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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news
Archives Bernard Duyck / Erta Ale - un clic pour agrandir

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Après 14 ans de partages quasi quotidiens, j'ai décidé d'arrêter la publication de mes billets volcaniques.

Mille mercis à tous, à vous lecteurs réguliers ou occasionnels, à mes amis volcanophiles fournisseurs d'infos et de photos, aux équipes des observatoires volcanologiques, et à tous ceux dont j'ai consulté le site.

« Earth of Fire » restera accessible jusque fin 2023 au moins, et vous pourrez continuer de consulter les différentes rubriques grâce à la fenêtre de Recherche.

Outre les pages d'actualités, 1.150 articles illustrés de photos concernent les voyages, plus de 150 ont pour sujet L'art et les volcans ; 7 volumineux dossiers documentant les principaux thèmes resteront à disposition : Les risques volcaniques, Les Lip's / Grandes Provinces ignées, Volcans et climat, Supervolcans et mégacaldeiras, Les structures ignées intrusives, Des volcans et des hommes, Petites histoires de la volcanologie et des premiers volcanologues.

Quelques chiffres fournis par la plate-forme Overblog : plus de 5.600 articles, 2.995.000 visiteurs et 4.702.000 pages vues depuis la création du site.

 

Encore merci, et à se revoir sur les réseaux sociaux.

Volcanologiquement vôtre, Bernard

Archives Bernard Duyck / Islande - un clic pour agrandir

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After 14 years of almost daily sharing, I have decided to stop publishing my volcanic posts.

A thousand thanks to all of you, to you regular or occasional readers, to my volcanophile friends who provide information and photos, to the teams of the volcanological observatories, and to all those whose site I have consulted.

"Earth of Fire" will remain accessible until at least the end of 2023, and you will be able to continue to consult the various headings thanks to the Search window.
In addition to the news pages, 1,150 articles illustrated with photos relate to travel, more than 150 are about Art and volcanoes; 7 voluminous files documenting the main themes will remain available: Volcanic risks, The Lip's / Large Igneous Provinces, Volcanoes and climate, Supervolcanoes and megacalderas; Intrusive igneous structures, Volcanoes and men, Short stories of volcanology and the first volcanologists.

Some figures provided by the Overblog platform: more than 5,600 articles, 2,995,000 visitors and 4,702,000 page views since the site was created.

 

Thanks again and see you on social media.
Volcanologically yours, Bernard

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Readers' Words"

Leaving Auvergne, on the road back to Belgium passing between Issoire and Besse, the visit of a troglodyte fortress dug in the heart of the volcanic tuff allows a beautiful discovery: the caves of Jonas.

 

The Jonas fissural volcano, with its aligned cinder cones, and the nearby volcano, Saint-Pierre peak, have mixed pyroclasts with the lava to form a red tuff soft enough to be dug down to a depth of 5 meters.

The cliff is 500 meters long and 100 meters high; it is the result of volcanic activity that took place between -18 and -3Ma.

The fissural Jonas volcano, with its aligned cinder cones and Saint-Pierre peak - photo © J-M M. - one click to enlarge
The fissural Jonas volcano, with its aligned cinder cones and Saint-Pierre peak - photo © J-M M. - one click to enlarge

The fissural Jonas volcano, with its aligned cinder cones and Saint-Pierre peak - photo © J-M M. - one click to enlarge

Cliff and troglodyte site of Jonas - photo © J-M M. - one click to enlarge

Cliff and troglodyte site of Jonas - photo © J-M M. - one click to enlarge

The cliff was first dug in the 4th century BC by the Celts, who established a sanctuary there. The Romans took over the place, then Christian monks made an oratory there.

The caves served as a refuge during the Barbarian invasions, between 850 and 915.

At the beginning of the 12th century, the knight Anet Dalmas de Jaunac, owner of the land, had a stronghold built there, capable of resisting invaders and controlling the valley.

From generation to generation, the site will prosper to pass in 1683 to the Montal-Nozières family.

The caves were classified as Historic Monuments in 1886.

Jonas troglodyte site - banal oven - photo © J-M M. - one click to enlarge

Jonas troglodyte site - banal oven - photo © J-M M. - one click to enlarge

Troglodyte site of Jonas - In the 10th century, an oratory became a chapel, now called Saint-Laurent church. - photo © J-M M. - one click to enlarge

Troglodyte site of Jonas - In the 10th century, an oratory became a chapel, now called Saint-Laurent church. - photo © J-M M. - one click to enlarge

Jonas' frescoes are the oldest known in Auvergne. (9°-11° century) They represent the episodes of the end of Christ's life. In a cul-de-four, a Virgin in majesty with long hands and slender fingers, seated on a cathedra, holding the child in her lap - photo © J-M M. - one click to enlarge

Jonas' frescoes are the oldest known in Auvergne. (9°-11° century) They represent the episodes of the end of Christ's life. In a cul-de-four, a Virgin in majesty with long hands and slender fingers, seated on a cathedra, holding the child in her lap - photo © J-M M. - one click to enlarge

The frescoes of Jonas date from the 9th to the 11th century. They represent episodes from the end of Christ's life.

Only a few pigments were used: red ocher, yellow ochre, black and white (lime).

 

Sources:
- Sacred places – Canalblog – Saint-Pierre-Colamine – Jonas caves
- Auvergne Center France – the troglodyte site of Jonas
- Wikipedia - Caves of Jonah

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

En quittant l'Auvergne, sur la route du retour vers la Belgique en passant entre Issoire et Besse, la visite d'une forteresse troglodyte creusée au coeur du tuf volcanique permet une belle découverte : les grottes de Jonas.

 

Le volcan fissural de Jonas, avec ses cônes ds scories alignés et le pic Saint-Pierre, le volcan voisin, ont mêlé des pyroclastes à la lave pour former un tuf rouge assez tendre pour être creusé, jusqu'à une profondeur de 5 mètres.

La falaise est longue de 500 mètres et 100 mètres de hauteur ; elle est le résultat de l'activité volcanique qui eut lieu entre -18 et -3Ma.

Le volcan fissural de Jonas, avec ses cônes ds scories alignés et le pic Saint-Pierre - photo © J-M M. - un clic pour agrandir
Le volcan fissural de Jonas, avec ses cônes ds scories alignés et le pic Saint-Pierre - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le volcan fissural de Jonas, avec ses cônes ds scories alignés et le pic Saint-Pierre - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Falaise et site troglodyte de Jonas - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Falaise et site troglodyte de Jonas - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

La falaise fut d'abord creusée au 4° siècle avant notre ère par les Celtes, qui y établirent un sanctuaire. Les Romains reprirent l'endroit, puis des moines chrétiens y firent un oratoire.

Les grottes servirent de refuge au moment des invasions barbares, entre 850 et 915.

Au début du 12° siècle, le chevalier Anet Dalmas de Jaunac, propriétaire des terres, y fit construire une place forte capable de résister aux envahisseurs et de contrôler la vallée.

De génération en génération, le site prospera pour passer en 1683 à la famille Montal-Nozières.

Les grottes furent classés au titre des Monuments historiques en 1886.

Site troglodyte de Jonas - le four banal  - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Site troglodyte de Jonas - le four banal - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Site troglodyte de Jonas - Au Xème siècle, un oratoire devient une chapelle, appelée aujourd’hui église Saint-Laurent. - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Site troglodyte de Jonas - Au Xème siècle, un oratoire devient une chapelle, appelée aujourd’hui église Saint-Laurent. - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Les fresques de Jonas sont les plus anciennes connues en Auvergne. (9°-11° siècle) Elles représentent les épisodes de la fin de vie du Christ. Dans un cul-de-four, une Vierge en majesté aux mains longues et aux doigts effilés, assise sur une cathèdre, tenant l’enfant dans son giron - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Les fresques de Jonas sont les plus anciennes connues en Auvergne. (9°-11° siècle) Elles représentent les épisodes de la fin de vie du Christ. Dans un cul-de-four, une Vierge en majesté aux mains longues et aux doigts effilés, assise sur une cathèdre, tenant l’enfant dans son giron - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Les fresques de Jonas datent du 9° au 11° siècle.Elles représentent des épisodes de la fin de vie du Christ.

Seuls quelques pigments ont été utilisés : de l'ocre rouge, de l'ocre jaune, du noir et du blanc(chaux).

 

Sources :

- Lieux sacrés – Canalblog – Saint-Pierre-Colamine – Les grottes de Jonas

- Auvergne Centre France – le site troglodyte de Jonas

- Wikipedia - Grottes de Jonas

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Readers' Words"
Cantal Massif - Le Puy Mary - photos © J-M M.

Cantal Massif - Le Puy Mary - photos © J-M M.

Puy Mary consists of the remains of a cumulo-dome dated 7.2 Ma (M.Krafft), largely eroded by glaciers.

It consists of benmoreite, a viscous lava rich in phenocrysts of plagioclase, sanidine, and brown hornbland, embedded in a paste of microcrystals of sanidine, biotite and tridymite. Veins of basalt or phonolite lard it.

From the summit, at 1,783 m., the entire summit part of the Cantal massif can be discovered.

Cantal Massif - panorama of the summit in autumnal colors - photos © J-M M. - one click to enlarge

Cantal Massif - panorama of the summit in autumnal colors - photos © J-M M. - one click to enlarge

On the way back, Salers, one of the most beautiful villages in France, can be discovered along the cobbled streets.

This city, fortified during the Hundred Years War, preserves ancestral houses in dark stones, with turrets and slates, architectural characteristics of the region, which are completed by a remnant of a rampart and its belfry.

The statue of Tyssandier d'Escous, renovator of the Salers cattle breed, with a dark mahogany robe and light lyre-shaped horns, enhances part of the main square.

Salers - the door of the belfry - photos © J-M M.

Salers - the door of the belfry - photos © J-M M.

Salers - Place Tyssandier d'Escous - photos © J-M M. - one click to enlarge

Salers - Place Tyssandier d'Escous - photos © J-M M. - one click to enlarge

Salers - It is good to walk there and have a tasting on the terrace - photos © J-M M. - one click to enlarge

Salers - It is good to walk there and have a tasting on the terrace - photos © J-M M. - one click to enlarge

Sources:
- Guide to the volcanoes of Europe and the Canaries / Cantal - M. Krafft and Larouzière, ed. Delachaux & Niestle
- Salers - an architectural and historical heritage.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Massif du Cantal - Le Puy Mary  - photos © J-M M.

Massif du Cantal - Le Puy Mary - photos © J-M M.

Le puy Mary est constitué des restes d'un cumulo-dôme daté de 7,2 Ma (M.Krafft), largement érodé par les glaciers.

Il est constitué de benmoréite, une lave visqueuse riche en phénocristaux de plagioclase, de sanidine, et de hornblande brune, noyés dans une pâte à microcristaux de sanidine, de biotite et tridymite. Des filons de basalte ou de phonolite le lardent.

Du sommet, à 1.783 m., toute la partie sommitale du massif du Cantal se découvre.

Massif du Cantal - panorama du sommet aux teintes automnales - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Massif du Cantal - panorama du sommet aux teintes automnales - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Sur le chemin du retour, Salers, un des plus beaux villages de France, se laisse découvrir au gré des rues pavées.

Cette cité, fortifiée durant la Guerre de Cent Ans, conserve des maisons ancestrales en pierres sombres, avec tourelles et ardoises, caractéristiques architecturales de la région, que complètent un vestige de rempart et son beffroi.

La statue de Tyssandier d'Escous, rénovateur de la race bovine Salers, à la robe acajou foncé et aux cornes claires en forme de lyre, rehausse une partie de la grande place.

Salers - la Porte du beffroi - photos © J-M M.

Salers - la Porte du beffroi - photos © J-M M.

Salers - la place Tyssandier d'Escous - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Salers - la place Tyssandier d'Escous - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Salers - Il fait bon s'y promener et y déguster en terrasse - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Salers - Il fait bon s'y promener et y déguster en terrasse - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries / Cantal - M. Krafft et de Larouzière, éd. Delachaux & Niestlé

- Salers - un patrimoine architectural et historique.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Readers' Words"

In the heart of Cantal, the Cère valley has been deepened into umbilicus, separated by locks of hard breaches. These locks have been cut by the rivers in gorges, sometimes in waterfalls.

 

The Faillitoux waterfall, in the Thiézac region (Aurillac), crosses a flow of ankaramite (*) prism vertically. The prisms, 0.5 m in section at the base, rise to the full height of the cliff.

This flow was dated at - 9.5 +/- 0.5 Ma (K/Ar).

The waterfall is fed by the Lasmolineries stream which rises on the southern slope of the Élancèze and flows into the Cère.

Thiézac - the Faillitoux waterfall and the prism ankaramite flow - photo © J-M M. - one click to enlarge

Thiézac - the Faillitoux waterfall and the prism ankaramite flow - photo © J-M M. - one click to enlarge

Thiézac - the Faillitoux waterfall which drops 41 m. on the prism columns of ankaramite - photo © J-M M.

Thiézac - the Faillitoux waterfall which drops 41 m. on the prism columns of ankaramite - photo © J-M M.

(*) Ankaramite is a volcanic rock close to basalts and basanites. It is a dark rock (melanocratic), with a porphyritic microlithic structure. The phenocrysts include black automorphic olivines and clinopyroxenes (= augite) which can reach 2 cm in size. The matrix contains microlites of the same nature to which are added plagioclases associated with traces of titanomagnetite and biotite.

It belongs to a flow interbedded in trachyandesitic breccias and topped by trachyandesites and supracantal basalts.

The extension of the glaciers in Cantal - in orange dotted line, the extension limit of the Cantal glaciation during the Würm glacial maximum (-20,000 years). - Doc. The volcanism of Cantal / AVG

The extension of the glaciers in Cantal - in orange dotted line, the extension limit of the Cantal glaciation during the Würm glacial maximum (-20,000 years). - Doc. The volcanism of Cantal / AVG

Le Chaos de Casteltinet, on the left bank of the Cère:

The landslides of large volumes of breccias that occurred during the disappearance of a glacier 12,000 years ago, as a result of decompression phenomena on the edges of the glacial valley and water infiltration from the liberated plateaus first, forming listric faults (**) which destabilized the cliff.

The upper part of the cliff which overlooks this chaos is made up of prismatic columns corresponding to an old trachyandesitic flow which overcomes mud and debris flows (piling of lahars with carbonized wood) interstratified with lava flows, themselves overcoming sandstone formations.

The breach, thus detached, takes on the phantasmagorical shapes of needles, of pyramids. The "lion's door" is an arch made of these debris and which evokes this animal.

(**) : A listric fault is a normal fault of great spatial extension which is concave at depth, involving a deep shear level.

Le Chaos de Casteltinet - the "lion's door" - photo © J-M M. - one click to enlarge

Le Chaos de Casteltinet - the "lion's door" - photo © J-M M. - one click to enlarge

Le Chaos de Casteltinet - the "lion's door" - photo © J-M M.

Le Chaos de Casteltinet - the "lion's door" - photo © J-M M.

A quick look at the passage to Puy Griou.

It is a phonolite dome located in the center of the remains of the Cantal stratovolcano. It would have been in place 6 Ma ago, after the paroxysmal eruptive phases of Cantal (between 8.5 and 6.5 Ma).

The dome was remodeled under the action of freezing and thawing which cut it into slates piled up in a scree sleeve.

Puy Griou - photos © J-M M. - one click to enlarge
Puy Griou - photos © J-M M. - one click to enlarge

Puy Griou - photos © J-M M. - one click to enlarge

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Au coeur du Cantal, la vallée de la Cère a été surcreusée en ombilics, séparés par des verrous de brèches dures. Ces verrous ont été entaillés par la rivières en gorges, parfois en cascades.

 

La cascade de Faillitoux, dans la région de Thiézac (Aurillac), franchit une coulée d’ankaramite (*) prismée verticalement. Les prismes, de 0,5 m de section à la base, s'élèvent sur toute la hauteur de la falaise.

Cette coulée a été datée à - 9,5 +/- 0,5 Ma (K/Ar).

La cascade est alimentée par le ruisseau de Lasmolineries qui prend sa source sur le versant sud de l'Élancèze et se jette dans la Cère.

Thiézac - la cascade de Faillitoux et la coulée d'ankaramite prismée - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Thiézac - la cascade de Faillitoux et la coulée d'ankaramite prismée - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Thiézac - la cascade de Faillitoux qui chute de 41 m. sur les colonnes prismées d'ankaramite - photo © J-M M.

Thiézac - la cascade de Faillitoux qui chute de 41 m. sur les colonnes prismées d'ankaramite - photo © J-M M.

(*) L’ankaramite est une roche volcanique voisine des basaltes et des basanites. Il s'agit d'une roche sombre (mélanocrate), de structure microlitique porphyrique. Les phénocristaux comprennent des olivines et des clinopyroxènes automorphes noirs (= augite) dont la taille peut atteindre 2 cm. La matrice contient des microlites de même nature auxquels s’adjoignent des plagioclases associés à des traces de titanomagnétite et de biotite. 

Elle appartient à une coulée intercalée dans les brèches trachyandésitiques et surmontée par les trachyandésites et les basaltes supracantaliens.

L'extension des glaciers dans le Cantal - en pointillé orange, la limite d’extension de la glaciation du Cantal lors du maximum glaciaire du Würm (-20.000 ans). - Doc. Le volcanisme du Cantal / AVG

L'extension des glaciers dans le Cantal - en pointillé orange, la limite d’extension de la glaciation du Cantal lors du maximum glaciaire du Würm (-20.000 ans). - Doc. Le volcanisme du Cantal / AVG

Le Chaos de Casteltinet, en rive gauche de la Cère  : 

Les éboulements de gros volumes de brèches qui se sont produits lors de la disparition d'un glacier il y a 12.000 ans, par suite de phénomènes de décompression sur les bords de la vallée glaciaire et d'infiltration d'eau à partir des plateaux libérés en premier, formant des failles listriques (**) qui ont déstabilisé la falaise.

La partie haute de la falaise qui surplombe ce chaos est constituée de colonnes prismatiques correspondant à une ancienne coulée trachy-andésitique qui surmonte des coulées de boue et de débris (empilement de lahars avec bois carbonisé) interstratifiés avec des coulées de laves, elles-mêmes surmontant des formations cendro-ponceuses.

La brèche, ainsi décollée, prend des formes fantasmagoriques d'aiguilles, de pyramides. La " porte du lion " est une arche constituée de ces débris et qui évoque cet animal.

(**) : Une faille listrique est une faille normale de grande extension spatiale qui est concave en profondeur, impliquant un niveau de cisaillement profond. 

Le Chaos de Casteltinet - la "porte du lion"  - photos © J-M M. - un clic pour agrandir
Le Chaos de Casteltinet - la "porte du lion"  - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Le Chaos de Casteltinet - la "porte du lion" - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Petit coup d'oeil au passage au Puy Griou

C'est un dôme de phonolite situé au centre des vestiges du stratovolcan cantalien. Il se serait mis en place il y a 6 Ma, après les phases éruptives paroxystiques du Cantal (entre 8,5 et 6,5 Ma).

Le dôme a été remodelé sous l'action du gel et du dégel qui l'a débité en lauzes entassées en un manchon d'éboulis.

Le puy Griou - photos © J-M M. - un clic pour agrandir
Le puy Griou - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

Le puy Griou - photos © J-M M. - un clic pour agrandir

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Publié le par Bernard Duyck
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The three necks aligned - from left to right: Bredons and its church, Bonnevie, and Chastel-sur-Murat. - photo © J-M M. - one click to enlarge

The three necks aligned - from left to right: Bredons and its church, Bonnevie, and Chastel-sur-Murat. - photo © J-M M. - one click to enlarge

Murat is a very old city, cited in the texts of the evangelization of Auvergne from 270.

Human traces have been discovered on the rock of Chastel-sur-Murat, dating from the Middle Neolithic.

In the Celtic language, Murat could mean "steep rock ".

In the Middle Ages, the fortified town nestled under the rock of Bonnevie, the summit of which was occupied by a castle, demolished by Richelieu in 1633.

Sheltered by its walls, this city was very active: fairs and markets, crafts, liberal professions, inns, etc... During its rich historical past, Murat was fortified on many occasions: there are no less of three successive enclosures.

In 1944, the city was one of the highest places of the Cantal Resistance. Today, this small industrial center is a highlight of Cantal tourism.

To see the old houses of the XVIIth century, with arcades in handle of basket on column, nicely covered with lauzes and typical of the constructions of the city.

Murat - its volcanic stone houses and slate roofs lean against the neck of Bonnevie with its prismatic summit - photo © J-M M. - one click to enlarge

Murat - its volcanic stone houses and slate roofs lean against the neck of Bonnevie with its prismatic summit - photo © J-M M. - one click to enlarge

The city is framed by three basaltic peaks:
- the rock of Bonnevie, in the North, carries a virgin. The basalt organs are the finest in Europe,
- the rock of Bredons, to the south-east, whose 11th and 12th century church was built with very beautiful freestone,
- the rock of Chastel, in the North-West.

These rocks, born from the lava, have been transformed into necks thanks to erosion.

Murat - Bonnevie's neck - photo © J-M M. - one click to enlarge
Murat - Bonnevie's neck - photo © J-M M. - one click to enlarge

Murat - Bonnevie's neck - photo © J-M M. - one click to enlarge

The 3 necks, composed of basanite, line up on the same eruptive fissure.

These three bare necks correspond to fillings of diatremes, as shown by the breccia sheaths surrounding their base. They are therefore the result of explosive phreatomagmatic volcanism which pulverized the basement and led to the formation of maars, which were then filled with magma. (Geological output – G.Godard / in source)

Murat - Neck de Bredons - prismation in sheaves under the summit - photo © J-M M. - one click to enlarge
Murat - Neck de Bredons - prismation in sheaves under the summit - photo © J-M M. - one click to enlarge

Murat - Neck de Bredons - prismation in sheaves under the summit - photo © J-M M. - one click to enlarge

The Neck of Bredons carries the priory church of Saint-Pierre and Saint-Paul de Bredons (built in the 11th century then fortified in the 14th-15th centuries).

It has prismations arranged in sheaves clearly visible from the side of the road, oriented horizontally just above it, then almost vertically below the summit.

Chastel-sur-Murat - the finely prism neck - photo © J-M M. - one click to enlarge

Chastel-sur-Murat - the finely prism neck - photo © J-M M. - one click to enlarge

Chastel-sur-Murat - scree at the foot of the neck - photo © J-M M. - one click to enlarge

Chastel-sur-Murat - scree at the foot of the neck - photo © J-M M. - one click to enlarge

Chastel-sur-Murat - Saint Antoine Chapel (12th and 16th centuries) - photo © J-M M. - one click to enlarge

Chastel-sur-Murat - Saint Antoine Chapel (12th and 16th centuries) - photo © J-M M. - one click to enlarge

The necks of Bredons, Bonnevie and Chastel-sur-Murat are chronologically linked to the eruptions of the supracantalian planezes.

The Bredons nepheline basanite, highly deficient in silica, is - 4.3 +/- 0.1 Ma old (K/Ar dating). It is one of the most recent in Cantal.

 

Source :

Geological outing in Cantal 24 - 25 and 26 May 2015, under the direction of Gaston Godard, Lecturer at Paris-Diderot University

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Les trois necks alignés - de gauche à droite : Bredons et son église, Bonnevie, et Chastel-sur-Murat.- photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Les trois necks alignés - de gauche à droite : Bredons et son église, Bonnevie, et Chastel-sur-Murat.- photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Murat est une ville très ancienne, citée dans les textes de l'évangélisation de l'Auvergne dès 270.

Des traces humaines ont été découverte au rocher de Chastel-sur-Murat, datant du néolithique moyen.

En Celtes, Murat pourrait signifier " Roc escarpé ".

Au Moyen-âge, la ville fortifiée se blottit sous le rocher de Bonnevie, dont le sommet est occupé par un château, démoli par Richelieu en 1633.

A l'abri de ses murailles, cette cité était des plus actives: foires et marchés, artisanat, professions libérales, auberges, etc... Au cours de son riche passé historique, Murat a été fortifiée à maintes reprises: on compte pas moins de trois enceintes successives.

En 1944, la ville a été l'un des plus hauts lieux de la Résistance cantalienne. Aujourd'hui, ce petit centre industriel est un point fort du tourisme cantalien. 

A voir les vieilles maisons du XVIIème siècle, à arcades en anse de panier sur colonne, joliment couvertes de lauzes et typiques des constructions de la ville.

Murat - ses maisons en pierres volcaniques, et toits en lauzes sont adossées au neck de Bonnevie au sommet prismé - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Murat - ses maisons en pierres volcaniques, et toits en lauzes sont adossées au neck de Bonnevie au sommet prismé - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

La ville est encadrée par trois pitons basaltiques :
- le rocher de Bonnevie, au Nord, porte une vierge. Les orgues basaltiques sont les plus fines d'Europe,
- le rocher de Bredons, au Sud-est, dont l'église des XIème et XIIème siècles a été construite avec de très belles pierres de taille,
- le rocher de Chastel, au Nord-Ouest.

Ces rochers, nés de la lave, se sont transformés en necks grâce à l'érosion.

Murat - le neck de Bonnevie - photo © J-M M. - un clic pour agrandir
Murat - le neck de Bonnevie - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Murat - le neck de Bonnevie - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Les 3 necks composés de basanite s’alignent sur la même fissure éruptive.

Ces trois necks déchaussés correspondent à des remplissages de diatrèmes, comme le montrent les gaines de brèches entourant leur base. Ils résultent donc d’un volcanisme phréatomagmatique explosif qui a pulvérisé le socle et entraîné la formation de maars, qui se sont ensuite remplis de magma. (Sortie géologique – G.Godard / en source)

Murat - Neck de Bredons - prismation en gerbes sous le sommet  - photo © J-M M. - un clic pour agrandir
Murat - Neck de Bredons - prismation en gerbes sous le sommet  - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Murat - Neck de Bredons - prismation en gerbes sous le sommet - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le Neck de Bredons porte l’église prieurale de Saint-Pierre et Saint-Paul de Bredons (construite au XIème siècle puis fortifiée aux XIV-XVèmes siècles).

Il présente des prismations disposées en gerbes bien visibles du bord de la route, orientées horizontalement juste au-dessus d’elle, puis presque verticalement au dessous du sommet.

Chastel-sur-Murat - le neck finement prismé - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Chastel-sur-Murat - le neck finement prismé - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Chastel-sur-Murat - éboulis au pied du neck  - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Chastel-sur-Murat - éboulis au pied du neck - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Chastel-sur-Murat - Chapelle Saint Antoine (XIIe et XVIe s. ) - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

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Les necks de Bredons, de Bonnevie et de Chastel-surMurat se rattachent chronologiquement aux éruptions des planèzes supracantaliennes.

La basanite à néphéline de Bredons, fortement déficitaire en silice, est âgée de - 4,3 +/- 0,1 Ma (datation au K/Ar). Il s’agit d’une des plus récentes du Cantal.

 

Source :

Sortie géologique dans le Cantal 24 - 25 et 26 mai 2015, sous la direction de Gaston Godard, Maître de Conférences à l’Université Paris-Diderot

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Readers' Words"

In the heart of the Massif Central, the volcanic massif of Cantal is the largest of the French stratovolcanoes, and one of the most important in Europe: with an area of ​​nearly 2,500 km², it has the shape of a low cone , 60 km. N-S for 70 km. E-O, at its base.

Its current maximum altitude at Plomb du Cantal culminates at 1,855 m. Projections allocate to the Cantal volcano an altitude of more than 3,000 meters before its major collapses.

It still has many spaces above 1,000 m. altitude, which gives it a strong mountain character.

Simplified geological section of the Cantal stratovolcano - Doc. Geological excursion in Cantal - AVG - one click to enlarge

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The Cantal volcanic massif - Simplified geological map / BRGM- 1- Supracantal basalts 2- Phonolites 3- Debris flow deposits 4- Debris avalanche deposits 5- Hercynian basement 6- Trachyandesitic complex and post-avalanche trachyandesites 7- Basalts infracantaliens 8- oligo-miocene sediments

The Cantal volcanic massif - Simplified geological map / BRGM- 1- Supracantal basalts 2- Phonolites 3- Debris flow deposits 4- Debris avalanche deposits 5- Hercynian basement 6- Trachyandesitic complex and post-avalanche trachyandesites 7- Basalts infracantaliens 8- oligo-miocene sediments

The history of Cantal extends from the Miocene to the Pliocene, between -11 Ma and -3 Ma.

Over 8 million years, the eruptive activity has alternated effusive and explosive phases; eruptive materials – basaltic flows, explosion and collapse breccias, Strombolian projections and domes – piled up to form the Cantal massif, which was reshaped by glacial erosion in the Quaternary.

Saint-Flour - Infracantal basalt flow, in the lower town - - photo © J-M M. - click to enlarge

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The town of Saint-Flour is built on a basaltic flow set up 8.8 Ma ago, prior to the construction of the Cantal stratovolcano itself (infracantal basalts) and therefore to the flows that covered the planèze of Saint-Flour ( supracantal basalts).

The Saint-Flour basaltic flow consists of an olivine basalt, rich in feldspars.

Saint-Flour - Infracantal basalt flow, in the lower town - photo © J-M M. - one click to enlarge

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Saint-Flour - olivine basalt - photo © J-M M.

Saint-Flour - olivine basalt - photo © J-M M.

A single basaltic flow in 2 large parts, differentiated by cooling according to 2 geothermal gradients. which perpendicular to the surfaces of the flow and directed towards the heart of the flow…

The basaltic organs show a colonnade of fairly regular large prisms, surmounted by a very thick entablature of small confused prisms.

(Geological excursion in Cantal, by Gaston Godard.)

Saint-Flour - Infracantal basalt flow, in the lower town - photo © J-M M. - click to enlarge

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Coltines is located on the Planèze de Saint Flour, a basaltic plateau with a slight slope and approximately triangular in shape, bounded by the valleys of Lagnon, Alagnon and Epi(e).

The Planèze de Saint-Flour is made up of a supra-cantalian basalt rich in olivine.

The planèzes of Cantal - Doc. CPIE of Haute-Auvergne

The planèzes of Cantal - Doc. CPIE of Haute-Auvergne

Coltines – The Planèze de Saint-Flour - a supracantalian basaltic plateau - photos © J-M M. - one click to enlarge
Coltines – The Planèze de Saint-Flour - a supracantalian basaltic plateau - photos © J-M M. - one click to enlarge

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Sources:
- Guide to the volcanoes of Europe and the Canaries / Cantal - M. Krafft and Larouzière, ed. Delachaux & Niestle
- Debris avalanche deposits in Cantal (France): witnesses
of the construction of the largest European stratovolcano of Miocene age - by Nehlig Pierre, Dardon Arnaud, Fréour Gwenael, Huguet David, Leyrit Hervé. In: Geomorphology: relief, process, environment. April-June, vol. 7, no.2. p.p. 107119.
- The volcanism of Cantal / BRGM
- Geological outing in Cantal 24 - 25 and 26 May 2015, under the direction of Gaston GODARD, Lecturer at the University of Paris-Diderot
- Geological excursion in Cantal, by Gaston Godard.

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