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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
L'éruption dans Holuhraun  ... " à la façon de William Turner "

L'éruption dans Holuhraun ... " à la façon de William Turner "

Les émanations volcaniques ont des répercussions sur le climat, et sont également responsables de phénomènes optiques : ce voile de gaz, principalement de dioxyde de soufre, peut changer les couleurs du ciel au couchant.

Le Professeur Zerefos a donné une clef de ce changement, dans un article dans le Journal of the EuropeanGeosciences Union : " Dans la coloration des couchers de soleil, c'est la façon dont le cerveau perçoit les verts et les rouges qui renferme des informations importantes sur l'environnement ".

Les peintres du 19° siècle ont reproduit ces couleurs spécifiques sans en comprendre la cause. Parmi eux, William Turner, célèbre pour sa maitrise des couleurs, était en vie lors de trois éruptions majeures : celle du Tambora en Indonésie en 1815 (VEI 7), celle du Babuyan Claro aux Philippines en 1831 (VEI 4?), et celle du Coseguina au Nicaragua en 1835 (VEI 5).

Il a peint de spectaculaires couchers de soleil, causés par les voiles d'aérosols sulfurés, notamment dans son tableau " Dido building Carthage " en 1815, conservé à la National Gallery de Londres.

William Turner - "Dido building Carthage" - 1815 - National Gallery London.

William Turner - "Dido building Carthage" - 1815 - National Gallery London.

Holuhraun le 11.09.2014 - photo Skapti Hallgrímsson / mbl.is

Holuhraun le 11.09.2014 - photo Skapti Hallgrímsson / mbl.is

Les derniers pics de pollution par le dioxyde de soufre ont été mesurés le 10 septembre à 2.550 µg/m³ d’air, comme l’illustre le graphique de l’Agence de l’environnement Islandaise.

Le nuage s’est déplacé vers l’ENE puis vers l’E, rendant l’odeur du soufre perceptible à 1.300 km sur la côte ouest de la Norvège.

En haut, le pic de dioxyde de soufre émis par l'éruption fissurale d'Holuhraun le 10.09.2014 - doc.Environment Agency of Iceland. - un clic pour agrandir  - - en bas, dplacement du nuage de gaz en direction des côtes Norvégiennes - doc. IMO
En haut, le pic de dioxyde de soufre émis par l'éruption fissurale d'Holuhraun le 10.09.2014 - doc.Environment Agency of Iceland. - un clic pour agrandir  - - en bas, dplacement du nuage de gaz en direction des côtes Norvégiennes - doc. IMO

En haut, le pic de dioxyde de soufre émis par l'éruption fissurale d'Holuhraun le 10.09.2014 - doc.Environment Agency of Iceland. - un clic pour agrandir - - en bas, dplacement du nuage de gaz en direction des côtes Norvégiennes - doc. IMO

Les émanations soufrées voilent le soleil le 08.09.2014 - photo Cambridge Univ. / rebeccamorelle /  BxAgxZPIQAA9fva

Les émanations soufrées voilent le soleil le 08.09.2014 - photo Cambridge Univ. / rebeccamorelle / BxAgxZPIQAA9fva

Sources :

- European Geosciences Union - Famous paintings help study the Earth’s past atmosphere - 25.03.2014 - link

- Further evidence of important environmental information content in red-to-green ratios as depicted in paintings by great masters - C. S. Zerefos & al. - link

- Zerefos, C. S., Gerogiannis, V. T., Balis, D., Zerefos, S. C., and Kazantzidis, A.: Atmospheric effects of volcanic eruptions as seen by famous artists and depicted in their paintings, Atmos. Chem. Phys., 7, 4027-4042, doi:10.5194/acp-7-4027-2007, 2007.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Le cratère du cinder cone Bandera - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science

Le cratère du cinder cone Bandera - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science

Outre El Malpais, le champ volcanique Zuni-Bandera , situé au Nouveau Mexique / USA, a connu de nombreuses éruptions basaltiques au cours de millions d’années.

Les différentes coulées de lave, a-a et pahoehoe, sont bien différentiées par différentes teintes de gris sur la photo satellite, transcrite en couleurs différentes sur la carte géologique.

Zuni-Bandera volcanic field - photo Landsat 8 / Nasa

Zuni-Bandera volcanic field - photo Landsat 8 / Nasa

Carte géologique du Zuni-Bandera volcanic field - la coulée Bandera en rose - la coulée McCartys en rouge -

Carte géologique du Zuni-Bandera volcanic field - la coulée Bandera en rose - la coulée McCartys en rouge -

Au niveau géochimique, les coulées du Zuni-Bandera V.F. incluent des basaltes tholéiitiques, alcalins, des andésites basaltiques et des basanites. Elles sont considérées comme typiques du volcanisme intra-plaque, et les signatures chimiques présentent des caractéristiques de sources mantelliques enrichies et appauvries.

Parmi les coulées, pointons la coulée McCartys et la Bandera crater flow.

La coulée McCartys :

La coulée de lave McCartys provient d’un volcan-bouclier bas, surmonté par un tout petit cinder cone, haut de 8 mètres.

Bien qu’une partie de la lave ait coulé vers le sud-ouest sur 8-9 km, la majorité de celle-ci a suivi le drainage existant et coulé vers le nord sur 40 km avant de tourner vers l’est dans la vallée du Rio San José.Elle recouvre des basaltes anciens et des alluvions.

La datation, basée dans les années 40 sur les légendes indiennes et sur des évidences archéologiques, et fixée postérieure à l’an 700, a été revue par des datations au radiocarbone entre 29.70 et 3.010 avant aujourd’hui, puis des techniques He3 et Cl36 ont donné un âge entre 2.500 et 3.900 ans  (Laughlin et al, 1994; Phillips et al., 1997).

Zuni-Bandera V.F. - McCartys vent - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera V.F. - McCartys vent - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera V.F. - coulée pahoehoe du bouclier McCartys - photo www.psi.edu/pgwg/images/Oct11Image.html

Zuni-Bandera V.F. - coulée pahoehoe du bouclier McCartys - photo www.psi.edu/pgwg/images/Oct11Image.html

Zuni-Bandera volc. field - les puits d'inflation dans la coulée McCartys - photo Larry Crumpler  / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera volc. field - les puits d'inflation dans la coulée McCartys - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera volc. field - Crevasse dans la coulée McCartys - photo Larry Crumpler  / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera volc. field - Crevasse dans la coulée McCartys - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science.

La coulée Bandera :

Elle a été produite par le cratère Bandera, un cinder cone double de 150 mètres de haut et 1.000 mètres de diamètre, ébréché côte sud-ouest comme d’autre cones du champ volcanique en partie sous l’effet des vents qui ont prévalus lors de l’éruption. Un grand tunnel de lave, effondré par places, s’étend jusqu’à 29 km. au sud du cratère.

Sept étapes ont été reconnues dans le développement du cratère Bandera et ses coulées associées, avec en point d’orgue l’éruption des cendres noires coiffant le cinder cone et recouvrent les collines situées au nord. Dans ces dernières, deux puits ont été ouverts dans les cendres des collines à des fins commerciales. On y a trouvé des xénolythes du manteau et des mégacristaux d’anorthoclase. Les laves sont néphéliniques, holocristalline et vésiculaires

La datation par diverses méthodes révèle que les cendres et laves sont datées d’il y a environ 10.000 ans.

Le basalte de la coulée Bandera a été utilisé comme matériau de construction par les civilisations passées, e.a. par les indiens Anasazi.

Zuni-Bandera volc. field - Chenal de lave dans une coulée a-a provenant du cratère Bandera  - photo Larry Crumpler  / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera volc. field - Chenal de lave dans une coulée a-a provenant du cratère Bandera - photo Larry Crumpler / New Mexico museum of Natural History and Science.

Zuni-Bandera volc. field  - une ruine Anasazi constituée de blocs de lave de la coulée Bandera - photo geoinfo.nmt.edu

Zuni-Bandera volc. field - une ruine Anasazi constituée de blocs de lave de la coulée Bandera - photo geoinfo.nmt.edu

Sources :

- New Mexico museum of Natural History and Science - Zuni-Bandera volcanic field - link

- New Mexico bureau of geology & mineral resources –Zuni-Bandera Volc. Field / Geologic background - link

- New Mexico volcanoes - Plate tectonic.narod.ru - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
La molécule issue des volcans qui pourrait remplacer les antibiotiques - photo Virginie Garin / RTL

La molécule issue des volcans qui pourrait remplacer les antibiotiques - photo Virginie Garin / RTL

Un enzyme aux propriétés étonnantes a été découvert dans les sources chaudes du Vésuve, où la température avoisine les 100°C.

En 2006, la Direction Générale des Armées charge des chercheurs d’étudier cet enzyme aux propriétés anti-neurotoxiques, présentant un intérêt pour lutter contre les attaques chimiques. Lors de leurs travaux, les chercheurs de l’URMITE / Unité de Recherche sur les Maladies Infectieuses et Tropicales, de la Faculté de médecine de la Timone à Marseille lui découvre d’autres qualités, qui viennent d'être publiées : l’enzyme peut détruire les molécules de communication des bactéries, et prévenir ainsi les infections.

 L'habitat du Sulfolobus solfataricus - photo Nature & Voyages.

L'habitat du Sulfolobus solfataricus - photo Nature & Voyages.

L’enzyme, facile à produire, stable et résistante, s’avère particulièrement efficace sur les bactéries Gram négatif (dont le pseudomonas) impliquées dans 50% des infections nosocomiales. Selon le Pr. Chabrière, " l’enzyme permet de restaurer la sensibilité aux antiobitiques. Elle présente un grand intérêt dans le traitement de la mucoviscidose, dont les décès sont principalement imputables aux infections bactériennes dans le poumon ». Son champ d’action peut s’étendre aux plaies chroniques concernées par un traitement local, telles que dans les brûlures ou le "pied diabétique."

Le Sulfolobus solfataricus contient des enzymes thermostables et produit la protéine Sso Pox, dont une variante est à la base des enzymes phosphotriestérase, permettant la dégradation des organophosphates toxiques et lactonases, inhibiteurs de virulence bactérienne et limiteur de formation de biofilm.

La protein T0420  Q97W15 SULSO du Sulfolobus solfataricus - doc. http://prodata.swmed.edu

La protein T0420 Q97W15 SULSO du Sulfolobus solfataricus - doc. http://prodata.swmed.edu

L’efficacité in vitro a été démontrée, puis testée in vivo sur des rats inoculés par des bactéries responsables de la pneumonie : une réduction de la mortalité d’un facteur 4 à 8 a été obtenue.

Une première application sera destinée à l’armée avec la mise au point de pansements antibactériens pour les blessés en opération, élaborés en partenariat avec les Laboratoires Urgo ... une alternative aux antibiotiques, auxquels les bactéries deviennent de plus en plus résistantes !

D’autres domaines seront visés par une start up " Gene & Greentech " : la dépollution des terres agricoles ayant absorbées trop de pesticides, ou le développement d’un enduit pour les bateaux, pour empêcher la formation d’algues sur les coques.

 

Sources :

- La Provence – Marseille : ils ont découvert comment dompter les bactéries / Des chercheurs marseillais ont élaboré une alternative aux antibiotiques. - link

- Gene & Greentech - link

-  PNAS - The complete genome of the crenarchaeon Sulfolobus solfataricus P2 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
El Calderon - cendres rouges sur le bord d'El Calderon - photo American southwest.

El Calderon - cendres rouges sur le bord d'El Calderon - photo American southwest.

Plus au nord dans El Malpais N.M., et plus facilement accessible que les autres sites bien qu’un véhicule 4x4 soit recommandé, une zone abrite deux tunnels de lave, différents effondrements d’autres tunnels, une tranchée de lave et le cratère El Calderon, d’où émanent la plupart des coulées de lave environnantes.

Le cratère du cinder cone El Calderon - photo American southwest.

Le cratère du cinder cone El Calderon - photo American southwest.

Le cratère El Calderon voit son centre envahi de grands pins, de taille plus importantes que ceux de la même espèce poussant sur les bords, en raison de la protection des vents et d’une meilleure disponibilité en eau.

Les arbres ont curieusement leurs cimes au même niveau, qu’ils soient sur le plancher, le long des pentes ou sur les bords.

Lava Trench - la tranchée en forme de V - photo American southwest.

Lava Trench - la tranchée en forme de V - photo American southwest.

Lava Trench - détails des parois - photo American southwest.

Lava Trench - détails des parois - photo American southwest.

Lava Trench est une tranchée en forme de V, remplie de gros blocs, formée par le déplacement rapide de la lave. Les parois sont faite de fines couches originaires de différentes coulées de lave, provenant du cratère El Calderon.

L'un des Double Sinks - photo American southwest.

L'un des Double Sinks - photo American southwest.

Bat Cave est un tunnel de petites dimensions qui abrite au moins quatre espèces de chauve-souris. So entrée est interdite tout le long de l’année, pour des raisons évidentes de protection.

Double Sinks, deux gouffres formés par l’effondrement de tunnel de lave, a des parois quasi verticales qui empêchent une éventuelle descente.

Junction Cave forme un tunnel de lave long de 400 mètres, avec un embranchement, dont le plancher est constitué de rochers brisés, cédant la place à un sol boueux près de la fin, où le plafond s’abaisse.

Carte d'accès à la zone El Calderon - American southwest

Carte d'accès à la zone El Calderon - American southwest

Sources :

- American Southwest - El Calderon, El Malpais National Monument

- Global Volvanism Program - Malpais.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le rapport du Scientific Advisory Board of the Icelandic Civil Protection pointe les problèmes de qualité de l’air suite à l’éruption d’Holuhraun, tant sur le site de l’activité éruptive que dans l’est de l’Islande.

Holuhraun 2014.09.07 - Le soleil perce le brouillard bleuté de gaz - photo Jóhannes Benediktsson / Iceland Review

Holuhraun 2014.09.07 - Le soleil perce le brouillard bleuté de gaz - photo Jóhannes Benediktsson / Iceland Review

Au site éruptif, les taux élevés de gaz demeurent élevés, et dépendant des conditions de vents variables, influencées de plus par la convection thermique de la lave à haute température. Les concentrations de gaz peuvent devenir localement dangereuses pour la santé, au point que l’IMO a conseillé aux scientifiques et journalistes présents sur zone de porter des masques à gaz et des dosimètres … et même de quitter le site lorsque les concentrations mettent la vie en jeu !

Un journaliste d’Iceland Review  décrit les gaz ainsi : " les gaz toxiques sortent des cratères. Tout d’abord transparents, puis blancs, ils tournent ensuite au brun-jaune comme ceux liés à la pollution. L’odeur n’est pas désagréable, tant que le vent pousse les gaz dans une direction opposée. Lorsque le vent tourne légèrement, l’odeur du soufre est perceptible comme lorsqu’on craque une allumette. Je me suis immédiatement déplacé vers une zone sans risque … et naturellement, j’ai aussi porté un masque à gaz ".

Le 8.09, l’Université d’Islande signalait un brouillard brunâtre de SO2 sur la plaine au nord du nouveau champ de lave, ainsi qu’un dégazage accru au niveau des évents.

Holuhraun 2014.09.04 - Dégazage de la lave - Photo Jóhannes Benediktsson / Iceland Review

Holuhraun 2014.09.04 - Dégazage de la lave - Photo Jóhannes Benediktsson / Iceland Review

Holuhraun le cratère le plus au sud de la fissure 2014.09.08 - photo Johanne Schmith / IES

Holuhraun le cratère le plus au sud de la fissure 2014.09.08 - photo Johanne Schmith / IES

Pour l’Est de l’Islande, principalement concernée, l’Agence de l’Environnement augmente ses mesures de surveillance dans les zones habitées.

Les concentrations en dioxyde de soufre à Reyðarfjörður, où des détecteurs ont été placés à proximité des fonderies d’aluminium, ont montré ce week-end que les taux de pollutions n’ont jamais été aussi élevés en ville depuis les premières mesures effectuées en 1970. Un brouillard bleuté de SO2  a recouvert les régions de l’est, mais ces gaz ne devraient être problématiques que pour les personnes souffrant d’asthme et de problèmes respiratoires. (Iceland Review)

Anomalie en SO2 repérée par le satellite GOME2 sur l'est, puis l'ENE de l'Islande le 04.09.2014

Anomalie en SO2 repérée par le satellite GOME2 sur l'est, puis l'ENE de l'Islande le 04.09.2014

Teneurs en SO2 relevées par le satellite de la Nasa Aura / OMI le 05.09.2014 sur l'Est et le sud de l'Islande

Teneurs en SO2 relevées par le satellite de la Nasa Aura / OMI le 05.09.2014 sur l'Est et le sud de l'Islande

Le 6 septembre, suite à un changement de direction des vents, la concentration en dioxyde de soufre dans l’air a augmenté massivement au-dessus de l’Irlande pendant plusieurs heures.

Hausse des concentrations en SO2 (en vert) mesurée à Dublin / Irlande le 06.09.2014 - doc. Bardarbunga volcano

Hausse des concentrations en SO2 (en vert) mesurée à Dublin / Irlande le 06.09.2014 - doc. Bardarbunga volcano

L’OMS considère une augmentation de 20 microgrammes de SO2 par mètre cube d’air en 24 heures comme une la limite, et une exposition à court terme (de l’ordre de plus de 10 minutes) à une concentration de 500 microgrammes de SO2 par m³ d’air comme pouvant être nuisible. (Manuel Sintubin, professeur de Geodynamique à l’Université de Leuven / Bardarbunga volcano site / via Culture Volcan)

 

Sources :

- IMO - Scientific Advisory Board - link

- Iceland Review

- Bardarbunga Volcano - Can the toxic gases from Holuhraun eruption be deadly?

- Culture Volcan - L'activité du volcan Bárðarbunga : une éruption assez toxique.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
El Malpais Nat. Monum. - le "Big Skylight" - photo NMFO

El Malpais Nat. Monum. - le "Big Skylight" - photo NMFO

Le plus grand et le plus profond des tunnels de lave d’El Malpais, dénommé Big Skylight cave de par son ouverture circulaire dans son toit, comporte de belles structures.

Le tunnel débute avec une section remplie de gros blocs de lave, résultant de l’effondrement de sa lucarne, bordée de parois verticales ornées de banquettes, restes solidifiés indiquant les niveaux successifs différents de la coulée de lave.

El Malpais NM / Big Skylighy cave - l'entrée du tunnel de lave - photo American southwest

El Malpais NM / Big Skylighy cave - l'entrée du tunnel de lave - photo American southwest

El Malpais NM  / Big Skylighy cave - banquettes de lave - photo Michael Benanav for The New York Times

El Malpais NM / Big Skylighy cave - banquettes de lave - photo Michael Benanav for The New York Times

El Malpais NM  / Big Skylighy cave - banquettes de lave - photo American southwest

El Malpais NM / Big Skylighy cave - banquettes de lave - photo American southwest

Plus loin, le tunnel devient vraiment grand, avec un plafond en forme de dôme surmontant un plancher recouvert de gros blocs.

Le passage principal bifurque vers l’extrémité, et les branches continuent à s’approfondir, tandis que de plus petits tunnels y débouchent de chaque côtés, à différents niveaux.

Il reste quelques zones contenant des formations de glace, moins extensives que dans Four Windows cave.

El Malpais NM  / Big Skylighy cave - Boulders et un tas de neige restant, éclairé par un skylight - photo American southwest

El Malpais NM / Big Skylighy cave - Boulders et un tas de neige restant, éclairé par un skylight - photo American southwest

El Malpais NM  / Big Skylighy cave - zoom sur les banquettes - photo NMFO

El Malpais NM / Big Skylighy cave - zoom sur les banquettes - photo NMFO

La section nord forme en surface une longue ravine profonde et incurvée, dénommée Caterpillar collapse (effondrement de la chenille)

Conditions d'accès :

Se renseigner auprès des rangers pour une autorisation d'accès aux tunnels.

L’accès au site se fait en quittant la Hwy 53, pour 12 km de route non asphaltée (County road 42 vers NPS rad300), difficilement praticable par temps de pluie ou de neige. Un véhicule 4x4 est souvent nécessaire. 

L’entrée dans le tunnel est marquée par un cairn, et il faut ensuite affronter 1,5 km de coulées de lave bosselée, avant la descente. A l’intérieur du tunnel, il n’existe pas de chemin établi, et il faut se le frayer parmi de gros blocs dans certaines zones. La zone du Big skykight et le "Moss garden" sont vulnérables.

Sources :

- NPS - El Malpais

- El Mapais - Big Skylight cave - map

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Vue sur les coulées d'El Malpais, vu de Sandstone Bluffs - photo Undangaray

Vue sur les coulées d'El Malpais, vu de Sandstone Bluffs - photo Undangaray

El Malpais national Monument forme une haute vallée dans le centre du Nouveau Mexique aux USA. La zone est recouverte de coulées de lave noire couvrant 344 km².

Signifiant en espagnol " les mauvaises terres ", ce champ volcanique, situé entre 1950 et 2560 mètres d’altitude, comporte des cinder cones, des spatter cones, un réseau de longs tunnels de lave, quelques grottes glacées et une des plus grandes arches naturelles de l’état, dénommée " La Ventana ".

La région est un point ancestral de contact entre les cultures Mogollon,  Anasazi, Patayan et Sinagua.

Paysage d'El Malpais, sur le trail Zuni-Acoma - photo NPS

Paysage d'El Malpais, sur le trail Zuni-Acoma - photo NPS

A gauche, Situation d'El Malpais par rapport au volcanisme du plateau du Colorado - à droite, carte simplifiée des accès.A gauche, Situation d'El Malpais par rapport au volcanisme du plateau du Colorado - à droite, carte simplifiée des accès.

A gauche, Situation d'El Malpais par rapport au volcanisme du plateau du Colorado - à droite, carte simplifiée des accès.

Le champ volcanique Zuni-Bandera :

Les structures d’El Malpais font partie du champ volcanique Zuni-Bandera, le second plus grand champ volcanique de la Province Basin and Range. Le champ Zuni-Bandera couvre une surface de 2.460 km² à la limite sud-est du plateau du Colorado, à l’intersection entre le bassin du Rio Grande et l’alignement Jemez. Son activité s' échelonne entre 3,8-3,7 Ma et 1,7 Ma.

A la limite d’El Malpais , l’arche La Ventana est une arche de grès naturelle.

A proximité à Sandstone Bluffs, un point de vue offre un spectaculaire panorama sur les coulées de lave … tous deux sont proches de la highway 117.

La Ventana arch - photo stephen-weaver.com - Southwest desert lovers

La Ventana arch - photo stephen-weaver.com - Southwest desert lovers

Les coulées de lave El Malpais :

Elles sont d’âges et d’origines différents. La plus récente est la coulée McCarty, dans sa partie ouest, datée d’environ 3.000 ans. Les roches les plus anciennes sont difficiles à découvrir en raison de l’enfouissement et de la couverture végétale. Les cinder cones de la " Chaine de cratères " datent de 600 à 700.000 ans. Le Mont Taylor, au nord-est, est vieux de 1,5 à 3,3 Ma.

Carte des coulées de lave et leur point d'origine / âge - doc.El Malpais - Caving / National Park Service

Carte des coulées de lave et leur point d'origine / âge - doc.El Malpais - Caving / National Park Service

El Malpais - coulées pahoehoe - photo Markus Manske

El Malpais - coulées pahoehoe - photo Markus Manske

Les structures présentes dans l’ouest du National Monument, situées dans un paysage montagneux et boisé, sont moins accessibles, mais plus spectaculaires que le reste du parc. Vingt-cinq cinder cones et les restes d’un système de tunnels de lave issus du cratère Bandera, datés de 10.500 à 9.500 ans.

Les " Big tuBes " sont accessibles par un chemin forestier non pavé , qui mène au Big Skylight et aux Four Windows, tunnels contenant de la glace permanente, et à une série de ponts de laves, restes d’un tunnel de lave effondré.

Un équipement adéquat est recommandé : casque, gants  et genouillères, polaires, imperméable et bonnes sources de lumière.

El Malpais in des Seven Bridges, avec un tas de neige niché dans son ombre - photo American Southwest

El Malpais in des Seven Bridges, avec un tas de neige niché dans son ombre - photo American Southwest

Seven bridges :

Seules de courtes sections du toit de de tunnel de lave, effondré en grande partie, forme des ponts s’élevant à une quinzaine de mètres au-dessus de son plancher, couverts de blocs et bordé de parois abruptes. Certains ponts de lave supportent des pins bien lourds.

Four Windows cave - photo American southwest

Four Windows cave - photo American southwest

Four Windows cave - à l'entrée du tunnel de lave, on peut voir le plancher en lave pahoehoe - photo naxja.org

Four Windows cave - à l'entrée du tunnel de lave, on peut voir le plancher en lave pahoehoe - photo naxja.org

Four Windows cave :

Ainsi nommée à cause des petites ouvertures dans le toit à proximité de son entrée principale, le tunnel Four Windows présente à cet endroit un petit jardin de mousse, dans la zone où pénètre un peu de lumière, et peuplé de divers invertébrés.

Photo sur le site : http://brianleddyphoto.photoshelter.com/image/I0000BeUhYhn..eY

Des stalagmites de glace s’y forment en hiver et peuvent s’y conserver, la température oscillant entre -2 et +2°C .

Un manteau bactérien extensif, de teintes blanchâtre à dorée, tapisse les parois du tunnel, adjacent au tapis d’algues dans la zone crépusculaire, et allant jusqu’à couvrir 25 à 75 % des parois en zone sombre. Il se compose essentiellement d’actinomycètes et est dépourvu de tout invertébré, à cause d’une sécrétion d’antibiotiques répulsifs.

Demain, la Big Skylight cave.

Sources :

- National Park Service - El Malpais National Monument - link

- El Malpais: In the Land of Frozen Fires - A History of Occupation in El Malpais Country - by Neil C. Mangum 1990 - link

- Nature of Bacterial Communities in Four Windows Cave, El Malpais National Monument, New Mexico, USA - by Diana E. Northup & al - link 

- Science in action – Caves lime - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Les fissures éruptives dans Holuhraun  - 2014.09.06 - Norðurflug

Les fissures éruptives dans Holuhraun - 2014.09.06 - Norðurflug

La surveillance en vol de ce 6 septembre concerne le Bárðarbunga et le Dyngjiujökull, en plus de la zone éruptive dans Holuhraun.

Les mesures radar montrent des changements importants dans la surface glaciaire : une subsidence de plus de 15 mètres au centre de la caldeira du Bárðarbunga … ce volume correspond 0,25 km³, soit 250 Mm³, volume jamais observé encore en Islande depuis le début des mesures, hormis celle liée à la formation de la caldeira Öskjuvatn de l’Askja en 1875.

Aucun signe d’éruption ou d’accroissement de l’activité géothermale n’a été observé dans la caldeira, ce qui limite l’explication des séismes à la subsidence et à un mouvement du magma en sub-surface vers le nord-est.

Bárðarbunga. Subsidence of the glacier surface (m). A comparison of the measurement of TF-FMS yesterday and a Lidar map from 2011 as well as surface measurements from June this year. Institute of the Earth Sciences, University of Iceland.

Bárðarbunga. Subsidence of the glacier surface (m). A comparison of the measurement of TF-FMS yesterday and a Lidar map from 2011 as well as surface measurements from June this year. Institute of the Earth Sciences, University of Iceland.

Pour le Dynjujökull, une large dépression peu profonde a été observée à 10 km du bord du glacier.

Une autre dépression, située à 6 km du bord du glacier, s’est approfondie :     elle mesure aujourd’hui 35 mètres de profondeur.

Ces dépressions sont vraisemblablement des signes de petites et courtes éruptions sous-glaciaires.

2014.09.06 - Subsidence observée au Bárðarbunga

2014.09.06 - Subsidence observée au Bárðarbunga

Dans Holuhraun, deux fissures restent actives sur les trois, avec une plus grande intensité sur la première. La lave s’étend vers l’ENE et devrait atteindre la branche principale de la rivière Jökulsá á Fjöllum dans les 24 heures, si le ratio d’avance (40 mètres/heure) reste le même, d’après le volcanologue Thorvaldur Thordarson.

La surface recouverte par les coulées dépasse les 14 km².

Vol Mýflug Air au dessus du site éruptif le 05.09.2014 - l'avion donne l'échelle - photo Mýflug Air / Axel Sigurðarson

Vol Mýflug Air au dessus du site éruptif le 05.09.2014 - l'avion donne l'échelle - photo Mýflug Air / Axel Sigurðarson

"Chaud devant" - la coulée le 05.09.2014 - photo Artic images

"Chaud devant" - la coulée le 05.09.2014 - photo Artic images

Extension du cahmp de lave le 06.09.2014 - doc. IES

Extension du cahmp de lave le 06.09.2014 - doc. IES

L’activité volcanique reste stable, mais l’activité sismique a diminué en nombre d’évènements. Un séisme de M5 a marqué la caldeira du Bárðarbunga le 06.09 à 5h40 UTC.

Localisation et magnitude des séismes sur le nord du Vatnajökull / Dyngjujökull - doc. IMO
Localisation et magnitude des séismes sur le nord du Vatnajökull / Dyngjujökull - doc. IMO

Localisation et magnitude des séismes sur le nord du Vatnajökull / Dyngjujökull - doc. IMO

Sources :

IMO - University of Iceland - Iceland Rview - RUV

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Les deux nouvelles fissures dans Holuhraun  - photo laraomars / RUV

Les deux nouvelles fissures dans Holuhraun - photo laraomars / RUV

Selon la Protection Civile et l’Université d’Islande, de nouvelles fissures éruptives se sont ouvertes entre la première et le glacier Dyngjujökull, vers 7h UTC. le 5 septembre.

Un survol par les scientifiques a permis de constater que deux fissures se sont formées dans le graben surmontant l’intrusion. Les fontaines de lave sont substantiellement plus petites que celles caractérisant l’ancienne fisssure, d’ailleurs toujours active. De la vapeur et d’importantes quantités de SO2 sont relâchées dans l’atmosphère. Le chaudron dans le Dyngjujökull semble s’être approfondi depuis la dernière observation.

Holuhraun - 05.09.2014 - les nouvelles fissures à droite, l'ancienne sur la gauche dégaze plus fortement - photo Snorri B. Jónsson.  RUV

Holuhraun - 05.09.2014 - les nouvelles fissures à droite, l'ancienne sur la gauche dégaze plus fortement - photo Snorri B. Jónsson. RUV

Dyngjujökull - chaudron creusé dans le glacier - photo almannavarnir le 05.09.2014

Dyngjujökull - chaudron creusé dans le glacier - photo almannavarnir le 05.09.2014

Image radar du chaudron - doc.via RUV 05.09.2014

Image radar du chaudron - doc.via RUV 05.09.2014

Les mesures montrent une augmentation légère de la conductivité à Jökulsá á Fjöllum, le principal drainage du glacier, en relation possible avec l’eau de pluie drainée vers la rivière au travers de la lave récente (J.A.Stevenson).

Concernant la sismicité, deux séismes de M4,4 et 5,3 ont été détectés aux environs de minuit, le 5 septembre, dans la caldeira du Bárðarbunga.

Extension du champ de lave avec dates - doc. University of Iceland

Extension du champ de lave avec dates - doc. University of Iceland

Holuhraun - la fissure originale est plus active que les deux nouvelles - photo mbl.is / Á​rni Sæ­berg

Holuhraun - la fissure originale est plus active que les deux nouvelles - photo mbl.is / Á​rni Sæ­berg

Déplacements des stations GPS au 05.09.2014 - l'ouverture d'un rift est confirmée par les déplacements en sens opposé au niveau du contact Holuhraun / Dyngjujökull . - doc.IMO

Déplacements des stations GPS au 05.09.2014 - l'ouverture d'un rift est confirmée par les déplacements en sens opposé au niveau du contact Holuhraun / Dyngjujökull . - doc.IMO

Sources :

IMO - University of Iceland - RUV - mbl.is - Iceland Review

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Holuhraun - fontaines de lave par Reykjavik Helicopters

Holuhraun - fontaines de lave par Reykjavik Helicopters

Le panache et les cendres (locales) de l'éruption Holuhraun - photo Geir Ólafsson / Iceland Review

Le panache et les cendres (locales) de l'éruption Holuhraun - photo Geir Ólafsson / Iceland Review

L’intensité de l’éruption en cours ne faiblit pas … la coulée de lave en direction de l’ENE s’est considérablement allongée et la surface couverte est d’environ 10,8 km². Aucun signe d’éruption sous-glaciaire, ni de modification de décharge et conductivité dans la rivière Jökulsa.

Le trémor de basse fréquence, mesuré hier, a cessé vers 21h30 pour reprendre ce matin sur un mode mineur. La source de ce trémor n’a pas été identifiée avec certitude ; une explication possible serait selon les scientifiques, une interaction entre le magma et l’eau.

extension du champ de lave dans Holuhraun , avec dates - carte IMO

extension du champ de lave dans Holuhraun , avec dates - carte IMO

 La fissure éruptive dans Holuhraun - l'avion en bas au centre donne l'échelle  - photo Ragnar Sigurdsson / Artic images

La fissure éruptive dans Holuhraun - l'avion en bas au centre donne l'échelle - photo Ragnar Sigurdsson / Artic images

Crevasses dans Holuhraun - photo RUV - pic.twitter.com/y0qsI5hjSn

Crevasses dans Holuhraun - photo RUV - pic.twitter.com/y0qsI5hjSn

2014.09.03 - Crevasse proche du site éruptif - photo Lara Omarsdottir ‏ / via Twitter

2014.09.03 - Crevasse proche du site éruptif - photo Lara Omarsdottir ‏ / via Twitter

Les séismes sont toujours détécté dans la partie nord du dyke, au site d’éruption, et sous le Dyngjujökull. Quatre secousses de magnitude supérieures à 4 ont été détectées dans la caldeira du Bárðarbunga, le plus important de M4,8 cette nuit à 03h09.

Position et magnitude des séismes dans le nord du Vatrnajökull le 04.09.2014 / 15h05 - doc. IMO
Position et magnitude des séismes dans le nord du Vatrnajökull le 04.09.2014 / 15h05 - doc. IMO

Position et magnitude des séismes dans le nord du Vatrnajökull le 04.09.2014 / 15h05 - doc. IMO

Les émissions de dioxyde de soufre continuent et en raison de faibles conditions de vent, se concentrent auprès du site éruptif, atteignant des taux dangereux pour la santé

Concernant le graben qui se forme au sud de l’éruption, les fissures repérées par le radar, et pour certaines bien visibles par l’observation aérienne, témoignent de déplacements horizontaux et verticaux au-dessus du dyke.

Images radar du graben (rift) - un clic pour agrandir - doc. University of IcelandImages radar du graben (rift) - un clic pour agrandir - doc. University of Iceland

Images radar du graben (rift) - un clic pour agrandir - doc. University of Iceland

Position et mouvements des stations GPS - l'écartement en sens opposé, de chaques côtés du dyke, témoigne de l'ouverture du rift sous la glace du Dyngjujölull  - doc IES-

Position et mouvements des stations GPS - l'écartement en sens opposé, de chaques côtés du dyke, témoigne de l'ouverture du rift sous la glace du Dyngjujölull - doc IES-

Une image prise de nuit en infra-rouge détaille le front de lave et la fissure, zones les plus chaudes

En haut,  Holuhraun high-resolution infrared composite - en bas, Holuhraun infrared de nuit  - doc. Nasa Aqua Modis
En haut,  Holuhraun high-resolution infrared composite - en bas, Holuhraun infrared de nuit  - doc. Nasa Aqua Modis

En haut, Holuhraun high-resolution infrared composite - en bas, Holuhraun infrared de nuit - doc. Nasa Aqua Modis

En prime, parce qu'on ne fera jamais la même chose ... " JUMP INTO HELL" - une photo de Iurie Belegurschi Photography

En prime, parce qu'on ne fera jamais la même chose ... " JUMP INTO HELL" - une photo de Iurie Belegurschi Photography

Sources :

- IMO

- Institute of Earth Siences / University of Iceland

- Iceland review - link

- Nasa visible Earth - infrared views of Bardarbunga - link

 

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