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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 

vladstudio_xmasvolcano_800x600.jpg

 

                                           Joyeux Noël

Frohe Weihnachten         Feliz Navidad                Merry Christmas  

Selamat Natal                        Gleðileg jól                     Buon Natale

Merii Kurisumasu              C Pождеством Xристовом  

Noël ya furaha                       Djoyeus Noyé             

Vrolijk Kerstfeest

 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Chili-Argentine : le Copahue est placé en niveau d'alerte rouge.

 

Le SERNAGEOMIN / OVDAS a placé le volcan Copahue en alerte niveau rouge, en raison des caractéristiques sismiques et de l'incandescence observée, correspondant à la présence d'un corps magmatique superficiel pouvant engendrer des coulées de lave et/ou une activité strombolienne.L'intensité des signaux sismiques indiquent une éruption mineure.

L'éruption a été considérée comme un évènement de type phréatique avec un VEI de 1 à 2.concernant le cratère del Agrio, localisé en territoire Argentin.

 

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   Copahue - panache et chute de cendres le 22.12.2012 - photo antonio Huglich / AFP / NBC News

 

2012.12.22-14h45-Copahue-Terra-Modis.jpg              Copahue - le panache dérivant SE le 22.12.2012 / 14h45 - Nasa Terra Modis

 

Le Copahue présente pour le moment une activité superficielle, de l'incandescence et une colonne de gaz et cendres montant à 1.000-1.500 mètres avant de dériver vers le sud-est.

La vigilance est recommandée dans un rayon de 15 km. autour du cratère en raison de risques potentiels de lahars, dus à la fonte glaciaire. Cette zone n'est pas habitée.

Sources :

- Sernageomin - link to the webcam

- NBC News - photoblog - link

 

Equateur - Tungurahua

 

Selon l'IGEPN, l'activité reste intense, avec 80 explosions faibles à modérées au cours de la journée du 21.12., accompagnées dans certains cas de projections de blocs impactant les pentes supérieures du Tungurahua.Les mesures de déformation continuent de montrer de l'inflation ... la situation pourrait durer, et générer encore des coulées pyroclastiques.

Dans la nuit du 22.12, le sommet du volcan dégagé laisse apercevoir de l'incandescence et une activité strombolienne.

 

2012.12.22-23h10---de-Acuario.jpg

        Tungurahua - 22.12.2012 / 23h10 - activité strombolienne - photo © José Luis Espinosa Naranjo


2012.12.22-de-Acuario---JLEN.jpg Tungurahua - 22.12.2012  depuis la zone d'Acuario - activité strombolienne - photo © José Luis Espinosa Naranjo

Kamchatka - Plosky Tolbachik

 

Le code reste fixé à orange. Le volcan présente une sismicité forte, avec du trémor volcanique ample, plus de 9,6 mcm/s. Les effusions de lave se poursuivent au niveau de la fissure sud sur le Tolbachinsky Dol, où persiste une anomalie thermique qualifiée de gigantesque.

 

2012.12-Tolba-6----Air-Pano-D.Moiseenko-S.Sedov.jpg                               Tolbackik - panorama par Air Pano 360° - 12.2012

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 Des restes humains ont été découvert sur le site de Kanai Higashiura, dans la préfecture de Gunma, au Japon, ensevelis sous une couche de cendres volcaniques datée du début du 6° siècle.

 

Kanai-Higashiura---archeological-news.jpg             Les archéologues sur le site de fouilles Kanai Higashiura - doc. Archeological News.

 

Kanai-Higashiura-1.jpgKanai-Higashiura-2-.jpg


 

 

 

 

 

Le site , avec les dépôts pyroclastiques et à droite, l'homme en armure  - doc. Prehist.org / Gunma Archaelogical Research Foundation

 

Volcano-Gumma-prefectures.gif  Situation du site des fouilles et des volcans à proximité - l'Haruna-san en 2 - doc. Gunma prefecture

 

Bien que d’autres sites enfouis sous des cendres volcaniques  aient été trouvés précédemment, c’est la première découverte de restes de la Kanai-Higashiura-4-.jpgpériode Kofun. Un autre fait important, l’homme adulte portait une armure lamellaire. Il a été trouvé face contre terre en direction du volcan Haruna, tombé en avant d’une position agenouillée.

 

Armure lamellaire ((kozanekō 小札甲 or keikō 挂甲) - doc.Prehist.org


Son armure, vêtement propre aux élites de l’époque, suggère qu’il fut sans doute un garde d’une riche résidence . D’autres armures de ce type ont été trouvées, mais toujours seules, dans des tombes à côté de leur propriétaire. De nombreuses pointes de flèches, et le squelette d'un enfant, propulsé à cet endroit par une coulée pyroclastique, ont été aussi trouvées à proximité.

 

 Le site de fouilles Kanai Higashiura :


 

 

Le site de Kanai Higashiura a été enseveli suite à l’éruption du dôme de lave Futatsu-dake, faisant partie du complexe Haruna-san, en l’an 550. Les sites voisins de Kuroimine et Nakasuji ont été aussi affectés … leurs niveaux de préservation a poussé les archéologues a appelé la zone " la Pompéi du Japon".

La technique GPR – Ground Penetrating Radar- fut utilisée pour sonder et analyser le terrain sur une décade, permettant d’établir les plans du village proche de Komochi-mura.

 

Futatsu-dake-lava-dome-from-E---S.Nakano-GSJ.JPG          Le cône du Futatsu-dake, vu de l'est - photo S. Nakano / Geological Survey of Japan.

 

Cette violente éruption phréato-plinienne, datée de l’an 520, de VEI 4+,  a émis un volume de 900 Mm³ de téphras.

Ce dôme de lave est situé à l’est de la caldeira de l’Haruna ; il fut la source de deux grandes éruptions au cours du 6° siècle. La seconde, plinienne, est datée de l’an 550 ; de VEI 5, elle a émis un volume de téphras de 1.600 Mm³ et 100 Mm³ de laves.

 

Haruna-san-topo-map2---K.Nakajima-GSJ.JPG                  Haruna-san - carte topographique de K. Nakajima / Geological Survey of Japan.


L’Haruna—san date de plus de 300.000 ans et a produit des éruptions il y a 200.000 et 40.000 ans. Sa caldeira sommitale contient un dôme de lave post-caldeira symétrique : l’Haruna-Fuji. Des coulées de lave visqueuse et des dômes de lave ont été éxtrudés dans et autour de la caldeira ; son côté ouest est partiellement occupé par le lac Haruna.


Haruna-san---lake-Haruna-et-Haruna-Fuji----H.Se-GSJ.JPG

Le complexe Haruna : dans la caldeira, le cône Haruna-Fuji, et la lac Haruna - photo H. Seo / Geological Survey of Japan.


Sources :

- Bangkok Post – Remains of man in armour found at Pompeii of Japan  

- The use og ground penetrating radar to map an ancient village buried by volcanic eruptions-by Miha Tohge & al.

– Prehist Preserving history – Japanese Kofun-period man in elite armour discovered

– Site de la prefecture de Gunma en japonais - link 

- Japanese quaternary volcanoes – Haruna-san - link  

- Global Volcanism Program - Haruna

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Le volcan Copahue, situé à la frontière entre le Chili (région de Biobio) et l’Argentine (province de Neuquén) serait entré en éruption ce 22 décembre 2012.

 

Le niveau d’alerte diffère selon le pays émetteur : l’Argentine le notifie en alerte jaune, tandis que le Chili le porte en alerte orange (d’après le ministre des mines Hernan de Solminihac).

 

Copahue-2012.12.22---Natalia-Bermejo.jpg                      Copahue - 22.12.2012 - photo Natalia Bermejo / via Twitter

 

2012.12.22----Copahue---RDLS-Noticias.jpg                              Copahue - 22.12.2012 - photo RDLS Noticias


Le directeur régional de l’ONEMI a déclaré à la radio Bio Bio Los Angeles que le volcan présente des émissions de cendres depuis 9 heures ce matin. Les sismos ont enregistré des évènements depuis 10h 40 (sans autre précisions).


La colonne de cendres atteint 850 mètres de hauteur, selon les médias de Neuquén ;

le VAAC Buenos Aires indique une émission continue et un panache blanc et gris s’étendant sur 110 km. vers le sud-est du Copahue. Ce service a établi une carte prévisionnelle de déplacement du nuage de cendres.

 

copahue2012 12 22 - VAAC Buenos AiresCartes prévisionnelles de déplacement du nuage de cendres du Copahue pour le 22-23.12.2012 - doc. VAAC Buenos Aires.

 

copahue3.jpg                              Copahue - 22.12.2012 - photo Guillermo de Cesco

 

Aux dernières nouvelles, l'éruption n'a pas modifié le système hydrothermal et aurait décru de façon notoire.

 

D'après le G.V.P., la dernière manifestation éruptive du Copahue date de l'an 2000 : elle fut de type phréato-maglatique, et caractérisée par des explosions qui ont éjecté du matériel juvénile incandescent et des cendres  foncées qui ont recouvert une surface allant jusqu'à plus de 50 km. de la source.

Une étude de 2004 (Varenkamp & al.) concluait que l'évolution des fluides du lac de cratèreau cours du 20° siècle suggère un réveil progressif du volcan.

 

2506cop1.pngCarte géologique simplifiée du Copahue - avec les contours des caldeiras du Pliocène et du Pléistocène et les coulées de lave post-caldeira - Courtesy of A. Bermúdez and D. Delpino.

 


Sources :

- Neuquen : alerta amarilla por humo en el volcan Copahue - link

- Biobio chile - alerta en Argentina por volcan Copahue; se monitorean efectos en Chile - link

- Global Volcanism Program - Copahue

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Kamchatka – Plosky Tolbachik

L’effusion de lave se poursuit au niveau des cinq cinder cones situés sur la fissure dominant le cône Krasny, accompagnée de panaches de gaz et vapeur montant à 3.000 – 4.000 mètres et dérivant durant la semaine écoulée dans toutes les directions. Les satellites remarquent toujours une gigantesque anomalie thermique dans la zone nord du Tolbachinsky Dol.

Le KVERT a relevé une forte augmentation du trémor volcanique entre le 16 et le 19 décembre, passant de 9 mcm/s à 28mcm/s, probablement liée à l’activité explosive du nouveau cône de cendres.

 

2012.12.15---Sergey-Gorshkov-1.jpg                             Tolbachik - 15.12.2012, fontaine de lave - photo Sergey Gorshkov

 

2012.12-Tolba-2----Air-Pano-D.Moiseenko-S.Sedov.jpg                               Tolbachik - photo D. Moissenko / S.Sedov / Air Pano

 

2012.12.15---Sergey-Gorshkov-5.jpgTolbachik - 15.12.2012 - " tout est rouge" / conditions atmosphériques dantesques selon le photographe qui a cassé du matériel - photo Sergey Gorshkov.

 

2012.12.18---Tolba---Demyanchuk.jpg              Tolbachik - 18.12.2012 - étendue des coulées de lave - photo Volkstat / Yu. Demyanchuk

 

 

Colombie – Galeras

 

La sismicité du volcan reste à un niveau préoccupant , tant celle liée à des mouvements de fluides, que celle liée à la fracturation de roches, cette dernière située à moins de 2 km. du sommet et concentrée dans la région du cratère.

Le dégazage se poursuit, caractérisé par des fumerolles à l’O et au N du cratère principal, et des pulsions de gaz et cendres observées les 12, 15, 16 et 17 décembre. L’émission de cendres du 17 a soulévé un panache qui est monté à 1300 m. au dessus du cratère.

(Ingeominas Pasto / 18.12.2012)

 

2012.12.17-Galeras---ingeominas-Pasto.jpg             Galeras - 17.12.2012 panache de cendres  - photo Ingeominas Pasto

 

 

Equateur – Tungurahua

 

L’activité du volcan reste intense depuis le débourrage du 14 décembre, avec un panache de gaz et cendres montant entre 2 et 3.000 m. alimenté en permanence, avec des explosions intermittentes.

 

2012.12.16---JLEN.jpg              Tungurahua - 16.12.2012 - superbe cliché N/B de José luis Espinosa Naranjo


2012.12.17-OVT-Tungu.jpg

Tungurahua - 17.12.2012 - image thermique des projections incandescentes sur le dessus du cône et des coulées pyroclastiques - doc. OVT/IGEPN

 

Le 18.12, trois coulées pyroclatiques ont été émises, à 7h, 7h47 et 15h30 locale, dont une atteignant 4 km. de longueur.

Le 20.12, 78 explosions mineures à modérées ont été recensées, accompagnées d’un petit panache montant à 1.000 m, ainsi qu’une coulée pyroclastique à 2h32 dans la quebrada Achupashal, à deux km. sous le cratère.

 

2012.12.20-Tungu---IG-X.M.Cifuentes.jpg La base du panache du Tungurahua se distingue à peine le 20.12.2012, étant donné la couverture nuageuse  - photo X.M. Cifuentes / IGEPN


Dans la nuit du 20-21.12, des blocs incandescents et des fontaines de lave ont été repérés jusqu’à 200 m. au dessus du cratère, suivis d’impacts sur la partie supérieure du cône. Des bruits d’explosion sont signalés, les plus forts vers 3 et 5h. Le secteur est couvert par les nuages et de fortes pluies sont signalées sur la zone de Runtun, avec risques de formation de lahars.

L’analyse des premiers échantillons montre que l’éruption se fait au départ d’un magma juvénile, peu différencié.

(IGEPN)

 

Dernière minute : webcam OVT 21.12.2012 /23h11 UTC


2012.12.21 23h11Tungu

Guatemala – Pacaya


Selon l’Insivumeh, l’activité du Pacaya a changé : le 18.12 au matin, il a présenté une série de trois petites explosions , les premières recensées depuis octobre 2010 (fin de la phase explosive au cône MacKenney ) Le CONRED a été mis en alerte.

(Insivumeh - Ticotimes)

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Au printemps 2012, une expedition de recherche du MBARI – Monterey Bay Aquarium Research Institute – dans les eaux séparant la basse Californie du territoire Mexicain a permis la découverte d’un nouveau volcan sous-marin.

A une profondeur de 2.375 mètres, un petit dôme de 50 m. de hauteur  et de 1.200 m. sur 500, est situé sur la crête Alarcón, un centre d’accrétion du plancher marin.

 

AlarconMap-600.jpgLocalisation de la crête Alarcón près de la bouche du Golfe de Californie - et sur le système de failles / centres d'accrétion  - CREDIT: (c) 2012 MBARI

 

map-Alarcon-rise-spreading-ridge.jpgCarte de la crête Alarcón et position des sites de plongée des robots sous-marins -  Bathymetry data after Castillo et al. (2002)./ MBARI.

 

alarcon-dome-wide-box.jpgImage bathymétrique du MBARI's mapping AUV - et position du dôme rhyolitique dans le cadre rouge -
CREDIT: (c) 2012 MBARI


Les prélèvements effectués par un ROV, un robot sous-marin, révèlent la présence surprenante de rhyolite au niveau de la dorsale océanique.

" Nous avons immédiatement remarqué que les roches prélevées étaient de faible densité, très légères, à l’aspect vitreux et grise. Elle n’avaient pas l’aspect foncé, noir et brillant du basalte " commente la géologue Jennifer Paduan.

Les images montrent des blocs de roche de la grandeur d’une voiture ou d’une petite maison recouvrant le dôme, et des graviers de l’aspect de la lave a’a, probablement âgés de plusieurs milliers d’années.

 

alarcon-dome-talus1.jpgAspect des laves rhyolitiques sur la crête Alarcón : larges blocs angulaires dont certains couvrent les côtés du dôme - CREDIT: (c) 2012 MBARI
 

Il s’agit à l’évidence de volcanisme explosif : les magmas rhyolitiques et dacitiques contiennent plus de gaz et de substances volatiles que le basalte, et lorsqu’ils sont au contact de l’eau, il y a une vaporisation instantanée accompagnant l’éruption explosive. Des " limu o pelé ", ou algues de Pelé ont été découvert à environ 50 km. du dôme ; ce sont de petits fragments de lave formés par explosion de bulles de gaz magmatique au contact de l’eau de mer froide.


Des rhyolites ont bien été trouvées sur des centres d’accrétion, mais seulement au dessus de points chauds, tels qu’en Islande ou aux Galapagos … ce qui n’est pas le cas de la crête Alarcón.

Une possible explication est donnée par l’intrusion de la croûte continentale dans une zone de roches en fusion, ce qui n’a pas été confirmé par l’analyse isotopique des échantillons, qui se révèlent ne pas être contaminés par le croûte continentale.

 

Pillows-lava---alarcon---Mbari.jpg                                 Alarcón rise : pillow lavas photographiés par le MBARI

   

Les recherches du MBARI ont révélé la présence de failles et fissures déplaçant des reliefs néovolcaniques tels que des dômes de lave, de petits cônes, des pillow lava et des coulées tout le long de la dorsale.

Ces ruptures sont d’âges différents, par place d’âge relativement récent, à d’autres endroits, recouvertes partiellement ou totalement par des coulées de lave.

Les failles et fissures parallèles à la dorsale changent brutalement d’orientation au niveau de la crête, de plus la présence d’un système de fissures en échelon près de la terminaison sud de la dorsale, orienté en oblique par rapport à l’axe principal, suggèrent que le stress tectonique pourrait avoir récemment changé.

Le volcanisme serait associé à une remontée dans le manteau subocéanique le long de zones de faiblesse en relation avec des failles actives le long de la marge continentale.

La crête Alarcón fait actuellement mouvement relativement lentement, à une vitesse de 5 cm. par an.

 

Sources :

- Live science - Weird underwater volcano discovered near Baja - link

- MBARI 2012 Gulf of California expedition / volcanoes and seamounts - link

- MBARI research presentations at the 2012 fall meeting og the AGU

- AGU Fall meeting - The Alarcon rise : detail mapping and preliminary results of the geometry, distribution and kinematics of faults and fissures on a ridge-transform system.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

volcan - le havre patrimonial

            "Le Grand volcan" du Havre - réalisation Oscar Niemeyer - photo Le Havre patrimonial.


La mort, le 5 décembre, à l’âge respectable de 104 ans, du "poète des courbes ", l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, nous invite à revisiter son œuvre.

Né en 1907 dans une famille bourgeoise d'origine allemande, portugaise et arabe, Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares étudie l'architecture aux Beaux Arts à Rio, un enseignement qu'il juge trop classique. Il s'intéresse à l'architecture moderne internationale de Walter Gropius à Frank Lloyd Wright en passant par Ludwig Mies van der Rohe ou Le Corbusier. Il fait un stage dans l'agence de l'architecte Carioca.

En 1952, il travaille avec Le Corbusier sur le projet du siège de l'ONU à New York.

Niemeyer-cathedrale-Brasilia.jpgEn 1956, Niemeyer participe à la création de la nouvelle capitale administrative du Brésil. Il conçoit les principaux équipements publics de Brasilia, dont la cathédrale (photo), le Congrès National du Brésil, les ministères, où il allie la légèreté du verre et la brutalité du béton. Brasilia, inaugurée le 21 avril 1960, lui assure une notoriété internationale.

Cet homme engagé choisit l'exil en France lorsque le Brésil bascule dans la dictature militaire en 1964. Proche du PC, il construit le siège du parti communiste à Paris, et celui du journal "L'Humanité" à Saint-Denis. Il donne à sa terre d'accueil près de vingt édifices, comme la Bourse du travail à Bobigny, ou le centre culturel Le Volcan du Havre.

Oscar Niemeyer obtient en 1988 le Pritzker, le Nobel d'architecture.

Il a acquis sa gloire en mariant la fonctionnalité épurée du modernisme et la suavité des courbes tropicales.
Il avait écrit dans ses mémoires, "Les courbes du temps", : "Je n'aime pas les angles droits. Ni les lignes droites, inflexibles et dures créées par l'Homme. Je suis attiré par les courbes qui se répandent librement et sensuellement. Ces courbes, on les retrouve dans les montagnes de mon pays, dans les méandres de ses fleuves, dans les vagues de l'océan et dans les courbes de la femme que j'aime. "

Il a conçu en septante ans de carrière plus de 600 œuvres, dont une vingtaine sont encore en cours de réalisation.

 

Le volcan du Havre

 

Après sa destruction à la fin de la seconde guerre mondiale, la réédification de la ville du Havre a été confiée à l’architecte Auguste Perret. Sa volonté était de recréer une zone culturelle et commerciale autour de la place Gambetta, autrefois lieu de la vie intellectuelle et artistique de la ville.


le-volcan - LE Havre - O.Niemeyer

   "Le Grand volcan" du Havre, côté fontaine - réalisation Oscar Niemeyer - photo Le Havre patrimonial.

 

Cette mission particulière fut confiée à Oscar Niemeyer, qui y implanta un forum en contrebas des rues, avec des boutiques abritées sous des marquises en béton, et deux bâtiments circulaires, le théâtre et la salle polyvalente, reliés par une grande dalle comprenant l'accueil, les expositions, les restaurants, la garderie et les bureaux de renseignements.

 

volcan001.jpgvolcan002.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Un croquis tout en courbes, et le plan des aménagements intérieurs du Grand volcan - doc. Le Havre patrimonial.

 

Surnommé familièrement le " pot de yaourt" par les Havrais, le bâtiment phare, où fut transféré la première maison de la culture de France, fut renommée en 1990 " le volcan " par son directeur … il est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2005.

 

le-volcan---le-Havre---creafrance.jpg                    "Le Petit volcan" du Havre - - réalisation Oscar Niemeyer - photo créafrance

 

Sur un espace de 11.000 m², l’œuvre se compose de deux volumes en béton blanc aux lignes courbes : le Grand volcan, haut et massif, abrite un volcan-fontaine.jpgthéâtre et un cinéma, le Petit volcan, plus discret et ouvert, contient une salle polyvalente, un auditorium, des salles de réunion et de répétition. Les espaces intermédiaires se composent d’un hall d’exposition, d’ateliers et bureaux, de parkings. La sculpture-fontaine fixée sur le Grand Volcan a été effectuée d'après un moulage de la main de Niemeyer. L'inscription reprend une citation manuscrite de l'architecte en légende d'un croquis de la Maison de la Culture.

Les édifices, aux volumes affinés vers le haut, semblent surgir de façon dynamique du sous-sol, impression renforcée par une dalle en cantilever qui prolonge le sol de la place. Cette architecture inédite prend en compte le climat du Havre ; à 3,70 mètres sous le niveau de la place, les piétons sont ainsi protégés des vents marins.

 

volcan---projection---le-Havre-patrimonial.jpgLa dynamique du volcan est renforcée par une projection nocturne - réalisation Oscar Niemeyer - photo Le Havre patrimonial.

 

 

Un volcan en mutation :

La dégradation des bâtiments et une inadaptation aux contraintes artistiques modernes ont nécessité un programme de rénovation et de restructuration, en cours et qui s’achèvera en fin 2013.

 

Avant-apres-mutation.jpg

               Le forum et les volcans, avant et après rénovation - photo Le Havre patrimonial.


Au Grand volcan, la salle de spectacle sera modernisée pour répondre aux exigences acoustiques et scéniques des futures représentations. Le Petit volcan voit sa fonction changer, pour abriter une grande bibliothèque municipale. Le forum Niemeyer deviendra ainsi un pôle complet et cohérent, dédié à la culture et au spectacle, ouvert sur la ville et vivant tant la journée qu’en soirée.

 

volcan-le-havre---projection--Canalblog-copie-1.jpg          Mariage des formes et des lumières ... une fleur à Niemeyer - photo Le Havre patrimonial.

 

Sources :

- Le Havre : Maison de la culture “le Volcan”- link

- Le Havre patrimonial - archives le Volcan - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Laguna_Verde_et_Licancabur---altitude-rando.jpg

                       Le Licancabur et la laguna Verde - photo altitude rando.


Le symétrique cône du Licancabur, d’un diamètre de 10 km. environ, semble avoir été construit largement à la période post-glaciaire, au contraire du Juriques voisin.

Des coulées de lave à l’aspect juvénile bien développées sur les flancs ouest attestent d’une activité récente ; elles s’étendent, en plusieurs bras, pour la plus longue sur 6 km.  et présentent des levées bien préservées sur des coulées en blocs épaisses de 5 à 100 mètres. Les coulées plus anciennes se développent jusqu’à 15 km. du cratère et sont recouvertes de dépôts pyroclastiques.

 

aster_licancabura_24mar03_15m-copie.jpgLe Licancabur et ses coulées, en bas à gauche - à sa droite, le Juriques - à leur pieds, les laguna Verde (gauche) et Blanca (droite) en fausses couleurs - doc. Nasa satellite Terra / Aster novembre 2003.

Une analyse des laves par Marinovic et Lahsen (84) montre qu’il s’agit d’andésite à pyroxène, typique également des volcans Escalante et Sairecabur localisé au nord. Vingt à quarante pour cent de la lave sont constitués de plagioclase, d’augite-Ca, biotite, quartz, brinzite …

 

Licancabur-summit-crater---summitpost.jpg                      Le cratère et le lac sommital du Licancabur - photo Summitpost

 

Un petit lac sommital de 90 sur 70 m., souvent pris par les glaces, est contenu dans le cratère sommital d’un diamètre de 400 m. C’est un des lacs les plus élevé au monde. Une expédition en 1984 a relevé une température de 6°C au fond de ce lac, à une profondeur de moins de 4 mètres, mais elle peut chuter jusqu’à moins 30°C. Il contient malgré tout une faune planctonique extrêmophile, notamment des diatomées, intéressante pour les biologistes.

   

Ils ont découvert dans un lac au pied du Licancabur, actuellement d’une profondeur de seulement 50 cm., des diatomées ayant dix fois plus de déformations que les algues similaires présentes dans d’autres lacs. Ce petit lac s’est en partie évaporé, et permet une forte pénétration des rayons UV … la question est de savoir si les mutations déformantes constituent une adaptation à cette situation, une évolution, ou au contraire sont un signe que la vie n’est pas possible dans un tel environnement, un signe d’extinction. A-t-on atteint une réelle limite à la vie sur terre ?

 

4828146-Inca_Ruins_on_the_peakcrater_rim_of_Licancabur_Boli.jpgRuines pré-colombiennes sur le bord du cratère du Licancabr - sur la droite, les pentes du Juriques et en contrebas, la laguna Blanca - photo Tremendopunto / Virtualtourist

 

Des ruines d’intérêt archéologiques ont été trouvées sur les bords du cratère, venant compléter celles présentes au pied du volcan. Elles sont une preuve de l’occupation pré-colombienne des lieux et de l’absence d’éruption au cours du dernier millénaire.

 

800px-Ruinas_Incas_a_los_pies_del_volcan_Licancabur_Bolivi.jpg                   Ruines incas sur le pied bolivien du Licancabur - photo Christian Ordenes.


Une légende rapporte les relations entre les Atacamenos et le volcan : Il y a très longtemps, les chasseurs-cueilleurs avaient coutume de faire un sacrifice annuel au volcan. Ils livraient une jeune femme au dieu capricieux et puissant. Ces sacrifices féminins prirent fin grâce à la bravoure d’un jeune homme, qui escalada le volcan malgré les tremblements et de violentes tempêtes. Il atteignit le sommet à 5.916 m. après plusieurs jours et nuits d’efforts. Ce succès fut couronné par la formation d’un lac au sommet … le volcan ne fut plus actif après ce jour. La légende ajoute qu’à dater de ce jour, les chasseurs-cueilleurs enterrèrent leurs morts dans le lac. Il y aurait donc des trésors dans le lac, puisque ces inhumations s’accompagnaient d’offrandes au dieu-volcan, et des objets de valeur accompagnant la dépouille mortelle.  (Gómez Parra, Domingo, Cuentos de nuestra tierra, Instituto de Investigaciones Antropológicas, Universidad de Antofagasta, 1994.)


Au pied du Licancabur, deux lacs différents et contigus : les laguna Verde et Blanca.

La pluviométrie intervient peu dans le régime hydrologique des lacs d’altitude, alimentés par des nappes d’ eaux souterraines ; l’évaporation joue un rôle important vis-à-vis de la salinité.

 

P1030586---PG.jpgA gauche, la Laguna Verde et à droite, la Laguna Blanca vues du sommet du Licancabur - photo © Pierre Gondolff.


La laguna Verde : ce lac, situé à 4.400 mètres d'altitude, doit sa couleur vert jade aux carbonates de soufre, de plomb et d'arsenic présents dans ses eaux; le vent le rend encore plus magique en le parant d'une fine écume blanche. Un pH de 8,72 a été mesuré (A. Iltis)

 

P1040948.JPGLa Laguna Verde et la chaîne volcanique Sairecabur - Escalante - photo © Carole et Frédéric Hardy


Un mince couloir le sépare de la Laguna Blanca, aux eaux plus pâles et opalescentes, couleur causée par la haute charge en minéraux. Ses caractéristiques : 5,6 km. sur 3,5 - 10,9 km² - 4.350 mètres d'altitude.

 

P1070729---LB.jpg                                      La Laguna Blanca - photo © Carole et Frédéric Hardy

 

P1070759-LB.jpg  La Laguna Blanca et la chaîne volcanique Sairecabur - Escalante - photo © Carole et Frédéric Hardy


 La salinité globale des eaux des lacs de l'altiplano varie de 7 à 10 g./l. pour les lacs les moins concentrés jusqu’à plus de 100 grammes par litre. D’aprés la nature des sels dissous, on distingue des milieux chlorurés sodiques (c’est le cas le plus fréquent), des milieux carbonatés sodiques et des milieux sulfatés sodiques. Le pH des eaux est toujours élevé et varie entre 8,15 et 10,8.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Licancabur

- Global Volcanism Program - Sairecabur

- Contribution à l’étude hydrobiologique des lacs salés du sud de l’altiplano  bolivien – par A. Iltis, F. Risacher et S. Servant-Vildary

- Diatomées et milieux aquatiques de bolivie - par M. Roux & al.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

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Tungurahua - 16.12.2012 - une explosion accompagnée d'émission de bombes ( à droite du panache de cendres) - photo © José Luis Espinosa Naranjo.


Au cours de la nuit du 16 décembre, plusieurs explosions bruyantes ont été signalées au Tungurahua, tandis que du trémor était enregistré. Les explosions étaient accompagnées de bombes incandescentes montant à environ 200 mètres au dessus du cratère, impactant ensuite la partie supérieure du cône.

 

2012.12.16-20h30-Tungu---JLEN.jpgTungurahua - émission de bombes incandescentes avec impacts sur les flancs supérieurs et explosion à 20h 30, le 16.12.2012 - photo © José Luis Espinosa Naranjo.

 

2012.12.16-20h45-Tungu---JLEN.jpgTungurahua - activité strombolienne le 16.12.2012 vers 20h45. - photo © José Luis Espinosa Naranjo.


Depuis les premières heures de la matinée, le 17 décembre, un panache constant de cendres est émis, montant à environ 2.000 m. se dispersant vers le nord-est. Les dépôts de cendres sont de couleur gris clair à crème ; les cendres adhèrent facilement à la végétation dans les zones affectées (principalement Cusua, Ulba et Guadalupe) et causent des problèmes d’alimentation pour le bétail.

A partir de 7h. locale, on enregistre une diminution du nombre et de l’énergie des explosions, et de la durée des épisodes de trémor harmonique. L’inflation du volcan se maintient par contre à un niveau constant. L’IGEPN considère être dans un scénario d’intrusion magmatique lente, avec un volume modéré … ce qui pourrait être associé à des explosions, des chutes de cendres et la possibilité de coulées pyroclastiques pouvant affecter des zones habitées.

 

2012.12.17-OVT-Tungu.jpg                   Tungurahua - photo thermique du 17.12.2012 / 08h locale - doc. IGEPN S.Vallejo.

 

Photos de la journée du 17 décembre, par notre ami équatorien José Luis.

 

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           Un Equatorien fasciné par l'éruption du Tungurahua - photo © José Luis Espinosa Naranjo.

 

2012.12.17---Tungu-HDR.jpgTungurahua - cette photo HDR (procédé permettant l'extension de la plage dynamique d'une photo, sur base de plusieurs clichés) permet de visualiser clairement les flancs du volcan et la dispersion du panache - photo © José Luis Espinosa Naranjo.


Sources :

IGEPN - derniers rapports

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le complexe volcanique Altiplano-Puna (AVPC) contient deux champs géothermaux majeurs, en plus de nombreuses sources chaudes mineures : El Tatio, déjà examiné et Sol de Mañana.


Sol de Mañana -  22º23'S; 67º4'W – est un champ solfatarien situé sur le territoire bolivien à une vingtaine de kilometres au sud de la Laguna Colorada.

 

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                 Le champ solfatarien Sol de Mañana -  photo © Carole et Frédéric Hardy


Les manifestations géothermales couvrent une surface de 120 km² entre 4800 et 5000 m. d’altitude. Le champ principal couvre 10 km² en deux entités : une petite au SO. de Cerro Apacheta, et une autre à 12 km. au NO. à Huayllajara.

 

AVPC---Tatio-et-sol-de-Manana.jpgPartie du complexe volcanique Altiplano-Puna, avec la localisation de Sol de Mañana (SM) et El Tatio (T) - d'autres petites zones d'activité géothermale : Cerro Apacheta (A) et Huayllajara (H)  et les failles (F) sont renseignées. Les centres volcaniques régionaux sont le volcan Putana (P), le volcan Escalante (E) et le Cerro Tocopuri (CT). - Doc. Volcanoworld.

 

 Les manifestations thermales diffèrent de celle d’El Tatio … ce sont ici des mares de boue vigoureusement agitée, quelques sources chaudes et un petit drainage. De nombreuses marmites ont été creusées sous l’action érosive de la vapeur et des émissions sulfureuses et emplies de boue brûlante à environ 200°C.

 

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                                Sol de Mañana - mudpots -  photo © Carole et Frédéric Hardy


Sol-de-Manana--Radial-star-shape-of-a-boiling-mud-pot---Ore.JPG            Sol de Mañana - structure radiale sur une mare de boue bouillonnante - Volcanoworld

 

Bien qu’El Tatio et Sol de Mañana soient proches, on ne peut, pour des raisons de divergence politique entre la Bolivie et le Chili, s’attendre à une analyse d’interrelation entre les deux champs géothermaux.

Ils sont situés à 30 km. de distance sur une série de failles récentes NO.-SE., et en bordure du système de caldeiras Pastos Grandes / Cerro Guacha. Le volcan Putana, un des rares volcans à forte activité fumerollienne, est localisé à seulement 18 km. au sud de Sol de Mañana.

 

800px-Solfarata_fumarolas_putana_volcano---Ger.-Prins.jpg      Volcan Putana -  fumerolles au sommet et solfatare dans le cratère du volcan - photo Gérard Prins.


Des études de 73-76 ont établi que les eaux chaudes coulent horizontalement en direction du nord-ouestau travers de l’ignimbrite Puripicar (datée de 4,2 Ma) qui soutend le champ El Tatio et Sol de Mañana … l’aquifère pourrait être le même (les eaux thermales ont la même composition – H.Rosales 1989). Sol de Mañana serait plus proche de la source thermale et el Tatio représenterait le drainage distal à une altitude plus basse, les fluides chauds étant véhiculés le long du système de failles en suivant la pente naturelle.


Sol de Manana - Oregonstate.edu      Ensemble de marmites bouillantes du champ solfatarien de  Sol de Mañana - photo Volcanoworld

 

P1040798.JPG                                                     photo © Carole et Frédéric Hardy


 Ce champ géothermal actif ne possède aucune infrastructure, et s’y déplacer requiert la plus extrême prudence … la croûte est fine et la boue bouillante est sous celle-ci ! Les champs solfatariens sont dangereux, en raison de l’altération des sols par l’action hydrothermale, qui peuvent facilement céder sous le poids d’un homme. A El Tatio, des cercles de pierre délimitent les zones de sécurité, ici au contraire rien ne protège d’éventuelles éclaboussures, et un vertige, lié au manque d’oxygène en altitude, peut y faire tomber un photographe qui s’est trop approché.

On est bien loin de la sécurité et du confort des boardwalk du Yellowstone.

Des bassins d’eau chaude ont été aménagés, où l’on peut se plonger dans une eau à 40°C.

 

De belles bulles de boues sur le site de Viajeros 4x4 - Géiseres de Sol de Mañana ... à voir !

 

Sources :

- Volcanoworld - a virtual altiplano Bolivia - link

- Volcano / Oregonstate - Altiplano-Puna volcanic complex - link

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