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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Popocatépetl - surveillance aérienne du cratère le 26.02.2014 - doc. Cenapred / Navy

Popocatépetl - surveillance aérienne du cratère le 26.02.2014 - doc. Cenapred / Navy

Popocatépetl - le nouveau dôme en croissance - photo Cenapred / Geovol

Popocatépetl - le nouveau dôme en croissance - photo Cenapred / Geovol

Le 26 février 2014, un survol du Popocatépetl par les équipes du Cenapred / Mexique,  grâce au support de la Navy, a permis une inspection visuelle du cratère. Le dôme numéro 48 a été détruit laissant une cavité en forme d’entonnoir de 80 mètres de profondeur … au fond de celle-ci, un nouveau dôme s’est installé, d’un diamètre actuel de 20 à 30 mètres.

Au cours des dernières 24 heures, le système de surveillance du Popocatépetl a enregistré 544 « exhalaciones » de basse à moyenne intensité. L’activité s’est accrue à partir de 2h30.

Le 25 à 19h36 et le 26.02 à 4h58, deux séismes volcano-tectoniques ont été perçus, respectivement de magnitude 2,6 et 1,6.

Durant les périodes de visibilité, un panache de gaz et vapeur s’échappait du cratère avant de dériver vers l’est/sud-est.

Le niveau d’alerte du volcan demeure au niveau 2 / amarillo.

Popocatépetl - 25.02.2014 - webcam Cenapred - Tlamacas

Popocatépetl - 25.02.2014 - webcam Cenapred - Tlamacas

Source : Cenapred

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Publié le par Bernard Duyck
Le Marapi vu des environs de Kapau - 30/08/2012 - photo avec l'aimable autorisation de  © Pascal Blondé.

Le Marapi vu des environs de Kapau - 30/08/2012 - photo avec l'aimable autorisation de © Pascal Blondé.

Mercredi 26 février 2014, le volcan Marapi, situé sur l’île de Sumatra ( à ne pas confondre avec le Mérapi, sur Java) a connu une éruption cendreuse à 16h15 locale.

De puissantes rafales de cendres, tephra et sable ont été ejectée du volcan dans les districts de Tanah Datar et Agam, selon l’officiel en charge de l’observatoire volcanologique. La hauteur de la colonne éruptive n’a pu être déterminée visuellement, en raison du brouillard enveloppant l’ouest de Sumatra causé par les feux de forêt qui sévissent dans la province voisine de Riau.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur 4, assorti d’une zone interdite de trois kilomètres, où des villages sont cependant situés. Les autorités n’ont pas recommandé d’évacuation.

Selon l’observatoire local, cette éruption est la plus forte d’une série débutée le 3 août 2013. Depuis janvier de cette année, le Gunung Marapi a connu un total de 57 éruptions, de faible ampleur, et pas toujours commenté par les médias.

Marapi - les cratères sommitaux - photo 23/09/2009 © Pascal Blondé.

Marapi - les cratères sommitaux - photo 23/09/2009 © Pascal Blondé.

Marapi - activité fumerollienne marquant un des cratères sommitaux le 23/09/2009 - photo © Pascal Blondé.

Marapi - activité fumerollienne marquant un des cratères sommitaux le 23/09/2009 - photo © Pascal Blondé.

Le Marapi est un stratovolcan complexe dominant de 2000 mètres la plaine de Bukittinggi ; son large sommet abrite des cratères se recouvrant partiellement, et alignés sur une ligne ENE-OSO, construits dans une petite caldeira de 1400 mètres de large.

Sources :

- Alerte Volcanodiscovery - link

- Presse locale / Freepresse journal - link

- Global Volcanism Program -

- Volcans de Sumatra - sur le site de Pascal Blondé - link

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Publié le par Bernard Duyck
Poas - éruption phréatique du 25.02.2014 / 12h03 - photo webcam Ovsicori.

Poas - éruption phréatique du 25.02.2014 / 12h03 - photo webcam Ovsicori.

Poas - éruption phréatique du 25.02.2014 / 12h04 - photo webcam Ovsicori.

Poas - éruption phréatique du 25.02.2014 / 12h04 - photo webcam Ovsicori.

Une forte éruption phréatique a marqué la Laguna Caliente du Poas ce 25 février 2014 à 12h03 .

Cette éruption, résultant de l’interaction de liquides et gaz du système hydrothermal du lac acide en profondeur avec le magma, a propulsé un mélange, formé d’eau, de vapeur et gaz, des sédiments et des fragments rocheux, à 400 mètres environ au-dessus du niveau du lac. La majorité des matériaux éjectés est retombée dans le lac et sur ses bords est-nord-est. Cette éruption a produit un panache cypressoïde typique de l’activité phréatique. L’épisode a été associé à un signal sismique de basse fréquence.

Suite aux projections, la webcam n’était plus en mesure de donner ensuite des images ; elle devra être pour le moins nettoyée.

Avant l’éruption, en début de matinée du 25.02, un membre de l’Ovsicori avait noté des cellules de convection et la teinte grise du lac acide, ainsi qu’une faible activité fumerollienne du cryptodôme en bordure de celui-ci. Après l’éruption phréatique, l’activité fumerollienne du cryptodôme s’est intensifiée.

Au cours du mois passé, l’Ovsicori a enregistré quatre éruptions mineures de ce type, contre dix évènements semblables par mois l’an dernier.

Les volcanologues de l’Ovsicori signale que les températures moyennes du cratère du Poas au cours des cinquante dernières années étaient aux environ de 92°C, mais qu’en 2013, on a enregistré une température de 200-400°C. Selon la volcanologue Maria Martinez, la température atteinte aujourd’hui (25.02.2014) est de 720°C, soit la deuxième plus élevée après celles de juin-septembre 2011, où elle a atteint 890°C. (in Tico Times).

Poas - éruption phréatique du 25.02.2014 / 12h04 - photo webcam Ovsicori.

Poas - éruption phréatique du 25.02.2014 / 12h04 - photo webcam Ovsicori.

Poas - les parois du cratère sont tapissées de sédiments projetés, et la lac acide garde une teinte grise - photo Ovsicori / Maria Martinez

Poas - les parois du cratère sont tapissées de sédiments projetés, et la lac acide garde une teinte grise - photo Ovsicori / Maria Martinez

Sources:

- OVSICORI - Erupción freática en el Volcán Poás - 25.02.2014

- Tico Times - 25.02.2014 - link

 

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Publié le par Bernard Duyck

En absence de changements significatifs des éruptions en cours, quelques nouvelles du Kilauea.

L’éruption se poursuit au Pu’u O’o sans grands changements : les spatter cones sur le plancher du cratère affichent une lueur persistante et un petit bassin de lave possible, maintenant sous une croûte, à l’intérieur du spatter cone nord-est effondré ; le spatter cone sud émet de la lave sur le plancher du cratère depuis 6h le 22.02, en concordance avec une petite déflation repérée par le tilmètre.

Kilauea - activité au spatter cone NE du Pu'u O'o - photos HVO / USGS.
Kilauea - activité au spatter cone NE du Pu'u O'o - photos HVO / USGS.

Kilauea - activité au spatter cone NE du Pu'u O'o - photos HVO / USGS.

La coulée de lave Kahauale’a 2 est toujours nourrie par le complexe de spatter cone nord. De nombreuses ruptures de tunnels de lave et des feux de forêt sont aperçus.

Cette coulée a atteint 7.800 mètres au nord-est du Pu’u O’o depuis la mi-janvier. La coulée a connu des fluctuations au cours des derniers mois en rapport avec une déflation, et une baisse abrupte d’alimentation, ou une inflation et une reprise de vigueur de la coulée. C’est ainsi que le front de la coulée n’a progressé que de 500 mètres environ depuis novembre 2013.

Front de la coulée Kahauale'a 2 , avec émission de fumée au niveau des feux engendrés. On aperçoit la Mauna Loa en arrière-plan - photo HVO / USGS / 20.02.2014

Front de la coulée Kahauale'a 2 , avec émission de fumée au niveau des feux engendrés. On aperçoit la Mauna Loa en arrière-plan - photo HVO / USGS / 20.02.2014

Coulée Kahauale'a 2 au 20.02.2014 - carte HVO / USGS

Coulée Kahauale'a 2 au 20.02.2014 - carte HVO / USGS

Source : Hawaiian Volcano Observatory / USGS - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Dans la série des observatoires volcanologiques, nous quittons momentanément ceux d’amérique centrale et du sud, pour suivre l’actualité, avec la présentation du V.S.I.

L’Indonésie forme un archipel étendu, composé de plus de 13.000 îles ; c’est aussi le pays où le nombre et la densité des volcans actifs est la plus élevé : 129 volcans actifs, dont 79 qui sont entré en éruption au cours des 400 dernières années.

Volcans majeurs d'Indonésie -  Image Credit: USGS adaption of CIA map 1997 from Simkin & Siebert, 1994.

Volcans majeurs d'Indonésie - Image Credit: USGS adaption of CIA map 1997 from Simkin & Siebert, 1994.

La plupart des volcans Indonésiens appartiennent à l’arc volcanique de la Sonde, qui s’étire sur plus de 3.000 km depuis le nord-ouest de Sumatra vers la Mer de Banda.  Cet arc de volcans, résultant de la subduction de la plaque indo-australienne sous la plaque de la Sonde (plaque Eurasienne), inclue 76% des volcans régionaux. A l’Est, l’arc de Banda est en relation avec la subduction de la plaque Pacifique. Au nord de l’arc de Banda, la tectonique se complique : diverses micro-plaques forment de multiples zones de subduction, orientées nord-sud, avec production des volcans de Sulawesi-Sangihe et d’Haimahera.

Tectonique régionale Indonésienne.

Tectonique régionale Indonésienne.

En 1920, suite à l’éruption du Kelud qui fit 5.000 victimes, le gouvernement Néerlandais de l’époque a fondé le V.S.I. – Volcanological Survey of Indonesia.

Depuis, l’ancien VSI est appelé en Indonésien, Pusat Vulkanologi dan Mitigasi Bencana Geologi, en abrégé PVMBG. (Centre for Volcanology and Geological Hazard Mitigation  - CVGHM en anglais). Le centre est basé à Bandung, dans l’ouest de l’île de Java.

Le centre de volcanologie et d’atténuation des risques géologiques a des missions de recherche, d’enquête, d’ingénierie et de services dans le domaine de la volcanologie et d’atténuation des catastrophes. Le monitoring des volcans s’opère par l’intermédiaire de 76 observatoires.

Emblême du V.S.I de 1920 (regroupant les symbôles de la volcanologie, de la sismologie, et de la géologie)

Emblême du V.S.I de 1920 (regroupant les symbôles de la volcanologie, de la sismologie, et de la géologie)

L'actuel siège du PVMBG à Bandung / Java - photo Panoramio.

L'actuel siège du PVMBG à Bandung / Java - photo Panoramio.

Le Dr. Surono, une des figures du PVMBG

Le Dr. Surono, une des figures du PVMBG

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’activité du Sinabung et celle du Kelud ont fait de l’ombre à d’autres volcans actifs sur la planète … petite revue d’actualité.

Au Costa Rica, la lagune Caliente du volcan Poas a connu le 14 février 2014 une éruption phréatique de basse énergie. - Source : Ovsicori

Poas - prise de mesure par Saskia van Manen de l'Open University, UK, à la caméra FLIR. Photographie de M. Geoffroy Avard.

Poas - prise de mesure par Saskia van Manen de l'Open University, UK, à la caméra FLIR. Photographie de M. Geoffroy Avard.

Au Mexique, une observation du cratère du Popocatepetl le 19 février a permis de voir le cratère exhalant un panache de gaz et de vapeur, plus ou moins chargé en cendres, atteignant une hauteur de  800 à 1.000 mètres. L’alerte volcanique du volcan reste fixée à Amarillo / stade 2. – Source : Cenapred

Popocatepetl - 18.02.2014 - survol du cratère - photo Cenapred

Popocatepetl - 18.02.2014 - survol du cratère - photo Cenapred

Popocatepetl - webcam Canapred / Altzomoni 18.02.2014 / 9h45

Popocatepetl - webcam Canapred / Altzomoni 18.02.2014 / 9h45

Dans les îles Ogasawara, au sud du Japon, le volcan Niijima / Nishino-jima continue d’être actif. Voici quelques photos aériennes du GSI, datées du 16 février, qui témoignent de sa croissance.

Nishino-shima 16.02.2014 - on peut suivre l'avancement des coulées en tous sens - photo GSI

Nishino-shima 16.02.2014 - on peut suivre l'avancement des coulées en tous sens - photo GSI

Nishino-shima : évolution du Niijima avec élévation du relief et de l'étendue au 4/12 /jaune, 11/12 /vert et 16/12 / rouge. Le point culminant est à 66 m. asl.

Nishino-shima : évolution du Niijima avec élévation du relief et de l'étendue au 4/12 /jaune, 11/12 /vert et 16/12 / rouge. Le point culminant est à 66 m. asl.

Sur l’Etna, l’activité strombolienne se poursuit au nouveau cratère sud-est avec des projections de maximum 100 mètres au dessus du bord du cratère, ainsi que l’activité effusive au départ de la bouche située à la base Est du NSEC.

A noter, le 15 février à 12h08, une brève explosion a marqué le septum séparant la Bocca Nuova et la Voragine, accompagnée d’un panache de gaz peu chargé en cendres.

Etna 15.02.2014 - explosion au septum Bocca Nuova / Voragine 12h09 GMT- et effusion de lave au NSEC - webcam EMCT / INGV

Etna 15.02.2014 - explosion au septum Bocca Nuova / Voragine 12h09 GMT- et effusion de lave au NSEC - webcam EMCT / INGV

Le même jour vers 17h45, une nouvelle bouche effusive s’est ouverte à la base NE du NSEC. Une brève effusion de lave en a émané, mais la bouche n’a été active que quelques heures. Selon Boris Behncke, l’ouverture d’une bouche effusive à la base d’un cratère sommital en activité est un phénomène fréquemment observé sur l’Etna, en particulier au cratère nord-est entre les années 50 et 70.

Le 17 février, Etna Walk rapporte de petites explosions stromboliennes avec des projections incandescentes à une dizaine de mètres au-dessus du cratère, et une effusion de lave, dont le front de coulée avance lentement dans la Valle del Bove, aux environs de la cote 2550. L’amplitude moyenne du trémor se maintient stable.

Sources : Etna Walk – INGV Catania et Boris Behncke.

Etna 21.02.2014 - un bel anneau de fumée capturé par la webcam Etnatrekking

Etna 21.02.2014 - un bel anneau de fumée capturé par la webcam Etnatrekking

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Publié le par Bernard Duyck

Le BNPB aurait rabaissé le 20 février le niveau d’alerte du Kelud à III / Siaga en raison d’une baisse de la sismicité, selon Culture volcans. Le site du VSI / Badan Geologi n’indique cependant aucun changement. L’agence de gestion des catastrophes pense que l’éruption est terminée, malgré un fort dégazage toujours présent, et la quantité de cendres et de débris qui constitue un danger potentiel. Leur volume est estimé à 50 millions de mètres cubes, ce qui pourrait étaler le risque de lahars sur plusieurs semaines en fonction du régime des pluies.

Lahars provoqués par la remobilisation des cendres de l'éruption du Kelud - photo Indonesian's Red Cross 19.02.2014

Lahars provoqués par la remobilisation des cendres de l'éruption du Kelud - photo Indonesian's Red Cross 19.02.2014

Sur le site d’International Charter Space and Major Disasters / USGS, une image satellite permet de constater l’impact de l’éruption sur la zone sommitale. Un cratère large de 400 mètres s’est ouvert. Le dôme, la zone de parking et l’escalier d’accès dans le cratère ont disparu. On remarque des zones brûnatres correspondant aux coulées pyroclastiques et d’autres grises dans les drainages qui ont canalisé les lahars post-éruption.

Jakarta Post signale l’endommagement à des degrés divers de plus de 6.000 habitations, qui ne pourront être réparées pour le moment étant donné les problèmes de manque de moyens, le ciment fait entre autre défaut. Un pont a été emporté, plusieurs maisons et une mosquée détruites.

Kelud zone sommitale - image International Charter Space and Major Disasters / USGS - 18.02.2014

Kelud zone sommitale - image International Charter Space and Major Disasters / USGS - 18.02.2014

Kelud 18.02.2014 - Close up sur la même image de l'USGS

Kelud 18.02.2014 - Close up sur la même image de l'USGS

Le panache du Kelud le 18.02.2014 - photo Aris Yanto.

Le panache du Kelud le 18.02.2014 - photo Aris Yanto.

Sources :

-International Charter Space and Major Disasters

- VSI Badan geologi

- Activolcans / Culture Volcans / Fabrice Digonnet

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Après les inconvénients liés aux cendres émises par l’éruption du Kelud le 13 février dernier, les fortes pluies sont occupées à les remobiliser en lessivant les reliefs et créant des lahars.

Le chef de l’agence nationale de préventions et gestion des catastrophes a émis un avis de vigilance sur le bassin de la rivière Konto. " Selon les volcanologues, 80 à 100 millions de mètres cubes de matériaux ont été émis par l’éruption ; durant celle-ci, dont le panache a atteint 17.000 mètres de hauteur, seuls 50% de matériaux ont été délesté, le solde est resté en surface et charrié par les rivières " Cinq autres rivières sont aussi concernées.

Le ponts sont menacés par les lahars, et fermés à la circulation. En cas de pluie continue dans les jours à venir, un risque de débordement des rivières est de plus à craindre.

Sources : Jakarta Globe 18.02.2014

 

Cette photo a été prise à partir d'une distance de 3 kilomètres du sommet , précisément dans le district Ngancar , dimanche ( 16/02/2014 ) . A cette époque , la cendre est encore bien visible autour du pic . Mince fumée blanche est encore visible sur le banc de touche du bassin .- photo site officiel du royaume de Kediri

Ndlr : les articles vont retrouver peu à peu une forme correcte, le temps de m'habituer à la nouvelle configuration.

Kelud : après les cendres, les lahars.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

Quelques adaptations sont nécessaires pour une lecture facile du blog sur les smartphones et tablettes ... en espérant que tout ce passe bien !


 

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A très bientôt !

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La spectaculaire éruption du Kelud le 13 février en soirée sur l’île de Java a fait au moins six morts, entraîné l’évacuation de centaines de milliers de personnes, perturbé trois aéroports.

Une première analyse des cendres suggère que cette explosion est un évènement magmatique … une montée d’une quantité de magma frais qui a rapidement atteint la surface. Les cendres sont décrites comme de la poudre blanche, contenant des particules noires ( pyroxène ? – Andi, guide Volcanodiscovery)

 

2014.02.14-Kelud-plume---Suomi-NPP-VIIRS.jpgLe panache éruptif du Kelud vu par le satellite Suomi NPP / VIIRS le 14.02.2014 / 11h09 LT (notez que le Nord est à droite de la photo)

Document du bas : le panache repéré par Calipso / Caliop à une altitude de 20 km., avec des sections à 30 km. - doc. Nasa Earth Observatory

Les cendres se sont répandues largement, atteignant la région de Jogjakarta, à 280 km. du volcan Kelud, où différents temples remarquables ont été fermés. Les sites de Borobodur, Prambanan et Ratu Boko ne sont plus accessibles, sans précision de date quant à leur réouverture prochaine.


Borobodur, le plus grand monument Bouddhique du monde et le plus ancien de l’Asie du sud-est, est né du volcan, a été préservé par les cendres d’une éruption du Mérapi et est aujourd’hui menacé par les cendres de l’éruption du Kelud.

 

Borobodur-Lion---R.Sleaman.jpg          Le temple de Borobodur et ses innombrables sculptures en pierre de lave - photo Sleaman


Borobodur, né du volcan :

Borobodur a été construit entre l’an 775 et l’an 856, sous la dynastie des Saïlendra, trois bons siècles avant Angkor ou la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il est constitué d’un revêtement de blocs de basalte et d’andésite, appareillés sans mortier, sur un tertre artificiel de terre. On estime que 30.000 tailleurs de pierre et sculpteurs, 15.000 porteurs et des milliers de maçons travaillèrent durant 75 ans à l’édification du

" temple-montagne ".


Borobodur---Pamitrantours.jpg

  Borobodur - terrasses supérieures et ses stupas contenant des statues de Bouddha. -photo Pamitrantours.


Borobodur, protégé par les cendres du volcan :

Vers 950, Borobodur, comme les autres sites du centre de Java,a été mystérieusement abandonné. A la même époque, le volcan Mérapi a connu une violente éruption qui a recouvert le temple de cendres. La végétation s’y est installée, protégeant et dissimulant le temple pendant près d’un millénaire.

 

109069114.b4FU7qgA.jpg                               Borobodur, sous la menace du Mérapi -photo auteur non référencé


Il fut découvert en 1815 par le gouverneur anglais Thomas Stamford Raffles, qui fit dégager l’édifice. Après le départ de Raffles, le temple fut de nouveau abandonné et plus, pillé ! Sa restauration commença en 1907 avec le hollandais Theodor Van Erp. Il était grand temps … débarrassé de la végétation protectrice, il menaçait de s’effondrer sous l’effet des eaux d’infiltration. Les deux guerres mondiales, puis la guerre d’Indépendance retardèrent les travaux de restauration, puis en 1961, deux séismes provoquèrent de nouveaux dégâts. En 1973, le sauvetage a débuté sous l’égide de l’Unesco, mobilisant 700 hommes durant dix années. Le site fut ouvert au public en février 1983, par le président Suharto.


Borobodur, menacé par les cendres d’une éruption :

L’éruption du Kélud, du 13 février 2014, a pulvérisé son dôme et provoque un énorme panache de cendres qui s’est dispersé vers l’ouest, atteignant le centre de Java.

Les temples ont dû être fermés, tant en raison des dangers pour les visiteurs constitués par les cendres glissantes, que pour la préservation elle-même des monuments.

Les terrasses supérieures de Borobodur abritent 72 stupas miniatures ajourés (des dagob), dont la plupart renferment des statues du Bouddha. Ils ont été recouvert de bâches et de cartons, ou plastics pour empêcher les infiltrations de cendres, et un éventuel colmatage s’il venait à pleuvoir.

 

Borobodur---EPA-14.02.2014.jpg          Borobodur - 14.02.2014 - travaux de préservation contre la cendre du Kelud - photo EPA

 

Borobodur---Kelud---2014.02.14---Slamet-Riyadi-AP.jpgBorobodur - 14.02.2014 - protection des terrasses contre la cendre du Kelud - photo Slamet Riyadi / AP

 

Sources :

- Presse locale

- Guide de l'Indonésie / Gallimard - Bibliothèque du voyageur.

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