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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Une curiosité ethnologique : les pyramides de Güimar.

Six structures pyramidales, à marches, d'âge non déterminé avec exactitude, de fonction et d'origine inconnues ...

galeria2_3.jpg                           Pyramides de Güimar - photo B.Werner

Des archéologues ont longtemps pensé qu'elles avaient été baties par des agriculteurs; ils auraient entassé ces pierres génantes, trouvées en traçant leurs sillons, à la lisière de leurs champs ... c'est pratique courante dans les îles Canaries.
Un acte de vente datant de 1854 n'en fait pas mention; elles apparaissent par contre sur un acte de division de 1881 ... il est donc probable qu'elle furent construite entre ces dates, et seraient contemporaines d'une mise en exploitation de ces terres pour l'élevage de la cochenille teinturière, en expansion à ces dates.
Il n'en reste que six sur les neuf que comptait Ténérife, les pierres ayant servi à construire d'autres édifices.

En 1991, Thor Heyerdahl, antropologue, amateur d'archéologie et de mythologie, étudia ces pyramides : il remarqua que les pierres situées aux angles portaient des marques faites par l'homme, que le sol avait été surélevé avant leur construction, qu'elles ne provenaient pas des champs environnants mais étaient d'origine volcanique... donc une disposition qui ne doit rien au hasard !

Guimar_BW_5--Berthold-Werner.JPG                         Le site de Güimar - photo Berthold Werner.

Ces pyramides ont de plus une orientation déterminée par les astres; elles possèdent des escaliers permettant d'accéder à une terrasse sommitale, et d'observer ainsi le lever du soleil au solstice d'hiver. Le 21 juin, au solstice d'été, on peut y observer le "double coucher de soleil" : le soleil se couche dans l'alignement des pyramides derrière une crête, la "Caldera de Pedro Gil" et réapparait ensuite à travers une ouverture rocheuse.
Mais par qui ont-elles été construites, quand et pourquoi ? Cela reste un mystère, qu'Heyerdahl a voulu lier aux pyramides Maya et à une traversée pré-Colombienne de l'atlantique.

L'endémisme sur les îles Canaries :


Cette appartenance d'un taxon végétal ou animal à une région bien précise, discutée dans l'article général sur la Macaronésie, trouve sur les Canaries quelques exemples particuliers.

Outre une laurisylve peu étendue, on y rencontre le remarquable dragonnier des Canaries.
800px-Drago_z05---Zyance-W.jpgCette plante arborescente à l'allure d'un grand parasol est une monocotylédone de la famille des Dracaenaceae : Dracaena draco.
Cet espèce a une exceptionnelle longévité :  à Orotava, sur Ténérife, un dragonnier détruit par un ouragan a été daté à près de 5.000 ans; de nos jours, les plus vieux exemplaires sont estimés à 600 ans.
Son port de palmier avec un feuillage dense reposant sur plusieurs troncs est particulier; de même, la résine, qui s'écoule de ses blessures et qui prend en séchant une couleur rouge, lui a valu le nom de "sang dragon". On lui attribuait des vertus magiques  et thérapeutiques; les anciens romains utilisaient sa résine comme colorant utilisés par les gladiateurs avant les combats. Le commerce de ce genre de colorant est prouvé par la découverte au Maroc de dessins rupestres réalisés avec de la résine de dragonnier.

 

528px-Dracaena draco                        Dracaena draco - Tenerife - photo R.Stosskopf
                  Le détail ci-dessus : photo Zyance.

Autre endémique : la Vipérine rouge, "El Tajinaste roja".

Buglosse-de-Tenerife---Tajinaste_rojo---Edub.jpg         Echium wildpretii - Vipérine rouge - flancs du Teide, caldeira Las Canadas - Edub/Wikipedia

Cette boraginacée est une vivace bisannuelle; présente la première année sous forme d'une rosette feuillue dense, l'inflorescence se développe ensuite pour donner cette colonne de fleurs corail pouvant atteindre de 1 à 3 mètres . Une sous-espèce, trichosyphon, est elle endémique de l'île de La Palma, et ses fleurs possède une corolle bleue.
En collaboration avec les abeilles, elle donne un miel clair et doux (AOC aux Canaries).
Une autre exclusive du volcan : la violette du Teide.

800px-Teidefink.jpg                                          Pinson bleu des Canaries - Fringilla teydea . - Bartkauz.

Le pinson bleu est une espèce de fringille endémique aux Canaries.
Deux sous-espèces s'y retrouvent : teydea vit à Ténérife et polatzeki à Gran Canaria.

Un lézard endémique à Ténérife et La Palma, relativement commun est devenu, de par son régime frugivore, une véritable nuisance pour les vergers. Il peut atteindre 40 cm., queue comprise et se repère facilement, grâce à ses ouïes de couleur bleue; son nom : Gallotia galloti.

Gallotia-galloti---lezard-endem.---Aplochromis.jpg
                    Lézard de Ténérife - Wikipedia - Monsieur est plus coloré que Madame.

D'autres endémiques sur "Vida de sol en Tenerife"

Sources :
- le site officiel des pyramides de Güimar
- Parc national des Canaries - lien
- Los lagartos gigantes de la islas canarias - lien
- Vida de sol en Tenerife.


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