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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Une nouvelle éruption sous-marine a débuté en mer Rouge, sur le site du groupe volcanique Jebel Zubair, le 28 septembre 2013.

 

Aqua-MODIS-image-of-Zubair-island-plume-on-Sep-28.-Discolor.jpgAqua MODIS image of Zubair island plume on Sep 28. Discolored water (but no subaerial plume) also apparent on Sep 27. pic.twitter.com/3HsxlHvXTB / Simon Carn


Simon Carn, du Department of Geological and mining engineering and sciences of Michigan Technological University, a publié une image prise par le satellite Aqua Modis de la Nasa montrant une zone d’eau décolorée surmontée d’un panache blanc de vapeur, témoins d’une activité volcanique à faible profondeur.

 

afar_so2lf_5k_20130928.jpgConcentrations en SO2 sur la zone Mer Rouge - satellite Aura OMI 28.09.2013 10h17-10h21 UT / Nasa / via S.Carn


Une anomalie en SO2 est visible sur les image du satellite Aura OMI à la même date.

 

Cette activité fait suite aux éruptions repérées sur ce site entre le 19.12.2011 et fin janvier 2012, qui ont donné naissance à une nouvelle île au nord-ouest de Rugged island.

 

jebelzubair_ali_23.12.2011.jpgGroupe Jebel Zubair - éruption du 23.12.2011 - panache de vapeur surmontant l'île en construction - photo Nasa ALI

 

Le groupe Jebel Zubair se compose d’une dizaine de petites îles (Zubair, Center Peak, Saba, Haycock, Saddle) et de bancs submergés, qui s’élèvent sur une plate-forme peu profonde sur le rift de la Mer Rouge, sur un axe orienté NNO-SSE parallèle au rift. Ce rift reflète l'écartement des plaques Africaine (nubienne) et Arabique. L’île Zubair est la plus grande de ce groupe, avec 5 km de longueur.

 

Arabian_Plate_map-fr.png           Rift de la Mer Rouge et ses liens avec les plaques tectoniques Africaine et Arabique.


Ces îles naissent d’une phase explosive primaire, suivie d’une autre d’érosion marine. Une reprise de l’activité explosive est accompagnée de l’extrusion de coulées pahoehoe basaltiques qui leur donne leur morphologie "d'île jeune".

 


drapeau-anglais   A new submarine eruption started in the Red Sea, on the site of Jebel Zubair volcano group, on 28 September 2013.
Simon Carn, from the Department of Geological and Mining Engineering and Sciences of Michigan Technological University, has published an image taken by the Aqua MODIS satellite NASA showing a discolored water area topped with a white plume of steam, witnessed a shallow volcanic activity.
An SO2 anomaly is visible on the satellite image  Aura IMO at the same time.
This activity follows the eruptions identified on this site between 19.12.2011 and end of January 2012, which gave birth to a new island northwest of Rugged Island.

 

Sources:

- Twitt de Simon Carn

- Global volcanism Program - Zubair group

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé à 3000 mètres d’altitude, une colline connue en nahuatl sous le nom d’Itzépetlitzetl pour obsidienne, et tepetl pour colline - , et en espagnol comme le Cerro de las Navajas, abrite une mine reconnue pour ses veines d’obsidienne de plusieurs couleurs : noir, vert jade et rougeâtre.


L’archéologie réfère cet endroit comme le principal centre d’approvisionnement en obsidienne de Teotihuacan. De nombreux vestiges toltèques et aztèques y ont été retrouvés : pointes de flèches, couteaux, haches de guerre, divers ustensiles de décoration et préparation d’aliments.

 

Late-Classic-obsidian-spearheads-from-the-Maya-city-of-Pale.jpg

Pointes de lances en obsidienne, retrouvées à Palenque / Musée des Amériques Madrid - photo Simon Burchell.

 

L’obsidienne était connue à l’époque pré-hispanique comme " la pierre des dieux " … ce qui a inspiré la légende :

Une femme nommée Xochitzol, fleur de soleil, était amoureuse d’un guerrier. Son père, un prêtre, n’approuvant pas ce mariage, envoya le guerrier à la guerre. Avant de se séparer, les amoureux se rendirent sur la colline et y scellèrent un pacte d’amour. Xochitzol déclara : "je ne me marierai pas avant ton retour ".

Le temps passa et le guerrier ne revint pas. Xochitzol gravit de nouveau la colline, pour y pleurer sans arrêt. Un dieu lui demanda la raison de ses pleurs, et comment il pouvait la consoler … Xochitzol implora : " que mes larmes deviennent un phare lumineux pour guider le retour de mon bien-aimé ". Les dieux changèrent alors ses larmes en obsidienne.

A ce jour, l’amoureux n’est pas revenu et elle pleure toujours … ses pleurs sont devenus le murmure du vent, et il y a toujours de l’obsidienne pour tous.

 

Origine des gisements d’obsdienne :

Un seule région volcanique peut inclure diverses coulées d’obsidienne, chacune caractérisée par des propriétés optiques et chimique propres et différentes.

La Sierra de Pachuca, au sud de Huasca de Ocampo, possède de l’obsidienne verte, grise et brune.

Ce centre volcanique rhyolitique est situé au nord du TMVB - Trans Mexican Volcanic Belt ; ses dépôts couvrent environ 250 km², consistant principalement en coulée de lave rhyolitique et coulées pyroclastiques, et de nombreux cinder cones et leurs coulées.

 

Sierra-de-Pachuca---Parque-Nacional-El-Chico---Eneas-De-Tro.jpg                                Mexique - La Sierra de Pachuca - photo Eneas de Troya

 

SierradePachucageologicmap-modi-edfromPonomarenko-2004.El.jpgCarte géologique de la Sierra de Pachuca  / d'après Ponomarenko 2004 - les éllipses en pointillés indiquent les zones d'extraction minière pré-hispaniques importantes. / in travail de Denisse Argote-Espino, références en sources.


La Sierra de Pachuca possède quatre complexes éruptifs, chacun composé d’une ou plusieurs coulées de lave, recouvrant une même chambre magmatique. Dans tous les cas, l’obsidienne a pris place en bandes continues au sein d’une large coulée.

La première coulée porteuse d’obsidienne est la coulée Guajalote, au sud-ouest, suivie par l’obsidienne verte de Las Minas dans des coulées en direction de l’ouest et du sud.

L’effondrement du flanc nord du volcan a causé ensuite une avalanche de débris importante, et causé des éruptions explosives ; on observe ces dépôts, datés de 2 Ma. environ,  près de Tulancingo, couvrant une ancienne coulée pyroclastique, qui recouvre à son tour des basaltes qui ont donné les orgues de San Miguel Regla.

La coulée post-avalanche Ixatla a rempli pour part l’amphithéatre d’effondrement, et est associée à de l’obsidienne grise.

Finalement, le complexe de rhyolite et obsidienne El Horcon  a recouvert la cicatrice d’effondrement, débordé et formé les pics majeurs de la Sierra de Pachuca. Les flancs nord et est de la Sierre Las Navajas ont été recouvert eux aussi par les coulées El Horcon.

 

Obsidienne-las-Navajas---trotamexico.jpg                                Eclats d'obsidienne de Las Navajas - photo Trotademexico


L’obsidienne de cette région se présente sous deux formes : soit partie intégrante de la coulée de lave, soit en blocs charriés en contrebas par une avalanche. L’obtention de l’obsidienne se fait le plus souvent par de profonds puits de mines, et des tunnels multibranches horizontaux pénétrants les couches en sub-surface.

 

itzepetl---tulancingoculturalarqueologialasnavajas.jpg                        Dans la mine : filons d'obsidienne - photo Tulancingocultural

 

Sources :

- Obsidian Subsource Identification in the Sierra de Pachuca and Otumba Volcanic Regions, Central Mexico, by ICP-MS andDBSCAN Statistical Analysis/ Denisse Argote-Espino & al. / UNAM - link

- Tulancigocultural -  Los vestigios arqueológicos del Cerro de las Navajas, rica mina de obsidiana - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une des treize merveilles naturelles du Mexique est située à proximité de la ville de Huasca de Ocampo, localisée au nord-est de Mexico City :

                les orgues basaltiques de Santa Maria Regla.

 

HUASCA-DE-OCAMPO---Panoramio-JASCHAMPO--2-.jpg                                 Mexico - Huasca de Ocampo - photo Jaschamps


Les parois de la Barranca de Alcholoya, un canyon situé dans l’Eastern Mexican Volcanic Belt, sont couvertes de colonnes de basalte, hexagonales ou pentagonales, hautes de 30 à 50 mètres. Ces orgues ont été mis au jour par l’érosion de la rivière Tulancingo.

 

Prismas20Basalticos-20Hasca-20Hidalgo---culturacolectiva.jpg                                     Mexico - Huasca de Ocampo - photo culturacolectiva


Ces formations voient circuler l’eau provenant actuellement du barrage de San Antonio Regla, en une succession de cascades hautes d’une trentaine de mètres. La cascade inférieure est appelée cascade de la Rosa. Cette portion de canyon fait partie de l’hacienda Santa Maria Regla, résidence de Pedro Romero de Terreros, le premier comte de Regla, un magnat et philantrope du 18° siècle. L’hacienda a été transformée en hôtel en 1945.

 

Huasca---CascadaRosa---Thelmadatter.JPG                          Mexico - Huasca de Ocampo - cascada de la Rosa - photo Thelmadatter

 

Hacienda---omar-Eduardo-Flickr.jpg       Vue partielle de l'Hacienda Santa Maria Regla et de sa chapelle- photo Omar Eduardo / Flickr


Cette merveille fut promue par l’explorateur allemand Alexander von Humboldt, lors de son passage au Mexique en 1803-1804.

Il décrivit avec précision l’aspect géométrique des colonnes, et en fit un dessin conservé au British Museum de Londres. La majorité des colonnes sont perpendiculaires au terrain ; certaines, proches de la cascade, sont cependant inclinées à 45°, d’autres sont horizontales. Chaque groupe parait avoir suivi au temps de sa formation une " attraction particulière ". Bonpland, le compagnon de voyage de von Humboldt, a remarqué au sein des orgues des noyaux d’olivine ou de péridot, qui passionnent les géologues.

 

Basalt-prisms-at-San-Miguel-Regla--from-Humboldt-and-Bonpla.jpg"Prismes basaltiques à San Miguel Regla" par Humboldt et Bonpland / Vues des Cordilleres et monuments des peuples indigenes de l'Amerique / British Museum London.


La formation de ces orgues est liée à la Sierra Las Navajas, un volcan situé au nord de l’Eastern Mexican Volcanic Belt (MVB). Son histoire volcanique se divise en quatre périodes, chacune composée d’une ou plusieurs coulées de lave.

 

View-of-the-Pena-del-Aire-in-Huasca-de-Ocampo--Hidalgo--Me.jpg                           Huasca de Ocampo -  Peña del Aire - photo Thelmadatter

 

Les orgues sont datées de 2,58 +/- 0,15 Ma (K-Ar / UNAM) : une coulée de basalte, épaisse de 30 mètres, émise par le volcan Sierra de Las Navajas, a rencontré les eaux fluviales du Tulancingo. Elle s’est refroidie de façon homogène, et constante, générant un processus de contraction volumétrique et développant la prismation.

 

Santa-Maria-Regla-mapa1.gif                                      Carte simplifiée de la région de Huasca de Ocampo

 

Source :

Geociencia - Geologia y petrogénesis de los prismas basalticos / Santa Maria regla - by E.Sanchez Rojas & M.Osorio Pérez.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Tectonique

Le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Pakistan le 24 septembre à 11h 29 UTC est le résultat, selon l’USGS, de mouvements de type décrochement oblique dans la croûte terrestre proches de la surface (15 km) ; la localisation et le mécanisme sont cohérents avec une rupture au sein de la plaque Eurasienne au-dessus de la zone de subduction Makran, dans la zone de transition entre la subduction vers le nord de la plaque Arabique sous la plaque eurasienne et la collision entre les plaques indienne et eurasienne. L’épicentre est situé aux coordonnées  26,971°N / 65,520E.

 

Pakistan-seisme-de-M7-7----USGS.pngSituation de l'épicentre et limites des plaques tectoniques (Arabique, Eurasienne et Indienne) - doc. USGS


Ce séisme a causé plus de 330 morts et 450 blessés (bilan provisoire) , qui doivent être transférés par hélico vers Karachi, ainsi que de nombreux dégâts dans le pays.

 

Pakistan-mud-island---AFP.jpg                 Pakistan - l'île éphémère sortie au large de Gwadar - photo RSOE EDIS

 

Dommage collatéral, une île a émergé au large de la côte de Gwadar. Cette nouvelle " terre ", baptisée "Zalzala Jazeera" (Earthquake island), mesure 120 mètres sur 300. Les photos montrent un terrain rocailleux, surmonté de quelques curieux avides de contempler ce phénomène malgré les avertissements de danger. Du gaz méthane émane en divers points de cette île, selon les experts de l’Institut national océanographique, suggérant une montée de boue et roches vers la surface sous la pression du gaz libéré par le séisme.

 

Zalzala-Jazeera---Earthquake-Island.---AFP.jpg

 

Boue-et-de-roches--mais-l-ile-nouvellement-formee-est-un-.jpg       "Zalzala Jazeera" (Earthquake island), l'île éphémère - photos Pakistani government / AFP.

 

Selon un géophysicien de l’USGS, Paul Earle, " il est clair que l’île ne fut pas créée par une poussée du sol sous l’effet du séisme, mais qu’elle est, bien plus sûrement, un effet secondaire de mouvements sédimentaires … sa formation parait être causée par un volcan de boue, ce qui ne nécessite pas nécessairement un séisme ".

Stephen Graham, géologue à l’université de Stanford, ajoute " qu’alors que les volcans de boue sont typiques de couches sédimentaires aqueuses et détachées au large de la côte du Baloutchistan, des îles éphémères plus consistantes peuvent apparaîtrent en d’autres points du monde. Elles sont vues le long de failles où des plaques tectoniques glissent l’une sous l’autre, comme dans la zone de subduction néo-zélandaise. Il faut un séisme de forte magnitude pour faire monter, par augmentation de pression, une telle masse de terre ". - (NBC News).


On observe en effet une liquéfaction du sable et des couches de boue après chaque séisme, mais l’apparition de telles îles reste liée à des séismes de magnitude 7-8. Ce qui est surprenant dans ce cas c’est la distance entre l’épicentre du séisme et la situation de la nouvelle île.

 

Une pareille île est apparue dans cet endroit après un séisme de magnitude 8,1 en 1945, avant de disparaître ensuite rapidement sous la surface.

 

Sources :

- USGS earthquake hazards program - link

- NBC news - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Le navire océanographique Ramon Margalef de l’IEO –  Instituto Español de Oceanografía – a terminé l’analyse des données recueillies lors de sa campagne de mars en mer de Las Calmas / El Hierro.

 

La première éruption sous-marine en Espagne au cours des dernières 500 années de son histoire volcanique est "sous la loupe" des scientifiques du groupe Vulcano.

 

El Hierro submarine volc. 3D - AVCANReconstitution 3D de la topographie du volcan sous-marin d'El Hierro - doc. IEO, sur base des données de la campagne Vulcano de mars / Ramon Margalef.

La bathymétrie et les relevés hydrographiques sur la zone d’éruption sous-marine confirment que le magma a formé plusieurs cônes alignés sur une même faille transformante.

Six petits cônes secondaires et un cône principal se sont développés au cours des cinq mois de l’éruption, jusqu’à atteindre 87 mètres sous la surface ; tous ces cônes sont monogéniques.


A plus d’un an de la fin de l’éruption, au début 2012, un dégazage actif modifie toujours la zone en profondeur : une augmentation significative de la température de l’eau allant jusqu’à 3°C au niveau d’un cône secondaire, est couplée à un pH de 7,4. La salinité, l’alcalinité et le carbone inorganique total présentent des valeurs élevées. Un échantillonnage régulier durant trois jours montre que le système se comporte comme un geyser, un évent hydrothermal, fonctionnant de façon pulsatille et émettant seulement du CO2.

 

                      Bathymétrie du volcan sous-marin d'El Hierro - doc. IEO / Vulcano 03.2013

 

 

Après une introduction sur l'éruption sous-marine de 2011, voici un aperçu des méthodes employées lors de la campagne VULCANO-0313 - Geociencias Marinas-IEO


Une autre campagne doit se dérouler courant octobre, en collaboration avec des chercheurs de l’IEO, des universités des Canaries, du Musée des Sciences Natrurelles de Santa Cruz, et de la Banque espagnole des algues.

 

2013.09 - AVCAN5995Localisation des séismes entre le 1° et le 18.09.2013 - doc. AVCAN - Légende des couleurs sur ce lien


Les essaims sismiques demeurent localisés en ce mois de septembre, en mer dans la zone d’El Golfo et au centre de l’île d’El Hierro. Entre le 1° et le 18 septembre 2013, 189 séismes ont été comptabilisés, dont 139 le 1° du mois.

 

Sources :

- AVCAN - Actualitad Volcanica de CANarias.

- IEO / Geociencias marinas / vidéos.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Au Santiaguito, l’Insivumeh rapporte quatre épisodes sonores de dégazage le 20 septembre, respectivement à 21h55, 22h00, 22h08 et 22h12.

 

2013.09.21-Santiaguito---Insivumeh--2-.jpgSantiaguito - panache et coulées pyroclastiques du 21.09.2013 à 8h20 - photo INSIVUMEH / via Twitter


Le 21 septembre à 8h20, une éruption a provoqué l’effondrement du bord sud-est du cône Caliente. Cet évènement a produit un panache de cendres fines montant à 4500 mètres, ainsi que des coulées pyroclastiques sur tous les côtés du dôme. Les cendres ont été emmenées par les vents en direction de la région de Quetzaltenango. L’onde de choc, entendue à 20 km., engendra des vibrations des vitres à une distance de 10 km.

Sur la photo, le panache est centré ; des deux côtés du dôme, s’écoulent des coulées pyroclastiques surmontées de panaches co-pyroclastiques.

 

2013.09.21-6h.jpg                          Santiaguito - vers 6h, le 21.09.2013 - photo INSIVUMEH

 


Le précédent paroxysme date d’un mois.

 

2013.08.22---3--Santiaguito.jpg              Santiaguito - panache et coulée pyroclastique le 22.08.2013 -  photo INSIVUMEH

 

 

drapeau-anglais.jpg

 

 

At the Santiaguito, INSIVUMEH reported the sound of four episodes of degassing September 20, respectively at 21:55, 22:00, 22:08 and 22:12.
September 21 at 8:20 am, an eruption caused the collapse of the south-eastern edge of Caliente cone. This event produced a plume of fine ash amount to 4,500 meters, and pyroclastic flows on all sides of the dome. The ashes were taken away by the winds to the region of Quetzaltenango. The shock wave, heard 20 km away. begat vibrations of windows at a distance of 10 km.
In the photo, the plume is centered; on both sides of the dome,  pyroclastic flows overcome by co-pyroclastic plumes.
The previous peak is one month.

 

Sources :

- INSIVUMEH

- CONRED

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

 

Une étude récente d’Alexa Van Eaton, post-doctorante au CVO – Cascades Volcano Observatory -  et à l’Arizona State University, montre que des algues brunes ont survécu à un périple dans la stratosphère, au sein d’un nuage de cendres volcaniques, avant d’atterrir sur une île située à 680 km. du lieu de l’éruption.


Que sont ces algues ?

Des diatomées, qui sont présentes partout sur Terre, depuis les lacs glaciaires de l’Antarctique jusqu’aux sources chaudes acides, et même dans nos aquariums. Ces algues ont des formes allant de la boite de Pétri à celle d’un ballon de foot, selon l’espèce, et passent leur vie à dériver dans les courants. On n’explique pas toujours leur moyen de colonisation de nouveaux habitats.

 

diatom1--Alexa-Van-Eaton.jpgImage en pseudo-couleurs de diatomée dans les cendres volcaniques vieilles de 25.000 ans du Taupo / NZ - doc. A.Van Eaton / LiveScience

On remarque que ces diatomées aiment particulièrement les lacs volcaniques … ce sont les seules créatures à bâtir des coquilles à partir de silice. Cette matière première indispensable se retrouve dans les lacs occupant des cratères, formés par des explosions volcaniques causées par des magmas riches en silice. Par exemple, 85% en poids des sédiments du lac de Yellowstone, un lac de caldeira, sont constitué de coquilles de diatomées.


Quelle éruption est en cause ?

A.Van Eaton a déterminé qu’une des trois espèces de diatomées retrouvées dans les cendres volcaniques sur les îles Chatham, à 680 km. de la Nouvelle-Zélande, vit uniquement sur North island.

L’analyse microscopique des cendres rattache l’origine de celles-ci à l’éruption du volcan Taupo, vieille de 25.000 ans.

 

Lake-Taupo-28761----GeoNet.jpg                                            L'immense lac Taupo - photo GeoNet


L’éruption Oruanoui (ultra-plinienne, de VEI 8), à l'origine de l'actuelle caldeira du Taupo emplie par le lac du même nom, a généré, en plusieurs mois, 1.170 km³ de téphras qui ont recouvert le centre de North Island sous Chatham-island----er.-lac-Taupo.jpgune couche estimée à plus de 2 mètres d'épaisseur; on retrouva 18 cm. de cendres sur Chatham island.

 

Position de Chatham island par rapport à la Nouvelle-Zélande - Doc. Google Earth


Le magma a fait irruption au travers d’un lac profond emplissant une vallée de rift, nommée TVZ – Taupo volcanic zone -, situation similaire à celles des lacs qui sont présent dans le rift est-Africain. La combinaison de l’eau et du magma a créé un panache emportant eau, cendres et algues, dans un tourbillon infernal à plus de 400 km/h. Une pluie de grêle, en réalité des lapilli accrétionnés, ont recouvert les terres sur des kilomètres.

 

F1.large.jpg      Nouvelle-Zélande / North island - en pointillés, le TVZ  et les différents volcans et caldeiras.


Le voyage des diatomées a duré plus longtemps que ne la laisse supposer la distance qui sépare North island de l’île Chatham sur une carte. Emportées par le panache dans la stratosphère, et sous les vents dominants soufflants à l’ouest en ce temps-là, elles ont parcouru l’hémisphère sud avant d’atterrir sur l’île Chatham. On a ici un nouveau mode de transport pour les diatomées et d’infections de zones vierges par les courants atmosphériques.


Certaines diatomées ont conservé leurs couleurs, tant dans les cendres proches du volcan que dans celles déposées sur Chatmam island. Cette couleur suggère qu’elles n’ont pas été "cuites " par les températures extrêmes de l’éruption volcanique.


Cette découverte d’un marqueur éruptif supplémentaire, cas que l’endémisme d’une espèce de diatomées ne permet pas de généraliser, va cependant permettre des avancées dans les futures recherches sur la vie microscopique dans les éruptions " humides ", ou de type phréatomagmatiques.

 

Sources :

- LiveScience - Super-eruption launched algae army into the sky - link

- Dynamics of large, wet volcanic clouds : the 25.4 ka Oruanui eruption of Taupo volcano, New Zealand  - By Alexa R. Van Eaton  / Victoria University of Wellington, New Zealand 2012.

- Sur ce blog : Supervolcans - mégacaldeiras : deux grandes éruptions de la Taupo volcanic Zone - link
- The 26,5 ka Oruanui eruption, Taupo volcano, New Zealand : development, characteristics and evacuation of a large rhyolitic magma body - by C.J.N.Wilson, S.Blake,B.L.A.Charlier, A.N.Sutton / Journal of Petrology.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Au congrès Européen de science planétaire – EPSC – qui s’est tenu en 2013 à Londres, on reparle du cryovolcanisme actif sur Titan, la plus grande lune de Saturne, mis en évidence par des changements de brillance de surface observés par la mission Cassini- Huygens de la Nasa / ESA.

Titan_surface_synthesis.jpg      Titan : une Terre gelée ? - différentes structures - image Nasa / JPL / Titan and Encelade mission

Titan, avec son faible nombre de cratères d’impact, semble être une planète relativement jeune, et donc dynamique.

En comparaison avec la Terre, Titan possède une atmosphère constituée d’azote, de méthane et autres hydrocarbures, semblable à l’atmosphère terrestre avant que ne soit produit de l’oxygène. Ces gaz se condensent et c’est ainsi qu’il pleut du méthane sur un sol à moins 180°C, phénomène mimant le cycle de l’eau sur Terre ; ces pluies forment des lacs et rivières, et pénètrent sous la surface de Titan  pour être renvoyés ensuite dans son atmosphère sous forme de gaz émis par un volcanisme froid : le cryovolcanisme.

 

Titan - cycle Méthane -éthane - Nature Titan - le cycle Méthane (CH4)-éthane (C2H6) - doc. Nature - Planetary science: Organic lakes on Titan - François Raulin

 

Titan - Tibie & al - IcarusStructure interne de Titan et liens entre le volcanisme et la dynamique interne. References : Sotin et al., Nature, 2005. Tobie et al., Icarus, 2005


 Des scientifiques de l’Observatoire de Paris et de l’université Kapodistrian d’Athènes, ont analysé visuellement et par spectrométrie infra-rouge des zones potentiellement cryogéniques, telles que La région de Tui, celle d’Hotei et de Sotra Patera. Ils ont constaté que l’albedo de deux de ces régions avait changé au cours du temps : la région de Tui est devenue plus foncée entre 2005 et 2009, tandis que Sotra Patera, la zone la plus favorable pour du cryovolcanisme, était devenue plus brillante entre 2005 et 2006.

Des variations de surface, alliées à des variations de brillance et la présence de structures semblable à des volcans, suggèrent que ces régions candidates pour du cryovolcanisme sont connectées avec l’océan de Titan en profondeur.


Sotra Patera et le mont Doom :

Cette zone proche de l’équateur de Titan, supposée cryovolcanique, est -Sotra Facula global view - photojournal.jpl.nasa.gov-catalconnue sous le nom de Sotra Facula (région brillante) ; les scientifiques y ont nommé le plus haut pic Mont Doom, d’après le volcan de la série de fiction de Tolkien, et la dépression proche Sotra Patera, d’après le nom d’une île Norvégienne, Sotra.

 

Position de Sotra Facula sur la lune Titan -  doc photojournal NASA / JPL

 

Sotra Patera - NASA-JPL Caltech-USGSVue composite de Sotra Facula prise en 2010 par Cassini, en combinant le radar à synthèse d'ouverture et le spectromètre cartographe imageur infrarouge et visible - la topographie 3D est exagérée verticalement 10 fois. - doc. Nasa/JPL/Caltech/USGS - http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA13695

 

Sources : 

- EPSC - London 8-13.09.2013 - Changes in Titan's surface brightness point to cryovolcanism - link  

- Nature - Planetary science: Organic lakes on Titan - François Raulin

- Nasa JPL - Cassini - link

- Laboratoire de planétologie et Géodynamique de Nantes - mission Cassini-Huygens - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques nouvelles glanées deci, delà sur l'activité au NSEC de l'Etna :


- le 8 septembre, la webcam thermique de l'INGV montre "un point chaud" (gaz ou explosion) au sommet du NSEC

 

2013.09.08-INGV.jpg                  Etna - activité au NSEC (à droite) le 08.09.2013 - 10h27 - webcam therm. INGV


 - Le 9 septembre, le site d’Etna walk rapporte une activité strombolienne faible et discontinue au NSEC diminuant progressivement au cours de la nuit ; les explosions se succèdent à un intervalle variant entre 3-5 minutes et 50-60 minutes, avec des projections montant à 10-20 mètres au dessus du bord du cratère, et des retombées sporadiques sur les flancs. Cette activité cesse en matinée du 10.


- Le 13 septembre, deux émissions de cendres correspondant à du matériel ancien ( couleur rougeâtre de basse température) sont signalées par Boris Behncke.


- Le 15 septembre, une visite de contrôle à la base Sud et Est du NSEC révèle une chaleur importante de l’atmosphère, quelques fumerolles sur le côte Est émettant une odeur soufrée, sans activité éruptive.

 

2013.09.16---ETna-Lave.jpg          Etna - NSEC - 16.09.2013 20h35 (pt. décalage avec heure affichée) - Webcam LAVE

 

2013.09.09-16-Etna-tremor.jpg                 Etna - faibles variations du trémor entre le 09.09 et 16.09.2013 - doc. INGV


- Le 16 septembre, vers 20h35, une forte explosion propulse des matériaux incandescents sur le flanc est du cratère, et pulse des cendres vers la Valle del Bove.

D’autres explosions sont relevées à 23h27 le 16.09, et à 00h (ci-dessous), 00h30, 02h02 et 02h04 le 17.09.

 

2013.09.17 00h NSEC - INGV                      Etna NSEC (à droite) - 17.09.2013 - 00h03 - webcam therm. INGV


L’Etna semble se réveiller, malgré que cette activité reste faible et discontinue.

Affaire à suivre…

 

Sources :

- INGV Catania

- Etna Walk

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

        "Voyage au centre de la terre, de la roche à la céramique"…


C’est ainsi que Marie-Lucie Trinquand a présenté son travail de céramiste lors des portes ouvertes de son atelier du 6 au 19 juillet. Vous pourrez revoir ces réalisations lors de l’après-midi de conférences organisées par la Section L.A.V.E. – Ile de France, aux Lilas, le samedi 21 septembre. Une série de boites - paysages volcaniques  y sera exposée. 

 

« Voyage au centre de la terre, de la roche à la céramiq

Elle définit sa démarche : " J’ai d’abord un projet, créer des familles d’objets pour exprimer une thématique donnée (genèse et géologie, jardin habités, généalogies familiales…), j’imagine des moyens plastiques, je dessine des formes et je réfléchis à un type d’objet, une fonction qui me semblent les plus appropriés pour donner corps à mes idées. Je navigue d’un thème à l’autre, d’un objet à l’autre, sans rupture ".


« Voyage au centre de la terre, de la roche à la-copie-1Objets sculpturaux, ces boites possèdent un couvercle évoquant des paysages volcaniques imaginaires, ou anciennement parcourus.

 

La matière elle-même y fait référence : Marie-Lucie Trinquand utilise des roches collectées en sites naturels, dont le granite (rhyolite) du Morvan, la pouzzolane et les ponces du Puy de Dôme, le basalte de l’Ardèche ; ces matières premières brutes contiennent tous les minéraux qui entrent dans la composition des argiles et des émaux, et seront broyées et mélangées avant d’être fondues à 1300°C. Les œuvres sont cuites dans un four à bois, et transformées " en paysages céramiques, en coulées d’émail sur les pots ", comme elle le décrit.

Ces paysages volcaniques illustrent bien la rubrique "L'art sur les chemins du feu" !

 

« Voyage au centre de la terre, de la roche à la-copie-2« Voyage au centre de la terre, de la roche à la-copie-3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les photos proviennent du site web de l'artiste, Marie-Lucie Trinquand.

 

L'artiste a suivi une formation de créateur céramique à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art Olivier de Serres à Paris XVe., pour se spécialiser ensuite dans différentes écoles en France et en Allemagne. Elle obtient en 1966 le Capet d’arts appliqués, et enseigne depuis 1998 à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré dans le département céramique, création et réalisation.

Membre de l’Association des Potiers Créateurs de Puisaye (APCP) depuis 2008, elle expose son travail essentiellement en Bourgogne (Le Couvent à Treigny, Expolain) et à Paris (galerie XXI et à la  galerie Quincampoix (Paris 3ème).

 

Sources :

- le site de Jean-Michel Doix & Marie-Lucie Trinquand - link

- APCP - Association des Potiers Créateurs de Puisaye - link

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