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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

Les fêtes approchent à grands pas ... voici quelques références récentes à ne pas oublier au pied du sapin.

Des livres pour les fêtes !

Volcans - Du feu et de l’eau – Michel & Anne-Marie Detay

Ed Belin192 pages -  ISBN-13: 978-2701175614 - 30 €

"Souvent décrits et photographiés, les volcans recèlent pourtant encore bien des mystères. Sait-on que l’eau est au cœur du volcanisme ? Qu’au contact de l’eau, le magma peut transformer une pacifique éruption de lave en une violente explosion ? Que le volcanisme terrestre est surtout sous-marin ? … " (post-face du livre)

Des livres pour les fêtes !

D'un volcan à l'autre  - Les aventures d'un chasseur de lave  - Guy de Saint-Cyr, Jamy Gourmaud

Editions de La Martinière - 150 x 220 mm - 336 pages - ISBN 9782732467450 - 19 €

"De toutes les aventures que Guy de Saint-Cyr a vécues depuis cinquante ans en quête d’explosions titanesques, de fleuves de lave tumultueux ou de lacs de roche en fusion, il en a retenu dix-sept pour nous faire vivre ses frayeurs les plus intenses ou sa joie viscérale devant ces déchaînements de fureur."

Des livres pour les fêtes !

Etna - Cuore del Mediterraneo - par D.Patane – M.Turco – B.Behncke

En italien et anglais

240 pages -  Edizioni Brancato (11 dicembre 2014) -  ISBN-13: 978-8864013855 – 33 €

"L’Etna, avec ses éruptions particulières et fréquentes, est un volcan unique et représente l’un des phénomènes naturels parmi les plus formidables de la planète. Beaucoup l’ont raconté avant nous, mais pas dans un voyage photographique, narratif et scientifique en parfait équilibre avec la nature et ses paysages à couper le souffle."

Des livres pour les fêtes !

"Vins de feu. A la découverte des terroirs des volcans célèbres" par Charles Frankel.

Editions Dunod (2014), 240 pages, 19,5 x 25 cm, prix 24,50 €. ISBN 978-2-10-059935-6.


"Charles Frankel nous transporte sur des volcans que nous connaissons bien, mais grâce à lui nous découvrons leurs terroirs. En effet, qui n’a jamais eu le plaisir d’ouvrir une bouteille de vin de l’Etna ramenée avec précaution et de retrouver, le temps de quelques gorgées, ses pentes âcres. C’est ainsi que nous voyageons avec Charles Frankel sur le Santorin où les vignes sont exploitées depuis Homère. Les ceps y sont préservés et choyés car ils témoignent des techniques ancestrales adaptées au climat particulièrement ingrat pour l’agriculture. A Santorin, par exemple, les ceps de vigne sont taillés en arc de cercle pour rester au ras du sol. A chaque page de cet ouvrage nous apprenons, découvrons et à la fin de chaque chapitre nous n’avons qu’une envie : commander une bouteille provenant de l’Etna, du Vésuve, de Lanzarote, de Salina, de la Napa Valley ou des cépages élevés au pied du mont Hood, dans l’Etat de l’Oregon. L’auteur nous fait aussi découvrir les vins d’Auvergne établis en partie sur des zones volcaniques avec ses appellations si goûteuses comme celles de Châteaugay, de Corent, de Chanturgue et de Neschers " (D.Decobecq – LAVE)

Des livres pour les fêtes !

Volcans  - Expéditions sur les cratères les plus dangereux du monde - Carsten Peter

National Geographic - 224 pages – ISBN 282290071X / EAN 978-2822900713 -  35€.

Traduction par Jean-Leon Muller ( info via Oswald Declomesnil)

Le livre est publié par le National Geographic , et a reçu le prix du Mountain image book. La photo de couverture est une photo d’un tunnel de lave actif de l’Etna.

 

Enlivrez-vous avec délices !

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La longévité et l’endurance des monuments construits dans la Rome Antique depuis 2.000 ans viennent d’être compris et expliqué par des scientifiques … à leur base, un béton constitué de cendres volcaniques !

Le team de chercheurs du département de l’énergie du Laboratoire de Berkeley a analysé le béton des parois du Marché de Trajan, construit au 2° siècle sur les pentes du Quirinal à Rome. Il est constitué de morceaux grossiers de briques et de tuf volcanique (45 à 55 % en vol.), liés par un mortier de chaux et de cendres volcaniques.

Vers le 1°siècle, les romains ont amélioré les liants hydrauliques, en y ajoutant des cendres volcaniques de Pouzzoles, en Campanie. Vitruve, un architecte romain, en témoigne dans son " De Architectura ", un traité sur l’architecture en dix livres et en latin.

Rome - le marché de Trajan - photo Vincenzo Pinto / Agence France-Presse / Getty Images

Rome - le marché de Trajan - photo Vincenzo Pinto / Agence France-Presse / Getty Images

Rome - le marché de Trajan,  les parois en "béton romain" -  photo Marie Jackson

Rome - le marché de Trajan, les parois en "béton romain" - photo Marie Jackson

Echantillon de "béton romain" -  Photo : Roy Kaltschmidt, Berkeley Lab.

Echantillon de "béton romain" - Photo : Roy Kaltschmidt, Berkeley Lab.

Ce mortier résiste à la micro-fracturation au travers de la cristallisation in situ de plaquettes de strätlingite, un silicate hydraté d’aluminium et de calcium, de formule Ca2Al2SiO7.8H2O, qui renforce les zones d’interface et la matrice cimentaire.

Selon Marie Jacson, volcanologue de formation : " les enchevêtrements denses de cristaux lamellaires entravent la propagation de fissures et préserve la cohésion à l’échelle du micron, ce qui permet au béton de maintenir sa capacité de résistance chimique et son intégrité structurelle dans un environnement sismique actif à l’échelle du millénaire ".

Strätlingite - rosettes de cristaux tabullaires hexagonaux - doc. Review in Mineralogy and Geochemistry

Strätlingite - rosettes de cristaux tabullaires hexagonaux - doc. Review in Mineralogy and Geochemistry

Les mortiers liant les composants du béton utilisé dans la Rome Impériale sont d’un grand intérêt non seulement en raison de leur durabilité et de leur capacité de résistance, mais aussi par les avantages environnementaux qu’ils offrent.

Ce mortier est fait d’un mélange à 85% en vol. de cendres volcaniques, d’eau et de chaux, calcinée à une température inférieure à celle utilisée pour fabriquer le ciment Portland moderne (ce dernier nécessite le chauffage du mélange argilo-calcaire à 1.450 °C, procédé qui libère 7% de la quantité de carbone émise chaque année dans notre atmosphère) … nous pourrions arriver à une réduction importante des émissions de carbone, et augmenter la qualité des bétons, en incorporant un volume substantiel de roches volcaniques à la production de béton spéciaux.

 

Sources :

- Back to the Future with Roman Architectural Concrete - Research at Berkeley Lab’s Advanced Light Source Reveals Key to Longevity of Imperial Roman Monuments - link

- iO9 - How the ancients Rolans made better concrete than we don now - link

- Minaral data - Strätlingite - link

- Strätlingite - photo link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Dans le cadre d’une étude du NOAA Ocean Explorer / Submarine ring of fire 2014, un nouveau seamont est constaté en éruption le 14 décembre, dans l’arc volcanique des Mariannes.

Bathymétrie 3D du seamount Daikoku - doc. NOAA Ocean Explorer

Bathymétrie 3D du seamount Daikoku - doc. NOAA Ocean Explorer

Bathymétries comparatives du sommet du Daikoku respectivement en 2003 et décembre 2014 – un grand cratère s’est formé au sommet - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NSF/NOAA.

Bathymétries comparatives du sommet du Daikoku respectivement en 2003 et décembre 2014 – un grand cratère s’est formé au sommet - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NSF/NOAA.

Coupe du sommet du Daikoku avec les résultats de la sonde CTD, montrant une haute turbidité du panache éruptif (couleurs chaudes = concentration élevée en particules) - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NOAA/PMEL, NSF.

Coupe du sommet du Daikoku avec les résultats de la sonde CTD, montrant une haute turbidité du panache éruptif (couleurs chaudes = concentration élevée en particules) - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NOAA/PMEL, NSF.

Carte sous-marine bathymétriques du nord de l'arc des Mariannes, établie par le NOAA en 2006 - le seamount Daikoku est en bas à droite.

Carte sous-marine bathymétriques du nord de l'arc des Mariannes, établie par le NOAA en 2006 - le seamount Daikoku est en bas à droite.

D’autres expédition ont cartographié l’entièreté de l’arc des Mariannes en 2003 … plus de 60 seamounts ont été découvert par les sonars.

Depuis, diverses éruptions ont marqué cette zone : le South Sarigan seamount est entré en éruption en 2010, et l’Ahyi en avril-mai 2014 ; par contre, l’activité observée en 2004 au NW Rota a cessé.

En décembre 2014, le seamount Daikoku, considéré jusqu’alors comme n’ayant qu’une activité hydrothermale, semble être entré en éruption à son tour.

A l’appui de ces soupçons, l’observation de forts panaches venant du sommet de ce volcan sous-marins, ayant une forte turbidité, un pH bas, des anomalies en produits chimiques réduits, et des niveaux d’hydrogène élevés. De plus, le sonar multifaisceaux confirme la présence d’un grand nouveau cratère au sommet du cône, large de 150 mètres, et profond de 100 mètres.

Daikoku - bassin de soufre fondu - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

Daikoku - bassin de soufre fondu - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

En raison du mauvais temps, un contrôle par ROV n’a pu être obtenu … mais en 2006, une plongée du ROV avait permis de visualiser un bassin de soufre fondu, de teinte noire due à sa teneur forte en fer, bouillonnant au fond d’un petit cratère, à 420 mètres sous le sommet du Daikoku. Ce bassin était entouré de poissons plats, dont une espèce nouvelle endémique… ceux-ci ont peut-être disparus suite à la dernière éruption.

Daikoku seamount - Croûte de soufre échantillonnée par le ROV Jason en 2006 - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

Daikoku seamount - Croûte de soufre échantillonnée par le ROV Jason en 2006 - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

Sources :

- NOAA Ocean Explorer - Daikoku seamount erupting - link

- NOAA Ocean Explorer - Submarine Ring of Fire 2006 - link

- Global Volcanism Program - Daikoku

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Après une hausse de la sismicité depuis 8h30 UTC le 18 décembre 2014, le Gunung Gamalama est entré en éruption ce vendredi à 13h41 UTC.

Ce volcan situé dans l’île de Ternate, dans les Moluques du nord, a émis un panache chargé en cendres à 2.000 mètres de hauteur. Les cendres ont recouvert une grande partie de la ville de Ternate, d’après l’agence nationale de gestion des catastrophes. L’aéroport de Babullah a été fermé, sa piste étant recouverte selon le Jakarta Post de 5 centimètres de cendres.

Neuf personnes se sont blessées en fuyant l’éruption, et une autre est portée disparue.(Agence DPA)

eruption du Gamalama ce 19 décembre 2014 - photo © Nardi, EPA

eruption du Gamalama ce 19 décembre 2014 - photo © Nardi, EPA

Gamalama - 19.12.2014 / 18h09 UTC - photo Okezone / twitter

Gamalama - 19.12.2014 / 18h09 UTC - photo Okezone / twitter

Le Gamalama  avait été mis en alerte niveau 3 / sur une échelle de 4 le 16 septembre, suite à des épisodes éruptifs les 15, 16 et 17 septembre, ce dernier produisant un panache de 300 mètres au-dessus du cratère et des retombées de cendres sur Ternate. La sismicité a diminué en octobre, justifiant un passage en alerte niveau 2. Une zone d’exclusion de 1,5 km. autour du cratère était en vigueur.

Il faut remarquer que l’USGS a enregistré un essaim sismique, de 67 séismes modérés à forts dans ma mer des Moluques au noud-ouest du volcan, de magnitude comprise entre 4,0 et 6,8 au cours des 30 derniers jours.

 

Sources :

Médias : Jakarta Post – Antara news – Agence DPA – The Watchers - Okezone

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Les évents hydrothermaux profonds présents sous les océans sont de mieux en mieux étudiés depuis la fin des années 70 ; ils révèlent non seulement des échanges chimiques complexes, mais aussi un environnement vivant, allant des bactéries à des organismes marins plus évolués.

Mollusques et crabe vivant sur des évents hydrothermaux - photo ns.umich.edu

Mollusques et crabe vivant sur des évents hydrothermaux - photo ns.umich.edu

Parmi ceux-ci, un petit diable, connu sous le nom de " little devil blob ", ou de façon plus scientifique, Aciduliprofundum boonei … une archéobactérie qui vit dans l’environnement extrême constitué par le sommet de cheminées hydrothermales : en milieu acide, pH entre 3,3 et 5,8, à une température comprise entre 55 et 75°C, cet organisme monocellulaire tire son énergie de la réduction du fer et du soufre, et de l’oxydation du carbone organique.

 Aciduliprofundum boonei , alias " little devil blob " - photo vanderbilt.edu

Aciduliprofundum boonei , alias " little devil blob " - photo vanderbilt.edu

 Event hydrothermal dans le bassin de Lau / ouest du Pacifique - Image credit MARUM - University of Bremen - NOAA-Pacific Marine Environmental Laboratory.

Event hydrothermal dans le bassin de Lau / ouest du Pacifique - Image credit MARUM - University of Bremen - NOAA-Pacific Marine Environmental Laboratory.

Mais il a une autre particularité : il possède un gène antibactérien, qui pourrait être source de nouveaux antibiotiques dans le futur, et aider la médecine confrontée à des résistances croissantes et une recherche en ce domaine qui patine un peu.

L’analyse de l’ADN a montré qu’Aciduliprofundum boonei possède un gène qui produit du lysozyme capable de tuer des bactéries résistantes telles que le staphylocoque doré, le bacille de l’anthrax ou le Clostridium difficule.

Ce qui justifie la présence de cet enzyme, c’est le milieu de vie de cette archéobactérie : elle vit dans des biofilms, en promiscuité avec des bactéries extrêmophiles, et doit entrer en compétition avec celles-ci pour ses ressources.

Outre une progression dans l’étude de l’évolution des organismes vivants, les volcans vont aider l’humanité à régler un problème de santé vital … cependant, quelques années risquent encore de séparer cette découverte d’une application pratique.

 

Source :

Vanderbilt University - Life’s extremists may be an untapped source of antibacterial drugs - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Dans le cadre d’une étude du NOAA Ocean Explorer / Submarine ring of fire 2014, un nouveau seamont est constaté en éruption le 14 décembre, dans l’arc volcanique des Mariannes.

Bathymétrie 3D du seamount Daikoku - doc. NOAA Ocean Explorer

Bathymétrie 3D du seamount Daikoku - doc. NOAA Ocean Explorer

Bathymétries comparatives du sommet du Daikoku respectivement en 2003 et décembre 2014 – un grand cratère s’est formé au sommet - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NSF/NOAA.

Bathymétries comparatives du sommet du Daikoku respectivement en 2003 et décembre 2014 – un grand cratère s’est formé au sommet - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NSF/NOAA.

Coupe du sommet du Daikoku avec les résultats de la sonde CTD, montrant une haute turbidité du panache éruptif (couleurs chaudes = concentration élevée en particules) - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NOAA/PMEL, NSF.

Coupe du sommet du Daikoku avec les résultats de la sonde CTD, montrant une haute turbidité du panache éruptif (couleurs chaudes = concentration élevée en particules) - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NOAA/PMEL, NSF.

Carte sous-marine bathymétriques du nord de l'arc des Mariannes, établie par le NOAA en 2006 - le seamount Daikoku est en bas à droite.

Carte sous-marine bathymétriques du nord de l'arc des Mariannes, établie par le NOAA en 2006 - le seamount Daikoku est en bas à droite.

D’autres expédition ont cartographié l’entièreté de l’arc des Mariannes en 2003 … plus de 60 seamounts ont été découvert par les sonars.

Depuis, diverses éruptions ont marqué cette zone : le South Sarigan seamount est entré en éruption en 2010, et l’Ahyi en avril-mai 2014 ; par contre, l’activité observée en 2004 au NW Rota a cessé.

En décembre 2014, le seamount Daikoku, considéré jusqu’alors comme n’ayant qu’une activité hydrothermale, semble être entré en éruption à son tour.

A l’appui de ces soupçons, l’observation de forts panaches venant du sommet de ce volcan sous-marins, ayant une forte turbidité, un pH bas, des anomalies en produits chimiques réduits, et des niveaux d’hydrogène élevés. De plus, le sonar multifaisceaux confirme la présence d’un grand nouveau cratère au sommet du cône, large de 150 mètres, et profond de 100 mètres.

Daikoku - bassin de soufre fondu -  Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

Daikoku - bassin de soufre fondu - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

En raison du mauvais temps, un contrôle par ROV n’a pu être obtenu … mais en 2006, une plongée du ROV avait permis de visualiser un bassin de soufre fondu, de teinte noire due à sa teneur forte en fer, bouillonnant au fond d’un petit cratère, à 420 mètres sous le sommet du Daikoku. Ce bassin était entouré de poissons plats, dont une espèce nouvelle endémique… ceux-ci ont peut-être disparus suite à la dernière éruption.

 

Daikoku seamount - Croûte de soufre échantillonnée par le ROV Jason en 2006 - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

Daikoku seamount - Croûte de soufre échantillonnée par le ROV Jason en 2006 - Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2006 Exploration, NOAA Vents Program

Sources :

- NOAA Ocean Explorer - Daikoku seamount erupting - link

- NOAA Ocean Explorer - Submarine Ring of Fire 2006 - link

- Global Volcanism Program - Daikoku

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
L'éruption du volcan de Garachico (en 1706) - peinture d'Ubaldo Bordanova Moreno (1898) /  La pintura pertenece a la colección particular de D. Luis Lopez de Ayala y Aznar, XI Marques de Villafuerte.- un clic pour agrandir.

L'éruption du volcan de Garachico (en 1706) - peinture d'Ubaldo Bordanova Moreno (1898) / La pintura pertenece a la colección particular de D. Luis Lopez de Ayala y Aznar, XI Marques de Villafuerte.- un clic pour agrandir.

L’éruption du volcan de Garachico en 1706, sur l’île de Ténérife, par le peintre d’origine Madrilène, Ubaldo Bordanova Moreno, est en fait une copie et interprétation libre, réalisée en 1898, d’une peinture antérieure, d’un artiste non identifié.

L'éruption du volcan de Garachico (1706) - auteur non identifié - l'oeuvre est antérieure à celle  d'Ubaldo Bordonova.

L'éruption du volcan de Garachico (1706) - auteur non identifié - l'oeuvre est antérieure à celle d'Ubaldo Bordonova.

Ubaldo Bordanova (1866 – 1909) est une figure fondamentale du paysage artistique Canarien du dernier tiers du 19° siècle. Formé à Madrid, puis à Paris, il s’établit en 1889 dans les îles Canaries, où il travaille comme peintre-décorateur, portraitiste, paysagiste et graveur sur Gran Canaria et Tenerife. En 1895, il s’installe à La Palma et s’y marie avec une grande bourgeoise. Artiste à la mode, il est fort sollicité, et s’illustre par ses lithographie et articles d’opinions. Sa vie de bohême va s’achever prématurément en raison d’e son alcoolisme.

Garachico - El volcán de Arenas Negras - photo Miguel Bravo

Garachico - El volcán de Arenas Negras - photo Miguel Bravo

La ville de Garachico et son port furent fondés en 1496, juste après la conquête de Ténérife, par le banquier génois Christobal del Ponte. Garachico devint le port le plus important de l’île aux 16° et 17° siècles.

Sa période faste prend fin avec l’éruption d’un cratère secondaire du Teide, selon certaines sources le volcan de Montaña Negra, selon d’autres le volcan de Montaña de Trebejo, ou le volcan de Garachico.

En mai 1706, après plusieurs séismes, une fissure éruptive s’ouvre dans les collines surmontant la ville … en moins de 15 heures, le village d’El Tanque et une partie de la ville de Garachico et son port, établi dans une magnifique anse naturelle, furent ensevelis sous la lave. Une semaine plus tard, une autre coulée de lave a recouvert le village de San Juan del Reparo et ce qui restait de Garachico. L’éruption a duré au total une quarantaine de jours, entre le 5 mai et le 13 juin. Plusieurs bouches éruptives s’y sont mises, faisant dégouliner sept coulées importantes sur la zone de Garachico, en plusieurs phases successives.

Garachico - les piscines naturelles d'El Caletón -  photo Xavigivax

Garachico - les piscines naturelles d'El Caletón - photo Xavigivax

Les marchands se sont installés à Puerto de la Cruz, après cette catastrophe … seul un fort gardant l’entrée de l’ancien port, le Castillo de San Miguel, persiste. A son pied, plusieurs piscines naturelles, formées par les coulées de lave, sont devenues une attraction prisée. Elles se remplissent au gré des marées d’une eau très claire, et après leur aménagement par l’homme, constituent un endroit de baignade abrité de la forte houle de l’océan.

Sources :

- article de Involcan

- Reconstruction of the 1706 Montaña Negra eruption. Emergency procedures for Garachico and El Tanque, Tenerife, Canary Islands – by M.C.Solana & A.Aparicio

- Global Volcanism Program - Tenerife - eruptive history

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’agence météorologique Japonaise a relevé le niveau d’alerte du volcan Tokachidake de 1 à 2, accompagné d’une zone interdite de 1 km. autour du cratère 62-2. C’est la première fois depuis décembre 2008 que le niveau d’alerte du volcan est augmenté, par crainte d’une éruption possible " de petite échelle ".

Depuis juillet 2014, on constate en effet des changements dans la sismicité ... en septembre, du trémor est rapporté durant 22 minutes.

 

 

 

 

Tokachidake - 16.12.2014 photo Twitter xanthous.jp2014.12.16

Tokachidake - 16.12.2014 photo Twitter xanthous.jp2014.12.16

Les volcans de l'île d'Hokkaido - doc. GSJ / AIST

Les volcans de l'île d'Hokkaido - doc. GSJ / AIST

Le Tokachidake consiste en un groupe de stratovolcans à dominance andésitique, et de dômes de lave, orientés NE-SO sur un plateau de tuff du Pléistocène. Il est situé au centre de l’île d’Hokkaido, au nord de l’archipel nippon. De nombreux cratères d’explosion et des cônes de cendres sont disséminés sur les flancs supérieurs, les centres actifs étant localisés à l’extrémité nord-ouest de la chaîne

Depuis le milieu du 19° siècle, de fréquentes éruptions de type phréatique ont été enregistrées. Les plus importantes ont eu lieu en 1926 et 1962.

L’éruption de 1926-28  s’est accompagnée de l’effondrement du cône central et d’une avalanche de débris. Un lahar est descendu des rivières Biei et Furano, atteignant la ville de Kami-Furano, à 25 km. du volcan, tuant des centaines de personnes. On estime les dépôts pyroclastiques à 13.000 m³ et ceux d’effondrements du cône entre 2 et 4 Mm³.

Les cratères sommitaux du Tokachidake - doc. Geological Survey of Japan

Les cratères sommitaux du Tokachidake - doc. Geological Survey of Japan

Tokachidake  - De l’avant à l’arrière-plan, les cratères Kitamuki, Suribachi, Ground crater, avec sur sa droite, le cratère 62-2, et au fond le sommet.- Le cratère 62-2 présente une activité fumerollienne – photo H.Seo 2007 / Geological Survey of Japan

Tokachidake - De l’avant à l’arrière-plan, les cratères Kitamuki, Suribachi, Ground crater, avec sur sa droite, le cratère 62-2, et au fond le sommet.- Le cratère 62-2 présente une activité fumerollienne – photo H.Seo 2007 / Geological Survey of Japan

Topographie du groupe Tokachidake - le sommet du Tokachidake au centre - doc. K.Nakajima / GSJ

Topographie du groupe Tokachidake - le sommet du Tokachidake au centre - doc. K.Nakajima / GSJ

L’éruption de 1962 a eu son siège au nouveau " cratère 62 ", situé sur le bord ouest du Ground crater. La colonne éruptive a atteint 12.000 mètres et recouvert de cendres tout l’est d’Hokkaido, et le sud d’Urup island à 650 km.

Suite à cette éruption, un cône pyroclastique s’est formé , ainsi que cinq cratères appelé de 62-0 à 62-4. Seuls les cratères 62-2 et 62-3 ont résisté, les autres ont été ensevelis sous les dépôts ultérieurs.

L’éruption de 1988-89, siégeant au cratère 62-2, a connu une première phase phréatique, suivie d’une seconde phase phréatomagmatique, accompagnée de retombées de cendres jusqu’à Abashiri sur la côte de la mer d’Okhotsk. Les retombées suivantes ont été distribuées sur l’ESE au SE du volcan.

Le GVP signale une dernière activité éruptive de février à avril 2004.

 

 

Tokachi-Dake, vue zénitale des cratères 62-2 à gauche et du 62-3 à droite - photo H.Seo 2007 / GSJ

Tokachi-Dake, vue zénitale des cratères 62-2 à gauche et du 62-3 à droite - photo H.Seo 2007 / GSJ

Tokachidake - le cratère central est contigu avec le cratère 62-2 formé en 1962, et qui présente une activité fumerollienne - photo Ishizuka 1995 / GSJ

Tokachidake - le cratère central est contigu avec le cratère 62-2 formé en 1962, et qui présente une activité fumerollienne - photo Ishizuka 1995 / GSJ

Sources :

- Xanthous - link

- Geological Survey of Japan - Quaternary volcanoes - Tokachidake volcano

- Global Volcanism Program - Tokachidake

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Nevado del Ruiz - panache de cendres du 2014.12.15 - photo Jaime Eduardo Benavides / Observatorio Vulcanologico y sismologico de Manizales

Nevado del Ruiz - panache de cendres du 2014.12.15 - photo Jaime Eduardo Benavides / Observatorio Vulcanologico y sismologico de Manizales

En Colombie, le Nevado del Ruiz a présenté au cours de la période comprise entre le 2 et le 8 décembre une forte activité sismique de type volcano-tectonique, liée à la fracturation de roches, des séismes LP et du trémor. Les séismes étaient localisés au nord-est du cratère Arenas, à une profondeur de 1 à 4 km. L’observatoire de Manizales a enregistré une déformation continue.

Le 15 décembre à 7h38 locale, un signal sismique correspondant à l’émission de cendres a été confirmé par des observations directes et par des images webcam. Les cendres sont retombées sur la partie ouest du volcan, et la prudence est recommandée dans les drainages des ríos Molinos,  La Marcada,  Gualí, Azufrado et  Lagunillas, ainsi que sur la route reliant Manizales à Murillo. Le niveau d’alerte reste à Amarillo III / Cambios en el comportiamento de la actividad volcanica.

Source :

Observatorio Vulcanologico y sismologico de Manizales - Boletín Extraordinario de Actividad del Volcán Nevado del Ruiz, Emisión de Ceniza confirmada, 15 de Diciembre de 2014 08:15 a.m - link

 

Sinabung - coulée pyroclastique du 09.12.2014 / 16h56 - photo endrolew@

Sinabung - coulée pyroclastique du 09.12.2014 / 16h56 - photo endrolew@

Sur Sumatra, l’éruption du Sinabung se poursuit. L’extrusion d’un lobe de lave visqueux sur le flanc sud et des effondrements partiels de celui-ci provoquent des coulées pyroclastiques de petite à moyenne taille. Des panaches de cendres sont relevés, montant jusqu’à 6 km. de hauteur ces derniers jours.

Fonction de cette activité, le code aviation est passé au rouge le 14 décembre (VAAC Darwin)

Sinabung - le dôme-coulée impliqué dans les effondrements et coulées pyroclastiques - photo Beidar Sinabung

Sinabung - le dôme-coulée impliqué dans les effondrements et coulées pyroclastiques - photo Beidar Sinabung

Sinabung le 11.12.2014 - photo Digital Globe via volcano alert -  pic.twitter.com-nxRqZ771HZ

Sinabung le 11.12.2014 - photo Digital Globe via volcano alert - pic.twitter.com-nxRqZ771HZ

Sinabung - le nuage co-pyroclastique du 15.12.2014 / 17h58 - photo Beidar Sinabung

Sinabung - le nuage co-pyroclastique du 15.12.2014 / 17h58 - photo Beidar Sinabung

En Islande, le champ de lave à Holuhraun s’étend toujours : il a atteint 78,6 km² le 12 décembre, et plus aucun kipuka n’est libre de lave.

Le 15 décembre à 9h26, un séisme de M 5,4 a secoué le bord nord de la caldeira du Bárðarbunga. L’IMO relève environ 40 séismes pour la caldeira dans le dernières 24 heures, dont cinq de M4-5 et 10 de M 3-4. Le dyke éruptif d’Holuhraun en comptabilise une dizaine.

Holuhraun - le lac de lave dans ses remparts le 11.12.2014 - photo Iceland online

Holuhraun - le lac de lave dans ses remparts le 11.12.2014 - photo Iceland online

Holuhraun - évolution du champ de lave entre le 2 et le 12 décembre 2014 - doc IES / IMO

Holuhraun - évolution du champ de lave entre le 2 et le 12 décembre 2014 - doc IES / IMO

Bárðarbunga - localisation des séismes du 15.12.2014 entre minuit et 17h50 - doc. IMO

Bárðarbunga - localisation des séismes du 15.12.2014 entre minuit et 17h50 - doc. IMO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Fogo - 10.12.2014 - paysage de désolation dans Chã das Caldeiras - photo Waldemar Pires

Fogo - 10.12.2014 - paysage de désolation dans Chã das Caldeiras - photo Waldemar Pires

Vingt-trois jours après le début de l’éruption, le volcan Fogo semble se calmer … depuis sept jours, les émissions de gaz et cendres sont en diminution et la coulée de lave stagne, selon l’agence officielle Lusa.

La coulée de lave se maintient à un peu plus de 600 mètres de Bangeira (samedi), et à 3.500 mètres de Fernão Gomes (situé à une altitude de 1.900 mètres), au "point critique de rupture de pente", ouvrant une descente sans obstacle vers les villages côtiers, où Cutelo Alto et Fonsaco sont en ligne de mire.

Ces informations sont contredites en ce dimanche, où le Groupe d’investigation GEOVOL signale que de la lave se déverse par endroits, latéralement, dans des zones où la coulée en refroidissement  présente des faiblesses. Les émissions de dioxyde de soufre ont été mesurées par Involcan à 9.000 tonnes par jour le 13.12. Fogo News rapporte une coulée se dirigeant vers Cova Tina, au sud-ouest du site éruptif, qui envahit des terres agricoles.

Reportage par des scientifiques de l'Université du Cap Vert / RTC Tv

Fogo : l'éruption semble se calmer !

Devant l’imprévisibilité du volcan, le Bureau de coordination du Gouvernement Cap-Verdien continue de mettre en œuvre le plan d’urgence concernant le nord de l’île, pour être prêt à réagir en cas d’aggravation de la situation. . Environ 2300 habitants sont en alerte pour une évacuation si nécessaire.

Destructions importantes dans les villages de Chã das Caldeiras. - photo Alcindo Montornd

Destructions importantes dans les villages de Chã das Caldeiras. - photo Alcindo Montornd

Entretemps, l’aide humanitaire continue d’arriver … deux avions-cargos géants Ilyushin 76 ont atterris sur l’île de Sal, chargés de six tonnes de matériel de soutien. Ils permettront une évacuation éventuelle vers São Filipe.

Un navire a quitté l’Angola avec plus de 9.000 tonnes d’aide alimentaire et des kits de construction de logements.

Le Gouvernement du Cap Vert se concentre maintenant sur la réinstallation du millier de personnes déplacées après la destruction des villages de Portela et Bangueira, et sur la création de sources de revenus pour les familles vivant dans la zone agricole de Chã das Caldeiras.

Carte de l'OCHA avec la localisation des déplacés suite à l'éruption du Fogo - doc OCHA 11.12.2014

Carte de l'OCHA avec la localisation des déplacés suite à l'éruption du Fogo - doc OCHA 11.12.2014

La lave stagne après l'éruption du Fogo - photo Avcan 13.12.2014

La lave stagne après l'éruption du Fogo - photo Avcan 13.12.2014

Sources :

- Sapo / Lusa - Vulcão do Fogo continua "adormecido", mas imprevisibilidade mantém-se - link

- Fogo News  - Actividades vulcânica abranda mas o alerta da Protecção Civil para Cutelo Alto e Fonsaco mantém-se

- OCHA - Cabo Verde / Fogo volcano emergency situation report - link

- RTC Tv - reportage

 

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