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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #actu

Le site Volcanodiscovery rapporte une activité explosive modérée à faible au niveau de deux évents différents au centre du dôme de lave du volcan Ibu, situé sur l’île d’Halmahera, dans l’archipel des Molluques, les 12 et 13 novembre.

Ibu - explosion strombolienne au départ d'un évent situé sur le dôme - photo Volcanodiscovery / Twitter 14.11.2014

Ibu - explosion strombolienne au départ d'un évent situé sur le dôme - photo Volcanodiscovery / Twitter 14.11.2014

Cratère et dôme du Volcan Ibu - photo Arnold Binas 2010 / GVP

Cratère et dôme du Volcan Ibu - photo Arnold Binas 2010 / GVP

Localisation du volcan Ibu, à gauche - à droite, le cratère intérieur et son dôme de lave - photo Bruce Gemmell - PT Nusa Halmahera minerals - un clic pour agrandirLocalisation du volcan Ibu, à gauche - à droite, le cratère intérieur et son dôme de lave - photo Bruce Gemmell - PT Nusa Halmahera minerals - un clic pour agrandir

Localisation du volcan Ibu, à gauche - à droite, le cratère intérieur et son dôme de lave - photo Bruce Gemmell - PT Nusa Halmahera minerals - un clic pour agrandir

Le stratovolcan Ibu possède un sommet tronqué, abritant deux cratères nichés. Le cratère externe, large de 1.200 mètres, est ébréché sur son côté nord. Le cratère interne, large de 1.000 mètres et profond de 400 mètres, a son plancher couvert en grande partie par un dôme de lave, qui s’est mis en place à partir de décembre 1998.

Au niveau des évents actifs, l’évent situé plus au sud est entouré d’un cinder cone à l’aspect récent, de 60 m. de large et 30 m. de haut, produisant des explosions à intervalles de 20-30 minutes. Elles semblent provenir, d’après une observation de terrain, d’évent situé dans le cratère du cône, et éjectent aussi bien de la vapeur blanche que des panaches de cendres, ou des tephras. Les panaches de cendres forment, en s’effondrant parfois, de petites coulées pyroclastiques sur les pentes ouest du cône. Une faible incandescence nocturne est rapportée.

Un second évent situé au nord du cinder cone est caractérisé par des explosions stromboliennes, l’émission de bombes incandescentes à une hauteur de 100-200 mètres et de panaches de cendres montant jusqu’à plus de 500 mètres.

Un possible troisième évent, proche du second, est marqué par des phases de dégazage intense de courtes durées, s’accompagnant d’un bruit de turbine d’avion et de panache de vapeur peu chargé en cendres en fin d’émission.

Eruption en cours au volcan Ibu - Photo du dessus : 08.09.2009 par de Toffoli & M.Rietze - photo du dessous : été 2012, par Pascal Blondé.
Eruption en cours au volcan Ibu - Photo du dessus : 08.09.2009 par de Toffoli & M.Rietze - photo du dessous : été 2012, par Pascal Blondé.

Eruption en cours au volcan Ibu - Photo du dessus : 08.09.2009 par de Toffoli & M.Rietze - photo du dessous : été 2012, par Pascal Blondé.

La dernière éruption du volcan Ibu a débuté, d'après le Global Volcanism Program,le 5 avril 2008 et est toujours en cours.

 

Sources:

- Volcanodiscovery - Ibu volcano (Halmahera, Indonesia) activity update & field observations: mild to moderate explosive activity at lava dome - link

- Global volcanism Program - Ibu

- Pascal Blondé - Moluques été 2012 et novembre 2013 - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Le Grand Palais à Paris abrite en ce moment une rétrospective de 500 œuvres du peintre japonais Hokusai (1760 – 1849).

Conçue en deux volets, du 1° au 21 novembre, puis du 30 novembre au 18 janvier, entrecoupés d’une relâche du 21 au 30 novembre, elle présente des œuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne sera plus ensuite visible qu’au Japon, à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo, en 2016.

Affiche de l'exposition Hokusai au Grand Palais - inspirée des trente-six vues du Mont Fuji / "Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa "

Affiche de l'exposition Hokusai au Grand Palais - inspirée des trente-six vues du Mont Fuji / "Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa "

Auteur de plusieurs milliers d‘estampes, de centaines d‘illustrations de livres et de peintures, poète à ses heures, Hokusai apparaît comme un bourreau de travail. Considéré en son temps comme un excentrique, il se dit lui-même " fou de peinture".

Au cours de ses plus de 70 ans de carrière, il n’a cessé d’évoluer, de renouveler son art et sa technique en puisant autant dans la peinture traditionnelle chinoise et japonaise qu’aux sources de l’occident pour en arriver à créer des chefs-d’œuvre internationalement connus.

Comme il est dit dans "L’art japonais (Louis Gonse)" , "Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets... mais je suis mécontent de tout ce que j’ai fait avant l’âge de soixante-dix ans... à quatre-vingt-dix ans, j’arriverai au fond des choses... et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant."

"Shinagawa sur le Tokaido", estampe par Hokusai Katsushika, © Superstock/Rue des Archives

"Shinagawa sur le Tokaido", estampe par Hokusai Katsushika, © Superstock/Rue des Archives

Une facette méconnue d’Hokusai : les "Hokusai Manga".

Au cours d’un voyage dans la région de Kyoto et Osaka en 1812, il va résider six mois à Nagoya où il fait plus de 300 dessins pour des planches à imprimer. Il en naît la publication des Hokusai Manga, et des séries de livres d’images. Sa célèbre Manga a pronfondément inspiré les artistes des générations suivantes, les peintres comme les mangakas, dessinateurs de bandes dessinées japonaises contemporaines.

Le sujet sera abordé dans une conférencele 17 décembre par Madame Brigitte Koyama-Richard, professeur à l’Université Musahi de Tokyo.

Hokusai Manga.- doc. "Le mag du Grand Palais"

Hokusai Manga.- doc. "Le mag du Grand Palais"

Pour les volcanophiles, la période la plus connue se situe entre 1830 et 1840, pendant laquelle il réalisera entre autre la série " Les trente-six vues du Mont Fuji ", dont " Sous la vague au large de Kanagawa ", illustré dans l’affiche de l’exposition actuelle. Hokusai a révolutionné la peinture japonaise en plaçant le paysage et la nature au sein de son œuvre, en utilisant la perspective à l’Européenne,et le bleu de Prusse.

Hokusai - "Orage en bas du sommet"  – de la série "Les trente-six vues du Mont Fuji" ( vers 1830-34)

Hokusai - "Orage en bas du sommet" – de la série "Les trente-six vues du Mont Fuji" ( vers 1830-34)

A la fin de sa vie, il peindra de nombreuses figures animales.

En 1844, il peint son "Dragon volant au-dessus du Mont Fuji " … En extrême-orient, le dragon est associé à l’eau, à la pluie bienfaisante, et représenté au milieu de nuages noirs. Né sous le signe du dragon, Hokusai s’est un peu identifié à cet animal mythique, symbôle de bon augure, en le représentant souvent. il finira sa vie dans la misère et la maladie, en 1849, dans l’indifférence générale.

Katsushika Hokusai - "Dragon volant au-dessus du mont Fuji"  (1849)

Katsushika Hokusai - "Dragon volant au-dessus du mont Fuji" (1849)

Sources :

- Le Mag du Grand Palais - link

- Le Grand Palais * Dossier pédagogique sur Hokusai - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #actu

L’Alaska Volcano Observatory a élevé le niveau d’alerte du volcan Pavlof à « Watch » / Vigilance  et le code aviation à orange, suite à l’entrée du volcan dans une nouvelle phase active.

Un observateur situé à Cold Bay, à 60 km du Pavlof, rapporte un panache de cendres montant à plus de 700 pieds au-dessus du sommet. La webcam du FAA-Cold Bay a enregistré de petites émissions de cendres le 12 novembre à 16h50 LT. Le trémor est en hausse depuis le 12 au soir et demeure élevé.

Panache de cendres du Pavlof le 12.11.2014 / 16h54 - photo Robert NNielsen / AVO

Panache de cendres du Pavlof le 12.11.2014 / 16h54 - photo Robert NNielsen / AVO

Courbe du trémor en hausse depuis le 12.11.2014 - doc. AVO - USGS

Courbe du trémor en hausse depuis le 12.11.2014 - doc. AVO - USGS

La nouvelle phase d’activité du Pavlof fait suite à celle qui s’est terminée en mi-juin, date à laquelle le dernier fountaining de lave a été observé.

Le Pavlof est situé à l’extrémité sud-ouest de la péninsule d’Alaska, à 953 km d’Anchorage. Ce volcan, couvert de neige et glace, possède un diamètre basal de 7 km. environ et des évents sont actifs à proximité du sommet sur ses côtés nord et est. Avec plus de quarante éruptions historiques, c’est un des volcans les plus constamment actifs de l’arc des aléoutiennes. Son activité est généralement de type strombolien, avec des fontaines de lave continues durant quelques mois.

Localisation du Volcan Pavlof - carte Chris Waythomas / AVO

Localisation du Volcan Pavlof - carte Chris Waythomas / AVO

Eruption du Pavlof le 16.05.2014 - photo Theo Chesley / AP

Eruption du Pavlof le 16.05.2014 - photo Theo Chesley / AP

Sources :

- AVO / Alaska Volcano Observatory - link

- Global Volcanism Program - Pavlof

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le seamount Monowai, situé dans l’océan Pacifique à mi-chemin entre le groupe des îles Tonga et des Kermadec à 1500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande, est entré en éruption trois fois au cours de la seconde moitié du mois d’octobre 2014, chaque fois pour seulement quelques jours.

Situation du seamount Monowai au nord de l'arc volcanique des Kermadec - carte NOAA

Situation du seamount Monowai au nord de l'arc volcanique des Kermadec - carte NOAA

Débris en surface produits par une éruption du Monowai le 31 octobre 2014 - doc.RNZAF / GeoNet

Débris en surface produits par une éruption du Monowai le 31 octobre 2014 - doc.RNZAF / GeoNet

Un rapport du volcanologue Brad Scott du GeoNet / Nouvelle-Zélande nous livre le moyen de détection de ce genre d’éruption sous-marine éloignée des terres : en entrant en éruption, un volcan sous-marin produit une onde sismique inhabituelle, appelée "onde-T ", qui se propage bien dans les océans.

Les ondes-T du Monowai ont été enregistrées par un sismographe à Rarotonga, éloigné de 2000 km vers l’est dans l’archipel des îles Cook, et en Polynésie Française. Ces observations ont été confirmées de visu par un avion survolant la zone du Monowai le 31 octobre, au moment de la production d’une troisième vague d’ondes-T.

Relevés des trois périodes d’ondes-T détectées à Rarotonga correspondant aux périodes de forte activité d'octobre 2014 – doc. GeoNet

Relevés des trois périodes d’ondes-T détectées à Rarotonga correspondant aux périodes de forte activité d'octobre 2014 – doc. GeoNet

Mieux connaître le Monowai :

C’est l’un des volcans sous-marins les plus actifs du Pacifique sud-ouest. Il se compose d’une grande caldeira ovale de 11 km sur 8,5, profonde de 1.500 mètres, dans laquelle une activité hydrothermale est rapportée. Sur son bord sud-ouest, se dresse un stratovolcan haut de 1.000 mètres et d’une largeur basale de plus de 10 km. De petits cônes parasites ponctuent ses flancs nord et ouest. L’ensemble est estimé à plus de 500 km²en surface.

La caldeira et le cône du Monowai - doc. du dessus : courtesy of Wright and others, 2008 / GVP - do. du dessous : courtesy of Ian Wright, 2005 (NIWA; http oceanexplorer.noaa.govexplorations05fire).
La caldeira et le cône du Monowai - doc. du dessus : courtesy of Wright and others, 2008 / GVP - do. du dessous : courtesy of Ian Wright, 2005 (NIWA; http oceanexplorer.noaa.govexplorations05fire).

La caldeira et le cône du Monowai - doc. du dessus : courtesy of Wright and others, 2008 / GVP - do. du dessous : courtesy of Ian Wright, 2005 (NIWA; http oceanexplorer.noaa.govexplorations05fire).

La profondeur du point culminant du Monowai a varié entre 1997 et 2007 entre -128 mètres et -49 mètres, d’après les relevés bathymétriques.

Monowai bathymétries entre 2004-2011- Evolution de la morphologie et de la profondeur du point culminant. - Doc.courtesy of Watts and others (2012). in GVP

Monowai bathymétries entre 2004-2011- Evolution de la morphologie et de la profondeur du point culminant. - Doc.courtesy of Watts and others (2012). in GVP

Depuis sa caractérisation en tant que volcan en 1977, de nombreuses éruptions ont été détectées par des signaux acoustiques sous-marins. En août 2012, une activité éruptive est enregistrée par les sismographes de Rarotonga. L’activité de 2014 semble moins importante que celle enregistrée en 2009 et 2012.

Des décolorations des eaux de surface, un vigoureux barbotage de gaz ou des zones de turbulences sont également observés.

A gauche, image 3D du Monowai -  Doc Chadwick, W. W., et al. (2008) via GeoNet - à droite, croissance vers le sud du cône du Monowai de 1978 à 2011 - Doc. Watts and others (2012) in GVP - un clic pour agrandirA gauche, image 3D du Monowai -  Doc Chadwick, W. W., et al. (2008) via GeoNet - à droite, croissance vers le sud du cône du Monowai de 1978 à 2011 - Doc. Watts and others (2012) in GVP - un clic pour agrandir

A gauche, image 3D du Monowai - Doc Chadwick, W. W., et al. (2008) via GeoNet - à droite, croissance vers le sud du cône du Monowai de 1978 à 2011 - Doc. Watts and others (2012) in GVP - un clic pour agrandir

Malgré son éloignement, le seamount est surveillé, car susceptible d’être dans le futur le siège d’éruptions de type phréatomagmatique génératrices de panaches de cendres importants …sur le tracé de routes fréquentées par des avions, ou de présenter des effondrements de flancs associés à des risques de tsunamis.

Sources : 

- GeoNet - Remote sensing of submarine eruptions at Monowai volcano - link

- Global Volcanism Program  - Monowai

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Le champ de lave Holuhraun sous une tempête de sable le 2014.11.08 - photo Einar Gudmann / Barcroft Media

Le champ de lave Holuhraun sous une tempête de sable le 2014.11.08 - photo Einar Gudmann / Barcroft Media

La fissure éruptive d'Holuhraun émet quantité de gaz soufrés - Einar Gudmann / Barcroft Media 08.11.2014

La fissure éruptive d'Holuhraun émet quantité de gaz soufrés - Einar Gudmann / Barcroft Media 08.11.2014

L’éruption dans le champ d’Holuhraun continue avec la même intensité que les semaines précédentes. Le champ de lave atteint le 10 novembre une superficie de 70 km². La pollution engendrée par les gaz émis par cette éruption continue d’affecter la qualité de l’air ; les zones touchées ce lundi et mardi sont situées dans l’ouest et le nord-ouest de l’Islande.

Film by: JonGustafsson.com at ArtioFilms.com - Music by: Veigar Margeirsson Veigar.com - Pilot: Reynir Freyr Petursson / Reykjavik Helicopters.com

Dernière carte du champ de lave d'Holuhraun - Doc. IES 08.11.2014

Dernière carte du champ de lave d'Holuhraun - Doc. IES 08.11.2014

Le champ de lave Holuhraun - photo Iceland Magazine 10.11.2014 / via Twitter

Le champ de lave Holuhraun - photo Iceland Magazine 10.11.2014 / via Twitter

Au Bárðarbunga, l’activité sismique reste intense, avec 200 séismes depuis le 7 novembre dans la caldeira dont 20 de magnitude comprise entre 4,0 et 5,0. La plus forte secousse a été enregistrée le 9 novembre à 21h19 de magnitude 5,2.

La subsidence de la caldeira se poursuit à même allure qu’au cours des semaines précédentes.

Subsidence de la caldeira du  Bárðarbunga du 8 au 11 novembre 2014 - Nombre et magnitude des séismes aux mêmes dates - Doc. IES

Subsidence de la caldeira du Bárðarbunga du 8 au 11 novembre 2014 - Nombre et magnitude des séismes aux mêmes dates - Doc. IES

Sources :

- Conclusions of the Scientific Advisory Board of the Icelandic Civil Protection / 10.11.2014, 11:00 UTC

- IES

- Icelandic Met Office

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Au nord de la Columbia River, l’Etat de Washington compte cinq volcans actifs, tous faisant partie de la Chaine volcanique des Cascades, les Monts Adams, St Helens, Rainier, Baker et le plus reculé et le moins connu d’entre eux, Glacier Peak.

Glacier peak en début de saison estivale - photo John schrlock / USGS

Glacier peak en début de saison estivale - photo John schrlock / USGS

Volcans de la Chaîne des Cascades et tectonique - un click pour agrandir - doc. USGSVolcans de la Chaîne des Cascades et tectonique - un click pour agrandir - doc. USGS

Volcans de la Chaîne des Cascades et tectonique - un click pour agrandir - doc. USGS

Ressemblant à la silhouette du Mt St. Helens avant sa "décapitation", il culmine à 3.213 mètres et domine la Glacier Peak  Wilderness Area, couverte de forêts. Le volcan ne mesure en réalité qu’un peu moins de 1.000 mètres, car il s’est établi sur une haute dorsale.

Douze glaciers descendent sur ses flancs, ce qui lui a valu ce nom … et occultant son statut de stratovolcan dacito-andésitique,  jusque dans les années 1850 lorsque des natifs du nord-ouest  mentionnèrent au naturaliste Georges Gibbs " qu'un autre petit pic au nord du Mt Rainier avait émis de la fumée ".

Portant depuis la fin du plus récent âge glaciaire, ce volcan a produit, avec le St Helens , la plupart des éruptions explosives de cette partie du continent nord-américain, au cours d’au moins six épisodes volcaniques séparés.

Glacier peak, la tête dansles nuages - photo Steph Abbeg / Summitpost

Glacier peak, la tête dansles nuages - photo Steph Abbeg / Summitpost

Le sommet de Glacier peak et son ombre - photo John Schurlock / USGS

Le sommet de Glacier peak et son ombre - photo John Schurlock / USGS

Le volcanisme de Glacier Peak, comme celui des autres volcans de l’arc des Cascades, est dû à la subduction de la plaque Juan de Fuca sous la plaque Nord-Américaine.

L’âge du cône volcanique Glacier Peak est mal connu … Il a produit d’importantes éruptions explosives qui ont couvert les environs de dépôts de tephra ; elles se sont accompagnées de croissance de dômes de lave et de coulées pyroclastiques et lahars en direction des zones basses loin du volcan.

Les dépôts éruptifs primitifs ont en effet été érodés par la dernière glaciation puis ensevelis par les dômes plus jeunes, alignés grosso modo nord-sud  en travers du sommet du volcan. Les plus anciennes coulées de lave connues pour être issues du nord et de l’est du volcan ont été datées d’entre 200.000 et 600.000 ans.

En haut, Histoire éruptive de Glacier Peak des 15.000 dernières années - en bas, carte des zones à risques d'avalanches de débris et lahars (principalement dans les drainages ouest) - doc. USGS
En haut, Histoire éruptive de Glacier Peak des 15.000 dernières années - en bas, carte des zones à risques d'avalanches de débris et lahars (principalement dans les drainages ouest) - doc. USGS

En haut, Histoire éruptive de Glacier Peak des 15.000 dernières années - en bas, carte des zones à risques d'avalanches de débris et lahars (principalement dans les drainages ouest) - doc. USGS

Glacier Peak côté nord - les roches exposées sont des coulées de lave du Pléistocène confinées entre des glaciers - photo Heither Bleick / USGS

Glacier Peak côté nord - les roches exposées sont des coulées de lave du Pléistocène confinées entre des glaciers - photo Heither Bleick / USGS

La partie sommitale de Glacier peak peut se subdiviser en trois parts, deux faux sommets et l’actuel sommet, qui est partiellement recouvert par les parties hautes de Chocolate Glacier qui laisse exposées à l’ouest et au sud une épaisse coulée haute d’une cinquantaine de mètres, vestige d’une éruption de dôme, datée d’il y a 5.500 ans.

Plus au nord, un petit plateau abrite les restes d’un dôme de lave récent. Une petite coulée de lave dacitique s’étend du centre de ce faux sommet jusqu’au sommet de Dusty Glacier, sur le flanc NE de Glacier peak.

Au sud du sommet actuel, Disappointment  peak, le dôme-coulée de dacite, s’étend sur 800 mètres sur le côté sud / sud-ouest du volcan. Sa couleur varie du gris clair au rose, et au rouge ; sa vésicularité élevée et la présence de phénocristaux prismatiques  rouge-noir d’oxyhornblende permet de distinguer la dacite de Disappointment peak des autres dacites de Glacier peak.

Glacier Peak - extrémité d'une coule de lave prismée bloquée par la glace - photo Heitherv Bleick / USGS

Glacier Peak - extrémité d'une coule de lave prismée bloquée par la glace - photo Heitherv Bleick / USGS

Disappointment Peak, vu de la montée vers Glacier Peak - photo Summitpost

Disappointment Peak, vu de la montée vers Glacier Peak - photo Summitpost

De bas en haut, des dépôts glaciaires – au niveau du bâton de marche, la couche orangée de cendres de l’éruption du Mazama (il y a 7.700 ans) – au dessus, des téphras des éruptions de Glacier Peak (< 7.000 ans), formés de dépôts co-ignimbritiques issus de coulées pyroclastiques répétées. – photo Bleick Heather  / USGS

De bas en haut, des dépôts glaciaires – au niveau du bâton de marche, la couche orangée de cendres de l’éruption du Mazama (il y a 7.700 ans) – au dessus, des téphras des éruptions de Glacier Peak (< 7.000 ans), formés de dépôts co-ignimbritiques issus de coulées pyroclastiques répétées. – photo Bleick Heather / USGS

Flanc nord-est de Glacier Peak - Dépôts de coulées pyroclatiques et de lahars provenant de l’effondrement d’un dôme, datés d’entre il y a 5.500 à 5.100 ans – les roches beiges à l’avant-plan sont des dépôts altérés hydrothermalement de la Formation Gamma Ridge, emplissant une petite caldeira qui a précédé le Glacier Peak moderne – photo Tyson Berndt / USGS

Flanc nord-est de Glacier Peak - Dépôts de coulées pyroclatiques et de lahars provenant de l’effondrement d’un dôme, datés d’entre il y a 5.500 à 5.100 ans – les roches beiges à l’avant-plan sont des dépôts altérés hydrothermalement de la Formation Gamma Ridge, emplissant une petite caldeira qui a précédé le Glacier Peak moderne – photo Tyson Berndt / USGS

Sources :

- Cascades Volcano Observatory - Glacier Peak

- Global Volcanism Program - Glacier Peak

- Geological survey – Intrusion and eruption of late Cenzoic magmas in the Glacier peak area, North Cascades, Washington -  Late episode of volcanism : Glacier peak volcano and associated rocks.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

A proximité de la Columbia river et de Portland, un énorme stratovolcan constitué de plusieurs dômes andésitique à dacitique, le Mount Hood, constitue une menace toujours bien présente pour la région. Ces dômes ont été produits lors d'éruptions dans les 730.000 dernières années et sur base d'un volcan ancestral présent depuis des millions d'années.

Le Mt. hood domine la ville de Portland  - photo Ed Rudlledge / USGS

Le Mt. hood domine la ville de Portland - photo Ed Rudlledge / USGS

Le Mont Hood est couvert de glaciers, et a produit au cours d’éruptions récentes nombre de lahars, le dernier en date, non associé à une activité éruptive, a atteint la Columbia River en 2006.

Le volcan a connu des périodes d'activités de dizaines ou des centaines d'années, séparées par des périodes calmes ayant duré entre des centaines d'années et 10.000 ans.

Des effondrements au Pléistocène produisirent des avalanches et des lahars qui se propagèrent le long de la Columbia river vers le nord.

A gauche, les glaciers du Mt. Hood - doc d'après des données Lidar / USGS - à droite, carte des risques - Doc USGS - un clic pour agrandirA gauche, les glaciers du Mt. Hood - doc d'après des données Lidar / USGS - à droite, carte des risques - Doc USGS - un clic pour agrandir

A gauche, les glaciers du Mt. Hood - doc d'après des données Lidar / USGS - à droite, carte des risques - Doc USGS - un clic pour agrandir

Le volcan a connu au moins quatre périodes éruptives majeures depuis 15.000 ans, dont trois depuis 1.800 ans :

  • Polallie (entre 15.000 et 12.000 ans) : les éruptions sont contemporaines ou postérieures à  la glaciation du Pléistocène.
  • Timberline (entre 1.800 et 1.400 ans)
  • Zigzag (entre 600 et 400 ans)  

Durant ces deux périodes, des avalanches de débris et des lahars ont emprunté les vallées de la Zigzag river et de la Sandy river en direction de la Columbia, installant un delta dans la Sandy river, et déplaçant le cours de la Columbia river.

  • Oldmaid (entre 250 et 180 ans) : des coulées pyroclastiques et des lahars, générés par des effondrements répétés du dôme de lave extrudé à proximité de l’actuel Crater Rock, vestige de ce dôme, ont créeé des dépôts distribués entre la Sandy river et la White river. Les premiers colons rapportent une activité éruptive en 1859 et 1865-1866, date officielle de la dernière activité éruptive (GVP)
Date etdescription des évènements géologiques dans la région du Mt. Hood au cours des derniers 30.000 ans  - doc. USGS

Date etdescription des évènements géologiques dans la région du Mt. Hood au cours des derniers 30.000 ans - doc. USGS

Le delta de la Sandy river, datant de la période éruptive "Timberline" du Mt. Hood  - photo Scott Willie / USGS

Le delta de la Sandy river, datant de la période éruptive "Timberline" du Mt. Hood - photo Scott Willie / USGS

Le flanc sud du Mt. Hood, avec Crater Rock - photo © Jean-Michel Mestdagh

Le flanc sud du Mt. Hood, avec Crater Rock - photo © Jean-Michel Mestdagh

A proximité du Timberline Lodge, Crater Rock est un vestige du dôme dacitique (hypersthene-hornblende) formé il y a 2 à 300 ans. Ses mensurations : 300 à 400 m. à sa base et haut de 170 m. sur son côté sud; il est entouré d'une zone de brèches de même composition.

Sommet du Mt. Hood , avec Crater Rock, plus dégagé au centre-gauche - photo © Jean-Michel Mestdagh

Sommet du Mt. Hood , avec Crater Rock, plus dégagé au centre-gauche - photo © Jean-Michel Mestdagh

Activité fumerolienne au niveau du terrain altéré du sommet du Mt. Hood  - photo James Howles / USGS

Activité fumerolienne au niveau du terrain altéré du sommet du Mt. Hood - photo James Howles / USGS

Une forte activité fumerolienne persiste aujourd'hui dans ses environs. La température maximale des fumerolles fut mesurée à 92°C, un peu supérieure au point d'ébullition de l'eau à cette altitude, au niveau de la principale zone géothermale du volcan s'appelle "Devil's kitchen" ... cela ne s'invente pas ! 

Sources :

- Global Volcanism Program - Hood

- Cascades Volcano Observatory  / CVO - Mt. Hood

- USGS - Mount Hood - History and hazards of Oregon's most recently active volcano - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Volcan Chiles, vu du NO, ne laissant voir aucune modification de surface - photo IGEPN 05.11.2014

Volcan Chiles, vu du NO, ne laissant voir aucune modification de surface - photo IGEPN 05.11.2014

L’IGEPN  et l’Observatoire volcanologique de Pasto indique une moyenne de 6.200 séismes journaliers, avec comme épicentres principaux la région appelée "El Artezón", au sud-est du volcan Chiles. La plupart des séismes sont de faible magnitude, inférieure à 3 sur l’échelle de Richter ; deux secousses plus fortes se sont faites sentir le 20.10, de M5,9, et le 29.10, de M4,7, perçu dans les villes de Tufiño, Chiles (Colombie), Johannesburg, The Angel, San Isidro, et La Libertad. Le nombre total de séismes depuis le 29 septembre se monte à plus de 130.000 évènements.

Après le séisme du 20 octobre, les données des stations GPS, de même que les images d’interférométrie radar prise par le satellite de l’Agence spatiale Italienne, ne montrent que peu de changements … la déformation maximale étant de 23 cm.

Une analyse des paramètres des sources thermales de Potrerillos, El Artesón et Aguas Hediondas, ainsi que des " lagunas Verdes ", indiquent des températures et une conductivité élevées pour les trois premières.

Nombre de séismes au Cerro Negro - Chiles entre le 29 septembre et le 30 octobre - doc. OVSP-SGC/IG-EPN

Nombre de séismes au Cerro Negro - Chiles entre le 29 septembre et le 30 octobre - doc. OVSP-SGC/IG-EPN

Localisation des sources chaudes et des glissements de terrain post tremblement de terre du Octobre 20 et paramètres mesurés / Ubicación de fuentes termales y algunos deslizamientos producidos después del sismo del 20 de octubre. / doc.OVSP-SGC/IG-EPN
Localisation des sources chaudes et des glissements de terrain post tremblement de terre du Octobre 20 et paramètres mesurés / Ubicación de fuentes termales y algunos deslizamientos producidos después del sismo del 20 de octubre. / doc.OVSP-SGC/IG-EPN

Localisation des sources chaudes et des glissements de terrain post tremblement de terre du Octobre 20 et paramètres mesurés / Ubicación de fuentes termales y algunos deslizamientos producidos después del sismo del 20 de octubre. / doc.OVSP-SGC/IG-EPN

Un survol en hélicoptère ne montre pas de changements de surface, ni fumerolles nouvelles, ni fissures. ( voir photo du dessus)

L’IGEPN conclue que le processus d’intrusion magmatique se poursuit, sans manifestations de surface. Le niveau d'alerte reste à l'orange.

Sources :

Observatoire Volcanologique de Pasto / IGEPN - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Columbia river gorge / Oneonta gorge - photo Roadtripper

Columbia river gorge / Oneonta gorge - photo Roadtripper

Le long des gorges de la Columbia river, divers affluents ont dû creuser le basalte mis en place au Miocène (entre 17 et 12 Ma), pour rejoindre la rivière.

Ce paysage arboré ponctué de superbes cascades est accessible par l’Historic Columbia River Scenic Byway, une route sinueuse et étroite longue de 113 km.

Construite à partir de 1913 par Samuel C.Lancaster, elle est un des grands exploits d’ingénierie contemporaine … la beauté des sites  a été conservée, son concepteur " ne voulant pas gâcher ce que Dieu avait créé ici ".

Columbia River gorge - Historic Columbia River Scenic Byway - Unblocked Tunnel creusé dans le basalte- photo Pacific northwest photoblog

Columbia River gorge - Historic Columbia River Scenic Byway - Unblocked Tunnel creusé dans le basalte- photo Pacific northwest photoblog

Columbia River Gorge - les différentes chutes d'eau et la position d'Oneonta Gorge

Columbia River Gorge - les différentes chutes d'eau et la position d'Oneonta Gorge

La plus haute chute d'eau de l'Etat d'Oregon, Multnomah Falls vues du bas - Lower falls et une partie d' Upper falls / Multnomah Falls. photo David Benbennick

La plus haute chute d'eau de l'Etat d'Oregon, Multnomah Falls vues du bas - Lower falls et une partie d' Upper falls / Multnomah Falls. photo David Benbennick

La gorge Oneonta en est un des exemples frappants. Elle doit son nom à Carleton Eugene Watkins, natif d’Oneonta, dans l’état de New York, qui l’a parcouru et photographié pour la première fois en 1849, au cours de la ruée vers l’or.

Difficilement accessible, elle nécessite de se mouiller pour arriver à admirer les quatre chutes majeures qui émaillent le parcours, Upper Oneonta Falls, Middle Oneonta Falls, Lower Oneonta Falls et Triple falls, et les murs de basalte recouverts de lichens, fougères, hépatiques et mousses, dont beaucoup sont endémiques à la gorge de la Columbia..

Oneonta Gorge - Triple falls  - photo Oregon wallpapers

Oneonta Gorge - Triple falls - photo Oregon wallpapers

Cartes des trails sur Oneonta Gorge - un clic pour agrandirCartes des trails sur Oneonta Gorge - un clic pour agrandir

Cartes des trails sur Oneonta Gorge - un clic pour agrandir

Promenade sportive à effectuer en été, à cause de la hauteur des eaux alimentées par la fonte des neiges et leur température basse, elle nécessite d’emprunter le lit de l’affluent, avec de l’eau jusque parfois à hauteur de la poitrine . Le trail est difficile, en raison d’accidents naturels … il faut franchir des barrages formés de troncs d’arbres enchevêtrés, ou d’autres obstacles …à la fin des années 90, le courant a été partiellement obstrué par trois gros rochers qui ont dégringolé dans le flux. Par la suite un embâcle s’est formé, et créé un danger pour les randonneurs, ce qui a conduit à un accident mortel en 2011.

Si vous ne voulez pas vous tremper, il existe des sentiers et des points d’observation accessibles par la terre ferme … mais le contact avec le basalte sera différent.

Oneonta logjam - une comparaison entre la situation en 1923 et 2011, avec la formation d'un embâcle difficile à franchir - doc. Wordpress

Oneonta logjam - une comparaison entre la situation en 1923 et 2011, avec la formation d'un embâcle difficile à franchir - doc. Wordpress

L'embâcle sur Oneonta Gorge - franchissement dangereux - photos Tripadvisor & Word of waterfallsL'embâcle sur Oneonta Gorge - franchissement dangereux - photos Tripadvisor & Word of waterfalls

L'embâcle sur Oneonta Gorge - franchissement dangereux - photos Tripadvisor & Word of waterfalls

Sources :

- Routes et circuits routiers d’Oregon / Travel Oregon - link

- Pacific northwest photoblog - link

- Wy East blog - Let's clear the logjam at Oneonta Gorge - link

- Black Watch Sasquatch blogspot - Oneonta gorge / Columbia river Gorge - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La gorge de la rivière Columbia, dans le nord-ouest des Etats-Unis, forme un de ses paysages extraordinaires, nés d’évènements cataclysmiques passés.

Ce canyon, profond de plus de 1.200 mètres, s’étend sur 130 km. du confluent de la rivière Deschutes à celui de la rivière Sandy. La gorge recoupe  la chaîne des Cascades, fournissant la seule voie navigable entre le plateau de la Columbia river et l’océan Pacifique.

Columbia River Gorge - photo Linda Garrisson / About geology.

Columbia River Gorge - photo Linda Garrisson / About geology.

Situation de la Columbia river gorge, par rapport au Columbia river basalt group, à l'ouest des Etats-Unis, recoupant la chaîne volcanique des Cascades.

Situation de la Columbia river gorge, par rapport au Columbia river basalt group, à l'ouest des Etats-Unis, recoupant la chaîne volcanique des Cascades.

Son histoire se confond d’abord avec les inondations basaltiques du CRBG / le Columbia River Basalt Group.

Cette province basaltique constitue la plus jeune, la plus petite et la mieux préservée des provinces basaltiques terrestre, et couvre 210.000 km² entre les états de l’Oregon, de Washington, de l’Idaho, et le nord du Nevada. Elle s’est formé lors d’éruptions effusives fissurales massives, alimentées par le magma d’un panache mantellique, et est issue de plus de 350 coulées entre 16,7 et 5.5 Ma. La majorité du basalte(93%) a été émis sur seulement 1,1 Ma, entre 16,7 et 15,6 Ma. Quelques 240 millions de mètres cubes de laves se sont répandus, se déplaçant sur des centaines de kilomètres depuis l’évent émetteur, et croisant le tracé de l’arc volcanique des Cascades.

A gauche, la Columbia river Flood-basalt province -  doc.Victor Camp & Martin Ros - à droite, extension des grandes formations basaltiques - doc.Reidel & al. 2002 - Un clic pour agrandir les cartes. A gauche, la Columbia river Flood-basalt province -  doc.Victor Camp & Martin Ros - à droite, extension des grandes formations basaltiques - doc.Reidel & al. 2002 - Un clic pour agrandir les cartes.

A gauche, la Columbia river Flood-basalt province - doc.Victor Camp & Martin Ros - à droite, extension des grandes formations basaltiques - doc.Reidel & al. 2002 - Un clic pour agrandir les cartes.

Subdivisons stratigraphiques du CRBG et leurs âges - doc. USGS

Subdivisons stratigraphiques du CRBG et leurs âges - doc. USGS

Suivant cette ère de volcanisme, à la fin de la dernière glaciation, les eaux du grand lac Missoula et du lac Columbia ont brisé leurs barrages de glace qui les contenaient à plusieurs reprises, causant de grandes inondations – appelées inondations de Spokane, ou de Brest, ou encore Missoula floods (datées d’entre il ya 15.000 à 13.000 ans).

Les eaux ont emporté des blocs de glace, de granite et de schiste au travers du bassin de la Columbia river, et sculpté au passage le paysage de la gorge.  Le creusement du canyon a provoqué la cascade des rivières adjacentes, dans leur course vers l’océan Pacifique. Cet épisode brutal d’érosion, s’ajoutant à l’érosion naturelle de la rivière, a exposé de nombreuses couches de roches volcaniques … comme le montre la photo prise de Rowena Crest Viewpoint, ci-dessous.

Columbia River Gorge  - stratification des coulées de basalte, vue de Rowena Crest Viewpoint - photo Liz Westby 2014 / USGS - CVO

Columbia River Gorge - stratification des coulées de basalte, vue de Rowena Crest Viewpoint - photo Liz Westby 2014 / USGS - CVO

La gorge de la Columbia river, vue de Crown Point, point atteint par les inondations - photon HUX.

La gorge de la Columbia river, vue de Crown Point, point atteint par les inondations - photon HUX.

Les lacs Missoula et Columbia, la calotte glaciaire et les zones inondées par les Missoula Floods - carte USGS

Les lacs Missoula et Columbia, la calotte glaciaire et les zones inondées par les Missoula Floods - carte USGS

La gorge est habitée depuis plus de 13.000 ans et a vu le passage des peuples Folsom et Marmes, venus d’Asie par le détroit de Bering, selon les découvertes archéologiques.

Elle a servi de corridor de transport au cours de milliers d’années, empruntée par les premiers américains, puis par l’expédition Lewis et Clark (1805-1806) pour atteindre le Pacifique … puis ce furent les bateaux à vapeur et le train qui y passèrent, avant les routes et autoroutes.

Carte de l'expédition Lewis & Clark (1805-1806) dans l'ouest Américain - doc. USGS

Carte de l'expédition Lewis & Clark (1805-1806) dans l'ouest Américain - doc. USGS

A suivre, la Gorge Oneonta, et l'écosystème particulier de la Columbia river gorge.

Sources :

- USGS - Cascade Volcano Observatory - Columbia River Basalt Group Stretches from Oregon to Idaho - link

- Ice Age Flood Institute  - About the Ice Age floods - link

- USGS - CVO - The Cordilleran Ice sheet and Missoula Floods  - link

 

 

 

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