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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Minéralogie

Une petite boule blanche de cristaux aciculaires fins, flexibles, associé à des zéolithes, et qui apparait comme minéral de contact dans les basaltes … un silicate calcique hydraté : de l’okénite.

 

Okenit2-_gyrolit-_Bombai-_Indie---Kluka.jpg              Au centre, Okénite sur gyrolite - origine : Bombai /Inde - photo Kluka


Ces cristaux blancs, de formule Ca10Si18O46.18H2O,  sont extrêmement fragiles et le moindre toucher laisse des traces. On les trouve principalement à Pune (ou Poona) en Inde dans les trapps du Deccan (60 - 68 Ma), aussi au Groenland (Disko), au Chili et en Irlande.

 

Deccan-trapps--Kille_Rajgad_from_Pabe_Ghat---Pune---Kppethe.jpgTrapps du Deccan - Vue de l'empilement des coulées de lave non loin de Pune / Inde - photo Kppethe.

La première description en a été faite lors d’une découverte en 1828 sur l’île Groenlandaise de Disko et son appellation, " ockenite " transformée plus tard en okénite, honore un biologiste allemand, Lorenz Ocken.

Les spécimens les plus attractifs sont accompagnés de minéraux rares tels que gyrolite ou apophyllite, des phillosilicates.


Certaines vésicules volcaniques (des bulles dans le basalte) sont tapissées de délicates touffes d’okénite, et sont appelées géodes d’okénite.

Ultra délicates, ne devant jamais être touchées, elles sont d’une conservation difficile.

 

Okenite-dans-basalte.jpg                             Géode d'okénite dans du basalte - photo Amazing Geologist

 

 

Okenite - Khandivali, Maharashtra, India (28 × 22 cm) - Di

Géode dans du basalte contenant de l'Okenite - origine : Khandivali, Maharashtra, India (28 × 22 cm) - photo Didier Descouens

 

Okenite---D.Descouens.jpgOkenite - agrandissement de la partie centrale de la géode / photo ci-dessus - origine : Khandivali, Maharashtra, India (28 × 22 cm) - photo Didier Descouens


Les géodes, du grec γεώδης - ge-ōdēs, semblable à la terre ou terreux, peuvent se former dans n'importe quel type de roche ou de minéral mais, par habitude, le terme est généralement réservé aux formations dans les roches sédimentaires, filoniennes, magmatiques et volcaniques.


La formation des géodes dans les roches volcaniques :

Entre 800 °C et 1 200 °C, la lave en fusion dissout les composants volatils de la roche et produit des bulles de gaz. Comme ces bulles de gaz sont mobiles dans le cœur de la lave, elles migrent vers la surface et peuvent se rassembler pour former des poches de plus en plus grandes. Le refroidissement de la lave, synchrone de ce dernier processus, fige les bulles de gaz à partir d'un certain seuil de viscosité. Elles en gardent une forme de lentille.


geode---ulaval.ca.jpg

                                                            Géode - schéma ulaval.ca


Au cours du refroidissement du liquide, les bulles de gaz sont transportées dans le sens de l'écoulement de la lave. Les facteurs temps et direction de la coulée durant son refroidissement caractérisent la forme en lentille que prennent les bulles. Ces lentilles ressemblent à des gouttes, les pointes fines en tournées vers l'amont de la coulée. L'observation des géodes dans une coulée de lave solidifiée permet donc d'en évaluer avec une certaine précision le sens d'écoulement, la température d'origine et sa vitesse de refroidissement, ainsi que la nature d'éventuels d'obstacles détruits par la fournaise de la lave que l'on peut retrouver piégés dans les géodes.

Un deuxième refroidissement a alors lieu, gazeux cette fois, à partir de 400 °C, selon la composition du gaz emprisonné dans la cavité ainsi formée. Ce gaz passe alors en phase aqueuse et des phénomènes d’hydrothermalisme peuvent commencer. La première (et parfois la seule) cristallisation peut donc s'avérer tout à fait interne à la géode, sans apport extérieur. Ensuite, les transformations peuvent continuer des millions d'années durant, c'est d'ailleurs l'aspect paradoxal des géodes que d'être d'une part des minéraux avec rarement des apports vivants mais pourtant des minéraux qui peuvent exister des millions d'années tout en évoluant sans cesse tout en gardant en permanence une forme de leur héritage originel. (wikipedia)

 

Pour les volcanophilatélistes, on trouve peu de timbres sur le thème de la géode ... un timbre du Territoire Français des Afars et des Issas (Côtes des Somalis, Djibouti) de 1971 est illustré d'une géode volcanique.

 

Timbre-geode-volcanique.jpg

 

Sources :

- Géowiki - Okénite

- Mindat - Okénite -  fiche & photos

- Webmineral - Okénite

- Mineralogical magazine - Zeolites and associated secondary minerals in the Deccan traps of western India - by R.N.Sukheswala & al. - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Les restes de l’emblématique Torre del Filosofo ont disparu, totalement cette fois, ensevelis sous les laves du dernier paroxysme, le 14° de l’année 2013.

 

torre-del-filosofo-m.2920-s.l.m.jpg

Torre del Filosofo - Marco NeriEtna - 26.10.2013 - Les coulées de lave du 14° paroxysme sur la Torre del Filosofo - photo Marco Néri / Etna Facebook

 

 

 

La légende veut que le philosophe grec Empédocle (εμπεδοκλῆς – ca. 490 - 430 av. JC) avait établi à cet endroit un petit observatoire proche du sommet de l’Etna. Il se jeta dans le cratère central existant à cette époque au sommet du volcan … ses motivations ne sont pas élucidées : en posant cet acte, voulait-il se suicider, ou devenir un dieu immortel en se jetant dans le volcan, ou encore prouver au peuple qu’il pouvait survivre au feu de l’Etna et en revenir sain et sauf ? La légende indique que le volcan engloutit Empédocle, et recracha une de ses sandales de bronze.

On suppose que le philosophe ne se jeta pas dans le cratère, mais continua à vivre, après cet épisode etnéen, en participant à la vie politique et culturelle de Syracuse.

Au temps des Romains, une construction de pierre et lave a été érigée sur l’Etna, un belvédère pour l’empereur Adrien (Itinéraire descriptif, historique et artistique de l'Italie et de la Sicile - Par Augustin Joseph Du Pays) ce qui a inspiré l’idée de la tour.

torrefilosofo---J.P.-Hackert---1780.jpg                  Le sommet de l'Etna et les restes de la Torre del Filosofo - JP Hackert 1780

L’endroit coïncide avec le bord d’une petite caldeira formée en l’an 122 av. JC, au cours d’une des plus violentes éruptions explosives de ces dernières 10.000 années.

A la fin des années 60, un nouveau batiment, connu sous le nom de "Torre del Filosofo", y fut construit, devant servir de refuge de montagne. Jamais inauguré, il fut détruit et presque totalement enseveli par l’éruption de 2002-2003.

Torre del Fikosofo 2000.04.06 Th.Boeckel       Le refuge Torre del Filosofo échappe à l'éruption - 06.04.2000 - photo Th. Boeckel 

 

11.2002-TdF---8---T.B-jpg

 

"Le matin à Torre del Filisofo" - 03.11.2002 - photo Thorsten Boeckel - un clic sur la photo vous mène sur son site "From Etna to Stromboli".

 

z-Sicile-08-735-copie.jpgEtna - cratère 2003 encore fumant, et le cratère sud-est et le Sudestino en 2008 - photo Bernard Duyck


Torre.del.Filosofo-PR-Etna.jpg                     Les restes du refuge de Torre del Filosofo en 2008 - photo P.N.Etna


Un chalet de bois installé par le groupe des guides Etna Sud au terminus des bus 4x4 de la Funivia dell’Etna a brûlé lors de ce paroxysme.


Torre.del.Filosofo--Etna-Sud-guides.jpg          Etna - Torre del Filosofo - le chalet du Gruppo Guide Etna Sud - photo Gruppo Guide Etna Sud.

 

summitcraters_map---INGV-03.2013.jpgEtna - carte schématique des cratères sommitaux - TDF : Torre del Filosofo - doc. Serv. cartographique INGV.

 

Sources :

- From Etna to Stromboli - Thorsten Boeckel - link

- Etna - aniversaire de l'éruption de 2002 - sur ce blog

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques précisions sur les coulées de lave par Etna Walk :

l’accumulation de matières incandescentes, scories et bombes, dans la selle entre les deux cratères SE a provoqué la formation vers 5h30 d’une coulée rhéomorphique sur le flanc sud de la selle qui s’est arrêtée à sa base.

Vers 7h, un débordement de lave au niveau de la dépression sud-ouest du cratère s’est superposé à la coulée précédente pour se diviser ensuite en deux branches.

La première s’est dirigé en direction de la Torre del Filosofo, l’autre vers la Valle del Bove. A la Torre del Filosofo, les laves ont enseveli une partie de la piste empruntée par les bus 4x4 de la Funivia dell' Etna et brûlé la cabine des guides Etna sud.

 

Destruction-terminaison-Torre-del-filosofo---Etna-sci.jpgEtna - Torre del Filosofo - avant et après l'éruption du 26.10.2013 - la lave a envahi l'arrêt des bus - photo Etna Sci.it

 

Torre-del-Filosofo---Marco-Neri.jpgEtna - Torre del Filosofo - les laves envahissent l'arrêt des bus 4x4  - photo Marco Neri / site Etna Facebook

Deux vidéos du dernier paroxysme : la première par Marco Restivo / EtnaWalk, la seconde par Boris Behncke.


 

 

 

 

Sources:

- Etna Walk / commentaires et vidéo

- EtnaSci & Etna Facebook / photos

- Boris Behncke / Vidéo.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le volcan Barva est un volcan-bouclier composite, couvrant 1500 km², et considéré comme dormant. Composé de deux caldeiras, l’une de 15 km de diamètre, l’autre de 10 km, il est parsemé de nombreux cratères et cônes parasites ; près du sommet, un cratère large de 800 mètres contient un lac, la laguna del Barva. Avec ses trois principaux sommets visibles de la Vallée centrale, son nom local est " Las Tres Marías ".

 

un-area-de-volcan-Barva-situada-entre-el-crater-del-cerr.jpg

Zone du volcan Barva située entre le cratère du Cetto Gongolona et le volcan Cacho Negro - photo Jean Pierre Bergoeing / Red Sismologica Nacional Costa Rica

 

Cordillera central photo27      Les volcans de la Cordillera Central / Costa Rica : Poas, Barva, Irazu et Turrialba. - doc. Narod.ru

 

En la foto se muestra el macizo del Barva desde el Sur. Fot               Massif du Barva, vu du sud – photo JP Bergoeing /RSN

 

Ce volcan est à l’origine de la volumineuse couche de tuff Tiribí déposée dans la Vallée centrale, il y a 322.000 ans.


photo1863.jpg

Contours des sommets du Tuff Tiribi (indications en mètres au dessus du niveau de la mer) - encart : coupe depuis le Cacho Negro vers le Grande de Tarcoles river canyon. - carte Wendy Pérez & al.

 

Barva---plate-tectonic-.-narod.ru.jpg

Barva - a. les deux caldeiras du volcans Barva - b. caldeira du Barva avec la situation des édifices récents : le Cacho Negro et le sommet du Barva, recouvrants par place le bord de la caldeira;  la partie ouest de la caldeira est fortement érodée - carte / photo geo.mtu.edu

 

C’est l’ignimbrite la plus récente, la plus étendue et bien exposée du centre du Costa Rica : elle couvre une surface de 820 km² pour un volume émis de 25 km³. L’épaisseur de la couche supérieure varie entre 30 et 100 mètres. Au niveau géochimique, le tuff montre une composition allant de des andésites-basaltiques aux rhyolites, avec une dominante de trachyandésites. Les isopaques de retombées attestent de la source à la caldeira du Barva (carte du haut).

L’éruption responsable semble avoir évolué du type plinien, avec retombées étendues de ponces, vers un fountaining accompagné de coulées pyroclastiques.

Dans la partie sud-ouest de la Vallée centrale, l’ignimbrite a coulé dans un canyon étroit, qui peut avoir agi comme une pseudo-barrière et épaissi les dépôts dans la dépression centrale.

Volcan_Barva.jpg                            Laguna del Barva  - photo Tillor 87 / Skyscrapercity


L’éruption du tuff Tiribí révèle le danger que constitue le Volcan Barva pour les 2,4 millions de personnes vivant dans les environs.

 Bien que les données anciennes ne suggèrent aucune activité historique pour la laguna del Barva, et que l’épaisse couverture forestière ne semble pas avoir été bouleversée par une activité éruptive récente au niveau de la laguna Danta et autres cratères plus anciens, on ne peut écarter la possibilité d’une éruption de basse intensité au cours du dernier millénaire...

Des scories présentes au nord-est de la laguna del Barva paraissent récentes, âgées d’environ 500 années. A deux kilomètres au nord du Cerro Gongolona et au Porrosatí de Barva, des sources thermales existent. Dans les contreforts nords du Barva, au lieu-dit Camaquire, demeure une activité résiduelle, caractérisée par des solfatares et sources chaudes. On peut observer aussi des glissements de terrain en couronne en bas de la Colonia Jesús María, avec une activité solfatarique et des dépôts de soufre natif. Dans les quebradas, aux noms locaux évocateurs, " La Bomba " et " La Cabro ", des sorties d’eau chaude ont été mesurées à une température moyenne de 60°C.

 

volcan-barva---Volcano-hummingbird.jpg

     Colibri flammule - Selasphorus flammula - Volcano hummingbird - photo volcano Barva birdingcraft

 

La région du Barva est peu exploité touristiquement. Sa couverture par une forêt primaire, aussi appelé forêt des nuages, fait du Parc National Braulio Carrillo une réserve riche en plantes (600 espèces) et oiseaux (515 espèces) dont le rare Quetzal ou encore le Colibri flammule, endémique des Costa Rica et Panama.Avec de la chance, on y croise le puma et le jaguar. 


Sources :

- Red Sismologica Nacional costa Rica - Actividad eruptiva y potential del Volcan Barva

- The 322 ka Tiribí Tuff: stratigraphy, geochronology and mechanisms of deposition of the largest and most recent ignimbrite in the Valle Central, Costa Rica - by Wendy Pérez . Guillermo E. Alvarado . Phillip B. Gans

- Revista Geológica de América Central -

  Rev. Geol. Amér. Central  no.47 San Pedro de Montes de Oca dic. 2012

- Volcano-stratigraphy and tectonics of the Western Central Valley and Montes del Aguacate along road 27, Costa Rica 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 Après des fluctuations du trémor dans les jours précédents, le nouveau cratère sud-est de l’Etna a été le siège d’activité strombolienne repérée sur la webcam INGV à partir de 19h15 locale le 25 octobre 2013.

 

2013.10.25-19h15-Etna.jpg2013.10.25-20h13-etna.jpg2013.10.25---20h41-Etna.jpg 

 

 

 

 

Etna NSEC - activité nocturne du 25.10.2013 -

Webcam INGV

 

 

 

Le 14° paroxysme de cette année a débuté aux environs de 2 heures, ce 26 octobre, avec la production de fontaines de lave constantes repérables sur la caméra thermique dès 3h.


2013.10.26-3h10-Etna-cam-therm.jpg                   Etna NSEC - fontaines de lave, le 26.10.2013 / 03h18 - webcam thermique INGV

 

 

2013.10.26-4h54-Etna.jpg               Etna NSEC - fontaine de lave et panache chargé - 26.10.2013 / 04h54 - Webcam INGV

 

2013.10.26---6h27-Etna.jpg2013.10.26-6h27-Etn-a-cam-therm.jpg 

 

 

 

 

Etna NSEC - 26.10.2013 / 06h27 - Webcams INGV

 

 

Au cours de la matinée, on pouvait voir une colonne chargée en matériaux pyroclastiques monter à plusieurs milliers de mètres au-dessus du volcan … le nuage de cendres a dérivé ensuite vers le sud-ouest atteignant la côte africaine, comme le montre la photo satellite.

 

AERONET_ETNA.2013299.terra.1km---Modis.jpgEtna (cerclé de bleu) et le panache du 14° paroxysme dérivant vers le SO en direction des côtes africaines - image Nasa Terra Modis

 (http://lance-modis.eosdis.nasa.gov/imagery/subsets/?subset=AERONET_ETNA.2013299.terra.1km.jpg)

 

2013.10.26-Etna-trek---schiena000M.jpg

                     Etna NSEC - vue de la webcam Etna trekking schiena - 26.10.2013 / 09h32 ?

 

Aux environs de 8 heures, des émissions de cendres pulsatiles au niveau du cratère nord-est se sont adjointes. Le panache associé est monté moins haut et s’est dirigé vers le nord, en direction du Parc national de la Madonie.

 

2013.10.26-7h48-Emov0156.jpg

 

2013.10.26----Daniele-Maugeri-Etna-FB.jpgEtna - surprenante photo des deux panaches NSEC & NEC, montant à des hauteurs différentes, depuis la Valle del Bove - photo de Daniele Maugeri / site ETNA - Facebook

 

2013.10.26---2-panaches---BBehncke.jpgEtna 26.10.2013 - Fontaines de lave au NSEC (à gauche) et émission de cendres au NEC (à droite) - photo Dr. Boris Behncke / http://www.flickr.com/photos/etnaboris/10495543154/

 

 

Outre le fountaining durable, des coulées de lave se sont répandues à la base du cône et dans la selle entre l’ancien et le nouveau cratère SE.

Vers 11 h locale, les fontaines de lave ont cessé, tandis que les émissions se poursuivaient au cratère NE.

 

2013.10.26-10h57-Emot0219.jpg2013.10.26-11h09-Emot0223.jpgEtna - fin du paroxysme au NSEC - images Thermiques INGV.

 

Courbe-totale-tremor-2013.10.26-ETFI_hhz.jpg

Etna - Fluctuations du trémor les jours précédents le paroxysme et pic de trémor le 26.10.2013 - doc INGV

 

Le trémor a chuté brutalement vers 11h30 locale.

 

Mais l'Etna n'a pas dit son dernier mot ...

 

2013.10.26---18h-Etna.jpg


Ces observations sont basées sur les webcams disponibles aujourd’hui (INGV - RadioStudio7 - Etnatrekking), et ne sauraient refléter avec exactitudes le déroulement du paroxysme.

Nous attendons le rapport officiel de l’INGV pour des précisions.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La province de Neuquén en Argentine envisage de créer son propre observatoire volcanique, après les éruptions du Copahue et du Puyehue qui ont causé d’énormes pertes matérielles suite aux retombées de cendres dans les zones rurales et déplacé les populations ; elles ont aussi causé des perturbations aériennes et pénalisé les résultats de la saison touristique hivernale de Bariloche, déjà affectée par les retombées de cendres émises par le Chaiten en 2008, et par celles du Llaima en 2009. Ce pays dépend en effet des organisations étrangères, principalement le SERNAGEOMIN, réseau de surveillance Chilien.

 

342516-residents-nettoient-cendre-volcan-ville---Reuters.jpgNettoyage des rues de San Carlos de Bariloche, après l'éruption du Cordon Caulle - 06.2011 - photo Reuters

 

112053-residents-watch-as-steam-rises-from-the-nilhue-river.jpgLa rivière Nilhue charrie des eaux chaudes et fumantes, chargées des cendres de l'éruption du Puyehue-Cordon Caulle en 2011 - près de Lago Ranco - photo Reuters


Le programme va se cibler sur une surveillance sous quatre formes : sismographes, système GPS, mesures de qualité de l’air et webcams, en plus de l’observation visuelle. Il va impliquer les gouvernements national et provincial, et l’Université.


Pour mémoire, les éruptions du Copahue et du Puyehue :


D'après le G.V.P., la dernière manifestation éruptive du Copahue date de l'an 2012-13 : elle fut de type phréato-magmatique, et caractérisée par des explosions qui ont éjecté du matériel juvénile incandescent et des cendres  foncées qui ont recouvert une surface allant jusqu'à plus de 50 km. de la source.

Une étude de 2004 (Varenkamp & al.) concluait que l'évolution des fluides du lac de cratère au cours du 20° siècle suggère un réveil progressif du volcan.

La dernière éruption, considérée comme étant toujours en cours, a débuté le 22 décembre 2012.

 

2012.12.22---Copahue---Antonio-Huglich---AFP---NBC-news.jpg             Eruption du Copahue le 22.12.2012Photo Ant. Huglich / AFP/NBC News


Le Puyehue - Cordón Caulle a connu de fortes éruptions en 1921-22 et 1960 ; cette dernière qualifiée de VEI 3, a produit 60 millions de m³ de téphra.

La dernière éruption a eu lieu du 4 juin 2011 à fin avril 2012 ; l’explosion primaire est responsable de l’émission d’un panache de cendres, large de 5 km , montant à 10.000 mètres. Le nuage de cendres a passé la frontière chilio-argentine pour atteindre Villa la Angostura, et Bariloche, pour atteindre l’Uruguay le 9 juin, la Nouvelle-Zélande le 11 juin, et remonter jusqu’à Buenos Aires en octobre, en perturbant le trafic aérien.

Selon les physiciens Argentins, l’éruption a éjécté 100 millions de tonnes de cendres, sable et ponces.

 

05.06.2011---Air-force-of-chile-Reuters.jpg      Le panache de l'éruption du Cordon-Caulle le 05.06.2011 - photo Air force of Chile / via Reuters

 

Lightning-strikes-over-th-003---Francisco-Negroni-AP.jpg Eclairs dans le panache du Puyehue-Cordon Caulle le 06.06.2011 - photo Francisco Negroni / AP / Der Spiegel

 

Le volcan Lanín est aussi dans la ligne de mire. Malgré une dernière activité lointaine, répertoriée en l’an 560, il devrait être placé sous surveillance.

 

Le Lanín est un stratovolcan basaltique à trachydacitique, haut de 3737 mètres. Il s’est formé en quatre étapes entre le début du Pléistocène et l’Holocène. Un petit dôme de lave sommital a donné des coulées de lave en blocs il y a 2.200 ans. Sa dernière éruption est datée par le GVP de 560. Un anneau de tuff, post-glaciaire, ponctue son flanc SO, en Argentine.

 

MWP_Forschungsflugzeug_S10VT---Lanin.jpg Le volcan Lanin  survolé par un planeur du Mountain Wave Project ( research aircraft Stemme S10VT) - photo MWP.

 

Volcans_Chili_Centre_Sud.jpg   Tous les volcans précités sont situés à la frontière Chili-Argentine - carte des volcans Chili centre/sud.

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le deuxième observatoire dépendant de l’I.N.G.V.,  l’Osservatorio Etneo :


Situé à Catania, le siège de l’Osservatorio Etneo a en charge comme son nom l’indique le plus actif des volcans européens, l’Etna, mais aussi Ferdinandea, Pantelleria, et tous les volcans des îles Eoliennes, dont le toujours turbulent Stromboli.


Etna.-Osservatori-e-Rifugi.-Osservatorio-Etneo---Taffara-Lu.jpg

                   Etna Torre del Filosofo - Osservatorio / rifugio Etneo - phot Taffara Luigi 1929

 

L’Osservatorio était installé sur l’Etna à la Torre del Filosofo jusqu’à sa destruction par une éruption en avril 1971.

Haroun Tazieff, sur l’Etna à ce moment, relate cette destruction dans son phrasé typique :

"...  Dès le début de cette éruption, en mars, ses premières coulées avaient buté contre le puissant édifice qu’était l’observatoire. Il avait sereinement supporté cette attaque et nous avions continué à l’habiter, malgré les bouches éruptives qui sifflaient, grommelaient, éructaient ou hurlaient à cent mètres de là. L’habitude aidant, nous n’éprouvions guère d’inquiétudes. Sauf, par moments, François Le Guern, jeune encore en ce métier. (…)

Il sortit voir et rentra aussitôt, la voix pleine d’alerte. Le temps de nous rechausser, d’attraper nos sacs à dos, de nous précipiter au dehors, d’aller nous jucher sur un bloc haut de trois mètres, et nous eûmes le privilège de contempler la large coulée, que Fanfan avait vue venir de l’amont, embrasser la base du bâtiment, l’encercler et ensuite poursuivre, imperturbable, son chemin vers l’aval à la vitesse, modeste sans doute mais rétrospectivement effrayante, d’un homme qui marche. (…) Peu après une nouvelle coulée vint de l’amont, identique à la première qu’elle recouvrait comme une monstrueuse chenille pourpre. Une troisième, puis une quatrième, puis une cinquième… notre refuge familier disparaissait à mesure que ces coulées s’empilaient autour de lui. En quelques heures cet empilement atteignit le toit. Ce toit disparut et, finalement, la coupole astronomique qui le surmontait.

Les coulées continuèrent à se superposer et désormais l’observatoire se trouve enfoui sous dix mètres de roche basaltique. Tout comme la gare terminale du téléphérique, abomination de béton et ferrailles qui se dressait à une centaine de mètres en aval. La disparition du télé consola mon cœur, qu’avait attristé celle du vieil observatoire. "

 

1971.04.24_Scarpinati-giuseppe---INGV.jpg              24.04.1971 - L'observatoire est entouré par la lave  - photo Giuseppe Scarpinati / INGV


Osservatorio_Etneo_top_nowrite.jpgDepuis son siège est à Catania, avec des antennes à Vulcano et Stromboli, dans les îles Eoliennes, et des relais à d’innombrables stations sur les flancs des volcans.

 

Les nouvelles installations de l'INGV Catania - photo INGV

 

53-2157.JPG                 INGV Catania - les écrans de la salle des opérations - photo INGV


L’analyse des dernières éruptions des deux volcans en activité permanente, Stromboli et Etna, étant faite dans les articles journaliers, nous ne reprenons brièvement que celles qui ont eu lieu au 19° siècle sur Ferdinandea, Pantelleria et Vulcano.

 


Ferdinandea, l'île à éclipse, est située dans le détroit séparant les côtes Sicilienne et Tunisienne .

Cette zone volcanique, formant les Champs Phlégréens de la Mer de Sicile,  incluse dans une dépression à 1.000 mètres de profondeur, est composée de 13 volcans dont le plus célèbre est Empédocle, qui a émergé pour la dernière fois en 1863 en donnant naissance à l'île temporaire de Ferdinandea, située pour l'instant à huit mètres sous le niveau de la mer.


           Ferdinandea - Document collection M.Kraff, publié par Simkin et Siebert - 1994 - GVP.

Ce document n'est pas, à proprement parler, un oeuvre d'art, mais reste un témoignage important à une époque où n'existait pas la photographie.
Il relate l'éruption du volcan : le 13 juillet 1831, lorsque le volcan surgit, des fontaines de lave jaillissent le long d'une fissure; au contact de l'eau, la lave explose, crachant des "nuées cypressoïdes" de cendres noires.


Pantelleria, avec les îles de Lampedusa, Linosa, et Lampione, forme l'archipel italien des Pélagies, un groupe d'îles volcaniques qui doit son existence à la présence d'un rift continental au centre du canal de Sicile.
Le fond du Canal de Sicile remonte sur les épaulements de ces fossés d'effondrement, et émerge pour former les îles plates de Lampedusa et de Malte. Le plancher du rift correspond à une croûte amincie dont l'épaisseur atteint une vingtaine de kilomètres, alors que l'épaisseur de la croûte est d'une quarantaine de kilomètres sous la Sicile ou la Tunisie. La structure de Pantelleria est déterminée par des failles orientées suivant la direction des failles bordières des fossés (NNO/SSE).

 

Laghetto-delle-ondine---G.Roncaglia.jpg                         Pantelleria - Le Laghetto delle Ondine - photo Gino Roncaglia

 

L'île de Pantelleria est la partie émergée d'un volcan de 40x30 km et 2150 mètres de hauteur. L'île qui couvre 83 km², et est longue d'environ 13 km et large de 8 km au maximum.

L'édifice volcanique aurait émergé il y a 500.000 ans, et a continué de croître de façon intermittente jusqu'à l'époque actuelle, la dernière éruption, marine, ayant eu lieu en 1891.

 

Pantelleria la côte 2 - G.Roncaglia

 Pantelleria - la stratification des terrains formant cette île volcanique, vue de la mer - photo G.Roncaglia

 

La morphologie de l'île est marquée par l'existence de deux caldeiras emboîtées dans la partie centrale :

- la caldera de la Vecchia (114.000 ans)

- et la caldera Monastero, ou Cinque Denti (45.000 ans), largement comblées par les produits d'éruptions postérieures . Elle contient les volcans-boucliers post-caldeira Monte Grande et Monte Gibele. Les éruptions datées de l’holocène ont construit des cônes de ponce, des dômes de lave et des coulées de laves en blocs.

Confirmant cette activité, une éruption sous-marine a eu lieu en 1891, aux dépens d’un évent situé au large de la côte NO de Pantelleria.

 

Vulcano, située au nord de la Sicile dans l'arc volcanique des Eoliennes, s'est établie au cours des derniers 136.000 ans. L'île, de 3 x 7 km, est principalement caractérisée par deux caldeiras qui se recouvrent : au SE, la caldeira del Piano (100.000 ans) et au NO, la caldeira della Fossa (24.000 - 15.000 ans) . Vulcanello, et ses trois cônes pyroclastiques, a été connecté avec Vulcano en 1550. 


Sicile-08-930-copie.jpg Vue aérienne de l'île de Vulcano - à l'avant-plan, Vulcanello, ensuite l'isthme séparant Porto di levante et Porto di ponante, le cône de La Fossa au centre et sur la gauche, il Piano - photo B.Duyck, d'après une carte postale.


z-Vulcano-pano--copie.jpg

                  Vulcano, le cratère de La Fossa  et ses fumerolles  - photo © Bernard Duyck

 

La dernière éruption de La Fossa de Vulcano a lieu de 1888 à 1890. Cette dernière éruption a permis à Giuseppe Mercalli de définir le type "vulcanien".

 

Vulcano_-Mercalli1889-14.02.jpg         Vulcano - éruption de 1889 - photo G.Mercalli / à noter les belles bombes émises par le volcan.

  Giuseppe Mercalli, abbé, sismologue et volcanologue  (1850-1914),enseigna la géologie et la minéralogie à l'Université de Catane, puis la volcanologie et la sismologie à celle de Naples. En 1911, il a pris la direction de l'Osservatorio Vésuviano. Il a crée une échelle, subjective, de mesure de l'intensité des séismes sur base des effets produits, et classifié les types d'éruptions volcaniques.

 

z-IMG 6216 copie 2         Vulcano - champ fumerollien de la lèvre du cratère La Fossa II - photo © Bernard Duyck

 

 

Sources :

- INGV - Catania - Osservatorio Etneo

- INGV - Aprile-giugno 1971: l'eruzione che segnò l'inizio di una nuova fase di attività del vulcano - link   

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M. Krafft et de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé

- Ferdinandea sur ce blog - link

- L'île volcanique de Pantelleria - Gilles Brocart & Désiré Corneloup

- Trapani Sicilia - Pantelleria

- Global Volcanism Program - Vulcano

- INGV - Vulcano, isole Eolie

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le volcan Zhupanovsky, situé à 40 km au nord de l’Avachinsky et du Koryaksky, est entré en éruption dans la nuit du 23 octobre 2013. L’éruption s’est accompagnée d’un panache de cendres montant à plus de 5.000 mètres, avant de s’étendre sur 40 km. vers le S-SE. La vallée de Nalychevo est couverte d’un mm. de poussières. Le code aviation est orange.

 

2013.01.22---Zhupanovsky----E.-Nenasheva.-NP-VK.jpg                Activité fumerollienne au Zhupanovsky le 22.01.2013 - photo E. Nenasheva / NPVK

 

Le massif volcanique du Zhupanovsky consiste en quatre stratovolcans qui se recouvrent, sur une dorsale orientée ONO. Ce complexe allongé s’est édifié dans une caldeira datée du Pliocène / début du Pléistocène, dont le bord est encore visible sur son côté Est. Trois des stratovolcans se sont construit au Pléistocène, le quatrième à l’Holocène.

Ce dernier est responsable des éruptions historiques : de 5.000 à 3.000 avant JC, les éruptions sont qualifiées de faibles à modérées, puis suivies par de peu fréquentes mais plus importantes éruptions, accompagnées de coulées pyroclastiques. La plus importante est datée des environs de l’an 1.000 – 1200 par tephrotechnologie, la dernière de 1956-57.

 

1990.02.02---Zhupanovsky----A.-Sokorenko--IVS-FED-RAS.jpg                 Le massif du Zhupanovsky le 02.02.1990 - photo Sokorenko IVD FED RAS


Le Zhupanovsky présentait dernièrement une activité fumerollienne localisée près du sommet et du cône II emplit de glace.

Les pentes nord du massif volcanique présentent des coulées de lave andésitique en blocs, originaires d’évents monogéniques localisés dans la selle entre le Zhupanovsky et le Dzenzur.

 

Zhupanovsky-map.jpgA sketch map of Zhupanovsky (right) and Dzendzur (left) volcanoes and Holocene lava flows from the zone of cinder cones at the Zhupanovsky-Dzendzur saddle. For details see Masurenkov and Florensky (1991).


Sources :

- KVERT - via Olga Girina - link

- Holocene Kamchatka volcanoes - link

- Global Volcanism Program - Zhupanovsky

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les volcans italiens sont sous la surveillance de l’I.N.G.V., l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie ; cet Institut, créé en 1999, a repris les ressources et compétences de cinq autres institutions, opérationnelles depuis longtemps : l'Institut National de Géophysique , l'Observatoire du Vésuve, l'Institut international de Volcanologie, l’Institut de Géochimie des fluides, et l'Institut de recherche sur le risque sismique. Il rassemble dans un seul pôle tout le domaine de la géophysique et de la volcanologie.

 

head_ingv.png
 L’Italie compte dix volcans actifs au cours des derniers 10.000 ans, en plus des grands volcans sous-marins situés en Mer Thyrénienne.

 

vulcani_attivi---dates-des-dernieres-eruptions---INGV.jpgDomaines de surveillance des observatoires volcanologiques Italiens / INGV et les volcans dépendant avec date de dernière activité - Stromboli et Etna sont en activité permanente et ne sont pas datés - 

doc. INGV.


Deux grands observatoires volcanologiques se partagent la surveillance et l’étude de ceux-ci : l’Osservatorio Vesuviano de Naples, et l’Osservatorio Etneo de Catane.


L’Osservatorio Vesuviano :  

La colline de Eremo, le seul témoin de la partie ouest de La Somma du Vésuve, abritait l’Osservatorio Vesuviano, avant qu’il ne soit déplacé à Naples. Cet observatoire, fondé en 1841 sous Ferdinand II de Bourbon, roi des Deux-Siciles, est le plus vieil observatoire volcanologique au monde ; il a historiquement en charge les trois volcans Campaniens, le Vésuve, les Champs Phlégréens et Ischia, ainsi que le Stromboli, dans les îles Eoliennes.

 

V-13.jpg                      Le premier observatoire sur la colline de Eremo - carte postale ancienne

 

Osservatorio Vesuviano Napoli 2              Napoli - Osservatorio Vesuviano - écrans de la salle des opérations - doc. ov.ingv.it

 


Sans analyser ces volcans, vus par ailleurs, je ne ferai mention que de leur dernière activité.

 

Colli Albani (les Monts Albans est une structure volcanique complexe de type somma – une caldeira avec cône central – située au sud-est de Rome, et comportant deux caldeiras nichées et des évents post-caldeira excentrés.

Le point le plus haut du complexe Colli Albani est le Monte Cavo, 949 mètres, un cône de scories situé sur le bord sud-ouest de la la jeune caldeira Faete. Deux lacs de cratère, les lago Albano et lago Nemi, remplissent les plus récents cratères post-caldeira.

La dernière activité, non datée avec précision (entre 36.000 ans et l'époque romaine), a eu lieu au niveau du Lago Albano, un maar.

 

Lago Albano - Fabrizio Marra INGV            Le Lago Albano / Campanie - photo Fabrizzio Mara  - INGV


La dernière manifestation du Vésuve est datée par le GVP du 5 juillet 1913 au 4 avril 1944, et qualifiée de VEI 3 ; elle concerne le sommet et les flancs supérieurs du volcan.

 

vesuve en mars 1944Eruption du Vésuve en avril 1944 ; le volcan est survolé par des bombardiers de l'USAF - photo U.S.Air Force

 

Vésuve depuis la baie - Enza Vena                      Vue idyllique du Vésuve depuis la baie de Naples - photo Enza Vena


Pour les Champs Phlégréens, la dernière éruption date de septembre-octobre 1538 avec la formation du cône de cendres Monte Nuovo.

 

Geostrutturale-CF - INGVGéostructure de la Baie de Pozzuoli et des Champs Phlégréens - tracé des deux caldeiras imbriquées et position du Monte Nuovo  - Doc. INGV

 

Monte Nuovo - Carlo Arm.Gaet. Tripodi            Le Monte Nuovo et le lago Averno - photo Carlo Arm. Gaet. Tripodi


Le volcan complexe d’Ischia a sa dernière éruption datée de janvier à mars 1302 ; elle a produit le spatter cone Monte Arso et les coulées du même nom, qui ont atteint la côte NE de l’île.


carta_geol-Ischia---vulcan.uniroma.gifCarte géologique d'Ischia -  les laves les plus récentes sont à l'est de l'île - la coulée du Monte Arso est en brun-rouge. - doc. vulcan.fis.uniroma3

 

Demain, l'Osservatorio Etneo / Catania


Sources :

- INGV - Storia dell'Osservatorio Vesuviano - link 

- Global Volcanism Program - Vesuvius

- Global Volcanism Program - Campi Flegrei 

- Global Volcanism Program - Ischia 

- Global Volcanism Program - Alban Hills

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’éruption en cours du Klyuchevskoy a connu un point culminant ces derniers jours.

 

2013.10.12---New-cinder-cone-at-the-pass-between-K-copie-1.jpgKlyuchevskoy - le 12.10.2013 - activité strombolienne sommitale et coulées de lave - établissement d'un cinder cone dans le col entre le Klyuchevskoy et le Kamen. - photo Y.Demyanchuk / KVERT / Olga Girina.

 

2013.10.13-klyuchevskaya---Nasa-Terra-Modis.jpg         Extension du panache de cendres du Klyuchevskoy le 13.10.2013 - photo Nasa Terra Modis


Le KVERT relève une activité strombolienne et vulcanienne continue les 15 et 16.10.2013, ainsi que des coulées de lave sur un grand secteur ouest. Le panache est monté à 10 km. le 15, s’étendant vers le nord sur 480 km et le sud-ouest sur 150 km. Le 16, il est monté à 7,5 km pour s’étendre sur une centaine de km. vers le SO.

 

2013.10.14-Klyu.jpgLe panache de cendres du Klyuchevskoy le 14.10.2013 - webcam Institut de volcanologie et sismologie / RAS


Le 16, les coulées de lave sur le flanc SO du volcan et l'éruption dans le col séparant le Klyuchevskoy du Kamen ont fait fondre une partie du glacier Bogdanovich, provoquant un flux d’eau chaude dans la rivière Studenaya qui a détruit la route près du village de Kozyrevsk.

L’ampleur du trémor était de 133,7 mcm/s le 15 et 138,8 mcm/s le 16.


Les 17, 18 et 19 octobre, le code aviation a été élevé à rouge.

 

2013.10.17-Klyu---Demyanchuk.jpgKlyuchevskoy - 17.10.2013 - activité sommitale et lueurs des coulées de lave sur le flanc opposé - photo Y.Demyanchuk / KVERT


La croissance du dôme de lave se poursuit, avec de l’incandescence nocturne et des avalanches de blocs.

Le 17, des explosions cendreuses, modérées à fortes, poussent un panache entre 4 et 6 km.

Les explosions sont accompagnées d’un panache montant à 8-9 km., le 18.10, qui s’étend ensuite sur plus de 1.100 km vers le SE. Les données satellite révèlent deux grandes anomalies thermiques, l’une au sommet, l’autre située au SO du sommet. La sismicité demeure élevée, avec un trémor de 312,4 mcm/s.

 

2013.10.18-Two-ash-plumes-of-Klyuchevskoy-volcano---of-volc.jpg18.10.2013 - le panache sommital du Klyuchevskoy et celui, à gauche, de l'éruption de flanc - photo Y.Demyanchuk / KVERT


L’activité est identique le 19.10, avec un panache montant à 8 km et s’étendant sur plus de 1.300 km au SE du Klyuchevskoy.

 

2013.10.19-Klyu---Demyanchuk.jpg                           Klyuchevskoy - 19.10.2013 - photo Y.Demyanchuk / KVERT

 

2013.10.19---Klyu---ash-over-Aleoutian-isl-jpg19.10.2013 - le nuage de cendres de l'éruption du Klyuchevskoy passe sur les Aléoutiennes - encart de droite, prévisions de déplacements du nuage les 19.et 20.10 -

doc. US National weather service / Alaska

 

2013.10.19-Klyu-Modis.jpg  Klyuchevskoy 19.10.2013 - anomalies thermiques et panache de cendres - doc. Nasa Terra Modis

 

2013.10.19---Klyu-SO2.jpgConcentrations en SO2 le 19.10 (à gauche) et le 20.10 (à droite)  passage sur les Aléoutiennes et traces sur l'Alaska - doc. IASI - ULB/BIRA-IASB/ Eumetsat

 

2013.10.20 - Klyu SO2

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 20, la phase culminante de l’éruption explosive se termine à 13h UTC, avec une baisse de la sismicité et du niveau de trémor, qui passe à 150,4 mcm/s juste avant 13h, puis s’effondre à 3,3 mcm/s dans les heures suivantes.

L’effusion de lave se poursuit sur les flancs sud et ouest, et le panache de cendres monte à 8 km dérivant vers le SE et l’E du volcan. Le code aviation est abaissé à orange.

 

2013.10.20---Klyu-Strombolian-and-Vulcanian-activity-of-the.jpg                Klyuchevskoy - activité le 20.10.2013 - photo Y.Demyanchuk / KVERT.

 

2013.10.21-kliu5.jpgKlyuchevskoy - le 21.10.2013, le panache a disparu pour laisser place à des lenticulaires - webcam Institut de volcanologie et sismologie / RAS

 

Sources :

- KVERT

- US National Weather Service - Alaska.

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