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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Je vous invite à une revue des observatoires volcanologiques et de leurs logos – abréviation de logotype, une représentation graphique servant  à identifier de manière unique et immédiate les sociétés, associations, institutions, produits, services, événements, ou toute autre sorte d'organisations dans le but de différencier le propriétaire du logotype des autres entités.

 

Pour commencer la série, les observatoires dépendant de l’IPGP :

L'institut de physique du globe de Paris est un grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche associé au CNRS et membre du PRES Sorbonne Paris Cité. À ses missions de création et de transmission du savoir dans les champs des géosciences s'ajoute une mission d'observation des phénomènes naturels. L'étude des risques naturels comporte la responsabilité de la surveillance des trois volcans actifs Français : La Soufrière de Guadeloupe, La montagne Pelée en Martinique et Le Piton de la Fournaise à la Réunion.

 

19_obs.jpg

 

L'Observatoire de la Guadeloupe – OVSG :

OVSG-Observatoire-Volcanologique-Guadeloupe - EsspeL’Institut de Physique du Globe de Paris a acquis en 1950 la propriété du Parnasse dans les hauts de St-Claude, au pied de la Soufrière, pour y créer l’observatoire. François Beauducel en est l’actuel responsable de l'équipe.

L'OVSG - photo Esspe


ovsg.gif

La Soufrière de la Guadeloupe occupe la partie sud de " l’île-papillon ". La construction du volcan de La Grande découverte est datée de 200.000 ans. Une éruption plinienne, il y a 100.000 ans, est responsable de la formation de la caldeira, suivie de l’établissement du volcan Carmichaël. Deux épisodes d’effondrement associés à des avalanches de débris ont formé les cratères Carmichaël et Amic respectivement il y a 11.500 et 3.100 ans. L’activité actuelle est liée au dôme du cratère Amic et au système de fissures coupant le sommet et les flancs supérieurs du volcan. Les dernières éruptions sont datées de 1956, au cratère Napoléon (côté ESE) et de 1976-77, où une éruption phréatique mineure a provoqué l’évacuation des habitants de Basse-Terre et de sérieuses implications économiques, cette dernière illustrée par la polémique entre Tazieff et Allègre. 

1976-09-22_MF_eruption-1.jpg             La Soufrière de la Guadeloupe -  éruption phréatique 1976 - photo M.Feuillard / IPGP


La soufrière de la Guadeloupe, sur ce blog.


L'Observatoire de la Martinique – OVSM  

 

Obs.-Montagne-Pelee---Morne-des-Cadets---ac-martinique.JPGAprès l'éruption de 1902, A. Lacroix fit construire un observatoire qui fonctionna jusqu'en 1925. Le volcan ne donnant plus de signes d'activité, on décida d'arrêter les observations quatre ans avant la grande éruption de 1929-1932 ! L’actuel observatoire ne fut construit qu’après cette éruption dramatique.

Responsable : Valérie Clouard.

 

L'OVSM, au Morne des Cadets - photo ac-martiniqueimages.jpg


La célèbre Montagne Pelée, qui forme la partie nord de l’île de La Martinique, a connue plus de 20 éruptions majeures au cours des dernières 5.000 années. Ses flancs sont couverts de dépôts de coulées pyroclastiques, entaillés de profondes ravines. Le cratère sommital de l’Etang sec est rempli par les deux dômes de lave mis en place pendant les éruptions de 1902 et 1929.

L’éruption de 1902, qui a détruit le cité de Saint-Pierre, est devenue le modèle type de l’éruption peléenne, et a marqué le début des études volcanologiques modernes sur le comportement des coulées pyroclastiques.

 

Pelee 1902 - Angelo Heilprin                           La Montagne Pelée - coulée pyroclastique - 1902 - photo Angelo Heilprin


Sur ce blog, La Martinique et la Montagne Pelée.

 

L'observatoire de la Réunion – OVPF


observatoire-Fournaise.jpgAlfred Lacroix exprime, en 1936, le souhait de l’installation d’un observatoire volcanologique pour l’étude du Piton de la Fournaise.
Seulement une quarantaine d’années plus tard, l’éruption hors enclos de 1977, qui détruit partiellement Piton Sainte Rose fait avancer les choses.

OVPF_20080921_01_bullexcep.jpgLes autorités, le département, le CNRS décident de la construction d’un observatoire volcanologique et confient sa gestion à l’Institut de Physique du Globe de Paris.
L'observatoire est opérationnel fin 1979. Il est situé à la Plaine des Cafres, à 15 km à vol d’oiseau du sommet du volcan, mais la transmission par radio des données permet une surveillance en temps réel ; l’actuel responsable est Nicolas Villeneuve.


Le Piton de LaFournaise, un massif volcan-bouclier, forme la partie est  de l’île de La Réunion. Son histoire commencée il ya plus de 530.000 ans est en partie occultée par les éruptions de son voisin, le Piton des Neiges. Trois caldeiras se sont formées il y a 250.000, 65.000, et moins de 5.000 ans, par son affaissement progressif vers l’est. Une grande part des éruptions historiques est originaire du sommet et des flancs du Dolomieu qui s’est établi dans la caldeira la plus récente. Depuis le 17° siècle, on compte plus de 150 éruptions, qui ont pour la plupart produit des coulées de lave basaltique. Seules six éruptions sont originaires de fissures sur les flancs extérieurs de la caldeira depuis le 18° siècle. La dernière activité date de 2010.

 

02.01.2010---Dolomieu----OVPF.jpg              LA Réunion - Piton de La Fournaise - cratère Dolomieu - 02.01.2010 - photo OVPF

 

La Réunion : historique de La Fournaise, sur ce blog.

 

Sources :

- IPGP - L'institut de physique du globe de Paris - link

- Global Volcanism Program - Soufrière Guadeloupe

- Global Volcanism Program - Pelée

- Global Volcanism Program - Piton de La Fournaise

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Ce stratovolcan Equatorien fut peint à plusieurs reprises par Church, inspiré lors de ses voyages en Amérique du sud par les montagnes et les volcans Andins.


Frederic Edwin Church (1826-1900) fut un élève de Thomas Cole, considéré comme fondateur de l’Hudson River School, mouvement artistique américain regroupant des peintres paysagistes à la vision esthétique empreinte de romantisme.

 

Inspiré par les œuvres d’Alexander von Humboldt, explorateur et naturaliste allemand qui visita le continent américain de 1799 à 1804, Church partit à la découverte de ces paysages grandioses à deux reprises, en 1853 et 1857.

 

 

Cotopaxi_1855.jpg          Cotopaxi -  par Frederic Edwin Church -  Huile sur toile - 1855 - Museum of Fine Arts / Houston


Le Cotopaxi, décrit par von Humboldt comme le volcan le plus esthétique de la région et un des plus actifs, devint le sujet favori du peintre.

Il en fit une première œuvre en 1855, où il dépeint un cône parfait, recouvert de neige et dominant tranquillement un paysage tropical (ci-dessus). Le volcan fume légèrement, apportant une touche vivante et non agressive au tableau.

 

Frederic_Edwin_Church_-_Cotopaxi_1855---Smithsonian-america.jpg           Cotopaxi -  une autre oeuvre par Frederic Edwin Church -  Huile sur toile - 1855

                                 Smithsonian American Art Museum

 

Son œuvre de 1861-62 a une toute autre atmosphère : le Cotopaxi est en éruption violente. Church prend le volcan comme une démonstration de la puissance de la nature et va intensifier chaque caractéristique pour suggérer un conflit entre les forces des ténèbres et celles de la lumière.

 

Cotopaxi_1862.jpg           Cotopaxi -  par Frederic Edwin Church -  Huile sur toile - 1862 - Detroit Institute of Arts

                                                         Agrandir en suivant ce lien

 

Le volcan rugissant, le soleil bas voilé par les émanations de cendres, la grande chute d’eau plongeant dans un canyon rocheux dont les flancs révèlent une histoire géologique tourmentée … tout met en évidence d’incroyables forces.

Celles-ci sont tempérées par la teinte verte des feuillages à l’avant-plan, par les rayons du soleil pénétrant le nuage volcanique et son reflet sur un lac aux eaux paisibles … signes que cette débauche d’énergie reste sous le contrôle d’une bénéfique providence. Le volcan est source de destruction, mais aussi de création et de renaissance.

Le point de vue élevé, qui met le spectateur en lévitation, accentue ces contrastes.

 

Ce style de peinture paysagiste est aussi classée dans le courant "luministe", considéré comme une émanation de l'Hudson River School (entre 1850 et 1870). Il est caractérisé par une attention particulière aux effets de lumière, par l'utilisation de la perspective aérienne et la dissimulation des cops de pinceau visibles. 

 

2012.03---Coto----JLEN.jpg               Le sommet enneigé du Cotopaxi - photo José Luis Espinosa-Naranjo 03.2012

 

Le Cotopaxi a une histoire volcanique violente, marquée par de fréquentes explosions qui ont généré des coulées pyroclastiques et des lahars.

Entre 1803 et 1895, plus de trente de ces éruptions ont eu lieu, dont la plus importante en 1877, de VEI 4, qui produisit des lahars dévastant les vallées adjacentes, et détruisant une partie de la ville de Latacunga, y faisant de nombreuses victimes, avant d’atteindre le Pacifique, 270 km. à l’est du volcan. Sa dernière manifestation date de 1940.

 

Sources :

- From Alexander von Humboldt to Frederic Edwin Church : voyages of scientific exploration and artistic creativity - By Frank Baron 2005

- The worlds of Frederic Edwin Church - By William Gerdts 2008 - link

- Global Volcanism Program - Cotopaxi

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le VSI a relevé le niveau d’alerte du Gunung Tangkuban Perahu de normal à alerte (waspada) le 5 octobre 2013, suite à des observation d’éruption cendreuse / phréatique, ce jour à 6h21.

 

asap-di-tangkuban-perahu---Tribun-Jabar-Mega-Nugraha.jpg                     Tangkuban Perahu - photo 05.10.2013 / Tribun Jabar/Mega Nugraha


Une équipe de scientifiques a été dépêchée sur place pour prendre des mesures de déformation et des dimensions du cratère et des échantillons à ce niveau. Le trémor reste sous surveillance, après les cinq séismes volcaniques peu profonds et des tremblements tectoniques enregistrés samedi dans la zone proche du volcan.

La prudence est recommandée aux résidents proches du volcan, et une aire d’exclusion de 1,5 km autour du cratère décidée ; le volcan est une destination touristique prisée dans le district de Lembang / Java ouest,

et les nombreux marchands ont été éloignés.

 

Tangkuban-Perahu--Wordpress.jpg         Dépression sommitale du Tangkuban Perahu et ses "marchands du temple" - photo wordpress


Cette activité fait suite à des éruptions phréatiques observées le 28 février et entre le 4 et 6 mars au cratère Ratu, qui ont généré un panache d’une centaine de mètres. Les émissions de SO2 ont été enregistrées en hausse le 24 février et entre le 5 et le 9 mars.

Selon le PVMBG , les évènements de début d’année sont liés à un élargissement de l’évent éruptif, qui est passé à un diamètre de 20 mètres.

 

Tangkuban-parahu---cratere---CHGL.jpg                      Tangkuban Perahu - cratère Ratu (Kawah Ratu , ou Queen's crater) - photo CHGL

 

gunung-tangkuban-perahu---PVMBG-VSI.jpg                 Gunung Tangkuban Perahu - photo PVMBG / VSI

 

Le Tangkuban Perahu est un stratovolcan à profil bas (de "vaisseau retourné") qui s’est édifié dans la caldeira Sunda, large de 6 x 8 km, formé il y a 190.000 ans. Il domine la ville de Bandung.

L’activité historique est à prédominance phréatique depuis le 19° siècle, et trouve son origine au niveau de plusieurs cratères nichés dans la dépression sommitale elliptique de 1 x 1,5 km.

 

Sources :

- The Jakarta globe - link

- Tribun news - 09.10.2013 - Gunung Tangkubanperahu Meletus

- Global Volcanism Program - Tangkubanparahu

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques nouvelles brèves du Tungurahua :

 

Le 07 octobre, l'OVT signale une explosion bruyante, et l'émission d'une colonne de vapeur montant à environ 1.000 mètres au dessus du cratère, avant de s'incliner vers l'ouest. Quelques cendres retombent sur Cusúa et Choglontus.

Le volcan présente une augmentation légère d'activité, avec le 8 octobre en soirée, une petite explosion accompagnée d'un panache peu chargé en cendres, montant à 1 km. au dessus du cratère.

L'activité strombolienne s'est poursuivie ensuite avec expulsion de blocs incandescents dévalant sur 500 mètres; de faibles chutes de cendres sont signalées sur Chonglotus.

 

Cette activité est illustrée par de superbes photos de notre ami Equatorien José Luis Espinosa-Naranjo. Merci à lui pour ce partage.

 

2013.10.08-Tungu---JLEN.jpg

Tungurahua - le sommet est dégagé et  l'activité strombolienne visible de loin  - photo 08.10.2013 © José Luis Espinosa-Naranjo

 

2013.10.08-Tungu---2--JLEN.jpg

            Tungurahua - close up sur l'activité sommitale - photo 08.10.2013 © José Luis Espinosa-Naranjo

 

 

2013.10.08-Tungu---3---20h00--JLEN.jpg

Tungurahua - vers 20h00, les projections ballistiques retombent sur les flancs du volcanphoto 08.10.2013 © José Luis Espinosa-Naranjo

 

2013.10.08 Tungu - 4 - 20h00 JLEN                           Tungurahua - photo 08.10.2013 © José Luis Espinosa-Naranjo

 

Sources :

- Photos de José Luis Espinosa-Naranjo

- IGEPN - rapports du 07 et 08.10.2013

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le secteur centre-ouest de la Sardaigne présente de larges complexes volcaniques, avec Montiferro et Monte Arci, ainsi que des plaines basaltiques étendues, confondues en un ensemble Campeda-Planargia-Abbasanta-Paulilatino.

 

1-s2.0-S0012821X00001850-gr1              Le volcanisme Plio-Pléistocène du centre-ouest de la Sardaigne - doc. M.Lustrino & al.

 

 Capo Ferrato (à la pointe sud) témoigne des premières périodes actives du cycle volcanique Plio-Pléistocène en Sardaigne, de 5,3 à 2,3 Ma. Les roches volcaniques, essentiellement des trachytes et mugearites, sont présentes sous forme de dykes (*) et de dômes éllipsoïdaux.

 

Les plaines basaltiques Campeda-Planargia-Abbasanta-Paulilatino recouvrent partiellement d’autres complexes volcaniques, comme Montiferro à l’ouest et des cinder cones, tels que Logudoro au nord. Cet ensemble de planèzes (*), composées de coulées tholéiitique, et de laves alcaline (hawaiite, mugearite) est daté de 3,7-3,5 Ma.

 

MonteArci---Trebina-Longa---Lada.jpg               Sardaigne -  Monte Arci / Sa Trebina Longa & Sa Trebina Lada  - photo Tharros.info

 

MonteArci.jpg            Sardaigne -  Monte Arci / Sa Trebina Longa , vu de Sa Trebina Lada - photo Tharros

 

Monte Arci est un complexe volcanique situé sur le côté est du Graben Campidano, daté de 3,8 – 2,6 Ma. Il est caractérisé par d’abondantes coulées de dacite et de rhyolite. Ses sommets forme une sorte de trépied, constitué de necks basaltiques (*) : Sa Trebina Longa haut de 812 mètres, Sa Trebina Lada avec 703 mètres et Corongiu de Sizoa haut de 463 mètres.

 

instruments-obsidienne----villasantantonio.jpg             Sardaigne - Obsidiennede Monte Arci - divers instruments - photo villasantantonio

 

 

L’obsidienne du massif est exploitée depuis au moins 6.000 avant JC. Ce verre volcanique a produit des pointes de flèches, des couteaux, des haches, et aussi des miroirs, des grattoirs, des outils pour le travail du bois ; Des traces d'au moins 70 centres miniers et environ 160 infrastructures stables ou temporaires ont été trouvées dans cette région ; l’un des plus importants centre de traitement du Monte Arci est le site de Pau.

On retrouve ces produits dans de nombreux sites en Méditerranée, témoins d’une exportation maritime au départ d’un port préhistorique.

 

lame-d-obsidienne---villasantantonio.jpgPau-obsidienne----sardegnacultura.jpg 

 

 

A gauche, lame d'obsidienne - photo villasantantonio

 

A droite, bloc d'obsidienne / site de Pau - photo Sardegnacultura.


Sardaigne," insula vini"

 

Comme beaucoup de terres d'origine volcanique, la Sardaigne abrite de nombreux vignobles.

La zone de vignobles la plus productive de l’île est le Campidano, la plaine fertile et les collines douces au nord ouest de la capitale et principal port Cagliari.

Les vins qui y sont produits portent le nom du cépage (Giro, Malvasia, Monica, Moscato, Nasco et Nuragus) associé à Cagliari.

Pour n’en détailler qu’un parmi les cépages à baie blanche, le Nuragus est aujourd’hui le plus cultivé, en raison de sa capacité d’adaptation au terrain, de son aspect rustique et de sa générosité productive. Il produit un vin de couleur paille délicate avec des nuances vertes légères, avec des parfums de fleurs blanches, de pomme verte, et des notes d’agrumes. C’est l’un des premiers cépages introduits en Sardaigne par les navigateurs phéniciens.

 

Giovanni Battista Columbu - Malvasia di Bosa wineries loca 

santadi-pedraia - wineops

A gauche - Giovanni Battista Columbu dans ses caves de  Malvasia di Bosa - Planargia-Sardinia

 

A droite, Bouteille de Pedraia 2009 / cépage Nuragus di Cagliari - Photo Wineops

  

 

(*) Lexique :

- Dyke : filon de roche magmatique qui s'est infiltré dans une fissure de l'encaissant.

- Neck : intrusion magmatique caractérisée par une prismation radiaire, résultant d'anciennes cheminées volcaniques comblées, et mises au jour par l'érosion.

 - Planèze :  un plateau de basalte volcanique limité par des vallées convergentes.

 

Sources :

- The role of lower continental crust and lithospheric mantle in the genesis of Plio-Pleistocene volcanic rocks from Sardinia - By M.Lustrino & al.

- European subcontinental mantle as related by neogene volcanic rocks and mantle xenoliths of Sardinia - by M.Lustrino & al.

- Les andésites cénozoïques et les laves associées en Sardaigne Nord-Occidentale (Provinces du Logudoro et du Bosano) — Caractères minéralogiques et chimiques – par C. Coulon & al.

- I sentieri dei vulcani. Itinerari escursionistici in Sardegna, tra i vulcanismi del Logudoro. Autore: Corrado Conca

- Les vins de Sardaigne - link   

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La Sardaigne abrite quelques paysages volcaniques méconnus …parmi ceux-ci, le centre du village de Guspini possède  un petit neck (*) d’une vingtaine de mètres de hauteur.

 

Guspini---parco-G.Dessi.jpg                          Sardaigne / Italie - le neck de Guspini - photo Parco G. Dessi


Cet endroit fut d’abord exploité comme carrière, puis fermé et acheté par l’administration communale en 2004 pour le valoriser. Une somme de 100.000 euros a servi à l’expropriation puis aux travaux de débroussaillage et de nettoyage de la paroi, qui ont débuté en 2010.

 

basalti_colonnari_guspini---provincia.mediocampidano.JPG            Sardaigne / Italie - le neck de Guspini, détail - photo Provincia MédioCampidano


Ce neck alcalin est composé d’hawaiite, variété de trachy-basalte, qui affleure sur la branche ouest du graben Campidano, en intrusion dans des grès de l’Ordovicien. Cet affleurement est caractérisé par la présence de fragments millimétriques à centimétriques du manteau terrestre. (Lustrino & al. 2004)

 

Graben-Campidano---Marmilla_las_plassas---Cristiano-Cani.jpg                       Sardaigne -  Paysage du Graben Campidano - photo Christiano Cani

 

La datation réfère au volcanisme du Plio-Pléistocène aux environs d’il y a 3 millions d'années.

Contrairement aux roches volcaniques de l’Oligo-Miocène qui affleurent seulement du côté ouest de l’île, l’activité volcanique du Plio-Pléistocène concerne des secteurs situés à l’est et à l’ouest de la Sardaigne.

Ce magmatisme s’est développé après un hiatus d’environ 10 Ma après la fin du magmatisme orogénique précédent ; il se localise principalement le long de failles relatives à l’ouverture du bassin de la mer Tyrrhénienne.

Le graben Campidano qui recoupe la partie sud-ouest de l’île témoigne de contraintes de traction durant l’évolution géodynamique de l’ouest de la Méditerrannée.

 

1-s2.0-S0012821X00001850-gr1.gifRoches volcaniques et sédimentaires de Sardaigne - Situation par rapport aux autres volcans italo-siciliens

Le Graben Campidano va en diagonale du Capo Ferrato à Tharros/Montiferro.

 

Sketch map of the geology of southern Sardinia showing loca          Carte géologique du sud-Sardaigne avec la position du Graben Campidano - doc. H.Downes

 

(*) Neck : intrusions magmatiques caractérisées par une prismation radiaire, résultant d'anciennes cheminées volcaniques comblées, et mises au jour par l'érosion.


Sources :

- The role of lower continental crust and lithospheric mantle in the genesis of Plio-Pleistocene volcanic rocks from Sardinia - By M.Lustrino & al.

- European subcontinental mantle as related by neogene volcanic rocks and mantle xenoliths of Sardinia - by M.Lustrino & al.

- La dérive Corso-Sarde - vidéo

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Un survol des géants Equatoriens le 20 septembre par les équipes de l’IGEPN et un contrôle tant visuel qu’à la caméra thermique révèlent une accalmie relative de ces volcans.


Le Cotopaxi ne présente aucun signe anormal d’activité, ni de changements morphologiques détectables. La prise de températures à la caméra thermique détermine une température de 55,7°C à l’intérieur du cratère, tandis que celle du bord du cratère et des zones fumerolliennes sur les flancs d’échelonnent entre 11,7 et 25,3°C.

 

Coto-10.2011---2----JLEN.JPG   Le sommet enneigé et dégagé du Cotopaxi en novembre 2011 - photo © José Luis Espinosa-Naranjo 

 

2013.09.20-Cotopaxi---P.Ramon-IGEPN.png                            Cotopaxi - photo et image thermique par P.Ramon / IGEPN - 20.09.2013


De la neige est présente à l’intérieur du cratère, comme à l’intérieur de celui du Tungurahua, ce qui correspond au niveau bas d’activité superficiel de ces dernières semaines.

 

20103.09.29---12h45-Volcan-Tungurahua-JLEN.jpg                 Le Tungurahua - 29.09.2013 / 12h45 - photo © José Luis Espinosa-Naranjo


Le diamètre du cratère du Tungurahua a augmenté depuis le mois d’août 2013, en liaison avec les effondrements des parois internes : il mesure environ 264 mètres de diamètre nord-sud. De petites fumerolles sortent du cratère, et ont une température maximale de 41,3°C. Le niveau de sismicité est faible.

 

2013.09.20-Tungu---IG.pngFaible activité fumerollienne et neige dans le cratère du Tungurahua - photo P.Ramon / IGEPN 20.09.2013


Le Sangay présente un niveau d’activité en diminution par rapport à celui observé au cours de la dernière décennie. Aucune explosion n’a été observée au cours du survol et son sommet est couvert de neige. Les températures les plus élevées mesurées dans la zone du cratère sont d’environ 67°C et celle de la coulée de lave la plus récente de 31°C. Une partie du dôme sommital, situé entre les cratères nord-est et central, présente une zone chaude de température max. de 21,6°C, et une anomalie thermique se prolongeant sur son flanc NNE.

 

2013.09.20---Sangay---IG.pngSangay - photo et image thermique du NNE - Anomalie thermique du dôme et du flanc NNE du volcan - photo P.Ramon / IGEPN
 

L’activité du Reventador demeure inchangée, à un niveau modéré, présentant une faible incandescence sommitale, un dégazage qualifié d’intense et quelques explosions cendreuses.

 

2013.09.04-Reventador---IG-copie-1.jpg                            Reventador - explosion cendreuse le 04.09.2013 - webcam IGEPN

 

Source : IGEPN - Instituto Geofisico EPN


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La revue Nature publie ce 3 octobre le résultat des analyses d’images de la surface de Mars prises par diverses sondes spatiales (Mars Global Surveyor, Mars Odyssey, Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Express).

 

Eden-patera---Mars---NASA---JPL---GSFC---ASU.jpg

Eden patera ... l'empreinte  probable d'un super-volcan -en couleur rouge, les aires de terrains relativement élevés, en bleu et gris, les zones plus basses - image NASA/JPL/GSFC/Arizona State University


Eden-patera---Mars.jpgEden Patera - la couleur foncée indique la présence de jeunes matériaux  -  Photo: ESA/Mars Express/Freie University - Natural History Museum.

 

 

Le géologue Joseph Michalski (Institut des Sciences de la Terre de Tucson, États-Unis) et le volcanologue Jacob Bleacher (NASA Goddard Space Flight Center, États-Unis) soumettent une hypothèse nouvelle concernant des cratères présents à la surface de la planète rouge, considérés jusqu’à présent comme des cratères d’impact … mais qui pourraient être les traces d’anciens " super-volcans " actifs il y a quatre milliards d’années.

Cette hypothèse est à relier avec des études de la Nasa, sur base de mesures effectuées par Curiosity (revue Science 07.2013) qui indiquent qu’un bouleversement majeur s’est produit sur Mars à cette période, ayant probablement pour origine des éruptions volcaniques d’une exceptionnelle ampleur.

 

IMAGE--3-Eden_ctx-copy.jpgEden patera - Photo non datée de la Nasa montrant le site possible d'un super-volcan martien - elle rend compte d'un relief "non compatible" avec l'hypothèse d'un cratère d'impact - photo NASA/JPL/MSSS/Google

 
Parmi les cratères ponctuant la surface d’Arabia Terra, une région au nord de Mars, Eden patera présente une dépression de 55 km de large sur 85 km de longueur, et d’une profondeur de 1800 mètres, ressemblant aux caldeiras d’effondrement terrestres consécutives à de super-éruptions (type Yellowstone ou Toba). Les scientifiques décrivent trois caldeiras séparées au sein de la dépression, avec de possibles traces d’un lac de lave solidifié et d’un évent volcanique.


Ces volcans diffèrent d’autres volcans martiens, comme le fameux Olympus Mons, un des plus grands volcans du système solaire, qui a émis de la lave pendant des milliards d’années. Les super-volcans d’Arabia Terra pourraient avoir expulsé avec une violence extrême suffisamment de poussières pour recouvrir Mars de décombres au cours du premier milliard d’années de l’histoire martienne ; ils auraient ainsi pu relâcher d’énormes quantités de gaz, altérer le climat et jouer un rôle important dans le début de l’évolution de la planète et son habitabilité.


D’autres structures sont candidates au titre de super-volcan : Euphrates patera et Siloe patera, respectivement profonds de 700 mètres et 1750 mètres. Ces volcans auraient produit des dépôts pulvérulents identifiés par les rovers de la Nasa sur les deux sites d’atterrissage de Gale crater et Meridiani Planum.

 

 

 

Une hypothèse déjà "battue en brèche" par d'autres scientifiques :

Cette théorie intéressante, qui colle à certaines caractéristiques géologiques de Mars et possède des analogies avec des structures volcaniques terrestres, ne repose que sur des decriptions qualitatives. Elle devra être corroborée par d'autres preuves ... ou jetée aux oubliettes. L'avenir nous le dira !

 

Nature---Mars-supervolcano.jpgSources :

- Nature - Supervolcanoes within an ancient volcanic province in arabia Terra, Mars - by J.R. Michalski & J.E.Bleacher - link

 

La Une du Magazine Nature : Blast from the past - Enigmatic craters are evidence of ancien Martian supervolcanoes.

 

- Nat Geo - Supervolcanoes rocked early Mars / Big calderas point to early magma outbursts that shapped the red planet.

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Publié le par Bernard Duyck

Au nord-est de l’Islande, la zone de fissure Tjörnes est le siège depuis le 25 septembre 2013 d’un essaim sismique toujours en cours. On dénombre plus de 1.000 secousses dans une zone limitée, à une profondeur comprise entre 9 et 13 km., et pratiquement toutes de même magnitude. Les trois séismes les plus importants ont une magnitude d’environ 3 (étoiles vertes sur la carte).

 

2013.10.03-IMO-large-.png2013.10.03---legende.png 

                      Time and magnitude of earthquake   03 Oct 08:50 GMT

 

        Islande - Tjörnes fracture zone -  séismes des dernières 48 heures / au 03.10.2013 - Doc IMO


D’après Kristín Jónsdóttir, géophysicienne à l’Icelandic Met Office, une telle activité, commune en Islande, est liée à une intrusion magmatique. Elle ajoute qu’une activité d’une telle densité est inhabituelle, malgré que cette région soit connue pour son activité sismique.

 

1-s2.0-S0191814100001000-gr2.gifThe Husavik-Flatey Fault, an active dextral strike-slip fault partly exposed on land on the Flateyjarskagi Peninsula, runs parallel with the spreading vector in this part of Iceland and is the main structure of the Tjornes Fracture Zone transform fault (modified from Gudmundsson, 2000)

 

08dab5ded6be748438708d95e82cbf74.jpgSéismes sur la Tjörnes Fracture Zone - en gris : de 1994 à 2012 - en rouge, du 24.09 au 01.10.2013

HFF : la faille Húsavík-Flatey


La zone de fracture Tjörnes (TFZ) relie les zones de rift du nord de l’Islande à la dorsale de Kolbeinsey plus au nord ; elle a été initiée au cours du Miocène, il y a 7 à 9 millions d’années, suivant un saut de l’axe d’expansion vers l’est.

Une zone de déformation, de 150 km de long d’est en ouest sur 50 km de large nord-sud, s’est développée ; elle inclue des failles de transformation et trois grabens extensionnels orientés nord-sud, emplis de sédiments sur 0,5 à 4 km d’épaisseur.

Deux bandes orientées ouest-nord-ouest, caractérisées par une forte sismicité, marquent la TFZ : au nord, l’alignement Grimsey et au sud, la faille Húsavík-Flatey (HFF).


Des observations faites par l’IMO au cours des dernières années confirment le modèle d’une évolution tectonique de la TFZ : la propagation vers le nord de la rift zone nord en Islande s’est progressivement déplacée vers la série de rifts NNE-SSO, le long de l’alignement sismique de Grimsey.

 

Sources :

- Icelandic Met Office

- The Tectonic Evolution of the Tjörnes Fracture Zone, offshore Northern Iceland - Ridge Jumps and Rift Propagation – By R.S. Detrick & al.

- Present kinematics of the Tjörnes Fracture Zone, North Iceland, from campaign and continuous GPS measurements – by S. Metzger  & al.

 

- Fracture networks and fluid transport in active fault zones – By A. Gudmundsson & al.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Après Isla Benedicto, les autres îles de l'archipel Revillagigedo :

 

Mapa de Archipielago

 

Socorro est le sommet d’un grand volcan-bouclier basaltique, pour sa plus grande partie sous le niveau marin, et chapeauté par une caldeira sommitale de 4,5 km. sur3,8, datée du Pléistocène.

Le Cerro Evermann, un grand complexe de dôme de lave et cône de tephra, haut de 1050 m. remplit, avec d’autres cônes et évents, une grande partie de la caldeira. Des dômes de lave rhyolitique se sont établis sur les flancs le long de rifts. Les coulées originaires du sommet et des évents de flanc ont atteint la côte et créé un rivage irrégulier. Des cônes et coulées des phases éruptives suivantes ponctuent la côte.

 

Socorro-island---CTBTO.jpg                 Vue partielle sur les côtes découpées de Isla Socorro - photo CTBTO


Socorro - everman volc - after Bohrson et al., 1996Les dernières activités datent de 1951, où une éruption phréatique courte a éjecté des blocs et un panache qui est monté à 1200 mètres d’altitude.

Le Cerro Evermann possède toujours un champ fumerollien actif.

 

Une éruption sous-marine,  localisée sur un évent à 3 km. à l’ouest de l’île, au large de Punta Tosca, s’est produite en 1993 ; l’activité explosive s’est accompagnée d’émission de grands blocs de scories, certains dépassant 5 m. de large, qui ont flotté à la surface.

 

Socorro island - carte géologique simplifiée et position sur la Northern Mathematician ridge - doc. Bohrson & al 1996


L’île-volcan Socorro fait partie comme les autres îles de l’archipel Revillagigedo, de la partie nord de la dorsale des Mathématiciens, une dorsale médio-océanique devenue largement inactive il y a 3,5 Ma lorsque l’activité se déplaça vers la dorsale Est-Pacifique. Socorro constitue une exception, car elle est la seule île volcanique du Pacifique où un volcanisme silicique peralcalin domine.

 

RocaPartida---DiversOne.jpg                             Isla Roca Partida - sa partie émergée - photo DiversOne

 

L’îlot Roca Partida constitue le sommet émergé d’un volcan sous-marin ; RocaPartida---solmarv.com-graphics-RocaPartidaL.gifl’érosion sur des millénaires a réduit Roca Partida à une barre rocheuse de 0,003 km². Deux pics, respectivement hauts de 25 m et 34m (en 1953) sont séparés par une bande de roches de 100m de long pour 8 m. de large et 6m d’élévation relative au-dessus du niveau de la mer.

Isla Roca Partida - doc. Solmarv

Sans eau, ni végétation, elle sert toutefois de lieu de nidification pour quelques oiseaux pélagiques : le fou brun, le fou de Grant, le noddy brun et la sterne fuligineuse. La vie marine prospère par contre tout autour.

 

IslaDeRoca-Pardita---Lasertrimman.jpg                                Isla Roca Partida, sous un autre angle - photo Lasertrimann


A l’écart des trois autres îles de l’archipel, l’île Clarion, autrefois appelée Santa Rosa, mesure 19,8 km² et possède trois pics : Monte Gallegos (335 m) à l’ouest, au centre Monte de la marina (280 m) et à l’est, le Pico de la Tienda (292 m). La côte est bordée de falaises d’une hauteur comprise entre 183 et 24 m., à l’exception de la partie centrale de la côte sud, près de Bahia azufre (Sulphur bay) . Seuls deux bassins d’eau saumâtre constituent une source d’eau temporaire.

 

Clarion-island---ladybugcruise.blogspot.be---Chris-Bennett.JPG                           Les falaises de Clarion - photo Chris Bennett / Ladybugcruise.blogspot

 

Endemic-Clarion-burrowing-owl----ecsc.edu.jpgChevêche des terriers de Clarion - Athene cunicularia rostrata : une endémique de l'île de Clarion  - photo ecsc.edu

 

Sources :

- Global volcanism Program - Socorro

- Geochemistry of hydrothermal fluids from an intraplate ocean island: Everman volcano, Socorro Island, Mexico – By Y.A.Taran & al. 

- CNRS - Comment une dorsale interagit-elle avec un point chaud ? (La campagne océanographique PARISUB (PAnache-RIde SUBmersible), qui se déroule au large du Mexique du 19 mars au 17 avril 2010) 

- Geology - Active rifting in southwestern Mexico: Manifestations of an incipient eastward spreading-ridge jump – by J.F.Luhr & al.

- WWF - Islands of Socorro, Clarion, San Benedicto, and Roc Partida in the Pacific Ocean off the coast of Mexico 

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