Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’activité strombolienne, qui a commencé le 5 novembre, a produit jusque dans la nuit du 10 des projections de matériaux incandescents et des panaches montant en moyenne à 300 mètres au dessus du NSEC, vite dispersés par les vents.

 

2013.11.06 12h51 NSEC                                   Etna NSEC - 06.11.2013 / 12h51 - photo EtnaWalk

 

2013.11.08-13h20---Antonio-Maugeri.jpg   Etna NSEC - le volcan nous fait "un pied de nez" le 08.11.2013 / 13h20 - photo Antonio Maugeri

 

2013.11.09-12h14.jpg                        Etna NSEC - 09.11.2013 / 12h14 - webcam Etna trekking Schiena


L’intervalle entre les explosions a varié entre 30 minutes et 3 heures, pour se raccourcir le 10 novembre à partir de 2h25, et passer à des oscillations entre 2-3 minutes et 10-15 minutes au maximum. Ces explosions ont été entendues jusqu’au piémont du volcan.

 

2013.11.10-20h46.jpg2013.11.10-22h54.jpg

Etna NSEC - dans la nuit du 10 au 11 - webcam RadioStudio7

 

Au cours de la nuit du 10 au 11, et le matin du 11 novembre, l’activité strombolienne a évolué, donnant, à partir de 4h00, des fontaines de lave, un panache de cendres dispersé vers le nord-est et trois coulées de lave ; la plus volumineuse a été émise de la selle entre les deux cônes de scories, et s’est déplacée vers le sud.


Le 15° paroxysme de l’année 2013 a duré environ 7 heures et demi, fort malheureusement occulté par les nuages qui ont empêchés l’observation directe et par les webcams, entre minuit le 10 et le 11 à 9 heures.

Pour peu qu’on ait pu voir, les fontaines étaient de faible hauteur, mais les explosions très violentes, avec formation de bulles de gaz.

 

 

 

2013.11.11-10h-40-degazage--3-.jpg   Etna NSEC - 11.11.2013 / 10h40 - explosions de bulles de gaz (voir à gauche du panache) - webcam Etna trekking Schiena.

 

2013.11.11-10h46schiena000M.jpg                      Etna NSEC - 11.11.2013 / 10h46  - webcam Etna trekking Schiena.

 

 Aux alentours de 10h30, les fontaines ont cédé le pas à l’activité strombolienne, et selon les tracés de l’INGV, le trémor a brutalement chuté vers 11h45.

 

2013.11.11-12h11-baisse-ETFI_hhz.jpgEtna - Courbe du trémor entre le 5 et le 11.11.2013 - pic du paroxysme sur la droite, avec une chute brutale -  attention, l'échelle est logarithmique - doc. INGV Catania 11.11.2013 / 12h11

 

2013.11.11 14h54 Etna NSEC - 11.11.2013 / 11h58  - bouffées plus blanches, et même un rond de fumée, pour la fin du 15° paroxysme ( à droite de la photo) - webcam Etna trekking Schiena.

 

2013.11.11-16h03-Emot0301.jpg                    Etna NSEC - 11.11.203. / 15h03 LT / 16h03 GMT - webcam therm INGV

                                           traces des retombées et des coulées de lave.

 

L'activité explosive continuait toujours vers 18h.

En absence de visibilité directe, il faut attendre le rapport de l’Institut pour un compte-rendu plus précis.

 

Sources :

- Webcams INGV, Radiostudio7, Etna trekking

- Commentaires d'après les webcams, et avec l'aide d'Etna Walk et Giorgio Costa / Etna il vulcano

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

Pour l'introduction de son nouveau système 4K Ultra HD TV , Sony a filmé un spot publicitaire sur un volcan ... de fleurs !

Les images sont annoncées plus précises et pointues, avec un spectre de couleurs étendu et qui se veulent naturelles : "une révolution en termes de résolution ".

 

Confectionnées avec plus d'une tonne de pétales "biodégradables", à grand renfort de matériels de prises de vues professionnels et de techniques cinématographiques, ces images ont été tournées en Amérique centrale, mais devinez sur quel volcan ?

 

 

 

 

Situé au Costa Rica, c'est le volcan Irazu qui a prêté ses flancs au tournage. Toutes les phases d'une éruption ont été simulées, avec plus ou moins de bonheur ... fontaines de lave, coulées de lave ou coulées pyroclastiques, même un lac de lave.


z---costa-Rica-298-copie.jpg

                           Irazu - le lac acide par temps brumeux - photo Bernard Duyck

 

Rassurez-vous ... je ne verse pas dans la publicité ou le sensationnel !

Ceci n'est qu'un intermède coloré, en attendant une prochaine éruption.


Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le comportement d'une coulée de lave rhyolitique a été analysé par les Dr. Tuffen, James, Castro et Schipper dans le champ volcanique du Cordon Caulle au Chili.

C'est le première observation directe de l'avancée d'une telle coulée un an après l'arrêt de l'éruption. L'obsidienne peut être émise à la fin d'éruptions explosives importantes, comme à Vulcano, au Yellowstone, ou encore au Katmai ... mais ce phénomène a été rarement observé. Les opportunités les plus récentes se sont présentées au Puyehue-Cordon Caulle en 1921, 1960 et 2011.


lightning-volcano-puyehue-volcanic-eruption-chile-ash-cloud

                  Cordon Caulle  - le panache de l'éruption en 2011 - photo Ivan Alvarado / Reuters


cordoncaulle coulées obsidienne 2011 et +

    Les coulées d'obsidienne (1960 & 2011) du Cordon Caulle vues par le satellite de la Nasa EO-1 Ali

 

Highly-simplified-geological-map-of-the-Puyehue-Cordon-C.jpg   Carte simplifiée des coulées du Cordon Caulle avec dates - doc. in Tuffen & al. / réf. en Sources


70957276 puyehue

  Cordon Caulle - coulées d'obsidienne de 2011-2012 - photo by Jonathan Castro, University of Mainz

 

La coulée noire d'obsidienne, émise par l'éruption de 2011-2012 s'est étalée sur un arrière-plan gris clair de cendres et débris volcaniques.

En janvier 2013, cette coulée était toujours en mouvement ... très épaisse, elle se déplace comme le fait un glacier.

Le Dr. Tuffen le rapporte ainsi dans son article dans la revue Nature :

" nous avons découvert que la coulée de lave suinte toujours un an après, et qu'elle avance d'entre un à trois mètres par jour. Bien qu'elle se déplace lentement, elle peut accélérer ou réduire sa vitesse en fonction du terrain" .

L'équipe de scientifiques a fait de nouvelles découvertes sur l'avancée des coulées d'obsidienne et sur la modélisation de l'avancée des coulées de lave.

" La coulée ressemble à une falaise solide de roches qui s'effritent, haute de plus de 40 mètres ... sous la croûte, la lave chaude, à plus de 900°C, s'écoule lentement et peut ressortir sur les bords de la coulée, aidant celle-ci à avancer ".

 

volcanoHughuffenlavaflowafterrain875.jpg

            Cordon Caulle - coulée d'obsidienne rhyolitique après une pluie - photo H.Tuffen / Flickr


ncomms3709-f3.jpg

Cordon Caulle -  bord NE de la coulée d'obsidienne le 04.01.2013 - trois lobes extrusifs plus sombres en ressortent sur plus de 10 mètres de longueur - photo in Tuffen & al. / réf.. en sources

 

 

 

Avancee-de-la-coulee---H.Tuffen.jpgCordon Caulle coulée d'obsidienne rhyolitique - lobes et points d'extrusion - ratios d'avancée de la lave - doc. in Tuffen & al. / réf. en sources


Les images-satellite révèlent un champ de lave étendu avec des extrusions localisées, formant plus de 80 lobes en marge de l'épaisse coulée. En janvier 2003, le front de la coulée se trouve à 3.600 mètres de l'évent, malgré qu'une alimentation détectable ait cessé depuis 6 à 8 mois.

Ceci illustre bien l'effet d'isolation thermique de la carapace externe de la coulée, qui favorise de façon prolongée le transport horizontal de lave et l'extension de la dite coulée.

 

Cette particularité n'avait été rencontrée jusqu'aujourd'hui que pour de la lave basaltique, rouge et fluide, mais cette coulée de rhyolite présente des similitudes évidentes !

  

 

 

Sources :

- Nature com - Exceptional mobility of an advancing rhyolitic obsidian flow at Cordon Caulle volcano in Chile : observations from Cordon Caulle, Chile, 2011-2013 / Tuffen Hugh & al. - link

- Global Volcanism Program - Puyehue-Cordón Caulle volcanic complex

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

Un groupe de scientifiques, guidé par un habitant de Sitkan, a trouvé dans la berge d’une crique située en Alaska une relique d’éruption inhabituelle : un arbre carbonisé.

 

Geologist Jim Baichtal samples the charcoal tree found embePrélèvements opérés par Jim Baichtal, géologue du Forest Service, sur Kruzof island - photo Kitty LaBounty / in Alaska Public Media

D’après la botaniste K. LaBounty, de l’Université d’Alaska, " L’arbre était debout, largement intact, carbonisé mais pas pétrifié. A y regarder de plus près, on pouvait voir toute sa structure, voir l’endroit où se trouvait les racines, quelques branches, des nœuds toujours présents ".

A l’examen, l’arbre est incorporé dans une couche de ponces volcaniques qui l’ont entièrement enseveli, si chaudes que celui-ci a été carbonisé sur place et est resté figé, debout et maintenu par la ponce jusqu’à ce jour.

 

 

Jim Baichtal, un géologue du Forest Service, indique que ces ponces proviennent d’une éruption de Crater Ridge, une des structures du champ volcanique Edgecumbe, sur l’île Kruzof. Ce champ couvre 260 km², et comprend le stratovolcan andésitique Edgecumbe, les dômes et cratères de Crater Ridge et Shell mountain, alignés sur une ligne SO-NE marquant une fissure régionale.

 

Edgecumbe-gm.jpgAlaska SE - le champ volcanique Edgecumbe et ses principaux volcans alignés SO-NE - d'après une carte topographique en relief de l'AVO-USGS

 

Crater-Ridge-et-unnamed-volc.---Jim-Riehle-USGS.jpgAlaska SE -  à l'avant-plan, le sommet de l'Edgecumbe et les pentes colorées de ponces dacitiques de l'épisode pyroclastique post-glaciaire - en arrière-plan, les dômes de Crater ridge, arborés - photo Jim Riehle - 05.2002  (U.S. Geological Survey, Alaska Volcano Observatory).


Crater Ridge est tronqué par une caldeira de 1600 mètres de large, profonde de 240 mètres. Les dernières éruptions en date sont des explosions phréatomagmatiques qui ont eu lieu au milieu de l’holocène, la dernière activité étant datée par le GVP de 2.220 avant JC (datation radiocarbone non revue à ce jour).

L’activité post-glaciaire a produit des dépôts pyroclastiques volumineux, équivalents à 7,6 km³ de roches denses, et retrouvés jusqu’à Juneau et Lituya Bay, 200 km. plus au nord.


Des échantillons de ponce, de bois carbonisé et un éclat d’obsidienne ont été prélevés, afin de dater précisément l’éruption explosive originelle, ainsi que sa chimie.

 

Carbonisation ou pétrification :

 

Mountain-Ash-Tree- More details of the charcoal tree. Photo54-8545--533x800---2----Yellow-arbre-petrifie.jpg 

 

A gauche, détail de l'arbre carbonisé / Kruzof island /  photo Kitty LaBounty / in Alaska Public Media.

A droite, arbre pétrifié / Yellowstone N.P. - Tower Roosevelt / photo Bernard Duyck

 

La carbonisation, est la transformation d'une substance organique en charbon, sous l'effet de la chaleur. La carbonisation du bois donne du charbon de bois.


Le processus de pétrification se produit quand le bois est enterré sous une couche de sédiments, où il se conserve d'abord en raison d'un manque d'oxygène, avant qu'une eau riche en minéraux ne circule dans le sédiments et remplace peu à peu les cellules du bois par des minéraux (le plus souvent des silicates, comme le quartz). Moins de cent ans sont probablement nécessaires pour que certains morceaux de bois puissent être pétrifié.

 

Sources:

- Alaska Public Media - Tree buried by volcanic eruption could reveal seismic secrets - by E.Schoenfeld

- Global Volcanism Program - Edgecumbe

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le Mont Meru, qui domine Arusha (en Tanzanie) et sert, avec ses antécimes le Little Méru et Rhino Point, de mise en jambe pour les randonneurs qui veulent s’attaquer à l’ascension du Kilimandjaro, a fait récemment l’objet d’une étude par le centre Eco-Science.

Ben Beeckman, directeur du centre, attire l’attention des autorités sur les dangers potentiels de ce volcan dans une zone où vivent plus d’un million d’habitants. Ce scientifique belge, qui connait bien les volcans africains, conseille fortement d’installer un réseau de surveillance sismologique autour du Mont Méru et Kilimandjaro. L’université de Dar-Es-Salam, qui possède une section de sismologie, pourrait s’en charger, en collaboration avec les autorités locales et le secteur privé.

 

Panorama-Mount-Meru-14-Jan-2009---stenklar.ch.jpgPanorama sur le sommet du Méru, l'Ash cone et les coulées intracaldériques du second évent - photo stenlark.ch


Le Mont Méru est un stratovolcan ; Vu de l’ouest, son profil est conique, mais il possède un point de faiblesse, une caldeira de 5 km. de large en fer à cheval ouverte côté est, et formée il y a 7800 ans lors de l’effondrement du sommet, associé à des avalanches de débris et des lahars qui ont atteint le flanc ouest du Kilimandjaro et créé les lacs de Momela.

 

mappa_arusha.jpg

Carte schématique du Parc National d'Arusha, avec le massif du Méru, les lacs de Momela et le cratère du Ngurdoto. - doc. Arusha N.P.


Il est entouré de cônes parasites et de dômes de lave ; un champ de maars est situé sur son bas-flanc nord.

Son activité historique est localisée au cône de cendres formant une structure proéminnente dans la caldeira. Un deuxième évent situé entre cet ash cone et la paroi de la caldeira a nourri des coulées de lave qui ont recouvert une grande partie du plancher caldérique.

 

Meru---birdingtanzaniablogspot--2-.jpgVue sur la caldeira depuis le sommet du Méru (4.566 m) - de droite vers la gauche, l'Ash cone, les coulées de lave, la paroi de la caldeira et en arrière-plan, le Little Méru (3.820 m) - photo birdingtanzaniablogspot


MeruCe point faible est orienté vers une zone moins habitée, mais une éruption future de ce type pourrait engendrer un effondrement partiel sur un autre versant et menacer une zone plus peuplée, comme Arusha au sud, ou Moshi à l'est.

 

Massif du Méru - doc. en fausses couleurs Nasa photojournal JPL.


Beeckman rapporte que l’éruption du Méru qui a pulvérisé son côté Est concernait 28 km³ de matériaux ; en comparaison, cette masse est 10 fois plus importante que celle de l’avalanche de débris du Mt. St. Helens en 1980, estimée à 2,8 km³.

 

800px-Arusha--2-.jpg      Cette rue du centre d'Arusha offre une vue directe sur le Mont Méru - photo Matt Crypto

 

Sources :

- Arusha Times -  Tanzania: Mt Meru said to be potentially dangerous volcano - link

- Tanzania Daily News - An Eco-Science centre with a "savannah" difference - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Après dix jours d’un calme relatif, les webcams de l’INGV ont enregistré une émission de cendres le 5 novembre 2013, à 16h43 GMT, au niveau du nouveau cratère sud-est ; elle a été précédée d’une brève lueur et accompagnée d’un signal fort sur les sismogrammes (voir ci-dessous). Le mauvais temps a empêché l’observation des sommets par la suite.


Le 6 novembre, de nouvelles explosions cendreuses accompagnées de petits panaches plus ou moins chargés, fortement inclinés et dispersés par les vents, ont secoué le NSEC.

Ces explosions ont débuté aux environs de 12h51 LT pour se poursuivre dans l'après-midi.

 

2013.11.06-12h51-NSEC.jpgEtna NSEC - 06.11.2013 / 12h51 LT- un premier beau panache qui n'a pas échappé à EtnaWalk / via Facebook

 

 

 

Quelques photos des webcams :

 

2013.11.06-13h42-NSEC--2-.jpg

                              Etna NSEC - 06.11.2013 / 12h42 LT / 13h42 GMT- webcam INGV

 

2013.11.06---13h34-Pizzi-Deneri.jpg                          Etna NSEC - 06.11.2013 / 13h34 - webcam Etnatrekking Pizzi Deneri

 

2013.11.06-13h57-schiena.jpg                       Etna NSEC - 06.11.2013 / 13h57 - webcam Etnatrekking Schiena dell'Asino

 

2013.11.06.-14h44-RS7--2-.jpg                          Etna NSEC - 06.11.2013 / 14h44 - webcam RadioStudio7

 

2013.11.06-15h10-etna2--2-.jpg                          Etna NSEC - 06.11.2013 / 15h10 - webcam RadioStudio7

 

2013.11.06---16h-12-ETFI_hhz.jpg                      Etna - courbe du trémor au 06.11.2013 / 16h12 - doc. INGV Catania

 

2013.11.06-16h57-Emov.jpg                         Etna NSEC - 06.11.2013 / 15h57 LT / 16h57 GMT- webcam INGV

                                          Une webcam qui mérite un sérieux entretien !

 

L'activité strombolienne s'est poursuivie en soirée ...

 

2013.11.06-18h39-RS7.jpg

 

2013.11.06--19h57.jpg                       Etna NSEC - 06.11.2013 / 18h39 et 19h57 - webcam RadioStudio7

 

Ce matin, le niveau de trémor est redescendu d'un cran.


2013.11.07-tremor-ETFI_hhz.jpg                    Etna - courbe du trémor au 07.11.2013 / à 7h02 - doc. INGV Catania

 

Sources :

- INGV Catania

- Etna Walk

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

L’intérêt du Dr. Anderson pour la photographie le fait non seulement toujours voyager avec son équipement qui s'avère encombrant, mais le pousse à s’équiper d’appareils légers, munis de lentilles interchangeables et de plaques de gélatine. Un de ses prototypes sera produit de façon commerciale par Kodak.

 

Tempest-Anderson---Colima-env.1900.jpgTempest Anderson posant au Colima, près d'une bombe en "croûte de pain" - vers 1900 - photo York Museums Trust


Ce chasseur d’éruptions gardait en permanence deux valises prêtes, l’une pour les pays chauds, l’autre pour les contrées plus froides … pour le cas où on l’avertirait d’une belle activité.


Pyroclastic-flow-Mont-Pelee--TA1902.png

      Nuée ardente de la Montagne Pelée en 1902 - photo Tempest Anderson / York Museums Trust


St--Pierre-1902---TA.jpgLes ruines de St Pierre de La Martinique après l'éruption de la Montagne Pelée en 1902 - photo T.Anderson / Guzelian / Daily mail on line.


C’est ainsi qu’il put faire une description photographique des nuées ardentes de la Montagne Pelée, qui détruisirent la ville de St Pierre en 1902.

 

TA-at-Vesuvius-1906.png          Travail d'équipe au Vésuve en 1906 - photo Tempest Anderson / York Museums Trust

 

vesuvius-full---1906-TA.jpg               Le Vésuve en éruption en 1906 - photo Tempest Anderson / York Museums Trust


Il photographie l’éruption du Vésuve en 1906. Cette éruption considérée comme l’une des plus importantes du 20° siècle s’est déroulée en trois phases. Une première d’activité mixte entre le 4 et 8 avril provoque des coulées de lave et les cendres des explosions font s’effondrer le toit de l’église de San Giuseppe Vesuviano, tuant 105 personnes qui s’y étaient réfugiées. Le seconde phase produit des fontaines de lave et un panache montant à 13.000 mètres le 8avril. Un effondrement des parois du cratère accompagne cette phase. La troisième phase est caractérisée par des explosions cendreuses qui blanchissent le cône et provoquent des coulées de boue qui endommagent Ottaviano. Le sommet du vésuve voit son altitude rabaissée de plusieurs centaines de mètres suite à cette éruption.

 

Tempest-Anderson-1912.png                                  Le Dr. Anderson en 1912 - photo  York Museums Trust


En 1913, au retour d’une expédition au Krakatoa en éruption, il est victime de la fièvre typhoïde. Il en meurt sur le bateau et est enterré à Suez.

 

Sources :

- YPS - Yorkshire Philosophical Society - Dr. Tempest Anderson (1846-1913) - link

- Daily Mail on line - Amazing adventures of Victorian volcano-chaser captured in photographs documenting his life's work on the edge of some of the most terrifying volcanic eruptions in history.

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

Une exposition au Yorkshire museum commémore le centenaire de la mort du premier chasseur de volcans : Tempest Anderson.


Brève biographie :

Né en 1846, Tempest Anderson fait ses études de médecine à l’University Tempest-Anderson-by-Irish-artist-William-Orpen---Yorkshire-.jpgCollege de Londres, avant de pratiquer l’ophtalmologie à York. Au cours de sa pratique médicale, il développa divers instruments optiques pour mieux observer et mesurer les défauts de l’œil humain. Resté célibataire, il consacra une grande part de son temps aux activités philanthropiques, l’autre étant dévolue à des sociétés scientifiques, dont la Yorkshire philosophical society.


Portrait de Tempest Anderson par William Orpen, un peintre Irlandais / 1912 / Yorkshire museum's Tempest Anderson Hall.

 

Ses loisirs passés à l’escalade des sommets alpins le conduirent naturellement vers la géologie, la glaciologie et plus tard vers les volcans, pour lesquels il éprouva une réelle fascination.

En 1900, il avait visité et photographié les volcans Européens , Islandais et voyagé aux USA.

Mais c’est en 1902, que Tempest Anderson apporta sa plus grande contribution à la science : le Royal Society lui demanda d’accompagner le Dr Flett, de la Geological Survey, pour étudier les récentes éruptions de la Montagne Pelée en Martinique, et de La Soufrière de St Vincent, toutes deux situées dans les Caraïbes.

Il y observa les nuées ardentes et fut un des premiers à les comparer aux avalanches observées dans les Alpes, dans des descriptions détaillées à la Royal Society. A sa mort en 1913, il laissa la moitié de ses biens à la Yorkshire Philosophical Society, fondatrice du Yorkshire Musem, qui conserve aujourd’hui plusieurs milliers de ses photos.

 

article-2487103-192F5BA700000578-148_964x585.jpgL'exposition du centenaire au Yorkshire Museum permet de retrouver les documents et le matériel de l'époque, beaucoup moins performant et plus lourd que celui d'aujourd'hui. photo Lorne Campbell / Guzellan / Daily Mail on line.

Voici quelques photos retraçant les dégâts consécutifs à l’éruption de la Soufrière de St Vincent en 1902 :

 

St-Vincent-1902-3---TA.jpgLa Soufrière de St Vincent - dégâts des nuées ardentes - photo Tempest Anderson 1902 / Guzellan / Daily Mail on line.

 

SV - cate SRU 2004 - GVP

Carte de St Vincent 2004 - La Soufrière est située au nord de l'île - doc. GVP

 

L'éruption de mai 1902 a précédé de quelques jours celle de La Montagne Pelée sur l’île proche de La Martinique. Au cours de celle-ci, une nuée ardente paroxysmale tua 1.565 personnes, et définit le "type de nuée Soufrière de Saint-Vincent" : ces nuées caractéristiques sont émises à partir d'un cratère ouvert, accompagnées d'une colonne éruptive verticale atteignant plusieurs kilomètres de hauteur avant de s'effondrer dans plusieurs directions ( selon Lacroix 1904).

 

St-Vincent-1902---TA.jpgSur les pentes de La Soufrière de St Vincent  - photo Tempest Anderson 1902 / Guzellan / Daily Mail on line.

 

St-Vincent-1902-4---TA.jpg           La Soufrière de St Vincent  - photo Tempest Anderson 1902 / Guzellan / Daily Mail on line.

 

Sources :

- YPS - Yorkshire Philosophical Society - Dr. Tempest Anderson (1846-1913) - link

- Daily Mail on line - Amazing adventures of Victorian volcano-chaser captured in photographs documenting his life's work on the edge of some of the most terrifying volcanic eruptions in history.

- Over-blog - La Soufrière de St Vincent - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Avec Halloween, l’automne est aussi arrivé sur les sites volcaniques de l’hémisphère nord.

 

Automne---YNP.jpg        Yellowstone National Park - Premières neiges sur les contreforts - photo Yellowstone N.P.

 

Black-Sand-geyser-basin-in-fall---YNP.jpg       Yellowstone National Park - Black Sand geyser basin, en automne - photo Yellowstone N.P.


A cette occasion, le Parc National du Yellowstone a organisé le concours de la plus belle citrouille décorée au thèmes locaux  vie sauvage, geysers, etc.

 

1380251 725247354157288 485089448 nYellow-NP---Jessie-carver.jpg

A gauche, le geyser Old Faithfull - photo Yellowstone N.P.

A droite, écusson de National Park Service - photo Jessie Carver / YNP

 

A noter : toutes les routes du Yellowstone N.P. seront fermées le 4 novembre à 8h. pour permettre au staff de préparer la saison hivernale; à partir du 15 décembre, l'accès sera possible uniquement par Snowmobile avec guide et snowcoach.

 

Cavalcade-de-bison-premieres-neiges---YNP-dr2.jpg

Une cavalcade de bisons, surpris par l'arrivée d'un chasse-neige, croise une des dernières voitures particulières à s'aventurer dans le parc - Photo Yellowstone National Park

 

Cygne-trompettes-sur-le-Yellow-lake---YNP.jpgYellowstone lake - Envol de cygnes trompettes (Cygnus buccinator - Trumpetter swan) - Photo Yellowstone National Park

 

Quelques paysages d'autres volcans recouverts des premières neiges.

 

Automne-sur-le-StHelens.jpg                    Soir d'automne sur le Mont St Helens -  KR Backwoods photography

 

MSH-Inst---Karl-Girardi.jpgLe Mont St Helens sous un ciel tourmenté  - photo TakeaPeak photography / Via Mount St Helens Institute.

 

Mount_Rainier_---22.10.2008-Walter-Siegmund.JPG                Le Mont Rainier / chaine des Cascadesn en fin octobre - photo Walter Siegmund

 

Et pour terminer cette introduction automnale, une vidéo d'Islande :

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

Les astronomes ont découvert une exo-planète ( *) tellurique (**) de la taille de la Terre.

Cette planète, baptisée Keppler-78b, a été découverte par le télescope spatial Kepler de la Nasa, lancé en 2009 pour découvrir des planètes semblables à la Terre en orbite autour d’étoiles éloignées. Depuis 4 ans, la "famille Kepler " s’étoffe et de nombreuses planètes rocheuses ont été répertoriées, de taille différentes.


Deux équipes de recherche différentes ont confirmé et caractérisé Kepler-78b grâce à des télescopes terrestres : pour déterminer sa masse, ils utilisent la méthode de vélocité radiale pour mesurer l’influence de la trainée gravitationnelle d’une planète en orbite sur les oscillations de son étoile. D’autre part, Kepler détermine la taille ou le rayon planétaire par la quantité de lumière de l’étoile occultée par le passage de la planète devant son "soleil".

 

earth_and_kepler-78b_comparison-sm---David-A.-Aguilar--CfA-.jpg   Comparaison entre notre Terre et la planète Kepler-78b - doc Nasa / Credit: David A. Aguilar (CfA)

 

Kepler-78b a 1,2 fois la taille de la terre, et est 1,7 fois plus massive, ce qui met sa densité similaire à la densité terrestre, et suggère une composition roches/fer comparable. Son étoile est un peu plus petite et moins massive que notre soleil, et située à 400 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Cygne. Kepler-78b fait le tour de son étoile en seulement huit heures et demi, en est donc beaucoup plus proche et semble présenter de façon permanente une seule face à celle-ci. La température de cette face est de 2.000 – 2.800 °C, rendant toute vie impossible sur la planète ... en fusion !

 

kepler-78b_artist-s-conception-of-molten-planet----Drawing-.jpg              Vue d'artiste de Kepler-78b et de son étoile - par Karen Teramure ( UH - IfA)


Kepler-78b pourrait n’avoir pas toujours eu cette configuration. Elle pourrait avoir été plus massive et avoir une atmosphère au moment de sa formation. Sa migration vers son étoile aurait causé la perte de cette atmosphère. Ce qui reste aujourd’hui de la planète originelle est le cœur d’une planète autrefois plus grande.   

Kepler-78b est un paradis pour les astronomes, mais un enfer pour toute vie.


Lexique :

(*) Exo-planète : une planète, au sens large du thème, située en dehors de notre système solaire

(**) planète tellurique :

une planète tellurique (du latin tellus, « la terre », « le sol »), en opposition aux planètes gazeuses, est une planète composée de roches et de métaux.


Sources :

- Nasa news – Scientists Discover the First Earth-Sized Rocky Planet – by Michele Johnson 650-604-6982 Ames Research Center, Moffett Field, Calif. - link   

- Nature – An Earth-sized planet with an Earth-like density – by Francisco Pepe & al. - link    

- Nature- A rocky composition for an Earth-sized exoplanet – by A.W.Howard & al. - link 

- Kepler’s Tally of Planets -  link 

Lire la suite

<< < 1 2 3

Articles récents

Hébergé par Overblog