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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé à 3000 mètres d’altitude, une colline connue en nahuatl sous le nom d’Itzépetlitzetl pour obsidienne, et tepetl pour colline - , et en espagnol comme le Cerro de las Navajas, abrite une mine reconnue pour ses veines d’obsidienne de plusieurs couleurs : noir, vert jade et rougeâtre.


L’archéologie réfère cet endroit comme le principal centre d’approvisionnement en obsidienne de Teotihuacan. De nombreux vestiges toltèques et aztèques y ont été retrouvés : pointes de flèches, couteaux, haches de guerre, divers ustensiles de décoration et préparation d’aliments.

 

Late-Classic-obsidian-spearheads-from-the-Maya-city-of-Pale.jpg

Pointes de lances en obsidienne, retrouvées à Palenque / Musée des Amériques Madrid - photo Simon Burchell.

 

L’obsidienne était connue à l’époque pré-hispanique comme " la pierre des dieux " … ce qui a inspiré la légende :

Une femme nommée Xochitzol, fleur de soleil, était amoureuse d’un guerrier. Son père, un prêtre, n’approuvant pas ce mariage, envoya le guerrier à la guerre. Avant de se séparer, les amoureux se rendirent sur la colline et y scellèrent un pacte d’amour. Xochitzol déclara : "je ne me marierai pas avant ton retour ".

Le temps passa et le guerrier ne revint pas. Xochitzol gravit de nouveau la colline, pour y pleurer sans arrêt. Un dieu lui demanda la raison de ses pleurs, et comment il pouvait la consoler … Xochitzol implora : " que mes larmes deviennent un phare lumineux pour guider le retour de mon bien-aimé ". Les dieux changèrent alors ses larmes en obsidienne.

A ce jour, l’amoureux n’est pas revenu et elle pleure toujours … ses pleurs sont devenus le murmure du vent, et il y a toujours de l’obsidienne pour tous.

 

Origine des gisements d’obsdienne :

Un seule région volcanique peut inclure diverses coulées d’obsidienne, chacune caractérisée par des propriétés optiques et chimique propres et différentes.

La Sierra de Pachuca, au sud de Huasca de Ocampo, possède de l’obsidienne verte, grise et brune.

Ce centre volcanique rhyolitique est situé au nord du TMVB - Trans Mexican Volcanic Belt ; ses dépôts couvrent environ 250 km², consistant principalement en coulée de lave rhyolitique et coulées pyroclastiques, et de nombreux cinder cones et leurs coulées.

 

Sierra-de-Pachuca---Parque-Nacional-El-Chico---Eneas-De-Tro.jpg                                Mexique - La Sierra de Pachuca - photo Eneas de Troya

 

SierradePachucageologicmap-modi-edfromPonomarenko-2004.El.jpgCarte géologique de la Sierra de Pachuca  / d'après Ponomarenko 2004 - les éllipses en pointillés indiquent les zones d'extraction minière pré-hispaniques importantes. / in travail de Denisse Argote-Espino, références en sources.


La Sierra de Pachuca possède quatre complexes éruptifs, chacun composé d’une ou plusieurs coulées de lave, recouvrant une même chambre magmatique. Dans tous les cas, l’obsidienne a pris place en bandes continues au sein d’une large coulée.

La première coulée porteuse d’obsidienne est la coulée Guajalote, au sud-ouest, suivie par l’obsidienne verte de Las Minas dans des coulées en direction de l’ouest et du sud.

L’effondrement du flanc nord du volcan a causé ensuite une avalanche de débris importante, et causé des éruptions explosives ; on observe ces dépôts, datés de 2 Ma. environ,  près de Tulancingo, couvrant une ancienne coulée pyroclastique, qui recouvre à son tour des basaltes qui ont donné les orgues de San Miguel Regla.

La coulée post-avalanche Ixatla a rempli pour part l’amphithéatre d’effondrement, et est associée à de l’obsidienne grise.

Finalement, le complexe de rhyolite et obsidienne El Horcon  a recouvert la cicatrice d’effondrement, débordé et formé les pics majeurs de la Sierra de Pachuca. Les flancs nord et est de la Sierre Las Navajas ont été recouvert eux aussi par les coulées El Horcon.

 

Obsidienne-las-Navajas---trotamexico.jpg                                Eclats d'obsidienne de Las Navajas - photo Trotademexico


L’obsidienne de cette région se présente sous deux formes : soit partie intégrante de la coulée de lave, soit en blocs charriés en contrebas par une avalanche. L’obtention de l’obsidienne se fait le plus souvent par de profonds puits de mines, et des tunnels multibranches horizontaux pénétrants les couches en sub-surface.

 

itzepetl---tulancingoculturalarqueologialasnavajas.jpg                        Dans la mine : filons d'obsidienne - photo Tulancingocultural

 

Sources :

- Obsidian Subsource Identification in the Sierra de Pachuca and Otumba Volcanic Regions, Central Mexico, by ICP-MS andDBSCAN Statistical Analysis/ Denisse Argote-Espino & al. / UNAM - link

- Tulancigocultural -  Los vestigios arqueológicos del Cerro de las Navajas, rica mina de obsidiana - link 

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fred 29/09/2013 07:39


Je suis tombé sur cette info, d'une nouvelle activité "gazeuse" dans le secteur de Rome


http://www.centrometeoitaliano.it/vulcanetto-in-Azione-a-largo-della-Costa-Laziale-video-1717/


:) au plaisir de lire votre avis.

Bernard Duyck 03/10/2013 09:42



Je n'ai pas suffisamment de renseignements clairs en ce moment.


voir http://www.centrometeoitaliano.it/vulcanetti-fiumicino-risultati-dei-campionamenti-2011/



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