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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Cotopaxi - émission de cendres le 18 août dans l'après-midi - photo José Luis Espinosa-Naranjo

Cotopaxi - émission de cendres le 18 août dans l'après-midi - photo José Luis Espinosa-Naranjo

Un survol du Cotopaxi par les scientifiques de l’IGEPN à bord d’un avion de la Force aérienne Equatorienne le 18 août a permis de constater des émissions continues mais peu énergétiques de cendres et vapeur d’eau, qui se diluent sur le flanc ouest du volcan, sana atteindre une altitude importante. Aucun lahar , ni coulée pyroclastique ne sont  repérés ; une partie des glaciers sommitaux sont recouverts de cendres grises.

Les photos prises le 18 août par notre ami José Luis Espinosa-Naranjo montrent les glaciers du flanc sud du Cotopaxi recouverts de cendres 

Survol de contrôle du Cotopaxi le 18.08.2015 - photo via César Navas / Twitter

Survol de contrôle du Cotopaxi le 18.08.2015 - photo via César Navas / Twitter

Cotopaxi - 18.08.2015 / 15h30 - prise de La Vaquería Ticatilín. au SO du volcan - photo José Luis Espinosa-Naranjo

Cotopaxi - 18.08.2015 / 15h30 - prise de La Vaquería Ticatilín. au SO du volcan - photo José Luis Espinosa-Naranjo

Cotopaxi - 18.08.2015 / 17h00 - prise de La Vaquería Ticatilín. au SO du volcan - photo José Luis Espinosa-Naranjo

Cotopaxi - 18.08.2015 / 17h00 - prise de La Vaquería Ticatilín. au SO du volcan - photo José Luis Espinosa-Naranjo

Le Tungurahua présente lui aussi une augmentation de son activité. L’IGEPN indique du trémor d’émission accompagnant la production de cendres, avec des retombées sur Manzano, Choglontus et Chontapamba. Elles ont duré environ trois heures ce samedi.

Au cours du week-end, cinq petites explosions ont été enregistrées, ainsi que 104 séismes de type LP, et différents épisodes de trémor.

Tungurahua  entre le 30 avril et le 17 août 2015 - Au-dessus : flux de dioxyde de soufre – en dessous : sismicité au cours de la même période (épisodes de trémor en bleu  - séismes LP en vert)

Tungurahua entre le 30 avril et le 17 août 2015 - Au-dessus : flux de dioxyde de soufre – en dessous : sismicité au cours de la même période (épisodes de trémor en bleu - séismes LP en vert)

Sources:

- IGEPN rapports journaliers

- Photos de José Luis Espinosa-Naranjo

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le Sernageomin a enregistré le 17 août à 15h15 un séisme volcano-tectonique , associé à la fracturation de roches, de magnitude 3,3 et 8,2 km de profondeur dans la zone d’influence du volcan Tupungatito, à 25 km au nord-ouest du cratère principal.

Le niveau d’alerte volcanique reste au vert, avec une "especial atención".

Le Tupungato, le cône au centre-gauche, la Caldera Nevado Sin Nombre et le Tupungatito, avec le sommet plat, à sa droite - photo Gerard Prins

Le Tupungato, le cône au centre-gauche, la Caldera Nevado Sin Nombre et le Tupungatito, avec le sommet plat, à sa droite - photo Gerard Prins

Les cratères du Tupungatito - croquis d'O. González-Ferrán / 1987 in GVP

Les cratères du Tupungatito - croquis d'O. González-Ferrán / 1987 in GVP

Le complexe Tupungato-Tupungatito est proche de San Jose, et du Cajón del Maipo, un canyon-oasis pour les habitants de la capitale Chilienne proche.

Le Tupungatito est formé de 12 jeunes cratères et d’un cinder cone à l’extrémité nord-ouest de la caldeira Nevado Sin Nombre comblée par les glaciers. Ils sont responsables de l’activité historique du volcan, répertoriée depuis 1829, consistant en petites éruptions de cendres. Son activité éruptive est sous le contrôle d’ue fractures et failles orientées nord-sud.

Sa dernière éruption date de novembre 1987, et est classifiée de VEI 2 par le GVP.

Des fumerolles bordent le lac sommital acide, ainsi qu’une zone de bouillonnement, photographiés par notre ami Thierry Dockx en 2011.

Tupingatito : un des cratères, son lac acide et ses fumerolles - doc. Maipo grafia / Viméo

Sources :

- Sernageomin – link

- Global Volcanism Program – Tupungatito

- Volcans du Chili central 2011 – par Thierry Dockx / LAVE.be – link

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

En Equateur, l’activité du Reventador demeure élevée, tant intérieurement et marquée par une sismicité importante – 51 séismes LP, 25 épisodes de trémor d’émission et 33 explosions le 16 / 60 séismes LP, 28 épisodes de trémor d’émission, 5 de trémor harmonique et 43 explosions le 17.08 -,  qu’au niveau du sommet du volcan, où on constate une extrusion de lave visqueuse.

Le Reventador reste caché par la couverture nuageuse et seules les images thermiques et satellitaires dévoilent une anomalie thermique possiblement associée à une coulée de lave. Une éclaircie en soirée du 16 a permis d’apercevoir plusieurs émissions de cendres montant entre 300 et 400 mètres au-dessus du cratère.

 

Reventador 17.08.2015 / 01h57 - webcam therm. IGEPN / via Volcanodiscovery

Reventador 17.08.2015 / 01h57 - webcam therm. IGEPN / via Volcanodiscovery

Sismicité du Reventador le 17.08.2015 - IGEPN

Sismicité du Reventador le 17.08.2015 - IGEPN

Au Cotopaxi, aucune nouvelle explosion n’a été enregistrée au cours des dernières 48 heures. La sismicité demeure élevée, suggérant des émissions de cendres continues. Le niveau d’alerte reste au jaune pour les communautés de Francisco, Rumipamba, San Ramón, Mancheno, José Guango Bajo, et San Agustín del Callo (Mulaló).

Le site Twitter de Cesar Navas rapporte un panache de cendres le 17.08 aux environs de 16h30; " les cendres du volcan pourraient tomber dans les villes voisines entre Machachi et Pastocalle (à l'ouest ), il n'y a aucun changement de niveau d'alerte".

Suite au décret sur l'état d'exception, il semble que les informations soient censurées par le gouvernement, officiellement pour ne pas laisser paniquer la population suite à de la désinformation par les réseaux sociaux ... ce qui fait réagir la population qui estime que leur vie est en jeu, et réclame des précisions de la part des scientifiques plutôt que de la part des politiques.

Cotopaxi - 17.08.2015 / 16h32 - site Twitter officiel de César Navas

Cotopaxi - 17.08.2015 / 16h32 - site Twitter officiel de César Navas

Refugio del Cotopaxi. Visto desde las pampas de Chinquibana. 16.08.2015.- photo José Luis Espiniosa-Naranjo

Refugio del Cotopaxi. Visto desde las pampas de Chinquibana. 16.08.2015.- photo José Luis Espiniosa-Naranjo

Le Cotopaxi sous la surveillance des équipes de l'IG le 13 août - photo E.Gaunt / IGEPN

Le Cotopaxi sous la surveillance des équipes de l'IG le 13 août - photo E.Gaunt / IGEPN

Au Chili, l’activité du lac de lave du Villarica est signalée en hausse légère, avec une sismicité comptabilisant 118 séismes LP au cours des dernières six heures (Sernageomin 17.08.2015 / 16h  / Twitter)

Incandescence nocturne au Villarica - photo VientoSur / Twitter / 16.08.2015

Incandescence nocturne au Villarica - photo VientoSur / Twitter / 16.08.2015

Villarica - Anomalie thermique modérée - Mirova 17.08.2015 / 6h10 / MODIS

Villarica - Anomalie thermique modérée - Mirova 17.08.2015 / 6h10 / MODIS

Sur Java, l’activité a fortement diminué au Gunung Raung, marquée par de petites émissions pulsatiles de cendres pratiquement continues, qui produisent des panaches de plusieurs centaines de mètres … en rapport présumé avec une activité phréatomagmatique dans le conduit de l’évent sud-ouest du nouveau cinder cone situé dans la partie est de la caldeira. La coulée de lave récente n’est plus active et recouvre complètement le plancher de la caldeira autour du grand cône de cendres et scories. L’activité explosive a cessé dans l’après-midi du 14 août, et n’a pas repris depuis. Il semble que l’éruption arrive à son terme.

Sources :

Volcanodiscovery - images et commentaires de Tom Pfeiffer - link

                                                                              

La caldeira sommitale du Raung et le nouveau cône, pourvu de deux évents dont un actif - la lave des éruptions a rempli tout le cratère - Photo Tom Pfeiffer / Volcanodiscovery

La caldeira sommitale du Raung et le nouveau cône, pourvu de deux évents dont un actif - la lave des éruptions a rempli tout le cratère - Photo Tom Pfeiffer / Volcanodiscovery

Au Japon dans l'île de Kyushu, le Sakurajima a vu son niveau d’alerte augmenté le 15 août 2015, à 4 sur une échelle de 5.

Cette mesure fait suite à l’enregistrement d’un fort essaim sismique localisé sous le cratère Showa, débutant vers 7h locale, pour culminer avec environ 180 secousses par heure.

En même temps, une inflation significative a marqué le cratère Showa. Ces deux facteurs témoignent d’une montée magmatique, pouvant déboucher sur une éruption, plus importante que les habituelles manifestations du volcan.

Les autorités ont imposé une zone interdite de 3 km autour du cratère, distance facilement atteinte par les projections ballistiques et/ou les coulées pyroclastiques en cas d’éruption importante. Ce 17 août, le sommet du volcan reste invisible sous la couverture nuageuse.

Le plus haut panache éruptif du Sakurajima observé le fut lors de l’éruption du 19 août 2013 ; il est monté à plus de 5.000 mètres, accompagné d’une pluie de cendres sur une partie de Kagoshima.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Dès le 10 août, l'anomalie thermique est signalée au Cotopaxi par Landsat 8

Dès le 10 août, l'anomalie thermique est signalée au Cotopaxi par Landsat 8

L’IGEPN signale la descente de coulées pyroclastiques sur le flanc sud du volcan , visible sur la webcam à 12h41 UTC le 15.08 , ainsi une sixième explosion de type phréatique au Cotopaxi le 14.08 à 21h31 UTC.

Cotopaxi - 6°explosion du 14.08.2015 - photo Glenda Giacometti  /El comercio

Cotopaxi - 6°explosion du 14.08.2015 - photo Glenda Giacometti /El comercio

Cotopaxi - Coulée pyroclastique - Doc. webcam IGEPN

Cotopaxi - Coulée pyroclastique - Doc. webcam IGEPN

Cotopaxi - Sismos des 14 et 15.08.2015 - doc. IGEPN

Cotopaxi - Sismos des 14 et 15.08.2015 - doc. IGEPN

Suite à la signature par le Président Raphaël Corea d’un décret déclarant l’état d’exception, vraisemblablement suite à l’annonce des coulées pyroclastiques susceptibles de causer une fonte glaciaire er des lahars, des évacuations préventives ont débuté ce 15 août ; elles concernent Mulalo, Lasso et les zones proches des drainages du flanc sud passant par Latacunga.

Le rapport de l’IGEPN précise que les images satellites ne montrent pas d’anomalie thermique au cours des dernières heures. Au matin du 15, une augmentation du trémor est signalée à partir de 5 h, cependant à des niveaux énergétiques inférieurs à ceux enregistrés le 14.

 

A suivre ...

Sources ;

- IGEPN

- El Comercio

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Ulmener maar - photo reisreporter.be

Ulmener maar - photo reisreporter.be

A little apart from the other maars, the Ulmener maar is the youngest maar of the volcanic area of ​​the Eifel.

Born about 2,000 years after the eruption of the Laacher See, her dating by dendrochronology makes up to 11,000 years old, while those by carbon-14 vary between 7.335 and 10.920 years. Volcanologists of the Smithsonian Institution see his activity between 8890 and 8590 BC.

This maar has an irregular shape, in pear shape, measuring 320 m. on 225. Its crater,60 meters deep, notch the underbody from Devonian.

Ulmener maar - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Ulmener maar - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Professor H-U. Schmincke considered a wall 65 meters long, well exposed near the church.
There are eight units, differing in size and color, belonging to types of variables rocks.

In the lower part of the wall, he noticed over three meters high, three distinct layers, each measuring about one meter thick.

Description panel of the wall of the Umener maar - a click to enlarge - Photo © Bernard Duyck 08.Description panel of the wall of the Umener maar - a click to enlarge - Photo © Bernard Duyck 08.

Description panel of the wall of the Umener maar - a click to enlarge - Photo © Bernard Duyck 08.

 The lower layers of the wall of the Ulmener maar - Photo © Bernard Duyck 08.2015

The lower layers of the wall of the Ulmener maar - Photo © Bernard Duyck 08.2015

 The wall of the Ulmener maar, full height - Photo © Bernard Duyck 08.2015

The wall of the Ulmener maar, full height - Photo © Bernard Duyck 08.2015

The lowest layer (A on the didactic panel and on the photo) is characterized by a fine grain size of the thin layers, reflecting episodes of low energy of the eruption.

Layer B, surmounting, is rich in the base Devonian fragments, including a large block of about one meter in diameter, which impacted finer sediments, which hint at the direction of projection.

The C layer is slightly colored and contains many sandstone yellowish
fragments that contrast with those of the layer B. The explosivity of the phreatomagmatic eruption is observed here by the absence of lava or deposits of hot spatters ... the tephra deposited have been cold and wet; they are much more chemically differentiated than in other maars of the Eifel and strongly cemented by carbonate.

"Die Wallenborn brubbel", the cold water geyser of Wallenborn - Photo © Bernard Duyck 08.2015

"Die Wallenborn brubbel", the cold water geyser of Wallenborn - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Western Eifel can not be leave without mentioning "die Wallenborn brubbel"  ; this cold-water geyser is indirectly linked to the volcanism of Eifel . Following the intense activity, there 10-12000 years, large quantities of Carbon dioxide accumulated under the earth's surface. When the pressure is high enough, the water column gushes. With the emptying of the gas pocket, the phenomenon stops and the water flows back.

The geyser Wallenborn - steps of spurt - Photo © Bernard Duyck 08.2015
The geyser Wallenborn - steps of spurt - Photo © Bernard Duyck 08.2015

The geyser Wallenborn - steps of spurt - Photo © Bernard Duyck 08.2015

According to local chronicles, it is mentioned for the first time in the year 1225.
Until 1933, when the first drill, the place was only a source forming a small pond, fenced to prevent accidents related to carbon dioxide emissions.

The well was drilled to 38 m. depth ... for an industrial use of gas; it was quickly abandoned due to the aggressiveness of the mineral water and the rapid corrosion of pipes.
After World War II, there remained a piece of pipe; are regularly found dead birds, for trying to land a few moments there.

In 1975, a competition under "My village is beautiful", won by Wallenborn, allowed villagers helped by a local company to produce a structure making the site highlighted.
The muddy pond was dredged, the bottom filled with gravel, an overflow was laid flowing towards the nearby stream and safety redesigned with the installation of a grid.

Since 1983, long-term agreements governing the source and environment.

Wallenborn brubbel - left, before 1933 - right, rehabilitation work in 1975. - doc. Wallenborn archivesWallenborn brubbel - left, before 1933 - right, rehabilitation work in 1975. - doc. Wallenborn archives

Wallenborn brubbel - left, before 1933 - right, rehabilitation work in 1975. - doc. Wallenborn archives

Walenborn brubbel - between two "eruptions" of the cold geyser - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Walenborn brubbel - between two "eruptions" of the cold geyser - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Sources :

- Vulkane der Eifel – par H-U. Schmincke – éd. Spektrum

- Guide des volcans d’Europe et des Canaries – par M.Krafft et FD. De Larouzière – éd. Delachaux & Niestlé

- Maarmuseum Manderscheid

- Vulkaneifel geopark - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Ulmener maar - photo reisreporter.be

Ulmener maar - photo reisreporter.be

Un peu à l’écart des autres maars, l’Ulmener maar est le plus jeune maar de la zone volcanique de l’Eifel.

Né environ 2.000 ans après l’éruption du Laacher See, sa datation par dendrochronologie le fait remonter à 11.000 ans, tandis que celles au carbone-14  varient entre 7.335 et 10.920 ans. Les volcanologues du Smithsonian Institute voient son activité entre 8.890 et 8.590 avant JC.

Ce maar a une forme irrégulière,  en poire, mesurant 320 m. sur 225. Son cratère,  profond de 60 mètres, entaille le sous-bassement du Dévonien..

Ulmener maar - photo © Bernard Duyck 08.2015

Ulmener maar - photo © Bernard Duyck 08.2015

Le professeur H-U. Schmincke a examiné une paroi de 65 mètres de long, bien exposée à proximité de l’église. Il y distingue huit unités, différant en granulométrie et couleur, appartenant à des types de roches variables. Dans la partie basse de la paroi, il remarque sur trois mètres de hauteur, trois couches distinctes, chacune mesurant environ un mètre d’épaisseur.

Panneau didactique de la paroi de l'Umener maar - un clic pour agrandir - photos © Bernard Duyck 08.2015Panneau didactique de la paroi de l'Umener maar - un clic pour agrandir - photos © Bernard Duyck 08.2015

Panneau didactique de la paroi de l'Umener maar - un clic pour agrandir - photos © Bernard Duyck 08.2015

Les couches inférieures de la paroi de l'Ulmener maar - photo © Bernard Duyck 08.2015

Les couches inférieures de la paroi de l'Ulmener maar - photo © Bernard Duyck 08.2015

La paroi de l'Ulmener maar , hauteur complète - photo © Bernard Duyck 08.2015

La paroi de l'Ulmener maar , hauteur complète - photo © Bernard Duyck 08.2015

La couche la plus basse (A sur le panneau didactique et la photo) est caractérisé par une granulométrie fine des couches minces, reflétant des épisodes de basses énergie de l’éruption.

La couche B qui la surmonte est riche en fragments du socle Dévonien, dont un gros bloc d’environ un mètres de diamètre, qui a impacté des sédiments plus fins, et qui laissent deviner sa direction de projection .

La couche C est peu colorée et contient de nombreux fragments jaunâtres de grès qui contrastent avec ceux de la couche B. L’explosivité de l’éruption phréatomagmatique se remarque ici par l’absence de coulées de lave ou de dépôts de spatters à chaud … les téphras déposés l’ont été à froid et en milieu humide ; ils sont beaucoup plus différenciés chimiquement que ceux des autres maars de l’Eifel et fortement cimentés par des carbonates.

"Die Wallenborn brubbel" , le geyser d'eau froide de Wallenborn - photo © Bernard Duyck 08.2015

"Die Wallenborn brubbel" , le geyser d'eau froide de Wallenborn - photo © Bernard Duyck 08.2015

On ne peut quitter l’Eifel ouest sans mentionner « die Wallenborn brubbel" : ce geyser d’eau froide est lié indirectement au volcanisme de l'Eifel :  suite à l'activité intense, il y a 10 à 12.000 ans, de grandes quantités de dioxyde de carbone se sont accumulées sous la surface terrestre. Lorsque la pression est suffisamment élevée, une colonne d'eau jaillit . Avec la vidange de la poche de gaz, le phénomène s'interrompt et l'eau reflue.

Le geyser de Wallenborn - étapes du jaillissement - photos © Bernard Duyck 08.2015
Le geyser de Wallenborn - étapes du jaillissement - photos © Bernard Duyck 08.2015

Le geyser de Wallenborn - étapes du jaillissement - photos © Bernard Duyck 08.2015

Selon les chroniques locales, il en est fait mention pour la première fois en l'an 1225.

Jusqu'en 1933, date du premier forage, l'endroit n'était qu'une source de plein pied formant une petite mare, cloturée pour éviter les accidents liés aux émanations de dioxyde de carbone.

Le puits a été foré à 38 m. de profondeur... en vue d'une utilisation industrielle du gaz; celle-ci fut rapidement abandonnée en raison de l'agressivité de l'eau minérale et de la corrosion rapide des tuyaux.

Après la seconde guerre mondiale, ne subsistait qu'un bout de tuyau; on retrouvait régulièrement des oiseaux morts, pour avoir voulu se poser quelques instants à cet endroit.

En 1975, un concours, dans le cadre "Mon village est beau",  gagné par Wallenborn permis aux villageois, aidés d'une entreprise locale, de réaliser une structure mettant le site en évidence. L'étang boueux a été dragué, le fond rempli de gravier, un trop-plein a été posé se déversant vers le ruisseau proche et la sécurité repensée avec la pose d'une grille.

Depuis 1983, des accords à long terme régissent la source et son environnement.

Wallenborn brubbel - à gauche, avant 1933 - à droite, travaux de réhabilitation à partir de 1975. - archives WallenbornWallenborn brubbel - à gauche, avant 1933 - à droite, travaux de réhabilitation à partir de 1975. - archives Wallenborn

Wallenborn brubbel - à gauche, avant 1933 - à droite, travaux de réhabilitation à partir de 1975. - archives Wallenborn

Walenborn brubbel - entre deux "éruptions" du geyser froid - photos © Bernard Duyck 08.2015

Walenborn brubbel - entre deux "éruptions" du geyser froid - photos © Bernard Duyck 08.2015

Sources :

- Vulkane der Eifel – par H-U. Schmincke – éd. Spektrum

- Guide des volcans d’Europe et des Canaries – par M.Krafft et FD. De Larouzière – éd. Delachaux & Niestlé

- Maarmuseum Manderscheid

- Vulkaneifel geopark - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Eruption du Cotopaxi ce 14.08.2015 / 10h30 - photo Sebastian Guerrero / via El Comercio

Eruption du Cotopaxi ce 14.08.2015 / 10h30 - photo Sebastian Guerrero / via El Comercio

Deux explosions ont secoué le Cotopaxi, en Equateur, ce 14 août respectivement à 04h02 et 04h07. ; les bruits d’une avalanche ou de chute de pierres furent perçues par des andinistes.

L'IG signela la perception d'un signal d'émission d'une colonne de gaz et cendres montant à environ 8 km. au-dessus du cratère

Toujours selon l’IGEPN, le 13 août, un essaim sismique a été détecté entre 17h21 et 18h06, la secousse la plus importante étant de magnitude 2,7.

 

Des chutes de cendres ont été rapportées sur les secteurs d’El Chasqui et Machachi, Cutuglagua, La Ecuatoriana, Guamaní, Chillogallo, Santa Bárbara, et Solanda, au sud de Quito.

Une troisième explosion a eu lieu vers 10h30 et une quatrième vers 13h50 LT. Un important panache est monté à plus de 5 kilomètres.

Le Secrétariat National de la gestion des risques a décrété l'alerte niveau jaune /amarilla en raison de l'activité du Cotopaxi.

 

L'activité se poursuit  ... d'autres précisions dès que possible.

 

Cotopaxi en éruption - 14.08.2015 / 10h30  - photo Diego Cobo / Cotopaxi Facebook

Cotopaxi en éruption - 14.08.2015 / 10h30 - photo Diego Cobo / Cotopaxi Facebook

Cotopaxi - 4° explosion du 14.08.2015 / 13h50 - photo Sam Carvajal / via T.Toulkeridis

Cotopaxi - 4° explosion du 14.08.2015 / 13h50 - photo Sam Carvajal / via T.Toulkeridis

Eruption au Cotopaxi / Equateur
Retombées de cendres du Cotopaxi sur la région de Quito - 2015.08.14 - photo José Simbaña / El Comercio

Retombées de cendres du Cotopaxi sur la région de Quito - 2015.08.14 - photo José Simbaña / El Comercio

Cotopaxi  émissions vues par le satellite GOES Nasa  ce 14 Aug 2015 / 17h 15 UTC [4-km resolution]

Cotopaxi émissions vues par le satellite GOES Nasa ce 14 Aug 2015 / 17h 15 UTC [4-km resolution]

Cette éruption est la première depuis celles de 1940 et 1942( ?). Selon Eric Klemetti, il apparait qu’il s’agit d’explosions de nature phréatique, avec mise en cause de laves anciennes. Ce genre d’explosion peut conduire soit vers un regain d’activité si le magma monte sous le cratère sommital, soit ne mener à rien d’autre.

 

Cet évènement est lié à un accroissement de l’activité du Cotopaxi au cours des derniers mois, et à la polémique qui oppose des scientifiques sur l’opportunité de réaliser des ouvrages anti-lahars.

 

Sources :

- IGEPN, via Facebook et Twitter

- Diario El Comercio –  link

- Eruption Blog / E.Klemetti - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Les spécialistes de l’Observatoire volcanologique du Colima ont effectué un survol de contrôle du volcan.

Ils notent que le cratère du Colima a changé, s’est approfondi d’une vingtaine de mètres (avec environ 50 m. de profondeur aujourd’hui) et est d’un diamètre de 280 mètres, en fer à  cheval, ouvert vers le sud, et à partir de laquelle s’épanche une longue langue de lave en direction de la barranca de Monte Grande. Ils recommandent de ne pas s’approcher de ce drainage, en raison du risque de coulées pyroclastiques.

La coulée de lave,  qui n’est plus alimentée, s’est arrêtée et commence à refroidir très lentement.

Survol  du cratère du colime le 13 août 2015 par les équipes de l'Université de Colima

Survol du cratère du colime le 13 août 2015 par les équipes de l'Université de Colima

Survol  du cratère du colime le 13 août 2015 par les équipes de l'Université de Colima

Survol du cratère du colime le 13 août 2015 par les équipes de l'Université de Colima

Pour comparaison, le dôme du Colima le 21 mai 2015 - photo Bullriv Colima Rivera

Pour comparaison, le dôme du Colima le 21 mai 2015 - photo Bullriv Colima Rivera

Le cratère a commencé à se détruire à partir du 11 juillet ; il présente des lignes très marquées de cratères, qui génèrent les sept à dix explosions journalières. Ces lignes sont orientées NE-SO, suivant un alignement tectonique reflétant l’activité passée du volcan … telle la naissance du Volcancito en 1869, qui présente la même orientation.

La vapeur sui sort du cratère est composée à 90% par de vapeur d’eau , les dix pourcents restants se déclinant en dioxyde de soufre, dioxyde de carbone, acide chlorhydrique et fluorhydrique.

La sismicité des explosions quotidiennes présente des valeurs qualifiées de constantes, et la hauteur des panaches peut différer fonction de divers facteurs, dont l’éolien, le temps d’observation …

Dispersion des panaches de cendres le 13.08.2015 - photo Webcamsde Mexico - carte par Ash Advisory Center of NOAADispersion des panaches de cendres le 13.08.2015 - photo Webcamsde Mexico - carte par Ash Advisory Center of NOAA

Dispersion des panaches de cendres le 13.08.2015 - photo Webcamsde Mexico - carte par Ash Advisory Center of NOAA

Les recommandations de ne pas s’approcher du cratère du Colima, ni de la barranca de Monte Grande restent en vigueur ; la zone d’interdiction , antérieurement de 8 km, a été ramenée à cinq.

 

Source : Universitad de Colima - Observan un cráter mayor y la detención del flujo de lava, en sobrevuelo - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

The Pulvermaar, sometimes called Gillenfelder maar, is driven in the forest, and occupied by a lake, whose level is 411 meters.
Her measurements: 900 m long by 800 wide and 120m deep. Its walls are carved in sediments dating from the Devonian and covered with ten meters of tuff at the top.
Its banks are home to an outdoor center and swimming pool; tourism overgrazing reduced much of his interest.

The Pulvermaar, driven in the forest - photo Eifel tourism gmbh

The Pulvermaar, driven in the forest - photo Eifel tourism gmbh

Further south lies the stratovolcano Römerberg; it is cut by a career of ejection tuff from the maar of Strohn. The cuvette, 210 meters of 140, is occupied by a bog, the Strohner Määrchen, and surrounded by fields.

The small maar of Strohn, also called Dürresmaar, formed 8,100 years ago, during a flank eruption of Römerberg. With a diameter of 170 meters and an area of ​​113 hectares, this is the type "finalmaar", a maar in the siltation point of silting :  thick peat deposits of about ten meters, still intact, cover the bottom of the tank ... making it a place of importance for geology, paleobotany and biodiversity (250 plant species find their habitat).

Pulvermaar, stratovolcano of Römerberg and Strohner Määrchen.

Pulvermaar, stratovolcano of Römerberg and Strohner Määrchen.

Strohner Määrchen - photo GPS Eifel

Strohner Määrchen - photo GPS Eifel

A large fissure eruption, dated of 20-30,000 years, formed three coalescing ash cones, aligned on a NS axis. completed by the maar Sprinker. The volcanoes are so close that they are not individually identifiable; they form the Wartgesberg.

The youngest cinder cone, located south, has produced the longest lava flow in the Eifel: 5.500 meters.

Wartgesberg situation, largely destroyed by quarries, and Sprinker maar - both south of Pulvermaar - according to a local display. The Vulkanhaus of Strohn (gray) is also on the casting.

Wartgesberg situation, largely destroyed by quarries, and Sprinker maar - both south of Pulvermaar - according to a local display. The Vulkanhaus of Strohn (gray) is also on the casting.

This quarry exposes welded slag and some lava tongues; it also has two "mythical" bombs: a real ... and another!

The largest (the true) volcanic bomb in the Eifel weighs 1.46 tons and was discovered in 2007.

Wartgesberg - a cut in welded slag, with some lava tongues - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Wartgesberg - a cut in welded slag, with some lava tongues - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Wartgesberg - the biggest true bomb in Eifel - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Wartgesberg - the biggest true bomb in Eifel - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Didactic panel of  Wartgesberg and thumbnail showing the extracting of the bomb of  1.46 T by carriers. - a click to open - Photo © Bernard Duyck 08.2015Didactic panel of  Wartgesberg and thumbnail showing the extracting of the bomb of  1.46 T by carriers. - a click to open - Photo © Bernard Duyck 08.2015

Didactic panel of Wartgesberg and thumbnail showing the extracting of the bomb of 1.46 T by carriers. - a click to open - Photo © Bernard Duyck 08.2015

The "Strohner lava bomb," star of the place, is in no way a pyroclastic formation. Its gigantic measurements, 5 meters in diameter and weighs 120 tons, suggest that she has no time could be propelled into the air. It can be described as a "ball of basalt formed by volcanic activity."

Nevertheless, it is a geological curiosity: discovered in 1969 during a mine fire, it was demonstrated in a quarry wall, before being placed in its current location, on a metal plate in years 80.

The "Strohner lava bomb" - Photo © Bernard Duyck 08.2015

The "Strohner lava bomb" - Photo © Bernard Duyck 08.2015

A hole at its base has allowed us to understand its formation: during one of the eruptions of Wartgesberg (between 15 and there 31,000 years), a piece of the crater collapsed into the vent. During his fall, he met fragments of incandescent lava, which are glued to the surface. Raised in a new eruptive episode, this chunk of basalt played the "yoyo" and has been enriched with new fragments of lava, who did grow to reach its respectable size, a bit like including a small snowball grows when the rolls in a layer of snow. The structure was installed in the walls of the crater, which it was dislodged by a mine fire in the industrial exploitation of the site.

 

Sources :

- Vulkane der Eifel – par H-U. Schmincke – éd. Spektrum

- Guide des volcans d’Europe et des Canaries – par M.Krafft et FD. De Larouzière – éd. Delachaux & Niestlé

- Maarmuseum Manderscheid

- Vulkaneifel geopark - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le Pulvermaar, parfois appelé Gillenfelder maar, est enchassé dans la forêt, et occupé par un lac, dont le niveau se trouve à 411 mètres d’altitude.

Ses mensurations : 900 m de long sur 800 de large, et 120m de profondeur. Ses parois sont taillées dans des sédiments datés du Dévonien, et recouverts d’une dizaine de mètres de tuf au sommet.

Ses berges abritent un centre de plein air et une piscine ; le surpâturage touristique en réduit de beaucoup l’intérêt.

Le Pulvermaar enchassé dans la forêt - photo Eifel tourism gmbh

Le Pulvermaar enchassé dans la forêt - photo Eifel tourism gmbh

Plus au sud, se trouve le stratovolcan du Römerberg ; il est entamé par une carrière de tufs d’éjection du maar de Strohn. La cuvette, de 210 mètres sur 140, est occupé par une tourbière,  le Strohner Määrchen, et entourée de champs.

Le petit maar de Strohn, appelé aussi Dürresmaar, s'est formé il y a 8.100 ans, lors d'une éruption de flanc du Römerberg. D'un diamètre de 170 mètres, et une surface de 113 hectares, c'est le type "finalmaar", un maar sur le point d'envasement : des dépôts de tourbe épais d'une dizaine de mètres, encore intacts, couvrent le fond du réservoir... ce qui en fait un lieu d'importance pour la géologie, la paléobotanique et la biodiversité (250 espèces de plantes y trouvent leur habitat).

Pulvermaar, stratovolcan du Römerberg et Strohner Määrchen.

Pulvermaar, stratovolcan du Römerberg et Strohner Määrchen.

Strohner Määrchen" - photo Eifel GPS

Strohner Määrchen" - photo Eifel GPS

Une éruption fissurale importante, datée de 20-30.000 ans, a formé trois cônes de cendres coalescents, alignés sur un axe N-S. terminé par le Sprinker maar. Les volcans sont tellement proches qu'ils ne sont plus identifiables individuellement; ils forment le Wartgesberg.

Le plus jeune cinder cone situé au sud a produit la coulée de lave la plus longue de l'Eifel : 5.500 mètres.

Situation du Wartgesberg, largement entamé par les carrières, et du Sprinker maar - tous deux au sud du Pulvermaar - d'après une affiche locale.  La Vulkanhaus de Strohn  (en gris) se trouve elle aussi sur la coulée.

Situation du Wartgesberg, largement entamé par les carrières, et du Sprinker maar - tous deux au sud du Pulvermaar - d'après une affiche locale. La Vulkanhaus de Strohn (en gris) se trouve elle aussi sur la coulée.

Cette carrière expose des scories soudées et quelques langues de lave ; elle présente aussi deux bombes "mythiques" : une vraie et une ... autre !

La plus grande (vraie) bombe volcanique de l'Eifel pèse 1,46 tonnes et fut découverte en 2007.

Wartgesberg - coupe dans des scories soudées, présentant quelques langues de lave.- photo © Bernard Duyck 08.2015

Wartgesberg - coupe dans des scories soudées, présentant quelques langues de lave.- photo © Bernard Duyck 08.2015

Wartgesberg - la plus grosse bombe (véritable) de l'Eifel - photo © Bernard Duyck 08.2015

Wartgesberg - la plus grosse bombe (véritable) de l'Eifel - photo © Bernard Duyck 08.2015

Panneau didactique sur le Wartgesberg et vignette montrant l'extraction de la bombe de 1,46 T par les carriers. - un clic pour ouvrir - photo © Bernard Duyck 08.2015Panneau didactique sur le Wartgesberg et vignette montrant l'extraction de la bombe de 1,46 T par les carriers. - un clic pour ouvrir - photo © Bernard Duyck 08.2015

Panneau didactique sur le Wartgesberg et vignette montrant l'extraction de la bombe de 1,46 T par les carriers. - un clic pour ouvrir - photo © Bernard Duyck 08.2015

La "Ströhner lava bombe", vedette du lieu, n'est en rien une formation pyroclastique. Ses gigantesques mensurations, 5 mètres de diamètre pour un poids de 120 tonnes, laissent supposer qu'elle n'a pu a aucun moment être propulsée dans les airs. On peut la qualifier de "boule de basalte formée par l'activité volcanique ".

C'est néanmoins une curiosité géologique : découverte en 1969 lors d'un tir de mine, elle fut mise en évidence dans une paroi de la carrière, avant d'être placée à son emplacement actuel, sur une plaque de métal, dans les années 80.

La "Ströhner lava bombe" - photo © Bernard Duyck 08.2015

La "Ströhner lava bombe" - photo © Bernard Duyck 08.2015

Un trou à sa base a permis de comprendre sa formation : durant l'une des éruptions du Wartgesberg (entre il y a 15 et 31.000 ans), un morceau du cratère s'est effondré dans l'évent. Lors de sa chute, il a rencontré des fragments de lave incandescente, qui se sont collés à la surface. Rehaussé lors d'un nouvel épisode éruptif, ce gros morceau de basalte a joué le "yoyo" et s'est enrichi de nouveaux lambeaux de lave, qui l'ont fait grossir jusqu'à atteindre sa taille respectable, un peu à la façon dont une petite boule de neige grossit lorsqu'on la roule dans une couche de neige. La structure s'est installée dans les parois du cratère, dont elle a été délogée par un tir de mine lors de l'exploitation industrielle du site.

 

Sources :

- Vulkane der Eifel – par H-U. Schmincke – éd. Spektrum

- Guide des volcans d’Europe et des Canaries – par M.Krafft et FD. De Larouzière – éd. Delachaux & Niestlé

- Maarmuseum Manderscheid

- Vulkaneifel geopark - link

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