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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Lassen Volcanic Park  - Manzanita lake -  photo Russell Virgilio / NPS

Lassen Volcanic Park - Manzanita lake - photo Russell Virgilio / NPS

Les natifs :

Les environs du Lassen Peak ont été un point de rencontre pour au moins quatre groupes d’Indiens : les Atsugewi, vivant au nord et à l’est, dans le drainage Hat Creek ou autour d’Eagle lake. Les Maidu habitaient une large zone sud-est, tandis que les Yahi occupaient les vallées de Mill Creek et Deer Creek au sud. Les Yana ont vécus dans Battle Creek au sud-ouest de Lassen Peak.

Ces tribus avaient des migrations saisonnières, fonction des déplacements de leurs proies et des conditions météorologiques : en été, ils chassaient et cueillaient dans les hautes-terres … cervidés, bisons, ours, saumons, noix et baies étaient au menu. En automne, ils se déplaçaient vers les basses terres pour cultiver, avant de s’installer pour l’hiver dans des villages semi-permanents à une altitude où il ne neigeait pas. Bien que conservant leurs territoires propres, ces tribus commerçaient, se mariaient entre elles, et partageaient les mêmes ressources. Au 18° siècle, ces tribus comptaient plusieurs milliers d’indivdus … leurs populations régressèrent après le contact avec les Euro-américains, allant même pour les Yahi,moins nombreux à l’origine, jusqu’à l’extinction.

A gauche, Indien Maidu / Native Americans of California - à droite, territoires indiens / Siskiyous.edu - -  un clic sur les photos pour agrandir.A gauche, Indien Maidu / Native Americans of California - à droite, territoires indiens / Siskiyous.edu - -  un clic sur les photos pour agrandir.

A gauche, Indien Maidu / Native Americans of California - à droite, territoires indiens / Siskiyous.edu - - un clic sur les photos pour agrandir.

Les émigrants et les pionniers :

Un premier témoignage de voyage au travers de la région remonte à 1828. La ruée vers l’or de la Californie apporta les premiers colons. Deux routes migratoires furent développées par William Nobles et Peter Lassen, à partir de 1850. L'exploitation minière, des projets de développement d'énergie, l'élevage, et le boisage ont tous été tenté. Le début d'une protection fédérale de la région l’a sauvé de l'exploitation forestière lourde.

A gauche, le California trail (en rouge) - le "Lassen cutt-off" et traits fins - à droite, Peter Lassen  / photo Sierra college .edu - - un clic sur l'image pour agrandirA gauche, le California trail (en rouge) - le "Lassen cutt-off" et traits fins - à droite, Peter Lassen  / photo Sierra college .edu - - un clic sur l'image pour agrandir

A gauche, le California trail (en rouge) - le "Lassen cutt-off" et traits fins - à droite, Peter Lassen / photo Sierra college .edu - - un clic sur l'image pour agrandir

Tourisme et naissance du Parc National :

Au 19° siècle, on relève un début d’activités touristiques, liées à la pêche, la chasse, et un intérêt pour les zones géothermales. Entre 1904 et 1907, une route permis l’accès des autos aux vallées reculées. En 1905, le Président Roosevelt établit la « Lassen Peak Forest Reserve » …l’éruption de 1914-1917 mobilisa l’attention des Américains et fit disparaître les obstacles à l’établissement d’un Parc National.

Le Lassen Volcanic National Park est " né du feu " !

L’éruption du Lassen Peak fut documentée par de nombreux photographes amateurs et professionnels … les clichés de Benjamin Franklin Loomis, particulièrement de qualité, ont illustré les éruptions et aidé à l’établissement du Parc National.

Le Loomis Museum abrite ses photos, son matériel et divers artéfacts de la tribu Atsugewi.

Plaque explicative du Lassen Volcanic Park - le 19 mai 1915, une nuit à retenir - photo de Loomis / NPS

Plaque explicative du Lassen Volcanic Park - le 19 mai 1915, une nuit à retenir - photo de Loomis / NPS

Le musée Loomis dans le Lassen VP - photo Loomis museum

Le musée Loomis dans le Lassen VP - photo Loomis museum

A gauche, Pictorial history of the Lassen Volcano par B.F.Loomis - à droite, photo du Lassen Peak par Loomis / Doc. Université de Californie -- un clic sur l'image pour agrandir A gauche, Pictorial history of the Lassen Volcano par B.F.Loomis - à droite, photo du Lassen Peak par Loomis / Doc. Université de Californie -- un clic sur l'image pour agrandir

A gauche, Pictorial history of the Lassen Volcano par B.F.Loomis - à droite, photo du Lassen Peak par Loomis / Doc. Université de Californie -- un clic sur l'image pour agrandir

Sources :

- The Nevada Observer - The Lassen Trail - link

- Lassen County Historic Trails - link

- US Departement of the Interior - Applegate Lassen Emigrant trail

- Lassen vocanic National Park – NPS  - link

Affiche de la zone géothermale de Bumpess Hell

Affiche de la zone géothermale de Bumpess Hell

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Publié le par Bernard Duyck
Lassen Volcanic Center - Bumpass Hell hydrothermal area, vue de l'eastern approach trail - photo NPS

Lassen Volcanic Center - Bumpass Hell hydrothermal area, vue de l'eastern approach trail - photo NPS

Une centaine d’années après la dernière éruption du Lassen Peak, la zone demeure volcanologiquement active.

Les dangers possibles :

Différents problèmes pourront accompagner une future éruption au Lassen volcanic center. Où et quand, sont les seules données non prévisibles !

Le plus probable pour l’USGS sera une éruption effusive, accompagnée de fontaines de lave, et la construction d’un cinder cone autour de l’évent et des coulées de lave impactant des zones kilométriques. Une éruption explosive est aussi possible sur Lassen peak ou Chaos Crags.

Le réseau de surveillance du CalVO est opérationnel, et lune augmentation de la sismicité et des déformations préviendront d’une éruption à venir. Une carte de zones à risques a été établie, avec les zones potentiellement touchées par les coulées pyroclastiques et les lahars. Les zones de retombées de cendres seront fonction des vents dominants au moment de l’évènement.

  Carte des risques volcaniques - doc . USGS -  Points bleus : évents essentiellement basaltiques - triangles : évents principalement dacitiques.  Pointillé rouge : extension max. des coulées pyroclastiques - en chamois clair : zone de risques de coulées de lave - en chamois foncé : zone de risques de retombées de cendres - en orange : zone de risques cumulés - en rose : drainages susceptibles d'être atteints par des lahars.

Carte des risques volcaniques - doc . USGS - Points bleus : évents essentiellement basaltiques - triangles : évents principalement dacitiques. Pointillé rouge : extension max. des coulées pyroclastiques - en chamois clair : zone de risques de coulées de lave - en chamois foncé : zone de risques de retombées de cendres - en orange : zone de risques cumulés - en rose : drainages susceptibles d'être atteints par des lahars.

Activité hydrothermale actuelle :

Exemple unique de ces structures hydrothermales dans la Chaîne des Cascades, ces mares de boue bouillantes, ces fumerolles bruyantes, et un sol fumant et laissant s’échapper des gaz sulfurés, rappellent l’activité volcanique potentielle du centre volcanique Lassen.

Les zones d’activité hydrothermale incluent Bumpas Hell, Little Hot Springs valley, Pilot Pinnacle, Sulphur Works, Devils Kitchen, Boiling Springs lake, et Terminal geyser.

Bumpass Hell est une des zone thermale où l’on retrouve le plus de structures différentes : sources chaudes, fumerolles et mud pots. Cette zone doit son nom à un cowboy qui y travaillait dans les années 1860, Kendall Vanhook Bumpass : il fut gravement ébouillanté lorsque sa jambe passa au travers d’une mince croûte recouvrant une mare de boue. Il en parla autour de lui, en décrivant cette zone comme " un enfer ". Un journaliste, intéressé par cette histoire, le convainc de l’emmener sur place … ce que fit Bumpass, mais il repassa au travers d’une croûte couvrant un mud pot et du cette fois être amputé.

Lassen Volcanic Center - Bumpass Hell - une mare de boue bouillante - photo Randy McNally.

Lassen Volcanic Center - Bumpass Hell - une mare de boue bouillante - photo Randy McNally.

Le danger dans ces zones hydrothermales n'est pas à négliger ... restez sur les trails et boardwalks - photo John Poimiroo - Lassen Park Foundation

Le danger dans ces zones hydrothermales n'est pas à négliger ... restez sur les trails et boardwalks - photo John Poimiroo - Lassen Park Foundation

Devils Kitchen :Les sources chaudes y sont tellement acides qu’elles ont creusé dans le lit rocheux des trous et des puits, faisant penser à une cuisine du diable.  

Boiling Springs Lake :Ce n’est pas qu’un grand lac d’eaux chaudes ... des sources chaudes, des mudpots et des fumerolles sont présentes sur sa berge ouest. Cette zone un peu à l’écart n’a pas été développée avec des boardwalks et panneaux indicatifs … et permet de voir les structures thermales dans leur beauté naturelle.

Cold Boiling lake : Comme son nom l'indique, cette source n'est pas chaude, mais, située en périphérie du système thermal, animée de bulles de dégazage ... CO2.

Lassen Volcanic Center - Boiling springs lake - photo NPS

Lassen Volcanic Center - Boiling springs lake - photo NPS

Lassen Volcanic Center - Sulphur Works -

Lassen Volcanic Center - Sulphur Works -

Lassen Volcanic Center - Little Hot Springs valley - photo Skeptikal raptor

Lassen Volcanic Center - Little Hot Springs valley - photo Skeptikal raptor

Lassen Volcanic Center - Cold Boiling lake - photo NPS / Sandra Ocks

Lassen Volcanic Center - Cold Boiling lake - photo NPS / Sandra Ocks

Terminal Geyser n’en est pas un à proprement parlé ; il résulte d’un flux froid passant au-dessus d’un évent de vapeur.

Lassen volcanic N.P. - Terminal Geyser - photo Russell Virgilio / NPS

Lassen volcanic N.P. - Terminal Geyser - photo Russell Virgilio / NPS

Le schéma de fonctionnement du système hydrothermal :

Les eaux de pluie et de fonte des neiges pénètrent le sol au travers de roches perméables ou par les fractures et failles rocheuses. Elles sont chauffées en profondeur, par conduction, par un  corps magmatique ou de roches solides mais très chaudes, localisé  8 - 10 km. sous le Lassen Peak. C’est là qu’elles se chargent en acide chlorhydrique, gaz sulfureux et autres volatiles émis par le magma ou les roche chaudes. En montant, cette eau acide va réagir avec les roches qui l’environnent et s’enrichir en silice et métaux. Elle va saturer les roches perméables et s’accumuler dans un réservoir profond appelé  la zone dominée par la phase liquide (liquid-dominated zone) ; la température devrait y avoisiner les 240°C. Les eaux entrent en ébullition lorsque la pression diminue à une profondeur d’environ 1 km. La vapeur entraîne la masse aqueuse, et les gaz dissous, CO2, H2S, hydrogène, azote et hélium, vers la surface … la zone en subsurface, où prédominent gaz et vapeur est nommée la zone dominée par la phase vapeur (vapor-dominated zone)

Le système hydrothermal Lassen - les différentes zones - doc. U.S. Geological Survey Fact Sheet 101-02  Dans l'encart, Morgan hot springs, une source chaude.

Le système hydrothermal Lassen - les différentes zones - doc. U.S. Geological Survey Fact Sheet 101-02 Dans l'encart, Morgan hot springs, une source chaude.

Sources :

- USGS / CVO - Hydrothermal activity - link

- de belles photos :

  * Hot & smelly at Lassen - link

  * Travelogue of Sing H. Lin, Ph.D / Tour of Northern California and Southern Oregon -link

- USGS - "Hot water" in Lassen Volcanic Nationa Park - by M.Clynne & al.

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Formé en seulement quelques années, il y a 27.000 ans ; le dôme de lave de Lassen Peak a été ensuite érodé lors de la dernière période glaciaire (de 25.000 à 18.000 ans), avec la formation d’un grand cirque ou dépression en forme de bol s’étendant jusqu’à 11 km. du dôme. Cette morphologie va influencer le cours des éruptions ultérieures.

Début de l'éruption du Lassen Peak le 14.06.1914 / 9h45 - photo F.Loomis / Doc. Shasta County

Début de l'éruption du Lassen Peak le 14.06.1914 / 9h45 - photo F.Loomis / Doc. Shasta County

Après des milliers d’années de repos, une éruption de type phréatique secoue le dôme, le 30 mai 1914. Cent quatre-vingt explosions de vapeurs vont se succéder jusqu’en mi-mai 1915, ouvrant un cratère de 300 mètres près du sommet.

Puis le caractère de l’éruption se modifie : un dôme de dacite commence à croître dans le cratère ; il va progressivement le combler et déborder.Le 14 mai 1915, on peut voir des blocs incandescents rebondir sur les flancs du volcan. 

Le 19 au matin, une explosion de vapeur fragmente le dôme dacitique, créant un nouveau cratère.

La chute de blocs incandescents sur la neige va générer une avalanche et un lahar qui va inonder la vallée de Hat Creek et détruire six ranchs d’été heureusement non encore occupés. Dans la nuit du 19 au 20 mai, de la lave dacitique, plus fluide que celle émise les 14-15, va remplir le nouveau cratère sommital, déborder et couler sur les flancs ouest et nord-est.

Mai 1914 - Le nouveau cratère du Lassen Peak après l'éruption - doc. P.J.Thiompson

Mai 1914 - Le nouveau cratère du Lassen Peak après l'éruption - doc. P.J.Thiompson

Le climax du 22 mai 1915 :

Après deux journées de calme, le Lassen Peak explose le 22 mai 1915 en fin d’après-midi. Un panache de gaz et cendres se développe et monte à plus de 9.000 mètres ; il sera visible jusqu’à Eureka (cela ne s’invente pas !), situé à 240 km. à l’ouest. Les retombées de ponces chaudes créent un surge pyroclastique qui dévaste 5 km², zone appelée Devastated area.

Son mélange avec la neige engendre un lahar, qui va inonder une seconde fois la Hat Creek Valley. Une couche de ponces et cendres est traçable sur 40 km. vers le NE, tandis que la pluie de cendres atteint le Nevada, à plus de 300 km à l’est.

Le panache subplinien de l'éruption du Lassen Peal, le 22.05.1915 - photo Meyers & Loomis

Le panache subplinien de l'éruption du Lassen Peal, le 22.05.1915 - photo Meyers & Loomis

L'éruption du Lassen Peak, vue de Red Bluff le 22 mai 1915 - photo F.R.Eldredge / Wordpress

L'éruption du Lassen Peak, vue de Red Bluff le 22 mai 1915 - photo F.R.Eldredge / Wordpress

Le panache subplinien de l'éruption du Lassen Peal, le 22.05.1915 - photo R.E.Stinson

Le panache subplinien de l'éruption du Lassen Peal, le 22.05.1915 - photo R.E.Stinson

Carte des dépôts du climax éruptif de 1915 au Lassen Peak - étendue de la "Devastated area" - carte USGS

Carte des dépôts du climax éruptif de 1915 au Lassen Peak - étendue de la "Devastated area" - carte USGS

Durant plusieurs années après l’éruption, les eaux de fonte neigeuse percolent au printemps et entraînent des explosions de vapeur, signes que les roches demeurent chaudes. Une explosion particulièrement vigoureuse va pulvériser un des deux cratères en mai 1917.

L’éruption est considérée comme terminée en juin 1917 … mais le volcan n’est qu’en sommeil, comme en témoignent les sources chaudes, les mares de boues chaudes et les évents fumerolliens.

N.B. :  selon un article du NPS - 2004 : des chiffres différents sont annoncés dans cet article, la hauteur du panache du 22 mai 1915 : 12.000 mètres - fin de l'éruption en 1921.

Lassen Peak - la "Devastated area" vue du nord

Lassen Peak - la "Devastated area" vue du nord

  Le sommet du Lassen Peak - photo National Park Service 2003

Le sommet du Lassen Peak - photo National Park Service 2003

Le Lassen Peak se mirant dans l'Helen lake - photo Dimi Talen

Le Lassen Peak se mirant dans l'Helen lake - photo Dimi Talen

 L'éruption de mai 1915 a produit quatre types de roches vocaniques en trois jours : de la dacite noire formant le dôme en croissance entre le 14 et le 19 mai et la coulée des 19-20 mai (a), de la ponce dacitique claire en blocs non stratifiés (b), ou  interstratifiés avec de l’andésite noire (c), tous deux émis le 22 mai, et enfin des inclusions andésitiques de magma hybride en surfusion incorporées dans la dacite.

Ces roches reflètent un processus complexe de mélange entre andésite et dacite interrompu par l’éruption.

Lassen Peak éruption de 1914-17 - Types de roches volcaniques (voir ci-dessus) - doc. Michael Clynne / réf. en sources

Lassen Peak éruption de 1914-17 - Types de roches volcaniques (voir ci-dessus) - doc. Michael Clynne / réf. en sources

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center

- USGS - Eruptions of Lassen Peak, California, 1914 to 1917 - Link

- USGS - Lassen Peak eruptive activity 1914-1921 - link

-  USGS - Volcano Hazards of the Lassen Volcanic National Park Area, California - link

- Journal of Petrology - A complex magma mixing origin for rocks erupted in 1915, Lassen Peak, California  - by M.A. Clinne - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

The history of the Lassen volcanic center then proceeds differently.

From there 310,000 years , the activity involves the north side of Tehama / Brokeoff volcano , where more silicic eruptions produce the Lassen dome field , a heart of dacitic domes, surrounded by an arc of hybrid andesitic flows

The Lassen Peak on the left and in the foreground , Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

The Lassen Peak on the left and in the foreground , Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Lassen Dome field - location of vents - Doc. USGS

Lassen Dome field - location of vents - Doc. USGS

Dacite domes are divided into two sequences after the age of eruptions :
The Bumpass sequence, of 300,000 to 190,000 years , has produced a group of 15 dacitic to rhyodacitic lava domes
in the southern part of the field.
Eagle Peak sequence , of 70,000 years to the present day , is the mother of more than seven dacitic to rhyodacitic lava domes, lava flows and pyroclastic deposits in the northern part of the field . This sequence includes the formation of two prominent structures: the Lassen Peak, 27,000 years old , and Chaos Crags 1,100 years old , and the products of the five oldest eruptions.

Similarly andesitic flows are divided into two groups: the older Twin Lakes sequence , dated from 315,000 to 240,000 years , and Twin Lakes youngest sequence , 90,000 years to the present day . Clustered cones and lava flows are located primarily on the central plateau of Lassen Volcanic Park and around the Lassen dome field .

It should be noted that these various sequences are characterized by a series of lava formed by a continuous process of magma mixing , producing variable rock units in composition and appearance.

Furthermore, no volcanic activity is dated to the period from 190,000 to 90,000 years.

Eruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGSEruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGS

Eruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGS

The two most recent marking the volcanic eruptions center :
- Around the year 1666, a period of activity of several hundred years built the complex Cinder Cone .
- The apical Lassen Peak eruptions from 1914 to 1917, are the latest episode of activity center.
They are considered part of the young sequence Twin Lakes.

The Lassen Peak seen from Lake Helen - caps of black dacite rocks emerge from the clearer dome - photo Lee Siebert 1972

The Lassen Peak seen from Lake Helen - caps of black dacite rocks emerge from the clearer dome - photo Lee Siebert 1972

More in detail , the eruption of Chaos Crags :

The development of Chaos Crags happened during a typical basaltic volcanic cycle , dated there 1100 1000 years.
The initial activity formed a cinder cone , set up two pyroclastic flows and grows a dome that has corked the vent.

After an interval of about 70 years , the dome was pulverized by an explosion , which caused a pyroclastic flow and ash fall, visible in the drainages of Manzanita and Lost Creek located within 10 km. Chaos Crags.

This eruption was followed by the growth of five domes , three presented avalanches collapse of the dome. Chaos Jumbles was formed 700 years later when the domes collapsed in a series of three avalanches of blocks. (Wood & Kienle )
The morphology of the domes has hardly been modified by erosional processes.

Lassen Volcanic center - the domes of Chaos Crags - doc . USGS

Lassen Volcanic center - the domes of Chaos Crags - doc . USGS

Lassen volcanic park - Chaos Crags and Chaos Jumbles - photo John Soares

Lassen volcanic park - Chaos Crags and Chaos Jumbles - photo John Soares

The eruption of Cinder cone :

Cinder Cone, 215 meters high , is located northeast of Lassen Peak.
Its eruption in 1666 is responsible for five lava basalto - andesitic and andesitic lava flows, forming two cinder cones and ash fallout over an area covering 200-300 km ² ... all this in a short time .

The remains of the original cone are still visible on the south side of the larger of the two cones currently present (see the lava flows map  ) .

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen Volcanic Park - the double edge crater of Cinder Cone - the scale is given by a man in the center - photo BelsKr2004

Lassen Volcanic Park - the double edge crater of Cinder Cone - the scale is given by a man in the center - photo BelsKr2004

Map of the Cinder Cone's lava flows : Fantastic lava beds and Painted Dunes lava flows  - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone - USGS

Map of the Cinder Cone's lava flows : Fantastic lava beds and Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone - USGS

To follow: the eruption of Lassen Peak 1914-1917.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’histoire du centre volcanique Lassen se poursuit ensuite de façon différente.

A partir d’il y a 310.000 ans, l’activité concerne le flanc nord du Tehama / Brokeoff volcano, où des éruptions plus siliciques produisent le champ de dômes Lassen, un cœur de dômes dacitiques, entourés d’un arc de coulées hybrides andésitiques.

Le Lassen Peak à gauche, et en avant-plan, Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Le Lassen Peak à gauche, et en avant-plan, Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Lassen Dome field - localisation des évents - Doc. USGS

Lassen Dome field - localisation des évents - Doc. USGS

Les dômes de dacite sont divisés en deux séquences d’après l’âge des éruptions :

La séquence Bumpass, de 300.000 à 190.000 ans, a produit un groupe de 15 dômes de lave dacitiques à rhyodacitiques, dans la partie sud du champ.

La séquence Eagle Peak, de 70.000 ans à nos jours, est mère de plus de sept dômes de lave dacitiques à rhyodacitiques, de coulées et dépôts pyroclastiques associés dans la partie nord du champ. Cette séquence comporte la formation des deux structures proéminentes : le Lassen Peak, âgé de 27.000 ans, et Chaos Crags 1.100 ans, et les produits de cinq éruptions plus anciennes.

 

De même les coulées andésitiques sont divisées en deux groupes : l'ancienne Twin Lakes séquence, datée de 315.000 à 240.000 ans, et la séquence Twin Lakes plus jeune, de 90.000 ans à nos jours. Les cônes agglutinés et les coulées de lave sont localisés d’abord sur le plateau central du Parc volcanique Lassen, et en périphérie du champ de dômes Lassen.

 

Il faut remarquer que ces diverses séquences sont caractérisées par une suite de laves formées par un processus continu de mixage magmatique, produisant des unités rocheuses variable en composition et apparence.

De plus, aucune activité volcanique n’est datée de la période 190.000 – 90.000 ans.

Eruption au Lassen Volcanic center au cours des derniers 70.000 ans / Time line - un clic sur les photos pour agrandir - doc. USGSEruption au Lassen Volcanic center au cours des derniers 70.000 ans / Time line - un clic sur les photos pour agrandir - doc. USGS

Eruption au Lassen Volcanic center au cours des derniers 70.000 ans / Time line - un clic sur les photos pour agrandir - doc. USGS

Les deux éruptions les plus récentes marquant le centre volcanique :

- Autour de l’an 1666, une période d’activité de plusieurs centaines d’années construit le complexe Cinder Cone.

- Les éruptions sommitales du Lassen Peak, de 1914 à 1917, forment le dernier épisode en date d’activité du centre.

Elles sont considérées comme faisant partie de la jeune séquence Twin Lakes.

 

Le Lassen Peak vu du Lac Helen - des bouchons de dacite noire émergent des roches plus claires du dôme - photo Lee Siebert 1972

Le Lassen Peak vu du Lac Helen - des bouchons de dacite noire émergent des roches plus claires du dôme - photo Lee Siebert 1972

Plus en détails, l'éruption de Chaos Crags :

Le développement de Chaos Crags s’est passé au cours d’un cycle volcanique typiquement basaltique, daté d’il y a 1.100 -1.000 ans.

L’activité initiale a formé un cône de scories, mis en place deux coulées pyroclastiques et fait croître un dôme qui a bouchonné l’évent.

Après un intervalle de 70 ans environ, le dôme fut pulvérisé par une explosion, qui causa une coulée pyroclastique et des retombées de cendres, visibles dans les drainages de Manzanita et Lost Creek situés dans les 10 km. de Chaos Crags.

Cette éruption fut suivie de la croissance de cinq dômes, dont trois ont présenté des avalanches d’effondrement du dôme. Chaos Jumbles s’est formé 700 ans plus tard lorsqu’un des dômes s’est effondré en une série de trois avalanches de blocs. (Wood & Kienle )

La morphologie des dômes n’a pratiquement pas été modifiée par les processus érosionnels.

 Lassen Volcanic center - les dômes de Chaos Crags - doc. USGS

Lassen Volcanic center - les dômes de Chaos Crags - doc. USGS

Lassen volcanic park - Chaos Crags et Chaos Jumbles - photo John Soares

Lassen volcanic park - Chaos Crags et Chaos Jumbles - photo John Soares

L’éruption de Cinder cone :

Cinder Cone , haut de 215 mètres, est situé au nord-est de Lassen Peak.

Son éruption en l’an 1666 est responsable de cinq coulées de lave basalto-andésitique et andésitique, de la formation de deux cônes de cendres et de retombées de cendres sur une zone couvrant 200-300 km² …  tout ceci dans un laps de temps court.

Des restes du cône original sont encore visibles sur le côté sud du plus grand des deux cônes actuellement présents (voir carte des coulées). 

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic Park - le cratère à double bord de Cinder Cone - l'échelle est donnée par un personnage au centre - photo BelsKr2004

Lassen volcanic Park - le cratère à double bord de Cinder Cone - l'échelle est donnée par un personnage au centre - photo BelsKr2004

Carte des coulées de Cinder Cone : Fantastic lava beds flows & Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone -

Carte des coulées de Cinder Cone : Fantastic lava beds flows & Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone -

A suivre: l'éruption de Lassen Peak 1914-1917

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le centre volcanique Lassen, situé en Californie du Nord, est formé de diverses entités volcaniques, centrées sur le Lassen Peak, le centre éruptif à l’activité la plus récente du sud de la Chaîne des Cascades, dont les dernières éruptions datent de 1914-1917.

Au sud-ouest de Lassen Peak, les restes du Mont Tehama, avec Brokeoff Mountain, le Mont Diller, Pilot Pinnacle, et le Mont Conard.

Au nord-est de Lassen Peak, de petits volcans-boucliers andésitiques et d’importantes coulées de lave, avec le Cinder Cone complex.

Lassen Peak, un dôme de lave, culmine à 3.187 mètres, dominant un champ de dômes dacitiques, parmi lesquels on note Bumpass Mountain, Mount Helen, Ski Heil Peak, Reading Peak, Chaos Crags.

Panorama depuis Sunrise Peak en direction du Lassen Peak - photo Patrick Muffler / USGS

Panorama depuis Sunrise Peak en direction du Lassen Peak - photo Patrick Muffler / USGS

Lassen Volcanic National Park - les différentes structures ou restes volcaniques - en pointillé, les contours de Brokeoff volcano / Tehama volc. - en rouge, les zones hydrothermales. - Carte USGS

Lassen Volcanic National Park - les différentes structures ou restes volcaniques - en pointillé, les contours de Brokeoff volcano / Tehama volc. - en rouge, les zones hydrothermales. - Carte USGS

Activité ancestrale :

Il y a 825.000 ans, l’activité volcanique y débute avec les éruptions du Rockland caldera complex. Des dômes de dacite à rhyolite et leurs coulées sont datés d’entre 825 et 609 ka. Leur extrusion culmine avec une éruption explosive produisant le tephra Rockland il a y a 610.000 ans.

 

Après l’explosion et l’émission du tephra Rockland (environ 600.000 ans), sa caldeira se remplit avec l’activité qui forme le Mont Tehama (désigné aussi sous le nom de Brokeoff volcano - à ne pas confondre avec ses restes, Broekeoff Mountain).

D’après la stratigraphie, on note pour son édification deux séquences de dépôts (Clynne & Muffler / USGS):

- La séquence Mill Canyon consiste en une douzaine de coulées de lave basalto-andésitique à dacitique, de petits volumes, entrecoupées de couches de dépôts d’éruptions explosives. Cette activité est datée de 590.000 à 470.000 ans.

- La séquence Diller consiste principalement en six coulées de lave, épaisses et de volume important, lithologiquement semblables, et émises par des évents de flancs entre 470.000 et 385.000 ans.

Brokeoff Mountain, un vestige du Tehama / Brokeoff volcano - photo Summitpost

Brokeoff Mountain, un vestige du Tehama / Brokeoff volcano - photo Summitpost

La partie "cassée" de Brokeoff Mountain - photo Urban

La partie "cassée" de Brokeoff Mountain - photo Urban

Les vestiges du Tehama : de gauche à droite,Brokeof Mt, Driller Mt, Eagle peak

Les vestiges du Tehama : de gauche à droite,Brokeof Mt, Driller Mt, Eagle peak

Le Mont Tehama possédait des mensurations appréciables : 80 km³, pour une hauteur plus grande que l’actuel Lassen Peak, devant culminer à environ 3.350 mètres. On peut se rendre compte de son occupation au sol en reliant ses restes : Brokeoff Mountain, le Mont Diller, Pilot Pinnacle, et le Mont Conard.

Son principal évent se trouvait probablement à l’endroit où se trouve actuellement la zone hydrothermale Sulphur Works (CVO).

 

 

Panneau explicatif de Brokeoff volcano - en reliant les structures visibles aujourd'hui, on peut se faire une idée du stratovolcan Tehama -  Photo Lassen Volcanic Nat.Park

Panneau explicatif de Brokeoff volcano - en reliant les structures visibles aujourd'hui, on peut se faire une idée du stratovolcan Tehama - Photo Lassen Volcanic Nat.Park

Lassen Volcanic N.P. - Sulphur Works hydrothermal area - photo Daniel Mayer

Lassen Volcanic N.P. - Sulphur Works hydrothermal area - photo Daniel Mayer

Entre 385.000 et 315.000 ans, un changement dramatique de l’activité volcanique fait s’effondrer le stratocône en donnant naissance à une caldeira ébréchée.

Divers scénari tentent d’expliquer l’actuelle topographie, la vérité venant d’un mélange des trois hypothèses :

- Sa caldeira ébréchée ne permit pas l’installation d’un lac, comme ce fut le cas au Mazama, qui abrite, après son effondrement, Crater Lake. (Brochure du Lassen Volcanic National Park)

- Une érosion glaciaire aurait fait disparaitre les traces de l’ancienne caldeira, de la même façon que celles du Mont Maidu plus ancien (selon J.P.Schaeffer / Lassen Volcanic NP & vicinity.)

- Après la croissance du Mont Maidu, son éruption suivie de son effondrement, le Mont Tehama se mit en place, avant d’être massivement érodé pour ne laisser que Brokeoff mountain et le Mont Diller (St.Harris / Fire mountains of the West)

A suivre : histoire éruptive du champ de dômes Lassen

Carte du Lassen Volcanic National Park - doc. USGS

Carte du Lassen Volcanic National Park - doc. USGS

N.B. : A la fois différent et regroupant les mêmes structures, il convient de distinguer le Lassen Volcanic Center, s'occupant de Geologie / Volcanologie, et le Lassen Volcanic National Park.

Ce dernier fut créé en août 1916. Il doit son nom, comme le Lassen Peak, à Peter Lassen, un des premiers colons blancs dans le nord de la Vallée de Sacramento, qui découvrit une route traversant les montagnes, connue comme le Lassen Trail.

 

 

Poster du Lassen Volcanic National Park, illustré par un dessin de l'éruption de 1914-1917 - original de 1938 / Bibliothèque du congrès.

Poster du Lassen Volcanic National Park, illustré par un dessin de l'éruption de 1914-1917 - original de 1938 / Bibliothèque du congrès.

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut


"Readers Speak", and return of the Aeolian and the " Lighthouse of the Mediterranean ", Stromboli , with recent photographs of Henri Buffetaut, on site on 19 and 20 April.

As he reports: " The activity was quite strong with a mouth that was constantly busy with small Strombolian explosions (photo 4). The other vents were more irregular but with craters northeast spitting every half hour intensive " torches " accompanied by bombs in a din of all the devils ! "

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

These excellent photos reflect the latest report from the INGV Catania - 17/2014 :

During the past week, the explosive activity was produced mainly by an eruptive mouth located in the north crateric area , and four mouths located in the south crateric area.     All these vents are located in a depression occupied by the crateric terrace.

On thermal webcam of Pizzo , INGV divides the crateric terrace in " area north and south area ."  The N1 mouth produced an average low explosive activity , with projection of bombs and lapilli to an height less than 120 meters, while the N2 mouth showed no explosive activity. The average frequency of explosions N1 ​​was 3 per hour.

Mouths S1 and S2 have witnessed sporadic explosive activity , qualified of low-intensity  with gross projections amount less than 80 meters. S3 mouth, located on the cone face Sciara del Fuoco, showed a low intensity explosive activity , and S4 mouth, a discontinuous activity with emission of fine material mixed with coarse material . The average frequency of explosions in the southern zone is from 2to 11 events per hour.

Various technical problems and maintenance have failed to provide data on the deformation , the flows from the soil of CO2 and the CO2 / SO2 report. The value of volcanic tremor remained in a low to medium area .

Stromboli - North and South crateric terrace views by the thermal camera Pizzo areas - and the relative position of different eruptive vents - doc . INGV Catania 21/04/2014

Stromboli - North and South crateric terrace views by the thermal camera Pizzo areas - and the relative position of different eruptive vents - doc . INGV Catania 21/04/2014

Stromboli - 20/04/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 20/04/2014 - photo © Henri Buffetaut

Sources :

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Parole aux lecteurs et retour sur les Eoliennes, et le « phare de la Méditerranée », le Stromboli, grâce aux photos récentes d’Henri Buffetaut, présent les 19 et 20 avril.

Comme il le rapporte : " L'activité était assez soutenue avec une bouche qui était sans cesse animée de faibles explosions stromboliennes (photo 4). Les autres évents étaient plus irréguliers avec cependant les cratères de la bouche nord-est qui crachaient toutes les demi-heures d'intenses "chalumeaux" accompagnés de bombes dans un vacarme de tous les diables! "

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Ces excellentes photos reflètent le dernier rapport de l’INGV Catania – 17/2014 : durant la semaine écoulée, l’activité explosive a été produite surtout par une bouche éruptive située dans l’aire cratérique nord, et par quatre bouches situées dans la zone cratérique sud. Toutes ces bouches sont localisées dans une dépression occupée par la terrasse cratérique.

Sur la webcam thermique du Pizzo, l’INGV divise la terrasse cratérique en « aire Nord et aire sud ». La bouche N1 a produit une activité explosive moyenne à basse, avec projection de bombes et lapilli à une heuteur inférieure à 120 mètres, tandis que la bouche N2 n’a pas montré d’activité explosive. La fréquence moyenne des explosions N1 a été de 3 par heure.

Les bouches S1 et S2 ont témoigné d’une activité explosive sporadique, qualifiée de basse intensité avec des projections grossières montant à moins de 80 mètres. La bouche S3, située sur le cône en face de la Sciara del Fuoco, a montré une activité explosive de basse intensité, et la bouche S4, une activité discontinue avec émission de matériaux grossiers mélangés à des matériaux fins. La fréquence moyenne des explosions de la zone sud est de 2 à 11 évènements par heure.

Divers problèmes techniques et la maintenance n’ont pas permis de fournir des données sur la déformation, les fluxs de CO2 du sol, et le rapport CO2/ SO2. La valeur du trémor volcanique est restée dans un domaine bas à moyen.

Stromboli - les zones Nord et Sud de la terrasse cratérique vues par la caméra thermique du Pizzo - et la position relative des différentes bouches éruptives - doc. 21.04.2014 INGV Catania

Stromboli - les zones Nord et Sud de la terrasse cratérique vues par la caméra thermique du Pizzo - et la position relative des différentes bouches éruptives - doc. 21.04.2014 INGV Catania

Stromboli - 20.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 20.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Sources :

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Parmi les rares lacs de lave présents sur la planète, le Nyiragongo (RDC), l’Erta Ale (Ethiopie), le Kilauea (Hawaii) et l’Erebus (Antarctique), ce dernier occupe une place spéciale.

Son magma phonolitique est plus de 100 fois plus visqueux que le magma basaltique du Kilauea ou de l’Erta Ale.

Ce lac de lave, actif depuis les années 70, a été analysé par les volcanologues depuis plus de 40 ans. Au cours des premières décades, les scientifiques ne disposaient que de quelques semaines en été pour engranger des mesures et observations précieuses. L’installation d’équipements permanents ont permis un monitoring durant toute l’année.

Erebus - photo MEVO 11.2012

Erebus - photo MEVO 11.2012

Le souffle du dragon endormi :

Ce monitoring permanent a permis de découvrir la régularité des " respirations de l’Erebus ".

Il y a quelques années, Oppenheimer, un volcanologue de l’Université de Cambridge, a mesuré le panache de gaz toujours présent du volcan : la quantité totale de gaz, composés pratiquement à égalité de dioxyde de carbone et d’eau, additionnés d’un peu de dioxyde de soufre et d’HCl, suit un cycle de 10 minutes, avec des variations quantitatives et qualitatives.

L’analyse de plusieurs centaines de milliers d’images a permis d’en déduire les vecteurs de mouvements de surface, et la vitesse moyenne de surface du lac de lave. Depuis 2004, et bien que la surface apparente du lac de lave ait diminuée d’un facteur 4, son comportement pulsatile est demeuré constant, montrant des cycles de vitesse de surface variant entre 5 et 18 minutes. La vitesse moyenne en surface est de 3 à 20 cm/sec.

De plus, il est remarqué que la surface du lac monte et baisse de 2 à 3 mètres, en concert avec le cycle de gaz d’une dizaine de minutes.

Erebus - dégazage permanent - photo Nat Geo / Carsten Peter

Erebus - dégazage permanent - photo Nat Geo / Carsten Peter

Erebus - 01.12.2012 - le lac de lave - photo MEVO

Erebus - 01.12.2012 - le lac de lave - photo MEVO

Eructations et plomberie du volcan :

Une différenciation entre cette " respiration "  et les " éructations " du volcan lors des éruptions permet une meilleure compréhension du système de plomberie de l’Erebus. Lors des éruptions, de grosses bulles de gaz émergent et éclatent dans le lac de lave, faisant des éclaboussures sur les pentes … certaines bombes de lave pouvant atteindre la taille d’un bus. Ces deux comportements ne sont pas couplés, et les scientifiques pensent que les bulles de gaz à l’origine de la projection des bombes proviennent d’une profondeur plus grande. Ils ont en effet noté que les cycles de gaz continuent même lorsque des éruptions font brutalement baisser le niveau du lac de lave. 

Erebus - Clive Oppenheimer près d'une grosse bombe d'anorthoclase phonolite - décembre 2013 - photo MEVO

Erebus - Clive Oppenheimer près d'une grosse bombe d'anorthoclase phonolite - décembre 2013 - photo MEVO

Erebus plumbing system - doc. MEVO

Erebus plumbing system - doc. MEVO

 

Sources :

- Live Science - Antarctic lava lake huffs and puffs like a sleeping dragon - link

- ScienceDirect / Earth and Planetary Science Letters - Decadal persistence of cycles in lava lake motion at Erebus volcano, Antarctica by Nial Peters ,CliveOppenheimer, Philip Kyle, Nick Kingsbury / 03.2014

- MEVO - Mount Erebus Volcano Observatory - link

- Mantle to surface degassing of alkalic magmas at Erebus volcano, Antarctica - By Clive Oppenheimer & al. - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
21.04.2014 - activité explosive au Fuego - photo CONRED /  Eliceo Jimenez et Marcelo Jimenez.

21.04.2014 - activité explosive au Fuego - photo CONRED / Eliceo Jimenez et Marcelo Jimenez.

Suite à une augmentation de l’activité du Fuego, l’Insivumeh a émis un bulletin spécial (n°35 / 22.04.2014) ; la CONRED a déclenché une alarme pour les populations vivant dans un rayon de 35 km.

Le 22.04, le panache de gaz s’accompagne d’explosions modérées à fortes, et de colonnes de cendres grises s’élevant jusqu’à 4.500 mètres, avec une large dispersion NO à SE su 10-12 km. Des blocs incandescents sont émis à 200 mètres au-dessus de la partie sud-ouest du cratère. Les explosions génèrent des ondes de choc, faisant vibrer toits et fenêtres dans un rayon de 15 km. La coulée de lave est qualifiée de « calme », mais avec une probabilité de coulées pyroclastiques dans les drainages autour du volcan, selon la Conred.

Aucune évacuation n’a été décidée pour le moment … le volcan reste sous étroite surveillance.

20.04.2014 / 01h 09 -  Fuego vu de "La Reunión Golf & Resort" à  Alotenango - photo  Eliceo Jimenez et Marcelo Jimenez.

20.04.2014 / 01h 09 - Fuego vu de "La Reunión Golf & Resort" à Alotenango - photo Eliceo Jimenez et Marcelo Jimenez.

Sources :

- INSIVUMEH - link

- CONRED - link

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