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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le Nevado del Ruiz continue à présenter des épisodes de trémor volcanique énergétiques associés à des émissions de cendres. Le dernier en date a été enregistré par les sismos et les webcams de l’Observatoire Colombien de Manizales ce 18.03.2016 à 06h06 locale. Le panache de gaz et cendres a atteint une hauteur de 1.700 mètres au-dessus du volcan, se dispersant vers l’ouest.

Nevado del Ruiz  - 18.03.2016 - trémor enregistré à la station Oletta et panache photographié par les diverses webcams - doc. SGC Manizales

Nevado del Ruiz - 18.03.2016 - trémor enregistré à la station Oletta et panache photographié par les diverses webcams - doc. SGC Manizales

En Equateur, la nouvelle phase d’activité du Sangay, débutée le 5 mars se poursuit ; Le 11 mars, on constate une augmentation du nombre d’explosions, et à partir de 04h locale  le 17 mars, la présence d’un trémor continu entre les explosions ; celles-ci de forte intensité jusqu’à 13h locale ont ensuite diminué progressivement.

Aucune image du volcan en raison de la couverture nuageuse permanente ; la population ne signale pas de retombées de cendres pour l’instant.

Source : IGEPN

Sangay - enregistrement de la station SAGA le 17.03.2016 - dans le cadre rouge, trémor observé à partir de 04h loc - IGEPN

Sangay - enregistrement de la station SAGA le 17.03.2016 - dans le cadre rouge, trémor observé à partir de 04h loc - IGEPN

Sangay - activité du 17.11.2009 / photo d'archives de Patricio Ramon  - IG

Sangay - activité du 17.11.2009 / photo d'archives de Patricio Ramon - IG

Le Sernageomin / OVDAS signale un changement de l’activité sismique du Nevados de Chillan, à dater du 18 mars 2016 à 8h44.

Des séismes LP, en relation avec les mouvements de fluides internes, se succèdent au rythme de 3 à 4 par minute et suggèrent une augmentation d’activité du système magmatique superficiel.

Le niveau d’alerte technique reste à Amarillo, assorti d’une zone interdite de 2 km autour des cratères.

Cratères sommitaux du complexe Nevados de Chillan - photo Sernageomin 22.02.2016

Cratères sommitaux du complexe Nevados de Chillan - photo Sernageomin 22.02.2016

Une visite du Nyiragongo, par les équipes de l’Observatoire Volcanologique de Goma / OVG, a été effectuée le 10 et 11 mars. Le rapport signale que la coulée du puits secondaire continue à se répandre sur la 3° plateforme, divisée en deux bras … comme on a pu le voir sur les photos. Elle a commencé à se déverser lentement dans le puits principal.

Le puits secondaire continue de présenter une activité intense, avec des fontaines atteignant une dizaine de mètres et des explosions intermittentes. Le puit principal a toujours une activité de fountaining côtés nord et est.

Les mesures de températures dans les fissures de Kibumba, sur le flanc Est, du sommet (flanc sud) et à Shaheru indiquent une diminution légère de température, preuve qu’elles ne sont pas alimentées et que l’activité reste concentrée dans le cratère. La fracture du Shaheru présente une légère dilatation, de l’ordre de 1,1 mm.

Source : Rapport 12.03.2016  OVG - http://www.ovggoma.org/wp-content/uploads/2016/03/Rapport-OVG-du-10-au-11-mars-2016.pdf

Nyiragongo - les deux puits actifs le 11.03.2016 - coulées du puits secondaire sur le 3° plateforme - photo Charles Balagizi / OVG

Nyiragongo - les deux puits actifs le 11.03.2016 - coulées du puits secondaire sur le 3° plateforme - photo Charles Balagizi / OVG

Nyiragongo - photo illustrant le rapport del'OVG

Nyiragongo - photo illustrant le rapport del'OVG

Nyiragongo - vue aérienne du cratère le 11.03.2016, avec des émanations gazeuses en provenance des deux puits - photo Instagram / yano_bwk

Nyiragongo - vue aérienne du cratère le 11.03.2016, avec des émanations gazeuses en provenance des deux puits - photo Instagram / yano_bwk

Après une semaine de mauvais temps, l’Etna s’est dégagé ce 17 mars, sous un manteau blanc et surmonté de quelques bouffées de cendres brunes en provenance du cratère Nord-Est

Source : communication de Boris Behncke

Etna - 17.03.2016 - bouffées de cendres du NEC - photo Boris Behncke / FB

Etna - 17.03.2016 - bouffées de cendres du NEC - photo Boris Behncke / FB

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le Dukono, sur l’île d’Halmahera, poursuit son activité.

Sur base des infos du PVMBG et des images satellites, le VAAC Darwin signale des panaches de cendres entre les 9 et 13 mars et le 15 mars, montant entre 2.400 et 3.000 mètres asl puis se dispersant sur 45 à 100 km sur un secteur sud et ouest. (Source : Global Volcanism Program weekly report)

Une vidéo postée par Patrick Marcel sur YouTube révèle une activité explosive continue et bruyante, amplifiée par l’encaissement du cratère, et des expulsions de bombes … parfois hors du cratère.

Vidéo de Patrick Marcel mars 2016

Au Sinabung, l’activité se maintient également, avec des cycles de construction- effondrement du dôme sommital. Sur les photos, on distingue bien un chenal / couloir d'avalanche creusé par les coulées pyroclastiques récentes.

Sinabung, le dôme - 16.03.2016 / 12h58 pm. - photo endrolewa

Sinabung, le dôme - 16.03.2016 / 12h58 pm. - photo endrolewa

Sinabung - sommet, dôme et couloir d'avalanche bien creusé - photo Hasron David Ginting 16.03.2016 / Beidar Sinabung

Sinabung - sommet, dôme et couloir d'avalanche bien creusé - photo Hasron David Ginting 16.03.2016 / Beidar Sinabung

Une chouette vidéo d’un survol de l’île-volcan Néo-Zélandaise de White Island, et des dépôts de soufre laissés par les fumerolles dans les zones proches de son lac de cratère.

Une mine de soufre a été exploité sur  l’île entre 1885 et 1914, année au cours de laquelle elle fut détruite par un effondrement de la paroi du cratère et un glissement de terrain, épisode qui a fait 12 morts.

La phase éruptive  la plus récente date d’août 2012, suivie d’activité phréatique en début 2013, et d’une nouvelle éruption explosive les 20 août et 11 octobre 2013.

Les résultats d’une exploration de l’île Colombienne de Gorgonilla viennent d’être publiés … ajoutant une nouvelle page à la polémique  " volcans versus météorite ", responsables de la disparition en masse des espèces et de la fin de l’ère des dinosaures.

Des sphérulites, éléments du plateau continental  de l’actuelle péninsule du Yucatan, qui ont fusionné avec des fragments de météorite, et dont la pulvérisation a formé il y a 66 millions d’années (fin du Crétacé) l’énorme cratère d’impact El Chicxulub, ont été retrouvé dans cette île du Pacifique à 35 km de la côte de la Colombie.

Gorgonilla -  couches de terrain modifiées par le séisme d'impact consécutif à la chute de la météorite à Chicxulub, à plus de 3.000 kilomètres de l'épicentre - photo Diario del Huila

Gorgonilla - couches de terrain modifiées par le séisme d'impact consécutif à la chute de la météorite à Chicxulub, à plus de 3.000 kilomètres de l'épicentre - photo Diario del Huila

Gorgonilla - Sphérulites en forme de gouttes vitreuses - doc. Diario del Huila

Gorgonilla - Sphérulites en forme de gouttes vitreuses - doc. Diario del Huila

La collision entre la météorite et notre Terre a causé un méga-séisme de magnitude estimée à 13 qui a secoué l’hémisphère occidental, pulvérisé des tonnes de roches qui sont retombées jusqu’en Europe, et causé un hiver nucléaire causant la mort des végétaux, suivie en cascade de celles des herbivores, et des carnivores.

C’est la première fois qu’on relève la présence de poussières liées à cet évènement en Amérique du sud, qui plus est, dans un état de conservation excellent après toutes ces années … probablement en relation avec  le fait que l’île de Gorgonilla n’a émergé que depuis un million d’années.

Sources :

- Diario del Huila - Hallan en Gorgonilla fragmentos de meteorito que extinguió a los dinosaurios - link

- Sky Alert - Hallan rastros del meteorito relacionado con la extinción de los dinosaurios - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

The Dukono, on the island of Halmahera, continues its activity.

Based on information from PVMBG and satellite images, VAAC Darwin noted ash plumes between 9 and 13 March and 15 March, amount between 2,400 and 3,000  meters asl, then dispersing of 45 to 100 km on a southern sector. (Source: Global Volcanism Program weekly report)

A video posted on YouTube by Patrick Marcel reveals a continuous loud and explosive activity, amplified by the depth of the crater, and expulsions of bombs ... sometimes out of the crater.





 

Vidéo Patrick Marcel 03.2016

In Sinabung, the activity also continues, with cycles of build-collapse of the summit dome.

In the photos, we can see a channel / avalanche corridor dug by recent pyroclastic flows.
 

Sinabung, the dome - 16.03.2016 / 12h58 pm. - Photo endrolewa

Sinabung, the dome - 16.03.2016 / 12h58 pm. - Photo endrolewa

Sinabung - top, dome and well dug avalanche corridor - photo Hasron David Ginting 16.03.2016 / Beidar Sinabung

Sinabung - top, dome and well dug avalanche corridor - photo Hasron David Ginting 16.03.2016 / Beidar Sinabung

A nice video of an overview of New Zealand's island-volcano of White Island, and sulfur deposits from fumaroles in the areas near the crater lake.

A sulfur mine has been operating on the island between 1885 and 1914, during which it was destroyed by a collapse of the crater wall and a landslide, episode that left 12 dead.

The latest eruptive phase of August, 2012, followed by water activity in early 2013, and a new explosive eruption on 20 August and 11 October 2013.

The results of an exploration of the Colombian island Gorgonilla has just been published ... adding a new chapter to the controversy "volcanoes versus meteorite", responsible for the disappearance in mass of species and the end of the dinosaur era .

Spherulites, elements of the continental shelf of the current Yucatan Peninsula, which merged with meteorite fragments, and formed some 66 million years (Late Cretaceous) the huge Chicxulub impact crater, was found in the Pacific on an island 35 km from the coast of Colombia.

Gorgonilla - ground layers altered by the earthquake resulting of the impact to the fall of the meteorite at Chicxulub, more than 3,000 kilometers from the epicenter - photo Diario del Huila

Gorgonilla - ground layers altered by the earthquake resulting of the impact to the fall of the meteorite at Chicxulub, more than 3,000 kilometers from the epicenter - photo Diario del Huila

 Gorgonilla - Spherulites shaped in glassy drops - Doc. Diario del Huila

Gorgonilla - Spherulites shaped in glassy drops - Doc. Diario del Huila

The collision between the meteorite and our Earth caused a mega earthquake estimated of magnitude 13, that shook the Western Hemisphere, sprayed tons of rock that fell back to Europe, and caused a "nuclear winter", causing death of plants, followed in cascade of those of herbivores, and carnivores.

This is the first time we noted the presence of ashes related to this event in South America, what is more, in a state of great conservation after all these years ... probably related to the fact that the island of Gorgonilla has emerged only since a million of years.

Sources :

- Diario del Huila - Hallan en Gorgonilla fragmentos de meteorito que extinguió a los dinosaurios - link

- Sky Alert - Hallan rastros del meteorito relacionado con la extinción de los dinosaurios - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’éruption du volcan Islandais Eyjafjallajökull au printemps 2010 et ses impacts socio-économiques, plus d’1,2 milliards d’euros de pertes, ont souligné le besoin de renforcer le dispositif de surveillance depuis le sol.

06.05.2010 - Panache de cendres de l'Eyjafjallajökull - photo  Thordis Högnadottir

06.05.2010 - Panache de cendres de l'Eyjafjallajökull - photo Thordis Högnadottir

Extension prévu du nuage de cendres de l'Eyjafjallajökull au 20.04.2016 recoupant les routes transatlantiques Amérique-Europe, vides d'avion ce jour - doc. Sabre Flight Explorer

Extension prévu du nuage de cendres de l'Eyjafjallajökull au 20.04.2016 recoupant les routes transatlantiques Amérique-Europe, vides d'avion ce jour - doc. Sabre Flight Explorer

07.05.2010 - Emissions de cendres de l'Eyjafjallajökull vu par le satellite Nasa Modis

07.05.2010 - Emissions de cendres de l'Eyjafjallajökull vu par le satellite Nasa Modis

C’est dans ce cadre que le VAAC Toulouse ( Volcanic Ash Advisory Center – Centre Conseil sur les cendres volcaniques), qui a pour mission d’estimer l’étendue verticale et horizontale des nuages de cendres et prévoir la trajectoire et la dispersion des particules dans l’atmosphère en fonction des conditions météo, va renforcer ses systèmes de détection.

Le centre Toulousain surveille en permanence une zone importante, qui va de l’Europe continentale, à l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie de l’ouest jusqu’à l’Inde.

Zones couvertes par les neufs VAAC portant le nom de leur siège respectif - doc VAAC centers.

Zones couvertes par les neufs VAAC portant le nom de leur siège respectif - doc VAAC centers.

Il va se doter, d’ici l’été 2016, de six LIDARS / Light Detection And Ranging, des systèmes de lasers perfectionnés pouvant détecter grâce à un faisceau lumineux vert les cendres volcaniques, et les aérosols, jusqu’au moins 12 km de hauteur. Cinq appareils fixes seront installés à Lille, Brest, Trappes, Monuy (dans les Landes) et Aléria (En Haute-Corse) ; le sixième, mobile, pourra être déplacé en fonction d’une crise volcanique.

Ces nouveaux outils à disposition des prévisionnistes, couplés à divers autres moyens de détection disponibles, devraient minimiser l’impact sur le trafic aérien de futures éruptions volcaniques avec émissions de nuages de cendres.

Evolution temporelle du signal Lidar (rétrodiffusion atténuée sr-1.m-1) dans la colonne d'atmosphère au-dessus du SIRTA à Palaiseau: on voit nettement que le panache reste, au fil des heures, d'une épaisseur faible (quelques centaines de mètres) tout en perdant très rapidement de l'altitude (par subsidence directement liée aux conditions anticycloniques présentes sur cette période). Les points noirs indiquent l’altitude du sommet de la couche de mélange, obtenue par Lidar, et indiquant clairement l’intrusion de la couche de cendre dans la couche limite atmosphérique à partir du 18 avril 2010 - doc. SIRTA

Evolution temporelle du signal Lidar (rétrodiffusion atténuée sr-1.m-1) dans la colonne d'atmosphère au-dessus du SIRTA à Palaiseau: on voit nettement que le panache reste, au fil des heures, d'une épaisseur faible (quelques centaines de mètres) tout en perdant très rapidement de l'altitude (par subsidence directement liée aux conditions anticycloniques présentes sur cette période). Les points noirs indiquent l’altitude du sommet de la couche de mélange, obtenue par Lidar, et indiquant clairement l’intrusion de la couche de cendre dans la couche limite atmosphérique à partir du 18 avril 2010 - doc. SIRTA

Sources :

- Météo France. À Toulouse, on guette les nuages de cendres volcaniques avec des lasers – link

- Vaac Toulouse  - link

- Mesures lidar au SIRTA et modélisation CHIMERE pour le panache du volcan Islandais - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
 Torfajökull, the "forgotten volcano" - photo unreferenced / via volcanocafé - a click to enlarge.

Torfajökull, the "forgotten volcano" - photo unreferenced / via volcanocafé - a click to enlarge.

A photo of Ken H. Rubin, Professor of Geology and Geophysics, Univ. Hawaii, in the "Volcano Monday" shows the Torfajökull ... the "forgotten volcano".

According to the legend, the glacier (and volcano) is named after an Icelandic historical figure, Torfi Jónsson í Klofa, living near the glacier during the arrival of the plague in Iceland in 1493. Another source mentions of a farm worker named Torfi, which would have removed the farmer's daughter and reportedly fled with him to the glacier.


 

Location of Torfajökull in the EVZ / East volcanic zone in Iceland, between the Vatnajökull and Myrsdalsjökull

Location of Torfajökull in the EVZ / East volcanic zone in Iceland, between the Vatnajökull and Myrsdalsjökull

Little is said about this rhyolitic stratovolcano, located north of Myrdalsjökull and south of Lake Torisvatn in the neo-volcanic area, at the junction with the east rift zone.

A caldera of 16 km to 12 km is formed during the Pleistocene, there are some 500,000 years; the complex, mainly rhyolitic, covers 600 km² and rises 500 meters above the surrounding basaltic plains, lying on a WNW-ESE axis.
Most rhyolitic flows were issued under the ice, forming hyaloclastite,s which form a ridge and dome breaches.

During the post-glacial period, only a small crack zone at the western end of the complex was active, producing lava flows and tephra and lava dome formation.
The most recent activity has formed the lava flow / lava field Hrafntinnuhraun about 900 years.

 

The viscous Laugahraun lava flow (~ 1477), on the northern edge of the caldera Torfajökull - photo R.Williams / USGS / GVP

The viscous Laugahraun lava flow (~ 1477), on the northern edge of the caldera Torfajökull - photo R.Williams / USGS / GVP

Veidivötn Fissure Swarm - a colorful landscape and abundant lakes - Photo Rajan Parrikar.

Veidivötn Fissure Swarm - a colorful landscape and abundant lakes - Photo Rajan Parrikar.

The fissure system has been active in the same period as the basaltic fissure system Veidivötn / Bárðarbunga in the year 1477. Note that the two volcanic systems are different in several respects: the volcanic fissure swarm of Bárðarbunga is part of the rift zone, and ejects only  basaltic magma, while the Torfjökull volcano has no fissure swarm clearly defined, displays a limited divergence, and ejects predominantly rhyolitic magma.

The small ice cap Torfajökull lies largely outside the southeast edge of the caldera.

A large area of ​​130-140 square kilometers is the site of a strong thermal activity. Recent seismic swarms of magnitude less than 2.0, in July and December 2015, and February 2016, are related to changes in hydrothermal activity of the volcano and hot springs.

The "Boiling pans", or boiling thermal pools with a sand and gravel bottom, form characteristic shapes of geothermal activity. The presence of microbial material is prevalent in areas of hot springs and carbonate deposits, and specific thermophiles have been found.

 

The Veidivötn fissure system - photo Ingibjörg Kaldal / GVP

The Veidivötn fissure system - photo Ingibjörg Kaldal / GVP

Sources :

- Global Volcanism Program – Torfajökull 

- Iceland Geological Survey – Torfajökull, a rhyolite volcano and its geothermal resource – by Kristján Saemundsson ISOR - link

- Science Direct - Low-frequency earthquakes at the Torfajökull volcano, south Iceland – by Heidi Soosalu & al. - link

- Proceedings World Geothermal Congress 2000 / Kyushu – Chemistry of fumaroles and hot springs inthe Torfajökull geothermal aera – by Magnús Ólafsson and Jón Örn Bjarnason - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s
Torfajökull, le "volcan oublié" -  photo non référencée / via volcanocafé - un clic pour agrandir.

Torfajökull, le "volcan oublié" - photo non référencée / via volcanocafé - un clic pour agrandir.

Une photo de Ken H. Rubin, professeur de Géologie et Géophysique, Univ. d'Hawaii, dans la rubrique "Volcano Monday" illustre le Torfajökull ... le "volcan oublié".

D’après la légende, le glacier (et le volcan) porte le nom d’une figure historique islandaise, Torfi Jónsson í Klofa, habitant près du glacier durant l’arrivée de la peste en Islande en 1493. Une autre source fait mention d’un ouvrier agricole, du nom de Torfi, qui aurait enlevé la fille du fermier et aurait fui en sa compagnie vers le glacier.

Localisation du Torfajökull dans l'EVZ / East volcanic zone en Islande, entre la Vatnajökull et le Myrsdalsjökull

Localisation du Torfajökull dans l'EVZ / East volcanic zone en Islande, entre la Vatnajökull et le Myrsdalsjökull

On parle peu de ce stratovolcan rhyolitique, situé  au nord du Myrdalsjökull et au sud du lac Torisvatn, dans la zone néo-volcanique, à la jonction avec la zone de rift Est.

Une caldeira de 16 km sur 12 km s’y est formé au Pléistocène il y a quelques 500.000 ans ; le complexe à dominante rhyolitique couvre environ 600 km² et se dresse 500 mètres au-dessus des plaines basaltiques environnantes, allongé sur un axe ONO-ESE.

La plupart des coulées rhyolitiques ont été émises sous la glace, formant des hyaloclastites, qui forment une crête et des brèches en dôme.

Au cours de la période post-glaciaire, seule une petite zone de fissure à l’extrémité ouest du complexe a été active, avec une production de coulées de lave et de téphras, et la formation de dôme de lave.

L’activité la plus récente a formé  la coulée / le champ de lave Hrafntinnuhraun autour des années 900.

La coulée visqueuse Laugahraun (1477), sur le bord nord de la caldeira Torfajökull -  photo R.Williams /  USGS / GVP

La coulée visqueuse Laugahraun (1477), sur le bord nord de la caldeira Torfajökull - photo R.Williams / USGS / GVP

Veidivötn Fissure Swarm - un paysage coloré et découpé de nombreux lacs -  Photo Rajan Parrikar.

Veidivötn Fissure Swarm - un paysage coloré et découpé de nombreux lacs - Photo Rajan Parrikar.

Le système de fissure a été actif à la même période que le système de fissure basaltique Veidivötn / Bárðarbunga en l’an 1477. A noter que les deux systèmes volcaniques sont différents à plusieurs titres : l’essaim fissural volcanique du Bárðarbunga fait partie de la zone de rift, et éjecte uniquement du magma basaltique, tandis que le volcan Torfjökull ne possède pas d’essaim fissural clairement défini, affiche une divergence limitée et éjecte majoritairement du magma rhyolitique.

La petite calotte de glace Torfajökull gît pour une grande part à l’extérieur du bord sud-est de la caldeira.

Une zone étendue de 130-140 km² est le site d’une activité thermale vigoureuse. De récents essaims sismiques de magnitude inférieure à 2,0, en juillet et décembre 2015, et février 2016, sont liés à des changements de l’activité hydrothermale du volcan, et de ses sources chaudes.

Les " Boiling pans ", des piscines thermales bouillantes avec un fond de sable et de gravier, forment des formes caractéristiques d’activité géothermale. La présence de matériel microbien est répandue dans les zones de sources chaudes et de dépôts carbonatés, et des thermophiles spécifiques y ont été trouvés.

Le Veidivötn fissure system - photo Ingibjörg Kaldal  / GVP

Le Veidivötn fissure system - photo Ingibjörg Kaldal / GVP

Sources :

- Global Volcanism Program – Torfajökull 

- Iceland Geological Survey – Torfajökull, a rhyolite volcano and its geothermal resource – by Kristján Saemundsson ISOR - link

- Science Direct - Low-frequency earthquakes at the Torfajökull volcano, south Iceland – by Heidi Soosalu & al. - link

- Proceedings World Geothermal Congress 2000 / Kyushu – Chemistry of fumaroles and hot springs inthe Torfajökull geothermal aera – by Magnús Ólafsson and Jón Örn Bjarnason - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
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 Alaid - plume of 5 March 2016 - Doc. Nasa worlview EODIS

Alaid - plume of 5 March 2016 - Doc. Nasa worlview EODIS

In the Kuril islands, the volcano Alaid still has a thermal anomaly identified by Mirova / Modis.
 

Alaid - variable thermal anomaly between 13 and 15 March; and summary table of March - Doc. Mirova / Modis
Alaid - variable thermal anomaly between 13 and 15 March; and summary table of March - Doc. Mirova / Modis

Alaid - variable thermal anomaly between 13 and 15 March; and summary table of March - Doc. Mirova / Modis

In Mexico, Popocatepetl has presented on 13 March 5 explosions, respectively, 10:07, 12:40, 01:18 p.m., 8:00 p.m. and 9:01 p.m. and  four explosions on March 14, respectively at 2:10, 3:42, 7:30 and 9:42. The winds have scattered the plume towards the northeast. The level of tremor  rose from 44 episodes the 13.03 to 324 episodes on 14.03 .
 

Popocatépetl - explosions 14.03.2016 / 7:34 - WebcamsdeMexico

Popocatépetl - explosions 14.03.2016 / 7:34 - WebcamsdeMexico

In Colima, intermittent explosions continue ... some examples through webcams.
 

Colima - 03.14.2016 / 11:58 - webcamsdeMexico

Colima - 03.14.2016 / 11:58 - webcamsdeMexico

Colima - 03.14.2016 / 7:03 p.m. - webcamsdeMexico

Colima - 03.14.2016 / 7:03 p.m. - webcamsdeMexico

In DRC, a team of VolcanoDiscovery reports that the Nyiragongo was "unusually noisy" during the night of 10 March, suggesting an important activity both in the lava lake that at the new NE vent , observed since 1 March.

Photos posted on 12 and 13 March show that the lava flow from the new vent divided into several branches and reaches the edge of the lava lake.

Nyiragongo - photo posted on Facebook on 3/12/2016 by João Cunha Monteiro

Nyiragongo - photo posted on Facebook on 3/12/2016 by João Cunha Monteiro

 Nyiragongo - photo posted on 13/03/2016 by Alessandro Ronzoni

Nyiragongo - photo posted on 13/03/2016 by Alessandro Ronzoni

The INGV Catania did enjoy of an animation formed by images of ground deformation of Etna between February 2015 and February 2016. They were taken by the Sentinel-1A satellite, equipped with a SAR interferometric sensor band C, capable of measuring deformation with sub-centimeter accuracy.

It may be noted the inflation of Etna, in blue, until November 2015; eruptive activity from December 2015 then caused a deflation and a movement, in red, of the northeastern flank of the volcano. Movement of the Eastern bloc, together with a greater deformation around the block Timpe, and finally the spread to the south of the eastern flank deformation as a consequence of the activation of the fault San Gregorio-Acitrezza in the second half of January 2016.

To see on:
http://www.ct.ingv.it/images/Sentinel/Sentinel_asce_2015_2016_low.GIF

Activity of Alaid, Popocatepetl, Colima, Nyiragongo and Etna volcanoes.

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Publié le par Bernard Duyck
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Alaid - panache du 5 mars 2016 - doc. Nasa worlview Eodis

Alaid - panache du 5 mars 2016 - doc. Nasa worlview Eodis

Dans les Kouriles, le volcan Alaid présente toujours une anomalie thermique relevée par Mirova / Modis.

Alaid - anomalie thermique variable entre le 13 et le 15 mars ; et tableau récapitulatif de mars - doc. Mirova / Modis
Alaid - anomalie thermique variable entre le 13 et le 15 mars ; et tableau récapitulatif de mars - doc. Mirova / Modis

Alaid - anomalie thermique variable entre le 13 et le 15 mars ; et tableau récapitulatif de mars - doc. Mirova / Modis

Au Mexique, le Popocatépetl a présenté le 13 mars cinq explosions, respectivement à 10h07, 12h40, 13h18, 20h00, et 21h01 et quatre explosions le 14 mars, respectivement à 2h10, 3h42, 7h30 et 9h42. Les vents ont dispersé le panache vers le nord-est. Le niveau de trémor est passé de 44 épisodes le 13.03 à 324 épisodes le 14.03.

Popocatépetl - explosions du 14.03.2016 / 7h34 - WebcamsdeMexico

Popocatépetl - explosions du 14.03.2016 / 7h34 - WebcamsdeMexico

Au Colima, les explosions intermittentes se poursuivent … quelques exemples grâce aux webcams.

Colima - 14.03.2016 / 11h58 - webcamsdeMexico

Colima - 14.03.2016 / 11h58 - webcamsdeMexico

Colima - 14.03.2016 / 19h03 - webcamsdeMexico

Colima - 14.03.2016 / 19h03 - webcamsdeMexico

En RDC, une équipe de Volcanodiscovery rapporte que le Nyiragongo était "anormalement bruyant" au cours de la nuit du 10 mars, suggérant une activité importante tant au niveau du lac de lave qu’à celui du nouvel évent NE, observé depuis le 1° mars.

Des photos postées les 12 et 13 mars, montrent que la coulée de lave du nouvel évent de divise en plusieurs bras et atteint le rebord du lac de lave.

Nyiragongo - lac de lave et nouvel évent, ainsi que ses coulées de lave - photo 11.03.2016 Charles Balagizi / Goma Volcano Observatory

Nyiragongo - lac de lave et nouvel évent, ainsi que ses coulées de lave - photo 11.03.2016 Charles Balagizi / Goma Volcano Observatory

Nyiragongo - photo postée sur Twitter le 12.03.2016 par João Cunha Monteiro

Nyiragongo - photo postée sur Twitter le 12.03.2016 par João Cunha Monteiro

Nyiragongo - photo postée le 13.03.2016 par Alessandro Ronzoni

Nyiragongo - photo postée le 13.03.2016 par Alessandro Ronzoni

L’INGV Catania nous fait profiter d’une animation formée par des images de déformation du sol de l’Etna entre février 2015 et février 2016. Elles ont été prise par le satellite Sentinel-1A, équipé d’un capteur interférométrique SAR en bade C, capable de mesurer des déformations avec une précision sub-centimétrique.

On peut noter l’inflation de l’Etna, en bleu, jusqu’en novembre 2015 ; l’activité éruptive de décembre 2015  a ensuite provoqué une déflation et un mouvement, en rouge, du flanc nord-est du volcan. Un déplacement du bloc de l’est, assorti d’une plus grande déformation autour du bloc de Timpe, et finalement la propagation vers le sud de la déformation du flanc oriental, comme conséquence de l’activation de la faille de San Gregorio-Acitrezza en seconde moitié de janvier 2016.

A voir sur :

http://www.ct.ingv.it/images/Sentinel/Sentinel_asce_2015_2016_low.GIF

http://www.ct.ingv.it/images/Sentinel/Sentinel_asce_2015_2016_low.GIF

http://www.ct.ingv.it/images/Sentinel/Sentinel_asce_2015_2016_low.GIF

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Southwestern Idaho - region of Owyhee - photo Summitpost

Southwestern Idaho - region of Owyhee - photo Summitpost

Over the past sixteen million years, southern Idaho was covered by deposits from a series of massive volcanic eruptions, reaching more intense heat than that produced by those of Yellowstone.

A team of researchers from various universities (see sources) revealed evidence of 12 rhyolitic eruptions, previously undiscovered, in the Cassia Hills; these massive eruptions are considered to have been produced by different sources, all in a stretch of deep volcanic basin.

These explosive eruptions "type Snake River" are dated between 11.3 Ma and about 8.1 Ma. They set up rheomorphic ignimbrites and associated strongly welded ash layers.

 

Map of the Cassia Hills in southern Idaho (C in inset) showing main canyons  and locations mentioned in the text. Gray—elevated terrain (main map) ; CRB—Columbia River basalts; Y-SRP—Yellowstone–Snake River Plain volcanic province showing NE migration of the Yellowstone hotspot track (white arrow); Y—Yellowstone; wSRr—western Snake River rift. State abbreviations in inset: ID—Idaho; MT—Montana; NV—Nevada; UT—Utah; WY—Wyoming; WA—Washington; OR—Oregon / Credit: GSA Bulletin and Thomas R. Knott et al. / Department of Geology, University of Leicester, LE1 7RH, UK.

Map of the Cassia Hills in southern Idaho (C in inset) showing main canyons and locations mentioned in the text. Gray—elevated terrain (main map) ; CRB—Columbia River basalts; Y-SRP—Yellowstone–Snake River Plain volcanic province showing NE migration of the Yellowstone hotspot track (white arrow); Y—Yellowstone; wSRr—western Snake River rift. State abbreviations in inset: ID—Idaho; MT—Montana; NV—Nevada; UT—Utah; WY—Wyoming; WA—Washington; OR—Oregon / Credit: GSA Bulletin and Thomas R. Knott et al. / Department of Geology, University of Leicester, LE1 7RH, UK.

Among these eruptions, an ignimbrite known as  Castelford Crossing eruption, dated around 8.1 Ma, can be considered as a super-eruption, with emission corresponding to about 1.900km³. It covered an area of ​​14,000 km²,  and exceeds 1.35 km thickness within a subsided, proximal caldera-like depocenter.

Elemental analysis identifies three successive trends to rhyolitic compositions less evolved, separated by periods of sharp returns to more advanced compositions. The researchers suggest that these three cycles reflect increasing amounts of basaltic magma from the mantle; these cycles might have begun when the North American tectonic plate moved westward, passing over the Yellowstone plume.

During the same period, this area recorded faulting in a northwesterly direction, related to the opening of the rift in the western Snake River and the east-west extension of the Basin and Range. During these various eruptions, activity caused subsidence of the crust of over 3,000 meters, differentiating the region compared to the higher Yellowstone plateau.

 

The Snake River in Twin Falls - photo Bernard Duyck

The Snake River in Twin Falls - photo Bernard Duyck

Calderas left by the Yellowstone hot spot at the SRP / Snake River Plain ... probably a document to specify in the future - OH: Owyhee-Humboldt volc. field; BJ: Bruneau-Jarbidge volc. field; TF: Twin Falls volc. field; P: Picabo volc.field; H: Heise volc. field; YP: Yellowstone Plateau volc.field

Calderas left by the Yellowstone hot spot at the SRP / Snake River Plain ... probably a document to specify in the future - OH: Owyhee-Humboldt volc. field; BJ: Bruneau-Jarbidge volc. field; TF: Twin Falls volc. field; P: Picabo volc.field; H: Heise volc. field; YP: Yellowstone Plateau volc.field

Source :

Mid-Miocene record of large-scale Snake River−type explosive volcanism and associated subsidence on the Yellowstone hotspot track: The Cassia Formation of Idaho, USA – by Th. Knott & al.- link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Le sud-ouest de l'Idaho - la région d'Owyhee - photo Summitpost

Le sud-ouest de l'Idaho - la région d'Owyhee - photo Summitpost

Au cours des seize derniers millions d’années, le sud de l’Idaho a été recouvert de dépôts provenant d’une série d’éruptions volcaniques massives, atteignant une chaleur plus intense que celle produite par celles du Yellowstone.

Une équipe de chercheurs de diverses universités (voir en sources) a révélé des preuves de 12 éruptions rhyolitiques, non découvertes précédemment, à Cassia Hills ; ces éruptions massives sont considérées comme avoir été produites par des sources différentes, toutes situées dans un tronçon d’un bassin volcanique profond.

Ces éruptions explosives de "type Snake River" sont datées d’entre 11,3 Ma et environ 8,1 Ma. Elles ont mis en place des ignimbrites rhéomorphiques fortement soudées et des couches de cendres associées.

Carte de Cassia Hills - CRB—Columbia River basalts; Y-SRP—Yellowstone–Snake River Plain volcanic province showing NE migration of the Yellowstone hotspot track (white arrow); Y—Yellowstone; wSRr—western Snake River rift. State abbreviations in inset: ID—Idaho; MT—Montana; NV—Nevada; UT—Utah; WY—Wyoming; WA—Washington; OR—Oregon /  Credit: GSA Bulletin and Thomas R. Knott et al. / Department of Geology, University of Leicester, LE1 7RH, UK.

Carte de Cassia Hills - CRB—Columbia River basalts; Y-SRP—Yellowstone–Snake River Plain volcanic province showing NE migration of the Yellowstone hotspot track (white arrow); Y—Yellowstone; wSRr—western Snake River rift. State abbreviations in inset: ID—Idaho; MT—Montana; NV—Nevada; UT—Utah; WY—Wyoming; WA—Washington; OR—Oregon / Credit: GSA Bulletin and Thomas R. Knott et al. / Department of Geology, University of Leicester, LE1 7RH, UK.

Parmi ces éruptions, une ignimbrite connue comme Castelford Crossing eruption, datée d’environ 8,1 Ma, peut être considérée comme super-éruption, avec émission correspondant à environ 1.900km³. Elle a recouvert une surface de 14.000 km² et laissé un dépôt dépassant une épaisseur de 1,35 kilomètres au centre de dépôt, affaissé,  ressemblant à une caldeira.

L’analyse des éléments définit trois tendances successives vers des compositions rhyolitiques moins évoluées, séparées par des périodes de retours brusques vers des compositions plus évoluées. Les chercheurs suggèrent que ces trois cycles reflètent une augmentation des quantités de magma basaltique depuis le manteau ; ces cycles pourraient avoir débutés lorsque la plaque tectonique Nord-Américaine a bougé en direction ouest, passant au-dessus du panache du Yellowstone.

Durant la même période, cette zone enregistrait la formation de failles en direction nord-ouest, liées à l’ouverture du rift de la Snake River occidentale et l’extension est-ouest du Basin and Range. Au cours de ces diverses éruptions, l’activité a causé une subsidence de la croûte terrestre de plus de 3.000 mètres, différenciant la région par rapport au plateau du Yellowstone plus élevé.

La Snake river à Twin Falls - photo Bernard Duyck

La Snake river à Twin Falls - photo Bernard Duyck

Les caldeiras laissées par le point chaud du Yellowstone au niveau de la SRP / Snake River Plain ... sans doute un document à préciser dans le futur - OH : Owyhee-Humboldt volc. field ; BJ : Bruneau-Jarbidge volc. field ; TF : Twin Falls volc. field ; P : Picabo volc.field ; H : Heise volc. field  ; YP : Yellowstone Plateau volc.field

Les caldeiras laissées par le point chaud du Yellowstone au niveau de la SRP / Snake River Plain ... sans doute un document à préciser dans le futur - OH : Owyhee-Humboldt volc. field ; BJ : Bruneau-Jarbidge volc. field ; TF : Twin Falls volc. field ; P : Picabo volc.field ; H : Heise volc. field ; YP : Yellowstone Plateau volc.field

Sources :

- Mid-Miocene record of large-scale Snake River−type explosive volcanism and associated subsidence on the Yellowstone hotspot track: The Cassia Formation of Idaho, USA – by Th. Knott & al.- link

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