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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

La revue Nature publie ce 3 octobre le résultat des analyses d’images de la surface de Mars prises par diverses sondes spatiales (Mars Global Surveyor, Mars Odyssey, Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Express).

 

Eden-patera---Mars---NASA---JPL---GSFC---ASU.jpg

Eden patera ... l'empreinte  probable d'un super-volcan -en couleur rouge, les aires de terrains relativement élevés, en bleu et gris, les zones plus basses - image NASA/JPL/GSFC/Arizona State University


Eden-patera---Mars.jpgEden Patera - la couleur foncée indique la présence de jeunes matériaux  -  Photo: ESA/Mars Express/Freie University - Natural History Museum.

 

 

Le géologue Joseph Michalski (Institut des Sciences de la Terre de Tucson, États-Unis) et le volcanologue Jacob Bleacher (NASA Goddard Space Flight Center, États-Unis) soumettent une hypothèse nouvelle concernant des cratères présents à la surface de la planète rouge, considérés jusqu’à présent comme des cratères d’impact … mais qui pourraient être les traces d’anciens " super-volcans " actifs il y a quatre milliards d’années.

Cette hypothèse est à relier avec des études de la Nasa, sur base de mesures effectuées par Curiosity (revue Science 07.2013) qui indiquent qu’un bouleversement majeur s’est produit sur Mars à cette période, ayant probablement pour origine des éruptions volcaniques d’une exceptionnelle ampleur.

 

IMAGE--3-Eden_ctx-copy.jpgEden patera - Photo non datée de la Nasa montrant le site possible d'un super-volcan martien - elle rend compte d'un relief "non compatible" avec l'hypothèse d'un cratère d'impact - photo NASA/JPL/MSSS/Google

 
Parmi les cratères ponctuant la surface d’Arabia Terra, une région au nord de Mars, Eden patera présente une dépression de 55 km de large sur 85 km de longueur, et d’une profondeur de 1800 mètres, ressemblant aux caldeiras d’effondrement terrestres consécutives à de super-éruptions (type Yellowstone ou Toba). Les scientifiques décrivent trois caldeiras séparées au sein de la dépression, avec de possibles traces d’un lac de lave solidifié et d’un évent volcanique.


Ces volcans diffèrent d’autres volcans martiens, comme le fameux Olympus Mons, un des plus grands volcans du système solaire, qui a émis de la lave pendant des milliards d’années. Les super-volcans d’Arabia Terra pourraient avoir expulsé avec une violence extrême suffisamment de poussières pour recouvrir Mars de décombres au cours du premier milliard d’années de l’histoire martienne ; ils auraient ainsi pu relâcher d’énormes quantités de gaz, altérer le climat et jouer un rôle important dans le début de l’évolution de la planète et son habitabilité.


D’autres structures sont candidates au titre de super-volcan : Euphrates patera et Siloe patera, respectivement profonds de 700 mètres et 1750 mètres. Ces volcans auraient produit des dépôts pulvérulents identifiés par les rovers de la Nasa sur les deux sites d’atterrissage de Gale crater et Meridiani Planum.

 

 

 

Une hypothèse déjà "battue en brèche" par d'autres scientifiques :

Cette théorie intéressante, qui colle à certaines caractéristiques géologiques de Mars et possède des analogies avec des structures volcaniques terrestres, ne repose que sur des decriptions qualitatives. Elle devra être corroborée par d'autres preuves ... ou jetée aux oubliettes. L'avenir nous le dira !

 

Nature---Mars-supervolcano.jpgSources :

- Nature - Supervolcanoes within an ancient volcanic province in arabia Terra, Mars - by J.R. Michalski & J.E.Bleacher - link

 

La Une du Magazine Nature : Blast from the past - Enigmatic craters are evidence of ancien Martian supervolcanoes.

 

- Nat Geo - Supervolcanoes rocked early Mars / Big calderas point to early magma outbursts that shapped the red planet.

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Publié le par Bernard Duyck

Au nord-est de l’Islande, la zone de fissure Tjörnes est le siège depuis le 25 septembre 2013 d’un essaim sismique toujours en cours. On dénombre plus de 1.000 secousses dans une zone limitée, à une profondeur comprise entre 9 et 13 km., et pratiquement toutes de même magnitude. Les trois séismes les plus importants ont une magnitude d’environ 3 (étoiles vertes sur la carte).

 

2013.10.03-IMO-large-.png2013.10.03---legende.png 

                      Time and magnitude of earthquake   03 Oct 08:50 GMT

 

        Islande - Tjörnes fracture zone -  séismes des dernières 48 heures / au 03.10.2013 - Doc IMO


D’après Kristín Jónsdóttir, géophysicienne à l’Icelandic Met Office, une telle activité, commune en Islande, est liée à une intrusion magmatique. Elle ajoute qu’une activité d’une telle densité est inhabituelle, malgré que cette région soit connue pour son activité sismique.

 

1-s2.0-S0191814100001000-gr2.gifThe Husavik-Flatey Fault, an active dextral strike-slip fault partly exposed on land on the Flateyjarskagi Peninsula, runs parallel with the spreading vector in this part of Iceland and is the main structure of the Tjornes Fracture Zone transform fault (modified from Gudmundsson, 2000)

 

08dab5ded6be748438708d95e82cbf74.jpgSéismes sur la Tjörnes Fracture Zone - en gris : de 1994 à 2012 - en rouge, du 24.09 au 01.10.2013

HFF : la faille Húsavík-Flatey


La zone de fracture Tjörnes (TFZ) relie les zones de rift du nord de l’Islande à la dorsale de Kolbeinsey plus au nord ; elle a été initiée au cours du Miocène, il y a 7 à 9 millions d’années, suivant un saut de l’axe d’expansion vers l’est.

Une zone de déformation, de 150 km de long d’est en ouest sur 50 km de large nord-sud, s’est développée ; elle inclue des failles de transformation et trois grabens extensionnels orientés nord-sud, emplis de sédiments sur 0,5 à 4 km d’épaisseur.

Deux bandes orientées ouest-nord-ouest, caractérisées par une forte sismicité, marquent la TFZ : au nord, l’alignement Grimsey et au sud, la faille Húsavík-Flatey (HFF).


Des observations faites par l’IMO au cours des dernières années confirment le modèle d’une évolution tectonique de la TFZ : la propagation vers le nord de la rift zone nord en Islande s’est progressivement déplacée vers la série de rifts NNE-SSO, le long de l’alignement sismique de Grimsey.

 

Sources :

- Icelandic Met Office

- The Tectonic Evolution of the Tjörnes Fracture Zone, offshore Northern Iceland - Ridge Jumps and Rift Propagation – By R.S. Detrick & al.

- Present kinematics of the Tjörnes Fracture Zone, North Iceland, from campaign and continuous GPS measurements – by S. Metzger  & al.

 

- Fracture networks and fluid transport in active fault zones – By A. Gudmundsson & al.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Après Isla Benedicto, les autres îles de l'archipel Revillagigedo :

 

Mapa de Archipielago

 

Socorro est le sommet d’un grand volcan-bouclier basaltique, pour sa plus grande partie sous le niveau marin, et chapeauté par une caldeira sommitale de 4,5 km. sur3,8, datée du Pléistocène.

Le Cerro Evermann, un grand complexe de dôme de lave et cône de tephra, haut de 1050 m. remplit, avec d’autres cônes et évents, une grande partie de la caldeira. Des dômes de lave rhyolitique se sont établis sur les flancs le long de rifts. Les coulées originaires du sommet et des évents de flanc ont atteint la côte et créé un rivage irrégulier. Des cônes et coulées des phases éruptives suivantes ponctuent la côte.

 

Socorro-island---CTBTO.jpg                 Vue partielle sur les côtes découpées de Isla Socorro - photo CTBTO


Socorro - everman volc - after Bohrson et al., 1996Les dernières activités datent de 1951, où une éruption phréatique courte a éjecté des blocs et un panache qui est monté à 1200 mètres d’altitude.

Le Cerro Evermann possède toujours un champ fumerollien actif.

 

Une éruption sous-marine,  localisée sur un évent à 3 km. à l’ouest de l’île, au large de Punta Tosca, s’est produite en 1993 ; l’activité explosive s’est accompagnée d’émission de grands blocs de scories, certains dépassant 5 m. de large, qui ont flotté à la surface.

 

Socorro island - carte géologique simplifiée et position sur la Northern Mathematician ridge - doc. Bohrson & al 1996


L’île-volcan Socorro fait partie comme les autres îles de l’archipel Revillagigedo, de la partie nord de la dorsale des Mathématiciens, une dorsale médio-océanique devenue largement inactive il y a 3,5 Ma lorsque l’activité se déplaça vers la dorsale Est-Pacifique. Socorro constitue une exception, car elle est la seule île volcanique du Pacifique où un volcanisme silicique peralcalin domine.

 

RocaPartida---DiversOne.jpg                             Isla Roca Partida - sa partie émergée - photo DiversOne

 

L’îlot Roca Partida constitue le sommet émergé d’un volcan sous-marin ; RocaPartida---solmarv.com-graphics-RocaPartidaL.gifl’érosion sur des millénaires a réduit Roca Partida à une barre rocheuse de 0,003 km². Deux pics, respectivement hauts de 25 m et 34m (en 1953) sont séparés par une bande de roches de 100m de long pour 8 m. de large et 6m d’élévation relative au-dessus du niveau de la mer.

Isla Roca Partida - doc. Solmarv

Sans eau, ni végétation, elle sert toutefois de lieu de nidification pour quelques oiseaux pélagiques : le fou brun, le fou de Grant, le noddy brun et la sterne fuligineuse. La vie marine prospère par contre tout autour.

 

IslaDeRoca-Pardita---Lasertrimman.jpg                                Isla Roca Partida, sous un autre angle - photo Lasertrimann


A l’écart des trois autres îles de l’archipel, l’île Clarion, autrefois appelée Santa Rosa, mesure 19,8 km² et possède trois pics : Monte Gallegos (335 m) à l’ouest, au centre Monte de la marina (280 m) et à l’est, le Pico de la Tienda (292 m). La côte est bordée de falaises d’une hauteur comprise entre 183 et 24 m., à l’exception de la partie centrale de la côte sud, près de Bahia azufre (Sulphur bay) . Seuls deux bassins d’eau saumâtre constituent une source d’eau temporaire.

 

Clarion-island---ladybugcruise.blogspot.be---Chris-Bennett.JPG                           Les falaises de Clarion - photo Chris Bennett / Ladybugcruise.blogspot

 

Endemic-Clarion-burrowing-owl----ecsc.edu.jpgChevêche des terriers de Clarion - Athene cunicularia rostrata : une endémique de l'île de Clarion  - photo ecsc.edu

 

Sources :

- Global volcanism Program - Socorro

- Geochemistry of hydrothermal fluids from an intraplate ocean island: Everman volcano, Socorro Island, Mexico – By Y.A.Taran & al. 

- CNRS - Comment une dorsale interagit-elle avec un point chaud ? (La campagne océanographique PARISUB (PAnache-RIde SUBmersible), qui se déroule au large du Mexique du 19 mars au 17 avril 2010) 

- Geology - Active rifting in southwestern Mexico: Manifestations of an incipient eastward spreading-ridge jump – by J.F.Luhr & al.

- WWF - Islands of Socorro, Clarion, San Benedicto, and Roc Partida in the Pacific Ocean off the coast of Mexico 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les Islas Revillagigedo (ou archipel Revillagigedo),  forment un groupe de quatre îles volcaniques, localisées dans le Pacifique entre 750 et 970 km. à l’ouest de Manzanillo au Mexique et 390 km au sud-ouest de la pointe sud de la péninsule de Basse Californie.

Ces îles sont reconnues pour leur écosystème unique, présentant un endémisme fort, lié à leur nature volcanique et leur situation par rapport au continent.

 

Mapa_de_Archipielago.png

Le draguage des fonds marins et la photographie sous-marine de la région de Revillagigedo révèlent que les roches exposées dominantes de la partie sous-marine des îles volcans Roca Partida et San Benedicto sont des laves basaltiques alcalines en coussins ; des roches plus siliceuses sont exposées dans les parties plus hautes, subaériennes des volcans.

Les basaltes dragués au niveau de petits volcans sous-marins (seamounts) situés sur la zone de fracture Clarion au sud des îles Revillagigedo sont des pillow basaltes tholéiitiques. Ces derniers sont plus vésiculaires que les pillows tholéiitiques Hawaiien collectés à une profondeur identique, et reflète probablement une teneur plus élevée en éléments volatiles.

 

San-Benedicto-isla--Panoramio--2-.jpgIsla San Benedicto - à l'avant-plan, le Monticulo Cineritico - suit le Barcena, et le Delta Lavico sur sa droite - au fond, les dômes de trachyte - photo Panoramio

 

San Benedicto, appelé anciennement Santo Tomás, est une île inhabitée d’une surface de 10 km² (4,8 / 2,4 km.) . Le côté nord de l’île porte une série de dômes de lave trachytique, datés du Pleistocène. Côté sud, le sommet le plus élevé, le Bárcena, culmine à 332 mètres, coincé entre les restes de deux anciens cratères, le cratère Herrera, vestige d’un grand volcan pyroclastique érodé par l’océan, et le Monticulo Cineritico, au sud-ouest.

Le cône de cendres Bárcena possède une base de 700 mètres de diamètre. Il a été le siège de la première éruption ponceuse enregistrée historiquement dans le Pacifique est, en 1952/1953.

 

Barcena_tuff_cone---A.Richards-1955.jpgVolcan Barcena - au centre du cratère, le dôme de lave noir - Le Delta Lavico  et son point de sortie en partie inférieure du cinder cone - photo A.Richards 1955


L’histoire du Bárcena commence le 1 août 1952 à l’évent El Boquerón. L’éruption débute avec de vigoureuses explosions vulcaniennes qui créent des base surges (*), enregistrés depuis un bateau de pêche, le M/V Challenger. De grandes quantités de cendres et ponces emplissent la vallée entre les cratères Herrera et Montículo Cinerítico, et bâtissent rapidement un cinder cone, qui atteint 300 mètres le 14 août.

 

San-Benedicto-isla.---Barcena-er.---GVP.jpg

     San Benedicto - début de l'éruption explosive du 1° août 1952 - photo GVPby Robert Petrie, 1952 (U.S. Navy; courtesy of Sherman Neuschel, U.S. Geological Survey).

 

barcena---1952.08.01---Submarine-basalt-from-the-Revillagig.jpg

                   San Benedicto - 1°août 1952 - développement du base surges - photo A.Richards

 

Après quelques mois de plus faible activité, une seconde série d’explosions débute le 1° novembre. L’extrusion d’un dôme de lave visqueuse commence dans le cratère.

Le 8 décembre, une coulée sort de la base sud-est du cône et commence à couler dans la mer … cette activité continue jusqu’au 24 février 1953, et forme un delta de lave hémi-circulaire, "le Delta Lavico". Au 9 mars 53, seules subsistent des fumerolles dans le cratère et à la base de la coulée durcie, mais toujours chaude.

 

barcena--1952.12.11.jpg Eruption du Barcena - la fissure sur le flanc du cône et le Delta Lavico, le 11.12.1952 - photo A.Richards

A steaming lava flow issuing from a fissure on the SE flank of Barcena volcano, in the Revillagigedo Islands west of Mexico, forms a peninsula about 300 m wide that extends about 230 m out to sea. This photo from the SE on December 11, 1952 was taken only 3 days after the beginning of lava effusion. By the time the eruption ended in February 1953 the lava delta had extended the shoreline by 700 m.

 

Barcena-volc.-lavas-----Carlo-Ottaviano-Casana.jpg                  Barcena - close up sur les laves  - photo Carlos Ottaviano Casana


L’éruption fut étudiée par Adrian Richards, de l’Université de Californie : Des calculs indiquent que 300 millions de m³ de tephra et lave furent émis durant la brève vie du volcan Bárcena. Des ponces du Bárcena, suffisamment différentes pour être identifiées avec certitudes, furent retrouvées, véhiculées sous forme de radeau de ponce, à Hawaii (4.800 km), Johnston island (6.100 km) et aux îles Marshall (8.700 km en 560 jours).

 

(*) Surge basal :

un surge pyroclastique est une masse fluide de gaz turbulent et fragments de roches éjectés au cours d'une éruptions volcanique. Similaire à une coulée pyroclastique, il en diffère par une moindre densité, ou une plus grande proportion de gaz par rapport aux roches. On donne le nom de surge basal à ce phénomène depuis 1965, suite à une observation faite par un volcanologue de l'USGS et la reconnaissance d'une ressemblance avec le "base surge" se produisant lors d'une explosion atomique.

 

Demain, les autres îles de cet archipel.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Barcena

- Transpacific distribution of floating pumice from Isla San Benedicto, Mexico - by Adrian F. Richards / University of California Scripps Institution of Oceanography, La Jolla, California, USA

- Submarine basalt from the Revillagigedo islands region, Mexico - by James G. Moore / USGS.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Parmi les nombreux volcans que compte le Mexique, on relève trois groupes d’îles volcaniques situées dans l’océan Pacifique, hors du plateau continental : les îles Revillagigedo,  l’île Guadalupe et Rocas Alijos.

 

San-Benedicto-isla----map.jpg                Situation de Guadalupe island au NO, et des îles Revillagigedo au sud de la carte.

 

La tectonique de cette zone est complexe et liée, pour les îles Revillagigedo au moins, à la zone de fracture Clarion, située à l’ouest du point de rencontre entre les plaques Pacifique, Ribera et Cocos.

La zone de fracture Clarion fut découverte en 1949 par les équipes du navire de  l’U.S. Navy Serrano ; elle s’étend sur 5.200 km., depuis son extrémité ouest, proche d’un groupe de seamounts situés au sud d’Hawaii jusqu’à la base du talus continental au large de Puerto Vallarta au Mexique. Les données de variations magnétiques actuelles, toujours incomplètes, suggèrent que le plancher le long de cette fracture est produit par une expansion des fonds océanique, depuis 80 Ma au moins, et qui est toujours en cours.

 

Clarion-fracture-zone.jpgLes zones de fractures depuis le nord-ouest des Etats-Unis jusqu'au Mexique - les restes de la plaque Farallon sont colorés en chamois - le trait de côte est une fine ligne peu visible.

Doc. The San Andreas fault system - USGS / William P. Irwin


La zone de fracture Clarion fait partie des nombreuses zones de fractures s’étendant du nord du continent américain jusqu’au Mexique, et qui reflètent une même histoire tectonique : elles furent toutes formées par le système d’expansion Pacifique-Farallon au Crétacé, et forment des groupes adaptés aux changements de direction des plaques en mouvements.

 

Guadalupe_Island-cote-SE---Captain-Albert-E.-Theberge--NOA.jpg                     Guadalupe island - photo Captain Albert E.Theberge / NOAA Corps

 

L’île Guadalupe, située à  241 km des côtes de la péninsule de Basse-Californie, Guadalupe - evs-islandsest composée de volcans-boucliers océaniques se recouvrant, qui se sont formés sur une dorsale éteinte. Les roches volcaniques consistent en basalte à olivine et trachyte.

L’île mesure 35 km de long pour 9,5 km de large ; la chaîne volcanique atteint au nord , au Mont Augusta le plus jeune volcan, une hauteur de 1.298 mètres. A la pointe sud, se dresse El Picacho, culminant à 975 mètres.

La partie nord comporte des vallées fertiles et est arborée, tandis que la partie sud est stérile ; la côte est formée de falaises rocheuses et de blocs détachés qui lui font face. Deux îlets proéminents sont situés à 3 km au sud-ouest de Guadalupe, séparés par un espace appelé Tuna Alley.


Photo sat. Guadalupe island - doc. evs-islands

 

 

Rocas Alijos, ou Escollos Alijos, désigne un groupe d’îlets, rocheux et abrupts, situés à 300 km. à l’ouest du continent, aux coordonnées 24°57 N. – 115°44 O. Les trois principaux îlets sont appelés  - South rock, 34 mètres de haut et 14 mètres de diamètre – Middle rock, 18 mètres de haut et 10 mètres de diamètre – North rock, 22 mètres de haut et 12 mètres de diamètre. Les autres rochers sont soit submergés, soit si bas que seuls les creux de vagues les révèlent.

 

Rocas-Alijos----South-and-Middle-Rocks--view-from-the-East-.jpg                    Rocas Alijos - South et Middle rocks - photo Lt. Deborah Barr / NOAA Corps


Ils sont repris sur les cartes depuis 1598 ; la première description en fut faite en 1704 par le pirate John Clipperton.

 

Rocas_Alijos-map---from--THE-MARINE-BIRDS-OF-ALIJOS-ROCKS--.pngRocas Alijos map - from  THE MARINE BIRDS OF ALIJOS ROCKS, MEXICO ROBERT L. PITMAN, National Marine Fisheries Service

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Barcena

- USGS - The San Andreas fault system - by William P. Irwin / USGS

- photos NOAA Corps.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Une nouvelle éruption sous-marine a débuté en mer Rouge, sur le site du groupe volcanique Jebel Zubair, le 28 septembre 2013.

 

Aqua-MODIS-image-of-Zubair-island-plume-on-Sep-28.-Discolor.jpgAqua MODIS image of Zubair island plume on Sep 28. Discolored water (but no subaerial plume) also apparent on Sep 27. pic.twitter.com/3HsxlHvXTB / Simon Carn


Simon Carn, du Department of Geological and mining engineering and sciences of Michigan Technological University, a publié une image prise par le satellite Aqua Modis de la Nasa montrant une zone d’eau décolorée surmontée d’un panache blanc de vapeur, témoins d’une activité volcanique à faible profondeur.

 

afar_so2lf_5k_20130928.jpgConcentrations en SO2 sur la zone Mer Rouge - satellite Aura OMI 28.09.2013 10h17-10h21 UT / Nasa / via S.Carn


Une anomalie en SO2 est visible sur les image du satellite Aura OMI à la même date.

 

Cette activité fait suite aux éruptions repérées sur ce site entre le 19.12.2011 et fin janvier 2012, qui ont donné naissance à une nouvelle île au nord-ouest de Rugged island.

 

jebelzubair_ali_23.12.2011.jpgGroupe Jebel Zubair - éruption du 23.12.2011 - panache de vapeur surmontant l'île en construction - photo Nasa ALI

 

Le groupe Jebel Zubair se compose d’une dizaine de petites îles (Zubair, Center Peak, Saba, Haycock, Saddle) et de bancs submergés, qui s’élèvent sur une plate-forme peu profonde sur le rift de la Mer Rouge, sur un axe orienté NNO-SSE parallèle au rift. Ce rift reflète l'écartement des plaques Africaine (nubienne) et Arabique. L’île Zubair est la plus grande de ce groupe, avec 5 km de longueur.

 

Arabian_Plate_map-fr.png           Rift de la Mer Rouge et ses liens avec les plaques tectoniques Africaine et Arabique.


Ces îles naissent d’une phase explosive primaire, suivie d’une autre d’érosion marine. Une reprise de l’activité explosive est accompagnée de l’extrusion de coulées pahoehoe basaltiques qui leur donne leur morphologie "d'île jeune".

 


drapeau-anglais   A new submarine eruption started in the Red Sea, on the site of Jebel Zubair volcano group, on 28 September 2013.
Simon Carn, from the Department of Geological and Mining Engineering and Sciences of Michigan Technological University, has published an image taken by the Aqua MODIS satellite NASA showing a discolored water area topped with a white plume of steam, witnessed a shallow volcanic activity.
An SO2 anomaly is visible on the satellite image  Aura IMO at the same time.
This activity follows the eruptions identified on this site between 19.12.2011 and end of January 2012, which gave birth to a new island northwest of Rugged Island.

 

Sources:

- Twitt de Simon Carn

- Global volcanism Program - Zubair group

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé à 3000 mètres d’altitude, une colline connue en nahuatl sous le nom d’Itzépetlitzetl pour obsidienne, et tepetl pour colline - , et en espagnol comme le Cerro de las Navajas, abrite une mine reconnue pour ses veines d’obsidienne de plusieurs couleurs : noir, vert jade et rougeâtre.


L’archéologie réfère cet endroit comme le principal centre d’approvisionnement en obsidienne de Teotihuacan. De nombreux vestiges toltèques et aztèques y ont été retrouvés : pointes de flèches, couteaux, haches de guerre, divers ustensiles de décoration et préparation d’aliments.

 

Late-Classic-obsidian-spearheads-from-the-Maya-city-of-Pale.jpg

Pointes de lances en obsidienne, retrouvées à Palenque / Musée des Amériques Madrid - photo Simon Burchell.

 

L’obsidienne était connue à l’époque pré-hispanique comme " la pierre des dieux " … ce qui a inspiré la légende :

Une femme nommée Xochitzol, fleur de soleil, était amoureuse d’un guerrier. Son père, un prêtre, n’approuvant pas ce mariage, envoya le guerrier à la guerre. Avant de se séparer, les amoureux se rendirent sur la colline et y scellèrent un pacte d’amour. Xochitzol déclara : "je ne me marierai pas avant ton retour ".

Le temps passa et le guerrier ne revint pas. Xochitzol gravit de nouveau la colline, pour y pleurer sans arrêt. Un dieu lui demanda la raison de ses pleurs, et comment il pouvait la consoler … Xochitzol implora : " que mes larmes deviennent un phare lumineux pour guider le retour de mon bien-aimé ". Les dieux changèrent alors ses larmes en obsidienne.

A ce jour, l’amoureux n’est pas revenu et elle pleure toujours … ses pleurs sont devenus le murmure du vent, et il y a toujours de l’obsidienne pour tous.

 

Origine des gisements d’obsdienne :

Un seule région volcanique peut inclure diverses coulées d’obsidienne, chacune caractérisée par des propriétés optiques et chimique propres et différentes.

La Sierra de Pachuca, au sud de Huasca de Ocampo, possède de l’obsidienne verte, grise et brune.

Ce centre volcanique rhyolitique est situé au nord du TMVB - Trans Mexican Volcanic Belt ; ses dépôts couvrent environ 250 km², consistant principalement en coulée de lave rhyolitique et coulées pyroclastiques, et de nombreux cinder cones et leurs coulées.

 

Sierra-de-Pachuca---Parque-Nacional-El-Chico---Eneas-De-Tro.jpg                                Mexique - La Sierra de Pachuca - photo Eneas de Troya

 

SierradePachucageologicmap-modi-edfromPonomarenko-2004.El.jpgCarte géologique de la Sierra de Pachuca  / d'après Ponomarenko 2004 - les éllipses en pointillés indiquent les zones d'extraction minière pré-hispaniques importantes. / in travail de Denisse Argote-Espino, références en sources.


La Sierra de Pachuca possède quatre complexes éruptifs, chacun composé d’une ou plusieurs coulées de lave, recouvrant une même chambre magmatique. Dans tous les cas, l’obsidienne a pris place en bandes continues au sein d’une large coulée.

La première coulée porteuse d’obsidienne est la coulée Guajalote, au sud-ouest, suivie par l’obsidienne verte de Las Minas dans des coulées en direction de l’ouest et du sud.

L’effondrement du flanc nord du volcan a causé ensuite une avalanche de débris importante, et causé des éruptions explosives ; on observe ces dépôts, datés de 2 Ma. environ,  près de Tulancingo, couvrant une ancienne coulée pyroclastique, qui recouvre à son tour des basaltes qui ont donné les orgues de San Miguel Regla.

La coulée post-avalanche Ixatla a rempli pour part l’amphithéatre d’effondrement, et est associée à de l’obsidienne grise.

Finalement, le complexe de rhyolite et obsidienne El Horcon  a recouvert la cicatrice d’effondrement, débordé et formé les pics majeurs de la Sierra de Pachuca. Les flancs nord et est de la Sierre Las Navajas ont été recouvert eux aussi par les coulées El Horcon.

 

Obsidienne-las-Navajas---trotamexico.jpg                                Eclats d'obsidienne de Las Navajas - photo Trotademexico


L’obsidienne de cette région se présente sous deux formes : soit partie intégrante de la coulée de lave, soit en blocs charriés en contrebas par une avalanche. L’obtention de l’obsidienne se fait le plus souvent par de profonds puits de mines, et des tunnels multibranches horizontaux pénétrants les couches en sub-surface.

 

itzepetl---tulancingoculturalarqueologialasnavajas.jpg                        Dans la mine : filons d'obsidienne - photo Tulancingocultural

 

Sources :

- Obsidian Subsource Identification in the Sierra de Pachuca and Otumba Volcanic Regions, Central Mexico, by ICP-MS andDBSCAN Statistical Analysis/ Denisse Argote-Espino & al. / UNAM - link

- Tulancigocultural -  Los vestigios arqueológicos del Cerro de las Navajas, rica mina de obsidiana - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une des treize merveilles naturelles du Mexique est située à proximité de la ville de Huasca de Ocampo, localisée au nord-est de Mexico City :

                les orgues basaltiques de Santa Maria Regla.

 

HUASCA-DE-OCAMPO---Panoramio-JASCHAMPO--2-.jpg                                 Mexico - Huasca de Ocampo - photo Jaschamps


Les parois de la Barranca de Alcholoya, un canyon situé dans l’Eastern Mexican Volcanic Belt, sont couvertes de colonnes de basalte, hexagonales ou pentagonales, hautes de 30 à 50 mètres. Ces orgues ont été mis au jour par l’érosion de la rivière Tulancingo.

 

Prismas20Basalticos-20Hasca-20Hidalgo---culturacolectiva.jpg                                     Mexico - Huasca de Ocampo - photo culturacolectiva


Ces formations voient circuler l’eau provenant actuellement du barrage de San Antonio Regla, en une succession de cascades hautes d’une trentaine de mètres. La cascade inférieure est appelée cascade de la Rosa. Cette portion de canyon fait partie de l’hacienda Santa Maria Regla, résidence de Pedro Romero de Terreros, le premier comte de Regla, un magnat et philantrope du 18° siècle. L’hacienda a été transformée en hôtel en 1945.

 

Huasca---CascadaRosa---Thelmadatter.JPG                          Mexico - Huasca de Ocampo - cascada de la Rosa - photo Thelmadatter

 

Hacienda---omar-Eduardo-Flickr.jpg       Vue partielle de l'Hacienda Santa Maria Regla et de sa chapelle- photo Omar Eduardo / Flickr


Cette merveille fut promue par l’explorateur allemand Alexander von Humboldt, lors de son passage au Mexique en 1803-1804.

Il décrivit avec précision l’aspect géométrique des colonnes, et en fit un dessin conservé au British Museum de Londres. La majorité des colonnes sont perpendiculaires au terrain ; certaines, proches de la cascade, sont cependant inclinées à 45°, d’autres sont horizontales. Chaque groupe parait avoir suivi au temps de sa formation une " attraction particulière ". Bonpland, le compagnon de voyage de von Humboldt, a remarqué au sein des orgues des noyaux d’olivine ou de péridot, qui passionnent les géologues.

 

Basalt-prisms-at-San-Miguel-Regla--from-Humboldt-and-Bonpla.jpg"Prismes basaltiques à San Miguel Regla" par Humboldt et Bonpland / Vues des Cordilleres et monuments des peuples indigenes de l'Amerique / British Museum London.


La formation de ces orgues est liée à la Sierra Las Navajas, un volcan situé au nord de l’Eastern Mexican Volcanic Belt (MVB). Son histoire volcanique se divise en quatre périodes, chacune composée d’une ou plusieurs coulées de lave.

 

View-of-the-Pena-del-Aire-in-Huasca-de-Ocampo--Hidalgo--Me.jpg                           Huasca de Ocampo -  Peña del Aire - photo Thelmadatter

 

Les orgues sont datées de 2,58 +/- 0,15 Ma (K-Ar / UNAM) : une coulée de basalte, épaisse de 30 mètres, émise par le volcan Sierra de Las Navajas, a rencontré les eaux fluviales du Tulancingo. Elle s’est refroidie de façon homogène, et constante, générant un processus de contraction volumétrique et développant la prismation.

 

Santa-Maria-Regla-mapa1.gif                                      Carte simplifiée de la région de Huasca de Ocampo

 

Source :

Geociencia - Geologia y petrogénesis de los prismas basalticos / Santa Maria regla - by E.Sanchez Rojas & M.Osorio Pérez.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Tectonique

Le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Pakistan le 24 septembre à 11h 29 UTC est le résultat, selon l’USGS, de mouvements de type décrochement oblique dans la croûte terrestre proches de la surface (15 km) ; la localisation et le mécanisme sont cohérents avec une rupture au sein de la plaque Eurasienne au-dessus de la zone de subduction Makran, dans la zone de transition entre la subduction vers le nord de la plaque Arabique sous la plaque eurasienne et la collision entre les plaques indienne et eurasienne. L’épicentre est situé aux coordonnées  26,971°N / 65,520E.

 

Pakistan-seisme-de-M7-7----USGS.pngSituation de l'épicentre et limites des plaques tectoniques (Arabique, Eurasienne et Indienne) - doc. USGS


Ce séisme a causé plus de 330 morts et 450 blessés (bilan provisoire) , qui doivent être transférés par hélico vers Karachi, ainsi que de nombreux dégâts dans le pays.

 

Pakistan-mud-island---AFP.jpg                 Pakistan - l'île éphémère sortie au large de Gwadar - photo RSOE EDIS

 

Dommage collatéral, une île a émergé au large de la côte de Gwadar. Cette nouvelle " terre ", baptisée "Zalzala Jazeera" (Earthquake island), mesure 120 mètres sur 300. Les photos montrent un terrain rocailleux, surmonté de quelques curieux avides de contempler ce phénomène malgré les avertissements de danger. Du gaz méthane émane en divers points de cette île, selon les experts de l’Institut national océanographique, suggérant une montée de boue et roches vers la surface sous la pression du gaz libéré par le séisme.

 

Zalzala-Jazeera---Earthquake-Island.---AFP.jpg

 

Boue-et-de-roches--mais-l-ile-nouvellement-formee-est-un-.jpg       "Zalzala Jazeera" (Earthquake island), l'île éphémère - photos Pakistani government / AFP.

 

Selon un géophysicien de l’USGS, Paul Earle, " il est clair que l’île ne fut pas créée par une poussée du sol sous l’effet du séisme, mais qu’elle est, bien plus sûrement, un effet secondaire de mouvements sédimentaires … sa formation parait être causée par un volcan de boue, ce qui ne nécessite pas nécessairement un séisme ".

Stephen Graham, géologue à l’université de Stanford, ajoute " qu’alors que les volcans de boue sont typiques de couches sédimentaires aqueuses et détachées au large de la côte du Baloutchistan, des îles éphémères plus consistantes peuvent apparaîtrent en d’autres points du monde. Elles sont vues le long de failles où des plaques tectoniques glissent l’une sous l’autre, comme dans la zone de subduction néo-zélandaise. Il faut un séisme de forte magnitude pour faire monter, par augmentation de pression, une telle masse de terre ". - (NBC News).


On observe en effet une liquéfaction du sable et des couches de boue après chaque séisme, mais l’apparition de telles îles reste liée à des séismes de magnitude 7-8. Ce qui est surprenant dans ce cas c’est la distance entre l’épicentre du séisme et la situation de la nouvelle île.

 

Une pareille île est apparue dans cet endroit après un séisme de magnitude 8,1 en 1945, avant de disparaître ensuite rapidement sous la surface.

 

Sources :

- USGS earthquake hazards program - link

- NBC news - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Le navire océanographique Ramon Margalef de l’IEO –  Instituto Español de Oceanografía – a terminé l’analyse des données recueillies lors de sa campagne de mars en mer de Las Calmas / El Hierro.

 

La première éruption sous-marine en Espagne au cours des dernières 500 années de son histoire volcanique est "sous la loupe" des scientifiques du groupe Vulcano.

 

El Hierro submarine volc. 3D - AVCANReconstitution 3D de la topographie du volcan sous-marin d'El Hierro - doc. IEO, sur base des données de la campagne Vulcano de mars / Ramon Margalef.

La bathymétrie et les relevés hydrographiques sur la zone d’éruption sous-marine confirment que le magma a formé plusieurs cônes alignés sur une même faille transformante.

Six petits cônes secondaires et un cône principal se sont développés au cours des cinq mois de l’éruption, jusqu’à atteindre 87 mètres sous la surface ; tous ces cônes sont monogéniques.


A plus d’un an de la fin de l’éruption, au début 2012, un dégazage actif modifie toujours la zone en profondeur : une augmentation significative de la température de l’eau allant jusqu’à 3°C au niveau d’un cône secondaire, est couplée à un pH de 7,4. La salinité, l’alcalinité et le carbone inorganique total présentent des valeurs élevées. Un échantillonnage régulier durant trois jours montre que le système se comporte comme un geyser, un évent hydrothermal, fonctionnant de façon pulsatille et émettant seulement du CO2.

 

                      Bathymétrie du volcan sous-marin d'El Hierro - doc. IEO / Vulcano 03.2013

 

 

Après une introduction sur l'éruption sous-marine de 2011, voici un aperçu des méthodes employées lors de la campagne VULCANO-0313 - Geociencias Marinas-IEO


Une autre campagne doit se dérouler courant octobre, en collaboration avec des chercheurs de l’IEO, des universités des Canaries, du Musée des Sciences Natrurelles de Santa Cruz, et de la Banque espagnole des algues.

 

2013.09 - AVCAN5995Localisation des séismes entre le 1° et le 18.09.2013 - doc. AVCAN - Légende des couleurs sur ce lien


Les essaims sismiques demeurent localisés en ce mois de septembre, en mer dans la zone d’El Golfo et au centre de l’île d’El Hierro. Entre le 1° et le 18 septembre 2013, 189 séismes ont été comptabilisés, dont 139 le 1° du mois.

 

Sources :

- AVCAN - Actualitad Volcanica de CANarias.

- IEO / Geociencias marinas / vidéos.

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