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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le volcan de boue de Sidoarjo est un volcan de boue situé dans l'est de l'île de Java, au sud de la capitale provinciale de Surabaya. Ce volcan de boue est né le 28 mai 2006 dans le kabupaten de Sidoarjo, une zone densément peuplée et cultivée. En Indonésien, le volcan de boue est baptisé " lumpur Sidoarjo " (boue de Sidoarjo) , abrégé en Lusi.

Les coulées ont enseveli à de nombreuses reprises des villages, des voies de communication et des champs malgré la construction de nombreuses digues de rétention, constituant une des plus grandes catastrophes économiques et écologiques de l'Indonésie.

 

2007.04-idoarjo---Lusi---Pamungkas-Reuters.jpg         Sidoarjpo - étendue de l'inondation boueuse en avril 2006 - photo Pamungkas / Reuters

 

sidoarjo-29.05.08-restes-d-un-village-2-ans-apres---AP-Tri.jpg   Sidoarjo - deux ans après l'éruption, l'état d'un village détruit - photo 29.05.2008 - AP / Trinasdi

 

sidoarjo-29.05.08---AFP---maintenance-work.jpgSidoarjo - construction de digues de plus en plus élevées pour contenir la boue - photo AFP 29.05.2008


La compagnie pétrolière Lapindo Brantas a été accusée dans un premier temps d’avoir initié la catastrophe lors d’un forage gazier d’exploration. Une autre hypothèse, jugée peu fiable à l’époque, refait surface à la lumière d’une nouvelle étude : le séisme de magnitude 6,3 de Yogjakarta du 26 mai 2006, deux jours avant l’éruption, pourrait avoir mobilisé la boue, hypothèse suggérée par un mélange de fluides profonds et superficiels dans la boue exhalée et un alignement des évents le long d’une faille tectonique.

 

ngeo1884-f1.jpg                         Java - localisation de l'épicentre du séisme de M6,3, à 250 km. de Lusi

                           La faille Watukosek passe par Lusi et le massif du Welirang, au SO.

 

 

La nouvelle étude montre qu’une couche rocheuse de forte impédance et en forme de parabole, entourant le site, a réfléchi, amplifié et  ciblé l’énergie sismique du séisme de Yogjakarta, dans une "action en chaîne".

Les simulations démontrent que les concentrations énergétiques dans la couche de boue ont été suffisantes pour liquéfier la boue, permettant à celle-ci et au CO2 exsolvé d’être injectés dansla faille Watukosek et de réactiver cette dernière et générer un glissement. Cette faille est en connection avec le système hydrothermal profond, ainsi mis en communication avec la surface … il continue toujours à nourrir l’éruption : un geyser de boue entre en éruption toutes les 30 secondes environ, au centre d’un cratère de 100 mètres de largeur.

 

Les scientifiques suggèrent que le séisme de Yogjakarta n’a été que l’élément déclencheur, le pression à l’intérieur du système croissant depuis une trentaine d’années et celui-ci étant près pour une éruption.

 

 

L’éruption Lusi est selon les conclusions de l’étude qualifiée  "d'origine naturelle". Lapindo Brantas a pour sa part toujours rejeté sa responsabilité, en s’appuyant sur diverses études géologiques.

La longue controverse sur la cause de l’éruption doit maintenant céder la place à une aide humanitaire effective pour le peuple Indonésien victime de ce désastre. Nonobstant, il faut noter que depuis 2006, cette compagnie a distribué quelques 570 millions de dollars US en aide aux réfugiés et différentes communautés.

 

Sources :

- Nature Geoscience - Lusi mud eruption triggered by geometric

focusing of seismic waves - By M. Lupi, E. H. Saenger, F. Fuchs & S. A. Miller - 22.07.2013

- A relire sur Planet Terre / Lusi, volcan de boue de Sidoarjo (Indonésie) : naissance, controverses et impacts - Ol. Dequincey ENS Lyon 12.2012

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Sismologie

Le fort séisme de M6,5 / profondeur 14 km., qui s’est produit dans le détroit de Cook, en Nouvelle Zélande, est le résultat d’une poussée oblique sur ou à proximité des frontières des plaques Pacifique et Australienne.

 

intensity.jpg             Ressenti du séisme de M 6,5 du 21.07.2013 - carte USGS Earthquake Hazards Program

 

Geonet-quakes-detroit-Cook.jpg                 Epicentres des séismes localisés dans le détroit de Cook - doc. GeoNet N.Z.


La plupart de ces séismes sont alignés sur une ligne NE-SO entre les îles Néo-Zélandaises nord et sud.

Le séisme de M6,5 est le dernier d’une séquence de séismes modérés et répliques commencée le 18 juillet 2013, avec une secousse de M5,3.

 

 

wel-seismic-drum.png

Sismogramme enregistré à Wellington ce 21.07.2013 / 5h30 - portant traces de nombreuses secousses et répliques.

 

NZ_faults_--Mikenorton.pngTectonique au niveau de la Nouvelle-Zélande, impliquant les plaques Australienne et Pacifique - carte MikeNorton.


A cet endroit, la plaque Pacifique se déplace vers l’ouest en direction de l’Australie à la vitesse moyenne de 41-43 mm/an.

La tectonique inclue une zone de faille océanique - la dorsale Macquarie -, deux zones de subduction aux versants opposés - avec les fosses Hikurangi au nord et Puysegur au sud -, une zone de faille transformante continentale - Alpine fault, sur l'île du sud.

 

Cette région, à la tectonique complexe, a abrité par le passé quelques forts tremblements de terre : depuis 1900, 15 séismes de M7,5+ ont été enregistrés en Nouvelle-Zélande. Les quatre plus grands sont localisés sur la dorsale Macquarie, y inclus l’évènement de M8,2 de 1989 / Wairarapa et celui de 2004 de M8,1, qui reflètent des déformations intraplaques. En 1931, le séisme de Hawke’s Bay est de M7,8 et a tué 256 personnes.

 

Les données statistiques laissent prévoir d'autres séismes au cours de la semaine (GeoNet)

 

Sources:

- GeoNet - Preliminary science from the Seddon sequences - link.

- USGS earthquake hazards program

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

En complément de l'article du 20 courant, ci-dessous d'excellentes photos de notre ami Equatorien José Luis Espinosa-Naranjo illustrant l'activité du volcan Tungurahua du 20 en journée, et dans la nuit du 20 au 21 juillet 2013.

 

Quelques panaches chargés en cendres :

 

2013.07.20---1---Tungu---JLEN.jpg

                 © José Luis Espinosa-Naranjo

 

2013.07.20---2---Tungu---JLEN.jpg

               © José Luis Espinosa-Naranjo

 

2013.07.20---3---Tungu---JLEN.jpg

    © José Luis Espinosa-Naranjo

 

Activité strombolienne nocturne :

 

2013.07.21-20-Tungu---JLEN.jpg                         © José Luis Espinosa-Naranjo

 

Sources : José Luis Espinosa-Naranjo, que je remercie.

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Sismologie

26.03.09-R.Cole-pilot.JPG

     Redoubt / Alaska - le panache de l'éruption du 23 mars 2009 - photo R.Cole (pilot) / AVO - USGS


1222468524_ak231.jpgLe journal Nature Geoscience a récemment publié un article d’une doctorante en sismologie, Alicia J. Hotovec (co-auteur avec des scientifiques de l'Université de Washington et de l'USGS), sur le trémor volcanique émis par le volcan Redoubt, situé dans le Cook Inlet en Alaska, avant la période éruptive de 2009.

 

Carte de situation des volcans bordant le Cook Inlet - AVO-USGS.


Le trémor est un phénomène sismique, décrivant une libération énergétique de longue durée précédant ou accompagnant une éruption volcanique. Ce signal peut avoir ou non des caractéristiques spectrales harmoniques. La fréquence habituelle du trémor harmonique se situe aux environs de 0,5 - 1 hertz … fréquence inaudible pour l’homme (le seuil d’audition humaine commence vers 20 hertz)


Ce qui est exceptionnel dans le cas de l’éruption du Redoubt c’est la fréquence maximale du trémor qui a culminé à 30 hertz.

Lorsque les données sismiques sont converties en son, et amplifiées pour entrer dans la gamme des sons audibles (sonification), on peut " entendre " les séries de séismes originaires d’une région située à 2 km environ sous le cratère.

Les sons, dont des exemples ci-dessous, sont décrits comme évoluant de roulement de tambour (drumbeats) à un cri (scream) !

 

 

 

 


 

Quelle est la cause de ces bruits ?

 

Différentes hypothèses sont avancées par les scientifiques : un blocage dans l’étroit conduit reliant la chambre magmatique, située en profondeur, à la surface peut faire monter la pression à l’intérieur de l’édifice volcanique. Ce blocage peut avoir diverses origines : roches d’une paroi qui s’effondre et bouche le passage, ou bouchon de magma en refroidissement maintenant le magma plus chaud sous celui-ci. Les claquements représente différentes étapes de mouvement explosives, lorsque la pression force le passage par à coups vers la surface, raclant le conduit étroit ou les parois des fractures, et causant des tremblements de la croûte terrestre. Ces séismes de faible magnitude (M 0,5 à 1,5) se succèdent rapidement à une fréquence supérieure à 30 évènements / seconde et cessent une trentaine de secondes avant les explosions.

 

2009.07.02-Redoubdt---Read-Cyrus.jpg            Le Redoubt /Alaska - photo 02.07.2009 Cyrus Read / AVO-USGS


Cette étude complète, impliquant l’Université de Washington, l’USGS et l’Université de Stanford, vise à mieux connaître le système de plomberie situé sous le volcan et les mécanismes de transport du magma, et à développer à terme  des modèles pour prédire le moment, la durée et l’explosivité des éruptions.

Mais si l’on se réfère aux bruits émis par le Redoubt, nous ne devons pas tant craindre ses cris … que ses silences !

 

Sources :

- Journal of volcanology and geothermal research -  Strongly gliding harmonic tremor during the 2009 eruption of Redoubt volcano - by A.J. Hotovec, St. Prejean, J. Vidale & J. Gomberg - link

- Nature Geoscience - Frictionnal-faulting model for harmonic tremor before Redoubt volcano eruptions - by K. Dmitrieva, A.J. Hotovec, St. Prejean & E.Dunham

- Live Science - Alaska's Redoubt volcano screamed before exploding - link 

- Stanford scientists eavesdrop on erupting volcano's astonishing seismic sound - Stanford News - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Au cours de la journée du 18 juillet, le Tungurahua a présenté une activité sismique continue, caractérisée par des des évènements LP, du trémor lié aux explosions et aux émissions, et un évènement volcano-tectonique. La géodésie reflète une inflation du flanc nord et une déflation en parties basses côté sud-ouest, interprétés comme reflétant la présence d’un corps magmatique à 2 km. sous le cratère, responsable de l’activité en surface.

 

2013.07.19-Tungu-sismogramas-IGEPN.png

Durant la nuit du 18.07, de l’incandescence marque le cratère, ainsi que l’expulsion de blocs incandescents descendant les flancs supérieurs sur 500 mètres.

 

2013.07.18---Tungu----Javier-Sagra.png                        Tungurahua - activité nocturne - photo Javier Sagra 18.07.2013

 

2013.07.18-Tungu----Jon.Stone.jpgTungurahua - incandescence et retombées de blocs sur les flancs supérieurs - photo Jonathan Stone 18.07.2013


Le 19 en soirée, le Tungurahua a émis un panache de cendres montant à 1.000 mètres au dessus du cratère, dérivant ensuite vers le sud-ouest.

Après l’explosion vulcanienne du 14 juillet, le volcan semble évoluer vers une activité de type strombolien, accompagnée en saison hivernale de possibles lahars.

 

2013.07.18--Tungu---JLEN.jpg                                  Tungurahua  - photo José Luis Espinosa-Naranjo

 

Sources :

IGEPN

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Colombie – Le San Diego sera-t-il considéré comme actif ?


Ingeominas a installé un premier sismomètre au San Diego (Laguna San Diego) , dans la province de Caldas, ceci afin de définir si ce volcan peu connu est encore actif, et éventuellement dangereux pour les populations environnantes.

 

Morro de San Diego et laguna - sandiegoambiental

  Colombie - la laguna (et volcan) San Diego et le cône Morro de San Diego -photo Sandiegoambiental

 

Situé à l’extrémité nord de la chaîne volcanique Colombienne, son cratère d’environ 2,5 km. sur 3 est partiellement occupé par un lac d’1 km sur 1,3. Classifié comme maar dans la littérature existante, il serait de nature monogénique, et inoffensif en tant que tel … un autre volcan de même type étant toujours susceptible de naitre à proximité.

Le Morro de San Diego, un petit stratovolcan (ou cinder cone), non daté, est situé sur le bord.

Cette surveillance aura le mérite d’établir une référence pour ce volcan actuellement " sans historique ".

 


857301_348219368614022_842167188_o.jpg                                                    Article de presse - doc Ingeominas

 

Source : Ingeominas


Equateur – Tungurahua


L’IGEPN fournit des précisions concernant l’éruption du 14 juillet :

de type vulcanien, elle a produit une colonne éruptive montant à 8.300 mètres au dessus du niveau du cratère, consécutive à le destruction violente du bouchon fermant  celui-ci. Les cendres se sont réparties vers l’est et le nord-est du volcan.

En fin de journée, l’émission de SO2 était mesurée à 7.000 tonnes/jour, attestant de la libération du conduit par l’éruption.

Les inclinomètres révèlent une inflation sur le flanc N.O. du Tungurahua, toujours soumis à la pression.

 

2013.07.14 Tungu - Hotel El Castillo Silvio Villa

   Tungurahua - le panache vulcanien du 14.07.2013 vu d'avion - photo Hotel El Castillo / Silvio Villa

 

2013.07.14-Tungu-de-Quito---Laura-Bustamante-via-IG-2.jpg                 Tungurahua - le panache du 14.07 vu de Quito - photo Laura Bustamente / via IG

 

2013.07.14-Tungu-dilution-panache-Quito---P.Ramon-IG-9h35.jpg                Tungurahua - dilution du panache le 14.07 / 9h35 - photo P. Ramon / IGEPN


Des coulées pyroclastiques ont emprunté les différents drainages, les plus étendues dans les quebradas de Juive grande (6,3 km) et d’Achupashal (6,5 km) où la coulée a traversé le Rio Chambo, à proximité de Cotalo. La température des dépôts, prise à la caméra thermique, était de 65 à 95°C.

 

Depots-de-coulees-pyroclastiques-07.2013---Jonathan-Ston.jpgTungurahua - dépôts de coulées pyroclastiques (des personnages au centre donne l'échelle) - photo Jonathan Stone.

 

795 mapa2013.png                  Carte des coules pyroclastiques liées à l'éruption du Tungurahua du 14.07.2013 -

Mapa preliminar que muestra los sitios por donde descendieron los flujos piroclásticos de la erupción del 14 de Julio de 2013. Fuente: S. Vallejo - IGEPN.

 

Source : IGEPN

 

Equateur - Reventador

 

Le Reventador présente depuis quelques jours une augmentation de son activité sismique.

Le 13 juillet, une coulée de lave a été observée par les caméras de l'IGEPN, sur le flanc ouest du cône. LE 15 juillet, la sismicité révellait une émission de gaz et cendres, d'une hauteur difficile à estimer en raison de la couverture nuageuse.

Le niveau d'activité sismique demeure depuis élevé.

 

Source : IGEPN

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Ca bouge en Californie, à Salton Sea, tant au niveau restauration écologique qu’au niveau découverte scientifique !

 

Salton-sea.jpg                                                  Salton Sea / Californie - photoblog


Au niveau sismique :

Des géophysiciens de l’Université de Californie, Santa Cruz, viennent de démontrer une relation entre l’activité sismique et les opérations effectuées au niveau des centrales géothermiques situées dans le champ de Salton Sea.

 

Geothermal-plan-Salton-Sea---D.McNew.jpg             Salton Sea - centrale géothermique - photo David McNew


Ce lac salé est bordé par une dizaine de centrales géothermiques, de capacité totale d’environ 330 Mw. Elles puisent une eau chauffée sous terre, qui se transforme en vapeur au cours de sa remontée vers la surface, et produit au passage de l’énergie " verte ", pour être ensuite récupérée, et enfin réinjectée en sous-sol.

Ce cycle n’est cependant pas équilibré : les volumes extraits dépassent ceux injectés (depuis 1992, seuls 81% du liquide extrait sont renvoyés sous terre), avec des conséquences sur la sismicité !

 

Il existe une corrélation entre le volume net de fluide extrait et l’augmentation sismique qui caractérise le champ géothermique.


L’étude reprend une période entre 1981 et 2012 ; avant 1986, période de relativement faible production géothermique, la quantité de séismes est restée basse également. Après 2001, les opérations industrielles et la sismicité ont augmenté régulièrement, suivant les changements de volume du liquide dans le sol.


110627095757-large.jpgCette découverte débouche sur une capacité de prédiction des séismes générés par les activités humaines, grâce à une connaissance des volumes d’eau entrants et sortants, et à la suppression des signaux sismiques parasites à l’aide d’outils informatiques performants.

 

Salton Sea - différentes failles (SSAF : San Andreas fault - SJF : San Jacino fault - IF : Imperial fault) et les contours de Salton Sea et du Lac Cahuilla - doc. Scripps Institution of Oceanography, UC San Diego

 

Cette étude aura des débouchés mondiaux dans le domaine géothermique, et localement aussi dans le domaine sismique … au cours des trente dernières années, la région a connu de nombreux séismes, dont un de magnitude 5,1. De plus, le champ géothermique est situé à l’extrémité sud de la faille de San Andreas, et des interactions pourraient se produirent, induites par la sismicité anthropique.

 

Salton-Sea-mud-volcano----SSNat.wildlife-refuge-2010---D.Mc.jpg      Salton Sea mud volcanoes - Salton Sea National Wildlife refuge -  photo David McNew


Restauration de Salton Sea :

Une série de lois sur la qualité et la répartition de l’eau, établies entre plusieurs états américains oblige la Californie à réduire son utilisation des eaux de la Colorado river. Les transferts d’eau auront pour effet de réduire les quantités coulant dans cette mer et par conséquent un impact environnemental négatif.

Si rien n’est fait, Salton Sea va devenir, aux cours des prochaines décades, de plus en plus salée, son rivage va reculer, avec une influence sur la vie sauvage, la qualité de l’air et de l’eau.

L’état Californien doit assumer la responsabilité financière de relativiser cet impact énvironnemental négatif et plus généralement les efforts de restauration de Salton Sea, tant au niveau des habitats sauvages qu’à celui des opportunités récréationnelles.

Plus de détails sur "Restoring Salton Sea".

 

Salton-Sea---Mullet-isl.---D.McNew.jpgSalton Sea - Cormorans et pélicans bruns sur Mullet island, un petit volcan du groupe Salton Buttes - photo David McNew

 

Il est à souhaiter que la surexploitation géothermale n'enclenche pas de catastrophe ... et que les lois et la politique forcent la restauration du biotope si particulier de Salton Sea !

 

Sources :

- Science Daily - Geothermal power facility induces earthquakes, study finds - link

- Science Daily -Flooding of ancient Salton Sea linked to San Andreas earthquakes - link

- Legislative Analyst’s office – Restoring the Salton Sea  - link 

- The ecology of the Salton Sea, Calofornia, in relation to tht sportfishery - link  

- KPBS - Diversion Of Colorado River could lead to so cal megaquake - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le 14 juillet, à 6h47 locale, le réseau de surveillance du Tungurahua a enregistré une forte explosion suivie d’un signal constant de trémor de forte énergie qui a duré jusqu'à 8h40 locale. L'explosion a été accompgnée de coulées pyroclastiques dans les quebrada de Achupashal et Vazcún.

La présence d’une couverture nuageuse n’a pas permis de déterminer directement la hauteur du panache éruptif, visible selon des observateurs depuis Quito, à une centaine de kilomètres ; l'IGEPN renseigne une hauteur de 8.300 mètres au dessus du cratère à 8h42. Le bruit de l’explosion et des tremblements ont été perçus des villes de Riobamba, Ambato et Guayaquil, et des retombées de cendres signalées sur les cantons de Quero et Cevallos, ainsi que des "cascajo" sur le flanc ouest du massif. 

 

2013.07.14 6h45 - Tungu de Ficoa - JLENTungurahua - le panache explosif masqué par les nuages le 14 juillet 2013, à 6h45, vu de Ficoa - photo José Luis Espinosa-Naranjo

 

2013.07.14 - 6h50 loc. - Tungu - IGTungurahua - le panache d'un autre point de vue - O.V.T. - photo webcam IGEPN 14.07.2013 / 6h50

 

Cet évènement fait suite à une intensification progressive de l’activité sismique en juin ; les séismes de type LP, générés par des mouvements de fluides dans les conduits supérieurs du volcan sont de magnitude faible, et non perçus par la population. Le 29 juin, une légère activité fumerolienne est perçue au niveau du cratère, sans augmentation des concentrations en SO2 … ce qui laisse supposer la présence d’un bouchon, et une augmentation de pression interne débouchant à terme sur un débourrage, comme en décembre 2012, et une nouvelle période active.

 

Explosion-Tungurahua-Galo-Paguay-COMERCIO_ECMIMA20130714_00.jpg                        Tungurahua - explosion du 14.07.2013 - photo El Comercio / Galo Paguay

 

2013.07.14---Tungu-de-Quito-Parque-Bicentenario---Diario-El.jpg   Tungurahua - le panache du 14.07.2013 vu du Parque Bicentenario à Quito - photo El Comercio

 

Sources :

- Instituto Geofisico - divers rapports - link

- El Comercio

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Veniaminof---AVO.jpg        Veniaminof - le cône intracaldérique actif en éruption - photo M.E.Yount - USGS/ 23.01.1983

 

 

Le Veniaminof présente toujours, selon les données sismiques, un trémor volcanique de bas niveau pratiquement continu ; les observations satellites révèlent des températures de surface élevées au niveau du cône intracaldérique, ainsi que de petites émissions de gaz et cendres confinées à la caldeira. De l’incandescence nocturne est liée à l’effusion de lave ; les coulées actives ne s’étendent qu’à courte distance du cône, sans causer de fonte de neige et glace susceptible de poser problèmes dans les drainages nord du volcan.

 
Veniaminof-2013.07.09---Dave-Schneider-AVO-USGS.jpg
Veniaminof - dépôts de cendres et coulées de lave vue par Landsat 8 le 9 juillet 2013 - photo Dave Schneider / AVO-USGS

 
Le Veniaminof est un volcan de 35 km de large à la base, tronqué d’une caldeira de 8 km. sur 11, aux parois abruptes, et emplie d’un champ de glace. Un cône actif est situé dans la partie ouest de la caldeira, coiffé d’un cratère sommital d’un diamètre de 2500 mètres, culminant à 2156 mètres, soit 330 m. au dessus des glaces environnantes.

 

Veniaminof-Caldera---Fratzke-Nathan-2004.jpg           La caldeira et les cônes intracaldériques du Veniaminof - photo Nathan Fratzke - AVO


Les deux cônes intracaldeira s’inscrivent dans un alignement nord-ouest / sud-est  de cinder cones et cônes de scories datés post-caldeira.

 Des tuffs andésitiques et dacitiques, en liaison avec la formation de la caldeira se rencontrent dans les vallées au nord du volcan, et jusqu’à 50 km. du bord de la caldeira vers les côtes de la mer de Bering et de l’océan Pacifique. 

Tant les éruptions de 1983-84 (photo du dessus) que celles de juin 1993 à aujourd'hui consistent en du fountaining localisé au cinder cone intracaldérique.

 

Sources :

- AVO - Veniaminof

- Global Volcanism Program - Veniaminof

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Une tentative de reprise du blog avec quelques nouvelles du Popocatépetl:

 

2013.07.11 Popo - Cenapred                          Popocatépetl - le dôme fumant le 11.07.2013 - photo Cenapred

 

Le volcan, en alerte niveau 3 /jaune depuis cette semaine, continue de "rugir" et de déverser des cendres sur la ville de Mexico et ses environs, obligeant les habitants à porter des masques protecteurs et causant la fermeture de l'aéroport international de Puebla.

Un survol du cratère le 10 juillet à montré un dôme en croissance de 250 m. de large et 20 m. d'épaisseur, surmonté d'un panache de vapeur et cendres de 2.000 à 3.000 mètres.

Au cours des dernières 24 heures, pas moins de 67 "exhalations" ont été enregistrées, en dépis de la couverture nuageuse; de plus, 4,5 heures de trémor de haute fréquence sont signalées par le CENAPRED, ainsi que des explosions de taille moyenne le 11 à 19h.49 et le 12 à 1h.37 et 3h., accompagnées d'éjection de fragments incandescents sur les flancs est et nord.

 

2013.07.12 sismo PopoPopocatépetl - sismo du 12.07.2013 - avec les phases de trémor de haute fréquence / les explosions / les émissions de cendres - document Cenapred

 

Sources :

- CENAPRED - reportes

- El Economista / 12.07.2013 : Cierran el aeropuerto de Puebla por la expulsion de ceniza del volcan Popocatépetl.



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