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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le JMA a relevé le niveau d'alerte volcanique du Satsuma-Iojima, à "2 / ne pas s'approcher du cratère" ce 19 mars à 11h45 JST.

La sismicité a augmenté depuis milieu février, pour atteindre 12 séismes volcaniques le 15 mars et 51 le 19 mars (à 11h30)

Le 16 mars, le JMA confirme un type de trémor lié à l'activité magmatique souterraine.

Une zone de 1 km autour du cratère pourrait être affectée par des bombes en cas d'éruption.

Le Satsuma-Iojima - le dôme Iwodake constitue le point le plus élevé de l'île; le cône Inamuradake, plus petit et verdoyant est situé sur la droite de la photo - Doc. Kyodo news

Le Satsuma-Iojima - le dôme Iwodake constitue le point le plus élevé de l'île; le cône Inamuradake, plus petit et verdoyant est situé sur la droite de la photo - Doc. Kyodo news

Le Satsuma-Iojima forme une partie du bord de la caldeira largement submergée Kikai, large de 19 km., et située à l'extrémité nord de l'arc volcanique des Ryuku, au sud de l'île de Kyushu / Japon.

Deux structures post-caldeira ont contribué à sa morphologie actuelle : le Mt .Iwodake, un dôme de lave rhyolitique, et le petit cône de scories Inamuradake.

Les éruptions historiques du 20° siècle ont concerné essentiellement l'Iwodake, qui est marqué par une activité fumerollienne de haute température (jusqu'à 900°C).

La zone sommitale, de 400 sur 140 mètres, comprend plusieurs cratères, résultat de l'activité explosive suivant la mise en place du dôme. Le petit cratère Kintsuba est situé au sud-ouest du cratère central Oana, siège d'exploitation minière du soufre. De petites éruptions de cendres ont été observées en 1999, 2001, 2002-2204, et 2013.

 

Sources : JMA, Kyodo news, Global Volcanism Program, Photovolcanica.

Bathymétrie de la caldeira Kikai - L'île Satsuma-Iojima est située sur le bord de la caldeira Kikai, largement submergée (pointillé rouge) - doc. Geological Survey of Japan / GVP

Bathymétrie de la caldeira Kikai - L'île Satsuma-Iojima est située sur le bord de la caldeira Kikai, largement submergée (pointillé rouge) - doc. Geological Survey of Japan / GVP

Carte géologique de Satsuma-Iojima - doc. Geological Survey of Japan / GVP

Carte géologique de Satsuma-Iojima - doc. Geological Survey of Japan / GVP

L'activité du Reventador semble monter en puissance. L'IGEPN signale l'observation d'un panache de vapeur et cendres montant à une hauteur de 600 mètres, le 18 mars à 8h01 locale / 11h... UTC

Au cours de la nuit, l'incandescence dans le cratère s'accompagne de chute de blocs sur les flancs du volcan sur 800 mètres.

Au niveau sismicité, 31 séismes LP, 25 séismes liés aux explosions, 15 épisodes de trémor d'émission et 7 de trémor harmonique ont été enregistrés pour la période du 18.03 /11h au 19.03/11h. Les autres paramètres sont signalés sans changements.

Source : IGEPN

Reventador - 18.03.2018 / 11h57 UTC - webcam IGEPN

Reventador - 18.03.2018 / 11h57 UTC - webcam IGEPN

Le Gunung Sundoro, situé avec son voisin le Gunung Sumbing au centre de l'île de Java, présente depuis le 18 mars au matin un petit panache blanc de vapeur et gaz.

Bien que son niveau reste au "vert / normal", l'approche du cratère est interdite.

Ses éruptions historiques sont en général de type phréatique.la dernière data de 1971.

Sources : PVMBG , Global Volcanism Program

Sundoro - 18.03.2018 / 6h36 loc. - photo webcam PVMBG

Sundoro - 18.03.2018 / 6h36 loc. - photo webcam PVMBG

Sismicité du Sundoro au 18.03.2018 - doc. Magma Indonesia

Sismicité du Sundoro au 18.03.2018 - doc. Magma Indonesia

Suffisamment rare pour qu'on en parle, le Steamboat geyser est entré en éruption ce 15 mars 2018, à 17h37. Cette éruption a été enregistrée par le réseau sismique et de prise de température. Les routes étant fermées, l'observation de l'épisode est restée confidentielle.

La température est prise dans la canal de sortie en aval de l'évent ; les augmentations rapides de la température dans les canaux de sortie du geyser reflètent généralement des augmentations de débit dues aux éruptions de la structure thermale à proximité.

Des arbres proches ont été couvert de boue ; le personnel du Parc National a pris des photos le lendemain de fragments rocheux éjectés lors de cet épisode.

Steamboat geyser - émission de vapeur et environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 /  USGS- YVO

Steamboat geyser - émission de vapeur et environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Steamboat geyser - les environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 /  USGS- YVO

Steamboat geyser - les environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Température relevées dans le canal de sortie du geyser Steamboat , entre 12.03 et 19.03.2018 - à remarquer le pic du 15.03 - Doc. USGS - YVO

Température relevées dans le canal de sortie du geyser Steamboat , entre 12.03 et 19.03.2018 - à remarquer le pic du 15.03 - Doc. USGS - YVO

Situé à l'extrémité Est du bassin de Norris dans le Yellowstone National Park, il est connu comme le geyser actif le plus grand ; il a rarement des éruptions majeures, mais elles sont puissantes quand elles se produisent, propulsant les colonnes d'eau chaude à une hauteur allant jusqu'à plus de cent mètres, suivies d'une phase d'émission de vapeur qui peut durer plus d'une journée.

Le Steamboat s'est avéré plus actif au début du 21ème siècle que depuis le début des années 1980. Entre fin 1991 et 2000, il n'y a pas eu de grandes éruptions. Cependant, depuis mai 2000, Steamboat a connu 9 éruptions majeures, la dernière le 3 septembre 2014. Ses éruptions ne peuvent être prédites.

L'YVO précise, à l'attention des porteurs de nouvelles sensationnelles, que le volcan n'est nullement sur le point d'entrer en éruption.

Sources : USGS - YVO / Yellowstone Volcano Observatory

Eruption du Steamboat geyser le 23.05.2005 - photo  Hsing-Mei Wu

Eruption du Steamboat geyser le 23.05.2005 - photo Hsing-Mei Wu

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

The JMA has raised the level of volcanic alert of the Satsuma-Iojima, to "2 / do not approach the crater", on March 19 at 11:45 JST.

Seismicity has increased since mid-February, reaching 12 volcanic earthquakes on March 15, and 51 on March 19 (at 11:30 am)

On March 16th, the JMA confirms a type of tremor associated with underground magmatic activity.

An area of ​​1 km around the crater could be affected by bombs in case of eruption.

Satsuma-Iojima - Iwodake Dome is the highest point on the island; the smaller and lush green Inamuradake cone is located on the right of the photo - Doc. Kyodo news

Satsuma-Iojima - Iwodake Dome is the highest point on the island; the smaller and lush green Inamuradake cone is located on the right of the photo - Doc. Kyodo news

Satsuma-Iojima forms part of the edge of the largely submerged Kikai caldera, 19 km wide, and located at the northern end of the Ryuku volcanic arc, south of Kyushu Island / Japan.

Two post-caldera structures contributed to its current morphology: Mt.Iwodake, a rhyolitic lava dome, and the small Inamuradake scoria cone.

The historical eruptions of the 20th century have mainly concerned Iwodake, which is marked by a fumarolic activity of high temperature (up to 900 ° C).

The summit zone, of 400 over 140 meters, includes several craters, result of the explosive activity following the installation of the dome. The small crater Kintsuba is located southwest of the central crater Oana, a place of mining sulfur . Small ash eruptions were observed in 1999, 2001, 2002-2204, and 2013.

Sources: JMA, Kyodo news, Global Volcanism Program, Photovolcanica.
 

Bathymetry of the Kikai Caldera - Satsuma-Iojima Island is located on the edge of the Kikai caldera, largely submerged (red dotted) - Doc. Geological Survey of Japan / GVP

Bathymetry of the Kikai Caldera - Satsuma-Iojima Island is located on the edge of the Kikai caldera, largely submerged (red dotted) - Doc. Geological Survey of Japan / GVP

Geological map of Satsuma-Iojima - Doc. Geological Survey of Japan / GVP

Geological map of Satsuma-Iojima - Doc. Geological Survey of Japan / GVP

The activity of the Reventador seems to increase in power. The IGEPN reports the observation of a plume of steam and ash rising to a height of 600 meters, on March 18 at 8:57 local / 11:57 UTC

During the night, the incandescence in the crater is accompanied by fall of blocks on the flanks of the volcano on 800 meters.

At the seismicity level, 31 LP earthquakes, 25 explosion-related earthquakes, 15 tremor of emissio and 7 harmonic tremor episodes were recorded for the period from 18.03 / 11h to 19.03 / 11h. Other parameters are reported without changes.

Source: IGEPN
 

Reventador - 18.03.2018 / 11:57 UTC - webcam IGEPN

Reventador - 18.03.2018 / 11:57 UTC - webcam IGEPN

The Gunung Sundoro, located with its neighbor Gunung Sumbing, in the center of the island of Java, has since March 18 in the morning a small white plume of steam and gas.

Although its level remains "green / normal", the approach of the crater is prohibited.

Its historical eruptions are generally of phreatic type. The last data of 1971.

Sources: PVMBG, Global Volcanism Program

Sundoro - 18.03.2018 / 6h36 loc. - photo webcam PVMBG

Sundoro - 18.03.2018 / 6h36 loc. - photo webcam PVMBG

Seismicity of Sundoro on 18.03.2018 - Doc. Magma Indonesia

Seismicity of Sundoro on 18.03.2018 - Doc. Magma Indonesia

Sufficiently rare to talk about, the Steamboat Geyser erupted on March 15, 2018, at 5:37 pm. This eruption was recorded by the seismic network and temperature taking. The roads being closed, the observation of the episode remained confidential.

The temperature is taken in the outlet channel downstream of the vent; rapid increases in temperature in the geyser outlet channels generally reflect increases in flow due to eruptions of the nearby thermal structure.

Nearby trees were covered with mud; National Park staff took pictures the next day of rock fragments ejected during this episode.

Steamboat geyser - steam emission and surrounding area covered with rocks - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Steamboat geyser - steam emission and surrounding area covered with rocks - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Steamboat geyser - the area of ​​the vent covered with rocks - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Steamboat geyser - the area of ​​the vent covered with rocks - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Temperature measured in the exit channel of the geyser Steamboat, between 12.03 and 19.03.2018 - to notice the peak of 15.03 - Doc. USGS - YVO

Temperature measured in the exit channel of the geyser Steamboat, between 12.03 and 19.03.2018 - to notice the peak of 15.03 - Doc. USGS - YVO

Located at the eastern end of the Norris Basin in Yellowstone National Park, it is known as the largest active geyser; it rarely has major eruptions, but they are powerful when they occur, propelling hot water columns up to over a hundred meters, followed by a vapor phase that can last longer than one day.

The Steamboat has been more active in the early 21st century than in the early 1980s. Between late 1991 and 2000, there were no major eruptions. However, since May 2000, Steamboat has experienced 9 major eruptions, the last one on September 3, 2014. Its eruptions can not be predicted.

The YVO points out, to the attention of the sensational news carriers, that the volcano is not about to erupt.

Sources: USGS - YVO / Yellowstone Volcano Observatory
 

Eruption of Steamboat geyser on 23.05.2005 - photo Hsing-Mei Wu

Eruption of Steamboat geyser on 23.05.2005 - photo Hsing-Mei Wu

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Ambae / Aoba - pictures Sentinel 2 SWIR from 18.03.2018
 Ambae / Aoba - pictures Sentinel 2 SWIR from 18.03.2018

Ambae / Aoba - pictures Sentinel 2 SWIR from 18.03.2018

The Vanuatu Meteorology And Geohazards dept. raised the Ambae alert level from level 2 to level 3, with an extension of the forbidden zone at 3 km radius around the active vent in Lake Voui, on March 18 at 22:25.

The activity is similar to that of late October 2017, but with more sustained emissions of ash. The style of activity is explosive, similar to the one encountered at Yasur on the island of Tanna. The explosions are accompanied by emissions of ash, gas and volcanic bombs falling in the vicinity of the volcano. Incandescent is visible at night.

To note, a thermal anomaly of 60 MW was detected by Mirova on March 16th.

Sources: VGO & Mirova

 

Ambae - prevention risk map at 18.03.2018 - Doc VGO

Ambae - prevention risk map at 18.03.2018 - Doc VGO

In Costa Rica, Poas has a permanent degassing of low-temperature gas and water vapor directly emitted into the atmosphere and dissipated to the southwest, since the acidic lake completely dried up.

The seismicity is at a low level, corresponding to a low-energy hydrothermal fumarolic activity.

Poas - 18.03.2018 / 13h38 - Ovsicori webcam

Poas - 18.03.2018 / 13h38 - Ovsicori webcam

The acid lake of Irazu shows a tendency to increase in volume; the crater lake showed color changes (varying between turquoise, green and blue), indicating different processes of interaction of water with rock and microbiological activity taking place in this system. The milky hue shows the presence of colloidal particles in suspension.

Irazu - the crater lake on 17.03.2018 - Doc.Ovsicori

Irazu - the crater lake on 17.03.2018 - Doc.Ovsicori

Turrialba continues to passively emit a large magmatic gas stream at high temperatures (600-800 ° C) from a volatile-rich magma body, suggesting that the volcanic system is sufficiently open to favor the passage of the material and heat to the surface, which is confirmed by the seismicity of the last three days characterized by discrete LP earthquakes and tremor of short duration and low amplitude.

The heat flux of this shallow magma warms the surrounding rock of the volcanic vents and produces a noticeable incandescence at night inside the western crater.

The trend of increasing SO2 and PM10 concentrations between February and March may be the result of a combination of factors such as an increase in the flow of gas and volcanic particles due to magma injection at higher levels. superficial rainfall and reduced precipitation during the dry season. These gases and aerosols are scattered over a region between Cartago and San José.

Sources: Ovsicori and RSN

Turrialba - 17.03.2018 / 14:38 - webcam Ovsicori

Turrialba - 17.03.2018 / 14:38 - webcam Ovsicori

Turrialba - 18.03.2018 / 4:59 - night glow - webcam Ovsicori

Turrialba - 18.03.2018 / 4:59 - night glow - webcam Ovsicori

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Ambae / Aoba - images Sentinel 2 SWIR du 18.03.2018
Ambae / Aoba - images Sentinel 2 SWIR du 18.03.2018

Ambae / Aoba - images Sentinel 2 SWIR du 18.03.2018

Le Vanuatu Meteorology And Geohazards dept. a élevé le niveau d'alerte d'Ambae du niveau 2 au niveau 3, avec une extension de la zone interdite à 3 km de rayon autour de l'évent actif dans le lac Voui, le 18 mars à 22h25.

L'activité est semblable à celle de fin octobre 2017, mais avec des émissions plus soutenues de cendres. LE style d'activité est explosif, similaire à celui rencontré au Yasur sur l'île de Tanna. Les explosions s'accompagnent d'émissions de cendres, gaz et bombes volcaniques retombant dans les environs du volcan.De l'incandescence est visible la nuit.

A noter, une anomalie thermique de 60 MW a été détectée par Mirova le 16 mars.

Sources : VGO & Mirova

Ambae - carte de prévention des risques au 18.03.2018 - Doc VGO

Ambae - carte de prévention des risques au 18.03.2018 - Doc VGO

Au Costa Rica, le Poas présente un dégazage permanent de gaz à basse température et vapeur d'eau directement émis dans l'atmosphère et dissipés vers le sud-ouest, depuis que le lac acide s'est complètement asséché.

La sismicité est à un niveau bas, correspondant à une activité fumerollienne hydrothermale de basse énergie.

Poas  - 18.03.2018 / 13h38 - webcam Ovsicori

Poas - 18.03.2018 / 13h38 - webcam Ovsicori

Le lac acide de l'Irazu montre une tendance à augmenter en volume ; Le lac de cratère a montré des changements de couleur (variant entre turquoise, vert et bleu), ce qui indique différents processus d'interaction de l'eau avec la roche et d'activité microbiologique se déroulant dans ce système. La teinte laiteuse montre le présence de particules colloïdales en suspension.

Irazu - le lac de cratère le 17.03.2018 - Doc.Ovsicori

Irazu - le lac de cratère le 17.03.2018 - Doc.Ovsicori

Le Turrialba continue d'émettre passivement un flux important de gaz magmatique à haute température (600 à 800 °C) en provenance d'un corps de magma riche en volatiles, ce qui suggère que le système volcanique est suffisamment ouvert favorisant le passage de la matière et de la chaleur vers la surface, ce qui est confirmé par la sismicité des trois derniers jours caractérisée par des séismes LP discrets et du trémor de courte durée et faible amplitude.

Le flux de chaleur de ce magma peu profond réchauffe la roche environnante des conduits volcaniques et produit une incandescence perceptible la nuit à l'intérieur du cratère occidental.

La tendance à une augmentation des concentrations de SO2 et PM10 observée entre février et mars pourrait être le résultat d'une combinaison de facteurs tels qu'une augmentation du flux de gaz et de particules volcaniques due à l'injection de magma à des niveaux plus superficiels et à la diminution des précipitations pendant la saison sèche. Ces gaz et aérosols sont dispersés sur une région entre Cartago et San José.

Sources : Ovsicori et RSN

Turrialba - 17.03.2018 / 14h38 - webcam Ovsicori

Turrialba - 17.03.2018 / 14h38 - webcam Ovsicori

Turrialba - 18.03.2018 / 4h59 - webcam Ovsicori

Turrialba - 18.03.2018 / 4h59 - webcam Ovsicori

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Mythes et légendes.

In the western branch of the Great African Rift, in North Kivu, areas of depression called mazuku in the Kinyabwisha dialect (a dialect of Rwanda), which can be translated as "devil's breath" or "devilish wind", are dangerous and often lethal to both humans and animals.

These mazuku bags are created when carbon dioxide, heavier than air, accumulates in cuvettes or depressions in high concentrations, well above the lethal threshold of 15%. Isotope analysis indicates that this CO2 originates from the upper mantle (Vaselli & al 2003).

Location of mazuku on the northern shore of Lake Kivu - Map B. Smets, GORISK RMCA - 2010

Location of mazuku on the northern shore of Lake Kivu - Map B. Smets, GORISK RMCA - 2010

Location of the main mazuku areas in the Virunga Volcanic Province - 1. North coast of Lake Kivu; 2. Lake Ondo area; 3 Kamikoni area; 4. Mbilibaliba area .- volcanoes are shown in white (Location after Verschuren, 1965, and Smets et al., 2010)

Location of the main mazuku areas in the Virunga Volcanic Province - 1. North coast of Lake Kivu; 2. Lake Ondo area; 3 Kamikoni area; 4. Mbilibaliba area .- volcanoes are shown in white (Location after Verschuren, 1965, and Smets et al., 2010)

This phenomenon is known in other parts of the African rift, and the rumor associated it with the elephant cemetery ... the elephants were in reality trapped in these carbon dioxide filled depressions and died in a group, accrediting the legend.

Although carbon dioxide is colorless and odorless, some field observations can detect mazuku areas:

- A particular vegetation characterizes them. The surroundings are colonized by very green grasses, papyrus and sometimes bamboos, while the centers are devoid of vegetation or have reduced vegetation, and alteration of the rock, presenting a blackish to dark gray color (alteration of the silicate minerals / Smets & others 2010)

- A feeling of warmth, reinforced by reduced ventilation, is reported by scientific observers.

- The presence of dead animals (insects, birds, goats and cows) is an indicator of mazuku. They died there due to an accumulation of gases by gravity, in the absence of ventilation

Carbon dioxide concentrations in a mazuku near Goma bordering Lake Kivu, with wind and no wind blowing - (c) B. Smets, RMCA - 2010. / Gorisk

Carbon dioxide concentrations in a mazuku near Goma bordering Lake Kivu, with wind and no wind blowing - (c) B. Smets, RMCA - 2010. / Gorisk

Dry carbon dioxide fumigates on a Nyamuragira lava flow of 1938 - the flame burns in the air, but goes out when lowered into a CO2-filled depression - photo by M.Tuttle 02.1989 / USGS
Dry carbon dioxide fumigates on a Nyamuragira lava flow of 1938 - the flame burns in the air, but goes out when lowered into a CO2-filled depression - photo by M.Tuttle 02.1989 / USGS

Dry carbon dioxide fumigates on a Nyamuragira lava flow of 1938 - the flame burns in the air, but goes out when lowered into a CO2-filled depression - photo by M.Tuttle 02.1989 / USGS

In the Goma region, these mazuku areas are located in a 3-km-wide strip bordering Lake Kivu, which corresponds to an area where volcanic cones of phreatic or phreatomagmatic origin are located ... suggesting a link possible between mazuku and the hydrothermal volcanic system.

These depressions are created by the superposition of lava flows, by the collapse of lava tunnels, or directly associated with fractures and open faults.

The high number of people displaced by regional conflicts aggravates the situation, as they have established, in ignorance, camps in places where the local population never wanted to settle

Sign indicative of danger - photo P.Aventurier / Getty image

for fear of mazuku.
Various NGOs have posted warning signs, which are not always taken into consideration, and / or removed by the population who believe that the situation has improved. The problem is complicated because it requires the budgeting of information media, and that of necessary information.

The measurements show that 15 years after the devastating eruption of Nyiragongo in 2002, the mazuku, already present before this event, are still present, and the CO2 concentrations have not diminished over time, contrary to local beliefs.

Measuring carbon dioxide in a mazuku - note: the difference between the center of mazuku and the surrounding area (vegetation and rock) - photo skyscrapercity

Measuring carbon dioxide in a mazuku - note: the difference between the center of mazuku and the surrounding area (vegetation and rock) - photo skyscrapercity

Skeleton of a dog found in a mazuku on the flanks of Nyamuragira / DRC - photo JP. Lockwood 1989 / USGS

Skeleton of a dog found in a mazuku on the flanks of Nyamuragira / DRC - photo JP. Lockwood 1989 / USGS

Sources:

- Echoes of Monusco - The UN and its partners concerned about the danger of mazuku in Goma and its surroundings - by Cl.Padovan and D.Tedesco

Thanks to Thierry Sluys for the link

- GORISK - Mazuku

- Journal of Water and Environmental Sciences - Mazuku Risks in the Goma Region, DRC - by M. Kasereka & al. - link

- Dry gas winds ("mazuku") in North-Kivu, Democratic Republic of Congo: Training and Risk Assessment - B.Smets, D.TTedesco & al.- link

- New York Times - Deadly Gas Flows Add a Lake of Perils

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Mythes et légendes.

Dans la branche ouest du Grand rift Africain, dans le nord Kivu, des zones de dépression appelées mazuku en dialecte Kinyabwisha (un dialecte du Rwanda) , et pouvant se traduire par "souffle du diable" ou "vent diabolique", sont dangereuses et souvent mortelles tant pour les humains que les animaux.

Ces poches de mazuku sont créées lorsque du dioxyde de carbone, plus lourd que l'air, s'accumule dans des cuvettes ou dépressions en concentrations élevées, dépassant largement le seuil létal de 15%. L'analyse isotopique indique que ce COest originaire du manteau supérieur (Vaselli & al 2003).

Localisation des mazuku sur le littoral nord du lac Kivu - Carte B. Smets, GORISK RMCA – 2010

Localisation des mazuku sur le littoral nord du lac Kivu - Carte B. Smets, GORISK RMCA – 2010

Localisation des zones principales de mazuku dans la Province Volcanique des Virunga -  1. littoral nord du lac Kivu; 2. zone du lac Ondo ; 3  zone de Kamikoni ; 4 . zone de Mbilibaliba .- les volcans sont indiqués en blanc (Location after Verschuren, 1965, and Smets et al., 2010)

Localisation des zones principales de mazuku dans la Province Volcanique des Virunga - 1. littoral nord du lac Kivu; 2. zone du lac Ondo ; 3 zone de Kamikoni ; 4 . zone de Mbilibaliba .- les volcans sont indiqués en blanc (Location after Verschuren, 1965, and Smets et al., 2010)

Ce phénomène est connu dans d'autres parties du rift africain, et la rumeur l'a associé au cimetière des éléphants ... les éléphants ont été en réalité pris au piège dans ces dépressions remplies de dioxyde de carbone et y sont morts en groupe, accréditant la légende.

Bien que le dioxyde de carbone soit incolore et inodore, quelques observations de terrain permettent de détecter les zones à mazuku:

- Une végétation particulière les caractérise. Les alentours sont colonisés par des herbes bien vertes, des papyrus et parfois des bambous, alors que les centres sont dépourvus de végétation ou présentent une végétation réduite, et une altération de la roche, présentant une couleur noirâtre à gris foncé (altération des minéraux silicatés / Smets & al. 2010)

- Une sensation de chaleur, renforcée par une ventilation réduite, est signalé par les observateurs scientifiques.

- La présence d'animaux morts (insectes, oiseaux, chèvres et vaches) est un indicateur de mazuku. Ils y sont morts suite à une accumulation des gaz par gravité, en absence de ventilation.

Concentrations en dioxyde de carbone dans un mazuku proche de Goma en bordure du lac Kivu, avec vent et sans vent soufflant - (c) B. Smets, RMCA – 2010.  / Gorisk

Concentrations en dioxyde de carbone dans un mazuku proche de Goma en bordure du lac Kivu, avec vent et sans vent soufflant - (c) B. Smets, RMCA – 2010. / Gorisk

Fumerolles sèches de dioxyde de carbone sur une coulée de lave du Nyamuragira de 1938 – la flamme brûle dans l'air, mais s'éteint lorsqu'elle est abaissé dans une dépression remplie de CO2 – photo de M.Tuttle 02,1989  / USGS
Fumerolles sèches de dioxyde de carbone sur une coulée de lave du Nyamuragira de 1938 – la flamme brûle dans l'air, mais s'éteint lorsqu'elle est abaissé dans une dépression remplie de CO2 – photo de M.Tuttle 02,1989  / USGS

Fumerolles sèches de dioxyde de carbone sur une coulée de lave du Nyamuragira de 1938 – la flamme brûle dans l'air, mais s'éteint lorsqu'elle est abaissé dans une dépression remplie de CO2 – photo de M.Tuttle 02,1989 / USGS

Dans la région de Goma, ces zones de mazuku sont localisées dans une bande large de 3 km en bordure du lac Kivu, qui correspond à une zone où sont situés des cônes volcaniques d'origine phréatique ou phréatomagmatique ... ce qui suggère un lien possible entre mazuku et le système volcanique hydrothermal.

Ces dépressions sont crées par la superposition des coulées de lave, par l'effondrement de tunnels de lave, ou directement associées à des fractures et failles ouvertes.

Le nombre élevé de personnes déplacées par les conflits régionaux aggrave la situation, car ils ont établis, par ignorance, des camps à des endroits où la population locale n'a jamais voulu s'installer par crainte des mazuku.

Pancarte indicative de danger - photo P.Aventurier / Getty image

Différentes ONG ont installé des panneaux d'avertissement , qui ne sont pas toujours pris en considération, et /ou enlevés par la population qui croit que la situation s'est améliorée. Le problème se complique donc car il nécessite la budgétisation des supports d'information, et celle d'une nécessaire information.

Les mesures montrent que 15 ans après l'éruption dévastatrice du Nyiragongo en 2002, les mazuku, déjà présents avant cet événement, sont toujours présents, et les concentrations en CO2 n'ont pas diminuées avec le temps, contrairement aux croyances locales.

Mesure du dioxyde de carbone dans un mazuku - à noter: la différence entre le centre du mazuku et les environs (végétation et roche) - photo skyscrapercity

Mesure du dioxyde de carbone dans un mazuku - à noter: la différence entre le centre du mazuku et les environs (végétation et roche) - photo skyscrapercity

Squelette de chien retrouvé dans un mazuku sur le flancsud du Nyamuragira / RDC – photo JP. Lockwood 1989 / USGS

Squelette de chien retrouvé dans un mazuku sur le flancsud du Nyamuragira / RDC – photo JP. Lockwood 1989 / USGS

Sources :

- Echos de la Monusco – L'ONU et ses partenaires préoccupés par le danger du mazuku à Goma et ses environs – par Cl.Padovan et D.Tedesco

Merci à Thierry Sluys pour le lien

- GORISK – Mazuku

- Journal of Water and environmental Sciences - Les risques liés aux mazuku dans la région de Goma, RDC - par M.Kasereka & al. - link

- Dry gas vents (“mazuku”) in Goma region (North-Kivu, Democratic Republic of Congo): Formation and risk assessment – B.Smets, D.TTedesco & al.- link 

- New York Times - Deadly Gas Flows Add to a Lake’s List of Perils

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Sabancaya - ash emissions on 16.03.2018 / 8:47 - webcam IGP

Sabancaya - ash emissions on 16.03.2018 / 8:47 - webcam IGP

Sabancaya was the site of continuous ash emissions on March 16, 2018, from 8:43 local.

The plume rose to 2,500 meters above the crater, and dispersed over a maximum of 30 km to the northwest.

The ashfall affected five areas, Huambo, Cabanaconde, Pinchollo, Maca and Tapay. IG Peru recalls measures to protect the respiratory tract, eyes and water reserves.

Source: IG Peru

Popocatépetl summit on 16.03.2018 - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatépetl summit on 16.03.2018 - photo Cenapred / Pol.Federal

On 16 March, a control flyby of Popocatépetl was carried out with the assistance of the Federal Police.

The internal crater retains its dimensions: diameter 320 meters and depth about 100 meters.

A dome, No. 78, nestles there, with a diameter of 50 meters and 30 meters thick. The walls of the inner crater retain traces of the earlier domes.

Gas emissions mark the new dome, growing and likely to be the seat of future explosions.

Alert level remains at Amarillo fase 2.

Source: Cenapred
 

Popocatépetl - the craters and the degassing dome #78 - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatépetl - the craters and the degassing dome #78 - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatepetl - the internal crater - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatepetl - the internal crater - photo Cenapred / Pol.Federal

Video of an overflight a little heckled on 16.03.2018

A small explosion was noticed by seismic and infrasonic surveillance systems on March 15 at 6:19 UTC in Cleveland. It was not preceded by local earthquakes.

No clouds of ash were observed by the satellites.

A future explosive activity is possible without warning signs, and the level of the volcanic alert remains Advisory and the yellow aviation code.

Source: AVO

The crater and the dome of Cleveland on 17.08.2017 / 12h21 - photo Janet Schaefer AVO

The crater and the dome of Cleveland on 17.08.2017 / 12h21 - photo Janet Schaefer AVO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Sabancaya - émissions de cendres le 16.03.2018 / 8h47 - webcam IGP

Sabancaya - émissions de cendres le 16.03.2018 / 8h47 - webcam IGP

Le Sabancaya a été le siège d'émissions continues de cendres ce 16 mars 2018, à partir de 8h43 locale.

Le panache est monté à 2.500 mètres au dessus du cratère, et s'est dispersé sur 30 km maximum vers le nord-ouest.

Les retombées de cendres ont affecté cinq zones, Huambo, Cabanaconde, Pinchollo, Maca et Tapay. L'IG Peru rappelle les mesures de protection des voies respiratoires, des yeux et des réserves d'eau.

Source : IG Peru

Sommet du Popocatépetl le 16.03.2018 - photo Cenapred / Pol.Federal

Sommet du Popocatépetl le 16.03.2018 - photo Cenapred / Pol.Federal

Ce 16 mars, un survol de contrôle du Popocatépetl a été effectué avec le concours de la Police Fédérale.

Le cratère interne conserve ses dimensions : diamètre 320 mètres et profondeur 100 mètres environ.

Un dôme, le n°78, s'y niche, d'un diamètre de 50 mètres et 30 mètres environ d'épaisseur. Les parois du cratère interne conservent des traces des dômes antérieurs.

Des émissions de gaz marquent le nouveau dôme, en croissance et susceptible d'être le siège de futures explosions.

Le niveau d'alerte demeure à Amarillo fase 2.

 

Source : Cenapred

Popocatépetl - les cratères et le dôme n°78 dégazant - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatépetl - les cratères et le dôme n°78 dégazant - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatépetl - le cratère interne - photo Cenapred / Pol.Federal

Popocatépetl - le cratère interne - photo Cenapred / Pol.Federal

Vidéo d'un survol un peu chahuté le 16.03.2018

Une petite explosion a été remarquée par les systèmes de surveillance sismique et infrasonique ce 15 mars à 6h19 UTC au Cleveland. Elle n'a pas été précédée de séismes locaux.

Aucun nuage de cendres n'a été observé par les satellites.

Une future activité explosive est possible sans signes d'avertissement, et le niveau de l'alerte volcanique reste Advisory et le code aviation Yellow.

Source : AVO

Le cratère et le dôme du Cleveland le 17.08.2017 /  12h21 - photo Janet Schaefer AVO

Le cratère et le dôme du Cleveland le 17.08.2017 / 12h21 - photo Janet Schaefer AVO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Eruptions historiques


The Kick'em Jenny submarine volcano saw its alert level increase on March 12, 2018;

But since his first explosive eruption observed in 1939, he remained very active.

The West Indies University (UWI) presented a list of major events.

 

Date

Activity

Observations

7/24/39

Explosive eruption

  • Strong Earthquakes

  • Eruption columns 900 ft above sea level

  • T Phase Recorded in Martinique along with several small earthquakes

10/5/43

Eruption

  • T phase detected in Martinique

  • No visual reports

  • No Tsunami reports

10/29/53

Eruption

  • Strong earthquakes in No.Grenanda

  • T Phase recorded

  • No visual reports

  • No Tsunami reports

10/24/65

Eruption

  • Earthquake felt No.Grenada, Ile de Ronde

  • T Phase recorded from Trinidad

  • Tsunami observed on Ile de Ronde and in Sauteurs

5/5/66

Eruption

  • Series of eruptions indicated by seismographs

  • No visual reports

  • No Tsunami reports

8/3/66

Eruption

  • Long sequence of earthquakes felt in No. Grenada

  • T phase recorded throughout the Caribbean

  • No visual reports

  • No Tsunami reports

5/7/72

Eruption

  • Continuous T Phase generated for 5 hr. and no other reports

6/9/74

Explosive eruption

  • Strong earthquakes in No.Grenanda

  • T Phase recorded throughout eastern Caribbean

  • Visual eruption began 6am local time-steam

  • No Tsunami reports

1/14/77

Eruption

  • T Phase recorded throughout eastern Caribbean

  • No other reports

12/29/88

Eruption

  • Earthquakes felt strongly in Grenada and other windward islands

  • T phase widely recorded

  • No Tsunami reports

3/26/89 to 1/5/90

Explosive eruption

  • Earthquakes felt strongly in Grenada and other windward islands

  • Sea boiling turbulently and throwing up small dark rocks

  • T phase widely recorded

  • First observations of strong harmonic tremor

12/2/2001

Eruption

  • Burst of T-Phase activity felt in Northern Grenanda

Multibeam bathymetry 2017 EM 710, and gas plumes recorded by RRS James Cook after Kick'em Jenny's activity in 2017 - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser West Indies R. W. Allen & al / 13.03.2018

Multibeam bathymetry 2017 EM 710, and gas plumes recorded by RRS James Cook after Kick'em Jenny's activity in 2017 - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser West Indies R. W. Allen & al / 13.03.2018

A research, published March 13 in AGU journal / "Geochemistry, Geophysics, Geosystems", opens a new vision on the world of submarine volcanoes.

Since the first eruption in 1939, Kick'em Jenny Volcano (KeJ) has been the source of 13 episodes of T-phase signals. These distinctive seismic signals, which often coincide with increased seismicity of body waves, are interpreted as extrusive eruptions. They occurred with a recurrence interval of about a decade, but direct confirmation of volcanism was rare.

By conducting new bathymetric surveys in 2016 and 2017 and reprocessing 4 sets of 30-year historical data, the study presents a clearer picture of KeJ's development over time.

Video showing two surveys of the Kick'em Jenny submarine volcano: a campaign carried out aboard the RRS James Cook in 2017 shows a close-up view of the cone and the recorded plumes of gas - the 2013 campaign was carried out on board R / V Nautilus

Currently, remote sensing of underwater eruptions relies heavily on phase T identification on regional hydrophones and seismometers. These distinctive hydro-acoustic signals can be produced by underwater earthquakes or by the interaction between water and fresh magma.

At KeJ, volcanic T-phase arrivals (which are assumed to indicate underwater eruptions) differ from signals of purely seismic origin due to their low frequency, impulsive appearance and duration (often several tens of seconds), similar signals tremor during periods of high activity (Lindsay et al., 2005). They also lack associated P and S wave arrivals, as would be expected from a signal with an earthquake source.

A correlation between the T-phase episodes was made with the morphological changes of the volcano: during the observation period, 7.09 million m³ of materials were added by constructive volcanism, but five times this amount was lost due to landslides.

Six bathymetric surveys over the period 1985-2017 revealed major morphological changes, the association of T-phase signals to both landslides and extrusive volcanism, and the importance of bathymetry over time for good monitoring of submarine volcanism.

Kick'em Jenny 3D projection using Nautilus bathymetric data in 2013: 1. Horseshoe scar surrounding the cone, resulting from a 43,000-year-old collapse of the Proto Jenny; 2. Active cone of KeJ; 3. Kick'em Jack, the largest cone in the complex; 4. Deposits of the Proto Jenny collapse, which substantially enlarged the debris flows; 5. Area spreading debris flows over more than 14 km in the deep waters of the Grenada Basin. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser West Indies R. W. Allen & al / 13.03.2018

Kick'em Jenny 3D projection using Nautilus bathymetric data in 2013: 1. Horseshoe scar surrounding the cone, resulting from a 43,000-year-old collapse of the Proto Jenny; 2. Active cone of KeJ; 3. Kick'em Jack, the largest cone in the complex; 4. Deposits of the Proto Jenny collapse, which substantially enlarged the debris flows; 5. Area spreading debris flows over more than 14 km in the deep waters of the Grenada Basin. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser West Indies R. W. Allen & al / 13.03.2018

The final bathymetric grids produced as a result of the reprocessing of existing bathymetric datasets (1985 - 2003 - 2013 - 2016 - 2017). The surfaces shown were smoothed using a 50 m filter for display purposes. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser West Indies R. W. Allen & al / 13.03.2018

The final bathymetric grids produced as a result of the reprocessing of existing bathymetric datasets (1985 - 2003 - 2013 - 2016 - 2017). The surfaces shown were smoothed using a 50 m filter for display purposes. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser West Indies R. W. Allen & al / 13.03.2018

Kick'em Jenny magma is usually a type of alkaline basalt with a mineral composition that indicates that it comes from the lower crust. Sigurdsson (1973) has shown that all the volcanoes of the West Indies arc above a subduction zone of two lithospheric plates. The activity of these volcanoes is the result of the gradual drift towards the west of a plate and its thrust under the adjacent plate.

Sampling of the crater and flanks during a multibeam survey by the NOAA research vessel, Ronald H. Brown, revealed that the dominant products of the volcano were pyroclastic deposits and pillow lavas of amphibole-rich basalts and basaltic andesites.

Rocky specimen covered with red colored bacterial material, collected in 2003 by NOAA Ocean Explorer

Rocky specimen covered with red colored bacterial material, collected in 2003 by NOAA Ocean Explorer

Sources:

- AGU - "G3" - 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles - R. W. Allen & al / 13.03.2018

- NOAA Ocean Explorer - Geology of the Kick'em Jenny Volcano - Debby Kay, NOAA Research Web Coordinator

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Eruptions historiques

Le volcan sous-marin Kick'em Jenny a vu son niveau d'alerte augmenter le 12 mars 2018;

Mais depuis se première éruption explosive observée en 1939, il est resté très actif.

L'Université des West Indies (UWI) a présenté une liste des évènements majeurs.
 

DateActivityObservations

7/24/39

Explosive eruption

  • Strong Earthquakes
  • Eruption columns 900 ft above sea level
  • T Phase Recorded in Martinique along with several small earthquakes

10/5/43

Eruption

  • T phase detected in Martinique
  • No visual reports
  • No Tsunami reports

10/29/53

Eruption

  • Strong earthquakes in No.Grenanda
  • T Phase recorded
  • No visual reports
  • No Tsunami reports

10/24/65

Eruption

  • Earthquake felt No.Grenada, Ile de Ronde
  • T Phase recorded from Trinidad
  • Tsunami observed on Ile de Ronde and in Sauteurs

5/5/66

Eruption

  • Series of eruptions indicated by seismographs
  • No visual reports
  • No Tsunami reports

8/3/66

Eruption

  • Long sequence of earthquakes felt in No. Grenada
  • T phase recorded throughout the Caribbean
  • No visual reports
  • No Tsunami reports

5/7/72

Eruption

  • Continuous T Phase generated for 5 hr. and no other reports

6/9/74

Explosive eruption

  • Strong earthquakes in No.Grenanda
  • T Phase recorded throughout eastern Caribbean
  • Visual eruption began 6am local time-steam
  • No Tsunami reports

1/14/77

Eruption

  • T Phase recorded throughout eastern Caribbean
  • No other reports

12/29/88

Eruption

  • Earthquakes felt strongly in Grenada and other windward islands
  • T phase widely recorded
  • No Tsunami reports

3/26/89 to 1/5/90

Explosive eruption

  • Earthquakes felt strongly in Grenada and other windward islands
  • Sea boiling turbulently and throwing up small dark rocks
  • T phase widely recorded
  • First observations of strong harmonic tremor

12/2/2001

Eruption

  • Burst of T-Phase activity felt in Northern Grenanda
Bathymétrie multifaisceaux 2017 EM 710, et panaches de gaz enregistré par le RRS James Cook après l'activité du Kick'em Jenny en 2017 - doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles Authors R. W. Allen & al / 13.03.2018

Bathymétrie multifaisceaux 2017 EM 710, et panaches de gaz enregistré par le RRS James Cook après l'activité du Kick'em Jenny en 2017 - doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles Authors R. W. Allen & al / 13.03.2018

Une recherche, publiée ce 13 mars dans l'AGU journal / "Geochemistry, Geophysics, Geosystems", nous ouvre une vision nouvelle sur le monde des volcans sous-marins.

Depuis la première éruption enregistrée en 1939, le volcan Kick'em Jenny (KeJ) a été la source de 13 épisodes de signaux en phase T. Ces signaux sismiques distinctifs, qui coïncident souvent avec une sismicité accrue des ondes du corps, sont interprétés comme des éruptions extrusives. Ils ont eu lieu avec un intervalle de récurrence d'environ une décennie, mais la confirmation directe du volcanisme a été rare.

En réalisant de nouvelles enquêtes bathymétriques en 2016 et 2017 et en retraitant 4 séries de données historiques couvrant 30 ans, l'étude présente une image plus claire du développement du KeJ au cours du temps.
 

Vidéo montrant deux campagnes d'investigation du volcan sous-marin Kick'em Jenny : une campagne réalisée à bord du RRS James Cook en 2017 montre une vue rapprochée du cône et des panaches de gaz enregistrés – la campagne de 2013 a été effectuée à bord du R/V Nautilus

Actuellement, la détection à distance des éruptions sous-marines repose en grande partie sur l'identification de phase T arrivant sur les hydrophones régionaux et les sismomètres. Ces signaux hydro-acoustiques distinctifs peuvent être produits par des séismes sous-marins ou par l'interaction entre l'eau et le magma frais.

Au KeJ, les arrivées en phase T volcanique (qui sont supposées indiquer des éruptions sous-marines) se différencient des signaux d'origine purement sismique par leur fréquence basse, leur apparition impulsive et leur durée (souvent plusieurs dizaines de secondes), signaux semblables à un tremblement pendant les périodes de forte activité (Lindsay et al., 2005). Ils manquent également d'arrivées d'ondes P et S associées, comme on pourrait s'y attendre d'un signal avec une source de tremblement de terre.

Une corrélation entre les épisodes en phase T a été faite avec les changements morphologiques du volcan : au cours de la période d'observation, 7,09 millions de m³ de matériaux ont été ajoutés par le volcanisme constructif, mais cinq fois cette quantité a été perdue suite à des glissements de terrain.

Six relevés bathymétriques sur la période 1985-2017 ont permis de constater des changements morphologiques majeurs, l'association des signaux en phase T aussi bien aux glissements de terrain qu'aux volcanisme extrusif, et l'importance de bathymétries au cours du temps pour une bonne surveillance du volcanisme sous-marin.

Projection 3D du Kick'em Jenny réalisée en utilisant les données bathymétriques du Nautilus en 2013 : 1. cicatrice en fer-à-cheval entourant le cône, résultat d'un effondrement du Proto Jenny il y a 43.000 ans ; 2. Cône actif du KeJ ; 3. le Kick'em Jack, le plus grand des cônes du complexe ; 4. Dépôts de l'effondrement du Proto Jenny qui a grossi de façon substantielle les coulées de débris ; 5 . Zone d'étalement des coulées de débris sur plus de 14 km dans les eaux profondes du bassin de Grenade. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles Authors R. W. Allen & al / 13.03.2018

Projection 3D du Kick'em Jenny réalisée en utilisant les données bathymétriques du Nautilus en 2013 : 1. cicatrice en fer-à-cheval entourant le cône, résultat d'un effondrement du Proto Jenny il y a 43.000 ans ; 2. Cône actif du KeJ ; 3. le Kick'em Jack, le plus grand des cônes du complexe ; 4. Dépôts de l'effondrement du Proto Jenny qui a grossi de façon substantielle les coulées de débris ; 5 . Zone d'étalement des coulées de débris sur plus de 14 km dans les eaux profondes du bassin de Grenade. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles Authors R. W. Allen & al / 13.03.2018

Les grilles bathymétriques finales produites à la suite du retraitement des ensembles de données bathymétriques existants ( 1985 - 2003 - 2013 - 2016 - 2017). Les surfaces montrées ont été lissées en utilisant un filtre de 50 m à des fins d'affichage. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles Authors R. W. Allen & al / 13.03.2018

Les grilles bathymétriques finales produites à la suite du retraitement des ensembles de données bathymétriques existants ( 1985 - 2003 - 2013 - 2016 - 2017). Les surfaces montrées ont été lissées en utilisant un filtre de 50 m à des fins d'affichage. - Doc. 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles Authors R. W. Allen & al / 13.03.2018

Le magma de Kick'em Jenny est généralement un type de basalte alcalin avec une composition minérale qui indique qu'il provient de la croûte inférieure. Sigurdsson (1973) a démontré que tous les volcans de l'arc des Antilles se trouvent au-dessus d'une zone de subduction de deux plaques lithosphériques. L'activité de ces volcans est le résultat de la dérive graduelle vers l'ouest d'une plaque et de sa poussée sous la plaque adjacente.

L'échantillonnage du cratère et des flancs lors d'un levé multifaisceaux par le navire de recherche du NOAA , Ronald H. Brown, a révélé que les produits dominants du volcan étaient des dépôts pyroclastiques et des laves en coussins de basaltes riches en amphiboles et d'andésites basaltiques.

Echantillon rocheux couvert de matériel bactérien coloré en rouge, prélevé en 2003 par le NOAA Ocean Explorer

Echantillon rocheux couvert de matériel bactérien coloré en rouge, prélevé en 2003 par le NOAA Ocean Explorer

Sources :

- AGU – "G3" - 30 Years in the Life of an Active Submarine Volcano: A Time-Lapse Bathymetry Study of the Kick-'em-Jenny Volcano, Lesser Antilles -  R. W. Allen & al / 13.03.2018

- NOAA Ocean Explorer - Geology of the Kick'em Jenny Volcano - Debby Kay, Web Coordinator NOAA Research

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