Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
S'élevant au dessus de falaises brisées, détachés des parois à pic, des piliers de sel stratifiés, des flèches, des aiguilles coiffées de couvercles de gypse peu soluble et protecteur, dressent leurs formes tourmentées à une trentaine de mètres de hauteur.


Les "cheminées de fées" surplombent des bancs de sel pris entre des strates de limon pourpre ... endroit magique à découvrir avant que la folie meurtrière des hommes ou le cours de l'histoire ne viennent une nouvelle fois interdire l'accès déjà bien incertain à ce site extraordinaire !

                                                                                                                                                                                                                       
L'argile brun-rouge provient des boues véhiculées par les torrents annuels descendus des montagnes proches, à la saison des pluies.






Des grottes karstiques creusent les falaises et se transforment, à la saison des pluies, en résurgences pourpres.



Le plafond est un peu bas, n'est-ce pas, Jean-Michel ?

... et le guide, assis à l'afar, se marre tranquillement !










Le soir, quand la lumière se fait plus douce, elle illumine le sol de pourpres flamboiements.
Mais ce sol apparemment sûr, peut se transformer en vase collante ou en saumures traitresses,



ou génèrer des structures pavimenteuses aux teintes irréelles.






Haroun Tazieff nous raconte cette zone dans son style propre :  "Ce relief  est dû à une intumescence du sol produite par la remontée d'une masse relativement légère de sels de potassium au travers des couches plus denses de sel ordinaire. Sous la poussée de la potasse, la surface horizontale de la plaine s'est enflée en un large dôme surbaissé, coupole de quelques dizaines de mètres de haut pour quelques kilomètres de diamètre. L'érosion s'y est évidemment attaquée, la disséquant d'une façon exceptionnellement spectaculaire, y créant une étrange cité de ruines, de tours, de maisons fantômes aux multiples étages, rues de chimériques décombres, fantasmagoriques boulevards bordés d'édifices détruits, statues de sel ...Ville morte et grise, entrelacs de canyons séparés par d'étroits éperons ... etc."










A lire, pour ceux qui y sont allé et qui veulent retrouver l'atmosphère et le style de l'auteur :

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog