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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’atmosphère et la surface terrestre sont accessibles directement à l’observation. Mais l’intérieur de notre planète l’est beaucoup moins !

Les investigations dans les structures internes de la Terre se font donc par des mesures indirectes, particulièrement par la sismologie.

En étudiant la vitesse et les chemins empruntés par les ondes lors de séismes, les sismologues ont conclu que la terre est constituée de couches concentriques : cœur, manteau et croûte.

 

moho-layer.jpgCoupe dans la Terre et l'atmosphère : 1.Croûte - 2. Moho - 3. Manteau supérieur - 4.Zone de faible vitesse - 5. Manteau inférieur - 6.couche D - 7.Coeur externe - 8.Frontière liquide solide - 9.Coeut interne

A.Troposphère - B.Stratosphère - C.Mésosphère - D.Thermosphère - E.Exosphère

Doc. Earth-crust-cutaway-japanese.svg: Washiucho / Wilimedia


En 1909, Andrija Mohoroviči, un sismologue Croate (photo), a identifié une brutale Andria_Mohorovicic.jpgaugmentation de vitesse des ondes de compression, qui marque la frontière entre la croûte et le manteau terrestre. Cette discontinuité sismique a été appelée discontinuité de Mohoroviči, plus simplement Moho.

 

 Le Moho est présent sous les continents et les océans, à des profondeurs variant de 35 km sous les premiers à 6 km sous les seconds.

Les scientifiques suspectent que la cause de ce changement de vitesse des ondes reflète un passage du basalte au-dessus du Moho, vers la péridotite, riche en olivine, sous le Moho.


Des forages destinés à vérifier cette hypothèse ont été tentés en mer, où le Moho se trouve à une profondeur plus accessible. Au niveau des dorsales océaniques, le plancher marin est moins profond, mais la croûte nouvellement formée à proximité des dorsales reste chaud, un inconvénient majeur pour les équipements de forage… reste donc à trouver un endroit où le Moho est suffisamment froid pour forer, mais pas trop profond.


En 1961, une tentative est faite au large du Mexique, avec une pénétration faible de 183 m. Dans les années suivantes, quatre forages vont aller jusqu’à plus de 1.000 mètres dans la croûte océanique, et jusqu’à 2.100 mètres au large de l’Equateur.

Le navire de forage scientifique Japonais Chikyu, contribution à l’IODP – Integrated Ocean Drilling Program- va être utilisé pour forer dans le manteau au travers du Moho, après des essais dépassant cette profondeur en septembre 2012.

 

usgs-Chikyu---IODP.jpg                             Deep sea drilling vessel CHIKYU - photo jamstec.go.jp


Trois sites de forages anciens sont ainsi en compétition : le Mexique (foré en 1961) un site au large du Nicaragua déjà utilisé, et le North Arch des îles Hawaii, au nord de Maui (projet abandonné en 1960) … à condition que les fonds alloués suivent, ce qui reste problématique compte tenu de la conjoncture !


Map-c-MBARI-2001.JPG L'archipel volcanique Hawaiien et les champs volcaniques North Arch et South Arch - carte MBARI 2201


Le site de North Arch / Hawaii est intéressant à plus d’un titre :

Le poids énorme des volcans hawaiien sur la croûte océanique fait s’enfoncer la lithosphère. Les îles sont entourée d’un fossé profond de 5500 mètres, l’Hawaiian Through, et d’un rehaussement à distance … il se conçoit comme une plaque de contreplaqué posée sur deux tréteaux réagit quand on monte entre ceux-ci : les bords de la plaque de contreplaqué se relèvent plus haut que les tréteaux.

 

arch.jpg               Hawaii - subsidence de la croûte sous-jacente et rehaussement des Arch nord et sud

                                          Doc. Moore 1987 / Oregonstate Univ.


De grandes étendues basaltiques, trouvées sur le North et le South Arch, sont intriguantes tant par leur position éloignée du point chaud hawaiien que par leur énorme volumes de lave très fluide. Sur North Arch, les coulées s’étendent sur 100 km de part et d’autre de l’axe de l’arc. Les laves sont vésiculées, à cause du dégazage de CO2, et ressemblent géochimiquement aux "laves des stades de renaissance" de Kaui et Oahu, générés par fusion partielle de magmas accumulés à la base de la lithosphère, ou près de celle-ci dans une structure créée par un bombement lithosphérique.

 

Sources :

- Hawaii 24/7 - Volcano watch : after 50 years, a renewed effort to drill to the Moho 

- JAMSTEC - Center for deep earth exploration - Deep sea drilling vessel Chikyu.

- MBARI - Monterey Bay Aquarium research inst. - Hawaiian flexural arch

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

Un récent article dans Live Science, intitulé "Volcanic eruption creates deadly acid lake " nous amène à nous pencher une nouvelle fois sur l’éruption du volcan Karymsky de 1996.

 

karymsky volcano - Mikhail Zelensky

  Le Karymsky et l'Akademia Nauk (lac Karymsky) sur la droite -  photo Mikhail Zelensky / Live Science


Situé dans la péninsule du Kamchatka, le Karymsky avait connu entre 1970 et 1982 une période active , suivie de 13 ans de dormance.  Après cinq mois d’augmentation, l’activité sismique culmine lors d’un séisme volcano-tectonique de magnitude 6,9 le 1° janvier 1996, suivi d’une dizaine de répliques de magnitude égale ou supérieure à 5.


Les éruptions simultanées du Karymsky et de l'Akademia Nauk :


Le 2 janvier 96 vers minuit, soit un jour après le séisme, une première éruption marque le Karymsky ; elle expulse cendres et laves au départ d’un nouveau cratère sommital, situé au sud-ouest du cratère 70-82, jusqu’à une altitude de 7.000 mètres. Le nuage de cendres va s’étendre sur 200 km. au S/SE du volcan.

 

1996.01.02-Karymsky.png                 Karymsky en éruption le 02.01.1996 - Courtesy of the Institute of Volcanology /GVP.


Dans l’après-midi, une seconde éruption se produit au niveau d’un nouveau centre éruptif, situé dans la caldeira Akademia Nauk, occupée par le lac Karymsky. Cette éruption hydroclastique a éjecté, de façon pulsatile, des colonnes de cendres et vapeur, toutes les 5 à 6 minutes durant 18 heures … sous les yeux de scientifiques de l’Institut de volcanologie et sismologie du Kamchatka.

 

1996.01.02---GVP2105kar3.png02.01.1996 - Eruptions simultanées du Karymsky (à droite) et de l'Akademia Nauk (à gauche) - les évents sont distants de 6 km. Courtesy of the Institute of Volcanology / GVP.

 

1996.01.02-Karymsky---GVP.pngAkademia Nauk - une des plus fortes éruptions sous-lacustres - la base du nuage en formation mesure 1.000 mètres de largeur - Courtesy of the Institute of Volcanology / GVP.

 

Douze heures seulement séparent ces deux éruptions, ce qui les fait considérer comme simultanées à l’échelle de temps géologique.

Elles ont cependant des caractéristiques tout à fait différentes : l’éruption du Karaymsky a produit des andésites, tandis que celle de l’Akademia Nauk donne des produits de nature basaltique à rhyolitique.

L'hypothèse a été avancée de la pénétration de la portion crustale du système magmatique du Karymsky par un dyke basaltique, en rapport avec une extension de 2,3 mètres d’amplitude, perpendiculaire à la faille connectant les deux évents, action qui a déclenché la libération de magma andésitique à partir d'un réservoir placé à un niveau plus élevé.

 

Karimsky---map-aeic.alaska.edu.jpgKarymsky et Akademia Nauk - carte des dépôts pyroclastiques récents - faille : trait rouge - zone d'extension, marquant l'intrusion d'un dyke en orange. - carte aeic.alaska.edu

 

Au niveau du lac, une grande partie du matériel éjecté (30-40 millions de tonnes) retombe dans celui-ci, y formant un mix de sels sulfatés sodique, calcique et magnésique, de couleur brun-jaunâtre, et d’un pH acide de 3,2. Mais l’éruption sous-lacustre, qualifiée de VEI 3 par le GVP, fait bouillir et s’évaporer l’eau peu profonde du lac, ce qui provoque des tsunamis, dont les vagues de plus de 20 mètres ont pilonné le rivage à chaque nouvelle explosion et arraché des arbres.

Toute vie animale fut littéralement cuite, puis déchiquetée par les tsunamis.

Un petit cratère s’est formé sur la rive nord du lac, et de nouvelles sources chaudes sont apparues … ce paysage d’apocalypse a été recouvert d’une couche de boue. La rivière Karymsky, qui draine le lac, n’est plus visible, ensevelie sous les cendres … seules de nombreuses fumerolles en marquent la source.

 

P1100829---CHB.JPG               Survol en hélico du Karymsky et de son lac en 2010 - photo Carole et Fréderic Hardy

 

Une expédition en 2002 confirme la restauration du pH à 7,54 ; les eaux sont redevenues claires, mais demeurent trois fois plus salées qu’avant l’éruption … les nouvelles sources chaudes apportent plus de minéraux dans le lac, en augmentant salinité. Si l’aspect visuel s’est restauré, le lac Karymsky n’a pas encore retrouvé son état initial.

Pendant ce temps, l'activité effusive et/ou vulcano-strombolienne de type andésitique du Karymsky continue son chemin.

 

Sources :

-Live Science - Stranger than fiction : Volcanic eruption creates deadly acid lake - link

- Global Volcanism Program - Karymsky

- Global Volcanism Program - Akademia Nauk

- Eichelberger John C. and Izbekov Pavel E. (2000) : Eruption of andesite triggered by dyke injection : contrasting cases at Karymsky Volcano, Kamchatka and Mt Katmai, Alaska. Phi/ Trans. R. Soc. Lond. A 358, pp. 1465-1485.  

- Fazlullin S.M, Ushakov R.A, Shuvalov A., Aoki M., Nikolaeva A.G and Lupikina E.G. (2000) : The 1996 subaqueous eruption at Academii Nauk volcano (Kamchatka) and its effects on Karymsky lake. Journal of Volcanology and Geothermal Research, vol. 97, pp. 181-193.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le geyser Papakura se regénère après 34 ans d’inactivité … une première !


Connu comme une attraction de la vallée Te Whakarewarewa, proche de Roturoa / NZ , le geyser Papakura a eu une activité constante et soutenue jusqu’en mars 1979, avec seulement un stop dans les années 30 durant une période très sèche.

 

WhakarewarewaAerial---Carl-Lindberg--2-.jpgVue aérienne du champ géothermal de Whakarewarewa / Roturoa - au centre, le geyser Pohutu en éruption - Le Te Puia Maori arts & crafts institute en bas à gauche , et le faubourg de Roturoa en haut à gauche. - photo Carl Lindberg.

Son arrêt a marqué un tournant dans la compréhension des dommages infligés à la zone de geysers et sources chaudes par les nombreux forages.

En 1986, une zone de protection fut établie afin de stopper le déclin progressif de l’activité géothermale en surface ; Le plan géothermal Roturoa pris effet en 1999, avec le maintien d’une zone d’exclusion de 1500 mètres centrée sur le geyser Pohutu à Whakarewarewa.

Des centaines de forages furent fermés dans la ville proche, au grand dam des certains. Après cette fermeture, des signes de régénération se firent sentir : le parc Kuirau revint à la vie, le geyser Pohutu retrouva son activité … mais la renaissance d’autres structures en surface fut plus longue, et Papakura demeura en sommeil.

 

WhakarewarewaPohutuGeyser---Carl-Lindberg.jpg                  Te Whakarewarewa valley - geyser Pohutu - photo Carl Lindberg

 

Autour du geyser Papakura, la nature avait repris ses droits pendant plusieurs années, avant que le Te Puia/New Zealand Maori Arts and Crafts Institute staff ne le remette au jour l’an passé. En mi-septembre 2013, les premiers frémissements de l’eau sont perçus, et le 29 septembre, une série de petites éruptions projette eau et vapeur à une hauteur de plus d’un mètre.

 

Papakura-geyser---3---Te-Puia-NZ.jpg 

Papakura-geyser---4---Te-Puia-NZ.jpg

   Te Whakarewarewa - geyser Papakura - photos Te Puia, New Zealand Maori arts & crafts institute

 

Whakarewarewa-geysers---Te-Ara-GNS.jpg                               Te Whakarewarewa geyser field - schéma Te Ara - NZ


C’est la première fois qu’une réaction de terrain au déclin géothermal obtient un tel résultat. Habituellement lorsqu’un geyser stoppe ses éruptions, la chose est entendue. Ce qui s’est passé ici suggère qu’il existe une période de latence longue entre l’évolution des habitudes de consommation des eaux et la réponse du système géothermal.

 

 

Les réactions locales sont très positives. Le président du Whakarewarewa Joint Lands Trust souligne la renaissance d’une icône de la vallée géothermale Whakarewarewa, et ajoute sagement que " cela montre la nature cyclique de notre champ géothermal, qui est si dépendant du niveau de la nappe phréatique. Ceci s’est déjà passé sur notre champ géothermal et pourrait se reproduire dans la futur ".

 

Sources :

- The New Zeland Herald  - Dormant geyser springs back to life - link

- Scoop Sci tech NZ - link

- GNS - The once-famous Waikite Geyser in Rotorua is showing signs of rejuvenation after 43 years of very little activity, scientists say. - 07.2012

- Te Puia, New Zealand Maori arts & crafts institute

- Te Ara NZ

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Publié le par Bernard Duyck

Suite de la revue  observatoires dépendant de l’USGS :


Le Yellowstone Volcano Observatory – YVO : cette structure est YVO.jpgsupportée par l’USGS, mais aussi par l’Uniuverstté de l’Utah et le Parc national du Yellowstone.

Formé en mai 2001, il a en charge le monitoring et l’étude du plateau volcanique du Yellowstone,  sismiquement et thermalement actif, ainsi que l’activité volcanique dans les états du Montana, du Wyoming, du Colorado, de l’Utah et du Nouveau Mexique.

Le scientifique en charge est le Dr. Jacob Lowenstern, qui collabore avec des scientifiques de renom, dont Robert B.Smith sismologue.

 

Le logo de l'YVO reprend la forme  du parc National, de la caldeira avec le lac du Yellowstone - les formes stylisées du geyser Old Faithfull et une onde sismique.

 

20130420103939-Yellowstone_Caldera_map2.JPGLes trois super-éruptions du Yellowstone avec leurs volumes d'ejecta et le contour des caldeiras (la caldeira la plus récente et ses deux dômes de résurgence) - doc. B.Smith & L.J.Siegel / Windows into the earth.

 

-12--Yellowstone-N.jpg Le parc national du Yellowstone est réputé pour ses sources chaudes colorées par des thermophiles (ci-dessus - Morning glory pool) et ses nombreux geysers (ci-dessous - Old Faithfull geyser) - photo © Bernard Duyck

 

53-8284-copie.jpg

 

ACTU_8541.jpg      Des bisons en grand nombre peuplent la Lamar valley, au NE du parc - photo © Bernard Duyck


Le CalVO – California Volcano Observatory a été mis en place en février 2012, suite à une restructuration permettant une meilleure communication avec les instances des Etats. Il reprend une partie des activités de l’Observatoire des Cascades en ce qui concerne la Californie et la Nevada, et remplace le Long Valley Observatory, existant depuis 1982, ayant en charge la caldeira de Long Valley et les cratères Mono-Inyo.

Son siège se trouve au quartier général USGS de l’ouest des Etats-Unis, à Menlo Park.

 

Wallpapers_Tufa_Towers_-_Mono_Lake_-_California.jpg                        Californie - Mono lake tufa towers - wallpaper Mono lake

 

Salton-Sea-mud-volcano----SSNat.wildlife-refuge-2010---D.Mc.jpg        Californie - Salton Sea mud volcanoes - photo Salton sea nat. wildlife refuges / D.Mc new


Last but not least, les volcans d’Hawaii sont sous la surveillance de

l’HVO – Hawaiian Volcano Observatory – situé  à Uwekahuna Bluff, sur le bord de la caldeira du Kilauea sur Big Island.


banner - HVO

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24dshvo3_L.jpg        HVO - l'observatoire en bordure du cratère Halema`uma`u - photo de 1987 / J.D.Griggs

Cet observatoire fut fondé en 1912 par Thomas A.Jaggar, professeur de géologie au Massachusetts Institute of Technology et un groupe d’intérêts financiers sollicité pour la construction de ce dernier, l’Hawaiian Volcano Research Association.

Reprenant les observations faites depuis le 19° siècle par les voyageurs et les missionnaires, les buts de l’HVO ont été l’étude méthodologique et scientifique des processus volcaniques et la réduction des risques pour la société. Il fut modernisé en 1986 par l’adjonction d’une tour qui permet d’observer les parties supérieures des deux zones de rifts, et de voir directement le flanc SE du Mauna Loa, la zone sommitale du Kilauea et d’apercevoir au loin le Mauna Kea.

Son histoire, complexe et longue, a été synthétisée par l’historien du NPS, Russell Apple, lors de la célébration du 75° anniversaire de sa fondation (lien)

 

Kilauea-caldeira---Ikonos-14.01.2003.jpg 

Hawaii - La caldeira sommitale avec les cratères Keahakako et  Halema`uma`u, avec l'observatoire proche - photo 14.01.2003 Satellite Ikonos

 

29.07.2011-PUuOO.jpg Hawaii - Kilauea - le cratère toujours changeant du Pu'u O'o , des coulées de débordement et un lac de lave encrusté fumant légèrement - 29.07.2011  photo HVO / USGS

 

528067_427743137271471_1051788751_n.jpg                  Hawaii - Kilauea - survol en hélico d'une coulée fluide - photo Hawaii 24/7

 

Dans quelques jours, d'autres observatoires et leurs volcans

 

Sources :

- USGS / YVO - link

- USGS / CalVO - link

- USGS / HVO - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’île Macquarie, une île australienne située entre la Tasmanie et l’Antarctique, est un des rares endroits où l’on peut observer à l'oeil nu une faille transformante océanique, en général complètement immergée.

 

Macquarie Island Isthmus -Hullwarren             Macquarie island , l'isthme reliant Wireless Hill à l'île - photo Hullwarren


L’île forme l’apex de la MRC – Macquarie ridge complex, un système de dorsales et de creux le long de la limite des plaques australienne et pacifique, entre la faille Alpine Néo-Zélandaise et le point de triple jonction Australie-Pacifique-Antarctique.

 

Macquarie_Island_tectonique.jpg                Position et tectonique des environs de Macquarie island - doc. Geoscienceworld


Le côté est de Macquarie expose en subaérien 50 km. de dorsale sous-marine, soulevée à une hauteur d’environ 5 km. Cet endroit unique permet de voir un échantillon de croûte océanique, non lié à un panache, en exposition subaérienne au sein du bassin qui l’a formé, ainsi que les structures de transformation pouvant être mises en relation avec la tectonique connue aujourd’hui.

 

Des coulées de laves en coussins étirés formés sur le flanc d’un ancien édifice volcanique sous-marin sont visibles sur l’île.

 

Macquarie-pillow-lavas-Dr-Nathan-Daczko.gif        Macquarie island - lave en coussins allongés - photo Dr.Nathan Dackzo / Macquarie university


La pointe nord de l’île, Wireless Hill, est attachée à Macquarie par un isthme étroit. Sur le côté est de cet isthme, on aperçoit des dykes de diabase et sur la plage, des rochers qui en dérivent, montrant des phénocristaux de plagioclase typique de la partie centrale des dykes.

Des galets de ponce sur la plage ouest sont arrivés là par dérive marine et sont dus à une éruption distante.

 

page26a.jpg                                Carte géologique de l'île Macquarie - doc. gemoc.mq.edu.au

                                Faille océanique trait en gras - faille de soulèvement trait fin


Une cartographie des failles récentes affectant la topographie de Macquarie montrent que l’île est coupée par des failles normales à haut angle, formant des bassins de pull-apart. ( Ce sont des bassins losangiques ou rhombochasmes, où l’allongement a eu lieu dans le sens de l’étirement. Ce sont des bassins associés au jeu de failles coulissantes dans les zones créant de la transtension.)

 

Sandy-Bay-Macquarie-Island-antartica-.fanpop.com

                 Macquarie island - Sandy Bay : plage de sable et pinguoins - photo Antarctica fanpop

 

79-c2-royal-penguin.jpg     Gorfou de Schlegel - Eudyptes schlegeli - Royal penguin - photo Australian gov./ antarctic division

 

Sandy Bay, moins rocheuse, abrite des rookeries de manchots royaux et de gorfoux de Schegel, voisinant avec des élephants de mer. La maigre couverture végétale de l’île est menacée par une armée de lapins, qui devraient être éradiqués.

 

Sources :

- Gemoc - Macquarie island, an exposed oceanic transform fault

- Geological society of London blog - Macquarie island

- Australian antarctic division - Macquarie island

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 Les équipes de Ilya Bindeman / Oregon University ont analysé des traces minérales dans les rhyolites expulsées par les éruptions du point chaud du Yellowstone, qui les ont laissé du SO de l’Idaho, dans la Snake river plain, jusqu’au NO du Wyoming au Yellowstone.

L’avancée de la plaque Nord-américaine au-dessus du point chaud a laissé comme empreinte une succession de caldeiras. Ce processus implique une interaction continue entre la croûte terrestre et le basalte qui crée de grandes chambres magmatiques, qui vont alimenter les éruptions explosives à la base de la formation de ces caldeiras.

 

SnakeRiverMap.jpg   Les différentes caldeiras laissées par le Point chaud dit du Yellowstone, avec leurs âges respectifs - doc.photovolcanica.com

 

Picabo-locatormap---Oregon-univ-jpgLocalisation du champ Picabo - la flèche indique la vitesse de progression moyenne de la plaque américaine au dessus du point chaud - carte Oregon University.

 

Un récente étude de la géochimie du champ volcanique Picabo vient de paraître, intitulée " Crustal-scale recycling in caldera complexes and rift zones along the Yellowstone hotspot track: O and Hf isotopic evidence in diverse zircons from voluminous rhyolites of the Picabo volcanic field, Idaho " par Dana Drew & al.

Le champ volcanique Picabo fut actif entre 10,4 et 6,6 Ma, et connu au moins trois, si pas six, éruptions violentes avec formation de caldeira. Il est difficilement accessible car il a été recouvert par des couches de basalte, épaisses jusqu’à deux kilomètres depuis la fin de son cycle éruptif.

z-IMG_7309-copie.jpg    Snake river plain - affleurements basaltiques à Twin Falls (10-8,6 Ma) - photo © Bernard Duyck

La datation Ur-Pb des zircons, et l’analyse des changements isotopiques de l’oxygène et de l’hafnium, dans les roches de Heise et Picabo (rhyolites trouvées à la frontière du champ Picabo et provenant d’un forage profond) ont aidé les équipes de Bindeman à démêler l’histoire de la genèse du magma sur la totalité des trois derniers cycles de caldeiras. Les scientifiques ont trouvé des niveaux d’oxygène omniprésents et appauvris, et une augmentation de la diversité isotopique dans les zircons, dans les rhyolites des trois caldeiras … résultat d’une altération hydrothermale.

Les nouveaux magmas pénétrant la croûte ne sont pas seulement le résultat d’une nouvelle production par le panache du Yellowstone, mais bien plus le résultat du recyclage et du mélange de matériaux pré-existants ayant subi une altération hydrothermale près de la surface. En analysant les cycles Heise, Picabo et Yellowstone, ils découvrent en effet la présence de zircons recyclés à la fin de l’évolution du système magmatique.

z-IMG_8477-copie.jpgYellowstone N.P. - couleurs des rhyolites altérées hydrothermalement dans le Grand Canyon du Yellowstone - photo © Bernard Duyck

Cette étude offre de nouvelles perspectives sur les cycles d’éruption du point chaud du Yellowstone … la compréhension de la vie antérieure d’un système volcanique aide à prévoir son activité future.

supervolcano-3d-model.pngModélisation du panache mantellique du Yellowstone, sous le Yellowstone N.P. et la Snake river plain - et de la chambre magmatique bifide -  doc. revue National Geographic.


Sources :

- Crustal-scale recycling in caldera complexes and rift zones along the Yellowstone hotspot track: O and Hf isotopic evidence in diverse zircons from voluminous rhyolites of the Picabo volcanic field, Idaho By Dana L. Drew, Ilya N. Bindeman , Kathryn E. Watts & al. - link

- University of Oregon / communications :

* Crystals in Picabo's rocks point to 'recycled' super-volcanic magma chambers - link

* Not in a million years, says Oregon geologist about Yellowstone eruption - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Mama Tungurahua est toujours en forme !


Le 12 octobre, le volcan émet des panaches de vapeur modérément chargés de cendres et montant à 2.000 mètres au dessus du cratère, avant de se disperser vers l’ouest.

Des chutes de cendres modérées sont signalées sur les secteurs de Choglontus, Cevallos, Quero, Tisaleo, Mocha et Ambato.

 

2013.10.12---Tungu-3----JLEN.jpg                           Tungurahua - 12.10.2013 - photo © José luis Espinosa-Naranjo

 

 

 Le 13, la situation est identique, avec une visibilité directe moindre due aux mauvaises conditions climatiques. Des chutes de cendres sont signalées sur les secteurs d’El Manzano, Cahuají, Pillate, Palitahua et Choglontus.  

 

2013.10.13--Tungu-3---JLEN.jpg

2013.10.13-18h05-Tungu-2---JLEN.jpg                      Tungurahua - 13.10.2013 / 18h05 - photo © José luis Espinosa-Naranjo

 

De l’activité strombolienne est vu de nuit les deux jours, avec des chutes de blocs incandescents descendant sur 1.000 mètres la nuit du 12 au 13.

 

2013.10.-13-19h20-Tungu---JLEN.jpg             Tungurahua - 13.10.2013  19h20 - photo © José luis Espinosa-Naranjo

 

Sources : IGEPN / photos de José Luis Espinosa-Naranjo.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 En Islande, la vallée de Skaelingar est ponctuée de piliers rocheux, considérés comme autant de projectiles jetés dans la lande par des combattants trolls.

Ce mystère, à l’interprétation satisfaisant les islandais et touristes avides d’histoires fantastiques, vient d’être démystifié par deux chercheurs de l’Université de Buffalo.

 

Skaelingar valley - Tracy Gregg

                    La vallée de Skaelingar - photo Tracy Gregg / Buffalo University

 

Skaelingar valley - bramdamman.nl-copie-1                      Piliers basaltiques dans la vallée de Skaelingar - photo Bramdamman.nl


Ces piliers basaltiques, creux, sont en effet communément retrouvés dans l’océan à quelques kilomètres sous le niveau de la mer, endroit où quand la lave rencontre l’eau sous une pression forte, il ne se produit pas d’explosion violente … mais c’est la première fois que de telles formations sont décrites sur la terre.


Ces piliers de basalte se forment en mer profonde lorsque des colonnes d’eau hyper-chauffées sortent sur le plancher océanique entre les coussins de lave, et refroidissent la roche en fusion en des tuyaux creux en forme de minaret. Ces structures grandissent tant que la lave sort et se maintiennent debout, même après la fin des éruptions lorsque le niveau de la lave est retombé. Ils ont été vus sur la dorsale sous-marine Juan de Fuca, dans la caldeira de l’Axial seamount, connectés entre eux à leur sommet par une coulée de lave encrustée.

 

Axial seamount lava pillars 02 - NOAA Vents Prog.

 Axial seamount caldera - piliers basaltiques de l'éruption de 1998, réunis au sommet par une coulée de lave formant croûte - photo NOAA NEMO

 

Axial seam. - pillars in collapse pit 98 - NOAA NeMo                        Axial seamount caldera - piliers basaltiques - photo NOAA NEMO

 

Ces cylindres creux, hauts pour certains de près de deux mètres et d’un diamètre inférieur au mètre, présentent sur leur face externe des cicatrices : celles-ci ont été formées par des morceaux de lave en croûte flottante qui ont percuté les piliers, lorsque le niveau de la lave a diminué. La peau de ces tours de basalte n’est pas lisse, mais bien noueuse avec des gouttes brillantes. La texture vitreuse suggère un refroidissement et un durcissement rapide de la lave, à un rythme qui est compatible avec les interactions non explosives entre la lave et l’eau, comme au niveau des dorsales océaniques.

 

skaelingar-valley---Rocky--hollow-pillars--likely-formed-wh.jpg             Vallée de Skaelingar - piliers basaltiques creux  - photo Tracy Gregg / Buffalo University

 

 Pour expliquer ce phénomène unique en milieu subaérien, il faut se tourner vers l’endroit et l’éruption qui y a eu lieu : La vallée de Skaelingar, située à ~ 64.0°N, 18.5°W, qui abrite un affluent de la rivière Skaftá, d’une part , et une coulée de lave basaltique mise en place durant les éruptions du Laki en 1783-84 d’autre part.


eldgja_laki_hraun2.gifLa vallée de Skaelingar fut temporairement comblée par une coulée de lave, lorsque l’avancée du gros des coulées descendant  la rivière Skaftá fut stoppée, forçant la lave à s’écouler dans les vallées adjacentes. Après que le barrage dans la vallée de la Skaftá river ait sauté, les laves se sont retirées de ces vallées adjacentes.

 

Les coulées de l'éruption du Laki, en brun


Ces piliers subaériens se seraient formés lors de l’avancée lente de la coulée de lave ( de l’ordre du centimètre par seconde) sur un sol sur-saturé en eau, ou en milieu inondé temporairement, forçant des eaux chauffées à s’immiscer au sein de lobes de lave. Ils ont eu une croissance en hauteur et diamètre, tant que le flot de lave s’est gonflé. Les piliers furent laissé en place par le retrait des coulées. Ces structures reflètent donc une interaction non-explosive entre l’eau et la lave.


La recherche de tels piliers de lave sur des terres proches des océans va permettre aux scientifiques de connaître le niveau antérieur des mers. Grâce à la découverte de telles formations sur d’autres planètes, telles que Mars, on pourra déterminer les endroits où l’eau a été présente dans le passé.

 

Sources :

- Journal of volcanology and geothermal research - Non explosive lava-water interaction in Skaelingar, Iceland and the formation of subaerial lava pillars - by T.Gregg & K.Christle. 

- University of Buffalo - News center - Water and lava, but - curiously - no explosion.

- Les éruptions de 1998 et 2011 à l'Axial seamount / Juan de Fuca ridge -

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le NOAA signalait un panache au Klyuchevskoy, montant le 9 octobre à 5.000 -5.300 mètres avant de dériver vers le SE sur 60 km, et le 10 octobre, entre 3.000 et 5.000 mètres, avec une dérive vers l’E sur 70 km.

 

2013.10.06-Klyu---Demyanchuk.jpg Klyuchevskoy - activité strombolienne et coulée le 06.10.2013 - photo Yu. Demyanchuk. IVS FEB RAS, KVERT


Le 11 octobre, une forte explosion est signalée au col entre le Kluchevskoy et le Kamen, à 8h20-8h30 UTC ; elle s’accomagne d’un panache de cendres qui monte à 6.000-7.000 mètres et s’étend vers l’est du volcan… signe du début d’une nouvelle éruption de flanc.

 

2013.10.11---Klyu---Demyanchuk.jpg             Klyuchevskoy - explosion dans le col entre le Kamen et le Klyuchevskoy le 11.10.2013-                                  photo Yu. Demyanchuk. IVS FEB RAS, KVERT

 

kl-group.jpgLes volcans du groupe Klyuchevskoy - notez la position de l'actuelle éruption entre le Klyuchevskoy et le Kamen - doc. Nasa JPL photojournal


L’activité strombolienne et vulcanienne se poursuit le 12.10, et l’effusion de lave est continue sur le flanc ouest. Cette activité donne naissance à un nouveau cône de cendres dans le col entre les deux volcans.

 

2013.10.12---New-cinder-cone-at-the-pass-between-Klyuchevsk.jpgKlyuchevskoy - 12.10.2013 - activité sommitale et nouveau cinder cone fumant entre les volcans - Yu. Demyanchuk. IVS FEB RAS, KVERT


Une forte sismicité est enregistrée, avec un trémor de 81,6 mcm/s. le 12.10. Les satellites signalent une forte anomalie thermique, et un nuage de cendres s’étendant sur 425 km. vers le SE.

Le code d'alerte aviation est orange.


Sources : KVERT / via Olga Girina.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Après les observatoires régis par l’IPGP, passons à ceux beaucoup plis nombreux sous l’égide de l’agence gouvernementale américaine USGS – US Geological Survey. 

usgs.jpg

USGSmenlo.jpgCette agence, rattachée au Département de l’Intérieur des Etats-Unis, a son siège à Reston / Virginie ; ses activités sont divisées en cinq domaines principaux : biologie, géographie, géologie, eau et informations géospatiales.

Le monitoring et la recherche sur le volcanisme regroupent cinq observatoires volcanologiques principaux, travaillant en conjonction avec le Menlo Science Center, de Menlo Park / Californie (photo) et le Volcano Hazards Program.


Le Volcano Disaster Assistance Program (VDAP) aide également d'autres nations à se préparer et répondre aux urgences volcaniques.

L’information sur le volcanisme au niveau mondial est assurée par le Global Volcanism Program de l’Institut Smithsonian.

Cette gigantesque organisation semble connaître actuellement quelques difficultés en raison du " Federal shutdown ", qui rend indisponibles beaucoup de ses sites web.

 

logo_avo_transparent_new.jpgL’AVO – Alaska Volcano Observatory  a en charge les volcans situés en Alaska et du Commonwealth of the Northern Mariana Islands, depuis ses sièges situés à Anchorage et Fairbanks. Formé en 1988,l’AVO est soutenu par l’USGS, l’institut de géophysique de l’Université d’Alaska de Fairbanks, et l’ Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys (ADGGS). Cette coopération leur permet d’ailleurs de rester opérationnel en ce moment.

 

AVO-2013.06----2----AVE.jpg                  Un coin de la salle des opérations de l'AVO - photo Antony Van Eeten juin 2013

 

volc_index.jpgLes volcans historiquement actifs d'Alaska - les volcans monitorés en rouge - les volcans en alerte actuellement : le 15 Veniaminof - le 29 Cleveland  -  carte AVO- USGS


Parmi les 130 volcans catalogués, 50 d’entre eux ont été actifs de puis 1760. La surveillance de ces volcans reste très importante, malgré le faible peuplement à ces latitudes, car leurs émissions de cendres sont potentiellement dangereux pour le trafic aérien passager et de frêt sur ces lignes du grand nord fort fréquentées.

 

usgsfs030_97_ash-2.jpgLes lignes aériennes intercontinentales du grand nord sont sous la surveillance de l'AVO et du KVERT - carte USGS.


Deux volcans sont aujourd’hui en alerte aviation : le Veniaminof en éruption depuis juin 2013 – code aviation orange -  et le Cleveland, en éruption depuis mai 2013 – code aviation jaune.

 

2013.09.07-Veniaminof---Alto--Joyce.JPG Veniaminof - panaches de cendres et de vapeur et cône intracaldérique recouvert des cendres de l'éruption, le 07.09.2013 - photo Alto, Joyce / in AVO-USGS

 

2013.0.7.26 -Cleveland Landsat-8 - Dave Schneider AVOCleveland 26.07.2013 - le volcan est surveillé par satellite / ici Landsat 8 - photo Dave Schneider / AVO - USGS.

 

Le CVO – Cascades Volcano Observatory – établi à Vancouver, surveille les CVO Vancouvernombreux grands volcans des états de Washington, Oregon et Idaho. Une loi du congrès charge l’USGS, en 1974, de fournir des avis fiables et en temps opportun sur les risques volcaniques aux autorités étatiques et locales.

 

Suivant ce mandat, un bureau régional permanent fut établi à Vancouver aprèsl’éruption du St Helens le 18 mai 1980. Il est dédié à David A.Johnston, le volcanologue qui a lancé l’alerte avant d’être pulvériser par le blast pyroclastique.

 

Seismic spider, a rapid-response instrument slung from a heUne "araignée" , un sismomètre léger tripode, et un accéléromètre, déposés par hélico durant le phase d'activité 2004 au Mont St Helens - photo CVO - USGS.

 

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In mémoriam : David Johnston en 1980 

A droite, la série de volcans en charge du CVO - carte USGS

 

Cascade Range Weekly Update
Friday, October 04, 2013 9:09 AM PDT
Current Volcano Alert Level: NORMAL
Current Aviation Color Code: GREEN

 

Après la catastrophe d’Armero en novembre 1985, qui fit 23.000 victimes consécutivement aux lahars meurtriers engendrés par l’éruption en Colombie du Nevado del Ruiz , l’USGS et l’OFDA - Office of U.S. Foreign Disaster Assistance- décidèrent de constituer un team de spécialistes des volcans capables d’apporter une aide rapide aux autres pays en cas de crise volcanique … c’est la naissance de l’USGS Volcano Disaster Assistance Program, qui a son siège au CVO.

Le concept fut validé en 1991, lorsqu’un team du VDAP et du Phivolcs furent capable de prévoir l’éruption majeure du Pinatubo ; grâce aux travaux de ce team, des autorités de la base de l’US Air Force de Clark et de la défense civile Philippine, de nombreuses personnes furent mises en sécurité.

 

vdapmap600                     Volcans où se sont déployé les équipes du VDAP - carte USGS

 

A suivre : les autres observatoires dépendants de l'USGS

 

Sources :

- USGS - Volcano Hazards program - link

- AVO - Alaska Volcano Observatory - link

- CVO - Cascades Volcano Observatory - link

- USGS - Volcano disaster assistance program - link 

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