloré - photos © Antony Van Eeten 2012 


 L’édifice volcanique se compose principalement d’une succession d’épaisses couches de téphra, certaines d’entre elles changées en agglutinats.

Il a grandi principalement au cours de deux évènements éruptifs sub-plinien conséquents – émissions de 1 à 10 Mm³- : le Katazoe tephra en 788 et le Takaharu tephra en 1235.

 

Ohachi-dake---2---AVE.jpg                     Ohachi - superposition de couches de tephra - photo © Antony Van Eeten 2012 

 Ohachi-dake-AVE.jpg

Ohachi - couches de tephra agglutinés sur les flancs du stratovolcan - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Sources : 

- Global Volcanism Program - Kirishima

- Eruptive History of Ohachi Volcano, Kirishima Volcano Group, Southern Kyushu, Japan - by M. Tsutsui, M. Okuno & T. Kobayashi.  

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck


Une éruption a débuté le 27.11.2012 vers 10h 45 au Tolbachik. Un panache de cendres aurait atteint 10 km. d’altitude, selon le KVERT qui a élevé le niveau d’alerte aviation à l’orange. Des coulées de lave ont été observées ; elles naissent dans la partie nord de la fracture ouverte lors de l’éruption fissurale de 1975. D’importantes chutes de cendres (4 cm.) sont remarquées à 80 km au NO. du volcan.

 

1618.jpg

Le 28.11, des photos montrent une activité au niveau de deux fissures, accompagnées de nuages noirs montant à 3 km. Des observateurs suggèrent que l’éruption a débuté par une série de petites éruptions évoluant en deux fissures.

 

29.11.12-tolba.jpg

                             Plosky tolbachik - 29.11.2012 - éruption fissurale et coulée bifide .

 

29.12.2012.jpg  Plosky tolbachik - 29.11.2012 - l'interaction entre la lave et la neige provoque des panaches de vapeur -


    Photos D.Melnikov / IVS FED RAS - aimablement communiquée par le Dr. Olga Girina / KVERT 

Le KVERT a augmenté le niveau d’alerte aviation au rouge le 29.11. Des précisions sur le site en Russe : une fissure, caractérisée par 4 à 5 évents stromboliens, s’est ouverte à 5,4 km du Plotsky Tolbachik ; le deuxième, caractérisée par 2 ou 3 évents à activité strombolienne, est située à 6-7 km. Elles alimentant des coulées de lave et des panaches peu élevé de 3500 m. environ, dérivant vers l’ESE sur 300 km. Les explosions ont été entendues jusqu’à 70 km. du volcan.

 

La dernière éruption de ce volcan-bouclier date de juin1975/décembre1976, et a affecté le flanc sud du volcan. Elle est qualifié par le GVP de VEI 4+.

 

00-vadim-gippenreiter-tolbachik-volcano-01-1975.jpg                 Tolbachik - éruption de 1975 - photo Vadim Gippenreiter / Voice from Russia



Sources :

- KVERT VONA – Ria Novosti – Activolcans – Eruptions Blog

- KVERT - Plosky Tolbachik volcano

- Global Volcanism Program - Tolbachik

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

kirishima-gr.---Shinmoe-dake---H.Seo-2002.JPG

   Groupe volcanique Kirishima - le Shinmoe-dake - photo H. Seo 2002 / Geological survey of Japan

 

Considéré comme l'un des sièges d'activité du groupe Kirishima à l'Holocène, le Shinmoe-dake présente des explosions petites à modérées, enregistrées depuis le 8° siècle.

Son cratère est caractérisé par des parois importantes ; les matériaux qui drapent la partie inférieure des parois constituent les restes d'un lac de lave formé lors de son éruption en 1716-17. Il est occupé périodiquement par un lac aux eaux bleues.

Le GVP relève des augmentations de la sismicité en 1991, et 2003-2004.

En 2008, il est le siège d'une éruption soudaine et courte, accompagnée d'un panache de 850 m. et d'un dépôt fin de cendres au NE. Une inspection suivant cette éruption a révélé l'ouverture de fissures dans le cratère et sur ses flancs ouest, et la présence abondante de blocs ballistiques.


Shinmoe-dake-24.08.2008---JMA.jpg

Le flanc supérieur ouest du Shinmoe-dake, parsemé de blocs et coupé de fissures - photo JMA 24.08.2008

 

L’éruption du Shinmoe-dake en 2011 :

 

Après un an d’inflation du volcan, lié à une injection magmatique estimée à 20 Mm³, l’éruption débute le 19 janvier 2011 par une explosion de type  phréatomagmatique, contenant environ 10% de ponce juvénile.

L’onde de choc est perçue jusqu’à 12 km. au NE du Shinmoe-dake. Le nuage de cendres dérive vers le SE, où l’on remarque des chutes de cendres. Une seconde explosion a lieu le 22 janvier,avec éjection de matériaux à 220 m. au dessus du cratère et un panache montant à 1800-2100 m.

 

Kirishima-01.2011-AP-2.jpg                Shinmoe-dake : "une éruption à panache"  en janvier 2011 - photo Associeted Press

       Les silhouettes du Takachihonomine - Obachi se dessinent à gauche du volcan en éruption.


Un troisième épisode démarre le 26 janvier et des explosions subpliniennes surviennent les 26, 27 et 28.01, avec des panaches mesurés à 8.500 m. au dessus du cratère, et zébrés d’éclairs.

Les dépôts de cendres sont de 17 cm. d’épaisseur à 3 km au SO du cratère , et 8 cm à 6 km.

 

28.01.11-KIR---kirishima-city---Minami-Nippon-Shimbun---Han.jpgDes éclairs zèbrent le panache de cendres du Shinmoe-dake - photo 28.01.2011 Minami Nippon Shinbun

 

28.01.11-KIR---Miyazaki-pref.---Kyodo-Reuters.jpg                Enlèvement des cendres dans la préfecture de Miyazaki - photo Kyodo Reuters.

 

Kirishima-28.01.11--GMJ.Reynolds.jpgShinmoe-dake : des panaches sombres surmontent le cône recouvert de cendres - 28.01.2011 - photo de James Reynold, grand chasseur de typhons et de volcans, toujours sur la brèche en Asie.


Le 28 janvier, un petit dôme de 200 m de diamètre apparaît sur le plancher du cratère … en trois jours, son diamètre passe à 600 m., et son volume atteint plus de 10 Mm³, recouvrant l’évent actif.

 

31.01.11-KIR---Kyodo-Reuters.jpg                    Le dôme du Shinmoe-dake, le 31.01.2011 - photo Totally Cool Pix / Reuters.

 

kirishima---03.02.2011-Nasa-Aqua-Modis.jpgDeux volcans actis sur cette photo de la Nasa / satellite Aqua / Modis prise le 03.02.2011 : le Sakura-jima et le Shinmoe-dake, dont le panache passe au dessus de la ville de Miyazaki.


Dans la nuit du 31 janvier, 1.158 personnes sont évacuées de la ville de Takaharu, à 12 km. à l’O du cratère, par crainte des coulées pyroclastiques et d’une éruption plinienne potentielles.

 

more-ash-japan-volcano-caldera_--31.01.11-Motoki-Nakashima-.jpgShinmoe-dake : le 31.01.2011, le dôme fume et rougeoit fortement, tandis que la caldeira est couverte des cendres de l'éruption - photo Motoki Nakashima / Yomuri Shimbun / AP


Kiri-01.02.2011-15h36.pngUne éruption vulcanienne survient le 1° février, détruisant une partie du dôme, accompagnée d’un panache atteignant 7.000 m au dessus du cratère.

 

Shinmoe-dake - webcam du 01.02.2011 / 15h36.

 

On relève des blocs ballistiques de 70 cm. de diamètre à 3,2 km à l’ouest du cratère.


152c3fk.jpg

                                            Shinmoe-dake - webcam 01.02.2011 / 23h20

 

De nouvelles évacuations sont décrétées en raison du risque de lahars.

Le dôme cesse ensuite sa croissance et sa morphologie s’aplatit, il se couvre de ses éjectats. Le 4 février, de fortes émanations de vapeurs en émanent.

L’activité va ensuite décliner, avec des panaches montant à seulement 1.000 m au dessus du cratère.  Aucune explosion n’est signalée durant mai et juin 2012. L’alerte volcanique de niveau 3 (sur 5) est maintenue jusqu’en juin 2012.

 

L’analyse des ponces de l’éruption révèle une composition dacitique à pyroxène (57-62% SiO2), montrant un mélange de deux magmas de couleurs différentes.

 

 

 

 

Evolution récente du sommet et du cratère du Shinmoe-dake, en quelques photos :

 

shinmoe-dake---H.Seo-2008-GSJ.JPG                       Shinmoe-dake en 2008 - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

 

Shinmoedake---H.Seo-05.2009.jpg                  Shinmoe-dake en mai 2009 - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

 

Ave--10---2012.jpg

 

Ave--9---2012.jpg                          Shinmoe-dake en octobre 2012  - photos Antony Van Eeten

On ne remarque plus de lac, après l'éruption de 2011, suivie de la création d'un dôme, recouvert ensuite de ses productions.

 


Le Shinmoe-dake est parfois appelé "le volcan de James Bond", depuis 1967, date à laquelle on réalisa le film " You only live twice "  … et où le volcan servit comme base de fusée aux méchants.

Pour les amateurs, une vidéo de l'éruption mâtinée de scènes du film, en cliquant sur ce lien :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-8RI6zoi9Cc

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Kirishima

- Tephrochronology and eruptive history of Kirishima volcano in southern Japan - by S. Nagaoka - M. Okuno - link  

- Geological survey of Japan - Quaternary Volcanoes in Japan- link

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Av-ar.-karakunidake--shinmoedake---Takacihonomine---S.Nakan.JPG

Le groupe Kirishima-yama - partie centrale - photo S. Nakano 08.03.2011 / Geological survey of Japan

D'avant en arrière : le Karakuni-dake, le Shinmoe-dake, et le groupe Takachihonomine - Ohachi.


Le groupe volcanique Kirishima-yama est constitué de volcans du map_kirishima.jpgQuaternaire, couvrant une surface de 20 x 30 km., au nord de la baie de Kagoshima.


Ce groupe de volcans majoritairement andésitique comprend des stratovolcans, des cônes pyroclastiques, des maars et des volcans-boucliers sous-jacents.


Les stratovolcans sont disséminé au travers du champ volcanique ; le plus haut est localisé au centre, le Karakuni-dake (1700 m.)


Au Nord-ouest du groupe, l’aire thermale Iwo-yama (sulfur mountain)  est située entre le stratovolcan Karakuni-dake et le maar Mi-ike.

 

14_15cm.JPG        Le groupe Kirishima et la caldeira Kakuto - d'après une vue 3D  Geological survey of Japan

 

Karakunidake-et-Onami-ike---H.Seo-2008-GSJ.JPGGroupe Kirishima-yama : à droite, le Karakuni-dake - à gauche, le maar Onami-ike. - photo H. Seo 2008 / Geological Survey of Japan

 

kirishima---Ioyama---Y.Yoshitsuru.JPG                       Groupe Kirishima : l'aire thermale Io-yama - photo Y .Yoshitsuru

 

 Au sud-ouest et à l’est de celui-ci, sont situés deux maars, respectivement l’Onami-ike et le Mi-ike.

L’holocène  a été marqué par des éruptions le long d’une ligne d’évents E-O depuis le Mi-ike en direction de l’Ohachi, et au Shinmoe-dake.


Au sud-est du groupe, le Takachiho-dake se fait remarquer par ses pentes fortes, 45°, et les multiples teintes de ses pentes, qui passent du rouille, au brun et au noir.

Une légende y est liée : la déesse du soleil Amaterasu envoya son fils Ninigi-no-Mikoto sur terre ; celui-ci descendit sur le sommet du Takachiho-dake. Sa première action fut de sortir les terres japonaises de la mer. Il est considéré de ce fait comme le fondateur légendaire de la lignée d’Empereur du Japon, et aurait emporté avec lui les trois symboles célestes qui caractérisent l’Empereur : le sabre, le miroir et le joyau.

 

 Kirishima-group---Nakajima--GSJ.JPG

                  Le groupe Kirishima-yama -  carte 3D Nakajima / Geological survey of Japan

 

Ave--7-lo-yama---2012.jpg

Ave--8--lo-yama---2012.jpg

             Groupe Kirishima - " Pas facile de s'y retrouver ..." - photo © Antony Van Eeten 2012 


Datation des éruptions :

 

Sur base d'analyses téphrostratigraphiques, on va distinguer

1. le groupe Pré-Kirishima : entre 900.000 et 600.000 ans, dont l'historique est peu connue en détails

2. le groupe Kirishima entre 600.000 ans et actuellement.

 

Kirishima group - S.Nagaoka                                    Carte géologique des groupes Kirishima - doc. S. Nagaoka & al.


- le Kirishima ancien : Entre 600.000 et 330.000 ans, l’activité a consisté principalement en éruptions formatrices de caldeira, ponctuées de deux coulées pyroclastiques importantes de plus de 50 km³ DRE (dense-rock equivalent) :

De 530 à 520 ka, formation de la caldeira Kobayashi, aux contours estimés.

De 340 à 330 ka, formation de la caldeira Kakuto, aux contours nord et ouest bien visibles.

On évalue que depuis 600.000 ans, 83% de la décharge magmatique l’a été sous forme de matériaux pyroclastiques.

 

- le jeune Kirishima :

Après 330.000 ans, l’activité s’est modifiée et a produit les stratovolcans, suite à diverses éruptions dont le type varie de plinien, vulcanien, strombolien à phréatomagmatique.

Les centres éruptifs ont migré de l’ouest vers l’est, avec la production de plus de 25 petits stratovolcans et cônes pyroclastiques.

 

-Kirishima_from_Maruoka---Ray-go.jpg            Quelques sommets du groupe Kirishima, de Marouoka - photo annotée de Ray-go.

 

Tout n'y est pas que caillasse et fumerolles, des zones boisées intersticielles acceuillent une flore et une faune riches.

 

kirishima-cerf---1---AVE.jpg

 

kirishima-cerf---3---AVE.jpg

                 Cerf Sika - Sika Deer - Cervus Nippon - photos © Antony Van Eeten 2012

 

Demain, le Shinmoe-dake.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Kirishima

- Tephrochronology and eruptive history of Kirishima volcano in southern Japan - by S. Nagaoka - M. Okuno - link

- The past 600.000 years explosive eruptive history of Kirishima volcano based on tephra layers in Miyazaki plain, Southern japan - by S. Nagaoka & al.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les gorges de Takachiho est une gorge en V, creusée par la rivière Gokase-gawa dans les coulées de lave de l'Aso.

Elle est bordée des deux côtés et sur une longue distance de hautes falaises, marquées d'orgues volcaniques imposantes, et parfois tourmentées.

 

Takachihokyou-----J.Tanaka.jpg

                      Les gorges Takachiho et la chute Manai - photo Tanaka Juuyoh / Flickr

 

Takachiho - wikitravel                                                  Les gorges Takachiho - photo wikitravel

 

Takachiho-kyo - 2 - Tanaka Juuyoh flickr

  Les gorges Takachiho : les orgues volcaniques s'incurvent ... cherchent-elles le soleil ?- photo Tanaka Juuyoh / Flickr


Les chutes Manai-no-taki, hautes de 17 mètres, constitue une scène appréciée pour son brouillard d'eau qui se marie, du printemps à l'été, à la floraison des cerisiers, puis des azalées japonaises et des wisteria. En automne, les feuillages aux teintes rouge et jaune prennent le relais.

 

Takachiho-kyo---6---Tanaka-Juuyoh-flickr.jpg          Takachiho-kyo : la chute Manai, ambiance bleue et verte  - photo Tanaka Juuyoh / Flickr

 

Takachiho_Gorge_by_boat---Max-Smith.jpg                    Takachiho-kyo : la chute Manai - basalte mouillé et noir - photo Max Smith

 

Deux façons de les appréhender :

Par le bas, en barques disponibles à l'extrémité sud de la gorge: cette navigation aisée dans des eaux calmes permet de se rendre compte de la hauteur des chutes et des gorges.

Par le haut: un chemin de 600 m. de long court sur le haut de la gorge et permet, outre la vue plongeante, un point de vue en enfilade intéressant.

 

Takachiho-kyo---3---Tanaka-Juuyoh-flickr-copie-1.jpg           Gorges Takachiho - orgues et empilements basaltiques-  photo Tanaka Juuyoh / Flickr

 

Le sentier continue ensuite sur un kilomètre vers le temple Takachiho, dans un environnement de cèdres Chichibu, d'un âge estimé à 800 ans. Ce temple est associé aux mythes fondateurs de la nation et on y pratique la dance Yokugara, transmise de génération en génération.

Les gorges sont illuminées jusqu'à 22 h. durant l'été.

L'extrémité sud de la gorge offre un accès à un aquarium d'eau fraîche, peuplé de traditionnelles carpes Koï.

 

Takachiho-kyo---Tanaka-Juuyoh-flickr.jpg

 

Takachiho-kyo---4-carpes---Tanaka-Juuyoh-flickr.jpg Des bassins naturels abritent des carpes Koï, symbole d'amour et de virilité dans la culture japonaise.photo Tanaka Juuyoh / Flickr

 

Sources :

- Flickr - Takachiho-kyo - par Tanaka Juuyoh - link

- Japan guide - Takachiho gorge and shrine

- Zooming Japan - Takachiho

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Eboshi-dake-et-Kusasenri---caldeira-Aso---H.Seo.JPG

Vue aérienne de l'Eboshi-dake, au centre, et du Kusasenri-ga-hara , à droite - les parois de la caldeira en arrière-plan - photo vue du NE par rapport à la carte ci-dessous / H. Seo / Japanese Quaternary Volcanoes. 

 

Parmi tous les cônes volcaniques de la caldeira de l'Aso, les plus grands sont le Naka-dake (1 506 mètres, le plus actif dans les temps historiques), le Taka-dake (le plus élevé, qui culmine à 1 592 mètres), le Neko-dake (1 408 mètres, estimé le plus ancien), le Kishima-dake (1 270 mètres), le Narao-dake (1 331 mètres) et le Eboshi-dake (1 337 mètres).

 

334767_10151101477916441_760480143_o.jpg

                         Caldeira Aso - les pentes de l'Eboshi-dake - photo © Antony Van Eeten 2012


AsoSan----N.Nakajima.JPGLa caldeira Aso et le groupe de cônes post-caldeira - la position des cratères Naga-dake et Kusasenri - doc. N. Nakajima  / Geological survey of Japan.


  Au pied nord de l'Eboshi-dake, proche de la station de bus, le Kusasenri-ga-hara possède un large cratère de 1.000 mètres de diamètre, formé il y a environ 30.000 ans.

Une zone de prairies, ponctuée de deux lacs, constitue aujourd’hui une aire de détente propice à l’équitation ou au pique-nique. Un dôme de lave qui s’était installé dans le cratère intérieur (400 m. de diamètre), occupé par un des lacs, fut pulvérisé par une éruption qui laissa une partie connue comme « pièce Tateyama »

 

Aso--11---AVE-2012---Kusasenri-ga-hama.jpgAso-san - les cratères du Kusasenri - le cratère de gauche est bordé par le "Tateyama piece" (au centre, entre les lacs) -  photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Aso--12---AVE-2012.jpgAso-san - les cratères du Kusasenri et le parking de la station de bus / musée - à gauche au fond, le Naga-dake et son cratère n°1 fumant -  photo © Antony Van Eeten 2012 

 

665589_10151101476596441_508884015_o.jpg     Des vaches dans un cratère  ... les contreforts du Naga-dake -  photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Face au cratère du Kusasenri se trouve l'Aso Volcano Museum, un vaste espace éducatif expliquant l'activité du volcan ; on peut y voir sur un moniteur l'état du cratère actif.

 

Aso_Volcano_Museum---STA3816.jpg

                                  Kusasenri volcano - Aso Volcanic Museum - photo STA3816

 

Sources :

- Geological survey of Japan - Quaternary Volcanoes in Japan- link

- Aso Geopark

- Aso museum

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé dans le groupe central, le seul cône actif de l’Aso est le Naka-dake, lui-même composé de sept petits cratères. Le seul petit cratère actif est le premier, situé le plus au nord ; les autres furent actifs avant 1933.

 

Aso-San---Nakadake-crater---ph-H.Seo.JPGAso-san, groupe central - les cratères du Naka-dake, avec à gauche, le cratère n°1 occupé par un lac acide - photo H. Seo

 

Aso--16---AVE-2012-Naka-dake-.jpgAso-san - Naka-dake : le cratère n°1 et son lac acide et fumant, bordé de fumerolles - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Aso--23---AVE-2012-Naka-dake-.jpg                               Le lac acide du Naka-dake - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

asonakadakecrater Aso-san : Sept petits cratères composent le cratère du Naka-dake - doc. UCL - University College London

 

Aso - R.Wilson collection lantern slides 1926           Aso-san, Naka-dake : éruption de 1926 - photo d'archives R. Wilson collection lantern slides

 

Les cycles d'activité du Naka-dake :

En période de moindre activité, le cratère actif du Naka-dake est occupé par un lac hyper-acide (pH0,81 – Osa 2003), appellé Yudamari, et ses émanations gazeuses. Sa couleur ordinairement vert jade vire au gris sous l’effet de l’augmentation pré-éruptive de l’émission des gaz volcaniques.

 

Ash Eruption 1990 - Aso volc. museum           Aso-san, Naga-dake : éruption cendreuse de 1990 - photo Aso volcanological museum


Au cours des périodes d’activité plus intense, le Naka-dake émet de façon caractéristique de la cendre noire, ces éruptions cendreuses dominant son activité au cours des dernières 6000 années.

1-s2.0-S0377027300001669-gr2.jpgCette cendre est formée par fracturation du dessus vitreux de la colonne de magma, propulsé par un courant gazeux émanant des profondeurs. Occasionnellement, des scories légères et aérées, des cheveux de Pelé ou des sphères vitreuses sont aussi éjectées en provenance du magma plus liquide sous-jacent … ce sont des processus commun au volcanisme andésitique.

 

Cycle d'activité au cratère n°1 du Naka-dake - Etat actuel dans l'encadré  - doc. Science Direct

 

Avec l’augmentation de l’activité, les eaux du lac peuvent s’évaporer et s’assécher. Des éruptions phréatiques ou stromboliennes peuvent survenir, avec des retombées de scories incandescentes autour de l’évent.  On constate aussi une incandescence nocturne en bordure du lac.

Au terme d’un cycle d’activité, le fond du cratère est à nouveau bouché par des éboulements ou l’accumulation des matériaux expulsés et un lac peut se reformer dans le cratère imperméabilisé par des cendres volcaniques.


Aso-09-22.06.2011-lac---GVP.jpg

     Aso-san, Naka dake : l'évolution du cratère n°1 entre le 9 et le 22 juin 2011 - photo JMA / GVP

 

Stromborian-Eruption--13.12.1990-aso-museum.JPG        Aso-san, Naka-dake : éruption strombolienne, le 13.12.1990 - photo Aso volcanological museum

 

red-glow-Naka-dake--volcanoes-of-japan.jpg             Aso-san, Naka-dake : incandescence en bordure du lac acide - photo Volcanoes of Japan.


Les éruptions les plus récentes au cratère n°1 ont eu lieu en 1979, 1984-85, 1989-90, 1992-93. Depuis février 1993, l’activité se réduit à de fréquentes explosions de boue dans le lac de cratère, ainsi qu’à l’apparition de nouvelles fumerolles et d’épisodes d’incandescence sur les parois du cratère.

 

  Aso--17---AVE-2012-Naka-dake-.jpg                                            Humour ...                       - photo © Antony Van Eeten 2012

 

Aso---7---AVE-2012.jpg       Aso-san, le Naka-dake, dans le complexe central de la caldeira - photo © Antony Van Eeten 2012

 

Aso--22---AVE-2012-Naka-dake-.jpg Aso-san - cratère du Naka-dake : septum séparant deux petits cratères - photo © Antony Van Eeten 2012  

La couche importante avec des joints prismés est un agglomérat fait de scories rapidement déposées durant l'éruption.


L’approche du cratère n’est pas sans danger : en 1958, une douzaine de touristes furent écrasés sous les bombes ou asphyxiés par les gaz. Depuis 1980, 71 personness ont du être hospitalisées suite à l’inhalation des gaz volcaniques, sept d’entre elles en sont mortes (GVP). La concentration des gaz volcaniques est mesurée en continu par l’agence Météo japonaises depuis 1997, et les autorités du parc peuvent interdire l’accès au cratère si nécessaire. Plusieurs refuges en béton armé permettent maintenant au visiteur de s’abriter des retombées stromboliennes.

 

Aso -15 - AVE 2012 Naka-dake         Aso-san, Naka-dake : les abris aux abords du cratère actif - photo © Antony Van Eeten 2012

   

Aso sulphur vaporsOn observe depuis toujours les vapeurs soufrées du Naka-dake : photo de 1994 ou avant - document Henry and Nancy Rosin  - Collection of Early Photography of Japan. Freer Gallery of Art and Arthur M. Sackler Gallery Archives. Smithsonian Institution,

 

Aso--19---AVE-2012-Naka-dake-.jpgUn business plus récent : la vente de blocs ou morceaux de soufre, près du cratère du Naka-dake -
photo © Antony Van Eeten 2012 

 

 Sources :

- Global Volcanism Program - Aso

- Aso Volcanological Laboratory / Kyoto university

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 L’activité volcanique au niveau de la caldeira Aso est caractérisée par trois grands périodes, selon Hunter (1998) : la pré-caldeira active de 3Ma à 400.000 ans, la caldeira de 370.000 à 70.000 ans et l’activité post-caldeira jusqu’à nos jours.

 

Aso-caldera---Peter-Wells-Treakearth.jpg                         Vue aérienne de la caldeira Aso - photo Peter Wells / Trekearth.

                    On distingue le groupe central, et décalé vers la droite, le Mt. Néko.

 

r92_9_satellite_image_deimos1_nakadake---Deimos-1--astrium-.jpg La Caldeira Aso : sur cette photo prise par le satellite Deimos-1 / Astrium-geo, on sépare aisément le groupe central et le fossé qui le sépare des parois de la caldeira, avec ses zones habitées et cultivées.


Cette grande caldeira elliptique mesure 17 km d’est en ouest, et 25 km du nord au sud, pour une circonférence de 128 km.; elle a été formée par quatre grandes éruptions, nommées respectivement unités 1 à 4.

Bien que les différentes sortes de magma aient été présents tout au long de la vie du volcan, on remarque un passage d’une dominante tholéiitique vers les magmas calco-alcalin.

L’unité éruptive Aso-4 a produit plus de 600 km³ de dépôts de téphra et de dépôts pyroclastiques ; ces volumineux dépôts ont recouvert une grande partie de l’île de Kyushu.

 

Aso-geomorphologie---Kyoto-un-jpgAso_Caldera_3D-Shuttle-radar-topography-mission-2012.jpg

 

 

 

Géomorphologie de l'ASO -  à gauche doc. Kyoto university - à droite, image 3D - Shuttle radar topography mission 2012 / Nasa.

 

Au centre de la caldeira, un groupe de 17 cônes s’est établi : les cinq plus importants sont le Mt. Taka, le point culminant avec ses 1592 m. au dessus du niveau de la mer, le Mt. Neko, le Mt. Eboshi, le Mt. Kishima et le Mt. Naka.  

Ce dernier, appelé aussi Naka-dake, est l’un des plus actif volcan du Japon. Le complexe Naka-dake a été actif durant l’holocène et l’est toujours. On y a documenté la première éruption historique japonaise, en l’an 553. Sa dernière date de juin 2011.

 

Aso-caldera---Peter-Wells----2---Treakearth.jpg         Vue aérienne  du groupe central de la caldeira Aso - photo Peter Wells / Trekearth.

 

Aso--34---AVE-2012-.jpg

 

Aso--29---AVE-2012-.jpg

Aso--10---AVE-2012.jpgTrois photos de la caldeira Aso, depuis le groupe central, détaillant les zones agricoles et un habitat dispersé (peu visibles sur la photo aérienne du haut) - photo © Antony Van Eeten 2012 


De nombreux autres cônes ont été actifs au cours de l’holocène, dont le cône de scories Kome Zuka (littéralement : le bol de riz). Sa dernière éruption remonte à l’an 210.

 

Les éruptions historiques sont largement constituées d’émissions de cendres basaltiques à basalto-andésitiques, et de périodes d’activité strombolienne et phréatomagmatique.

 

Aso---8---AVE-2012.jpg                 Caldeira Aso - le cône de scories Kome Zuka - photo © Antony Van Eeten 2012 


Un grand fossé sépare le complexe central des parois de la caldeira … c’est là que se sont établies quelques cinquante mille personnes, nombre auquel viennent s’ajouter de nombreux visiteurs journaliers.

L’Aso fait  en effet partie du groupe des villes établies sur ou dans un volcan (Cities on volcanoes ). La caldeira abrite les cités d’Aso, d’Aso Takamoricho et Aso-mura.

 

Demain, le Naka-dake.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Aso

- IAVCEI - Cities and volcanoes commission - link

- A 90.000 year tephrostratigraphic framework of Aso volcano - by Y.Miyabuhi / Kyushu research center.

- Aso Geopark - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

A proximité de la ville de Beppu, se trouve la réserve forestière du Mont Takasaki, qui abrite plus de 1500 macaques japonais. Ils y sont nourris régulièrement par des gardiens pour éviter qu’ils ne quittent la montagne et engendrent des conflits de voisinage avec les résidents et les fermiers.

 

Takasaki, Yuku-dake et TsurumiComplexe volcanique Tsurumi : de gauche à droite, le Mt. Takasaki, le Yuku-dake et le Tsurumi - photo Mount Takasaki.

 

Le macaque japonaisMacaca fuscata - est le singe le plus septentrional de la planète. Il fréquente les forêts mixtes de feuillus et de conifères des montagnes du Japon à proximité des sources thermales indispensables à sa survie en hiver. On le trouve surtout sur les îles de Honshu, de Shikoku et Kyushu. Les populations les plus nordiques de la sous-espèce Macaca fuscata fuscata se sont installées sur la péninsule de Shimokita.

 

Beppu---surrounds---1---AVE-2012.jpg

Macaques japonais à l'épouillage - la couleur de la face varie selon l'âge des individus - Mt. Takasaki /Beppu - photo © Antony Van Eeten 2012 


Beppu---surrounds---2---AVE-2012.jpg       Les macaques se regroupent en soirée pour se réchauffer - photo © Antony Van Eeten 2012 


Ce cercopithèque, grégaire et social, vit en bandes de plusieurs dizaines d’individus.

Grâce à une adaptation spécifique unique dans le monde animal, il est capable de supporter des températures pouvant descendre jusqu’à -20°C. La nuit, ces singes se rassemblent et se serrent les uns contre les autres pour se réchauffer. Ils complètent cette résistance au froid en se plongeant dans les sources chaudes dès que la température extérieure chute sous 5°C. … et ne se refroidissent pas en sortant brusquement des eaux chaudes (40-60°C), car leur poil épais ne se mouille qu’en surface et sèche rapidement, ce qui leur permet de garder la chaleur interne.

 

Jigokudani_hotspring_in_Nagano_Japan_001.jpg             Nakano - des macaques dans la source chaude Jigokudani - photo Portfolio Le Soir

 

French.china.org.cn.jpg                  Le pied ! un épouillage dans un bain chaud et fumant - photo French.China.org.cn

 

Le singe tient une place importante dans la mythologie japonaise et est

souvent mis en scène dans des représentations théâtrales et dans certaines célébrations, dont la fête religieuse O-Bon (festival bouddhiste japonais honorant les esprits des ancêtres) ou les masques tengu (dieux mineurs du folklore japonais) dont l’un représente la face rouge du macaque, jouent un rôle essentiel. Les Fils du Soleil levant qui vénèrent leur symbole, le nomment " nihon saru ", ce qui signifie tout simplement singe japonais.

 

Three_Wise_Monkeys-Tosho-gu_Shrine-Nikko---MichaelMaggs.JPGNikko - Temple Shinto Tosho-Gu - Mizaru, Iwazaru et Kikazaru, les singes symbolisant la sagesse - photo MichaelMaggs.

 

Le macaque japonais a été choisi pour représenter les singes de la sagesse. Ces derniers sont un symbole représenté par trois primates, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier se couvre les yeux, le deuxième la bouche et le troisième les oreilles. À eux trois, ils forment une maxime picturale : " Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ". À celui qui suit cette maxime il n’arrivera que du bien.

Ces trois macaques sont nommés Mizaru (l’aveugle), Iwazaru (le muet) et Kikazaru (le sourd). L’une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes, se trouve au Nikkō Tōshō-gū, l’un des temples Shinto de Nikko, qui est devenu l’un des principaux parcs nationaux du Japon. 

La légende des singes et des harfangs :

Il y a très longtemps, vivaient des samouraïs. Dans ce lointain Japon, il y avait plusieurs clans de samouraïs. Les batailles étaient fréquentes. Un des clans, tout au nord du Japon, était particulier car ses samouraïs savaient parler aux animaux. Ils avaient des espèces favorites tel les harfangs qui pouvaient leur servir d'espion, car en volant haut dans le ciel, ces oiseaux pouvaient les prévenir si des ennemis s'approchaient. L'autre espèce était les macaques. Comme ils étaient plus petits que les hommes, ces singes pouvaient se faufiler n'importe où sans se faire voir. Ils dérobaient même la nourriture aux ennemis sans qu'on ait eu à leur montrer.
Mais une année, il y eut un hiver très froid. Si les plumes des harfangs les protégeaient bien de la froidure, les pauvres macaques gelaient, leur fourrure étant trop courte… Beaucoup moururent de froid. Les samouraïs inquiets ne savaient pas quoi faire pour protéger leurs petits amis. Ils essayèrent de leur fabriquer de chauds manteaux, mais les singes ne les aimaient pas, car ils gênaient leurs mouvements. Comme les hiboux et les chouettes sont reconnus pour être des sages, le shogun décida de consulter le roi des harfangs.

" Ô grand roi blanc, vois dans quel embarras nous sommes. Nos amis, vos amis, les macaques, sont en train de mourir, car ils sont sensibles au froid… Que pouvons-nous faire ? "

Le roi des harfangs avait bien une idée, mais il ne la dit pas tout de suite au shogun, car il n'était pas sûr qu'elle réussirait. Il réunit peu après tous ses harfangs et leur parla ainsi : Harfangs des neiges, nous devons tenter quelque chose pour sauver nos amis les macaques… J'ai bien une idée, mais cela pourrait être très dangereux. Qui veut m'accompagner ? Tous les harfangs ululèrent pour dire qu'ils étaient tous volontaires… Et l'on vit une grande nuée d’oiseaux blancs et bruns s'envoler très haut dans le ciel, en direction du soleil.
Ils volèrent longtemps, très longtemps, et arrivèrent près du soleil… Les plumes les protégeaient de la chaleur aussi bien qu'elles les préservaient du froid de l'hiver, mais ils devaient faire vite, car le soleil est quand même très chaud… Chaque harfang prit dans son bec un tout petit morceau du soleil, et chacun reprit ensuite le chemin du Japon…
Les harfangs déposèrent tous leur parcelle de soleil aux pieds du Shogun, et bientôt, la neige fondit tellement qu'elle forma un petit lac, et comme les morceaux de soleil étaient vraiment très chaud, l'eau de ce petit lac était bien confortable, même en plein hiver… Les samouraïs portèrent les macaques encore vivants, mais trop faibles pour marcher dans cette source d'eau chaude, et la chaleur les aida bientôt à reprendre toute leur vigueur. Et la chaleur de ces parcelles était si intense, que l'on trouve encore de nos jours de ces sources d'eau chaude où les macaques frileux peuvent aller se réchauffer. (Source : futura-sciences.com)

 

Sources :

- Japan guide - Takasaki-yama monkey park

- Nikkō Tōshō-gū

- Futura Sciences - le macaque japonais.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

21.11.2012-Te-Maari-from-emerald-lakes---Brad-Scott-Geonet.jpg                NZ - Tongariro : le panache du 21.11.2012 vu du Emerald lake - photo GNS / Brad Scott


 

 

Nouvelle-Zélande : Tongariro.

On attendait le Ruapehu et c’est le Tongariro qui a été le siège d’une petite éruption le 21 novembre à 13h25 locale.

L’éruption concerne le cratère Te Maari, dans la même zone où s’est produite l’éruption du 6 août dernier. L’évènement a débuté brutalement, sans aucun changement des paramètres mesurables du volcan … ce qui renforce son caractère imprévisible ; il n’a duré que 5 minutes, bien que l’activité sismique locale perdure durant 15 minutes. Un panache de cendres sombre a atteint la hauteur de 3-4 km. ( une équipe de GNS Science a pu l’observer à quelques kilomètres de distance), et de faibles retombées constatées au nord-est du volcan. L’éruption n’a pas produit de blast rocheux, ni d’avalanche de débris comme au mois d’août.

Le code d’alerte volcanique est maintenu pour le moment au niveau 2 et le code aviation ramené à l’orange, après avoir été fixé brièvement au rouge . Le Tongariro crossing venait de rouvrir quelques jours auparavant et des marcheurs ont été quittes pour une grosse frayeur. On ne rapporte pas de blessés.

 

21.11.2012-Tongariro---Stefan-Keller-Reuters-photoblog.jpg                        Tongariro - 21.11.2012 - photo stefan Keller / reuters/ Photoblog MSN


Le GNS signale le 22 novembre que le niveau d’activité est retombé à un niveau bas, bien que le Tongariro émette encore d’importantes quantités de gaz. La TV NZ rapporte que l’odeur est perceptible à plus de 100 km. de l’évent et que les gaz peuvent causer des irritations oculaires, et des problèmes de gorge et de peau.

D’après le volcanologue Brad Scott, le volcan est dans un état instable qui pourrait se maintenir des semaines, voire des mois et une nouvelle éruption pourrait subvenir sans avertissements … elle serait toutefois moins explosive qu’en août, étant donné que l’évent est plus ouvert.

 

 

 

Italie - Sicile et Eoliennes 

 

Etna :

Le 21 novembre, on pouvait apercevoir sur les webcams une légère incandescence au dessus du cratère sud-est ... 

Le 22 en début de soirée, on peut voir une reprise de l'activité strombolienne, avant que les nuages ne s'emparent des sommets.

 

22.11.2012-0h30--webcam2.jpg                                           Etna - 22.11.2012 / 0h30 - webcam LAVE

 

22.11.2012-2h23-cendres.jpg                        Etna - 21.11.2012 / 2h23 - émission de cendres - webcam Radiostudio7.

 

22.11.2012-19h04-RS7.jpg                             Etna - 22.11.2012 / 19h04 - webcam radiostudio 7

 

22.11.2012-seismes.jpgLes abords du volcan ont été secoué par un essaim sismique ce 22 novembre, débutant à 10h10. Une dizaine de secousses ont été dénombrées, le plus forte de magnitude 3,9 ; l’épicentre était localisé à 1 km. du Monte Maletto et une profondeur de 26 km..

 

Sismo du 22.11.2012 / 8-12 h. - INGV

 

Stromboli :

ce 22 novembre, une explosion un peu plus puissante qu’à l’accoutumée a secoué le cône du Stromboli, envoyant un panache blanc à environ 3.000 mètres de hauteur … les experts assurent que l’évènement reste dans les normes caractérisant l’activité du volcan. Aucun dommage n’est signalé aux municipalités de l’île et le nuage s’est dissipé.

 

22.11.2012-Stromboli---giovanni-Simonelli---MeteoWeb.jpg                           Stromboli - 22.11.2012 - photo Giovanni Simonelli / MeteoWeb

 

Guatemala – Fuego :

L’insivumeh rapporte des explosions faibles au Fuego ce 21 novembre, avec expulsion de panaches gris clair à 200-500 mètres au dessus du cratère, se dispersant vers l’O, le S et le SO, et de matières incandescentes qui ont généré de petites avaanches à proximité du cartère. La coulée de lave en direction de la Barranca Ceniza s’étend sur 800 m. de large. (rapport du 22.11 / 7h )

 

20.11.2012-fuego-tunnel-sur-flanc.jpg                           Fuego - 20.11.2012 / 21h20 - doc. Insivumeh

    L'annotation de la photo concernant la formation d'un tunnel de lave (?) n'a pas été commentée.

 

Pas d'autres renseignements pour l'instant : le site de l'INGV "patine", et le site du Global Volcanism Program est inaccessible aujourd'hui.

D'autres infos sur Activolcans

Lire la suite

1 2 3 4 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog