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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

tatouage-tradit.-tah.-tour-jpg                          Scéance de tatouage traditionnel - photo Tahiti Tourisme.

 La douceur de vivre dans les îles de La société est liée aux clichés  véhiculés et sublimés par les premiers visiteurs : colliers de fleurs, vahinés, paréo colorés, tatouages, danses rythmées, sont autant de clefs pour le rêve.

Tiare-Apetahi---endemique-de-Raiatea---tahiti-touris-jpgTiare apetahi - endémique de Raiatea - la macération des fleurs des diverses espèces de tiaré dans l'huile de coco donne le célèbre monoï .

Outre leur accueil légendaire et les fabuleux paysages polynésiens, on y trouve d’autres richesses : un artisanat florissant est lié à la notion de sacré. Les sculpteurs façonnent le bois, le corail, la pierre, l’os et l’ivoire pour livrer des tiki (des statues), des bijoux, des penu (pilons), des casse-têtes …

 

Tahuata-artisanat---tah.tour-jpg                                 Tahuata - artisanat polynésien - photo Tahiti Tourisme.

 

Tahitian-pearls.jpg                     Perles noires de Tahiti - diversité de nuances et formes offertes par la nature

 Une autre merveille est naturelle et recherchée depuis des millénaires : la perle de Tahiti. Le mystère de leur origine fit découverte en 1761. Linné expérimenta le production de sécrétions perlières en introduisant un corps étrangers dans une huître. Mais ce sont les japonais qui initièrent au début des années 1990 la production de perles de culture.

huitre_tahiti.gifLes perles noires de Tahiti sont issues de sécrétions de nacre par une espèce particulière d’huître, appelée Pinctada margaritifera, cultivées dans les lagons polynésiens.

Pinctada margaritiera - l'huitre perlière de Tahiti - Photo "Les larmes des dieux" / Perles TV.

Elle mesure entre 25 et 35 cm., et peut peser jusqu’à 5 kg. Même quand elle ne contient pas de perles, leur nacre polie et lustrée leur confère une grande valeur. La couleur des « perles noires » est en réalité diverse, allant du gris anthracite au gris pâle, du vert d’eau au vert bronze à reflets dorés, du " plume de paon ", dite aussi " peacock ",  à aubergine, du brun au cuivre.

Mais ce côté " bling-bling " ne doit pas faire oublier que ces îles sont soumises aux aléas naturels du climat, qui peuvent par moment s’avérer très destructeurs.

 

Plage.sable.noir.Tahiti---Vilallonga.JPG                 Plage tahitienne de sable noir volcanique sous un grain naissant - photo vilallonga.

Du fait de la dispersion spatiale des îles polynésiennes, on ne peut résumer le climat à une seule zone climatique : le nord des Marquises connaîtra un climat tropical aride, alors que le sud des Australes est soumis à un régime climatique des moyennes latitudes.

On distingue cependant deux grandes saisons : l’été austral de novembre à avril, saison chaude et humide, et l’hiver austral, saison plus fraîche et moins humide.

Rose-des-vents-des-iles-de-la-Societe---Bishop-museum.jpgRose des vents des îles de La Société - Doc. Bishop Museum.

 Le régime des vents est dominé en toute saison par les alizés (vents d’est). En période chaude, les perturbations peuvent évoluer en dépression tropicale, parfois vigoureuse, atteignant la qualification de cyclone.

Les Australes, le sud des Tuamotu et les Gambiers sont marqués par des perturbations d’ouest, accompagnées de vents forts, liés aux dépressions subtropicales. Celles-ci sont parfois suivies de perturbations engendrées par l’anticyclone des Kermadec, faisant naître le " mara’amu " : ce type de temps est caractérisé par des vents force 6 à 7, provoquant une mer courte et hachée, rendant les passes dangereuses à franchir.

Tous les archipels sont soumis au risque cyclonique, à l'exception des Marquises. Le dernier cyclone OLI a frappé l'île de Tubuai en 2010.

 

Cyclone-Oli-03.02.2010---dir-australes--nasa.jpgLe cyclone OLI passant entre les îles australes et celles de la Société, le 03.02.2010 - photo Nasa Earth Observatory.

 

img-5-small487.jpgZones frappées par les cyclones - la couleur est fonction de l'occurence des cyclones, de 3 à 4,8 / an - doc. Australian severe weather / Typhoon warning center

 

Elles vivent aussi sous la menace de tsunami, généré par des séismes. Le séisme du 22 mai 1960 au large des côtes chiliennes a entrainé des vagues aux Marquises de 7 à 10 mètres, elles ont été plus limitées dans les autres archipels. Ainsi le centre ville de Papeete aurait été inondé par une vague d'environ un mètre. Un dispositif d'alerte ad hoc est en place sur chaque île.

 

Sources:

- Polynésie passion

- Tahiti Tourisme

- Nasa Earth Observatory

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