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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Sahand---iranmap.jpg                       Sommet du Sahand, avec son lac de cratère - photo Iranmap

 

Le volcan Sahand, aussi appelé Kuh-e-Sahand, est localisé au nord-ouest du pays, au sud de Tabriz. C’est un grand stratovolcan calco-alcalin érodé,  flanqué de nombreux dômes de lave. Un lac de cratère est entouré de quelques 12 pics, dont le plus haut culmine à 3.707 mètres.

Son activité remonte à 1,2 – 0,8 Ma selon Innocenti (1982) , à l’holocène selon Karakhanian (2002).

L’analyse des roches volcaniques implique trois sortes différentes de magmas : Basaltique au Miocène supérieur, dacitique et riche en K, composé de latite et banakite à la fin de sa période active.

 

Mount-Sahand---Panoramio-2011.jpg          Le Mont Sahand en hiver - ses pentes abritent une station de ski - photo Panoramio 2011

 

A Kandovan, les autochtones ont creusé leurs maisons dans les dépôts ignimbritiques émis il y a 11.000 ans. Ces maisons, passives avant l’heure, profite de l’ensoleillement en fonction de l’orientation des ouvertures au sud, et d’intérieurs confortables à chaque saison en raison de l’inertie thermique des matériaux. Ces maisons troglodytes, dont certaines ont 700 ans, sont subdivisées : au rez-de-chaussée, une place pour les animaux, au premier et deuxième étages, l’habitation et au dessus, les greniers. Des porches, des balcons, des escaliers sont venus s’y ajouter, de même que l’alimentation en eau et électricité et les évacuations sanitaires. Une source, aux vertus curatives, alimente le village et permet l’irrigation des terrasses.

 

Kandovan---ignimbrites-du-Sahand---blogspot.jpg     Les ignimbrites érodées du Sahand et leurs habitations troglodytes - photo Iran at a glance

 

hotel-a-Kandovan.jpgUn hôtel 5* a été creusé dans les ignimbrites, en respectant l'architecture locale - photo Iran at a glance

 

 Le Sabalan (Kuhha-ye-Sabalan) est un stratovolcan trachyandésitique à dacitique culminant à 4.811 mètres, situé à l’ouest de la mer Caspienne et de la ville d’Arbil.

Son activité est datée entre 5,6 et 1,4 Ma (selon Innocenti 1982), mais pourrait avoir continué jusqu’il y a moins de 10.000 ans (Karakhanian 2002).

Sa situation en zone de climat continental, caractérisé par des étés chauds et secs, et des hivers froids et neigeux, justifie la présence de sept glaciers proches du sommet et au dessus de 4.000 mètres.

 

Sabalan---Stanislav-Zolnaj.JPG                                                 Le Sabalan - photo Stanislas Zolnaj

 

Sabalan---Alireza-Teimoury-mountain-forecast.jpg                        Sommet du Sabalan - photo Alireza Teimouri / Mountain forecast


Trois champs géothermaux, caractérisés par des sources chaudes et des sources froides,  sont localisés au nord (Meshkin Shahr group), à l’est (Saraein group) et au sud (Borjlu group) du volcan.

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Sahand

- Global Volcanism Program - Sabalan

- Iran at a glance - Kandovan cave homes - link

- Kandovan, 700 years oldest village - blogspot

- Geochemistry of geothermal springs in the Sabalan area - by K. Khosrawi

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

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                         Montagnes iraniennes - photo Beautés de l'Iran/ Elias Pirasteh


La tectonique et le volcanisme de l’actuel Iran est lié aux mouvements de la plaque arabique, à sa séparation d’avec le continent africain et se remontée en direction du nord-est vers l’eurasie … dans le cadre de la fermeture du paléo-océan Téthys. Ce schéma se complique par les déformations dans la zone d’orogenèse active alpine-Himalaya.

 

Fermeture de Téthys - JP. Defert education.fr    Mouvements de la plaque Arabique et fermeture de Téthys - doc. JP. Defert / éducation.fr

 

Différentes plaques et micro-plaques (blocs) sont incriminées : les plaques arabique, indienne et eurasienne, les blocs iranien et turc. L’ensemble du plateau iranien est compressé et soumis à un processus de surrection, d’où naissent de jeunes chaînes de montagnes, comme les monts Zagros, au sud-ouest, et l’Elbourz (Alborz mountains), en bordure de la mer Caspienne au nord. Ces mécanismes tectoniques impliquent de nombreuses failles et une sismicité diffuse et fréquente concentrée au nord et au sud de l’Iran où se retrouvent les failles principales.

 

image001.gif                          Failles de la plaque Arabique et de la micro-plaque Iranienne 

 

650px-Iran_topo-fr.jpg          Topographie de l'Iran - les monts Zagros et Elbourz et les déserts du Lut et Kavir

 

iran-subdivisions--1-.jpg                                Carte géologique de l'Iran - doc. Iran Geological Survey

 

Au sud de la Caspienne, trois grands volcans ressortent du paysage, le Sahand, haut de 3707 m., le Sabalan , atteignant 4811 m. et le Damavand, qui culmine à 5670 m.

 

Sabalan---Arte-tv.jpg                                          Le massif volcan Sabalan - photo Arte Tv

 

Le plateau Iranien inclut le bloc Lut, un désert aride situé dans l’est du pays. Le bloc Lut est bordé au nord par la faille Dourouneh, au sud par la dépression Jazmurian et le prisme d’accrétion du Makran. Il est séparé du reste du plateau par les failles Nehbandan à l’Est et la faille Nayband à l’ouest. Ce bloc est largement recouvert de roches volcaniques du Néogène.

 

Les dunes vertes de Dasht-e Lut - Didier Schürch

  "Les dunes vertes du Dash-e-Lut" - le désert de Lut fait partie du plateau iranien -  photo Didier Schürch

 

irp-14082012-1.jpg                                      Iran / Turquie : zones de hauts risques sismiques

 

Les principaux séismes en Iran depuis quarante ans (source : AFP)

L'Iran a été frappé a de nombreuses reprises par des séismes de grande magnitude, qui ont fait de très nombreuses victimes.

Voici les principaux :

- 1er septembre 1962 : 12.000 morts, 200 villages détruits dans le district de Qazvin (ouest de Téhéran)  
- 31 août 1968 : environ 10.000 morts dans la province de Khorassan (Nord-Est), magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter 
- 10 avril 1972 : 5.044 morts, 45 villages détruits dans la région de Ghir (province de Fars - Sud)
- 16 septembre 1978 : 25.000 morts dans l'Est. La ville de Tabass est entièrement détruite par ce séisme de magnitude 7,5 (15 000 morts).  
- 11 juin 1981 : Plus de 1.000 morts et 950 blessés dans la province de Kermann (Sud-Est). La ville de Golbaf est la plus touchée. Le 28 juillet, un nouveau séisme fait 1300 morts dans la même région  
- 21 juin 1990 : 37.000 morts dans les provinces de Ghilan et de Zandjan (Nord-Ouest). Ce tremblement de terre d'une magnitude de 7,7 - le plus meurtrier en Iran à ce jour - a dévasté en quelques secondes 2100 km² comprenant 27 villes et 1871 villages.  
- 28 février 1997 : un millier de morts dans la région d'Ardabil (Nord-Ouest)
1745601 5 94e3 ill-1745601-3091-iran-x1i1 d8c5b9d13155aefdd- 10 mai 1997 : environ 1.600 morts dans la région de Birjand (Est). Magnitude de 7,1 sur l'échelle de Richter.
- décembre 2003 : le séisme le plus meurtrier ces dernières années a tué 31.000 personnes, soit un quart de la population, dans la ville de Bam.
- 11 août 2012 : Le double séisme qui a frappé le nord-ouest de l'Iran a fait au total 306 morts, en majorité des femmes et des enfants, et 3.037 blessés.

08.2012---Ishikhli---Fardiz-Tigehsaz.jpg                       Le village d'Ishikhli détruit en août 2012 - photo Fardiz Tigehsaz

 

Demain, les grands volcans du nord Iranien ...

 

Sources :

- Iran Geological Survey

- Petrochemical Characteristics of Neogene and Quaternary Alkali Olivine Basalts from the Western Margin of the Lut Block, Eastern Iran - by S. Saadat & al.

- Tectonique active du Nord-est de l’Iran et accommodation de la convergence entre l’Arabie et l’Eurasie: contribution des chaînes du Kopeh Dagh et du Binalud - E. Shabanian / thèse Univ. P.Cézanne Aix-Marseille.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Dossiers

Thomas Jaggar est né à Philadelphie en 1871 ; il reçoit son doctorat en géologie en 1897, à l’université d’Harvard. Convaincu de l’importance des observations de terrain, il débute ensuite une longue période d’exploration et en 1902, il fait partie du groupe de scientifiques envoyé par les Etats-Unis pour analyser les éruptions catastrophiques de la Soufrière, à la Martinique, et de la Montagne Pelée. C'est dans les ruines encore fumantes de Saint-Pierre que va naître sa vocation de volcanologue " pour que jamais plus les volcans ne dévastent les villes ".


thomas-Jaggar---USGS.jpgEn 1906, il dirige le département de géologie du MIT , le Massachussetts Institute of Technology. Impressionné par les 125.000 morts consécutifs au séisme qui touche la Sicile en 1908, il déclare que " quelque chose doit être fait " pour aider à l’étude des volcans et de l’activité sismique.

En 1909, lors d’un voyage d’étude au Japon, il s’arrête à Honolulu et entre en contact avec Lorrin A. Thurston et divers hommes d’affaire locaux  qui vont l’aider à trouver des fonds pour créer un observatoire à Hawaii. En 1911, il rencontre Frank Perret, le volcanologue le  plus célèbre de cette époque, lui expose son projet , et réalise en juillet une première mesure de température du lac de lave de l’Halema’uma'u.

Thomas Jaggar  - 1916 - Image courtesy of the US Department of the Interior, US Geological Survey

 

 

Le 17 janvier 1912, Jaggar arrive à l’hôtel Volcano house et commence ses observations et l’enregistrement en continu de l’activité volcanique, un des objectifs du futur observatoire permanent.
On cite cette date comme celle de la fondation de l’HVO … une date différente sera proposée : le 1 juillet 1912, data à laquelle Jaggar reçut sa première paie.

 

Jaggar-Hmm_L.jpg

Thomas Jaggar (second from left) prepares to measure the temperature of the Halema`uma`u lava lake in 1917. Pictured, left to right, Norton Twigg-Smith, Thomas Jaggar, Lorrin Thurston, Joe Monez, and Alex Lancaster. - doc. archives HVO / USGS.

 

09.1919_Jaggar_Thomas-and-Isabel---SW-rift-zone---USGS-arch.jpgThomas Jaggar et son épouse sur la rift zone SO du Mauna Loa en septembre 1919 - photo courtesy of USGS archive.

 

Il fut l'un des premiers volcanologues à comprendre l'explosivité du contact entre la lave et l'eau des nappes phréatiques : l'hydromagmatisme, illustré par la phase explosive du kilauea en mai 1924.


Kilauea-22.05.1924.jpgEruption hydromagmatique du Kilauea le 22.05.1924 - archives Volcano house / Hawaii National Park

 
Jaggar travaillera à l’observatoire jusqu’en 1940, et maintiendra ensuite des activités à l’Université d’Hawaii.

 

Frank Alvord Perret, né à Philadelphie en 1867, est un ingénieur, inventeur et assistant de Thomas Edison. De Santé fragile, il part pour Naples en 1900, Frank_Alvord_Perret---16.10.1909---George-Grantham-Bain-col.jpgoù il devient l'ami de Matteucci, directeur de l'Observatoire volcanologique du Vésuve et assiste en sa compagnie à l'éruption de 1906... et c'est le début de sa vocation de volcanologue.

L'ingéniosité et le perspicacité de Perret sont légendaires : manquant de sismographe, il étudie la fréquence des micro-séismes qui ébranlent de façon continue les flancs du Vésuve en mordant l'armature métallique de son lit, qui scellé dans le ciment du sol de sa chambre, transmet les moindres vibrations aux dents, particulièrement sensibles à celles-ci.

Frank Perret - en 1909 - photo George Grantham Bain collection


Il collabore avec Th. Jaggar à l'étude du Kilauea et à l'établissement de l'observatoire.

C'est aussi un grand photographe des phénomènes volcaniques. Durant la nouvelle éruption de la Montagne Pelée en 1929-30, il photographie les nuées ardentes depuis une cabane proche des coulées ... l'une d'elle l'enveloppe dans son nuage, mais il y survit !

En 1931, il construit sur le Morne Lenard, au dessus de la Rivière blanche, une petite hutte d'observation, qui deviendra la première station permanente sur la Montagne Pelée. Il restera sur l'île de façon plus ou moins continue pendant dix ans.

 

Frank-Perret---hutte-a-la-Mont.-Pelee-1934.jpg        Poste d'observation de Frank Perret sur la Montagne Pelée - 1934 - doc. encarpost

 

Sources :

- Les feux de la terre, histoires de volcans - par M. Krafft - éd. Découvertes Gallimard

- HVO - USGS - Thomas A. Jaggar, and the Hawaiian volcano observatory - link

- West Hawaii today - Jaggar achieves significant science in HVO's first year - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Sicile – Etna :

L’activité strombolienne intense, qui a marqué la Bocca Nuova depuis le 10 janvier, s’est brutalement arrêtée le 15 après minuit. Durant ces cinq nuits, l’activité fut bien visible des environs du volcan, avec des bombes projetées plusieurs dizaines de mètres au dessus du cratère. Le trémor est remonté en flèche le 16 janvier au soir … en raison de mauvaises conditions atmosphériques, seules les plus fortes explosions laissaient entrevoir une lueur. Le 17 janvier au matin, le niveau de trémor est retombé. L’épisode du 16 au soir semble avoir été le plus énergétique. (INGV)  

 

2013.01.-10--17-au-matin-ECPNZ.gif                     Variations du trémor entre le 10 et le 17.01.2013 au matin  - doc. INGV Catania

 

Iles Eoliennes - Stromboli :

Le 12 janvier, un  glissement de terrain a produit à 11h10 un nuage dense de vapeur et poussières montant des parties basses de la Sciara del Fuoco pour couvrir le sommet et le village de Stromboli.  Un survol par hélicoptère le lendemain a confirmé l’effondrement en mer d’une forte portion de lave chaude sur les pentes de la Sciara.

Ce phénomène a été accompagné d’une rapide augmentation du trémor  qui s’est arrêté après 16 minutes, signal ne correspondant pas à une variation de l’activité volcanique.


2013.01.14.jpg

 

L’activité strombolienne s’est poursuivie après ce glissement, alimentant une coulée au sommet, puis un débordement le 13 janvier au soir , qui s’est intensifié le 14 janvier après 3h30 GMT pour se dédoubler durant un cours moment. Le 14 en début de soirée, trois coulées été actives sur le dessus de la Sciara.

Une seule coulée était alimentée le 15.

 

2013.01.16-19h01---Dipartimento-Protezione-Civile----Bild-jpeg       Stromboli (14.01.2013 ?) - photo Dipartimento protezione civile / Bild.de  16.01.2013 / 19h01


Ce 17 janvier au matin, l’épanchement de lave semble avoir cessé … la webcam thermique ne relève que des zones plus chaudes éparses au sommet.


Kamchatka – Tolbachik et Kizimen : code aviation orange.

La sismicité est toujours importante au Tolbachik ; l’éruption explosive-effusive se poursuit avec des coulées alimentées au niveau de la zone de fissure sud sur le Tolbachinsky Dol.

 

 

 

2013.01.17---photkamchatka.jpg               Tolbachik - coulées bien alimentées - doc. photo kamchatka 17.01.2013

 

Au Kizimen, une coulée de lave marque le flanc nord-est, tandis que les données satellites renseignent deux nouvelles coulées sur le flanc sud-est. La couverture nuageuse empêche les observations visuelles. Le VAAC Tokyo a enregistré un panache de cendres à 5.200 m le 11.01 et à plus de 4.600 m. le 13.01.

 

Kouriles du sud : Kudriavy

Le SVERT a détecté le 11 janvier une anomalie thermique, et un panache de vapeur et gaz, sur le stratovolcan Kudriavy, faisant partie du complexe Medvezhia, au NE de l’île d’Iturup.

 

Iturup-isl.---Medvezhia-caldera----T.Vendelin-1990.jpg                      Le complexe Medvezhia - photo T. Vendelin 1990 / GVP

A gauche au fond, le Medvezhii - au cnetre, le Srednii -  à droite, le Kudriavy, ses fumerolles et des coulées de lave "récentes".


Le complexe Medvezhia est formé de 2 caldeiras qui se chevauchent – 14 x 18 et 10 x12 km – formées au Pléistocène. Le plancher de la caldeira est occupé par plusieurs dômes de lave, des cônes de cendres et leurs coulées de lave et un petit lac. Le Menshoi Brat est le cône situé le plus à l’ouest : ce dôme de lave flanqué de cônes de scories est responsable de jeunes coulées longues de plus de 4,5 km. atteignant le lac Slavnoe.

Quatre stratovolcans se sont installés sur le côté Est du complexe, sur une ligne est-ouest : le Medvezhii, le Srednii, le Tukap et le Kudriavy (ou Moyoro-dake), daté de moins de 2000 ans.

 

Kudriavy - Iturup island       Carte simplifié du sommet du Kudriavy, et des zones de fumerolles en 1992 - G. Steinberg / GVP

 

Indonésie : Lokon-Empung

L’activité explosive se poursuit : le 12 janvier, une explosion à 5h43 locale a alimenté un panache de cendres de 1500 m. Le 13 janvier, deux émissions de cendres ont été enregistreés, respectivement à 9h11 et 9h20 , avec des panaches à 500 m et 2500 m. (Activolcans via VSI webcams)

 

Chili – Copahue :

Le webcam de l’OVDAS a repéré entre les 9 et 15 janvier de petits panaches de gaz (blancs) montant entre 900 m. et 1500 m.avant de se disperser vers l’Est. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.

 

copahue_ali_2013005.jpg               Le panache du Copahue - Photo satellite Nasa Eath Observatory / Ali 05.01.2013

 

Nouvelle-Zélande - Tongariro :

Les émissions de vapeur et gaz volcaniques se poursuivent au Tongariro depuis les éruptions d'août et novembre 2012. Elles proviennent d'une grande fumerolle et d'une fissure dans un escarpement situé à l'est du cratère Upper Te Maari. Le cratère principal Upper Te Maari dégaze également, mais moins fortement. Les codes d'alerte volcanique et aviation reste respectivement au niveau 1 et jaune (GeoNet alert bulletin 14.01.2013)

 

2013.01.14-Te-Maari.JPG

Tongariro - au centre, le cratère principal Upper Te Maari - A gauche,et à l'extrémité d'une fissure courant vers le bas de la photo, la zone de décharge active.  - photo GeoNet.

Sources :

Global Volcanism Program - Activolcans - Nasa Earth Observatory.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le 14 janvier 1993, une brusque éruption secoue le volcan colombien Galeras … rien de majeur : cet épisode serait passé inaperçu, s’il ne s’était accompagné d’une tragédie !

Un groupe de volcanologues faisait des relevés au sommet du volcan, au moment de l’éruption ; six d’entre eux furent tués, ainsi que trois touristes. Le reste du groupe en réchappa, avec de graves blessures.

 

Mapa_de_localizacion_zona_volcan_Galeras--1-.jpgLocalisation du Galeras, à proximité de Pasto en Colombie - image radar du volcan prise par la navette Endevour le 15.04.1994. - doc. Ingeominas Pasto / Galeras.

 

L’histoire a été relatée en détails dans le livre " Surviving Galeras ", écrit par Stanley Williams, professeur de géologie à l’Arizona State University et Fen Montaigne, correspondant du National Geographic :

" ... une roche tombe de la paroi intérieure du cratère … un phénomène courant qui dans un premier temps ne suscite chez moi aucune crainte.

Mais un deuxième rocher s’écroule de la bouche du cratère, puis un troisième, et bientôt une cascade de pierres pleut sur le plancher du cratère. C’est soit un séisme , soit une éruption. En tous cas, nous devons fuir.  

Hurry up ! Get out ! ai-je crié en anglais, et en espagnol.

Le volcan a commencé à trembler et je me suis retourné pour courir sur le flanc d’éboulis. Je n’avais fait que quelques mètres lorsqu’un coup de tonnerre ou un bang sonique déchira l’air. Tout de suite après, j’ai entendu un craaack assourdissant, le son du déchirement de la croûte terrestre. J’ai rentré instinctivement les épaules et placé mon sac à dos sur ma nuque et ma tête. Je n’irai pas plus loin ".

 

Image.ashx-copie.pngimages.jpg


Couvertures des livres :

à gauche, Le livre de S. Williams & Fen Montaigne

à droite, celui de V. Bruce

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce livre a été sujet à une controverse,  publiéé par Victoria Bruce, sous un autre titre, " No apparent danger " , qui raconte la même histoire sous un angle différent, mais en chargeant Williams.


L’éruption du 14 janvier 1993 : (d’après le Global Volcanism Program)

 

Sans signes précurseurs (reconnus) dans les heures précédentes, l’éruption débute subitement le 14 janvier à 13h41. Le panache est monté entre 2500 et 4000 mètres, et environ 30.000 m³ de matériaux sortirent du cratère.

Le cratère actif du Galeras est situé au sommet d’un cône intracaldérique, séparé du bord escarpé Est de la caldeira par un fossé étroit.

Les volcanologues, qui ont été tués, sont séparés en deux groupes : Nestor Garcia, de l’université nationale de Manizales / Colombie, et Igor Menyailov, de l’Institut de volcanologie de Petropavlosk / Russie, échantillonnent les gaz dans le cratère, tandis que Geoff Brown, de l’Open Univ. / Milton Keynes UK, Fernando Cuenca, de l’Ingeominas et Carlos Trujillo, du Cesmag, tous deux colombiens, font des mesures de gravité sur le cône.

 

Galeras---14.01.1993.jpg              Photod'une partie des volcanologues présent en 1993 lors de l'éruption du Galeras -
Conmemoración 20 años de la erupción del volcán Galeras, 14 de Enero de 1993./ Observatorio Vulcanológico y Sismológico de Manizales.

 

Articulo_patria-16-enero-1993.jpgJournal La Patria / Manizales du 16.01.1993, relatant  le drame, avec les photos de José Arlés Zapara et Nestor Garcia - archives La Patria.

 

Trois touristes et quatre autres volcanologues, José Arlés Zapata, de l’Ingeominas, Luis Lemarie, de l’Escuela Politecnica / Ecuador, Michael Conway, du MIT / USA, Andrew Macfarlane, de la Florida intern. Univ. / USA sont sur le flanc externe sud-est du cône, après avoir descendu quelques dizaines de mètres depuis le bord du cratère. Stan Williams est sur le bord du cratère au dessus du groupe.

 

Galeras-evenements-1993---GVP.pngCarte de la partie NE de la caldeira sommitale du Galeras et le cratère actif - position approximative des personnes présentes le 14 janvier 1993 :

(1) Geoff Brown, Fernando Cuenca, et Carlos Trujillo (gravimetry group); (2) Néstor García et Igor Menyailov (gas sampling group); (3) José Arlés Zapata, Michael Conway, Luis Lemarie, Andrew Macfarlane (gas sampling group), et trois touristes; Stanley Williams était au dessus sur le bord du cratère . Contour interval, 100 m. Courtesy of C. Connor.

 

Conway voit apparaître un panache gris foncé qui emplit le cratère … l’activité semble être une explosion vulcanienne verticale type, avec des projectiles quittant la colonne éruptive sur des trajectoires ballistiques. Une pluie d’éjectats s’intensifie sur les flancs du cône … de la taille des lapilli à celle d’1,5 mètres. Arlés et les touristes sont tués, et Williams sérieusement blessé … tous les autres sont percutés et brûlés par les retombées de tephra incandescents.

Les retombées de tephra importants stoppent après quelques minutes, suivies par une pluie de cendres et lapilli, sous un dégazage vigoureux qui dure quelques heures.

 

Les rescapés peuvent quitter le cône, traverser le fossé et grimper la paroi du cratère, malgré leurs blessures. Ils sont aidés par les équipes de secours de la Croix-Rouge et des pompiers volontaires de Pasto, qui évacuent ensuite Williams.

 

Interprétation a-posteriori :

 

D’après l’Ingeominas, la sismicité était à un niveau bas durant la première quinzaine de janvier, avec 2-8 séismes LP par jour ; 17 évènements de type tornillo furent associés aux mouvements de fluides dans les cavités entre le 1 et le 14 janvier.

 

Cet évènement dramatique a permis d’établir une relation entre les éruptions et les séismes de type tornillo. Les séismes de type "tornillo" sont des séismes volcaniques longue période, caractérisés par un tremblement initial important suivi d'un signal en forme de vis se poursuivant durant plusieurs minutes parfois. Ils représentent l'éclatement de la roche suite à une augmentation de la pression des fluides lors de la progression du magma dans la croûte. Ce signal, comme le trémor, est l'une des clefs de la sismicité pré-éruptive.

 

Tornillo-Galeras---12.01.2002--copie.png                             Séisme de type tornillo enregistré en 2002 au Galeras - doc. OVSP


Une pareille sismicité fut enregistrée avant l’éruption du 16 juillet 1992, et à plusieurs reprises avant des éruptions ultérieures. Dans le cas du Galeras, on a remarqué une corrélation entre le nombre total de tornillos pré-éruptifs et le volume de matériaux éjectés lors d'une éruption.

 

Juste après l’éruption, la sismicité atteint des niveaux jamais enregistré avant au Galeras : le 14 janvier, 611 séismes LP furent enregistrés en 12 heures, et 150 le 15 janvier. Certains évènements LP furent associés à des pulsations liées au relargage des gaz. Le 15 janvier, une émission de cendres fut associée à du trémor, puis la sismicité déclina rapidement, atteignant de nouveau le niveau basal du 16 au 18 janvier.

Des séismes de type tornillo furent enregistrés les 12 février, puis le 13 mars. De petites éruptions eurent lieu les 23 mars, 4 et 13 avril. L’éruption du 23 mars s’est accompagnée d’une colonne éruptive montant à 8.000 mètres, et d’un volume d’environ 835.000 m³ de matériaux, dont un quart de projectiles d’un diamètre allant jusqu’à 90 cm. dans un rayon de 2 km. autour de l’évent. La station de communication, située sur le bord de la caldeira à 700 mètres du cratère, fut détruite.

L’éruption, qui débuta le 14 janvier pour se terminer le 7 juin 1993, fut qualifiée d’un VEI 2 par le GVP.

 

Le Galeras est un des volcans colombiens les plus actifs : sa dernière éruption importante date de 2010 ... depuis il a fréquemment émis des panaches de cendres et gaz, comme en témoigne la photo ci-dessous.

 

Galeras-2012-10-28-16h16m--Ingeominas.png                                    Galeras - 28.10.2012 / 16h16 - webcam Ingeominas Pasto

 

 

Sources :

- Ingeominas - Observatorio Pasto - Galeras

- Global Volcanism Program - Galeras

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 Le complexe volcanique Los Ilinizas est composé de deux sommets, l’Iliniza nord et l’Iliniza sud, et de deux dômes satellites : le Tishigcuchi (Rasuyacu) et le Pilongo, alignés dans la direction du système de faille régional Pallatang – Algeciras – Sibundoy.

Il a une morphologie elliptique de 9 km de diamètre NO-SE et de 8 km de diamètre NE-SO.


Illinza volcano ec - Gerard Prins                 Le complexe volcanique Ilinizas - photo Gérard Prins.

                               Iliniza sud à gauche - Iliniza nord à droite.


L’Iliniza nord culmine à 5.105 mètres et est âgé d’un à deux millions d’années. Sa composition est essentiellement andésitique, avec des coulées de lave dacitique.

  

L’Iliniza sud culmine à 5.245 mètres et est âgé de 200.000 ans environ. Sa composition est andésito-dacitique. Un épisode explosif important a provoqué un effondrement partiel à l’origine des dépôts de ponces et cendres à son pied, et la formation d’un petit cratère de 1.000 m. de diamètre, dans lequel s’est installé un dôme pyramidal, qui constitue le sommet actuel de l’Iliniza sud.

 

Illiniza-sud---sacred-mountain-expe.-.jpg                                       Iliniza sud - photo Sacred mountain experience

 

Les sommets sont séparés par un ensellement qui abrite un lac, un bijou enchâssé couleur émeraude (photo bigbender.over-blog.com)

 

1-s2.0-S0377027306003271-gr1 copieCarte géologique du complexe volcanique Ilinizas - doc. in Petrogenesis of the volcanic Ilinizas complex / S. Hidalgo.

1 = South Iliniza Dome; 2 = Jatuncama Ignimbrite, deposits from South Iliniza; 3 = Tishigcuchi Dome; 4 = Pilongo Dome; 5 = Santa Rosa Pumice and Ash flow; 6 = South Iliniza ancient lavas; 7 = North Iliniza ancient lavas; 8 = Quaternary Volcanic Complexes (Almas Santas and Corazón); 9 = Pliocene Santa María Volcanic Complex; 10 = Silante and Zumbagua Eocene–Miocene Units.

 

 Le dôme dacitique Pilongo est situé dans la partie nord-est du complexe, et culmine à 3.935 mètres.

Le dôme Tishigcuchi, de composition andésitique est situé dans la partie sud du complexe, avec un sommet à 4.185 mètres. Ce dôme fut actif à l’holocène.

   

L’ensemble du complexe volcanique a été couvert et erodé par des glaciers, daté de 30.000 ans.

( G.V.P. & Theofilos Toulkeridis / CGVG)

 

Iliniza---2--J.L.Espinisa-Naranjo.jpg                                   Le complexe Iliniza  - photo José Luis Espinosa Naranjo

 

Climat et écologie des Ilizinas :

L’Equateur est situé de façon privilégiée au lieu de convergence de deux courants marins importants. Venant du nord, le courant chaud Panama ou El Niño apporte de grands volumes d’eaux chaudes qui vont s’évaporer pour donner des nuages, puis de la pluie. Venant du sud, le courant froid de Humboldt a au contraire un taux d’évaporation bas.

La rencontre de ces deux courants se combine avec la géomorphologie : la cordillère des Andes engendre un effet de tourbillon avec des vents dirigeant la vapeur d’eau vers l’Est ; cet effet est renforcé par la hauteur de la chaîne montagneuse et dans le cas de la partie nord de la cordillère reserva-ecologica-los-Illinizas--ministerio-de-ambiente.giféquatorienne, le taux d’humidité sera élevé.

 

La Réserve écologique Los Ilinizas - doc. Ministerio de Ambiante Ecuador.


On retrouve ainsi dans les Andes équatoriennes différents types d’habitats caractérisant différents types de climats … un endroit privilégié pour une faune et une flore diversifiées, et dont une partie reste à découvrir, en raison des difficultés d’accès à la zone.


Depuis le 18° siècle, de nombreux botanistes et naturalistes se sont essayés à l'étude de la flore équatorienne et andine : La Condamine et Jussieu (1735-1747) furent les premiers, suivis de la paire von Humboldt et Bonpland (1802-1803). Plus tard, vinrent W. Jameson (1822-1869) et le Père Sodiro (1870-1909).

Les écrits de von Humboldt, Jameson et Sodiro sont d’importance pour la géographie des plantes des Andes équatoriennes. Le 20° siècle vit se développer la taxonomie et les études écologiques … puis les études ethno-pharmacologiques ( l'étude scientifique interdisciplinaire de l'ensemble des matières d'origine végétale, animale ou minérale, et des savoirs ou des pratiques s'y rattachant, que les cultures vernaculaires mettent en oeuvre pour modifier les états des organismes vivants, à des fins thérapeutiques, curatives, préventives, ou diagnostiques

 

Plantas-Medicinales---Ilizinas---Theofilos-Toulkeridis001.jpg" En el corazón de los Ilinizas : PLANTAS MEDICINALES usadas en la UNOCANC y sus poderes curativos" - " Au coeur des Ilinizas : PLANTES MEDICINALES utilisées dans la UNOCANC (Union of Rural Organizations to the North of Cotopaxi)  et leur pouvoir curatif"  -

Couverture du livre écrit à quatre mains - références en sources.

 

Une étude intéressante et récente sur les plantes médicinales de la région des Ilinizas, et leur implication dans la médecine locale, vient de paraître ; elle a été réalisée grâce à la collaboration de Angel Sillo et Nelson Zabala, pour l’étude des plantes, de Theofilos Toulkeridis du CGVG – Centro de Geologia, Volcanologia y Geodinamica, pour les géosciences et David Romo pour l’écologie.

Le livre est traduit en trois langues : quechua, espagnol et anglais, pour faciliter sa diffusion ; la description illustrée des plantes comporte les usages locaux courants, les usages en Equateur et ceux reconnus par la communauté internationale.

 

Il reste à espérer que ces études ethno-pharmacologiques débouchent sur des développements "gagnant-gagnant" pour les populations locales, et ne servent pas les intérêts exclusifs des puissantes sociétés pharmaceutiques et de leurs dirigeants, comme cela s'est déjà passé sur d'autres continents.

 

Sources :
- En el corazón de los Ilinizas : PLANTAS MEDICINALES, usadas en la UNOCANC y sus poderes curativos - ISBN: 978-9942-02-662-0
Editor: David Romo, CGVG-USFQ Theofilos Toulkeridis

- Reserva ecologica Los Ilinizas - link

- Adakitic magmas in the Ecuadorian volcanic front : petrogenesis of the Iliniza volcanic complex (Ecuador)  - by S. Hidalgo, M. Monzier & al.

- Global Volcanism Program - Iliniza

- L'ascension de l'Iliniza nord - par Benjamin Bernard - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

  Le 3 janvier 2013, le Castle geyser du Parc National du Yellowstone est entré en « éruption », à 9h04 … heure précise relevée par un ranger chargé de contrôler chaque jour, à ski, l’activité des geysers de l’Upper geyser basin. Après une vingtaine de minutes, les émissions du Castle geyser sont passées de l’eau à la vapeur.

 

Castle-geyser-er-2013.01.03.-YNP.jpgYellowstone National Park - dans l'encart, éruption du Castle geyser le 03.01.2013 - et son retour à la normale, avec une émission de vapeur - photo Yellowstone National Park / kd.

 

Durant la saison hivernale, les paysages du Yellowstone deviennent encore plus magiques. La  vapeur des sources chaudes et les panaches des geysers se confondent avec l’environnement glacé et enneigé et se fondent sur le ciel plus gris. Les troupeaux de bisons se regroupent auprès des sources chaudes pour se préserver du climat glacial.

 

Mammoth-springs-in-winter.jpg                                     Mammoth hot springs  - photo Yellowstone National Park / Flickr

 

Lower falls 11.2012 - Jim Peaco MG 9603Grand Canyon du yellowstone - Lower falls en novembre 2012 - photo Jim Peaco  / Yellowstone National Park / Flickr

 

Midway-geyszer-basin---firehole-river-03.2006---T8M9177.jpgYellowstone National Park - Midway geyser basin , bisons près de la Firehole river en mars - photo
Yellowstone National Park  / Flickr

 

Old-Faithfull---03.2012-275-2740.jpgYellowstone National Park - émission régulière du geyser Old Faithful - photo Yellowstone National Park mars 2012  / Flickr

 

  Seuls bémols, les voitures y sont interdites entre novembre et mars, et l’environnement devint plus dangereux : il faut se méfier des zones de geysers et sources chaudes en restant impérativement sur les chemins balisés et éviter les endroits scabreux dissimulés sous la neige.

 

Pour la quatrième saison hivernale consécutive, le parc national du Yellowstone a reconduit les mesures visant à la fois un accès aux sites, une sécurité maximale et une préservation de cet environnement fragilisé par les conditions atmosphériques.

 

Transport-hiver---YNP-JP.jpg      Modes de transport hivernaux dans le parc national - photo Yellowstone National Park / jd


A part les skis et les raquettes, le NPS a préféré l’alternative d’accès par motoneiges, ou bus spécialement équipés, en imposant des quotas saisonniers et par type de transport ; 110 déplacements quotidiens sont alloués aux tous opérateurs … les groupes ne peuvent dépasser 10 motoneiges et 50 "trains de motoneiges" maxi, ceci afin de favoriser les déplacements groupés.

Les places seront donc "chères et convoitées" ; les réservations sont à faire à l’avance !

 

Old-Faithfull-snowlodge-12.2012.-Lisa-Culpepper-YNP.jpgL'Old Faithful snow lodge sous la neige de décembre - photo Lisa Culpepper 12.2012 / Yellowstone National Park  / Flickr

 

West Thumb hut - John Padilla YNP           Yellowstone N.P. - West thumb hut - Photo John Padilla / Yellowstone National Park

 

Une image d'archive du premier "snowplane" utilisé au Yellowstone ... retrouvez l'histoire des déplacements hivernaux dans le parc national sur le site du National Park Service.

 

Yello-snowplane-1949.jpg                                  Yellowstone's snow plane - 1949 - doc. Yellowstone N.P.

 

Sources :

- NPS - Winter use in Yellowstone National Park - link

- National Park Service - Yellowstone today - Our park newspaper

- Flickr / Yellowstone NPS - winter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Un récent rapport de l’Observatoire du Vésuve / INGV signale que la déformation du sol et autres paramètres de contrôle au niveau des champs Phlégréens, proches de Naples, ont considérablement augmentés.

La protection civile indique que " des changements significatifs dans les paramètres sismiques, géochimiques et des déformations du sol par rapport aux niveaux observés normalement amènent à élever le niveau d’alerte de "base" à "attention" pour la région des champs Phlégréens " …les instances concernées doivent se réunir pour discuter, … une fois de plus, du plan d’urgence pour la zone volcanique du Vésuve et des champs Phlégréens.

 

INGV-osserv-Vesuviano.jpg        La zone volcanique des champs Phlégréens - doc. INGV - Osservatorio Vesuviano / IPF

 

Campi-flegrei-calderas.jpg                   Situation des centres d'activité historiques et limites des caldeiras - doc. INGV

 

La zone volcanique des Champs Phlégréens est caractérisée par des changements importants du niveau des sols. Après les crises de bradyséisme de 70-72 et 82-84, caractérisés par une élévation maximale de 3 m., le sol s’est abaissé lentement.

Quelques épisodes mineurs de soulèvement eurent lieu en 1989 et 2000, puis depuis 2004, le soulèvement devient plus régulier.

On constate en parallèle une augmentation du nombre des micro-séismes, et au niveau de la Solfatare, une augmentation de température et de la proportion des gaz d’origine magmatique dans les fumerolles (graphiques ci-dessous). Ces phénomènes sont vraisemblablement liés à des mouvements magmatiques et à des modifications du système hydrothermal.

 

deformation---GPS-2000-2013.pngChamps Phlégréens - variation enregistrés par la station GPS de Pozzuoli (en mm) entre 2000 et 2013 - Doc INGV Osservatorio Vesuviano

 

seismes--localizzazioni-2005-2012.png

 Champs Phlégréens - localisation des séismes entre 2005 et décembre 2012 - Doc INGV Osservatorio Vesuviano

 

fumarole-pisciarelli-1999---2013.png Champs Phlégréens - Variations macroscopiques de l'activité fumerollienne et augmentation de la température des fumerolles enregistrées à Pisciarelli - augmentation à partir de 2005 et phénomènes liés - Doc INGV Osservatorio Vesuviano

 

fumarole-solfatara-1984--2012.png

  Champs Phlégréens - Variations de la composition chimiques des fumerolles entre 1984 et 2012 - depuis 2000, augmentation dela composante magmatique. - Doc INGV Osservatorio Vesuviano

 

Cette nouvelle "montée de fièvre" dans les Champs Phlégréens est à mettre en relation avec un article dans le magazine Nature de deux volcanologues de l'Observatoire du Vésuve, Lucie Pappalardo et Joseph Mastrolorenzo, concernant la chambre magmatique commune aux Champs Phlégréens et au Vésuve.


A décortiquer ... en attendant d'autres infos, les volcans Napolitains restent sous surveillance !

 

Sources :

- INGV - OV - Campi Flegrei - attivita recente - link

- Blog I Confronti - Sale l'allerta per i vulcani dei Campi Flegrei - 10.01.2013.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Mexique - Fuego de Colima

La réactivation explosive du Fuego de Colima le 6 janvier 2013 a été suivie par une explosion le 10 janvier vers 21h40, qui a engendré un dépôt de cendres sur Ciudad Guzman. Selon le Comité scientifique Jalisco-Colima, ces deux évènements ont détruit une grande partie du dôme et formé un cratère de 220 m. de diamètre et profond de 50 mètres … la destruction du dôme correspond à la pulvérisation de 1,5 millions de m³ de matériaux.

 

2013.01.06----Colima---7----Proteccion-civil-Jalisco.jpg Fuego de Colima - le dôme, entamé par les explosions de juin 2012, inspecté le 06.01.2013 - photo Proteccion Civil Jalisco

 

2013.01.11--Colima-dome-pulv.---3----Proteccion-Civil-Jali.jpgFuego de Colima - le survol du 11.01.2013 montre le cratère mis en place par l'activité des 6 & 10.01 -
photo Proteccion Civil Jalisco


Un survol du volcan par les scientifiques à bord d’un hélico de la Proteccion civil a permis de découvrir dans le cratère un corps de lave correspondant à une nouvelle effusion magmatique, avec un taux faible d’épanchement, correspondant au faible dégazage remarqué. La caméra thermique a enregistré une température inférieure à 200°C.

 Une zone d’exclusion de 7,5 km. est maintenu et l’activité du volcan reste sous surveillance.

 

Kamchatka - Tolbachik

Au Plosky Tolbachik, l’activité explosive-effusive se poursuit. Une forte sismicité est enregistrée, ainsi que du trémor à une amplitude de 5,5 mcm/s.

Les coulées de lave sont bien alimentées au départ de la fissure sud, et le panache de gaz et vapeur, peu chargé en cendres, monte à plus de 3500 mètres avant de s’étendre vers le sud-ouest. Une forte anomalie thermique continue à être notée dans la zone nord du Tolbachinsky Dol. ( KVERT 11.01.2013)

 

 

 

 

2013.01.12---6---Makslat-gromov78.livejournal.jpg

                               Tolbachik - le 12.01.2013 - photo Makslat / gromov78. livejournal

 

2013.01.12---4---Makslat-gromov78.livejournal.jpg              Tolbachik - Coulées a'a ,le 12.01.2013 - photo Makslat / gromov78. livejournal

 

2013.01.12---7---Makslat-gromov78.livejournal.jpgTolbachik - l'accès est long et difficile dans une neige recouverte de cendres et un "froid sibérien" - le 12.01.2013 - photo Makslat / gromov78. livejournal

 

 

Etna – Bucca Nuova


Vers 23h le 9 janvier, l’amplitude du trémor a rapidement augmenté sur le réseau de surveillance de la station Cratere del Piano, proche de la Bocca Nuova, trois mois après l’épisode strombolien intracratérique précédent. Dix minutes plus tard, les webcams enregistre de l’incandescence, suivie d’expulsion de fragments de lave projetés à 50-80 m. au dessus du bord du cratère.

Le 10 janvier, le débordement de lave se poursuit dans le cratère et vers 23h, le trémor est en hausse, puis baisse dans la journée.


20113.01.13---10-ECPNZ.gifEtna -  diagramme de trémor entre le 05.01 et le 12.01.2013 / 13h13 locale - Doc. INGV Catania


20130110_Bocca_Nuova_EMOH_frames.jpg

                                       Etna - images webcam du 10.01.2013 - INGV Catania

 

Iles Eoliennes - Stromboli :


Depuis le 23 décembre 2012, de fréquents débordements de lave au niveau de la terrasse cratérique du Stromboli s’accompagnent de coulées de lave. Le 7 janvier 2013 et les jours qui suivent, les émissions de lave génèrent des chutes de blocs incandescents dans la Sciara del Fuoco, et de petites coulées de lave … l’effusion de lave est toujours précédée et accompagnée souvent par une intense activité explosive sur la terrasse.

 

2012.12.24---0h54-INGV-copie-2.jpgSqt0267.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Webcams stromboli des 24.12.2012 et 12..01.2013 - INGV Catania

 

Ce 12 janvier, à 12h30 locale, une violente "explosion" est accompagnée d'un glissement de terrain dans la Sciara del fuoco, et d'un imposant nuage de poussières qui a obscurcit un instant le ciel de l'île .

 

2013.01.12---glissement-terrain-stromboli.jpg

 Stromboli - le nuage de poussières accompagnant le glissement de terrain - photo Sabrina Mugnos / Claudio Utano

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Publié le par Bernard Duyck
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Les autres champs de la partie centrale de la province volcanique Payenia sont le Cerro Nevado et le Llancanelo.

 

Llancanello-et-Cerro-Nevado.jpgLe champ volcanique Cerro Nevado et le stratovolcan à droite - Le champ volcanique Llancanelo, à gauche et ses volcans situés entre la lac et la frontière avec le Chili - carte Scielo.

 

Le champ du Cerro Nevado :

Il englobe un stratovolcan, le Cerro Nevado, culminant à 3980 mètres et divers cônes monogéniques. L’ensemble repose sur des basaltes du début du Pléistocène (1,83 à 1,71 Ma)

Ce champ volcanique fut actif entre 1,324 et 1,320 Ma, pour le Cerro Nevado et 1 Ma à 800.000 ans pour les cônes monogéniques. (Quidelleur & al 2009)

 

Cerro Nevado - Champaqui.com.ar

                                          Cerro Nevado - photo Champaqui.com.ar

 

Le champ volcanique Llancanelo :

Ce champ volcanique contient des cônes de scories et des cônes et anneaux de tuff.

Les principales différences entre ces structures sont :

-  la couleur des unités pyroclastiques : rouge-noire pour les cônes magmatiques, et jaunes pour les structures d’origine phréatomagmatique.

-  la géométrie des volcans : les tuff rings ont un profil bas et de larges cratères

-  la localisation des volcans phréatomagmatique se fait à l’intersection de deux alignements (excepté le cas du Carapacho).

 

RissoetalJVGR07phreatomagmaticscoriaconefield05 Llancanelo volcanic field - l'alignement des évents suggère un contrôle structural de leur distribution, en dépis du manque de manifestations en surface de lignes tectoniques. - doc. C.Risso 2007

 

Les volcans phréatomagmatiques sont liés à une interaction entre le magma ascendant et l’aquifère du lac Llancanello nettement plus étendu à l’époque de volcanisme actif. (Violante & al 2010)

 

reerva-provincial-Laguna-de-Llancanello---M.Thibau-copie-1.jpg            La réserve provinciale Lagune de Llancanelo, et le Tarpal - photo M. Thibaud


Les tuff rings et tuff cones, de composition basalte à olivine, surmontent d’épaisses unités de lave fracturées, présentes avant les éruptions phréatomagmatiques. Le forte palagonitisation des cônes explique leur résistance à l’érosion et la bonne conservation des structures.

 

Les cônes de tuff Malacara et Jarilloso ont été produit par retombées de téphras secs à mouillés.

Le cône du Jarilloso a une hauteur de 110 m. et un cratère bien conservé de 200 m. de large.

 

Malacara volc.- wordpress                                    Cône de Tuff  Malacara - photo Wordpress

 

Mallacara - guidokritz flickr Malacara - l'érosion met en évidence les dépôts stratifiés du cône de tuff - photo guidokritz / Flickr


Le Malacara forme un volcan complexe, avec ses trois cônes adjacents et des coulées de lave, dont une longue de 7 km et 10 m. d’épaisseur. Le Malacara montre trois cratères bien conservés, chacun de 400-600 m de diamètre

Il est caractérisé par une prédominance d’unités mises en place en milieu humide, comme le montrent de nombreuses structures de déformation des sédiments mous, telles que: les plans de stratification ondulés, des lits tronqués et les caractéristiques d'évacuation de l'eau.

L’érosion par les vents et l’eau a formé des canyons où on peut visualiser les différentes couches fines déposées … certains canyons ont plus de 30 mètres de haut, et forment des cheminées spectaculaires.

 

Les tuff rings Piedras Blancas et Carapacho résultent d’éruptions explosives avec un foyer en profondeur. Ils sont caractérisés par des lapilli de tuff et des unités de tuff, mis en place par des surges pyroclastiques.


Carapacho tuff ring - scienenet.cn                      Llancanelo volcanic field  - Carapacho tuff ring - photo Sciencenet.cn


Le Carapacho est situé en bordure du lac salé Llancanelo ; son cratère en fer-à-cheval ouvert vers l’ouest est large de 1200 m. pour une profondeur de 90 m.

 

Llancanello---Carapacho--scielo-copie-1.jpgLlancanello---Carapacho-volc-jpg

 


 

Llancanelo volcanic field - Carapacho tuff ring - photo et carte Scielo / C. Risso & al.

 

 

Piedras Blancas forme un édifice monogénique haut de 140 m. avec un cratère de 1150 m. de diamètre, ébréché côté NO. Il a produit des coulées massives de lave a'a bleuâtre (formation Puente) La séquence éruptive finale fut effusive et strombolienne, et a produit un cône de scories niché et deux coulées de lave émergeant de l’ensemble.

 

RissoetalJVGR07phreatomagmaticscoriaconefield15.jpg   Llancanelo volcanic field - Piedras Blancas tuff rings et cônes de scories- photo in C. Risso & al.

 

Sources :

- The role of phreatomagmatism in a Plio-Pleistocene high-density

scoria cone field: Llancanelo Volcanic Field (Mendoza), Argentina - by

Corina Risso, Károly Németh & al. / 2007 

- El volcanismo cuaternario en el retroarco de Payenia - bt E. Llambias & al.

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