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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Tungurahua - petit panache de cendres le 28.07.2014 - photo OVT - IGEPN

Tungurahua - petit panache de cendres le 28.07.2014 - photo OVT - IGEPN

Après plus de deux mois de calme, le Tungurahua semble être entré dans une nouvelle phase active. Le niveau de la sismicité a augmenté considérablement dans la journée de dimanche 28 juillet. Vers 15h49 locale, un panache de cendres noires est monté à 1.000 mètres de hauteur, causant de faibles retombées de cendres sur l'ouest du volcan.

Les séismes LP confirment des mouvements de fluides à l’intérieur du volcan , et la couleur foncée des cendres suggère que du magma frais arrive dans le cratère. De plus, une inflation significative marque le flanc nord-est du Tungurahua depuis quelques semaines, similaire à celle observée peu de temps avant les éruptions explosives d’octobre 2013 et d’avril 2014.

Les zones susceptibles d’être affectées par des retombées de cendres s’étendent de Pelileo à Banos et de Banos à Penipe.

Tungurahua - Diagramme de la récente inflation radiale  - doc. IGEPN

Tungurahua - Diagramme de la récente inflation radiale - doc. IGEPN

Source : IGEPN

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La production de timbres à thème par l’archipel des Açores est importante et diversifiée, comme c’est le cas pour la plupart des îles.

En se focalisant sur le thème des volcans, voici quelques exemplaires crées au cours des  dernières décennies.

 - Le cinquantième anniversaire de l'éruption du Capelinhos - année 2007

 

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbres de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbres de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Faial, éruption du Capelinhos - Espólio do T. C. José Agostinho- Museu de Angra do Heroísmo - Siaram

Faial, éruption du Capelinhos - Espólio do T. C. José Agostinho- Museu de Angra do Heroísmo - Siaram

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

- Les fajãs , terme Portugais désignent les plates-formes ou deltas construites au-dessus du niveau des marées par glissement de terrain et/ou coulées de lave sont largement distribuées aux Açores, spécialement sur l’île de São Jorge.

Les fajãs : Caldera de Santo Christo / São Jorge - émission 2012

Les fajãs : Caldera de Santo Christo / São Jorge - émission 2012

Les fajãs : Fajã dos Cubres / São Jorge - émission 2012

Les fajãs : Fajã dos Cubres / São Jorge - émission 2012

Fajã dos Cubres / São Jorge - photo Alberto Garcia

Fajã dos Cubres / São Jorge - photo Alberto Garcia

- Les zones géothermales et l'exploitation géothermique ont également été mises à l'honneur .

Source chaude sur São Miguel - émission 2005

Source chaude sur São Miguel - émission 2005

São Miguel - caldera das Furnas : source chaude - photo Geoparque Azores

São Miguel - caldera das Furnas : source chaude - photo Geoparque Azores

Exploitation de la géothermie  - émission 1983

Exploitation de la géothermie - émission 1983

- La nature est aussi mise à l'honneur avec cet oiseau endémique dela laurisylve de São Miguel : le "Priolo" , le bouvreuil des Açores / Pyrrhula murina.

Le Priolo, endémique de São Miguel - émission 2008.

Le Priolo, endémique de São Miguel - émission 2008.

Le bouvreuil des Açores - photo Ciência / Portugal

Le bouvreuil des Açores - photo Ciência / Portugal

Sources :

- Catawiki

- Delcampe.net

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Flores / Açores  - Baia de Alagoa Cedros - photo Angrense

Flores / Açores - Baia de Alagoa Cedros - photo Angrense

L’île de Flores, de 10 km. sur 5, s’est formée au Pléistocène, avec la croissance d’un volcan sous-marin, puis une activité explosive associée à la formation de petites caldeiras, et de nombreux cônes et cratères.
Après une période de repos longue de 200.000 ans, de jeunes cratères d'éruptions phréatomagmatiques et des coulées de lave  furent produits à l'Holocène.

Flores / Açores - Rocha dos Bordes - photo siaram casacacorianas

Flores / Açores - Rocha dos Bordes - photo siaram casacacorianas

Flores / Açores - Rocha dos Bordes, sous une lumière vespérale - photo Visitazores

Flores / Açores - Rocha dos Bordes, sous une lumière vespérale - photo Visitazores

L’un des monuments naturels les plus fameux des Açores, la Rocha dos Bordões, est un ensemble d’orgues basaltiques verticales. Cette disjonction prismatique  , en relation avec une coulée de mugearite datée de 570.000 ans, surgit brusquement au sommet d’une élévation. Partiellement revêtue de mousses, de lichens et d’autre végétation, la pierre basaltique change de tons au cours de la journée … pour admirer ces changements, la Rocha dos Bordões impose au visiteur des visites répétées à différentes heures du jour.

Flores / Açores -  Les Lagoa Funda & Rasa - photo Helena Rodrigues / Açores.net

Flores / Açores - Les Lagoa Funda & Rasa - photo Helena Rodrigues / Açores.net

Les caldeiras Rasa et Funda de Lajes se sont formées il y a 3.150 ans. Ces dépressions sont deux cratères d’explosions associés à des éruptions hydromagmatiques qui ont eu leur siège dans les montagnes du secteur sud de Flores. Elles sont occupées par des lacs et situées à des altitudes différentes. L’éruption de la caldeira Funda, un anneau de tuff, s’est accompagnée de coulée de lave en direction du sud-est, atteignant la côte à Lajes.

Cartes de Flores - au centre, les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra - au sud, les caldeiras Funda & Rasa - un clic pour agrandir.Cartes de Flores - au centre, les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra - au sud, les caldeiras Funda & Rasa - un clic pour agrandir.

Cartes de Flores - au centre, les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra - au sud, les caldeiras Funda & Rasa - un clic pour agrandir.

Plus au centre de « l’île des Fleurs », on trouve quatre caldeiras, dérivant d’explosions de type maar, en relation avec des éruptions hydromagmatiques sur le plateau central : les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra.

A l’exception de la caldeira Seca, elles sont occupées par des lacs. La caldeira Negra est profonde de 108 mètres ce qui rend ses eaux sombres, et lui vaut son nom. La caldeira Comprida, un anneau de tuff dans la caldeira Seca, date de 2.900 ans. Elle a produit une coulée de lave, en direction du nord-ouest quia rejoint la côte à Faja grande.

Isolée des autres, la Caldeira da Lomba est entourée d’une petite élévation et de bouquets d’hortensias.
Agua Quentes est un ensemble de sources chaudes et sulfureuses.

Flores / Açores - les caldeiras Negra et Comprida - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - les caldeiras Negra et Comprida - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - la caldeira Seca - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - la caldeira Seca - photo Geoparque Azores

Cratères, lacs et rivières marquent le paysage insulaire. L’eau des rivières court tranquillement à la surface du plateau central, ou bien cascade en de nombreuses chutes ou serpente au long de vastes et profondes vallées. Avant de déboucher dans l’océan, elle cède sa force aux turbines des diverses centrales hydroélectriques de l’île.

La zone de Fajã Grande - Fajãzinha constitue l’un des plus beaux paysages littoraux des Açores. Sur la vaste paroi verdoyante qui borde cette zone, on peut observer presque une vingtaine de chutes d’eau, dont celle de Ribeira Grande, qui se précipite en un saut de 300 mètres. À la base du versant, existent diverses masses d’eau permanentes, comme le Poço do Bacalhau ou le Poço da Alagoinha, connu également sous le nom de lac des Canards.

Flores / Açores - Fajã Grande  - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - Fajã Grande - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - Fajã Grande  - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - Fajã Grande - photo Geoparque Azores

D’innombrables îlots, des pointes, des hauts-fonds, des anses, des grottes littorales, des disjonctions prismatiques, des chutes d’eau et des vallées ombragées constituent certaines des particularités qu’offre la bande côtière de Flores. La Fajã Nova, à Ponta da Rocha Alta, et la Fajã de Lopo Vaz forment les hauts escarpements de la côte sud, accessibles par un sentier pédestre qui court au long de la falaise.

Du côté nord de l’île, la basse et linéaire falaise côtière entre Ponta Delgada et Ponta do Albarnaz cède la place aux reliefs infranchissables de la côte nord-est, uniquement sillonnés de sentiers pédestres, comme celui qui part du phare d’Albarnaz vers Ponta da Fajã, de parcours difficile récompensé par des vues exceptionnelles..

À l’inverse, dans les fajãs laviques de Santa Cruz, Lajes et Fajã Grande, la mer embrasse doucement les basses pointes rocheuses de lave noire et laisse apercevoir, par temps calme, la faune des fonds marins.

Près du promontoire de Ponta da Caveira, Gruta dos Enxaréus forme une cavité de 50 m de long sur 40 de hauteur, dont 15 sous l’eau.

Flores / Açores - paysage de fajãs / deltas laviques

Flores / Açores - paysage de fajãs / deltas laviques

Flores / Açores - Gruta dos Enxaréus - photo time to go

Flores / Açores - Gruta dos Enxaréus - photo time to go

L’ Ilhéu de Monchique, à 1,5 km. au large, forme le point ultime de l’Europe à l’ouest, avant les étendues de l’atlantique.Au temps où la navigation dépendait uniquement des données astronomiques, l’îlot a constitué un important point de référence pour la calibration des instruments de navigation marine.

Flores /Açores - l'Ilheu do Monchique - photo Dreizung

Flores /Açores - l'Ilheu do Monchique - photo Dreizung

Sources :

- Geoparque Azores - Flores

- Global Volcanism Program - Flores

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La petite île de Corvo est située au nord de Flores dans la partie ouest de l’archipel.

D’une superficie de 17,12 km², elle n’est habitée que par quelques 500 personnes, pour la plupart rassemblées dans la ville de Vila do Corvo, au sud.

Bien qu’isolée, Corvo a été la cible des attaques de pirates et corsaires. En échange de leur protection, l’île leur a permis d’y trouver un endroit de ravitaillement, de soins, et de réparation des vaisseaux. Elle fut malgré cela pillée par les corsaires Anglais en 1587.

Corvo / Açores - le côté sud de l'île avec Vila do Corvo - photo Dreizung

Corvo / Açores - le côté sud de l'île avec Vila do Corvo - photo Dreizung

Ces deux îles émergent du même banc sous-marin, orienté NNE-SSO, ancré sur la plaque tectonique Nord-Américaine à l’ouest de la dorsale médio-atlantique.

Corvo, volcan de type central, a commencé à émerger à partir de 730.000 ans ; le cône central était estimé culminer à 1.000 mètres de hauteur avant son effondrement il y a 430.000 ans.

Sitauation tectonique du groupe Flores-Corvo à l'ouest de la dorsale médio-Atlantique.

Sitauation tectonique du groupe Flores-Corvo à l'ouest de la dorsale médio-Atlantique.

La phase d’activité subaérienne est d’abord marquée par un volcanisme basaltique, avant  de passer à des éruptions trachytiques, plus explosives, dont certaine liée à la formation de la caldeira. Ensuite, l’activité redevient basaltique, avec des éruptions strombolienne et hawaiienne. Les épisodes plus récents forment le cône de scories de Coroinha.

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo - photo Angrese.

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo - photo Angrese.

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo -  les champs cultivés tapissent les parois intérieures de la caldeira - photo José Luís Ávila Silveira-Pedro Noronha e Costa

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo - les champs cultivés tapissent les parois intérieures de la caldeira - photo José Luís Ávila Silveira-Pedro Noronha e Costa

Le Monte Gordo voit sa bordure ouest tronquée par l’érosion éolienne et marine. Une falaise forme un à-pic de 700 mètres au-dessus de l’océan.

Sa caldeira, la Caldeirão, large de 2.000 mètres, est occupée par des cônes de scories, des intrusions filoniennes, deux lacs permanents et d’autres éphémères.

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Siaram

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Siaram

Cartes de Corvo - un clic pour agrandir Cartes de Corvo - un clic pour agrandir

Cartes de Corvo - un clic pour agrandir

Les pentes du volcan sont partiellement conservées à l’est et au sud, où des cônes secondaires sont préservés de l’érosion. Morro da Fonte, Grotão da Castelhana et Coroa do Pico sont responsables de coulées de basalte, qui ont formé la fajã lávica, un delta de lave élevé de 10 à 60 mètres.

 

Corvo / Açores - le delta de lave / la fajã lávica au sud de Corvo abrite la piste d'attérissage et les habitations - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - le delta de lave / la fajã lávica au sud de Corvo abrite la piste d'attérissage et les habitations - photo Geoparque Azores

Au nord-ouest de l’île, de petits ilôts, les ilhéu dos Torrais  et Ilhéu do Torrão, et des récifs submergés rendent périlleuse la navigation proche des côtes.

Corvo / Açores - Ponta do Marco - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - Ponta do Marco - photo Geoparque Azores

Le paysage de Corvo se caractérise par des murets de pierre sombre divisant les propriétés. Des paillers aux murs de basalte, utilisés pour le rangement du fourrage et des outils, renforcent l’aspect sombre et austère du paysage et a valu à Corvo le surnom d’île noire. Le vert des pâturages se conjugue à la teinte des genévriers et des plantations céréalières.  

A Ponta Negra, au sud de Corvo, de petits moulins à vent, au tronc conique, déploient des voiles qui ponctuent l’horizon de blanc. La coupole de bois peut tourner de façon à orienter les ailes en fonction de la direction du vent. Ils servent à moudre les céréales et le maïs.

Corvo / Açores  - les murets de basalte - photo ATA

Corvo / Açores - les murets de basalte - photo ATA

Corvo / Açores  - les moinhos au sud de l'île, avec en fond, l'île de Flores - photo Moinhos açorianos

Corvo / Açores - les moinhos au sud de l'île, avec en fond, l'île de Flores - photo Moinhos açorianos

Sources :

- CVARG / Centro de Vulcanologia e Avaliação de Riscos Geológicos - link

- Geoparque Azores - link

- Global Volcanism Program - Corvo

- DIAS, J. (2001) – Geologia e tectónica da ilha do Corvo (Açores-Portugal): Contributos para o ordenamento do espaço físico. - Tese de Mestrado. Universidade de Coimbra.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé dans la zone centrale du Complexe Volcanique dos Picos, caractérisé par 200 cônes de scories et un volcanisme fissural, la Gruta do Carvão est le plus grand tunnel de lave sur São Miguel, avec une longueur totale de 1.250 mètres, en deux tronçons séparés. Ce tunnel s’étend à l’intérieur d’une coulée basaltique, orientée nord-sud, et rejoignant la mer à l’ouest de Ponta Delgada.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Carte des zones volcaniques de São Miguel - le Complexe volcanique dos Picos est coloré en gris avec la position des différents tunnels (triangles et point noirs)

Carte des zones volcaniques de São Miguel - le Complexe volcanique dos Picos est coloré en gris avec la position des différents tunnels (triangles et point noirs)

Sa hauteur moyenne est de 2-3 mètres, avec des passages atteignant plus de 5 mètres. Sa largeur varie beaucoup, avec un maximum supérieur à 10 mètres, en particulier à l’intersection de plusieurs branches.

Un tronçon de 200 mètres se caractérise par la superposition de deux tunnels, présentant des dolines. Dans certaines sections, les eaux de ruissellement ont déposé des sédiments, d’une hauteur moyenne d’un mètre.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Des stalactites de lave pendent du plafond, parfois recouvertes d’une teinte blanchâtre amenée par les eaux de ruissellement. Les parois présentent des " bolhas de gás ", des bulles ayant éclaté sous la pression des gaz.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Guardar foto - Siaram

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Guardar foto - Siaram

La lave basaltique s’est oxydée , ce qui lui confère des teintes rougeâtre à orangées, le long des zones de fissures et d’infiltration.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão : couleur du basalte oxydé - azoresphotos.blogspot.be

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão : couleur du basalte oxydé - azoresphotos.blogspot.be

L’âge de ce tunnel est compris entre 5000 et 12000 ans selon la datation au Carbone 14 et selon l’analyse des dépôts de matières pyroclastiques (cendre et lapilli), probablement émis par le volcan de Sete Cidades ou celui de Fogo et recouvrant cette grotte.

 

Sources :

- Amigos dos Açores - associaçoa ecologica -link

-  Gruta do Carvão - Paim - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le stratovolcan Sete Citades et sa caldeira circulaire de 5.000 mètres de diamètre, et d’une profondeur de 300 à 500 mètres occupent l’ouest de São Miguel. Son point culminant, le Pico da Cruz, est à 856 mètres, soit 3.000 m au-dessus du plateau basaltique formant le sous-bassement de l’archipel Açorien.

Le fond de la caldeira est occupé par deux lacs communicants, le lagoa verde et la lagoa azul et des appareils post-caldeira.

La légende veut que les deux lacs, vert et bleu, furent créés par les larmes  d’une princesse et de son amant, un berger, lors de leur séparation … la couleur des eaux rappelant la couleur de leurs yeux.

 São Miguel / Açores - vue aérienne de la caldeira Sete Citades - photo Meteopt

São Miguel / Açores - vue aérienne de la caldeira Sete Citades - photo Meteopt

 São Miguel / Açores -  la caldeira Sete Citades et les lagoa Verde & Azul - photo U.Sverdrug

São Miguel / Açores - la caldeira Sete Citades et les lagoa Verde & Azul - photo U.Sverdrug

Le stratovolcan est formé par un empilement de coulées de lave (Ankaramite, basanite, basalte alcalin, hawaiite, mugearite, et tristanite)  et de retombées pyroclastiques. Les plus anciennes roches subaériennes incluent des dômes de trachyte et tristanite, et des coulées exposées à la base de la muraille de la caldeira, et sur la côte à l’ouest et au sud du volcan. Une coulée de trachyte, située à la base de la paroi NO de la caldeira, est datée de 210.000 ans ; une autre de tristanite, située sur le côte ouest à Ponta da Ferraria, date de 74.000 ans.

L’étape, ayant donné à la caldeira ses actuelles dimensions, est datée de 22.000 ans, et fait suite à l’émission de ponces trachytiques.

São Miguel / Açores - Carte géologique du stratovolcan Sete Citades - doc. in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

São Miguel / Açores - Carte géologique du stratovolcan Sete Citades - doc. in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

Au moins vingt-deux éruptions post-caldeira ont eu lieu, dont six dans son enceinte, à forte composante phréato-magmatique, et 16 sur les flancs du volcan.

Les éruptions dans la caldeira sont relativement récentes : six évents, dont les éruptions ont formé des cônes et des anneaux de ponces, occupent une position  quasi circulaire, suivant une fracture concentrique vraisemblablement contemporaine de la formation de la caldeira.

Du nord au sud et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, se présentent Seara Cerrado da Ladeira, au nord, daté de 3050 avant JC., la caldeira do Alfreres, de 2050 avant JC, la Caldeira Seca, datée de 1444 ( ?), deux dômes de trachyte avec leur sommet occupé par un lac, le lagoa Rasa , daté de l’an 380, et la lagoa de Santiago, daté de l’an 90. Le cône de scories Cerrado das Freiras s‘est édifié à l’est du lagoa azul en 1444.

 São Miguel / Açores -  la caldeira Sete Citades : la caldeira Seca - photo Christophe Finot

São Miguel / Açores - la caldeira Sete Citades : la caldeira Seca - photo Christophe Finot

 São Miguel / Açores -  la caldeira Sete Citades :  le lagoa Santiago - photo Time to go

São Miguel / Açores - la caldeira Sete Citades : le lagoa Santiago - photo Time to go

En 1713, une éruption du flanc ouest a donné le Pico das Camarinhas et la Ponta da Ferraria, en 1.110

Depuis 1638, six éruptions sous-marines ont eu lieu au large de la côte ouest, la dernière en 1880.

 São Miguel / Açores - Sete Citades : le Pico das Camarinhas - photo Geoparque Azores

São Miguel / Açores - Sete Citades : le Pico das Camarinhas - photo Geoparque Azores

 São Miguel / Açores - Sete Citades :  coulée à Ponta da Ferraria - photo Geoparque Azores

São Miguel / Açores - Sete Citades : coulée à Ponta da Ferraria - photo Geoparque Azores

Les paysages spéciaux et une éruption juste après l’arrivée des premiers colons Portugais ont participé à la naissance de diverses légendes. Parmi celles-ci, sept cités établies dans la caldeira auraient été détruites par l’éruption qui a suivi l’arrivée des premiers Portugais … en liaison avec une des positions possibles de la mythique Atlantide.

Elle a en tous cas inspiré la BD « L’énigme de l’Atlantide » d’Edgard P. Jacobs.

Couverture de l'album "L"énigme de l'Atlantide" et affiche - Ed.Dargaud - un clic pour agrandir.Couverture de l'album "L"énigme de l'Atlantide" et affiche - Ed.Dargaud - un clic pour agrandir.

Couverture de l'album "L"énigme de l'Atlantide" et affiche - Ed.Dargaud - un clic pour agrandir.

Sujet de la BD "L'énigme de l'Atlantide" : En vacances dans l'archipel des Açores, le professeur Mortimer fait une stupéfiante découverte. Lors de l'exploration d'un gouffre nommé " O foro do diabo " (le trou du diable), il trouve un métal inconnu aux étonnantes propriétés radioactive et luminescente. Il ne peut s'empêcher de penser à l'orichalque, ce mystérieux métal que les Atlantes, dans le récit de Platon, estimaient aussi précieux que l'or. La découverte est suffisamment importante pour qu'il prévienne son ami, le capitaine Blake. Ce dernier vient le rejoindre à Saõ Miguel et les événements se précipitent. Quelqu'un dérobe le spécimen que Mortimer avait laissé dans sa villa. Blake et lui n'ont que le temps de voir un étrange engin traverser l'espace à la vitesse de l'éclair, disparaissant dans la nuit. De plus en plus intrigués, les deux hommes décident de refaire une expédition au " Foro do diabo " pour y retrouver des échantillons. Ils sont accompagnés d'un guide, Pépé et de son assistant sous les traits duquel se cache l'aventurier Olrik, leur plus mortel ennemi. Ce dernier a été embauché par une puissance étrangère pour récupérer le précieux minerai. La descente dans les dangereuses caldeiras commence. Cette plongée dans les entrailles de la terre va les amener à vivre leur plus extraordinaire aventure. Élucidant un mystère vieux de plusieurs siècles, ils partiront à la découverte de l'Atlantide, de son peuple et de ses ennemis, exploreront le continent perdu et risqueront leurs vies pour sauvegarder la paix dans l'Empire Atlante. Ils braveront mille dangers pour revenir vers notre monde où l'Atlantide reste une énigme irrésolue... Le moindre de ces dangers n'étant pas Olrik...

Sources :

- Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore - link

- Global Volcanism Program - Sete Citades

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Etna NEC - 25.07.2014 - Emanation de cendres à la nouvelle bouche éruptive, localisée au nord des deux hornitos du 05.07.14 - photo MaurizioeRosy Vecchio / via F.Pappalardo

Etna NEC - 25.07.2014 - Emanation de cendres à la nouvelle bouche éruptive, localisée au nord des deux hornitos du 05.07.14 - photo MaurizioeRosy Vecchio / via F.Pappalardo

Ce matin 25 juillet, vers 9h14 GMT une nouvelle bouche éruptive s’est ouverte près de la fissure active depuis le 5 juillet, sur le versant Est du cône du cratère Nord-Est de l’Etna. Elle est distante de 150 à 200 mètres au nord des hornitos, et est le lieu d’explosions stromboliennes, accompagnées parfois de petites quantités de cendres.

L’INGV, dont le personnel présent sur le terrain, a observé la nouvelle bouche et signale qu’à 12h30 GMT, il n’y a pas d’émission de lave à ce niveau.

L’une des deux bouches ouvertes le 5 juillet poursuit son activité explosive, ainsi que l’émission de lave.

Au niveau du nouveau cratère sud-est / NSEC, des émanations sporadiques de gaz chaud sont observées sporadiquement ces derniers jours.

Source : INGV Catania - AGGIORNAMENTO ETNA, 25 LUGLIO 2014, ORE 12:30 GMT

 

On the morning of July 25, 9:14 GMT , a new eruptive vent is opening near the fissure active since July 5, on the eastern side of the cone Northeast crater of Etna. It is distant from 150 to 200 meters north of hornitos, and is the site of Strombolian explosions, sometimes accompanied by small amounts of ash.

The INGV, including this field staff, observed the new mouth and pointed at 12:30 GMT, there is no emission of lava at this level.

One of the two open mouths of July 5 continues its explosive activity and emission of lava.

At the new crater southeast / NSEC, sporadic hot gas fumes are observed sporadically in recent days.

Source: INGV Catania - AGGIORNAMENTO ETNA, 25 LUGLIO 2014 ORE 24:30 GMT

Etna NEC - les deux hornitos ouverts le 05.07 - photo Marco Néri / 15.07.2014

Etna NEC - les deux hornitos ouverts le 05.07 - photo Marco Néri / 15.07.2014

Etna -  coulée du NEC en provenance d'un des hornitos du 05.07 - webcam therm. Monte Cagliato ce 25.07.2014 / 13h16 loc.

Etna - coulée du NEC en provenance d'un des hornitos du 05.07 - webcam therm. Monte Cagliato ce 25.07.2014 / 13h16 loc.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le volcan Furnas situé à la pointe Est de l’île de Sao Miguel, contient deux caldeiras emboitées, la plus jeune de 6 km. de large et une plus vieille, plus grande mais moins distincte dans la topographie locale. La paroi nord-est de l’ancienne caldeira entaille la muraille ouest de la caldeira Povoação de l’ancien volcan Nordeste.

São Miguel  - les caldeiras emboitées de Furnas ( limites en tireté et pointillé) - in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

São Miguel - les caldeiras emboitées de Furnas ( limites en tireté et pointillé) - in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

L’activité de Furnas aurait débuté voici 100.000 ans environ, avec quelques 85 éruptions recensées ; les roches anciennes sont des "tristanites", affleurant dans les falaises de Ribeira Quente et qui recouvrent des coulées du volcan Nordeste.

Il y a 30.000 ans environ, une éruption plinienne et l’émission d’ignimbrites trachytique sont à l’origine de la formation de la plus ancienne caldeira ; elle sera progressivement comblée par diverses éruptions.

La plus récente caldeira de Furnas s’est formée il y a 12.000 ans, en réponse à l’éjection de ponces trachytiques (volume subaérien estimé à 7 km³, mais plus important en incluant les retombées dans l’océan, impossibles à chiffrer), dont on peut voir des dépôts à 10 km. au nord du village de Furnas. Cette unité d’ignimbrite est appelée " ignimbrite de Povoação ". Trois cônes de tristanite, dont deux associés à des coulées, sont datés  post-caldeira. De même, une série de sept dômes de trachyte, dont le Pico do Ferro, sont situés sur des fractures formées au cours de l’effondrement de la caldeira.  

São Miguel - la caldeira de Furnas , le Lagoa das Furnas -

São Miguel - la caldeira de Furnas , le Lagoa das Furnas -

L’activité volcanique post-caldeira  a été importante au cours des derniers 5000 ans ; au moins 11 couches de ponces trachytiques en témoignent, classées de "Furnas A à Furnas J", ainsi que le Pico do Gaspar, un dôme de lave trachytique localisé à l’Est du lac de cratère Lagoa das Furnas.

Sa formation succède à plusieurs éruptions plinienne accompagnées de coulées pyroclastiques et de la formation de deux anneaux de ponces nichés ; elles ont été datées respectivement de 840 +/- 100 ans et de 1441. Cette dernière, ayant eu lieu durant le Petit Age Glaciaire, a émis 100 millions de m³de tephra ; elle est classée de VEI 4.

La dernière éruption de VEI 5, datée du 3 septembre au 2 novembre 1630, a fait des centaines de mort sur l’île ; elle s’est accompagnée d’importantes émissions de ponces, de coulées pyroclastiques et de la formation d’un dôme de lava trachytique, le Diego Preto / Mont Areia, au centre d’un anneau de ponces, le Cova da Burra.

Açores - São Miguel - volcan Furnas : le dôme du Pico do Gaspar est ceinturé d'une ligne d'arbres (entre le lac et le sommet du dôme de lave) qui marque le bord de l'anneau de ponces. - photo Rick Wunderman / Smithsonian institute.

Açores - São Miguel - volcan Furnas : le dôme du Pico do Gaspar est ceinturé d'une ligne d'arbres (entre le lac et le sommet du dôme de lave) qui marque le bord de l'anneau de ponces. - photo Rick Wunderman / Smithsonian institute.

Açores - Sao Miguel - volcan Furnas : source bouillante - photo Geoparque Azores

Açores - Sao Miguel - volcan Furnas : source bouillante - photo Geoparque Azores

Un champ fumerollien, comptant une trentaine de sources chaudes (de 15° à 60°C), et quelques geysers, existe dans le village de Furnas, au nord du lac.

Les zones géothermales sont exploitées par les habitants pour la cuisson de leur ragoût, le "Cozido" , qu’ils font mijoter plusieurs heures dans des faitouts, enveloppés de linges, dans des trous de 60 cm de profondeur.

Parmi les ingrédients composants le "Cozido", on compte des choux, des pommes de terre, des carottes, de la patate douce, avec comme viandes, du chorizo, du poulet,, du bœuf et du boudin noir … roboratif !

Açores - Sao Miguel - volcan Furnas - Zone géothermale et plate-forme de cuisson du "Cozido" - photo Geoparque Azores

Açores - Sao Miguel - volcan Furnas - Zone géothermale et plate-forme de cuisson du "Cozido" - photo Geoparque Azores

Sources :

- Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore - link

- Global Volcanism Program - Furnas

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

São Miguel présente une structure variée : un massif ancien à l'est de l'île, le complexe de Povoação; trois stratovolcans à caldeira, Sete Cidades, Agua de Pau et Furnas. Ces massifs volcaniques sont reliés entre eux par des alignements récents de cônes de scories et leurs coulées de lave : la région des Pics.

Les trois stratovolcans à caldeira du Quaternaire sont le résultat de volumineuses éruptions de nature principalement trachytique, de coulées pyroclastiques et retombées de cendres.

La caldeira la plus ancienne est la caldeira externe d’Agua de Pau, en position centrale, entre 26.500 et 46.000 ans. Ensuite on assiste à une progression d’ouest en est, vers des structures plus récentes : à l’ouest, la caldeira de Sete Citades, daté de 22.000 ans, puis la caldeira interne d’Agua de Pau, datée de 15.000 ans, et enfin à l’est, celle de Furnas, datée de 12.000 ans.

São Miguel  et la localisation de ses caldeiras (carte VolcanoWorld / Oregonstate.)
São Miguel  et la localisation de ses caldeiras (carte VolcanoWorld / Oregonstate.)

São Miguel et la localisation de ses caldeiras (carte VolcanoWorld / Oregonstate.)

São Miguel  - le massif Agua de Pau - photo Hansueli Krapf

São Miguel - le massif Agua de Pau - photo Hansueli Krapf

São Miguel, la caldeira Agua de Pau : le Lagoa do Fogo - photo Geoparque Azores

São Miguel, la caldeira Agua de Pau : le Lagoa do Fogo - photo Geoparque Azores

Le stratovolcan central Agua de Pau :

Les roches subaériennes les plus anciennes d’Agua de Pau, du Pléistocène, incluent un dôme de trachyte (181.000 ans) sur la côte sud, une coulée de trachyte proche du sommet (121.000 ans) et des tuffs trachytiques (dont une unité de 103.000 ans). L’édifice principal consiste en coulées trachytiques, dômes et dépôts pyroclastiques, datés d’entre 100.000 et 40.000 ans.

São Miguel, le centre de l'ile - Le stratovolcan central Agua de Pau : la caldeira externe, en pointillé / la caldeire interne, délimitée par des étoiles  - doc. in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

São Miguel, le centre de l'ile - Le stratovolcan central Agua de Pau : la caldeira externe, en pointillé / la caldeire interne, délimitée par des étoiles - doc. in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

São Miguel, la caldeira Agua de Pau : le Lagoa do Fogo, du Miradouro da Serra da Barrosa – photo Luis Silveira

São Miguel, la caldeira Agua de Pau : le Lagoa do Fogo, du Miradouro da Serra da Barrosa – photo Luis Silveira

La caldeira externe, de 4.000 sur 7.000 mètres, est datée de 26.500 à 46.000 ans.

La caldeira interne, de 2.500 sur 3.000 mètres, a été formée il y a 15.000 ans.

L’activité post-caldeira concerne des dômes de lave, qui se sont mis en place sur les flancs nord et ouest du volcan, et la caldeira, où une des plus importantes éruptions des Açores – de VEI 5 - est datée de 2.990 avant JC., caractérisée par un dépôt de ponces de 3 km³ (Fogo-A plinian fall deposit). La caldeira le plus récente abrite un lac, le lagoa do Fogo. Des cinder cones ponctuent des fissures radiales et concentriques.

La dernière éruption trachytique explosive a pris place en 1563, à l'évent Cerro Qurimado, sur le flanc NO de la caldeira . Des sources chaudes, localisées sur le flanc NO., suggèrent la présence de magma, ou roches chauffées par celui-ci, associé aux éruptions du Pléistocène / Holocène, proche de la surface.

 

São Miguel  - Caldeira Agua de Pau, le lagoa do Fogo - photo Rae Brune

São Miguel - Caldeira Agua de Pau, le lagoa do Fogo - photo Rae Brune

Sources :

- Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore - link

- Global Volcanism Program - Agua de Pau

- Geoparque Azores - Sao Miguel

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Publié le par Bernard Duyck

Le "système de plomberie" des volcans de l’Etat de Washington font ces derniers temps l’objet d’études scientifiques par des géophysiciens.

" Les volcans de la chaîne des Cascades menacent les centres urbains de Vancouver à Portland, et nous voudrions comprendre leur mode de fonctionnement interne pour mieux prédire quand ils vont entrer en éruption et l’importance de ces éruptions … ", rapporte Alan Levander, de la Rice University de Houston.

Le Mt Rainier dominant la ville de Tacoma -

Le Mt Rainier dominant la ville de Tacoma -

Cette semaine, les scientifiques vont forer 23 endroits sur le St Helens pour y faire exploser des charges, simulant un séisme de M2, et ainsi étudier la plomberie interne du volcan grâce au réseau sismique (3.500 nouveaux capteurs sismiques disposés autour du volcan).

St Helens - placement en juin de sismomètres - photo Houston Chronicles

St Helens - placement en juin de sismomètres - photo Houston Chronicles

St Helens plumbing System - Doc. Dzurisin 2012 / CVO-USGS

St Helens plumbing System - Doc. Dzurisin 2012 / CVO-USGS

La Revue Nature publie cette semaine une étude sur le système de plomberie interne du Mt Rainier, utilisant des mesures sismiques (données collectées en 2008-2009), de résistance électrique et magnétotelluriques (données collectées en 2009-2010).

L’image montre les voies d’alimentation de la chambre magmatique située sous le volcan par des roches en fusion totale ou partielle. Les roches commencent à entrer en fusion à environ 80 km. sous le volcan, et se répartissent pour part vers l’Est et les profondeurs avec la plongée de la plaque en subduction, pour une autre vers la surface en direction de la chambre magmatique, un peu à l’ouest du Rainier. (L’image peut montrer un lobe de la chambre magmatique s’étendant vers le NO, en raison de la position nord des capteurs utilisés pour cette étude). Le déplacement du magma vers la surface est estimé se faire à 0,4 inches / 10,16 mm. par an. On estime que 30% environ du réservoir magmatique, situé à 8 km. sous le volcan, est constitué de roches en fusion … . Les dimensions de la chambre magmatique : extension E-O de 8 à 16 km, et autant en épaisseur ( sous réserve, car la dimension N-S n’a pu être déterminée en fonction de la position des capteurs).

Image du haut :Mt Rainier et alimentation du système de plomberie sous le volcan ( symbolisé par un triangle rouge) - la plaque Juan de Fuca en subduction en bleu - Les zones jaune-orange correspondent à une plus haute conductivité électrique (ou une moindre résistance) et signalent la position de fluides et roches en fusion partielle.- les ovales rouges marquent les hypocentres des séismes - image du bas : position de scapteurs magnétotelluriques en rose /pourpre et des stations sismiques en jaune / Photo Credit: R Shane McGary, Woods Hole Oceanographic Institution - un clic pour agrandir.
Image du haut :Mt Rainier et alimentation du système de plomberie sous le volcan ( symbolisé par un triangle rouge) - la plaque Juan de Fuca en subduction en bleu - Les zones jaune-orange correspondent à une plus haute conductivité électrique (ou une moindre résistance) et signalent la position de fluides et roches en fusion partielle.- les ovales rouges marquent les hypocentres des séismes - image du bas : position de scapteurs magnétotelluriques en rose /pourpre et des stations sismiques en jaune / Photo Credit: R Shane McGary, Woods Hole Oceanographic Institution - un clic pour agrandir.

Image du haut :Mt Rainier et alimentation du système de plomberie sous le volcan ( symbolisé par un triangle rouge) - la plaque Juan de Fuca en subduction en bleu - Les zones jaune-orange correspondent à une plus haute conductivité électrique (ou une moindre résistance) et signalent la position de fluides et roches en fusion partielle.- les ovales rouges marquent les hypocentres des séismes - image du bas : position de scapteurs magnétotelluriques en rose /pourpre et des stations sismiques en jaune / Photo Credit: R Shane McGary, Woods Hole Oceanographic Institution - un clic pour agrandir.

Zones touchées par des lahars en provenance du Mt Rainier au cours des derniers 5.600 ans - Doc. CVO / USGS

Zones touchées par des lahars en provenance du Mt Rainier au cours des derniers 5.600 ans - Doc. CVO / USGS

Sources :

- New View of Rainier’s Volcanic Plumbing  / University of Utah News - link

- AP / Presse locale - Scientists use new techniques to predict volcano eruptions - link

- SSA 2014 Meeting – Evidence for ongoing magma recharge at Mt St Helens - CVO

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