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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le niveau d’alerte du Shishaldin vient d’être réévalué à WATCH et Orange le 28.03.2014 par l’AVO.

Une élévation des températures de surface a été détectée à partir du 18 mars par les satellites, et persiste à ce jour, en relation avec la présence de lave dans le cratère sommital. Les sismographes enregistrent de petites explosions par intermittence depuis la même date. L’activité reste confinée dans le profond cratère sans coulées sur les flancs.

Shishaldin - image Landsat 8 montrant l'émission de chaleur de la lave dans le cratère sommital, le 18.03 et 27.03.2014 - doc. AVO / USGS / Schneider D.

Shishaldin - image Landsat 8 montrant l'émission de chaleur de la lave dans le cratère sommital, le 18.03 et 27.03.2014 - doc. AVO / USGS / Schneider D.

Le Shishaldin constitue le sommet le plus élevé de l’arc volcanique des Aléoutiennes, avec 2.857 mètres. Ce stratovolcan symétrique, situé sur l’île Unimak, a un diamètre basal de 16 km. et présente un petit cratère sommital d’où émerge en permanence un petit panache de vapeur. Il est flanqué au nord-ouest de 24 cônes monogéniques parasites.

Le cône du Shishaldin est relativement récent, moins de 10.000 ans, et s’est édifié sur les restes d’une somma ancestrale érodée par les glaciers, et reposant sur des roches volcanoclastiques de la fin du Tertiaire.

Sa dernière éruption date de 2004 (GVP)

Les Aléoutes nomment ce volcan Sisquk, signifiant " montagne indiquant le chemin lorsque je suis perdu ".

 

Localisation du Shishaldin dans l'arc des Aléoutiennes - doc. AVO / USGS

Localisation du Shishaldin dans l'arc des Aléoutiennes - doc. AVO / USGS

Shishaldin - Petit panache pris par la webcam le 28 janvier 2014 - doc. AVO / USGS / Schaefer Janet

Shishaldin - Petit panache pris par la webcam le 28 janvier 2014 - doc. AVO / USGS / Schaefer Janet

Sources :

- Alaska Volcano Observatory - link

- Global Volcanism Program - Shishaldin

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le volcan Reventador a montré dès le 25 mars à partir de 15h LT une augmentation d’activité, accompagnée par une émission de gaz et cendres montant jusqu’à 1.500 m. avant de dériver vers l’ouest-sud-ouest. Des matériaux pyroclastiques sont tombés dans la caldeira ; la remobilisation postérieure de ceux tombés sur le cône a causé des coulées pyroclastiques secondaires, descendant sur 500 mètres.

Reventador - photos à la webcam thermique le 25.03.2014 - doc. IGEPN

Reventador - photos à la webcam thermique le 25.03.2014 - doc. IGEPN

Reventador - 26.03.2014 - photo Hosteria el Reventador

Reventador - 26.03.2014 - photo Hosteria el Reventador

L’activité s’est poursuivie le 26 mars, marquée par un trémor et des émissions continus. La webcam thermique enregistre des coulées pyroclastiques secondaires, s’avançant de 1500 m. maximum, liées à des écroulements continus du dôme, qui s’est édifié dans le cratère depuis 2011. De plus, deux coulées de lave descendent les flancs est et sud-est du cône, sur quelques centaines de mètres.

Reventador - sommet du cône actif - photo Hosteria el Reventador 26.03.2014

Reventador - sommet du cône actif - photo Hosteria el Reventador 26.03.2014

Reventador - superposition d'une image thermique à une autre dans le domaine du visible : traces des coulées pyroclastiques et de lave sur le flanc est - doc. F.Velasquez / IGEPN

Reventador - superposition d'une image thermique à une autre dans le domaine du visible : traces des coulées pyroclastiques et de lave sur le flanc est - doc. F.Velasquez / IGEPN

Le danger le plus probable serait une remobilisation des cendres et tephras en cas de pluie et la formation de lahars descendant les quebradas et rios (rio Reventador, rio Montana et rio Marker) en direction de la rivière Quijos, et des zones habitées.

Carte topographique du Reventador - sa caldeira en fer-à-cheval et le cône actif , et les drainages - IG

Carte topographique du Reventador - sa caldeira en fer-à-cheval et le cône actif , et les drainages - IG

Source : rapports journaliers et spéciaux de l'IG - Instituto Geofisico.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Quelques grandes éruptions au 19° siècle ont été responsables d’émanations de cendres et d’aérosols sulfurés qui sont montées dans la stratosphère et ont fait plusieurs fois le tour du monde. Ces éruptions ont été de ce fait responsables de répercussions sur le climat, mais aussi de phénomènes optiques : ce voile d’aérosols a été cause des couleurs orangées à rouges du ciel. 

Ces répercussions atmosphériques ont été peintes par de grands maîtres, sans que ceux-ci se soient rendu compte de la cause de ces colorations.

William Turner - "Dido building Carthage" -  1815 - National Gallery London.

William Turner - "Dido building Carthage" - 1815 - National Gallery London.

Une explication est donnée par le Pr. Zerefos, et ses collaborateurs, dans un article du Journal of the European Geosciences Union : " Dans la coloration des couchers de soleil, c'est la façon dont le cerveau perçoit les verts et les rouges qui renferme des informations importantes sur l'environnement ".

Les particules en suspension dans l’air (poussières et microgouttelettes d’acide sulfurique) dévient une partie de la lumière émise par le soleil, modifiant les nuances du spectre lumineux visible par l’œil humain.

Les maîtres du 19° siècle, témoins de ce phénomène sans en comprendre la cause, ont peint ces couleurs spécifiques.

Parmi eux, William Turner, célèbre pour sa maitrise des couleurs, était en vie lors de trois éruptions majeures : celle du Tambora en Indonésie en 1815 (VEI 7), celle du Babuyan Claro aux Philippines en 1831 (VEI 4?), et celle du Coseguina au Nicaragua en 1835 (VEI 5).

Il a peint de spectaculaires couchers de soleil, notamment dans son tableau " Dido building Carthage " en 1815, conservé à la National Gallery de Londres ou dans "The Lake, Petworth ".

William Turner - " The Lake, Petworth "  1829

William Turner - " The Lake, Petworth " 1829

Ce phénomène est lisible également dans certains tableaux d’Edgar Degas, réalisés dans les deux ans suivant l’éruption du Krakatoa en Indonésie datant de 1883.

Edgar Degas - "Course de cheveaux" -  1885 - ciel normand - �The Walter H. and Leonore Annenberg Collection  // ratio R/G 1,65

Edgar Degas - "Course de cheveaux" - 1885 - ciel normand - �The Walter H. and Leonore Annenberg Collection // ratio R/G 1,65

Christos Zerefos et ses collègues ont analysé des centaines de couchers de soleil peints entre les années 1500 et 2000, de potentiels témoins d’une cinquantaine d’éruptions majeures répertoriées de par le monde, cherchant à identifier la présence de polluants atmosphériques dans ces paysages.

Ils affirment dans leur étude, quel que soit le peintre ou son style, avoir découvert " que le rapport entre la proportion de rouges et de verts dans les crépuscules peints par ces maîtres correspond avec la quantité d’aérosols volcaniques dans l’atmosphère ".

Les observations de Zerefos, spécialiste des sciences atmosphériques à l’Université d’Athènes, sont cohérentes avec l’analyse des carottes glaciaires contemporaines de ces évènements et avec les constatations faites sur le lieu des éruptions.

Validation du modèle : Photos du dessus : peintures de P.Tetsis à Hydra sous conditions  AOD – Aerosol Optical Depth – forte, à gauche et faible, à droite. Photos du dessous : photos digitales du paysage dans les mêmes conditions atmosphériques, prises au milieu da laps de temps imparti pour la réalisation du tableau. / Etudes de Zerefos & al.

Validation du modèle : Photos du dessus : peintures de P.Tetsis à Hydra sous conditions AOD – Aerosol Optical Depth – forte, à gauche et faible, à droite. Photos du dessous : photos digitales du paysage dans les mêmes conditions atmosphériques, prises au milieu da laps de temps imparti pour la réalisation du tableau. / Etudes de Zerefos & al.

La validation de ce modèle d'analyse des tableaux pour une utilisation directe dans les modèles climatiques destinés à avoir une idée plus précise de la façon dont les aérosols et les pollutions atmosphériques ont affecté le climat au cours des siècles derniers, a été faite grâce à la contribution du peintre Panayiotis Tetsis, un coloriste réputé. On lui a demandé de peindre des couchers de soleil pendant et après le passage d’un nuage de poussières venant du Sahara au-dessus de l’île grecque d’Hydra en juin 2010.Le peintre n’avait pas été averti de ce passage de nuage de poussières, et l’analyse colorimétrique de ses paysages correspond aux prélèvements atmosphériques effectués.

 

Sources :

- European Geosciences Union - Famous paintings help study the Earth’s past atmosphere - 25.03.2014 - link

- Further evidence of important environmental information content in red-to-green ratios as depicted in paintings by great masters - C. S. Zerefos & al. - link

- Zerefos, C. S., Gerogiannis, V. T., Balis, D., Zerefos, S. C., and Kazantzidis, A.: Atmospheric effects of volcanic eruptions as seen by famous artists and depicted in their paintings, Atmos. Chem. Phys., 7, 4027-4042, doi:10.5194/acp-7-4027-2007, 2007.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Deception island : une histoire liée aux tempêtes et aux icebergs.

La première mention officielle de Deception island a été faite par les navigateurs britanniques William Smith et Edward Bransfield en janvier 1820. Elle fut nommée par un navigateur des USA, Nathaniel Palmer, plus tard dans la même année.

Dès le début du 19° siècle, Deception island devint un refuge favori en Antarctique, où les marins attendaient la fin des tempêtes et le passage des icebergs. La première expédition scientifique fut conduite en 1829 par le capitaine britannique Henry Foster, à bord du HMS Chanticleer. L’île a été utilisée par les chasseurs de phoque, puis en 1906, par une entreprise norvégio-chilienne de chasse à la baleine comme base pour le Gobernator Bories, un navire-usine.

Entre 1908 et 1910, l’explorateur français Jean-Baptiste Charcot y fit escale pour s’approvisionner en charbon, eau et nourriture, ou y réparer le Pourquoi pas.Après 1912, 150 personnes travaillaient à la station baleinière de l’Hektor whaling company durant l’été austral, y produisant jusqu’à 140.000 barrils d’huile de baleine. Cette production s’est arrêtée en avril 1931, quand les prix de cette huile ont chuté.

Deception island - la Station baleinière et en avant-plan, des os de baleine - photo http://www.deceptionisland.aq

Deception island - la Station baleinière et en avant-plan, des os de baleine - photo http://www.deceptionisland.aq

Deception island - Whaler Bay et ses plages de sable noir - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Whaler Bay et ses plages de sable noir - photo Antony Van Eeten 03.2014

Dans les années 40 et 50, la péninsule Antarctique a fait l’objet de revendications territoriales de la part de l’Argentine, du Chili et de l’Angleterre. Deception island joua un rôle central dans les affaires internationales de l’antarctique. En 1944, les Britanniques établirent leur première base sur l’ancienne station baleinière. Les Argentins batirent une station à Fumarole Bay,en 1948. En 1955, le Chili construisit la station Pedro Aguirre Cerda dans l’anse Pendulum.

L’éruption de 1969 va détruire les bases Chilienne et Britannique, dont il reste les chaudières et des réservoirs rouillés, un hangar pour avion et l’habitation de la station scientifique éventrés.

Deception island - ruines des installations baleinières - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - ruines des installations baleinières - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - quelques barques de chasse à la baleine existent encore - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - quelques barques de chasse à la baleine existent encore - photo Antony Van Eeten 03.2014

Le climat de Deception island est qualifié de « polaire maritime ». La température moyenne de l’air y est de moins 3°C, avec des max à +11°C et des min à -28°C.  Le taux de précipitation est de 500 mm/an. Les vents dominants sont d’ouest à nord-est.

Des micro-climats extrêmes existent autour des fumerolles et des eaux géothermales, où la température de l’air peut atteindre 40°C, et celle des eaux 70°C.

La Sagine antarctique – Colobanthus quitensis, Antarctic pearlwort - photo Liam Quinn

La Sagine antarctique – Colobanthus quitensis, Antarctic pearlwort - photo Liam Quinn

Faune et flore polaire :

La flore y est exceptionnelle, bien que clairsemée. On y trouve 18 espèces de mousse et lichen, n’existant nulle part ailleurs en Antarctique, dont deux endémiques. La Sagine antarctique – Colobanthus quitensis, Antarctic pearlwort – est la seule à croître dans les zones géothermales de l’île, y constituant la plus large communauté connue de cette espèce.

Neuf espèces d'oiseaux pélagiques nichent sur l'île.

La plus grande colonie mondiale de manchots à jugulaire - Pygoscelis antarcticus, Chinstrap penguin - est située à Baily Head, sur la côte sud-ouest de Deception island; elle est estimée à 100.000 couples nicheurs.

On y rencontre aussi le manchot papou - Pygoscelis papua, Gentoo penguin - , et le labbe antarctique - Stercorarius antarcticus, Sunantarctic skua.

 

 

Deception island Manchots à jugulaires nicheurs - photo travelwild

Deception island Manchots à jugulaires nicheurs - photo travelwild

Deception island - Manchots papou - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Manchots papou - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Lion de mer sud-américain - Otaria flavescens -  photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - Lion de mer sud-américain - Otaria flavescens - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island n'est pas un lieu de désolation, c'est le site de base scientifiques actives et une destination touristique de plus en plus prisée.

Univers en blanc et noir (neige et cendres volcaniques), avec quelques touches de rouge (hématite) et de jaune (ceheptonite) - photo Antony Van Eeten 03.2014

Univers en blanc et noir (neige et cendres volcaniques), avec quelques touches de rouge (hématite) et de jaune (ceheptonite) - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - un lieu de mémoire - photo Antony Van Eeten 03.2014

Deception island - un lieu de mémoire - photo Antony Van Eeten 03.2014

Sources :

- Deception island - site officiel - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

En Antarctique, l’archipel des Shetland du sud abrite une île volcanique de forme arrondie, de 15 km de diamètre, Deception island.

Ce volcan-bouclier est percé d’une caldeira en fer-à-cheval de 10 km. sur 8, inondée par la mer, qui lui vaut son surnom de " Santorin glacé de l’Antarctique "

Peu de voyageurs s’aventurent dans ces paysages glacés et isolés … notre ami Antony Van Eeten, qui partage avec nous ses photos de voyages volcaniques, en revient et nous donne la primeur de ses images prises en mars de cette année.

Deception island - photo Antony Van Eeten mars 2014

Deception island - photo Antony Van Eeten mars 2014

Tectonique, formation et activité du volcan Deception :

L’île-volcan se situe au milieu du détroit de Bransfield, à 125 km au nord de la péninsule Antarctique. Ce détroit correspond à un mini-rift s’ouvrant à la vitesse de 1 cm. par an, dernier d’une série de failles transformantes et mini-rifts qui se succèdent au sud de la plaque tectonique Scotia, et rejoignent loin vers l’est le point de triple jonction entre les plaques Africaine, d’Amérique du sud et Antarctique. Ce phénomène d’ouverture est condamné à s’éteindre, selon les géologues, dans quelques centaines de milliers d’années , de même que le volcanisme qu’il cause.

Tectonique des environs de Deception island - doc Alpes Géo.

Tectonique des environs de Deception island - doc Alpes Géo.

Carte de Deception island

Carte de Deception island

Il y a environ neuf mille ans, une violente éruption explosive a pulvérisé 30 km³ de roches en fusion du volcan Deception. Le sommet du volcan s’est effondré, suite à la vidange de sa chambre magmatique, formant la caldeira de Port Foster, une baie protégée des vents et de la houle de l’océan Austral.

Les premières éruptions furent observées en 1790 ; d’autres eurent lieu en 1828, 1842. Au 20° siècle, deux périodes, de 1906 à 1910 et de 1967 à 1970, regroupent l’activité le long de fractures circulaires suivant les bords de la caldeira. Aucune éruption n’a marqué le centre de celle-ci, signe d’une subsidence en saccades d’un bloc central, à la manière d’un piston glissant le long d’un anneau de failles, et libérant du magma par intervalle sur ses bords. (Alpes-géo / D.Corneloup)

Les éruptions de 1967 et 1969 infligèrent beaucoup de dégâts aux bases scientifiques Chilienne et Britannique.

En 1992, une augmentation de la sismicité s’est accompagnée de déformation du terrain, et d’un accroissement des températures … marquant une intrusion qui n’a pas débouché sur une éruption. Les éruptions de 1970 ont pu être observées par des scientifiques au cours de l’été austral ; les mesures géothermiques montrent la présence d’un gradient thermique moyen de 360°/km. … ce qui laisse supposer une chambre magmatique à une profondeur de 3 à 4 km.

La caldeira de Deception reste « agitée et à risque ». La caldeira présente des zones d’activité thermale, dont des sources chaudes en bord de plage, avec une eau entre 30 et 70°C, ainsi que des fumerolles de vapeur d’eau et de soufre sur les flancs internes et externes.

Arrivée sur l'entrée de la caldeira, Neptune's Bellows - photo 03.2014 A.Van Eeten

Arrivée sur l'entrée de la caldeira, Neptune's Bellows - photo 03.2014 A.Van Eeten

Deception island - activité au 20° siècle - fissures et failles sous-marines - doc. Antarctica astrobiology

Deception island - activité au 20° siècle - fissures et failles sous-marines - doc. Antarctica astrobiology

Morphologie de l’île Deception.

La grande baie de Port Forster au centre de la caldeira inondée couvre la majorité de l’île, 9 km sur 6. Elle possède une entrée étroite, Neptune’s Bellows ( littéralement le soufflet de Neptune, ou ausssi Forges de Neptune), large de 230 mètres seulement. Raven Rock, un rocher immergé au milieu du goulet sous 2,5 m. d’eau en complique l’accès.

A l’entrée des Forges de Neptune, se trouve Whalers Bay (la baie des baleiniers), bordée de plages de sable volcanique noir.

Deception island - Neptune's Bellows et Sewing-machine Needles - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - Neptune's Bellows et Sewing-machine Needles - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island -  Pete's Pillar à l'entrée de Port Foster - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - Pete's Pillar à l'entrée de Port Foster - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - détail sur les parois internes de la caldeira - photo 03.2014 Antony Van Eeten

D’est en ouest, en faisant le tour de l’île, se suivent les hauteurs du Mont Pond, 539m., puis le point culminant de l’île, sans nom à 576 m. Goddard Hill, avec 332 m est situé au NE de Deception. Deux dorsales, Teleton et Stonethrowridges forment le côté ouest et pour refermer le fer-à-cheval, le Mont Kirkwood, avec 452 m.

La profondeur maximale actuelle de la caldeira est de moins de 200 mètres, résultat de processus sédimentaires post-caldeira.

Deception island - prise de hauteur et vue sur la caldeira et Neptunes's Bellows, derrière le groupe - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Deception island - prise de hauteur et vue sur la caldeira et Neptunes's Bellows, derrière le groupe - photo 03.2014 Antony Van Eeten

Demain, histoire et nature de Deception island

 

Sources:

- Merci à Antony Van Eeten pour son partage de photos

- Global Volcanism Program - Deception island

- Alpes Geo - Un volcan actif de l'Antarctique : Deception island - par Désiré Corneloup - link

- Cambridge Volcanology Group - Deception island

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Suite à l’effondrement de la Maison des Gladiateurs en novembre 2010, le Figaro titrait " La seconde mort de Pompéi ". Depuis trois ans, Pompéi a été le théâtre de nombreux incidents, comme la chute d'un pilier d'une pergola extérieure de la maison de Loreius Tiburtinus en décembre 2011, précédée par de spectaculaires effondrements de pans de murs dans la Maison des Gladiateurs et celle du Moraliste. En septembre 2012, c'est une poutre de soutien du toit en tuiles qui avait cédé dans la fameuse Villa dei Misteri.

"Pompéi, l'histoire tombe en ruines" - article et photo Libération.fr

"Pompéi, l'histoire tombe en ruines" - article et photo Libération.fr

Vidéo Figaro Magazine 2010.

Surveillance insuffisante, dégradations par les touristes, constructions illégales, érosion, Pompéï, victime de l’éruption du Vésuve en l’an 79 puis protégé durant des siècles par ses cendres, va-t-elle voir son histoire tomber en ruines une nouvelle fois ?

Le Grand Projet Pompéï, doté de 105 millions d’euros, dont une partie fournie par l’Union Européenne, doit remédier à l’incurie dont pâtit le site, pourtant classé depuis 1997 au patrimoine mondial de l’Humanité.

Pourtant, il y a de l’argent pour Pompéï : outre les fonds régionaux (toujours en retard) et européens, les recettes fournies par les entrées payées par plus de deux millions de visiteurs annuels « ont alimenté la mafia du béton au détriment de la préservation du site », déclare Mr. A.Orlando, directeur de l’ONG Observatoire du Patrimoine Culturel.

Pompéi, la Villa dei Misteri  - photo Musei Italiani.

Pompéi, la Villa dei Misteri - photo Musei Italiani.

Pompéï avait été placé en 2008 sous la responsabilité de la Protection Civile, organisme en charge des catastrophes naturelles. La nomination du commissaire extraordinaire M.Fiori pour la gestion du site a dépossédé la surintendance et permis de déroger aux procédures des marchés publics. Le parquet de Naples vient d‘inculper le 5 février l’ancien commissaire Fiori pour corruption, abus répétés de pouvoir, fraude, factures gonflées et escroquerie au dépens de l’Etat. En point d’orgue, les travaux lancés en 2010 pour restaurer le théâtre antique de Pompéï pour accueillir des spectacles… en faisant couler du ciment sur les antiques gradins, défigurant ainsi ce lieu pour un coût 400 fois plus élevé que le devis initial. A cela s’ajoutent la construction de hangars en béton, jamais utilisés, ou les galeries encadrant une porte d’entrée, n’ayant jamais servi.

Et c’est sans compter sur la bureaucratie envahissante, la valse des dirigeants, le détournement des fonds affectés à l’entretien au profit d’une politique de promotion de diverses instances !

Pompéi, le Grand théatre - photo Sylvhem 2011.

Pompéi, le Grand théatre - photo Sylvhem 2011.

Herculanum, décoration de maison romaine - photo Antony Van Eeten

Herculanum, décoration de maison romaine - photo Antony Van Eeten

A la différence de ce qui se passe à Herculanum, où grâce au mécénat de David W.Packard, un américain passionné d’archéologie, trois millions de dollars sont investis annuellement depuis 2004, avec expertise et intelligence. La remise en état de canaux souterrains obstrués par les cendres ont permis à cette ville encaissée de ne plus être inondée par les eaux pluviales, et aux vestiges d’être préservés.

Le Grand Projet Pompéï va-t-il résister aux manigances de la Camora ?

 

Sources:

- Médias : Figaro Magazine, Libération,L'Express, Le Monde culturel

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Publié le par Bernard Duyck

Au nord-est de la côte de Taïwan, l’île Kueishantao, aussi connue sous le nom de Guieshan ou Turtle mountain island (nom du à son profil vu de la grande île), fait partie d’un groupe de cinq petites îles volcaniques.

Guieshan island / Taïwan - une large zone d'eau décolorée est preuve de l'activité volcanique sous-marine - photo Chen Minming

Guieshan island / Taïwan - une large zone d'eau décolorée est preuve de l'activité volcanique sous-marine - photo Chen Minming

Constituée de coulées de lave andésitique et de matériaux volcaniclastiques, ce stratovolcan culmine à 401 mètres au-dessus du niveau marin. Sa superficie est de 2.841 km².

Cette île est le volcan situé le plus au sud-ouest le long de l’axe du bassin d’arrière-arc de la Fosse d’Okinawa, qui s’étend du nord-est de Taïwan jusqu’au volcan Unzen, sur l’île japonaise de Kyushu.

Sa dernière éruption date de 1785 selon le GVP… ce qui correspond aux écrits historique datant du temps du roi Qianlong, de la dynastie Qing (1775-1795), dans lesquels il est fait référence à l’ouverture de la montagne Guieshan et à une coulée de lave rouge sang.

Tectonique du bloc Taïwan, impliquant la plaque Eurasienne et la plaque océanique Philipinnes - doc. Angelier 2001

Tectonique du bloc Taïwan, impliquant la plaque Eurasienne et la plaque océanique Philipinnes - doc. Angelier 2001

L’activité actuelle consiste en de vigoureuses fumerolles sous-marines (voir la vidéo ci-dessous) et une décoloration importante des eaux.

Forte décoloration des eaux autour de l'île Guieshan, due aux fumerolles sous-marines - photo eng.taiwan.net.tw

Forte décoloration des eaux autour de l'île Guieshan, due aux fumerolles sous-marines - photo eng.taiwan.net.tw

Les sources chaudes sous-marines témoignent de l'activité volcanique, et sont une justification au tourisme "spécialisé" - Viméo / KaiYun Cheng.

La population locale se composait principalement de pêcheurs, vivant sur une plage de gravier et galets, entourant un lac d’eau douce. Affectée par les tempêtes, cette plage était soumise à des changements de topographie, justifiant le nom de l’île, " une tortue qui remue la queue " .

Ils furent relocalisés en 1977 en raison des difficultés liés à la vie sur l’île. De 1977 à 2000, Guieshan servit de base militaire ; elle est devenue aujourd’hui une zone de réserve naturelle et une destination touristique, régie par de nombreuses restrictions (350 personnes par jour maximum).

"Turtle island" - Guieshan a la forme d'une tortue avec une queue proéminente. - photo Chen Minming

"Turtle island" - Guieshan a la forme d'une tortue avec une queue proéminente. - photo Chen Minming

 Guieshan - le lac d'eau douce et les installations sur la "plage de graviers" à la pointe de l'île.- photo Chen Minming

Guieshan - le lac d'eau douce et les installations sur la "plage de graviers" à la pointe de l'île.- photo Chen Minming

Sources :

- Global Volcanism Program - Kueishantao

- un article en relation : Taïwan Today / Taipei quake sparks eruption of volcano interest - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’activité explosive strombolienne, qui marque le NSEC de l’Etna, en augmentation les 16 et 17 mars, est devenu pratiquement continue. Après de légères fluctuations, le trémor marque une légère tendance à la hausse. Une faible effusion de lave continue d’alimenter les coulées de lave.

Les 20 et 21 mars, des explosions de cendres s’élèvent à plusieurs centaines de mètres au-dessus du cratère sud-est ; elles marquent un léger changement d’activité.

Etna  - webcam thermique Monte Cagliaro - activité strombolienne au sommet du NSEC - au centre de l'image, la coulée active depuis le 17 mars - sur la droite, coulée nourrie entre le 24.02 et le 16.03 - INGV Catania

Etna - webcam thermique Monte Cagliaro - activité strombolienne au sommet du NSEC - au centre de l'image, la coulée active depuis le 17 mars - sur la droite, coulée nourrie entre le 24.02 et le 16.03 - INGV Catania

Etna 21.03.2014 - photo Antonioetna / You reporter.it

Etna 21.03.2014 - photo Antonioetna / You reporter.it

Etna 21.03.2014 - photo Antonioetna / You reporter.it

Etna 21.03.2014 - photo Antonioetna / You reporter.it

Etna 21.03.2014 / 13h57 - webcam Etna touring

Etna 21.03.2014 / 13h57 - webcam Etna touring

Etna - fluctuations du trémor au 21.03.2014 / 16h47 - doc. INGV Catania

Etna - fluctuations du trémor au 21.03.2014 / 16h47 - doc. INGV Catania

Sources:

- webcams INGV, Etna touring, LAVE, RS7

- You reporter - Etna, attivita marzo 2014. - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Les autorités islandaises vont placer divers panneaux autour du volcan Hekla, avertissant d’une éruption possible. Ils seront en islandais et anglais, et comporteront un Q-R code permettant de télécharger une application, et de recevoir un appel d’alerte en cas de début d’éruption. Il est en effet risqué de s’aventurer sur le volcan, car il peut entrer en éruption sans vous laisser le temps d’évacuer la zone : lors des dernières manifestations en 1970, 1980, 1991 et 2000, les scientifiques n’ont eu que 30 à 80 minutes pour émettre un avis d’évacuation. (Iceland Review on line)

l'Hekla en éruption en 2000 - photo Sigurson Sidrasson / IMO

l'Hekla en éruption en 2000 - photo Sigurson Sidrasson / IMO

Selon le site mbl.is, il y aurait aujourd’hui plus de magma dans la chambre magmatique de l’Hekla qu’avant sa dernière éruption, et ce depuis 2006. La chambre magmatique est située à 10-20 km. de profondeur, et une inflation du volcan ne peut être remarquée clairement en surface, mais seulement par le réseau GPS de l’IMO / Univ. Islande Dpt Géologie. Une possible éruption dépend de la fraction mobile du magma dans la chambre magmatique. Le risque est présent, et le temps de latence pour émettre un avis de danger est court ! (mbl.is/ Páll Einarsson, professor in geophysics at University of Iceland)

Nishino-shima 14.03.2014 - activité strombolienne aux deux cônes - photo Mochizuki Ryo / You Tube

Nishino-shima 14.03.2014 - activité strombolienne aux deux cônes - photo Mochizuki Ryo / You Tube

Dans les îles Ogasawara, le volcan Nishino-shima présente toujours de l’activité strombolienne. Une vidéo sur You tube prise d’un navire de croisière révèle une île surmontée d’un panache important et entourée de vapeur, due à la lave entrant en mer et /ou à des retombées d’activité strombolienne, bien visible de nuit. L’auteur de la vidéo signale aussi une large zone d’eau décolorée.

Le Dukono, sur l’île d’Halmahera / archipel des Moluques présente toujours une activité explosive, de type strombolien, marquée le 18 mars, par un panache de cendres montant à 2.400 mètres avant de s’étendre vers le SO sur 80 miles nautiques. (VAAC Darwin / via Volcanodiscovery)

 

Sur l’île de Java, le Slamet, en alerte 2 et interdit d’accès, présente une activité caractérisée par de petites explosions. Le guide Volcanodiscovery, Andy, signale que les explosions sont visibles du village de Blambangan, mais qu’en raison de l’interdiction, le dôme n’est pas visible. 

Slamet / Java - 14.03.2014 - photo Andy (guide Volcanodiscovery)

Slamet / Java - 14.03.2014 - photo Andy (guide Volcanodiscovery)

Au Mexique, le Fuego de Colima présente des explosions intermittentes, dont le nombre atteint la centaine par jour. La plupart des explosions sont de nature phréatique, accompagnées d’un panache blanc. Une extrusion de lave s’accompagne d’avalanches de blocs incandescents, visibles de nuit. (Diario de Colima)

Fuego de Colima - 16.03.2014  -  J.Carlos Gavilanes Ruiz

Fuego de Colima - 16.03.2014 - J.Carlos Gavilanes Ruiz

Colima - activité sommitale , projections et avalanche de blocs incandescents - 09.03.2014 / 22h27 - photo Tapiro Foto

Colima - activité sommitale , projections et avalanche de blocs incandescents - 09.03.2014 / 22h27 - photo Tapiro Foto

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Publié le par Bernard Duyck
Sinabung - 12.03.2014 / 15h01 LT - état de la progression de la langue de lave - photo Oom Endro Lewa

Sinabung - 12.03.2014 / 15h01 LT - état de la progression de la langue de lave - photo Oom Endro Lewa

Un point sur l’évolution de l’éruption du Sinabung a été fait dans le dernier rapport détaillé du VSI en date du 17 mars 2014, pour la période du 8 au 15.03.

Au niveau sismicité, l’amplitude du trémor varie entre 6 et 48 mm, avec une dominante dans la zone 18-23 mm. Trente-sept séismes volcanique (VA) ont été enregistrés entre le 8 et le 15 mars, et les séismes hybrides liés à la fracturation et aux mouvements magmatiques ont disparu … Les variations du flux de SO2, entre 300 et 598 tonnes par jour indique une poursuite de l’approvisionnement en magma : l’intrusion se poursuit sans fracturation.

Diagramme de sismicité du Sinabung au 13.03.2014 - doc. VSI

Diagramme de sismicité du Sinabung au 13.03.2014 - doc. VSI

Sinabung - émissions de gaz au 13.03.2014 - en haut, "Kubah lava" signale le d$ome de lave - "Letusan" : éruption - la température des sources chaudes (Suhu air panas) reste constanteà en légère augmentation - doc. VSI

Sinabung - émissions de gaz au 13.03.2014 - en haut, "Kubah lava" signale le d$ome de lave - "Letusan" : éruption - la température des sources chaudes (Suhu air panas) reste constanteà en légère augmentation - doc. VSI

L’instabilité du dôme de lave / langue de lave est en augmentation, traduite par les séismes liés aux avalanches de blocs (Guguran), avec une moyenne de 223 par jour.

L’observation visuelle montre que la progression du front de la langue de lave est toujours d’actualité ; le 13 mars, elle s’étendait sur 2.421 mètres depuis le sommet.

Sinabung - progression de la langue de lave - photo et annotations VSI

Sinabung - progression de la langue de lave - photo et annotations VSI

Source : VSI Badan Geologi / rapport évolution du Sinabung entre les 8 et 15 mars 2014.

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