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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

 

Ce 19 mars débute en Italie l’année Giuseppe Mercalli … diverses cérémonies commémoreront le centenaire de sa mort.

Sismologue, volcanologue et homme d’église, Mercalli est connu pour avoir développé une échelle d’intensité des séismes, portant son nom, et un système de classification des éruptions volcaniques.

Célébration du centenaire de la mort de G.Mercalli

Né en 1850 à Milan, Mercalli y fait ses études. L’abbé Stoppani lui enseigne la géologie. Il commence à enseigner à Monza, puis à Reggio di Calabria (1885) et à partir de 1892, à Naples. Il succède à Matteucci comme directeur de l’Observatoire du Vésuve, en 1911. Il consacre le reste de sa vie à l’étude de ce volcan.

Il décède mystérieusement en 1914, brûlé dans l’incendie de son appartement.

Sa contribution la plus substantielle reste son travail sur l’échelle d’intensité sismique.

Giuseppe Mercalli au Vésuve - photo Saiko / wikipédia

Giuseppe Mercalli au Vésuve - photo Saiko / wikipédia

Bien que certains sismographes soient disponibles, la plus grande part des informations de Mercalli vient de ses observations personnelles des dégâts causés par les tremblements de terre.

Il développe d’abord une échelle d’intensité (subjective) à six degrés, mais réalise rapidement qu’elle manque de précision. En 1902, il modifie l’échelle à dix degrés de Rossi-Forel, en lui ajoutant une description détaillée de chaque degré. Cette nouvelle échelle fait l’unanimité parmi les scientifiques de l’époque. D’autres sismologues poursuivront ce travail : Cancani la porte à 12 degrés, et Sieberg reprécise les descriptions, mais l’échelle continuera à porter le nom de Mercalli.

Giuseppe Mercalli catalogue aussi les séismes Italiens, dans son ouvrage "  I vulcani e fénomeni vulcanici in Italia " … il estime que "  pour comprendre un séisme, il faut connaitre l’histoire sismique régionale ".

Sa réputation de sismologue le fait voyager en Espagne en 1884, où il examine les suites du séisme d’Andalousie. En 1887, il est le principal investigateur du séisme sur la côte Ligure, entre Menton / France et Imperia / Italie. Cette importante catastrophe a causé plus de 600 décès, des centaines de blessés et des destructions importantes dans les villages de l’arrière-pays.

Mercalli a également longuement étudié l’activité volcanique et publié " I vulcani attiviti delle Terra ", un catalogue des volcans du monde, où il développe une échelle pour en comparer les éruptions.

Giuseppe Mercalli 1850-1914 - photo via Twitter

Giuseppe Mercalli 1850-1914 - photo via Twitter

Sources :

- INGV - Anno Mercalliano, “I luoghi di Mercalli”.

- Pennsylvania State University – Mercalli

- CNRS - Le séisme de 1887 sur la côte Ligure interprété

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Publié le par Bernard Duyck

Depuis 1985, dans un taillis ombragé qui fait face à la bibliothèque de la Faculté de Droit de l’Université de Liège, un livre ouvert aux couleurs bleu et blanc nous offre une vision du monde selon Alechinsky.

"Album et Bleu" - une oeuvre d'Alechinsky au Musée en plein air du Sart Tilman / Université de Liège - photo Nadine Govers

"Album et Bleu" - une oeuvre d'Alechinsky au Musée en plein air du Sart Tilman / Université de Liège - photo Nadine Govers

" Album et bleu " … deux panneaux de béton verticaux, illustrés de 48 dalles de lave émaillée, nous restituent les formes et les thèmes explorés par le peintre depuis cinquante ans : des thèmes telluriques (dont des volcans en éruption), des orbites de planète, des végétaux en spirales, des images d’une Wallonie de légende (avec le Lion de Waterloo, ou le Gille de Binche). Comme dans une fable morale, l’histoire se termine, en bas à droite, par un crâne … souviens-toi que tu es mortel !

Symétrique dans la disposition de ses deux "pages", l'oeuvre se déploie aussi dans un jeu de miroirs très élaboré. Au Moyen Âge, le "miroir" (speculum) désignait une sorte d'encyclopédie reflétant le monde ou l'idéal même du lecteur.

"Album et Bleu" de Pierre Alechinsky : détail d'un panneau de lave émaillée à thème tellurique. - photo  Musée en Plein Air du Sart-Tilman .

"Album et Bleu" de Pierre Alechinsky : détail d'un panneau de lave émaillée à thème tellurique. - photo Musée en Plein Air du Sart-Tilman .

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - l'histoire se termine en bas à droite sur un "memento mori" - photo  Musée en Plein Air du Sart-Tilman

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - l'histoire se termine en bas à droite sur un "memento mori" - photo Musée en Plein Air du Sart-Tilman

Sur une dalle, l’œuvre est signée deux fois … lisiblement et en miroir, comme une double page, répétant la disposition des murs de béton et lave émaillée.

Les couleurs de m’œuvre – album (blanc en latin) et bleu – résultent d’un choix délibéré, et non d’une contrainte technique, comme une allusion aux pavés de Delft, aux azulejos Portugais, ou simplement à la céramique populaire. (d’après Jean Housen et Yves Randaxhe)

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - panneau de lave émaillée signant et datant l'oeuvre - photo  Musée en Plein Air du Sart-Tilman

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - panneau de lave émaillée signant et datant l'oeuvre - photo Musée en Plein Air du Sart-Tilman

Pierre Alechinsky, né en 1927 à Bruxelles, est un peintre et graveur, réunissant dans son œuvre expressionnisme et surréalisme. Gaucher contrarié, selon les modes de l’époque, les éducateurs lui laisseront sa main gauche pour les travaux de moindre importance … le dessin.

De 1944 à 1948, il étudie l’illustration de livre, la typographie, les techniques de l’imprimerie et la photographie, à l’Ecole nationale supérieure d’Architecture et des Arts visuels de La Cambre, dans la capitale Belge. Il découvre durant ces années-là l’œuvre des surréalistes.

Il devient un acteur majeur du monde artistique Belge d’après-guerre, et cofonde les Ateliers du Marais. Il adhère en 1949 au mouvement CoBrA, qui regroupe des artistes issus de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. CoBrA prône un retour à un art plus provocant, audacieux.

Il va abandonner progressivement l’huile au profit de matériaux qui lui permettent d’exprimer un style fluide, comme l’encre. Fasciné par la calligraphie orientale, il effectue plusieurs voyages en Extrême-Orient. De séjours à New York, dans les années 60, il découvre la peinture acrylique, à laquelle il est initié par Wallace Ting. Il inaugure à Central Park « la peinture à remarques marginales », où à l’instar de la bande dessinée, l’image centrale est entourée sur tous les côtés d’une série de vignettes complétant le tableau.

Parmi sa production, j’ai épinglé quelques gravure et lithographie représentant "le volcan en éruption".
 

"Bouche à feu". Gravure originale en couleurs, Alechinsky 1994, très belle épreuve signée, datée, numérotée et titrée d'un tirage à 60 exemplaires (50 + X). Cette gravure est imprimée sur un papier manuscrit teinté du XVIII siècle. Dimensions du papier : 31.5 X 22 cm. Dimensions de la gravure : 22.5 X 16 cm - Doc. Galerie Michel Fillion.

"Bouche à feu". Gravure originale en couleurs, Alechinsky 1994, très belle épreuve signée, datée, numérotée et titrée d'un tirage à 60 exemplaires (50 + X). Cette gravure est imprimée sur un papier manuscrit teinté du XVIII siècle. Dimensions du papier : 31.5 X 22 cm. Dimensions de la gravure : 22.5 X 16 cm - Doc. Galerie Michel Fillion.

"Dernier en date". Lithographie originale en couleurs, Alechinsky 1996, très belle épreuve imprimée sur papier Arches, signée, datée, titrée et numérotée d'un tirage à 90 exemplaires. Dimensions : 67 X 50 cm. - Doc. Galerie Michel Fillion.

"Dernier en date". Lithographie originale en couleurs, Alechinsky 1996, très belle épreuve imprimée sur papier Arches, signée, datée, titrée et numérotée d'un tirage à 90 exemplaires. Dimensions : 67 X 50 cm. - Doc. Galerie Michel Fillion.

Sources :

- Le Musée en plien air du Sart Tilman / ULg / Pierre Alechinsky - link

- Alechinsky et l'art contemporain entrent au Musée Granet - link

- Galerie Michel Fillion - Alechinsky : oeuvres, biographie - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Utilisée depuis plus d’un siècle, la lave émaillée va être d'abord employée pour la signalétique des plaques de rue, des échelles d’étiage, pour certaines sorties de métro à Paris (Porte de la Chapelle), pour les bornes d’angles à quatre faces de Michelin sur les routes de France, ou des tables d’orientation éditées par le Touring club.

Aujourd’hui, ce magnifique produit est utilisé pour des plans de travail pour les cuisines, des revêtements muraux, des panneaux décoratifs ou des bibelots d’art.

Jules Jollivet (1794-1871) Panneau décoratif "La Trinité" - Peinture sur lave émaillée - 110 x 240 cm environ Paris, église Saint-Vincent-de-Paul  - Photo : Didier Rykner

Jules Jollivet (1794-1871) Panneau décoratif "La Trinité" - Peinture sur lave émaillée - 110 x 240 cm environ Paris, église Saint-Vincent-de-Paul - Photo : Didier Rykner

Table d'orientation à Ajaccio "La ville Génoise"  - photo agence Méliades.

Table d'orientation à Ajaccio "La ville Génoise" - photo agence Méliades.

Borne quadrangulaire Michelin, alliant information et publicité - photo Forum auto

Borne quadrangulaire Michelin, alliant information et publicité - photo Forum auto

La réalisation des plaques :

Des tranches de lave, le plus souvent de la lave de Volvic, une trachy-andésite, sont calibrées en épaisseur et débitées au format voulu (outil diamanté refroidi par eau). Après un surfaçage pour lisser les traces de sciage et chanfreinage des arêtes, les imperfections de la pierre sont engobées à la spatule avec un mélange de silice, d’argile et de feldspath. Une fois sèche, la plaque est poncée au bouchon de liège et cuite aux environs de 980°C.

Le dessin est posé à la mine graphite, et les émaux, principalement à base d’oxydes de fer et dérivés, appliqués au pinceau de martre. Le tout est vitrifié entre 940 et 960°C. Un éventuel passage supplémentaire au four se fait en cas de dorure au pinceau, recuite vers 700°C. La lave est la seule pierre supportant ces cuissons répétées.

La surface de l’émail présente un faïençage, des craquelures qui s’expliquent par un coefficient de dilatation de l’émail supérieur à celui de la lave ; au refroidissement, la différence de rétraction entraîne l’apparition de ce phénomène de microfissuration.

L'émaillage des plaques de lave - Extrait de la “revue mensuelle officielle de l’automobile-club-ardennais”, numéro 11 de novembre 1935.

L'émaillage des plaques de lave - Extrait de la “revue mensuelle officielle de l’automobile-club-ardennais”, numéro 11 de novembre 1935.

Plaque signalétique de lave émaillée, sur support de béton - A6 Darvault / Société autoroute Paris-Lyon

Plaque signalétique de lave émaillée, sur support de béton - A6 Darvault / Société autoroute Paris-Lyon

Ses caractéristiques permettent de réaliser un produit d’une qualité incomparable. L’aspect naturel de la lave donne aux visuels un rendu unique, une brillance et une profondeur des couleurs exceptionnelles. La pérennité du produit lui vient de son insensibilité au chaud, au froid, à l’air salin et à l’érosion éolienne par les vents de sable, et d’une résistance forte aux agressions, rayures, poinçonnement, ou graffitis (qui peuvent être enlevés au karcher, ou avec de l’acétone)

Seul bémol, compensé par la longévité du produit, son prix avoisinne les 3.000 € ht/m².

Sources :

- Histoire du panneau Michelin - link

- Ce qu'il faut savoir sur la lave émaillée - link

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Publié le par Bernard Duyck
Olympus Mons - vu par Viking I Orbiter / 22.06.1978

Olympus Mons - vu par Viking I Orbiter / 22.06.1978

Situé au nord-ouest de la chaîne volcanique Tharsis, Olympus Mons, le plus grand volcan martien et le plus grand de tous les volcans connus dans le système solaire, a des mensurations affolantes :

Il culmine à 21.229 mètres au-dessus du niveau de référence martien, selon les dernières mesures à l’altimètre laser de Mars Global Surveyor  (MOLA) – des mesures antérieures donnent des altitudes supérieures, mais fondées sur un niveau de référence maintenant revu – son diamètre est de 624 km. ; il est bordé par une grande escarpe de 6.000 mètres de hauteur. Malgré ses dimensions impressionnantes, ses pentes ne dépassent pas 5-10° d’inclinaison … ce volcan-bouclier est donc très étendu ; sa superficie avoisine les 500.000 km² … comparé à la taille de la France, Olympus Mons recouvre la majorité du territoire.

Taille comparative entre Olympus Mons et la France métropolitaine, à gauche - Grandeur et masse comparées entre Olympus Mons, Hawaii et le Mont Everest (rapport hauteur/longuer est de un sur dix) - un clic sur l'image pour l'agrandir.Taille comparative entre Olympus Mons et la France métropolitaine, à gauche - Grandeur et masse comparées entre Olympus Mons, Hawaii et le Mont Everest (rapport hauteur/longuer est de un sur dix) - un clic sur l'image pour l'agrandir.

Taille comparative entre Olympus Mons et la France métropolitaine, à gauche - Grandeur et masse comparées entre Olympus Mons, Hawaii et le Mont Everest (rapport hauteur/longuer est de un sur dix) - un clic sur l'image pour l'agrandir.

Sa caldeira sommitale est large d’environ 80 km sur 60, pour une profondeur de 2.000 à 3.500 mètres. Six caldeira /cratères s’y sont formées sur une période courte, il y a 400 à 150 Ma. et se recouvrent partiellement.

La plus grande et la plus âgée semble s’être formée au départ d’un lac de lave unique. La taille de cette caldeira reflète la dimension de la chambre magmatique sous-jacente, estimée se positionner à 32 km. sous le plancher de la caldeira. Chaque caldeira, et chaque effondrement correspond à une phase d’activité du volcan.

Sur ses flancs, on remarque la présence de quelques cratères d’impact.

Reconstruction d'Olympus Mons sur base de données du MOLA  - doc.Brian Russo.

Reconstruction d'Olympus Mons sur base de données du MOLA - doc.Brian Russo.

Olympus Mons caldera  -  ESA / DLR-FU Berlin

Olympus Mons caldera - ESA / DLR-FU Berlin

Caldeiras sommitales d'Olympus Mons -  et âge de leurs formations en Ma - Doc. Robbins & al. 2011

Caldeiras sommitales d'Olympus Mons - et âge de leurs formations en Ma - Doc. Robbins & al. 2011

Une large dépression annulaire (un fossé) de 2.000 mètres de profondeur entoure la base d’Olympus Mons, vraisemblablement en relation avec l’énorme poids de la masse volcanique faisant pression sur la croûte de Mars. Cette dépression est plus profonde au nord-ouest qu’au sud-est.

Carte topographique en couleur d'Olympus Mons, de la dépression annulaire et des terrains environnants - doc. NASA / JPL-Caltech / Arizona State University

Carte topographique en couleur d'Olympus Mons, de la dépression annulaire et des terrains environnants - doc. NASA / JPL-Caltech / Arizona State University

La différence principale entre les volcans de Mars et les volcans terrestres vient de leur taille, dix à cent fois plus grande. Deux raisons à cela : - sur terre, les points chauds sont stationnaires, et les plaques tectoniques bougent par-dessus, formant un chapelet de volcans. Sur Mars, la croûte reste stationnaire, et le volume total de lave n’est pas réparti entre différentes structures, mais peut s’empiler et former un volcan gigantesque. – une gravité de surface plus basse sur Mars permet aux coulées de lave martienne, formatrices du bouclier, une expansion plus longue.

 

Sources:

- Nasa / JPL-Caltech / Arizona State University

- Nature -  Recent and episodic volcanic and glacial activity on Mars revealed by the High Resolution Stereo Camera - G. Neukum, R. Jaumann, H. Hoffmann, E. Hauber, J. W. Head, A. T. Basilevsky, B. A. Ivanov, S. C. Werner, S. van Gasselt, J. B. Murray, T. McCord et l'équipe de l'expérience High Resolution Stereo Camera de la mission Mars Express.

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Publié le par Bernard Duyck
Details on the volcanic Tharsis Province : Olympus Mons and the Tharsis volcanic chain , NE-SW oriented - doc.Mars Orbiter Laser Altimeter data , on board Mars Global Surveyor. / Nasa

Details on the volcanic Tharsis Province : Olympus Mons and the Tharsis volcanic chain , NE-SW oriented - doc.Mars Orbiter Laser Altimeter data , on board Mars Global Surveyor. / Nasa


Pavonis Mons, " the mountain of the Peacock" , occupies a central position in the Tharsis chain. This shield volcano with gentle slopes - average inclination of 4° - is built almost exclusively of lava flows. Its large caldera is circular, with a diameter of 100 km. approximately, with a second smaller crater inside . It peaks at 14,058 meters.

Pavonis Mons - 04.2010 Photo Nasa Goddard Space Flight Center

Pavonis Mons - 04.2010 Photo Nasa Goddard Space Flight Center

These gentle slopes , his appearance in depressed dome, and what is considered as important lava tunnels , Pavonis Mons suggest that was formed by lava of low viscosity.

The southwest flank of the volcano is covered with lava tunnels drilled numerous skylights / alcoves . The longest continuous tunnel extends 59 km. and its width ranges between 280 and 1900 meters.

Pavonis Mons - Lava tubes in perspective - doc . March DLR / ESA 's Mars Express

Pavonis Mons - Lava tubes in perspective - doc . March DLR / ESA 's Mars Express

An alcove / skylight on a lava tunnel of Pavonis Mons - NASA / THEMIS image from the Mars Odyssey orbiter

An alcove / skylight on a lava tunnel of Pavonis Mons - NASA / THEMIS image from the Mars Odyssey orbiter

This volcano is formed in the Hesperian , there are more than 3.56 Ga.

The age of the floor of his double caldera corresponds to 370 Ma for the largest and only 80 Ma for the smallest to the south, while that the most recent land on its flanks were dated around 64 Ma, the recent Amazonian .

Model of the Martian chronology -doc . W , Hartmann & G.Neukum 2001

Model of the Martian chronology -doc . W , Hartmann & G.Neukum 2001

Ascraeus Mons , discovered by Mariner 9 in 1971 , rising to 18,225 meters for ground dimensions of 375 x 870 km . Its slopes have an average angle of 7 ° . Its summit caldera is complex compared to other volcanoes of the Tharsis chain; she is formed of at least six coalescing calderas , which makes difficult the dating of his formation

Ascraeus Mons - photo Mars Global Surveyor. - NASA photojournal

Ascraeus Mons - photo Mars Global Surveyor. - NASA photojournal

The flanks of the volcano have a look " wrinkled " due to the presence of numerous structures in terraces concentric to the top. They are spaced of 30 to 50 km. , long more than 100 km, have a radial width of 30 km and a height of 3 km. They are not continuous , and may overlap.

They are considered as the expression in surface of thrust faults on the flanks, resulting from inflation cycles / deflation of the magma chamber , a gravitational sagging or a bending of the lithosphere under the weight of the volcano.

Ascraeus Mons terraces flank - Photo NASA / JPL Caltech / Arizona State University

Ascraeus Mons terraces flank - Photo NASA / JPL Caltech / Arizona State University

Vents located at the NE and SW of the volcano are the source of great aprons of lava that buried portions near the main structure and spread over 100 km. within the surrounding plains . The SW-NE orientation of these aprons follows the general direction of the Tharsis chain , suggesting a major crack or a responsible rift. The lava plains to the NE contain two pit craters , 180 and 310 m wide, generated by collapse of a dyke or a lava tunnel .

The formation of Ascraeus started there 3.6 Ga and its activity lasted until about 100 Ma. Some units on the flanks appear younger , between 50 and 100 Ma.

Sources :

- Evolution of the Tharsis volcanic Province - by Sean C.Solomon - MIT - link

- ESA - Space sciences - Lava flows in Daedalia Planum - link

- Volcanic activity on Mars - link

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Publié le par Bernard Duyck
Détail sur la Province volcanique Tharsis : Olympus Mons et la chaîne volcanique Tharsis, axée NE-SO -  doc.Mars Orbiter Laser Altimeter data, à bord de Mars Global Surveyor. / Nasa

Détail sur la Province volcanique Tharsis : Olympus Mons et la chaîne volcanique Tharsis, axée NE-SO - doc.Mars Orbiter Laser Altimeter data, à bord de Mars Global Surveyor. / Nasa

Pavonis Mons, "la montagne du Paon", occupe une position centrale dans la chaîne Tharsis. Ce volcan-bouclier aux pentes douces – inclinaison moyennede 4° - est construit presque exclusivement de coulées de lave. Sa grande caldeira est circulaire, d’un diamètre de 100 km. environ, avec un second cratère plus petit à l’intérieur. Il culmine à 14.058 mètres.

Pavonis Mons - 04.2010 photo Nasa Goddard Space Flight Center

Pavonis Mons - 04.2010 photo Nasa Goddard Space Flight Center

Ces pentes douces, son apparence de dôme déprimé, et ce qu’on considère comme des tunnels de lave importants, suggèrent que Pavonis Mons a été formé par des laves de basse viscosité.

Le flanc sud-ouest du volcan est parcouru de tunnels de lave percé de nombreux skylights / alcoves. Le plus long tunnel continu s’étend sur 59 km. et sa largeur s’échelonne entre 280 et 1900 mètres.

Pavonis Mons - tunnels de lave en perspective - doc. DLR Mars /  ESA's Mars Express

Pavonis Mons - tunnels de lave en perspective - doc. DLR Mars / ESA's Mars Express

Une alcove / skylight sur un tunnel de lave de Pavonis Mons - Nasa / THEMIS image from the Mars Odyssey orbiter

Une alcove / skylight sur un tunnel de lave de Pavonis Mons - Nasa / THEMIS image from the Mars Odyssey orbiter

Ce volcan se serait formé à l'Hespérien, il y a plus de 3,56 Ga ; l'âge du plancher de sa double caldeira correspondrait à 370 Ma pour la plus grande et seulement 80 Ma pour la plus petite, au sud, tandis que les terrains les plus récents sur ses flancs ont été datés autour de 64 Ma, à l'Amazonien récent.

Modèle de la chronologie martienne- doc. W;Hartmann & G.Neukum 2001

Modèle de la chronologie martienne- doc. W;Hartmann & G.Neukum 2001

Ascraeus Mons, découvert par Mariner 9 en 1971 , culmine à 18.225 mètres pour des dimensions au sol de 375 x 870 km. Ses pentes ont un angle moyen de 7°. Sa caldeira sommitale est complexe comparée aux autres volcans de la chaîne Tharsis ; elle est formée d’au moins six caldeiras coalescentes, ce qui rend la datation de sa formation difficile.

Ascraeus Mons - photo  Mars Global Surveyor. - Nasa photojournal

Ascraeus Mons - photo Mars Global Surveyor. - Nasa photojournal

Les flancs du volcan ont un aspect "  froissé " dû à la présence de nombreuses structures en terrasses, concentriques au sommet. Elles sont espacées de 30 à 50 km., longues de plus de 100 km, ont une largeur radiale de 30 km et une hauteur de 3 km. Elles ne sont pas continues, et peuvent se chevaucher. Elles sont considérées comme l’expression en surface de failles de compression sur les flancs, résultant de cycles inflation/déflation de la chambre magmatique, d’un affaissement gravitationnel ou de la flexion de la lithosphère sous le poids du volcan.

Ascraeus Mons: terrasses de flanc - photo Nasa / JPL Caltech / Arizona State University

Ascraeus Mons: terrasses de flanc - photo Nasa / JPL Caltech / Arizona State University

Des évents localisés au NE et SO du volcan sont la source de grands tabliers de lave, qui ont enterré des parties proches de la structure principale et se sont étendus sur plus de 100 km. au sein des plaines environnantes. L’orientation SO-NE de ces tabliers suit l’orientation générale de la chaîne Tharsis, suggérant une fissure majeure ou un rift responsable. Les plaines de lave au NE contiennent deux pit craters, de 180 et 310 m de large, générés par effondrement d’un dyke ou d’un tunnel de lave.

La formation d’Ascraeus a débutée il y a 3,6 Ga  et son activité a duré jusqu’à environ 100 Ma. Certaines unités sur les flancs apparaissent plus jeunes, entre 50 et 100 Ma.

Sources :

- Evolution of the Tharsis volcanic Province - by Sean C.Solomon - MIT - link

- ESA - Space sciences - Lava flows in Daedalia Planum - link

- Volcanic activity on Mars - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La Province volcanique Tharsis couvre une zone correspondant à 25% de la surface martienne, d’un diamètre de 8.000 km environ. Elle est caractérisée par un volcanisme extensif et de l’activité tectonique.

Diverses hypothèses pour sa formation et son évolution :

- Un soulèvement de la lithosphère, causé dans le manteau ou la croûte de Mars par une anomalie thermique, chimique, ou dynamique, aurait conduit à une fracturation de la lithosphère et plus tard à la mise en place du volcanisme, et de volcans-boucliers géants.

- La topographie de la Province Tharsis pourrait avoir été produite par construction, plutôt que par soulèvement dans une autre hypothèse. Une lithosphère élastique et hétérogène a été sujette à fracturation, et à un volcanisme concentré sur cette zone.

Quoiqu’il en soit, le volcanisme y a été actif jusqu’il y a 100 à 250 Ma, ce qui est récent sur l’échelle géologique de la planète, estimée à 4,6 milliards d’années.

La Province volcanique Tharsis / MARS  - doc. ESA / DLR / FU Berlin (G. Neukum) - Original image data by NASA

La Province volcanique Tharsis / MARS - doc. ESA / DLR / FU Berlin (G. Neukum) - Original image data by NASA

Les monts Tharsis forment une chaîne de volcans, situés sur le renflement de Tharsis. Les trois principaux sommet des Monts Tharsis sont Acraeus Mons, 18.225 m., Pavonis Mons, 14.058 m. et Arsia Mons, 17.761 m.

Ascraeus Mons est le second sommet le plus élevé de Mars, après Olympus Mons, le volcan de tous les superlatifs, avec 21.229 m., situé au nord-ouest des Monts Tharsis.

Partout la densité élevée des volcans correspond à une composition basaltique, en concordance avec celle des météorites martiennes tombées sur Terre. De nouvelles données révèlent une changement de densité au cours de l’édification des volcans de la chaîne. Au début, on a affaire à de la lave andésitique, plus légère, et liée à la présence d’eau, puis à de la lave basaltique, plus lourde.

L’âge des volcans va d’Arsia Mons, le plus vieux, à Pavonis Mons et finallement à Acraeus Mons, le plus jeune. (M.Beuthe / Observatoire Royal de Belgique/ Journal of Geophysical Research)

Les Monts Tharsis, le 22 février 1980. De bas en haut, les monts Arsia, Pavonis et Ascraeus - Image reconstituée à partie d'une mozaïque d'images capturées par la sonde Viking I.

Les Monts Tharsis, le 22 février 1980. De bas en haut, les monts Arsia, Pavonis et Ascraeus - Image reconstituée à partie d'une mozaïque d'images capturées par la sonde Viking I.

Arsia Mons - photo NASA - JPL-Caltech - Arizona State University

Arsia Mons - photo NASA - JPL-Caltech - Arizona State University

Vue en perspective d'Arsia Mons - doc. reconstitué par combinaison d'images de la sonde Viking et de données d'élévation / Planetary remote sensing, Martian landscapes.

Vue en perspective d'Arsia Mons - doc. reconstitué par combinaison d'images de la sonde Viking et de données d'élévation / Planetary remote sensing, Martian landscapes.

Arsia Mons est un volcan-bouclier important : 460 km de large, avec une caldeira de 110 km. de diamètre, surplombant le renflement de Tharsis de 9 à 11.000 mètres.  Il culmine à 17.761 mètres, par rapport au niveau de référence martien. Ses flancs présentent une inclinaison moyenne de 5°, avec des lobes latéraux inclinés de 1 à 4°.

Topographie des coulées dans Daedalia Planum - Doc ESA - http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Mars_Express/Lava_flows_in_Daedalia_Planum

Topographie des coulées dans Daedalia Planum - Doc ESA - http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Mars_Express/Lava_flows_in_Daedalia_Planum

Ses coulées sont à la même échelle : une publication de l’ESA concernant des images prises par la sonde Mars express le 28 novembre 2013 révèle l’existence de deux coulées distinctes qui ont inondé de lave une zone de Daedalia Planum, à environ 1.000 km. au sud-est du volcan.

Daedalia Planum, une plaine au SE d'Arsia Mons - doc. ESA

Daedalia Planum, une plaine au SE d'Arsia Mons - doc. ESA

Daedalia Planum et coulées en perspective - doc. ESA

Daedalia Planum et coulées en perspective - doc. ESA

Ces coulées sont d’âge différents, comme le montre les cratères d’impacts. La plus ancienne, fracturée, contient plus de cratères d’impact, et plus grands que la plus jeune. La coulée la plus récente présente diverses caractéristiques, dont des dorsales de pression (pressure ridges)  et un chenal de lave. Une coulée plus ancienne présente dans sa partie basse une surface plus douce, due à l’accumulation de sédiments. Des cratères d’impacts montrent des signes de modification, dont le plus grand non affecté par la coulée de lave, mais dont les éjectas formés durant l’impact sont partiellement recouverts de lave.

 

Sources :

- Evolution of the Tharsis volcanic Province - by Sean C.Solomon - MIT - link

- ESA - Space sciences - Lava flows in Daedalia Planum - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Volcans de Java :

- Le VSI a élevé le niveau d’alerte du volcan Slamet à 2 / waspada, le 10 mars, suite à une augmentation de la sismicité : depuis le 8 mars, 441 séismes mineurs et 9 séismes volcaniques ont été enregistrés. Une série d'explosions ont produit un panache montant à 800-1.000 m. au dessus du sommet, selon Volcanodiscovery. L'explosion initiale a eu lieu le 10 mai à 20h06, et a fait trembler les vitres de l'observatoire.Un risque potentiel existe selon les volcanologues pour cinq sub-districts : Banyumas, Brebes, Pembalang, Purbalingga et Tegal. Les routes de randonnée sur le volcan ont été fermées

Sources:

- VSI - Badan Geologi

- Jakarta Gloge 11.03.2014 - link

2014.03.10 Slamet - photo ShushuMilkshake / via Twitter - pic.twitter.com/cf82aXdhZG

2014.03.10 Slamet - photo ShushuMilkshake / via Twitter - pic.twitter.com/cf82aXdhZG

- Le Merapi a présenté une émission de cendres le 10 mars vers 6h54, montant en panache à 1500 mètres au-dessus du cratère.

Mr Subandriyo, du BPPTKG de Yogjakarta, relie cet évènement au séisme tectonique de M 5,4 survenu dimanche à 115 km au SE de Malang / Java Est. (interview sur Jakarta Post)

Cette décharge de cendres est un phénomène régulièrement observé depuis l’éruption du Mérapi en 2010, et ne constitue pas un signe d’augmentation d’activité.

Source :

Jakarta Post - link

- Le niveau d’alerte du Kelud a été ramené à 2 / waspada le 28.02.2014.

2014.03.10 Merapi - ash venting - doc. BPPTKG

2014.03.10 Merapi - ash venting - doc. BPPTKG

Au Mexique, le Colima a été l’objet d’une surveillance aérienne, après un panache émis à 4,6 km de hauteur le 28 février dernier (VAAC Washington) et cinq émissions le 1° mars. Le rapport de la Proteccion Civil Jalisco Uepcbj ne rapporte aucun changement significatif dans la partie supérieure du volcan, mais une extrusion de lave, lente et continue, entraîne des glissements de terrain sur les flancs ouest et sud.

De l’activité strombolienne est signalée par le photographe Tapiro le 9 mars en soirée.

 Colima - cratère sommital et dôme le 28.02.2014 - photo Ptroteccion Civil de Jalisco

Colima - cratère sommital et dôme le 28.02.2014 - photo Ptroteccion Civil de Jalisco

Colima - 09.03.2014 / 22h27 - activité strombolienne se reflétant sur les nuages - photo Tapiro foto

Colima - 09.03.2014 / 22h27 - activité strombolienne se reflétant sur les nuages - photo Tapiro foto

En Equateur, le volcan Tungurahua présente toujours une activité qualifiée de modérée par l’IGEPN. Le 9 mars, on a pu observer un panache de cendres et gaz montant à moins de 1.000 m. avant de se disperser vers le NO.

Tungurahua - 09.03.2014 / 13h38 - neige et nuages habillent le sommet - photo Jose Luis Espinosa-Naranjo

Tungurahua - 09.03.2014 / 13h38 - neige et nuages habillent le sommet - photo Jose Luis Espinosa-Naranjo

Tungurahua - 09.03.2014 / 17h45  - panache de gaz et cendres - photo Jose Luis Espinosa-Naranjo

Tungurahua - 09.03.2014 / 17h45 - panache de gaz et cendres - photo Jose Luis Espinosa-Naranjo

Sicile -  l'activité se poursuit au nouveau cratère sud-est de l'Etna , caractérisée par de l'activité strombolienne à l'intérieur de la dépression cratérique du NSEC et un épanchement de lave à la base du cône, alimenté par une bouche située dans la niche de glissement formée le 5 mars.

A signaler, une petite émission sporadique de "matériaux chauds et de cendres" au niveau de la Bocca Nuova .

Source : INGV Catania

 

Etna - neige et vapeurs le 10.03.2014 - photo Turi Caggegi / iEtna

Etna - neige et vapeurs le 10.03.2014 - photo Turi Caggegi / iEtna

Etna - 10.03.2014 - webcam INGV Catania

Etna - 10.03.2014 - webcam INGV Catania

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Volcans et climat
Sécheresse à Singapour, où la ville toujours verte a vu ses pelouses devenir rousses - photo cyriljeannesingapour / wordpress mars 2014

Sécheresse à Singapour, où la ville toujours verte a vu ses pelouses devenir rousses - photo cyriljeannesingapour / wordpress mars 2014

L’action des éruptions volcaniques sur le climat, par le biais des émissions stratosphériques de dioxyde de soufre et les aérosols d’acide sulfurique consécutifs sur le facteur température, n'est plus à démontrer.

Un autre effet sur le climat local est mis en avant par Wyss Yim Wai -shu, professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Hong Kong et vice-président du team Unesco pour les changements climatiques.

Les éruptions de fin 2013/ début 2014 en Indonésie seraient responsables de sécheresse enregistrée à Singapour, Hong Kong et dans le sud de la Chine. Les panaches éruptifs du Sinabung et du Kélud ont tous deux atteint la stratosphère, modifiant au passage la température de l’air environnant et la circulation des masses d’air. En raison de l’emplacement côtier de Hong Kong et Singapour en bordure de l’immense continent asiatique, le changement de direction habituelle des vents a créé des conditions propices à la sécheresse. Les autorités de Selangor, province la plus peuplée de Malaisie, ont commencé à rationner l’approvisionnement en eau. L’agence de l’environnement de Singapour prévoit que cette sécheresse va durer jusqu’à la mi-mars.

Le panache éruptif du Sinabung le 2013.11.14 -  Credit @anthonywx - Twitter.

Le panache éruptif du Sinabung le 2013.11.14 - Credit @anthonywx - Twitter.

Il se base aussi sur l’histoire d’autres éruptions importantes : en 1963, lorsque le volcan Agung est entré en éruption sur l’île de Bali, le sud de la Chine a connu une des pires sécheresses de son histoire, et l’eau a dû être rationnée à Hong Kong. (VEI 5 / GVP)

En 1991, l’éruption du Pinatubo, aux Philippines, a été suivie d’une période de précipitations minimales, et la sécheresse remarquée à Hong Kong.(VEI 6 / GVP)

Mai 1963 - éruption du Gunung Agung sur Bali  - photo D;Mathews

Mai 1963 - éruption du Gunung Agung sur Bali - photo D;Mathews

Il fait également remarquer que selon le moment de l’éruption, son emplacement et son indice d’explosivité, une éruption peut par contre causer des inondations.

Celle d’El Chichon, en 1982 au Mexique, a répandu un nuage volcanique sur le sud de la Mer de Chine … et Hong Kong a enregistré sa deuxième année la plus humide.

La volcano-climatologie, science complexe et compliquée par l’intervention de nombreux facteurs environnementaux, a un futur champ d’investigation énorme !

A suivre …

 

Sources :

- S. China morning post - Indonesian volcanic eruptions may cause southern China drought, expert says .

- Global Volcanism Program - Agung - Pinatubo - El Chichon.

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Publié le par Bernard Duyck

Trois autres formations pyroclastiques attribuées à des volcans à magma acide marquent la Limagne.

Une première formation, nommée CF5, a été observée exclusivement dans le secteur de Clermont-Ferrand (Bassin de Clermont, Grand marais de Limagne-zone de Gerzat).

Il s'agit d'une lamine cendreuse crème à rose pastel qui correspond à une retombée de cendres grossières (fall) de composition rhyolithique. Le volcan-source a été identifié grâce aux études minéralogiques : c’est le cratère Kilian (ou du puy de Vasset). Ce volcan de type péléen possède néanmoins un cratère, car son dôme fut décapité par de violentes explosions verticales. Cette éruption est datée de 9500 ans environ, la palynologie la situe à la transition Boréal-début de l’Atlantique.

Le Kilian est situé au sud du Puy de Dôme, et sa trachyte a fourni les blocs servant à la construction du temple de Mercure - 2°siècle, au sommet du Puy de Dôme.

Localisation des volcans autour du Puy de Dôme - doc OPGC / Observatoire de Physique du Globe Clermont-Ferrand

Localisation des volcans autour du Puy de Dôme - doc OPGC / Observatoire de Physique du Globe Clermont-Ferrand

Sommet du Puy de Dôme et le temple de Mercure - photo element-terre

Sommet du Puy de Dôme et le temple de Mercure - photo element-terre

La seconde formation correspond à un niveau de cendres, de nature très comparable à CF5, découvert dans le remplissage lacustre du paléo-lac de Sarliève. Cette nouvelle retombée a été dénommée Téphra de Sarliève.

 

Une troisième formation, nommée CF7, a été reconnue dans plusieurs stratigraphies de Limagne au nord-est, à l'est et au sud de Clermont-Ferrand.

Il s'agit de fragments anguleux centimétriques de trachyte dispersés le plus souvent dans un niveau limoneux beige. La morphologie de ces fragments suggère qu'ils proviennent de la croûte d'un dôme de lave acide. Son attribution à un volcan précis de la Chaîne des Puys est actuellement discutée quoique les premières analyses (géochimie et analyse des radioéléments) indiquent comme origine le Puy de Clierzou, voisin du Puy de Dôme côté nord.

L’épisode explosif violent s’inscrit dans une historique complexe : une montée magmatique incomplète au cours de laquelle la lave trachy-andésitique n’est pas émise à l’air libre, puis une explosion qui fait sauter le bouchon de lave formé, et une infiltration de lave trachytique parmi les cendres et une solidification du mélange.

La formation CF7 a été mise en évidence au sein de niveaux archéologiques du Sauveterrien moyen (mésolithique).

 

Puy de Clierzou et ses grottes - photo LPJ

Puy de Clierzou et ses grottes - photo LPJ

Les biotopes de la Limagne ont ainsi été affectés par au moins quatre épisodes éruptifs trachytiques de la Chaîne des Puy, il y a 9500 ans environ. Cet impact important change de façon radicale la vision des volcanologues sur ces éruptions trachytiques, en relation avec des activités humaines préhistoriques.

 

Sources :

- Eruptions trachytiques de la Chaîne des Puys (France) et leurs impacts sur les environnements - par Gérard Vernet et Jean-Paul Raynal - link

- La Formation de Marsat et le Téphra CF7, marqueurs distaux d’éruptions trachytiques violentes de la chaîne des Puys au Boréal - par Vernet et Raynal - link

Nouvelles données sur le téphra de Sarliève et le téphra CF7, marqueurs chrono-stratigraphiques de Grande Limagne (Massif central, France) D. Miallier et al., C. R. Geoscience 336 (2004).

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé

 

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