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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le Mont Aso est entré brusquement en éruption ce 14 septembre 2015 vers 9h45 loc. sur l’île de Kyushu au sud de l’archipel Nippon. L’éruption a produit un panache de gaz et cendres de 2.000 mètres de hauteur. Des retombées de cendres sont rapportées jusqu’à 4 km. selon NHK télévision. Le JMA a élevé le niveau d’alerte à 3 / pas d’approche du cratère aujourd’hui à 10h10 locale.

Trente personnes, qui étaient présentes à proximité du parking d’accès au volcan, ont été évacuées sans dommages, ainsi qu’une centaines de touristes.

 

Aso - éruption du 14.09.2015 / NHK, à gauche - à droite, niveau d'alerte des volcans de Kyushu  / JMA - un clic pour agrandir Aso - éruption du 14.09.2015 / NHK, à gauche - à droite, niveau d'alerte des volcans de Kyushu  / JMA - un clic pour agrandir

Aso - éruption du 14.09.2015 / NHK, à gauche - à droite, niveau d'alerte des volcans de Kyushu / JMA - un clic pour agrandir

Les vols à l’aéroport Kumamoto ont été affectés par les cendres de l’éruption.

Kyushu Elevtric Power Co affirme que l’éruption n’aura pas d’impact sur la centrale nucléaire de Sendai, située à 160 km au sud du volcan, et qui vient de redémarrer en août.

Sources :

- JMA

- médias locaux : Japan Times Asahi Shimbun, NHK Tv

Piton de La Fournaise - poursuite de l'éruption ce 14.09.2015 / 05h08 TU - caméra du Piton de Bert / OVPF

Piton de La Fournaise - poursuite de l'éruption ce 14.09.2015 / 05h08 TU - caméra du Piton de Bert / OVPF

Après trois semaines d’activité, l’éruption se poursuit selon une tendance identique au Piton de La Fournaise, avec même une légère augmentation du trémor depuis le 10 septembre.

L’accès à la route forestière est sous le contrôle de la gendarmerie  et régulé, par mesure de sécurité, en fonction des possibilités de stationnement sur les parkings du Pas de Bellecombe et de Foc-Foc.

Colima - panache à 1.800 m le 12.09.2015 - photo Protrccion Civil de Jalisco

Colima - panache à 1.800 m le 12.09.2015 - photo Protrccion Civil de Jalisco

Au Mexique, l'activité du Colima se poursuit avec l'émission journalière de plusieurs panaches de cendres accompagnant les explosions, et de l'incandescence nocturne

Au Guatemala, le Fuego présente des explosions accompagnées de panaches de cendres gris montant jusqu’à une hauteur de 4.500 mètres, avant de se disperser sur 10 km direction O-SO. De l’incandescence nocturne , avec émissions à 100 mètres au-dessus du cratère, est rapportée par l’INSIVMEH.

 

Ce matin, petit problème de parution inexpliqué pour l'instant ... désolé ! 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Piton de la Fournaise visited by the volcanologists - photo-François Martel Asselin / Clicanoo

Piton de la Fournaise visited by the volcanologists - photo-François Martel Asselin / Clicanoo

The eruption of the Piton de la Fournaise is not weakening ... a strong degassing remains under the surveillance teams of the observatory.

Friday, mixed teams of OVPF, the LACy (Atmospheric Laboratory and cyclones) and Italian researchers have pursued measures : a gas sampling was done, sulfur dioxide can in fact turn into acid Sulphuric in contact with high humidity, and generate acid rain.

The pH of rainwater collected on the eruptive site displays 2.9, while the normal pH of rainwater approximates a value of 6.The temperature of the lava was measured Tuesday at about 1,200 ° C, the temperature higher than usually can come from the major gas producing at the exit of eruptive vents. The lava volume emitted remains approximately 5 m³ / s.
Sources:
- OVPF
- Clicanoo & Fournaise info

Cotopaxi - 09.11.2015 / 3:21 p.m. UTC - webcam IGEPN

Cotopaxi - 09.11.2015 / 3:21 p.m. UTC - webcam IGEPN

Tungurahua - 09.11.2015 / 3:13 p.m. UTC - webcam IGEPN

Tungurahua - 09.11.2015 / 3:13 p.m. UTC - webcam IGEPN

In Ecuador, the Tungurahua and Cotopaxi  presented both beautiful eruptive plumes. 

On Friday.In Tungurahua, ash emissions are mounted up to 2,000 meters above the crater; ash falls, thin and black, are reported on Choglontus, El Manzano and near Guaranda. Seismicity is characterized by an emission tremor that lasted at least three hours, and by 56 earthquakes LP and 2 VT.


Cotopaxi emissions were measured at up to 1,500 meters above the crater, with a little panache less laden of ash, heading west. Sulfur dioxide valeure are 2.389 tons / day.


Source: IGEPN

Tungurahua, seen from Ficoa on 09/11/2015, 7:19 ET 7:47 respectively - Photo José Luis Espinosa-Nar
Tungurahua, seen from Ficoa on 09/11/2015, 7:19 ET 7:47 respectively - Photo José Luis Espinosa-Nar

Tungurahua, seen from Ficoa on 09/11/2015, 7:19 ET 7:47 respectively - Photo José Luis Espinosa-Nar

A duty of memory ... Thirty years have passed since the strong phreatic eruption which marked the Arenas crater of Nevado del Ruiz in Colombia, on September 11, 1985.


Previously known as "EL LEON dormido" / the sleeping lion, the volcano began, with this first episode, a major eruption which resulted in the climax of 13 November on lahars that buried Armero and its people.

Nevado del Ruiz - 09/11/1985 - THE PATRIA file photo / Twitter

Nevado del Ruiz - 09/11/1985 - THE PATRIA file photo / Twitter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Le Piton de La Fournaise visité par les volcanologues - photo François Martel-Asselin / Clicanoo

Le Piton de La Fournaise visité par les volcanologues - photo François Martel-Asselin / Clicanoo

L’éruption du Piton de La Fournaise ne faiblit pas … un fort dégazage reste sous surveillance des équipes de l’observatoire. Vendredi, des équipes  mixtes de l’OVPF, du LACy (Laboratoire de l’atmosphère et des cyclones) et de chercheurs Italiens ont poursuivi les mesures : Un échantillonnage des gaz a été effectué, le dioxyde de soufre peut en effet se transformer en acide sulfurique au contact d’une forte humidité, et générer des pluies acides. Le pH des eaux de pluies collectées sur le site éruptif affiche 2,9, alors que le pH normal des eaux de pluies avoisine le 6. La température de la lave a été mesurée ce mardi à environ 1.200°C, cette température plus élevée que d’habitude pouvant provenir de l’importante production gazeuse à la sortie des bouches éruptives. Le volume de lave émis demeure approximativement à 5 m³/s.

Sources :

- OVPF

- Clicanoo & Fournaise info

Cotopaxi - 11.09.2015 / 15h21 UTC - webcam IGEPN

Cotopaxi - 11.09.2015 / 15h21 UTC - webcam IGEPN

Tungurahua - 11.09.2015 / 15h13 UTC - webcam IGEPN

Tungurahua - 11.09.2015 / 15h13 UTC - webcam IGEPN

En Equateur, le Tungurahua et le Cotopaxi ont tous deux présenté de beaux panaches éruptifs ce vendredi.

Au Tungurahua, les émissions de cendres sont montées jusqu’à 2.000 mètres au-dessus du cratère ; des chutes de cendres, fines et noires, sont rapportées sur Choglontus, El Manzano et les environs de Guaranda.  La sismicité est caractérisée par un trémor d’émission qui a duré au moins trois heures, ainsi que par 56 séismes LP et 2 VT.

Les émissions du Cotopaxi ont été mesurées à un maximum de 1.500 mètres su-dessus du cratère, avec un panache peu chargé en cendres, se dirigeant vers l’ouest. Les valeure de dioxyde de soufre sont de 2.389 tonnes /jour.

Source : IGEPN

Tungurahua, vu de Ficoa le 11.09.2015, respectivement à 7h19 et 7h47 - photos José Luis Espinosa-Naranjo
Tungurahua, vu de Ficoa le 11.09.2015, respectivement à 7h19 et 7h47 - photos José Luis Espinosa-Naranjo

Tungurahua, vu de Ficoa le 11.09.2015, respectivement à 7h19 et 7h47 - photos José Luis Espinosa-Naranjo

Un devoir de mémoire … trente ans se sont écoulés depuis la vigoureuse éruption phréatique qui a marqué le cratère Arenas du Nevado del Ruiz en Colombie, le 11 septembre 1985.

Connu jusqu’alors comme "EL LEÓN DORMIDO " / le lion endormi, le volcan a débuté par ce premier épisode une éruption majeure qui a débouché lors du climax du 13 novembre sur les lahars qui ont enseveli Armero et sa population.

Nevado del Ruiz - 11.09.1985 - photo d'archives LA PATRIA / Twitter

Nevado del Ruiz - 11.09.1985 - photo d'archives LA PATRIA / Twitter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Au Pérou, l’OVS a enregistré depuis le 10 septembre à 4h40 une émission de gaz et cendres patr le volcan Ubinas ; les émissions qui ne dépassent pas 1.000 mètres au-dessus de la base du cratère, correspondent à un léger dégazage du système volcanique.

Des chutes de cendres sont rapportées sur un secteur nord-est  tout d’abord, puis suite à une modification de la direction des vents vers l’est et le sud

Selon le Directeur de l’OVS, "L'activité du volcan Ubinas montre une légère tendance à la baisse; Toutefois, dans le cadre de son processus éruptif actuel,  de petits soubresauts liés aux émissions de cendre continues peuvent être vus. L'OVS est attentif à la possibilité d'enregistrer un événement de plus grande intensité ".

Source : IGP / OVS

En Equateur, on observe une diminution relative des paramètres sismiques et du contenu en cendres de la colonne éruptive émise par le Cotopaxi.

Un séisme de magnitude 3,4 sous le cratère et les changements observés concernant la proportion de matériaux juvéniles dans les cendres laissent suggérer  des mouvements lents et continus du magma à l’intérieur du volcan. La diminution de l’activité observée ces derniers jours pourrait être temporelle, et on ne peut écarter la survenue de nouvelles poussées éruptives.

Source : IGEPN

Cotopaxi - webcam Ruminahui le 10.09.2015 - Doc IGEPN

Cotopaxi - webcam Ruminahui le 10.09.2015 - Doc IGEPN

Cotpaxi - sismicité / localisation et profondeur des séismes entre le 8 août et le 8 septembre - doc . IGEPN

Cotpaxi - sismicité / localisation et profondeur des séismes entre le 8 août et le 8 septembre - doc . IGEPN

Cotopaxi - énergie sismique libérée de janvier à septembre 2015 - actuelle diminution de l'énergie sismique libérée  - Doc. IGEPN

Cotopaxi - énergie sismique libérée de janvier à septembre 2015 - actuelle diminution de l'énergie sismique libérée - Doc. IGEPN

Au Piton de La Fournaise, la mauvaise météo de ces deux derniers jours n'a pas permis de prendre de nouvelles bonnes photos de l'éruption.

Pas de changements toutefois ... selon l'Observatoire, l'éruption reste "très stable depuis 10 jours".

Il faut noter la chute d'un randonneur dans la nuit du 9 au 10 septembre dans le secteur du Piton de Bert; sa chute a été arrêtée par un arbuste situé 15 mètres plus bas, le long d'une falaise haute de 200 mètres. Il a pu être hissé en haut du rempart par les membres du peloton de Gendarmerie de haute montagne.

 

Sources :

OVPF & Fournaise infos

 

Piton de La Fournaise - le cône actif photographié par Dronecopters le 4 septembre.

Piton de La Fournaise - le cône actif photographié par Dronecopters le 4 septembre.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Nicolas Villeneuve, director of the Volcano Observatory of Piton de la Fournaise (OVPF) flew over the volcano at dawn this Tuesday, September 8, 2015, equipped with a thermal camera

After 15 days of eruption, the activity is not slowing at Piton de la Fournaise. The flow remains stable but low, at 5m³ per second; the seismicity is stable too.

An overview of the site by OVPF allowed accurate measurements with the thermal camera at the cone and its lava lake, at the lava flow, and the location of lava tunnels. The interpretation of these measurements will enable the software to quantify the gaseous CO2 and SO2, as well as the density of the lava flow.

Clic twice for open - The volcano under the control of volcanologists - Taking field measurements - Doc. France TV / Furnace info

The eruption continues at Nishinoshima / Ogasawara Islands. Images taken by Landsat 8 on september 5th describe the current lava flows.
Other images are expected in September 9.


Source: http://gravireyossy.hatenablog.com/ via Sherine France

Nishinoshima - Landsat 8 / 05.09.2015 / via gravireyossy.hatenablog.
Nishinoshima - Landsat 8 / 05.09.2015 / via gravireyossy.hatenablog.

Nishinoshima - Landsat 8 / 05.09.2015 / via gravireyossy.hatenablog.

In Cotopaxi, the situation remains seemingly identical from the Ecuadorian officials : " alert level remains at yellow; the volcano keeps a qualified high internal activity, and classified as moderate the surface activity. "


The signs for evacuation routes is being actively pursued, and many meetings and evacuation exercises are organized in schools as well as the populations living in villages under threat ... hard to define, from our level, the part of a gradual implementation of preventive measures and that of a gradual rise in tension for a next statement of the alert level.


Sources : Official government Ecuador & Twitter

Cotopaxi and its emanations ash - photo Iza Fernando 08/09/2015

Cotopaxi and its emanations ash - photo Iza Fernando 08/09/2015

Latacunga - The signs for evacuation routes is being actively pursued - photo El Comercio

Latacunga - The signs for evacuation routes is being actively pursued - photo El Comercio

Government announcement of evacuation exercises in early September.

Government announcement of evacuation exercises in early September.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Nicolas Villeneuve, directeur de l'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) a survolé le volcan, aux aurores, ce mardi 8 septembre 2015, équipé d'une caméra thermique

Après 15 jours d’éruption, l’activité ne s’essouffle pas au Piton de La Fournaise. Le débit reste stable mais faible, à 5m³ par seconde ; la sismicité est stable aussi.

Un survol du site par l’OVPF a permis des mesures précises à la caméra thermique au niveau du cône et de son lac de lave, de la coulée, ainsi que la localisation des tunnels de lave. L’interprétation de ces mesures par les logiciels va permettre de quantifier les émissions gazeuses de CO2 et SO2, ainsi que la densité de la coulée.

Le volcan sous le contrôle des volcanologues - Prises de mesures sur le terrain - doc. France Télévision / Fournaise info

L’éruption se poursuit à Nishinoshima /  îles Ogasawara. Des images prises par Landsat 8 le 5 septembre décrivent les actuelles coulées de lave.

D’autres images sont attendues pour le 9 septembre.

Source : http://gravireyossy.hatenablog.com/ via Shérine France

Nishinoshima - images Landsat 8 / 05.09.2015 / via gravireyossy.hatenablog.
Nishinoshima - images Landsat 8 / 05.09.2015 / via gravireyossy.hatenablog.

Nishinoshima - images Landsat 8 / 05.09.2015 / via gravireyossy.hatenablog.

Au Cotopaxi, la situation reste apparemment identique d’après les officiels Equatoriens : ' le niveau d’alerte reste au jaune ; le volcan maintient une activité interne qualifiée d’élevée, et une activité superficielle qualifiée de modérée ".

Le fléchage des routes d’évacuation se poursuit activement, et de nombreuses réunions et exercises d’évacuation sont organisés tant au niveau des écoles qu'à celui  des populations vivants dans les villages sous la menace … difficile à notre niveau de définir la part d’une mise en place graduelle des mesures de prévention et celle d’une montée progressive de la tension en vue d’un relevé prochain du niveau d’alerte. 

Sources officielles gouvernement Equateur & Twitter

Cotopaxi et ses émanations de cendres - photo Fernando Iza 08.09.2015

Cotopaxi et ses émanations de cendres - photo Fernando Iza 08.09.2015

Latacunga - poursuite du fléchage des routes d'évacuation - doc. El Comercio

Latacunga - poursuite du fléchage des routes d'évacuation - doc. El Comercio

Annonce gouvernementale des exercices d'évacuations début septembre.

Annonce gouvernementale des exercices d'évacuations début septembre.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

The model proposed so far to explain the origin of volcanic hotspots was linked to that of hot rock rising plumes, rooted deep in the Earth's mantle.
A study by Scott W. French and Barbara Romanowicz, University of Berkeley, based on seismic imaging technique of the entire mantle, offering a new high-resolution map of the Earth's mantle, which shows not only the connections of most of the hot spots of the planet, but also reveals that at a depth of about 1000 km, the plumes are five times larger than what geologists thought, between 600 and 1000 km., and a temperature of 400 ° C higher than that of the surrounding rocks.
Communication between the lower mantle plumes and volcanic hot spots is not direct, because the top of the plumes unfolds as the delta of a river when they merge with the less viscous upper mantle rock.
According Romanowicz,"these columns are clearly separated in the lower mantle, and on their way to a depth nearby of 1,000 meters; then they begin to thin in the upper part of the mantle, they meander and deflect ... so that the tops of these plumes are associated with volcanic hot spots are not always underlying thereof vertically "

The background map represents the relative Vs variations at 2,800 km in this model, with respect to the global average at that depth. We identify three categories of plumes. ‘Primary’ plumes are those for which δVs/Vs is lower than –1.5% for most of the depth interval 1,000–2,800 km. These 11 plumes also correspond to regions of the lower mantle where the average velocity reduction over the depth range 1,000–1,800 km is significant at the 2σ level (see, for example, Supplementary Figs 3 and 4). Clearly resolved plumes correspond to vertically continuous conduits with δVs/Vs greater than −0.5% in the depth range 1,000–2,800 km. Somewhat resolved plumes have vertically trending conduits with δVs/Vs greater than −0.5% for most of the depth range 1,000–2,800 km, albeit not as clearly continuous. Plumes are numbered as listed in Extended Data Table 1. Green dots represent the global hotspot distribution according to ref. 27. Note that none of the plumes detected falls within a region of faster-than-average velocity at the base of the mantle, and that long-wavelength structure in this model agrees with that of previous tomographic models (see, for example, Supplementary Fig. 10). - From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz -

The background map represents the relative Vs variations at 2,800 km in this model, with respect to the global average at that depth. We identify three categories of plumes. ‘Primary’ plumes are those for which δVs/Vs is lower than –1.5% for most of the depth interval 1,000–2,800 km. These 11 plumes also correspond to regions of the lower mantle where the average velocity reduction over the depth range 1,000–1,800 km is significant at the 2σ level (see, for example, Supplementary Figs 3 and 4). Clearly resolved plumes correspond to vertically continuous conduits with δVs/Vs greater than −0.5% in the depth range 1,000–2,800 km. Somewhat resolved plumes have vertically trending conduits with δVs/Vs greater than −0.5% for most of the depth range 1,000–2,800 km, albeit not as clearly continuous. Plumes are numbered as listed in Extended Data Table 1. Green dots represent the global hotspot distribution according to ref. 27. Note that none of the plumes detected falls within a region of faster-than-average velocity at the base of the mantle, and that long-wavelength structure in this model agrees with that of previous tomographic models (see, for example, Supplementary Fig. 10). - From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz -

A new image shows that the basis of the plumes is anchored at the border of the mantle and the earth's core in two huge stains / drops of hot rocks, each 5,000 kilometers in diameter, seeming more dense than the surrounding rocks.

These two anchors, in opposite directions, one under Africa and one under the Pacific Ocean, formed a single set during 250 million years.
The study further notes that their size, five times larger than thought so far, suggests that a higher temperature is not solely responsible for the rise of plumes, but a chemical differentiaton compared to rocks if surrounding adds.

Relative velocity perturbations compared to the world average at the depth of 410 km and position of volcanic islands in the Pacific - Doc Berkeley University - From Broad feathers rooted at the base of the Earth's mantle Beneath Major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanow

Relative velocity perturbations compared to the world average at the depth of 410 km and position of volcanic islands in the Pacific - Doc Berkeley University - From Broad feathers rooted at the base of the Earth's mantle Beneath Major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanow

Relative velocity perturbations are shown with respect to the global average at each depth. For each panel, the location of the box is shown in the inset map ofFig. 1. The region is shown from above, with cuts at increasing depths: a, 410 km; b, 660 km; c, 1,000 km; d, 1,500 km; e, 2,000 km; f, 2,500 km. The following hotspot locations, projected down from the surface, are indicated by green cones in each box: Hawaii (top; north), Samoa (left; west), and the four Superswell hotspots: Tahiti, Pitcairn, Marquesas and MacDonald. Well defined vertically oriented conduits with central cores of velocity lower than −1.5% can be associated with each of the hotspots, particularly clearly in c and d. The low-velocity conduit beneath Hawaii stands out in b–d. In f, patches of much lower-than-average velocity start appearing within the Pacific LLSVP, continuing down to the CMB. On the other hand, at a depth of 410 km, the low-velocity conduits start spreading horizontally and merge into the depth range in which low-velocity fingers have previously been observed in the upper mantle21. From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz

Relative velocity perturbations are shown with respect to the global average at each depth. For each panel, the location of the box is shown in the inset map ofFig. 1. The region is shown from above, with cuts at increasing depths: a, 410 km; b, 660 km; c, 1,000 km; d, 1,500 km; e, 2,000 km; f, 2,500 km. The following hotspot locations, projected down from the surface, are indicated by green cones in each box: Hawaii (top; north), Samoa (left; west), and the four Superswell hotspots: Tahiti, Pitcairn, Marquesas and MacDonald. Well defined vertically oriented conduits with central cores of velocity lower than −1.5% can be associated with each of the hotspots, particularly clearly in c and d. The low-velocity conduit beneath Hawaii stands out in b–d. In f, patches of much lower-than-average velocity start appearing within the Pacific LLSVP, continuing down to the CMB. On the other hand, at a depth of 410 km, the low-velocity conduits start spreading horizontally and merge into the depth range in which low-velocity fingers have previously been observed in the upper mantle21. From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz

University of California, Berkeley, seismologists have produced for the first time a sharp, three-dimensional scan of Earth’s interior that conclusively connects plumes of hot rock rising through the mantle with surface hotspots that generate volcanic island chains like Hawaii, Samoa and Iceland.

More information on the sites "in Sources" ...

 

Sources :

 - Nature - Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots - By Scott W. FrenchBarbara Romanowicz

Nature 525,95–99 (03 September 2015) doi:10.1038/nature14876

Received 12 November 2014 -  Accepted 19 June 2015 - Published online 02 September 2015

- Science Daily - CT scan of Earth links deep mantle plumes with volcanic hotspots - Scans prove that plumes of hot rock anchored at core-mantle boundary rise to form island chains - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le modèle proposé jusqu’à présent pour expliquer l’origine des volcans de points chauds était lié à celui de remontée de panaches de roches chaudes, enracinés en profondeur dans le manteau terrestre.

Une étude de Scott W. French et Barbara Romanowicz, de l’Université de Berkeley, basée sur technique d’imagerie sismique de l’entièreté du manteau, propose une nouvelle carte en haute résolution du manteau terrestre qui montre non seulement ces connections  de la plupart des points chauds de la planète, mais révèle aussi qu’à une profondeur d’environ 1.000 kilomètres, les panaches sont cinq fois plus larges que ce que les géologues pensaient, entre 600 et 1.000 km., et d’une température de 400°C supérieure à celle des roches environnantes.

La communication entre les panaches du manteau inférieur et les points chauds volcaniques n’est pas directe, parce que le sommet des panaches se déploie comme le delta d’un fleuve lorsqu’ils fusionnent avec le manteau rocheux supérieur moins visqueux.

Selon Romanowicz, « ces colonnes sont clairement séparées dans le manteau inférieur, et dans leur cheminement jusqu’à une profondeur voisine de 1.000 mètres ; ensuite, elles commencent à s’amincir dans la partie supérieure du manteau, elles serpentent et dévient … alors que les sommets de ces panaches sont associés aux volcans de points chauds, ils ne sont pas toujours sous-jacents à ceux-ci verticalement » 

Situation des panaches détectés dans le manteau inférieur / modèle SEMUCB –WM1, à une profondeur de 2.800 km. –  The background map represents the relative Vs variations at 2,800 km in this model, with respect to the global average at that depth. We identify three categories of plumes. ‘Primary’ plumes are those for which δVs/Vs is lower than –1.5% for most of the depth interval 1,000–2,800 km. These 11 plumes also correspond to regions of the lower mantle where the average velocity reduction over the depth range 1,000–1,800 km is significant at the 2σ level (see, for example, Supplementary Figs 3 and 4). Clearly resolved plumes correspond to vertically continuous conduits with δVs/Vs greater than −0.5% in the depth range 1,000–2,800 km. Somewhat resolved plumes have vertically trending conduits with δVs/Vs greater than −0.5% for most of the depth range 1,000–2,800 km, albeit not as clearly continuous. Plumes are numbered as listed in Extended Data Table 1. Green dots represent the global hotspot distribution according to ref. 27. Note that none of the plumes detected falls within a region of faster-than-average velocity at the base of the mantle, and that long-wavelength structure in this model agrees with that of previous tomographic models (see, for example, Supplementary Fig. 10). - From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz -

Situation des panaches détectés dans le manteau inférieur / modèle SEMUCB –WM1, à une profondeur de 2.800 km. – The background map represents the relative Vs variations at 2,800 km in this model, with respect to the global average at that depth. We identify three categories of plumes. ‘Primary’ plumes are those for which δVs/Vs is lower than –1.5% for most of the depth interval 1,000–2,800 km. These 11 plumes also correspond to regions of the lower mantle where the average velocity reduction over the depth range 1,000–1,800 km is significant at the 2σ level (see, for example, Supplementary Figs 3 and 4). Clearly resolved plumes correspond to vertically continuous conduits with δVs/Vs greater than −0.5% in the depth range 1,000–2,800 km. Somewhat resolved plumes have vertically trending conduits with δVs/Vs greater than −0.5% for most of the depth range 1,000–2,800 km, albeit not as clearly continuous. Plumes are numbered as listed in Extended Data Table 1. Green dots represent the global hotspot distribution according to ref. 27. Note that none of the plumes detected falls within a region of faster-than-average velocity at the base of the mantle, and that long-wavelength structure in this model agrees with that of previous tomographic models (see, for example, Supplementary Fig. 10). - From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz -

Une nouvelle image montre que la base des panaches est ancrée à la frontière du manteau et du noyau terrestre dans deux énormes taches / gouttes de roches chaudes, chacune de 5.000 kilomètres de diamètre, semblant plus denses que les roches environnantes. Ces deux ancrages, en directions opposées, l’un sous l’Afrique, l’autre sous l’océan Pacifique, ont formé un seul ensemble durant 250 millions d’années.

L’étude note de plus que leur taille cinq fois plus large que pensée jusqu’à présent suggère qu’une température plus élevée n’est pas seule responsable de la montée des panaches, mais qu’un facteur de différenciation chimique par rapport aux roches environnantes s'y ajoute.

Perturbations de vitesse relative par rapport à la moyenne mondiale à la profondeur de 410 km et position des îles volcaniques dans le Pacifique - Doc Berkeley University – From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz

Perturbations de vitesse relative par rapport à la moyenne mondiale à la profondeur de 410 km et position des îles volcaniques dans le Pacifique - Doc Berkeley University – From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz

Perturbations de vitesse relative par rapport à la moyenne mondiale pour chaque profondeur -  Relative velocity perturbations are shown with respect to the global average at each depth. For each panel, the location of the box is shown in the inset map ofFig. 1. The region is shown from above, with cuts at increasing depths: a, 410 km; b, 660 km; c, 1,000 km; d, 1,500 km; e, 2,000 km; f, 2,500 km. The following hotspot locations, projected down from the surface, are indicated by green cones in each box: Hawaii (top; north), Samoa (left; west), and the four Superswell hotspots: Tahiti, Pitcairn, Marquesas and MacDonald. Well defined vertically oriented conduits with central cores of velocity lower than −1.5% can be associated with each of the hotspots, particularly clearly in c and d. The low-velocity conduit beneath Hawaii stands out in b–d. In f, patches of much lower-than-average velocity start appearing within the Pacific LLSVP, continuing down to the CMB. On the other hand, at a depth of 410 km, the low-velocity conduits start spreading horizontally and merge into the depth range in which low-velocity fingers have previously been observed in the upper mantle21.  From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz

Perturbations de vitesse relative par rapport à la moyenne mondiale pour chaque profondeur - Relative velocity perturbations are shown with respect to the global average at each depth. For each panel, the location of the box is shown in the inset map ofFig. 1. The region is shown from above, with cuts at increasing depths: a, 410 km; b, 660 km; c, 1,000 km; d, 1,500 km; e, 2,000 km; f, 2,500 km. The following hotspot locations, projected down from the surface, are indicated by green cones in each box: Hawaii (top; north), Samoa (left; west), and the four Superswell hotspots: Tahiti, Pitcairn, Marquesas and MacDonald. Well defined vertically oriented conduits with central cores of velocity lower than −1.5% can be associated with each of the hotspots, particularly clearly in c and d. The low-velocity conduit beneath Hawaii stands out in b–d. In f, patches of much lower-than-average velocity start appearing within the Pacific LLSVP, continuing down to the CMB. On the other hand, at a depth of 410 km, the low-velocity conduits start spreading horizontally and merge into the depth range in which low-velocity fingers have previously been observed in the upper mantle21. From Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots / Scott W. French & Barbara Romanowicz

University of California, Berkeley, seismologists have produced for the first time a sharp, three-dimensional scan of Earth’s interior that conclusively connects plumes of hot rock rising through the mantle with surface hotspots that generate volcanic island chains like Hawaii, Samoa and Iceland.

Plus de renseignements sur les sites "en Sources" ...

 

Sources :

- Nature - Broad plumes rooted at the base of the Earth's mantle beneath major hotspots - By Scott W. FrenchBarbara Romanowicz - link 

Nature 525,95–99 (03 September 2015) doi:10.1038/nature14876

Received 12 November 2014 -  Accepted 19 June 2015 - Published online 02 September 2015

Science Daily - CT scan of Earth links deep mantle plumes with volcanic hotspots - Scans prove that plumes of hot rock anchored at core-mantle boundary rise to form island chains - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Piton de la Fournaise - the lava lake has halved in the eruptive cone - photo OVPF

Piton de la Fournaise - the lava lake has halved in the eruptive cone - photo OVPF

In its latest bulletin, the OVPF reports that the eruption that began August 24, 2015 at 18:50 at the Piton de la Fournaise is continuing.

"The trend observed these days continues: the eruptive tremor remains high and we maintain the hypothesis that this increase is not related to an increase of the phenomenon of dynamism, but a change of the supply line.
Gas and flow rate measurements carried out remotely (stations that measure the flow of gas from thermal walls and satellites and infrared) confirm this hypothesis because the observed values ​​remain constant or slightly decrease over the two days.

On the field the same trend is visible. The eruptive cone closes more and more. Inside, the lava lake is separated into two separate units. Fountains are less high than in previous days. The flows of lava are always at the tunnel exit located about 50 meters below the vent. This September 5 at 11:00, five small streams were present at the foot of the cone. Four of them were about thirty meters long. The fifth, most important, flowed east on a distance less than one kilometer. "

Source: OVPF / IPGP

Cotopaxi - the emission of ashes on 05/09/2015 - photo El Comercio

Cotopaxi - the emission of ashes on 05/09/2015 - photo El Comercio

In Ecuador, an overview of Cotopaxi showed new fissures in different areas of the upper glacier, mainly on the east and northeast sides, and on the wall Yanasacha. The latter has at its foot areas of landslides and accumulation of materials. Accumulations of basalt blocks are also observed on the top and the upper parts of the cone, as well as small impact craters of these blocks.

The circular glacier present inside the crater fell sharply, due to volcanic activity, and presents fractures. Glacial melt zones have increased in size on the upper flanks of the volcano; Water shape of the threads on the north side, down the slopes at the main drainage of Cotopaxi.

The temperature measured in the eruption column is 200.3 ° C, and those of some regions of southern and eastern flanks are increased by a few degrees, all higher compared to measurements made in August. In other areas, the temperatures are maintained or reduced. New thermal anomalies were found in different places on the flanks of the volcano.
 

Cotopaxi - temperature measurements with IR camera on the volcano's SE sector (Foto P. Ramón IGEPN).

Cotopaxi - temperature measurements with IR camera on the volcano's SE sector (Foto P. Ramón IGEPN).

Cotopaxi - for comparison, temperature measurements and the situation of  SW flanks on  08/26/2015 - (Foto P. Ramón IGEPN). - A clic to enlarge

Cotopaxi - for comparison, temperature measurements and the situation of SW flanks on 08/26/2015 - (Foto P. Ramón IGEPN). - A clic to enlarge

Cotopaxi - top, partial melting of the circular intra-crateric glacier / P.Ramon / IGEPN - down, compared with a view of the crater and its glacier 28.01.2012 / SVVargas / IGEPN
Cotopaxi - top, partial melting of the circular intra-crateric glacier / P.Ramon / IGEPN - down, compared with a view of the crater and its glacier 28.01.2012 / SVVargas / IGEPN

Cotopaxi - top, partial melting of the circular intra-crateric glacier / P.Ramon / IGEPN - down, compared with a view of the crater and its glacier 28.01.2012 / SVVargas / IGEPN

An analysis of the ash carried in the labs of Dr. Delmelle / University of Leuven / Belgium show that they are characterized by low pH (harmful to herbivores and corrosive to metals and roofs) and fluorine and sulphate low concentrations. The ash currently produced are the product of  weathering rocks from the pipe or hydrothermal system of the volcano. This situation may change with continued eruptive process and the rise of magma related. Occasional earthquakes aligned in the pipe to a depth of between 3 and 11 km. under the crater were detected, related with the presence and pressure of the magma.

Source : IGEPN - Actualización de la Actividad Eruptiva--Volcán Cotopaxi N°14 - 2015

Cotopaxi - location of earthquakes early September aligned with the eruptive pipe - Doc. IGEPN

Cotopaxi - location of earthquakes early September aligned with the eruptive pipe - Doc. IGEPN

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Piton de La Fournaise - le lac de lave s'est cindé en deux dans le cône éruptif - photo OVPF

Piton de La Fournaise - le lac de lave s'est cindé en deux dans le cône éruptif - photo OVPF

Dans son dernier bulletin, l’OVPF signale que l’éruption qui a débuté le 24 août 2015 à 18h50 au Piton de La Fournaise se poursuit.

" La tendance observée ces derniers jours se maintient : le trémor éruptif reste toujours élevé et nous maintenons l’hypothèse que cette augmentation n’est pas liée à une augmentation du dynamisme du phénomène mais à une modification du conduit d’alimentation.
Les mesures de gaz et de débit réalisées à distance (stations qui mesurent les flux de gaz depuis les remparts et satellites thermiques et infra-rouges) confirment cette hypothèse puisque les valeurs observées restent constantes voire légèrement en baisse au cours des deux jours.

Sur le terrain la même tendance est visible. Le cône éruptif se ferme de plus en plus. A l’intérieur le lac de lave s'est séparé en 2 unités distinctes. Les fontaines sont moins hautes que les jours précédents. Les écoulements des laves se font toujours à la sortie du tunnel située environ 50 mètres en dessous de l’évent. Ce 5 septembre à 11H00, cinq petites coulées étaient présentes au pied du cône. Quatre d’entre elles faisaient une trentaine de mètres de long. La cinquième, plus importante, s’écoulait vers l’est sur une distance inférieure à un kilomètre."

Source : OVPF / IPGP

Cotopaxi - émission de cendres le 05.09.2015 - photo El Comercio

Cotopaxi - émission de cendres le 05.09.2015 - photo El Comercio

En Equateur, un survol du Cotopaxi a permis de constater de nouvelles fissures dans différentes  zones de la partie supérieure des glaciers, principalement sur les flancs Est et nord-est, ainsi que sur la paroi Yanasacha. Cette dernière présente à son pied des zones d’éboulements et d’accumulation de matériaux. Des accumulations de blocs basaltiques sont observées au sommet et sur les parties hautes du cône, de même que de petits cratères d’impact de ces blocs.

Le glacier circulaire présent à l’intérieur du cratère a fortement diminué, en raison de l’activité volcanique, et présente des fractures. Les zones de fonte glaciaire ont augmenté en dimensions sur les flancs supérieurs du volcan ; de l’eau  forme des filets sur le flanc nord, descendant les pentes en direction des drainages principaux du Cotopaxi. La température mesurée dans la colonne éruptive est de 200,3 °C , et celles de certaines régions des flancs sud et est sont en augmentation de quelques degrés, toutes plus élevées par rapport à des mesures effectuées en août.  Dans les autres zones, les températures se maintiennent ou diminuent. De nouvelles anomalies thermiques ont été relevées en différents endroits sur les flancs du volcan.

Cotopaxi - mesures de température à la caméra IR sur le secteur SE du volcan  (Foto P. Ramón IGEPN).

Cotopaxi - mesures de température à la caméra IR sur le secteur SE du volcan (Foto P. Ramón IGEPN).

Cotopaxi - pour comparaison, mesures de température et situation des flancs SO le 26.08.2015 -  (Foto P. Ramón IGEPN).- un clic pour agrandir

Cotopaxi - pour comparaison, mesures de température et situation des flancs SO le 26.08.2015 - (Foto P. Ramón IGEPN).- un clic pour agrandir

Cotopaxi - en haut, fonte partielle du glacier circulaire intra-cratérique / P.Ramon / IGEPN - en bas, comparaison avec une vue du cratère et de son glacier le 28.01.2012 / S.V.Vargas / IGEPN
Cotopaxi - en haut, fonte partielle du glacier circulaire intra-cratérique / P.Ramon / IGEPN - en bas, comparaison avec une vue du cratère et de son glacier le 28.01.2012 / S.V.Vargas / IGEPN

Cotopaxi - en haut, fonte partielle du glacier circulaire intra-cratérique / P.Ramon / IGEPN - en bas, comparaison avec une vue du cratère et de son glacier le 28.01.2012 / S.V.Vargas / IGEPN

Une analyse des cendres effectuée dans les labos du Dr Delmelle de l’Université de Louvain / Belgique montrent qu’elles sont caractérisées par un pH faible (nocif pour les herbivores et corrosif pour les métaux et les toits) et des concentrations en fluor et sulfates peu élevées. Les cendres produites actuellement sont le produit de l’altération des roches du conduit ou du système hydrothermal du volcan. Cette situation est susceptible d’évoluer avec la poursuite du processus éruptif et la montée liée du magma. Des séismes occasionnels alignés dans le conduit à une profondeur comprise entre 3 et 11 km. sous le cratère ont été détectés, en relation avec la présence et la poussée du magma.

Source : IGEPN - Actualización de la Actividad Eruptiva--Volcán Cotopaxi N°14 - 2015

Cotopaxi - localisation des séismes de début septembre, alignés sur le conduit éruptif - doc. IGEPN

Cotopaxi - localisation des séismes de début septembre, alignés sur le conduit éruptif - doc. IGEPN

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