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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le 29 août 2014, le cône du Tavuvur, situé dans la caldeira Rabaul, en Papouasie-Nouvelle-Guinée a présenté une éruption, accompagné d’un panache montant à 18,3 km., justifiant une alerte aviation niveau rouge et l’évacuation des habitants les plus proches.  Le lendemain, l’alerte aviation a été rabaissée à l’orange, le panache émis n’étant plus que de 2,1 km.

Des images comparatives fournies par le satellite Landsat 8 de la Nasa / USGS montrent bien la couverture d’une partie de l’île par les cendres de l’éruption.

Le Tavurvur est coutumier d’éruption tous les cinq ans environ depuis l’importante éruption de 1994.

Eruption du Tavurvur / PNG le 29.08.2014 - photo Shelley Hendel / Twitter

Eruption du Tavurvur / PNG le 29.08.2014 - photo Shelley Hendel / Twitter

Photo du dessus :Les cendres de l'éruption du 29.08.14 recouvrent une partie de l'île, sur la photo du 02 septembre- photo du dessous : image comarative prise le 27 avril 2014 - photo Nasa / USGS Landsat 8 / Oli
Photo du dessus :Les cendres de l'éruption du 29.08.14 recouvrent une partie de l'île, sur la photo du 02 septembre- photo du dessous : image comarative prise le 27 avril 2014 - photo Nasa / USGS Landsat 8 / Oli

Photo du dessus :Les cendres de l'éruption du 29.08.14 recouvrent une partie de l'île, sur la photo du 02 septembre- photo du dessous : image comarative prise le 27 avril 2014 - photo Nasa / USGS Landsat 8 / Oli

Deux anniversaires cette année : celui de l’éruption de 1994 et celui de la guerre 1914. Le tourisme conjoint à ce dernier est malheureusement perturbés par la dernière activité volcanique du Tavurvur.

L’éruption de 1994 :

Au matin du 19 septembre, les cônes du Tavurvur et du Vulcan, situés de part et d’autre de la caldeira Rabaul, sont entrés simultanément en éruption. Elle s’est doublée d’un panache montant à 18 km. de hauteur. La ville de Rabaul a été recouverte de 20-25 cm. de cendres. La presse a relaté des colonnes de cendres grises, des éjecta aussi larges que des camions, et une " pluie de boue noire " … des pluies torrentielles mélangées aux cendres ont formé une boue épaisse qui a endommagé les habitations et la végétation.

Un plan d’évacuation rapide a évité les pertes humaines, seuls cinq personnes furent tuées … mais deux-tiers des habitations furent détruites, s’effondrant sous le poids des cendres et de la boue. Cette éruption a été qualifiée de VEI 4, par le GVP.

Panache de l'éruption, le 19.09.1994 - photo Nasa Space Shuttle.

Panache de l'éruption, le 19.09.1994 - photo Nasa Space Shuttle.

Extension du nuage de cendres le 19.09.1994 - doc. NOAA

Extension du nuage de cendres le 19.09.1994 - doc. NOAA

A gauche, carte simplifiée des structures volcaniques - à droite, carte de l'extrémité nord de la "Gazelle volcanic zone" - un clic pour agrandir - - doc. Johnson and others 2010 / GVP A gauche, carte simplifiée des structures volcaniques - à droite, carte de l'extrémité nord de la "Gazelle volcanic zone" - un clic pour agrandir - - doc. Johnson and others 2010 / GVP

A gauche, carte simplifiée des structures volcaniques - à droite, carte de l'extrémité nord de la "Gazelle volcanic zone" - un clic pour agrandir - - doc. Johnson and others 2010 / GVP

La commémoration de 1914 :

La semaine prochaine, des commémorations vont marquer le centième anniversaire  de la première bataille Australienne de la première guerre mondiale, lorsque Rabaul fut reprise aux Allemands. Rabaul était appelée Simpsonhafen sous l’administration germanique de la Nouvelle-Guinée entre 1884 et la première guerre mondiale.

Rabaul était une destination touristique prisée pour le snorkeling et la plongée. Son port spectaculaire constituait, avant l’éruption de 1994, une halte pour le navigation commerciale et de plaisance en Papouasie Nouvelle-Guinée.

La flotte australienne entrant dans Simpson Harbour en Septembre 1914.- Collection Database of the Australian War Memorial .

La flotte australienne entrant dans Simpson Harbour en Septembre 1914.- Collection Database of the Australian War Memorial .

Sources :

- Nasa Earth Observatory - link

- Global Volcanism Program - Rabaul

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Peu de changements au niveau de l’éruption depuis ce matin, mais une nouvelle intéressante suite au rapport du Scientific Advisory Board of the Icelandic Civil Protection ce 03.09 / 12h20

De récentes images radar montrent une dépression large de 500 à 1.000 mètres qui s’est formée à la fois devant et sous le glacier Dyngjujökull. Les signes de cette dépression s’étendent à environ 2 km du bord de la glace, mais celle-ci peut s’étendre plus loin. D’après l’Université d’Islande, ce serait un graben qui se forme à l’aplomb du dyke, en partie sous le glacier.

A la lumière des informations sismiques, GPS et radar, il est possible que l’éruption en cours puisse progresser sous le Dyngjujökull, avec des risques d’inondation  dans la plaine en face du glacier.

Images radar du graben en formation - doc Univ. of Iceland 01.09.2014
Images radar du graben en formation - doc Univ. of Iceland 01.09.2014

Images radar du graben en formation - doc Univ. of Iceland 01.09.2014

Vers 5 heures, suite à une augmentation du trémor et au développement de nouvelles fissures, les volcanologues et les journalistes présents dans la zone de l’éruption ont été évacués par mesure de précaution.

La fissure éruptive active - photo RUV

La fissure éruptive active - photo RUV

L’éruption vue par les satellites :

En raison de la couverture nuageuse, peu de photos de l’éruption ont pu être réalisées par les satellites.

Le satellite Aqua Modis de la Nasa a pu acquérir une bonne image en fausses couleurs, en utilisant une combinaison entre la lumière visible et l’infra-rouge (MODIS bands 7-2-1) le 31 août 2014.

Le point chaud et le glacier vus le 31.08.2014 - NASA image by Jeff Schmaltz, LANCE/EOSDIS Rapid Response. Caption by Mike Carlowicz.

Le point chaud et le glacier vus le 31.08.2014 - NASA image by Jeff Schmaltz, LANCE/EOSDIS Rapid Response. Caption by Mike Carlowicz.

Grâce à une image du satellite de la Nasa Landsat 8, une carte des coulées de lave dans Holuhraun a été établie le 2 septembre 2014.

La superficie du champ de lave est estimée à 7,2 km² (le 03.09 / 8h UTC)

Carte des coulées sur base d'une image Landsat / Nasa & USGS - doc Univ. of Iceland

Carte des coulées sur base d'une image Landsat / Nasa & USGS - doc Univ. of Iceland

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #actu
La fissure et une partie du champ de lave Holuhraun le 02.09.2014 - photo  VÍSIR / Egill Adalsteinssson

La fissure et une partie du champ de lave Holuhraun le 02.09.2014 - photo VÍSIR / Egill Adalsteinssson

L’éruption dans Holuhraun semble avoir atteint un point de stabilité  … l’activité principale dans le dyke se concentre dans sa partie nord.

Suite à la décompression, le nombre de séismes a sérieusement diminué : environ 400 le 02.09, contre 700 la veille. Le ratio de déformation a également diminué aux stations GPS proches du dyke intrusif.

Deux séismes ont marqué le bord de la caldeira du Bárðarbunga, le premier de M4,7 à 11h26, le deuxième de M4,3 à 13h55, ainsi que quelques-uns dans Herðubreiðartögl.

Récapitulatif de la magnitude et localisation des séismes à ce jour - doc. IMO

Récapitulatif de la magnitude et localisation des séismes à ce jour - doc. IMO

La surface du champ de lave est d’environ 6,5 km², pour un volume total émis de 30 à 40 millions de m³. La fissure mesure 1,5 km de long , et se trouve à 4,5 km. du bord du glacier Dyngjujökull. Une vidéo illustre ces données sur : http://www.youreporter.it/video_Il_sorvolo_in_aereo_della_zona_dell_eruzione_il_racconto.

Mais ceci n'est qu'une "photo" à un moment précis, le "film" risque de se dérouler selon un scénario imprévu...

D’après le Dr. Armann Hoskuldsson, volcanologue à l’Université d’Islande, « la lave qui sort de la fissure a une épaisseur d’environ 1 mètre, , mais à l’extrémité de la coulée, son épaisseur atteint 7 à 8 mètres … elle est fort chaude, environ 1200°C au centre de la fissure, mais sa température baisse rapidement. La couche de surface se solidifie alors et crée une sorte de plaque qui se déplace avec la coulée. La lave se déplace vite, et les dalles solidifiée se brise … c’est pourquoi on la dénomme " slabby pahoehoe " (lave pahoehoe en dalles/ en plaques) – interview dans RUV.

Coulée de lave - photo Eggert / mbls

Coulée de lave - photo Eggert / mbls

Positions du panache de SO2 les 1 et 2 septembre - doc Satellite Gone 2 / via Dr. Anja Schmidt

Positions du panache de SO2 les 1 et 2 septembre - doc Satellite Gone 2 / via Dr. Anja Schmidt

Petite anecdote :

on cherche un nom pour le nouveau champ de lave, et déjà plusieurs candidats se présentent : "Flæðahraun" (flæða = flow), parce que la coulée s’est déplacée au dessus d’une région appelée Flæður. Une autre suggestion de l’Université d’Islande est "Thorbjargarhraun", en l’honneur de la jeune géophysicienne Post-Doctorante Thorbjorg Agustsdottir, travaillant sur le terrain dans le cadre du projet Futurvolc. Je vote pour cette dernière appellation, conquis par son sourire " volcanique " !

Le sourire de Thorbjorg Agustsdottir et l'équipe de volcanologues sur le terrain - photo Cambridge Univ. -un clic pour agrandirLe sourire de Thorbjorg Agustsdottir et l'équipe de volcanologues sur le terrain - photo Cambridge Univ. -un clic pour agrandir

Le sourire de Thorbjorg Agustsdottir et l'équipe de volcanologues sur le terrain - photo Cambridge Univ. -un clic pour agrandir

Sources :

- IMO

- Université of Iceland

- RUV

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Petit détour par le Kilauea , où l’éruption se poursuit dans la zone sommitale et le zone de rift Est.

Dans cette dernière , la " coulée de lave du 27 juin " poursuit son avancée vers le nord-est, en progressant au travers d’une zone boisée en surface, créant au passage des feux de brousse.  La lave se déplace également sous la surface … phénomène visible par la vapeur d’eau émise par endroits au niveau de fisures.

En arrière-plan, le Pu'u O'o - au centre de la photo, les émanations de vapeur de la coulée sous-terraine, pratiquement rectiligne - sur la droite, progression de la lave en surface, attestée par les feux de brousse et la trainée derrière elle - photo HVO / USGS

En arrière-plan, le Pu'u O'o - au centre de la photo, les émanations de vapeur de la coulée sous-terraine, pratiquement rectiligne - sur la droite, progression de la lave en surface, attestée par les feux de brousse et la trainée derrière elle - photo HVO / USGS

Un survol par le Défense civile, le 1° septembre, a permis de cartographier la position du front d’écoulement, actuellement à 12,5 km de l’évent.

Ce survol a permis de constater une coulée en progression, qui replonge sous terre au niveau de fissures anciennes ouvertes dans la réserve forestière de Puna ... phénomène rarement observé !

Kilauea / la " coulée de lave du 27 juin " - la trace laissée par la coulée en surface et à gauche de la photo, l'endroit où elle replonge sous terre. - photo HVO / USGS

Kilauea / la " coulée de lave du 27 juin " - la trace laissée par la coulée en surface et à gauche de la photo, l'endroit où elle replonge sous terre. - photo HVO / USGS

Zoom sur la plongéede la lave dans la fissure et son retour en sous-terrain - photo HVO / USGS

Zoom sur la plongéede la lave dans la fissure et son retour en sous-terrain - photo HVO / USGS

Carte de progression de la coulée du 27 juin - en agrandissant paun clic, on peut voir , comme sur la photo en haut de l'article, que la fissure "fumante" a dépassé le niveau de la coulée de surface.- carte HVO / USGS

Carte de progression de la coulée du 27 juin - en agrandissant paun clic, on peut voir , comme sur la photo en haut de l'article, que la fissure "fumante" a dépassé le niveau de la coulée de surface.- carte HVO / USGS

Source ;

HVO - Hawaiian Volcano Observatory.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le 1°septembre, la sismicité concerne principalement le dyke. Plus de 700 séismes ont été détectés, dont deux concernent le bord nord de la caldeira du Bardarbungan un de M5,0 à 8h58 et un autre de M5,3 à 11h41. Plus de 140 séismes ont été détecté au NE de l’Askja dans Herðubreiðartögl, et quelques-uns proches de l’Askja.

2014.09.01 - la fissure active dans Holuhraun  - photo  University of Iceland - Ragnar Th Sigurðsson

2014.09.01 - la fissure active dans Holuhraun - photo University of Iceland - Ragnar Th Sigurðsson

2014.09.01 - Le front de lave -  Photo by Johanne Schmith - IES

2014.09.01 - Le front de lave - Photo by Johanne Schmith - IES

La section active de la fissure mesure 600-800 mètres de long, avec un cratère esseulé à l’extrémité sud. La lave recouvre une surface de 4 km². Vers 16 heures, l’estimation en volume est de 20-30 millions de m³, dont 5-10 miliions de m³ ajoutés en 18 h.

2014.09.01 - La coulée de lave et les fontaines en arrière-plan, dans Holuhraun - photo University of Iceland - Ármann Höskuldsson

2014.09.01 - La coulée de lave et les fontaines en arrière-plan, dans Holuhraun - photo University of Iceland - Ármann Höskuldsson

2014.09.01  - Coucher de soleil sur les fontaines de lave -  photo University of Iceland - Ármann Höskuldsson

2014.09.01 - Coucher de soleil sur les fontaines de lave - photo University of Iceland - Ármann Höskuldsson

Un panache blanc, teinté de bleuà la base,monte du site éruptif, avant de se déplacer vers l’ENE sur 60 km. Sa hauteur maximale est de 4.500 mètres, à 10 km de la fissure, et le nuage reste d’une largeur de 10 km, à 30 km au NE.

De superbes photos du panache sont accessibles via ce lien : http://photos.gudmann.is/#!/index/G0000VHvgRsUlb5M

Une grande quantité de SO2 est observée dans la zone proche de l’éruption , ainsi que dans le nuage. Les émissions sont détectées par les satellites.

L’IMO a demandé aux scientifiques présents sur zone de porter des masques et d’utiliser des dosimètres. Un première estimation des gaz sulfurés était établie à 20.000 tonnes/jour.

01.09.2014 - la fissure et le cône actif surmontés par un panache blanc - photo UK Weather Eye

01.09.2014 - la fissure et le cône actif surmontés par un panache blanc - photo UK Weather Eye

2014.09.01 - le panache de SO2 détécté par le satellite GOME-2 - doc. via Dr Anja Schmidt

2014.09.01 - le panache de SO2 détécté par le satellite GOME-2 - doc. via Dr Anja Schmidt

Sources:

- IMO

- University of Iceland

- Twitter divers contacts cités

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Une souche de cyanobactéries, utilisant un processus non identifié jusqu’à présent pour récolter de l’énergie et produire de l’oxygène par photosynthèse, a été trouvée dans la source chaude LaDuke, dans le Montana, à proximité du Parc National du Yellowstone.

LaDuke hot springs - Gardiner / Montana - photo NPS / Jim Peaco

LaDuke hot springs - Gardiner / Montana - photo NPS / Jim Peaco

Elle vivait dans un épais tapis, si densément recouvert de microbes que seules les longueurs d’onde du rouge lointain pouvaient le pénétrer.

Les chercheurs des universités de Pennsylvanie, Californie, et Montana ont découvert le nouveau sous-groupe de cyanobactéries , nommé Leptolyngbya, capables d’utiliser la lumière du spectre située dans le rouge lointain pour leur photosynthèse. Le rouge lointain est situé entre le rouge et l’infra-rouge dans le spectre de la lumière, zone caractérisée par des longueurs d’onde entre 710 et 850 nm.

Position du rouge lointain (far red) dans le spectre de la lumière. - un clic pour agrandirPosition du rouge lointain (far red) dans le spectre de la lumière. - un clic pour agrandir

Position du rouge lointain (far red) dans le spectre de la lumière. - un clic pour agrandir

Les études ont révélé qu’elles peuvent y arriver après avoir réagencer 17 protéines en trois complexes majeurs utilisateurs de lumière, fabriquer de nouveaux pigments chlorophylliens capable de capturer les longueurs d’onde dans le rouge lointain, et d’utiliser des pigments, connus comme bilines (*), de manière inhabituelle … tout ceci en activant rapidement plusieurs gènes pour modifier le métabolisme cellulaire et en désactivant un grand nombre d’autres gènes.

Ce processus a été appelé FaRLiPFar Red Light Photoacclimatation -  et caractérise ces cyanobactéries particulières capables de changer leur physiologie, leur métabolisme et leur appareil photosynthétique.

Cette étude prouve que la photosynthèse peut se produire dans le rouge lointain, et donne des détails sur les processus impliqués. La recherche ne manquera pas de trouver des applications dans le futur.

 

(*) : Les Bilines, appelée aussi Bilichromes, font partie des pigments biologiques présent dans le règne animal et végétal. Ces pigments peuvent non seulement conférer des couleurs au vivant, mais sont aussi indispensables dans une série de processus photopériodiques des plantes vertes. Comme pigment accessoire, les bilines absorbent des photons de longueur d’onde non absorbée par les pigments chlorophylliens.

Cyanobactérie de l'espèce Leptolyngbya - doc Pavel Skaloud / cyanodb.cz

Cyanobactérie de l'espèce Leptolyngbya - doc Pavel Skaloud / cyanodb.cz

Tapis microbien, dans lequel ont été découvert les nouvelles cyanobactéries sur le site de la source chaude LaDuke / Gardiner / Montana - photo NPS / Jim Peaco.

Tapis microbien, dans lequel ont été découvert les nouvelles cyanobactéries sur le site de la source chaude LaDuke / Gardiner / Montana - photo NPS / Jim Peaco.

Sources :

- Red Orbit - Newly Discovered Hot Springs Bacteria Can Use Far-Red Light For Photosynthesis - link

- http://www.cyanodb.cz/LeptolyngbyaCyanoDB - base de données sur les cyanobactéries - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques précisions concernant la nouvelle éruption débutée le 31 août dans Holuhraun :

La fissure éruptive est estimée être d’une longueur de 1,5 km. La coulée de lave en résultant mesurait 3 km de longueur, en direction NE, pour une largeur d’environ 1.000 mètres, à 7h. Les coulées sont épaisses de plusieurs mètres, avec un flux important d’environ 1.000 mètres cubes par seconde.

Activité fissurale dans Holuhraun après l tempête - 31.08.2014 / 20h38 - photo Twitter BwZBi7nIgAAvCDZ

Activité fissurale dans Holuhraun après l tempête - 31.08.2014 / 20h38 - photo Twitter BwZBi7nIgAAvCDZ

Ce 1°septembre, l’éruption fissurale continue de façon stable dans Holuhraun. Elle demeure effusive, sans activité explosive, mais caractérisée par un nuage léger de condensation.

Holuhraun - webcam Mila 01.09.2014 / 6h43

Holuhraun - webcam Mila 01.09.2014 / 6h43

Holuhraun - la fissure éruptive à l'aube ce 01.09.2014 - webcam Mila

Holuhraun - la fissure éruptive à l'aube ce 01.09.2014 - webcam Mila

Holuhraun - coulée de lave ce 01.09.2014 vers 9h - photo Eggert / mbl.is / Twitter

Holuhraun - coulée de lave ce 01.09.2014 vers 9h - photo Eggert / mbl.is / Twitter

Le ratio de séismes a baissé suite à la décompression, mais ceux-ci restent présents, avec 250 épisodes ce matin, les plus importants allant à M2. La plupart sont localisés dans la partie nord de l’intrusion , entre le site éruptif et au sud, 10 km. sous le Dyngjujökull.

Des séismes plus forts caractérisent les bords de la caldeira du Bardarbunga : de M4,5 à 4h59 sur le bord nord , et de M4,2 à 3h09 sur le bord sud.

Propagation du dyke intrusif depuis le 16.08 - doc. University of Iceland / IMO / 31.08.2014

Propagation du dyke intrusif depuis le 16.08 - doc. University of Iceland / IMO / 31.08.2014

Localisation des séismes sur la région Bardarbunga-Holuhraun, entre le 16.08 et le 01.09.2014 - les séismes les plus récents en rouge / voir échelle journalière colorée en marge - carte IMO

Localisation des séismes sur la région Bardarbunga-Holuhraun, entre le 16.08 et le 01.09.2014 - les séismes les plus récents en rouge / voir échelle journalière colorée en marge - carte IMO

La région de l’Askja est qualifiée de sismiquement calme. On remarque cependant des séismes dans la zone de l’Herðubreið, dont l’un de M2,9 à 2h56. Cette zone est sismiquement active, et cette activité n’est pas nécessairement liée à un stress augmenté par l’intrusion  dont l’extrémité est 25 km. plus au sud.

Localisation et magnitude des séismes le 01.09.2014 à 9h05 - doc. IMO
Localisation et magnitude des séismes le 01.09.2014 à 9h05 - doc. IMO

Localisation et magnitude des séismes le 01.09.2014 à 9h05 - doc. IMO

Sources :

- IMO

- University of Iceland

- Webcam Mila

- mbl.is

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Après une interruption pour cause d’actualité chargée, retour sur la série Sporades équatoriales …

Kiritimati, appelé aussi Christmas island, est un atoll corallien situé dans les Sporades équatoriales.

Cet atoll possède la plus grande surface de terres de tous les atolls répertoriés, avec environ 388 km². Son lagon, ouvert sur l’océan au nord-ouest, a une taille du même ordre de grandeur … difficilement chiffrable, en raison de sa perpétuelle évolution : le lagon principal se transforme graduellement en un réseau de lagons subsidiaires, d’étangs hypersalins et marais salants.

En sus de l’île principale, on relève Cook island, divisant le chenal d’entrée en deux parties, et des Motus / des ilôts répartis dans le lagon. Le point le plus haut culmine à 13 mètres au-dessus du niveau de la mer à Joe ‘s Hill.

Kiritimati island / Line islands - photo Nasa ISS exp.4

Kiritimati island / Line islands - photo Nasa ISS exp.4

Certe marine de Christmas island à gauche - à comparer avec la surface des terres, sur la carte de droite.- un clic pour agrandir.Certe marine de Christmas island à gauche - à comparer avec la surface des terres, sur la carte de droite.- un clic pour agrandir.

Certe marine de Christmas island à gauche - à comparer avec la surface des terres, sur la carte de droite.- un clic pour agrandir.

Son climat est particulier : l’île se trouve en zone équatoriale sèche, arrosée par les pluies seulement durant les années El Niño. Les précipitations ne sont pas entièrement retenues en raison de la nature de son sol, et du peu de couverture végétale.

Ce climat aride a des répercussions sur la faune et la flore … la végétation naturelle se compose surtout d’arbustes bas et de prairies, complétée par quelques cocotiers et des Pisonia en divers endroits.

L’avifaune se compose en majorité d’oiseaux marins, et le seul oiseau indigène terrestre, endémique, est la Rousserolle de Kiribati / le Bokikokiko / Acrocephalis aequinoctialis. Quelques Loriquets de Rimitara (ou Loriquet de Kuhl) ont été réintroduits, sans grand succès, étant donné le biotope sous-optimal.

L’accès à Cook island et aux motus Tabu et Upua sont soumis à autorisation, et considéré comme zone protégée.

Loriquet de Kuhl - photo Mark Van Beirs / Birdquest

Loriquet de Kuhl - photo Mark Van Beirs / Birdquest

Les essais nucléaires :

Durant la guerre froide, l’île Christmas a été le théâtre de nombreux essais nucléaires, effectués à l’époque sans considérations pour les populations locales. Elles ne furent habituellement pas évacuées … et les données sur l’impact humain et environnemental de ces tests demeurent contestées !

Une batterie d’essais fut d’abord conduite par le Royaume –Uni, qui fit exploser sa première bombe à hydrogène au-dessus de la pointe sud-est de Christmas le 8 novembre 1957, suivie des séries de tests Grapple Y & Z

Les Etats-Unis prirent le relais en 1962, avec les Opérations  Dominic I et II, regroupant de nombreux essais nucléaires réussis. En 1969, l’intérêt militaire pour ce genre de site a cessé, et les installations furent reconverties à usage civil.

Des détails sur les opérations Grapple et Dominic I & II sont accessibles en suivant les liens.

Le premier essai Britannique de la bombe H réussi le 8.11.1957 / test Grapple X round C1, au-dessus de la pointe sud-est de Christmas island – photo RAF

Le premier essai Britannique de la bombe H réussi le 8.11.1957 / test Grapple X round C1, au-dessus de la pointe sud-est de Christmas island – photo RAF

Un bombardier Hastings TG 582 survole Christmas en août 1956 – photo prise par son navigateur Denis Hobbs.

Un bombardier Hastings TG 582 survole Christmas en août 1956 – photo prise par son navigateur Denis Hobbs.

Sources :

- Pacific Islands Benthic Habitat Mapping Center – Pacific Remote Island area / PRIA - link

- Geology and geochronology of the line islands - Schlanger - 2012 - Journal of Geophysical Research  Solid Earth (1978–2012)

- Center for coastal and ocean mapping / Joint Hydrographic center – Line islands

- Pacific Remote Island Area (PRIA) - link

- Wikipedia – Kiritibati island – Operation Grapple – Operations Dominic I & II

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