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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

A proximité de la frontière entre le Chili et la Bolivie, le volcan Isluga se situe à l'ouest d'une chaîne qui comprend le volcan érodé Saxani et le Tata Sabaya en Bolivie.

 

Dossier-26-6344-copie--Isluga.jpg                    Le village de Cariquima, au pieds du volcan Isluga - © Jean-Michel Mestdagh

 

Chaine-de-l-Isluga-Nasa-space-shuttle-2004-copie.jpg

La chaîne de volcans située à la frontière Chlio-Bolivienne, de l'Isluga au Saxani ; à l'ouest de ce dernier, le Tata Sabaya, marqué par son ombre importante, est responsable de l'avalanche de débris ponctuant le sol blanc du salar de Coipasa. - d'après une image NASA Space Shuttle image ISS009-E-6849, 2004

 

 

Le stratovolcan Isluga, haut de 5.550 m., est coiffé d'un cratère bien préservé de 400 m. de large, logé à l'ouest de la région sommitale couverte de neiges éternelles. Des coulées de lave, d'âge post-glaciaire, présentent un front proéminent sur les bas-flancs ouest du volcan. L'une d'entre elles a détruit plusieurs villes en 1878. Plusieurs éruptions ont été signalées au 19° et 20° siècles.

 

Dossier-26-6606-copie---Surire-JMM.jpg

               Salar de Surire -Salar, lac alpin et plaine de haute altitude - © Jean-Michel Mestdagh


Proche de la ville côtière d'Arica, le salar de Surire est très différent de l'Atacama : plus sauvage, moins fréquenté, aux couleurs passant du bleu au vert jade, et doté d'un écosystème de haute altitude et d'une faune abondante. Il doit son nom au nandou de Darwin, un cousin américain des autruches, appelé "suri" en dialecte aymara.

 

Dossier-26-6510-copie.jpg        Salar de Surire : suri ou nandou de Darwin - Pterocnemia pennata - © Jean-Michel Mestdagh

 

 

Dossier-26-6684-copie-Surire.jpg                Salar de Surire : Mine de Borax / sel - © Jean-Michel Mestdagh


Sur la rive nord du lac, les chiliens exploitent une mine de sel, dont ils extraient du borax ; cette substance est utilisée dans divers domaines: de la cosmétique à la fabrication d'engrais et de pesticides, de la porcelaine à l'industrie verrière en passant par les composants électroniques.

Les températures hivernales y oscillent entre moins 15°C la nuit et 5°C le jour.

 

Dossier-26-6576-copie---Surire---JMM.jpg                      Salar de Surire - concrétions colorées - © Jean-Michel Mestdagh 

 

La réserve nationale de Las Vicunas s'étend sur 131 hectares, à une altitude comprise entre 4.300 et 5.800 mètres; l'amplitude des températures y est grande entre le jour et la nuit, et selon la saison - de +15°C à -15°C - avec un temps sec, ponctué toutefois de pluies printanières et de neiges hivernales.

 

Dossier-26-6715-copie---Las-vicunas.jpg   Las Vicunas R.N. - De paisibles vigognes broutent une végétation rase - © Jean-Michel Mestdagh


Outre les vigognes sauvages qui lui ont donné le nom, on y retrouve de nombreux lamas; ce biotope a été occupé depuis toujours, comme en témoignent des vestiges de civilisations pré-Colombiennes, tels que des autels aymara.

Divers villages aymara subsistent toujours dans cette région, ponctuée de hauts sommets fort appréciés par les grimpeurs Puquintica (5,780 m), Aritinca (5,999 m), Salle (5,403 m) Belén (5,260 m) and Anocariri (5,050 m).

 

Dossier-26-6874-copie---Guallatiri-JMM.jpg                                Le volcan Guallatiri - © Jean-Michel Mestdagh 

 

Dossier-26-6878-copie---Guallatiri.jpg                        L'église et le village de Guallatiri - © Jean-Michel Mestdagh 

 

Le village de Guallatiri est un sympathique point de contrôle des passeports au pied du stratovolcan du même nom.

Une cinquantaine de maisons séparés de ruelles étroites composent ce village pré-hispanique; son église du 17° siècle, blanchie à la chaux, possède un clocher séparé orné aux quatre coins.

 

Le volcan Guallatiri fait partie du groupe volcanique "Nevados de Quimsachata", qui compte deux autres stratovolcans : le Cerro Acotango (6.050 m.) et le Capurata (5.990 m.) Le Guallatiri haut de 6.071 m., est situé le plus à l'ouest du groupe, et ainsi soumis au courant du Pacifique, ce qui l'empêche d'être chapeauté en permanence par les glaces.

Un dôme, ou un complexe de dômes dacitiques, le coiffe et son évent actif est situé sur son flanc sud. Ses flancs ouest et nord sont tapissés de coulées de lave andésitiques à rhyolitiques.

On rapporte des explosions mineures courant 19° siècle; actuellement, une intense activité fumerollienne, accompagnée de sons continus semblables aux bruits d'un réacteur, et de nombreuses solfatares s'étendent sur le flanc ouest, jusqu'à 300 m. sous le sommet.

 

Dossier-26-6903-copie.jpgFumerolles rabattues par les vents et solfatares, sous le sommet du Guallatiri - © Jean-Michel Mestdagh

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Isluga

- Global Volcanism Program - Tata Sabaya

- Global Volcanism Program - Guallatiri

 

  

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niko 01/11/2011 16:49



Bonjour


En visite sur vos pages je vous propose de découvrir et commenter une création faites en rapport au sport national canadien le hockey sur glace : http://www.nicolaslizier.com/article-creation-hockey-sur-glace-joe-thornton-86559318.html


Je vous remercie par avance et je vous souhaite une bonne continuation sur votre blog.


A bientôt


Nicolas graphiste



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